Accueil Blog Page 1792

Championnat du monde de Match Racing féminin.

Claire Leroy Calpé 2007 Grade 1
DR

Saint Quay Portrieux, petite ville bretonne et première ville française à organiser un championnat du monde de match racing, se voit propulser à la hauteur de métropoles tel que Coppenhague, dernière ville organisatrice et Auckland qui accueillera la prochaine édition.
Le plateau de cette édition sera très relevé. En effet, les 12 skippers en lice font partie des 20 meilleurs mondiaux. 9 nations seront représentées (France, Angleterre, Danemark, Angleterre, Australie, Suède, USA, Pays Bas, Nouvelle-Zélande, Allemagne).
Deux équipages français seront présents : Celui de Christelle Philippe (11 ème mondial) ainsi que celui de Claire Leroy, numéro un Mondial et qui sera la grande favorite de l’épreuve puisqu’elle navigue sur sont pan d’eau : Saint Quay Portrieux.
Le Match Racing est une discipline inspirée de l’America’s cup. En France, pays qui fait la part belle à la course au large, la discipline est relativement confidentielle, bien que le pays fournisse de nombreux talents. Par contre les pays anglo-saxons et scandinaves est sont très friands et des pays comme la Suède en ont fait un de leur sports majeurs. Ce sont des duels entre équipages qui naviguent sur des bateaux identiques. Pour cette édition, la compétition se courra sur de First Class 8.
La semaine se déroule en deux phases. Tout d’abord une phase qualificative, appelé Round Robin, pendant laquelle tous les équipages se rencontre. A l’issue de celui-ci, les meilleurs équipages se qualifient pour les phases finales : Quart, Demi, finale.
Rendez-vous à Saint-Quay du 6 au 11 août prochain…

- Publicité -

8500 marins à la Semaine de Cowes

Alfa Romeo 2
DR

14 pays seront représentés, dont la France, l’Australie, les Etats-Unis et bien entendu le Royaume-Uni.  Parmi les Big Boats présents cette année, on suivra tout particulièrement les duels entre le tout nouveau Leopard de Mike Slade et un autre 100 pieds, Alfa Romeo avec Neville Crichton à la barre.  
A l’extrême, le plus petit bateau ne mesure que 19 pieds, mais ce sont les Laser SB3 qui seront les plus nombreux avec 98 bateaux inscrits.  Pour les premiers jours, les prévisionnistes annoncent de bonnes conditions avec un vent modéré, mais les conditions risquent de se corser au milieu de la semaine prochaine sous l’influence d’une profonde dépression au nord des îles britanniques. Début des épreuves demain avec notamment la Volkswagen Touareg King of Cowes, le début des régates pour les big boats et la iShares Cup. 

- Publicité -

Tir groupé aux Scilly ! Thierry Chabagny en tête…

Thierry Chabagny - Brossard
DR

Hallucinant. On se frotte les yeux à deux mains et plusieurs fois à la lecture des positions de ce soir. Car si Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs localisé en tête à 16h, à 142 milles de Crosshaven) et Thierry Chabagny (Brossard – en tête à 19h00 ce soir) mènent toujours la danse, les écarts au but ont littéralement fondu avec le jeu du positionnement dans le courant et surtout le passage d’une dorsale derrière laquelle tous doivent toucher du sud-ouest pour le sprint final de 140 milles en Mer Celtique.
 
En clair, c’est désormais exactement comme si l’on traçait une ligne de départ perpendiculaire à la route entre les Scilly – qui feraient une jolie bouée – et la pointe sud-ouest de l’Angleterre qui serait un bateau comité, ou l’inverse !
 
