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Course de vitesse jusqu´à Brest

Solitaire 2006 départ St Gilles
DR

C’est reparti pour un tour. Lundi à l’heure du ‘fish and chips’, les solitaires remettent le couvert. Le jeune bizuth britannique James Bird s’est joint à la flotte et va pouvoir prendre le départ de cette étape, après ses mésaventures normandes. Le plateau est cette fois au grand complet et va s’élancer sur un parcours de 344 milles qui promet d’être rapide. Le départ sera donné lundi à midi à la sortie de la baie de Crosshaven et après un parcours côtier de 10 milles, en guise d’au revoir à la verte (et humide) Irlande, les Figaro Bénéteau seront lâchés en direction du phare du Fastnet, à laisser à bâbord.

Premier au Fastnet, premier à Brest ?

Cette première portion de parcours, longue de 63 milles environ, devrait se disputer au près dans un vent de traîne d’ouest-nord-ouest de 10 à 15 nœuds, fraîchissant à mesure que les bateaux approcheront du phare mythique. Il ne faudra pas se rater dans ce premier louvoyage sous les côtes sud de l’Irlande. Car les plus prompts au Fastnet seront aussi les premiers à envoyer le spi et à entamer une cavalcade de plus de 200 milles vers la pointe de la Bretagne.

« Les premiers au Fastnet seront peut-être les premiers à Brest » pressent Jacques Caraës, le directeur de course. Avec 20 à 25 nœuds dans les voiles (voire plus sous les grains) pour traverser la mer celtique, le rythme sera élevé avant de décélérer progressivement. En même temps, le vent va basculer à droite sous l’influence d’un anticyclone …un ou plusieurs empannages sont à prévoir.

A fond sous spi avant les pièges du goulet 

Dans ce long run au portant, l’expérience et la conduite vont primer sur le flair. Il faudra être bon à la manœuvre, coriace à la barre et accessoirement ne pas casser, avant de souffler un peu à l’approche de Ouessant. Mais pas pour longtemps. Car une fois n’est pas coutume, le plus délicat viendra en fin de parcours. Le goulet de Brest poussera les coureurs dans leurs retranchements. Dans ces 10 deniers milles jusqu’au franchissement de la ligne d’arrivée, le vent du nord sera perturbé par le relief et baissera largement en intensité. Les ‘sangliers’ devront dès lors se métamorphoser en rusés renards.

« Le goulet de Brest est ultra spécifique, il faut pratiquement voir ça comme un lac. C’est à dire un plan d’eau presque fermé avec du relief autour. Ce n’est pas parce que tu es mal placé à Pen Hir (dernière marque de parcours avant l’arrivée) que tu ne peux pas gagner » commente Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs), 5e au classement général. Les deux entrées possibles (sud ou nord) pour pénétrer dans le fameux goulet font déjà débat et l’on pourrait s’acheminer, mercredi prochain, vers une ultime bataille navale en rade de Brest.

Cette étape, à priori plus technique que tactique, offrira un terrain de jeu idéal pour les vieux loups de la classe dont certains espèrent bien se refaire une santé. C’est le cas de Gildas Morvan (Cercle Vert), 22e à 58 minutes du leader, dont l’ambition est de « rattraper 40 minutes ». Même objectif pour Eric Drouglazet (Luisina) : «dans la situation où je me trouve maintenant (30e à 1h12 de Frédéric Duthil), j’ai tout à gagner… Je vais essayer de naviguer proprement et de creuser à la régulière. Si je peux ramener 30 minutes et me mettre en position d’attaque pour la troisième étape, ce sera bien ».

Il n’est pas le seul dans ce cas. Gérald Véniard (Scutum), Pietro d’Ali (Kappa) et quelques autres ont aussi du temps à gagner. Aucun de ces poursuivants n’aura cependant le champ libre. Car les leaders du classement et sont tous très bons lorsqu’il s’agit de faire marcher leur bateau dans un vent soutenu.

Une seule chose est certaine : les 50 marins ont une belle navigation devant les étraves et se réjouissent déjà de ces longues glissades sous spi.

Echos des pontons

Fred Duthil (Distinxion, leader) : « Il ne faut pas négliger les 60 milles de côtier jusqu’au Fastnet, car il y aura de petites options à ne pas rater. J’ai fait deux fois cette remontée en course et elle est assez piégeuse, avec du vent, des effets de sites, peut-être des changements de voile. Il y a de quoi jouer mais ensuite c’est une étape de mecs qui ont la vitesse, c’est certain. J’ai assez peu de repères là-dessus, mais je ne dois pas être collé sous spi. Beaucoup peuvent aller vite et gagner l’arrivée, c’est très ouvert. Partir en leader ne change pas grand-chose dans ma tête, je vais continuer de régater dans la même philosophie : chaque bord, chaque portion de parcours il faut que je navigue le mieux possible, c’est tout. Il y a un peu d’appréhension, mais j’étais dans le même état avant le départ… donc c’est bien, ça veut dire que je suis bien dans ma course.»

Eric Drouglazet (Lusinia, 30e à 1h12 minutes) : «Tout le monde me dit que c’est une étape pour moi…mais ce n’est pas assez serré sous spi, je préfère les conditions plus dures. La troisième étape de 700 milles si on peut la faire dans 35 nœuds au largue serré pendant quatre jours, là oui d’accord (rires) ! Mais cette deuxième, c’est une course de vitesse, les places vont se gagner à la barre, ça partira toujours par devant. C’est sûr que ça peut écrémer. Ensuite il y a le goulet de Brest que je connais par cœur depuis 20 ans, mais parfois c’est aussi dans ce cas que tu fais des bêtises. Il faudra avant tout prendre un bon départ, être devant dès le Fastnet et ensuite la tête dans le guidon jusqu’au goulet. Rien qu’en vitesse pure il peut se créer de vrais écarts.»

Gildas Morvan (Cercle Vert, 22e à 58 minutes) : « C’est l’étape de sprinters avant l’Alpe d’Huez : ce sera de la conduite à la barre sous spi, avec de bonnes trajectoires. Plutôt rapide et agréable, on déboulera peut-être à dix noeuds. Des conditions qui vont théoriquement avantager les cadors, c’est sûr qu’il y aura une prime à l’expérience, d’autant que le vent mollit sur la fin. Il ne faut pas se rater au départ pour être dans les premiers à envoyer le spi au Fastnet. Dans le goulet de Brest, beaucoup de choses peuvent se passer, tu peux y perdre ou y gagner beaucoup en très peu de distance. Je me suis fixé comme objectif de reprendre 40 minutes, ce serait parfait.

James Bird (GFI Group), de retour sur la course : « Je suis vraiment très, très content d’être ici et de reprendre la course, c’est un vrai soulagement, ouf ! On va avoir droit à des allures parfaites pour le Figaro et je crois que ça va être vraiment fun de faire toute la route au portant sous spi depuis le Fastnet, d’aller chercher les surfs. Mon objectif c’est de tout faire pour essayer d’arriver premier bizuth à Brest »

Jeanne Grégoire (Banque Populaire, 9e à 35 minutes) : « Au Fastnet on envoie le spi, on se scotche la main sur la barre et après on voit ! Il faudra faire attention à sa trajectoire, mais c’est vraiment une étape où on peut se faire plaisir à faire de la vitesse, prendre des surfs… en sachant que tout peut être remis en cause dans le goulet de Brest qu’il faudra d’ailleurs choisir d’aborder par son entrée nord ou son entrée sud. Il faudra parvenir à se reposer pour être lucide sur la fin, même si ce ne sont pas des conditions pour dormir, c’est tout le paradoxe du Figaro ! »

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Les bizuths de cette 38e édition…

Nicolas Lunven
DR

Frédéric Rivet (Novotel Caen, 2e bizuth, 17e au général) : « J’ai déjà pas mal navigué, mais franchement cette étape est un des meilleurs moments que j’ai jamais vécu en mer. Rarement j’ai pris autant de plaisir. On a passé trois jours de mer à jouer en permanence, à essayer de reprendre des places, on se prend très vite au jeu et c’est génial, vraiment ! Côté niveau je me suis rassuré, même si bien sûr les cadors de la série ont 4 ou 5 ans d’avance. J’ai eu un grand moment quand à un pointage j’étais 4e, mais c’était trop court ! Cette super expérience est j’espère le début d’une longue histoire. J’ai repéré quelques trucs à observer les autres, à tenter de comprendre. Je pense par exemple qu’il faut que je gère mieux mon sommeil, car la dernière nuit j’étais explosé. Mais encore une fois c’était un grand moment et le classement bizuths me parait assez révélateur, il y a une belle bagarre… »

Aymeric Belloir, (Cap 56, 5e bizuth, 31e au général) : « Pour une entrée en matière, c’était copieux ! Il y avait des coups à jouer en permanence, c’était incroyable. Si je devais retenir une seule chose ce serait qu’il faut en permanence se remettre en question, je m’y attendais mais pas à ce point. Côté résultat, je suis parfaitement dans mes objectifs d’une place dans les 30 au général et tenter d’accrocher le podium bizuth. J’ai eu des moments de blues, comme en arrivant en Angleterre où je me demandais ce que je faisais là, mais aussi des moments magiques, un lever de soleil mystique en Mer Celtique, entre autres.»