La régate à handicap qui avait lieu depuis 24 heures avec des retards conséquents pour les deux tiers de la flotte sur le peloton de tête a vécu. En quelques heures, tous ont retrouvé des chances d’y croire, y compris ceux qu’on croyait définitivement perdus pour la gagne encore ce matin. Des exemples ? Complètement à terre à Land’s End, Liz Wardley (Sojasun), Armel Tripon (Gedimat), Jean-Paul Mouren (M@rseillEntreprises) et Thierry Duprey (Domaine du Mont d’Arbois) peuvent encore espérer réaliser le hold-up de l’année. Entre deux pointages, ils ont réduit de plus de 10 milles leur écarts aux leaders et peuvent faire un meilleur cap pour le moment. Laurent Pellecuer (Cliptol Sports) et Christian Bos (Belle Ile en Mer), au milieu, ont retrouvé eux aussi de jolies couleurs… Mais il faudrait tous les citer ou presque ! Alors que ce midi on accusait grosso modo entre 10 milles et 25 milles de retard du 15e au 46e, désormais 46 bateaux sur 49 tiennent en 9 milles et les 20 premiers en 3 milles, autant dire presque rien!
 
Toute la flotte de cette 38e Solitaire Afflelou Le Figaro est donc positionnée maintenant sur cette deuxième ligne de départ virtuelle. Tous se débattent encore au près dans du nord ouest sur une mer inconfortable. Qui pourra virer dans les meilleures conditions et trouver le meilleur compromis cap-vitesse dans la bascule de sud-ouest ? C’est quasi aussi difficile à dire que lorsqu’une régate commence…
 

Desjoyeaux : « jamais vu ça …»
« Le jeu s’est ouvert pour ceux de l’arrière », constate Sylvain Mondon de Météo France. « La régate est passionnante. A chaque pointe on s’est bien amusé. A chaque marque, il y a eu des passages à niveau et des rebondissements », abonde Gildas Morvan (Cercle Vert). Et même un professeur se pince pour y croire à la table à cartes. « Je n’ai jamais vu une étape avec autant de rebondissements, de changements de leaders ! » jure Michel Desjoyeaux (Foncia). On a calculé pour la forme : 5 leaders en 10 classements. Qu’on ne vienne plus jamais nous dire que les courses en Figaro Bénéteau sont affaires de « Bretons de Panurge » et autres « chevaux de bois » peinant à s’écarter les uns des autres.
Depuis Caen-Ouistreham, il y a eu au bas mot une bonne quinzaine d’idées très différentes pour négocier les innombrables passages à niveau de Barfleur aux Scilly. Qui à la côte, qui au large, qui au milieu… et tout ça pour ça !
Tout ça pour finalement se retrouver quasi à égalité pour le sprint final by night jusqu’aux vertes collines de Crosshaven. Un rush de 140 milles dans du sud-ouest qui permettra à tous d’allonger la foulée, avec évidemment ces très poétiques nuances qui font et défont les grands vainqueurs. A l’ouest, au centre, à l’est, qui aura le meilleur angle ? Qui trouvera le meilleur compromis cap-vitesse, le tout sans véritablement savoir où sont les autres, avec le black-out des classements entre 19h et 4h30 ? A suivre…

Le Top Ten ce soir à 19h00 :
1 – Chabagny Thierry / Brossard
2 – Troussel Nicolas / Financo
3  – Duthil Frédéric / Distinxion    
4 – Treussart Ronan / Groupe Celeos
5 – Svilarich Etienne / Grain de Soleil
6  – Berenger Nicolas     / KONE Ascenseurs    
7 – Desjoyeaux Michel / Foncia
8 – Lepesqueux Marc  / Rapid’ Flore – Caen-La-Mer
9 – Le Gal Franck / Lenze
10 – Wardley Liz / Sojasun

- Publicité -

Fin de chantier pour le Veolia de Roland Jourdain

Roland Jourdain / Véolia
DR

L’objectif de ce chantier étant de mettre le bateau à la hauteur des nouveaux, Véolia bénéficie désormais d´un nouveau mât, d´appendices redessinés, et d´une surface de voilure augmentée. Albert Bargues, le directeur du projet : « C’était un challenge puisque tout était nouveau : nouvelle équipe, sponsor unique, nouveau projet ». De tous les chantiers où il a pu travailler, jamais il n’a vu un tel niveau de recherche du détail et de perfectionnisme. C’est la raison pour laquelle « l’accouchement a été plus long que prévu » explique Roland Jourdain. « On a vraiment fait un super bateau. Il avait déjà une bonne base, il était assez rapide, mais on l’a allégé au maximum. On a fait un gros chantier et j’ai vraiment hâte de revenir à bord ».

Ce week-end Roland reprendra la barre de Veolia Environnement sur lequel il n’a pas navigué depuis sa victoire dans la Route du Rhum en novembre dernier. A bord, il retrouvera Jean-Luc Nélias, son co-skipper pour la saison avec lequel il testera les modifications apportées. Le 9 août, le monocoque rejoindra les pontons de Cowes pour prendre le départ de la célèbre Fastnet Race le 12 août.

- Publicité -

Gill : la nouvelle veste Inshore-Warm.

Gill
Gill

La nouvelle veste Inshore-Warm est entièrement étanché et propose une doublure polaire 200g/m2 pour une véritable protection thermique. Idéale pour la voile côtière, le bateau à moteur ou pour être portée à terre lorsqu’il fait plus froid, cette veste est très polyvalente.

Le nouveau tissu laminé (classification Gill 2 points jaunes) offre une grande souplesse tout en conservant le caractère respirant et résistant que l’on peut attendre de Gill.

Le col est également doublé en polaire et la capuche très légère est conçue pour être pliée et rangée à l’intérieur du col. La veste comprend aussi un cordon de serrage au niveau de la capuche et de la taille et une poche multi-média à l’intérieur pour y glisser un lecteur MP3 ou un téléphone portable. Disponible en coupe homme, femme ou enfant, la veste Inshore-Warm est idéale pour toute la famille.

Caractéristiques :
Veste Inshore-Warm de Gill (Homme)
Couleurs : Noir/Graphite, Orange/Graphite ou Bleu Crépuscule/Gris Argenté
Tailles : XS – XXL

Veste Inshore-Warm de Gill (Femme)
Couleurs : Mulberry (mauve-prune)/Gris Argenté ou Gris Argenté /Bleu Crépuscule
Tailles : 10 – 16

Veste Inshore-Warm de Gill (Junior)
Couleurs : Bleu Crépuscule/Gris Argenté ou Mulberry (mauve-prune)/Gris Argenté Tailles : JS, JM, JL

Source Gill
www.interdist.fr
www.gillmarine.com

- Publicité -

C’est parti pour la 38e Solitaire du Figaro

Depart de la Solitaire 2007
DR

« On a droit à un spectacle exceptionnel, dans une jolie brise d’un peu plus de dix nœuds de vent, toute la flotte sous spi est venue saluer une dernière fois Ouistreham et Caen où nous avons été si bien reçus » Jacques Caraës, le directeur de course, avait bien raison de se réjouir cet après-midi vers 16h30. A 15h20, le Comité de course avait lâché les 49 solitaires pour cette étape de 415 milles à destination de Crosshaven en Irlande. Seul bémol : la fortune de mer arrivée au malheureux jeune britannique James Bird, dont le bateau GFI Group a talonné en se rendant sur la zone de départ et a subi une voie d’eau suffisamment importante pour que James décide de remonter vers Caen afin de réparer. Il pourrait décider ensuite de rejoindre la flotte en Irlande afin de participer à la deuxième étape.
 
Ce sera finalement le seul incident notable des premières heures du parcours disputées sur une mer plate en rade de Caen. Trop gourmands sur la ligne au départ, Jeanne Grégoire (Banque Populaire), l’Italien Pietro D’Ali (Kappa) et Nicolas Lunven (Bostik) étaient rappelés par le comité et prenaient donc un léger retard. A l’inverse, les deux anciens planchistes de haut niveau que sont Robert Nagy (Theolia) et Fred Duthil (Distinxion), prenaient le meilleur départ et se disputaient le leadership lors des premiers milles de ce parcours… accompagnés d’un certain Nicolas Troussel (Financo), lauréat 2006 de La Solitaire Afflelou Le Figaro, déjà dans le match. Eric Drouglazet (Liusinia), Ronan Treussart (Groupe Céléos), Marc Emig (A.ST Group) et Gérald Véniard (Scutum) étaient à l’affût eux aussi, tout comme Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs) ou encore Michel Desjoyeaux (Foncia), qui avaient tiré le meilleur parti du premier bord de portant. Mais personne n’était évidemment éliminé.
 