Nicolas Lunven (Bostik, 1er bizuth, 11e au général) : « Je suis très, très content de ma course, tout s’est bien déroulé et paradoxalement, j’ai peut être bien fait d’être rappel sur la ligne de départ de Caen car comme je me suis retrouvé dernier au départ, j’ai navigué totalement libéré. Physiquement cette course est dure, les dernières heures ont été très éprouvantes. Des coureurs comme Michel Desjoyeaux et Fred Duthil sont vraiment impressionnants et je pense qu’il y en a d’autres qui ne se sont pas exprimés encore. Etre en tête des bizuths c’est un peu une surprise, mais une bonne ! Côté hallucinations, un moment j’ai vu Erwan mon préparateur sur le bateau en pleine course alors qu’à priori je suis en solitaire donc là je me suis dit qu’il était grand temps d’aller dormir ! »

Quentin Le Nabour (Votre nom pour le Figaro, 13e bizuth, 47e au général) : « Je viens de dormir dix-sept heures d’affilée ! J’avais prévu une tente, mais Patrick Elies de l’organisation m’a accueilli dans une cabine de son bateau et ça fait du bien. Moi je fais tout seul, à l’ancienne, avec un copain qui fait office de préparateur. Je pense que j’ai un peu mieux compris comment marchait le bateau sur cette étape. Le niveau est très élevé et c’est difficile mais pas inabordable et j’ai pris du plaisir sur l’eau

Vincent Biarnes (Côtes d’Armor, 3e bizuth, 21e au général) : « Il s’est passé tellement de choses au niveau stratégique ! Tu ne comprends pas toujours pourquoi les gars de derrière reviennent et psychologiquement, c’est intéressant de gérer ça. J’avais eu un mail de Jérémie Beyou qui disait « ne lâche rien, ne lâche rien. » On le dit souvent, mais j’y ai beaucoup pensé sur cette étape. Il faut garder le moral et être toujours d’attaque. A part un petit quart d’heure où j’ai pété les plombs dans la pétole, j’ai toujours été d’attaque. C’est positif, je n’ai jamais été désespéré au fond du trou. J’ai beaucoup observé les concurrents aux jumelles, c’était intéressant pour cela d’être en milieu de paquet. J’ai compris des choses qu’il faut que je travaille, sur les réglages de nuit par exemple… ou encore sur le rangement du bateau. Car on passe notre temps à ranger, à ferler des spis et en équipage je n’ai pas l’habitude ! Maintenant, il faudrait une étape de vitesse pure pour voir si je peux tenir la cadence des tout bons. »

Thierry Duprey Du Vorsent ( Domaine du Mont d’Arbois, 4e bizuth, 24e au général) : « Le fait de naviguer en flotte c’est passionnant, on se prend vite au jeu. J’en suis encore à la phase de découverte. Je passe beaucoup de temps à observer les autres. Juste avant l’arrivée, j’étais devant Cercle Vert et Gédimat. Je me suis dit : ça ne va pas tenir et ça n’a pas loupé. Mais ce qui m’a bluffé, c’est la façon dont Gildas se déplaçait sur le bateau, sa manière de procéder. A aucun moment il ne s’énerve, tout est posé, calme. Du coup, tout se fait dans un bon tempo et tout doucement il est passé devant. C’est à la fois bluffant et en même temps agréable à regarder. Mais ce qui m’a vraiment joué des tours sur cette étape, ce n’est pas le sommeil, que je gère bien (je m’accorde 10 minutes toutes les deux ou trois heures) c’est ma gastro-entérite. Le seau, ce n’est pas ce qu’il y a de plus génial comme toilettes ! Ou alors, faut bien choisir son seau… mais je ne vais pas entrer dans les détails.(…). »

Jean Philippe Le Meitour (Construction Dorso, 13e bizuth, 48e au général) : « Sur cette étape, j’ai vécu le moment présent. J’ai vécu de bons moments, de super couchers de soleil. J’ai eu des dauphins qui m’ont accompagné juste avant le lever du jour à l’arrivée, c’était des moments forts. Je sais que le niveau des concurrents est très élevé. Nous ne sommes que 5 ou 6 amateurs. Je me considère vraiment comme tel, car même si je navigue depuis longtemps, mon métier, c’est dentiste. Cette solitaire est un rêve de gosse. C’est une chance d’être là, il ne faut pas le nier. Il n’y a pas beaucoup de sport où l’on accepte les amateurs. Cette chance, je la partage avec mes enfants. C’est mon fils qui prépare le bateau (Brice). Il a 19 ans, il navigue beaucoup lui aussi. »

Nigel King (Nigel King Yachting, 9e bizuth, 36e au général) : « Je m’attendais un peu à une étape comme ça. C’était assez dur, les positions changeaient tout le temps. Tactiquement, je n’ai peut-être pas navigué aussi bien que je l’aurais souhaité. J’ai fait quelques petites erreurs mais c’était du à la fatigue. Je pense que le plus dur est de savoir quand aller dormir. J’ai réalisé à quel point on pouvait aller loin dans la fatigue, à quel point on peut se dire que c’est la fin du monde et que tout va mal. Il y a eu des moments où je me suis dit que je n’étais pas assez bon pour faire ce genre de chose et que je n’arriverais pas à gérer la fatigue et le stress. En général, une fois qu’on a dormi, tout va beaucoup mieux, tous les problèmes sont résolus ! »