La flotte était encore relativement groupée au moment de virer la première bouée officielle, à savoir la bouée Radio France, mouillée devant la célèbre Juno Beach. Fred Duthil, encore lui, s’adjugeait ce premier accessit à 17h02, avec 5 minutes d’avance sur Nicolas Troussel (Financo) et 6 minutes sur Robert Nagy (Theolia). « Mais c’est très serré, c’est vraiment à la queue leu leu », commentait Jaques Caraës.
 
La flotte naviguait alors vent de travers et commençait à se battre avec une des malédictions du Figariste solitaire : les paquets d’algues qui s’emmêlent dans la quille et les safrans, freinant la progression du bateau. Une grande classique de La Solitaire en Manche. Patrice Bougard (Kogane) déplorait une légère avarie (écoute de grand voile et poulie basse de chariot cassées) mais poursuivait sa route. La flotte mettait alors le cap sur la bouée Norfolk qui oblige les solitaires à aller longer la côte est du Cotentin avant de s’attaquer à la traversée de Manche proprement dite. Le vent forcissait alors pour une quinzaine de nœuds, laissant espérer une progression meilleure que celle envisagée encore hier, sachant que la météo s’annonce toujours tordue de l’autre côté du Channel. Tous ceux qui se disaient cette semaine  « particulièrement sereins » et prétendaient avoir « hâte d’y être » – à savoir 95% de la flotte – sont servis. Voici venir la première soirée et la première nuit en mer de cette Solitaire 2007 qui, déjà, tient toutes ses promesses.

- Publicité -

Final humide et sauvage au Grand Prix du Danemark

Pindar au Grand Pric Danemark
DR

Après une journée de course annulée faute aux vents (35 nœuds et plus) qui avaient fini par balayer un par un les 18 pieds présents sur ce Grand Prix, le comité de course du Sonderborg Yacht Club a profité d’une brise toujours solide mais plus praticable pour lancer 4 manches le dernier jour de course.

En tête du classement provisoire, les Danois de GP Covers attaquaient cette journée très motivés. 2èmes de la première confrontation, ils devaient subir le bris de leur mât et voir tout espoir de victoire s’envoler, tout comme leur compatriotes de Bodotex, moins bien partis. Malgré un niveau de navigation qui n’a rien a envier aux meilleurs équipages Anglais, Jesper Broendum, Jesper Holst et Martin Friderichsen ont manifestement mal supporté la pression inhérente à leur statut de locaux, commettant de nombreuses erreurs.

Plus réguliers, Andy Richards et ses hommes (Pindar – Radii) ne finissaient jamais sous la troisième place et se montraient les plus habiles à négocier le grain qui frappaient les équipages déjà exténués lors de la dernière manche. Avec une confortable avance, ils terminaient la journée sur une belle victoire, devant Mason Woodworth, Ding Brown et Simon Hamilton (GE Commercial Finance).

L’équipage Suisse d’Uti, skippé par Stefan Rüeger (avec Ueli Marti et Res Schürch), finissait ce Grand Prix du Danemark une nouvelle fois quatrième, confirmant sa bonne forme et validant le choix de ses nouvelles voiles. Cinquièmes, James Mears, son frère Stuart et Matt Gill, sur Pica, assuraient également de belles manches, confirmant une fois de plus depuis leur arrivée sur le circuit l’année dernière, un très bon potentiel.

Satisfaction également pour le deuxième équipage Suisse, Naef, emmené par Cyril Peyrot, son jumeau Patrick et Simon Monnin. Malgré leur poids relativement faible, ils sont parvenus à terminer chacune de ces manches ventée, particulièrement la dernière malgré la fatigue, la perte d’un des deux sticks et le bris par deux fois de la drisse de foc. Belle ténacité synonyme d’une 6ème place amplement méritée.

Suivaient ensuite les malheureux Danois (dans l’ordre GP Covers et Bodotex) et les 6 équipages allemands, respectivement Berlin Syndikat, Wet Protect, Magic Marine, Space Models, Marine Club et Lago di Constanza, dont la plus grande partie était venue suivre son apprentissage…un peu plus viril qu’à Travemünde.