Echos des pontons

Remise des Prix de la première étape Caen – Crosshaven

Pour la 5ème année, le Royal Cork Yacht Club, plus ancien club nautique du monde, fondé en 1720, accueillera, ce soir, la remise des prix de cette 1ère étape riche en rebondissements. Une réception dans un lieu chargé d’histoires de marins et de mer, en présence de l’Admiral du Royal Cork Yacht Club, Hugh Mockler, du Lieutenant de Vaisseaux Nicolas Junot commandant du PSP Flamant de la Marine Nationale, de Madame Françoise Letellier, Vice – Consul de France en Irlande et des 50 skippers de La Solitaire Afflelou Le Figaro 2007. Les concurrents récompensés seront : les 3 premiers du classement d’étape au temps Afflelou : Frédéric Duthil (Distinxion), qui recevra également le prix de la bouée Radio France, Nicolas Troussel (Financo), Michel Desjoyeaux (Foncia), le premier du Classement Bénéteau des bizuths: Nicolas Lunven (Bositk). Liz Wardley (Sojasun), le prix de la meilleure progression Argos et Gérald Véniard, le Grand Prix Suzuki.

Tous à bon port

Les 50 Figaro Bénéteau sont tous amarrés au ponton du Royal Cork Yacht Club. Le dernier concurrent en course, Jimmy Le Baut (Port Olona-Arrimer) est arrivé vendredi soir vers 23h40, plus de 12 heures après Fred Duthil, vainqueur à Crosshaven. Samedi matin, James Bird qui n’avait pu prendre le départ, après avoir talonné à la sortie du sas de Ouistreham, est lui aussi arrivé à Crosshaven, en convoyage. Le skipper britannique est prêt à prendre le départ de la deuxième étape lundi.

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Oracle se prépare à un duel contre Alinghi dès 2008

BMW Oracle Racing Demi final
DR

Cette situation s’est déjà présentée en 1988 (bien 1988) à la suite d’une bataille judiciaire identique. Le défenseur américain Stars and Stripes de Dennis Conner avait été obligé d’accepter un défi néo-zélandais utilisant un bateau de très grande taille et avait remporté le duel en utilisant un catamaran, plus léger et plus rapide. En annonçant la semaine dernière la tenue de la 33e édition à Valence en 2009, le patron d’Alinghi, Ernesto Bertarelli, avait stigmatisé la plainte "inacceptable" déposée par Oracle en indiquant que la dispute serait soumise en août à une commission d’arbitrage. Ce recours à une commission dont les membres ont été nommés par Alinghi a toutefois été rejeté par le syndicat américain. Interrogée par l’AFP, une porte-parole d’Oracle a déclaré vendredi que "la dispute peut être résolue rapidement avec un solution très simple: en adoptant un Protocole équitable semblable à celui utilisé pour la dernière édition. Voilà ce que nous voulons".

Dans ce contexte, le patron du syndicat italien Mascalzone Latino, Vincenzo
Onorato, a fait connaître vendredi une proposition de compromis pour "résoudre
cette impasse entre SNG/Alinghi et GGYC/Oracle". Il suggère de ne pas changer pour 2009 le type de voiliers Class America utilisés cette année et de n’adopter que pour la 34e édition le format plus grand souhaité par Alinghi. Il demande à la SNG et à Alinghi de rouvrir les discussions sur le Protocole avec les challengeurs et d’adopter un règlement à peu près similaire à celui utilisé cette année, critiquant les pouvoirs abusifs octroyés au défenseur dans la nouvelle version. Un protocole révisé pourrait "convaincre le GGYC d’abandonner son action en justice", a estimé M. Onorato. Une porte-parole de Mascalzone a précisé à l’AFP vendredi que le syndicat italien souhaitait à nouveau présenter un défi cette année, mais seulement si le règlement était juste. Pour le moment, outre le Desafio, trois autres syndicats sont devenus
officiellement challengeurs d’Alinghi pour 2009: les Kiwis de Team New Zealand,
les Sud-africains de Shosholoza et le nouveau défi anglais de Team Origin.

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Arrivée vers 10h00 à Crosshaven : Fred Duthil en tête !

Depart de la Solitaire 2007
DR

Au premier coup d’œil, la flotte avance groupée vers le finish. Mais en réalité, chacun s’est positionné sur un axe latéral ouest-est d’une dizaine de milles. Centré par rapport à ses petits camarades, Frédéric Duthil a pris les commandes des mains de Thierry Chabagny (Brossard), lui-même passé en 3e position. Le skipper de Distinxion, qui s’est distingué dès le prologue Afflelou de Caen et pendant toute la durée de cette première étape, devance d’1,2 milles Nicolas Troussel (Financo). Suivent derrière, à moins de 3 milles, Michel Desjoyeaux (Foncia), Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs), Etienne Svilarich (Grain de Soleil) et Marc Lepesqueux (Rapid’Flore Caen-La-Mer). Il faudra certainement compter sur ceux-là pour monter sur le podium à Crosshaven.
 
Mais ce groupe d’éclaireurs, tout comme les deux tiers de la flotte, se situe pour l’heure au dessus de la trajectoire directe. Seule Liz Wardley (Sojasun), au milieu de ce top 15, navigue calée sur la route. La navigatrice qui s’était décalée dans l’est au passage de Lands End hier après-midi persiste et signe dans sa stratégie… Une voie intéressante qui pourrait la propulser en bonne position au niveau de l’Irlande malgré ses 3,6 milles de retard sur la tête de course.
 
Quoi qu’il en soit, les 49 marins devront puiser dans leurs ressources pour ressortir au mieux de cet ultime sprint de 60 milles. Depuis qu’ils ont quitté les côtes normandes mardi dernier, ils n’ont cessé d’être sollicités par les nombreux pièges qui jalonnait leur route vers l’Irlande. Certains, comme Armel Tripon (Gédimat) s’avouent ‘cramés’ par le manque de sommeil et la fatigue nerveuse. Cette étape très cérébrale va certainement s’achever sur un dernier run musclé, sous spi dans la brise. Jusqu’aux derniers mètres avant le finish, les skippers devront rester vigilants : comme prévu, les arrivées seront groupées et les écarts minimes.

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Frédéric Duthil remporte la première étape à Crosshaven

Fred Duthil remporte le prologue
DR

Frédéric Duthil remporte cette étape particulièrement riche en rebondissements et changement de leaders. Chaque portion du parcours a été stratégique : le passage à Barfleur (bouée de Norfolk), la traversée de la Manche (bouée de Fairway), la navigation sous les côtes anglaises à jongler avec les courants et les zones de calme… jusqu’au ‘nouveau départ’ entre Lands End  et les Scilly à la faveur d’un regroupement inattendu de la flotte avant d’attaquer la remontée vers l’Irlande. Cette dernière scène jouée au près puis au largue en mer Celtique, à la recherche d’une bascule du vent au sud-ouest, a été décisive pour le dénouement du premier acte de la Solitaire.
 
Consécration pour Fred
Pour le Morbihanais de 33 ans, expert en assurance à la ville et ancien spécialiste de la planche à voile olympique, cette victoire est une consécration après trois participations à La Solitaire Afflelou Le Figaro et de bons résultats dans les deux dernières éditions. Fred a été dans le coup dès les premiers instants, avant même que l’étape ne soit lancée, en remportant le prologue devant les plages normandes, sa première course de la saison. Peu de skippers s’étaient déjà adjugé le prologue puis une victoire dans la première étape, si ce n’est Yann Eliès, qui avait déjà balayé les vieilles superstitions en 2003. « Je suis venu cette année pour faire de mon mieux à chaque bord, chaque manche » déclarait modestement Duthil avant le départ de Caen. Brillante démonstration. Dès les premières minutes de course, le skipper de Distinxion se distingue par son aisance. Quelques heures après le coup de canon, il passe en tête la bouée Radio France et reste parfaitement dans le match lorsqu’il fut négocier la pointe du Cotentin et la traversée de la Manche. A Fairway, il est pointé deuxième. Pendant les 415 milles de course, Fred est resté accroché au paquet de tête et n’a jamais été pointé en deçà de la 10e place. Après une légère baisse de régime sous les côtes anglaises, il négociera parfaitement son retour aux avants postes en restant, au moment d’aborder la mer celtique, dans une position intermédiaire par rapport à la flotte. Le 3 août au petit matin, il prend les commandes de la course devant Troussel et Desjoyeaux, ses adversaires les plus dangereux, qu’il réussira à contrôler jusqu’au finish.

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Suite de la polémique sur la 33e America’s Cup : lettre ouverte de Vincenzo Onorato