Il ne reste désormais plus qu’une épreuve pour désigner le champion européen. Elle se déroulera comme l’année dernière en France, à Carnac, du 15 au 17 septembre prochain. Sur ce plan d’eau exceptionnel, une vingtaine de 18  pieds sont attendus, avec en tête du classement provisoire Pindar-Radii (81  pts), en lutte pour le titre avec un autre équipage anglais, GE Commercial Finance (71  pts), vainqueur du Grand Prix français l’année dernière.

Classement final (après 7 manches, la plus mauvaise ôtée, 14 partants) :
1er       Gill / Wet and Wild Graphics (GBR) : 12 pts
2nd      Pindar / Radii (GBR) : 15pts
3ème   GE Commercial Finance (GBR) : 22pts
4ème   UTI (SUI) : 25pts
5ème   PICA (GBR) : 28pts
6ème   G18 (SUI) : 39pts

- Publicité -

Première nuit en mer pour les 49 solitaires

Scutum gerald veniard
DR

Au menu : glissades sous spi au largue serré, bancs d’algues récalcitrants, du courant à négocier, notamment au passage de la pointe de Barfleur, hier soir dans les cailloux. La lune a illuminé la route vers les côtes anglaises, que chacun a négocié à sa manière, sur une mer parfaitement lisse. La flotte s’est en effet étalée en latéral sur une quinzaine de milles d’ouest en est. L’entonnoir de Fairway sera le juge de paix. Les écarts commencent également à se creuser entre les leaders et Jimmy Le Baut (Port Olonna-Arrimer) qui fermait la marche au classement de 4h00.
23 milles plus au nord, Gérald Véniard (Scutum), en tête depuis hier après-midi, a réussi à conserver sa position. Grâce à « une bonne carbu », le double vainqueur d’étape de 2006 distance Christopher Pratt de 0,8 milles, lui-même talonné par Frédéric Duthil (Distinxion) et Michel Desjoyeaux (Foncia). Par paire ou trio, le top 10, également composé de Chabagny, Mahé, Bérenger, Treussart, Nagy et Troussel navigue à vue. Le premier bizuth, Vincent Biarnes (Côtes d’Armor) réalise un beau début d’étape et pointe ce matin en 11e position.
A défaut de repos (Michel Desjoyeaux avouait tout de même s’être accordé un petit roupillon), les skippers se sont régalés dans ces conditions de navigation… Un plaisir à peine troublé par la perspective d’une belle pétole à venir.
 
« Il va falloir préparer le mouillage »
« On ne va pas y couper » confie Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier), satisfait de son début d’étape. Le courant devrait en effet s’inverser à partir de 8 heures ce matin et se retrouver face aux étraves des figaristes. Associé à un vent qui s’essouffle d’heure en heure, on comprend mieux pourquoi les marins se préparent à une longue et dure journée sous le perfide Albion…
 
Echos du large
Gildas Morvan (Cercle vert) : « On a eu des super conditions pour partir, avec du vent, plus que prévu, c’était sympa, il fait beau et pour l’instant, c’est que du bonheur. Mais là, ça mollit un peu. Certains ont attaqué par dessous, d’autres par dessus. Je surveille le timing pour le passage aux needles. Je n’ai pas trop dormi car entre le courant, le vent, les réglages, les algues et les cargos, il y avait pas mal de boulot. »
 
Gérald Véniard (Scutum) :« Hier c’était bien sympa et puis ça rassure d’avoir la carbu, ça me change d’être dans le coup dès le début, je ne sais pas trop comment je vais gérer la suite. Mais ça fait toujours plaisir de prendre un bon départ. Pour l’instant, la navigation est agréable mais quand il y aura moins de vent, ce sera moins drôle.  Je vois des lumières tout autour de moi, peut-être que je suis devant mais je ne sais pas. »
 