Mascalzone Latino Capitalia Team
DR

Vincenzo Onorato : "Nous estimons qu’une Coupe de l’America où les Challengers n’apprennent la jauge du Defender (sans avoir été consulté) que 18 mois avant l’épreuve ne serait pas une vraie compétition et ne serait ni crédible ni vendable. Il faut disposer d’au moins 8 à 9 mois pour la conception, 8 à 9 mois, voire plus, s’il s’agit de deux bateaux, pour la construction. Les Défis n’auraient pas assez de temps pour faire les essais nécessaires en mer. Lors de la naissance des ACC en 1988, tous les participants disposaient de plus de trois ans pour préparer leur bateau. (…) Dans la confrontation actuelle entre SNG/Alinghi et GGYC/Oracle, les autres devraient intervenir afin d’essayer de résoudre le conflit. Nous demandons ainsi à SNG/Alinghi d’ouvrir des négociations sur la 33ème Coupe de l’America sur les bases suivantes, pourvu que la 33ème Coupe soit organisée à Valence en mai – juillet 2009 comme annoncé:
– L’utilisation des ACC version 5, et le droit pour chaque équipe de construire un nouveau bateau et d’en modifier un jusqu’à 50%.
– Tous les concurrents de la 33ème Coupe acceptent qu’en cas de victoire, ils utiliseront le nouveau 90 pieds prévu par Alinghi pour la 34ème Coupe, avec la jauge déterminée après des consultations immédiates entre Alinghi et la Commission de Concurrents (qui devrait inclure bien entendu le Challenger of Record actuel.
– Le Protocol sera essentiellement le même que pour la 32ème Coupe, mais avec des modifications négociées par Alinghi en consultation avec la Commission de Challengers. Cette nouvelle version devrait remettre en cause les questions soulevées dans le dernier Protocol : le droit de SNG par le biais de ACM de disqualifier un Défi, notamment lorsqu’il n’est pas d’accord avec les termes du Protocol; le droit d’ ACM d’accepter ou non les autres défis conformes; le droit unilatéral d’ACM de refuser un défi; la nomination du jury et le comité de médiation par le Defender et Challenger of Record uniquement, ainsi que leur droit de démettre les membres du jury et du comité de leur fonctions à leur gré; le droit exclusif d’ACM de nommer les membres du Comité de Course, du Comité de Jauge, les arbitres et les responsables de l’épreuve; les droits et les pouvoirs d’ACM, qui vont bien au-delà de ce qui a pu être le cas jusqu’ici, dont le droit d’imposer une amende sur les participants; le droit d’ACM d’établir tout seul les règles de toutes les épreuves y compris la série éliminatoire; le manque de transparence d’ACM et du COR pour les défis; le manque d’obligation d’établir une gestion neutre; la participation du Defender dans la série éliminatoire.

L’acceptation d’une révision du Protocol dans ce sens devrait convaincre le GGYC de mettre fin à leurs poursuites en justice, et devrait également attirer plus de sponsors et ainsi plus de syndicats.

Vincenzo Onorato
Mascalzone Latino

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Pas trop d’écarts lors de la première étape

Fred Duthil
DR

Sur la ligne d’arrivée, le distingué Fred Duthil a serré les poings, hurlé de joie et mimé un geste rageur des deux bras vers le bas comme pour donner le coup de grâce à cette « étape de psychopathes », selon le mot de Corentin Douguet. Ce n’est pas tous les jours qu’on déflore en vainqueur une ligne d’arrivée de la Solitaire Afflelou Le Figaro devant Nicolas Troussel, Michel Desjoyeaux… et tous les autres. Le skipper de Distinxion se souviendra toute sa vie de cette fin de matinée irlandaise où il entre au panthéon de la course au large. « Pour l’instant, avec le prologue Afflelou et celle là, je suis à 100% de réussite, faudrait que ça dure trois semaines » a-t-il plaisanté.
Seulement voilà, sur les moquettes épaisses du Royal Yacht Club de Crosshaven où depuis trois siècles on compte le temps par poignées de décennies car c’est plus simple, ils ont été nombreux à rejoindre très rapidement le vainqueur du jour. Autrement dit, les écarts sont faibles : le podium tient en moins d’un quart d’heure, la moitié de la flotte en une heure et sa quasi intégralité en trois heures. « Tout ça pour ça ! » rigole Gérald Véniard (Scutum, 16e à 44 minutes). « Après tout ce qu’on a fait, c’est pas cher payé » a abondé un Michel Desjoyeaux aux yeux creusés, ivre de fatigue.
C’est l’heure d’analyser le classement et de n’y trouver qu’une seule certitude, mais non la moindre : rien n’est joué au classement général. Alors qu’on pouvait craindre des retards insurmontables pour les deux tiers de la flotte voila encore une trentaine d’heures, les marins éreintés affichent le sourire de ceux qui savent que chacun garde ses chances pour la suite. Au minimum pour la deuxième étape vers Brest, dont le départ sera donné lundi.
 
Favoris dans le match
Pour tirer malgré tout quelques conclusions hâtives après cette première et incroyable bagarre à rebondissements, disons que la plupart des grands favoris sont dans le match. En complétant le podium, le tenant du titre Nicolas Troussel (Financo) et l’inévitable Michel Desjoyeaux (Foncia) ont marqué leur territoire. Il faudra compter avec eux. Même chose pour un Thierry Chabagny (Brossard, 4e à 17 minutes) deuxième du général en 2006 et partagé entre la déception de n’avoir pas gagné et la satisfaction d’être parfaitement dans le rythme. Sentiment évoqué aussi par Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs, 5e à 19 minutes). Ces deux-là ne se sont pas quitté aux avant-postes, un peu comme s’ils étaient encore sur le même Figaro Bénéteau qui les a vu gagner ensemble Marseille-Istanbul au printemps. Excellente opération encore pour Etienne Svilarich (Grain de Soleil, 7e) qu’on n’attendait pas forcément à pareille fête, pour Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier, 6e). Ronan Treussart (Groupe Céléos), Jeanne Grégoire (Banque Populaire) et Corentin Douguet (E.Leclerc-Bouygues Telecom) complètent le Top Ten, à un peu plus d’une demi-heure du vainqueur.
 
Hormis pour Marc Thiercelin (Siemens, 42e à 2h) et Christophe Lebas (Lola La piscine Assemblée, 44e à 2h24), qui auront donc un handicap un peu plus lourd pour la suite, il n’y a pas de grands noms parmi les très relatifs « battus » du jour. Gildas Morvan (Cercle Vert) hérite d’une 22e place inhabituelle pour lui, mais n’a que 58 minutes de retard. Idem pour Eric Drouglazet (Luisina) et Pietro D’Ali (Kappa) aux 29e et 30e places mais avec un débours limité à un peu plus d’une heure et dix minutes dont on reparlera par exemple sur les 762 milles de la troisième étape entre Brest et La Corogne via le Fastnet…
 
Chez les bizuths, c’est l’excellent Nicolas Lunven (Bostik, 11e à 36 minutes) qui mène la danse devant Frédéric Rivet (Novotel Caen, 17e) et Vincent Biarnes (Côtes d’Armor). Nous reviendrons demain sur ces débutants dans La Solitaire. Pour l’heure, laissons la parole aux skippers. Ce sont encore eux qui parlent le mieux de cette étape de dingues où quinze fois sur le métier il a fallu remettre son ouvrage avant cette arrivée groupée dans la brume irlandaise.

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Nicolas Bérenger en tête, en direction du Cap Lizard

Nicolas Berenger / Kone
DR

Le moindre écart commence désormais à être intéressant, à défaut d’être définitif car la flotte s’est alignée au passage des différentes pointes et marques de parcours : Start Point puis Hand Deeps. Les voici ce matin en baie de Plymouth, en route vers leur prochain objectif : Lizard. «  C’est la première fois que je passe une marque en tête (celle de Hand Deeps, à 1h10 du matin). J’ai la satisfaction du travail bien fait mais il reste encore 200 milles avant l’arrivée. Quand tu ouvres la voie, tu prends les risques pour les autres. Il y a toujours la possibilité de tomber dans une zone sans vent et de rester piégé » confiait Nico Bérenger à la vacation de 5 heures ce matin. La messe est loin d’être dite, en effet.
 
Sur l’eau, les conditions de navigation ont changé. La bascule du vent au nord-ouest a eu lieu hier dans la soirée et s’est propagée rapidement en balayant tout le terrain de jeu, si bien qu’aucun concurrent n’a été avantagé dans son placement. Tous les bateaux évoluent depuis au près serré dans 15 nœuds de nord-ouest et une mer agitée par le courant. Marc Emig (A.ST Groupe) relevait que « les bonnets étaient de sortie et que le temps était redevenu frisquet ». Un point positif : la relative stabilité de cette situation permet à ceux qui ne s’étaient pas ménagé de s’accorder du repos et de recharger les batteries entre chaque passage de marque.

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Ecover 3 est arrivé à Auckland

Ecover 3 a Auckland
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Ce nouveau bateau a été construit pour le Vendée Globe 2008 et devrait effectuer ses premiers tests en course à l’occasion de la prochaine Transat Jacques Vabre. Lors du dernier Vendée Globe, Mike avait terminé troisième sur ECOVER 2. Premières impressions de Mike Golding : "C’est une joie de voir le bateau ici. J’espère que travailler sur l’ancienne base qu’Alinghi va nous être de bon augure. Après tout le travail et le stress de ces derniers mois, c’est très agréable de voir le bateau, il est vraiment formidable et nous commençons tout juste à réaliser et à apprécier le résultat". Le bateau devrait réaliser son test de redressement à 180 degrés ce mercredi. Le test consiste à retourner le bateau à l’aide d’une grue et d’une sangle fixée autour du bulbe. Le skipper est à l’intérieur, puis sans aucune aide extérieur il doit remettre son bateau à l’endroit en utilisant uniquement son système de quille pendulaire. "C’est un test assez effrayant" confie Mike, "si les choses se passent mal, ce ne sera pas juste un petit problème !!" Aujourd’hui, le mât et le gréement seront mis en place pour la première fois. Jeudi, si le temps le permet, l’équipe Ecover s’apprêtera à réaliser le second test imposé par la jauge IMOCA, le test de stabilité des 90 degrés. Ce test consiste à mesurer la traction exercée par le mât lorsque le bulbe n’est plus maintenu. Il a pour objectif d’obtenir la position précise du centre de gravité du bateau. Vendredi, le bateau sera de nouveau sorti hors de l’eau, désassemblé et préparé pour être chargé sur un cargo qui devrait quitter Auckland dimanche matin à la première heure. Cap sur l’Europe !

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Peter Gilmour vainqueur à Troia, 1e bilan de l’équipe de France !