Christopher Pratt (Espoir Crédit Agricole) : « C’est beaucoup de plaisir car c’est une navigation magnifique. On a commencé sous spi au largue serré. L’arrivée à Barfleur dans les cailloux sur une mer d’huile était géniale. Il fait grand jour avec la lune, la mer est bien calme, pour se mettre en jambe c’est l’idéal. J’ai passé la nuit à Côté de Thierry Chabagny et Koné (Nicolas Bérenger). Mais une journée difficile nous attend, le plus dur reste à venir. »
 
Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier) « J’ai été un peu tout seul cette nuit mais là,   je viens de retrouver mes copains et la bataille a commencé. J’ai deux bons clients à côté de moi : Michel Desjoyeaux sous mon vent et Fred Duthil 200 mètres devant moi. Je suis assez content de moi et de ce début d’étape car l’année dernière je prenais des mauvais départs, j’étais le roi du classement Argos ! Là, le vent commence à mollir et il va falloir s’accrocher. On ne va pas tarder à vérifier le mouillage ! »
 
L’Anglais  James Bird (GFI Group) qui a talonné hier en sortant du port de Ouistreham a mis son bateau à terre à Caen pour effectuer toutes les réparations nécessaires. Le jeune bizuth a l’intention de repartir dès que possible en convoyage vers l’Irlande pour prendre le départ de la deuxième étape.

- Publicité -

Deux programmes du groupe JEC pour les innovations de demain.

Jec
Jec

Appel à conférences pour les forums utilisateurs JEC 2008

Le groupe JEC organise des forums utilisateurs de haut niveau depuis de nombreuses années déjà pendant le salon JEC Composites Show à Paris (1, 2 et 3 avril 2008). Ces rencontres favorisent le dialogue entre industriels (fournisseurs de matières premières, transformateurs, producteurs d’équipement etc.) et utilisateurs finaux grâce aux témoignages de nombreux experts reconnus des composites dans chaque secteur applicatif (Marine, Aéronautique, Transports Terrestres en Commun, Automobile, Construction, Fibres Naturelles).

Les entreprises souhaitant présenter une innovation devant un large public peuvent d’ores et déjà déposer leur proposition de présentation en ligne sur www.jeccomposites.com/jec-forums.

Les bénéfices pour les sociétés sélectionnées sont nombreux. Elles bénéficieront en outre du plan de communication complet développé par JEC dans ses propres média (JEC Composites Magazine, e-letters, site Internet, … ), mais également dans des magazines spécialisés, avec la publication de programmes, annonces sur Internet, campagnes d’emailing, communiqués de presse, … Ces actions permettent d’informer un réseau mondial de plus de 100 000 professionnels des composites. Leur présentation sera suivie par un public ciblé réunissant des utilisateurs, transformateurs, designers, consultants, ingénieurs, journalistes, universitaires, … Ces entreprises gagneront en visibilité en étant également présentes dans les comptes-rendus des forums distribués à chaque auditeur.

La date limite de dépôt des dossiers en ligne est le 2 novembre 2007.
Contact : Patrice Sinthon, Directeur Marketing & Communication
Email: sinthon@jeccomposites.com
Phone: +33 1 58 36 15 03   Fax: +33 1 58 36 15 13

Appel à candidatures pour le Programme JEC Innovation Awards 2008

La onzième édition du Programme Innovation JEC viendra récompenser en avril prochain les meilleures innovations composites dans plusieurs secteurs : Aéronautique et Espace, Construction, Transports Terrestres, Energie et Industrie, Sports et Loisirs, Environnement, Procédés, …
Depuis sa création en 1998, le programme a gagné la confiance de l’industrie des composites grâce à sa forte crédibilité et au formidable impact sur la visibilité des sociétés lauréates et finalistes. Le programme a récompensé plus de 78 entreprises innovantes du monde entier et leurs 300 partenaires. Il compte aujourd’hui de nombreux partenaires et sponsors et attire chaque année de nombreuses sociétés candidates. Reconnu mondialement pour la valeur ajoutée qu’il apporte aux industriels, la compétition est également déclinée sur la Chine depuis 3 ans, et prochainement en Inde et dans d’autres pays émergents.