Peter Gilmour portrait
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Sébastien Col se classe respectivement 5ème et 4ème de ces deux classements. Ces résultats sont à l’image d’un collectif français au mieux de sa forme. Car avec Philippe Presti, ces deux skippers de haut vol ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt des stars « en devenir ». Damien Iehl, huitième de la ranking list vient ainsi de terminer troisième de deux épreuves importantes du circuit alors que Pierre Antoine Morvan s’est octroyé la deuxième place du championnat d’Europe en Pologne il y a quelques jours et s’était déjà fait remarquer en début de saison grâce à son statut de finaliste du Marseille International Match Race. Il occupe la 9ème place de la ranking list. A mi-saison, quatre français sont donc dans les dix premiers du classement mondial !
Et derrière eux, d’autres jeunes talents renforcent la scène française. A l’image de Victor Lanier. Le champion de France en titre, membre de l’équipe de France militaire a profité de la dernière ranking list ISAF pour gagner une dizaine de places et figurer en 23ème  position. Victor et son équipage auront très prochainement l’occasion d’en découdre avec leurs compatriotes à l’occasion des Internationaux de France de Match Racing organisés à Pornichet du 1er au 5 août. Ils y retrouveront notamment Mathieu Richard, Sébastien Col ainsi que Damien Iehl.
Dans la foulée de ce rendez-vous, précisément du 6 au 11 août, l’équipage de Claire Leroy, en tête de la ranking list depuis plus de deux ans va disputer le championnat du monde féminin. Les « mermaids » vont régater à domicile puisque ce mondial va se dérouler sur les First Class 8 de la Société Nautique de Saint Quay Portrieux dans les Côtes d’Armor.

Interview de Marc Bouet :

Mathieu Richard et Sébastien Col sont bien placés sur le world tour, est-ce que ce sera compliqué pour eux de conserver cette place ?
Sur le world tour, ça va être compliqué de conserver cette place. Ça peut changer très vite car ils peuvent ne pas être invités à toutes les épreuves. L’objectif premier du world tour est de faire naviguer des stars de l’America’s Cup. Si Bertrand Pacé et Philippe Presti sont candidats, cela fera quatre français, ce n’est pas sûr que ça passe. Et aujourd’hui, il n’est pas absolument certain qu’ils aient le niveau de marins comme Peter Gilmour ou Bertrand Pacé ou autre. C’est peut être encore le dernier stade qu’il leur manque, mais peut être que je suis pessimiste. 

Est-ce que vous trouvez le temps d’organiser des entraînements avec les membres de l’équipe de France de match racing ?
Nous n’avons jamais beaucoup de temps pour organiser des entraînements et dès le départ, notre choix était d’aider les équipages à participer aux compétitions, pas forcément de les entraîner. Nous avons cependant réussi à organiser une session d’entraînement à Valence juste avant l’America’s Cup sur des bateaux prêtés par Areva Challenge.

Comment se porte le collectif match race français ?
Ma première réponse serait : presque trop bien ! Nous nous étions fixé comme objectif de trouver les remplaçants de François Brenac, Bertrand Pacé, Luc Pillot et Thierry Péponnet. Nous cherchions une nouvelle génération et je crois qu’avec des gens comme Sébastien Col, Mathieu Richard et Damien Iehl, qui est lui aussi dans les 10 premiers, l’objectif a été rempli. Après on a aussi Pierre Antoine Morvan qui est à la porte des dix premiers et Victor Lanier qui continue sa progression autour de la vingtième place.
Il y a presque une abondance de skippers français qui leur rend la vie difficile à cause des invitations. Les organisateurs de compétition ne peuvent inviter quatre ou cinq français sur une même épreuve, ils cherchent à avoir le plus de nationalités possibles. Mais on ne va pas se plaindre d’un tel réservoir. En plus, il y a les filles mais la richesse est moins grande puisque derrière la première, il n’y a pas de réserve.

Vous étiez à Saint Quay avec Claire Leroy et son équipage pour préparer le mondial, comment ça se présente ?
C’est leur objectif de l’année et elles se sont bien préparées et sont très motivées. Mais ce n’est pas forcément se simplifier la tâche que de se mettre trop de pression sur un même objectif. Elles ont beau courir à domicile, ça ne rend pas la victoire certaine, ce serait trop beau.

Résultats de la Troia Portugal Match Cup :
1 – Peter Gilmour (AUS) 14-3
2 – Ian Williams (GBR) 10-7
3 – Gavin Brady (NZL) 12-4
4 – Sébastien Col (Areva Challenge) et Fred Guilmin, Christophe André, Gilles Favennec, Jean-François Cuzon 10-8
5 – Mathieu Richard (Saba Sailing Team) et Greg Evrad, Yannick Simon, Olivier Herledant, Benoit Briand 6-5
6 – Paolo Cian (ITA) 7-9
7 – Philippe Presti (Luna Rossa) et Philippe Mourniac, Jean Marie Dauris, Joey Newton, Mangnus Auguston 6-6

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