Le Programme Innovation vise à détecter, promouvoir et récompenser les solutions composites les plus performantes en termes d’excellence technique, chaîne de partenaires, potentiel de commercialisation et  valeur ajoutée pour les utilisateurs finaux, sans oublier l’originalité de la solution.
Ce programme leur apporte une visibilité exceptionnelle : articles dans des supports de presse spécialisés (plus de 100 articles par an) et dans tous les médias du groupe JEC. Les innovations en compétition sont communiquées auprès d’un réseau de plus de 500 magazines professionnels.
 
Les anciens lauréats sont unanimes sur les bénéfices du programme. Véritable label de qualité et reconnaissance internationale sur lequel ils communiquent et capitalisent régulièrement, cette compétition est également un facteur de motivation pour les équipes développant les solutions composites, et une opportunité pour établir de nombreux contacts professionnels. 

Les dossiers de candidature doivent être déposés en ligne sur www.jeccomposites.com/innovation avant le 2 novembre 2007 et seront examinés par un jury composé d’experts internationaux et de journalistes.

Contact:
Hervé Palmieri, Responsable Marketing Evénementiel
Email: palmieri@jeccomposites.com
Phone: +33 1 58 36 15 10  Fax: +33 1 58 36 15 13

Source JEC

- Publicité -

Jacques Caraës : directeur de course

3è jour : Jacques Caraes
DR

– A 48 ans, vous êtes un jeune directeur de course. Comment devient-on directeur de course ?
"Claire de Crépy, directrice adjointe du Figaro Événements, m’a proposé ce poste quelques semaines avant le salon nautique 2006. Cela m’a étonné car je n’avais pas d’expérience en la matière : j’ai préféré prendre le temps de la réflexion. Mais je me suis vite rendu compte que c’était une belle expérience à vivre".
 
– Pour cette "première", y-a-t-il un peu de stress ?
"Forcément un peu. La météo est l’un des paramètres qui nous menacent le plus et c’est évidemment plus difficile à vivre s’il y a beaucoup de vent. Cela dit, entre les balises embarquées à bord des Figaro Bénéteau, les stages de sécurité pour les bizuths et les stages de survie pour tous les concurrents, on ne laisse rien a hasard. Après, la mer reste la mer et il peut se passer plein de choses. Mais j’avoue que je ne suis pas fâché de voir l’anticyclone reprendre de la vigueur. La veille du départ, j’ai reçu un coup de téléphone de Jean Maurel, directeur de course de la Route du Rhum et de la Transat Jacques Vabre. Jean m’a souhaité "bonne chance", me proposant même son aide au cas où : cela m’a fait chaud au cœur".
 
–  En tant qu’ancien coureur, comment jugez-vous l’évolution de cette course ?
"La Solitaire, c’est une vieille dame maintenant mais une vieille dame toujours très sportive. Regardez le plateau, il est superbe : il y a même quelques copains sur la ligne de départ comme Michel Desjoyeaux ou encore Bertrand de Broc. Avec ou contre eux, j’en ai avalé des milles ! Je vois aussi arriver des bizuths qui m’ont l’air très sérieux et bien préparés car je n’ai pas vu beaucoup de caisses à outils sur les pontons : ce qui prouve que le niveau monte. Moi, j’avais démâté lors de ma première participation. Quinzième, c’est ma meilleure performance en six participations : je crois que je n’allais pas très vite…. (rires)".
 
– Le parcours justement : tout en étant très classique, il s’annonce copieux avec une étape "monstrueuse" de plus de 760 milles : est-ce volontaire ?
"Disons que j’ai voulu évoluer un peu en proposant des parcours côtiers et techniques mais également une grosse étape de 762 milles : 762 milles, c’est quasiment deux étapes en une. C’est un peu l’Everest de la Solitaire 2007. Brest, le Fastnet à bâbord et une longue descente vers La Corogne : le terrain de jeu est immense et il y aura de quoi jouer. Ceci dit, l’histoire a souvent démontré que la course ne se jouait pas sur des grandes étapes mais sur des étapes dites faciles car plus courtes".
 
Philippe Eliès
 
(1) : il faisait partie de l’équipage du maxi-catamaran "Orange 2" lors du Trophée Jules Verne victorieux en 2005.

- Publicité -
- Publicité -