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Problème de quille sur Paprec-Virbac 2

Paprec-Virbac 2
DR

Le principe de précaution prévalant, un nouveau voile de quille va être construit en Nouvelle-Zélande. En effet, Jean-Pierre Dick ne souhaite prendre aucun risque pour son prochain tour du monde en course : la Barcelona World  Race (départ le 11 novembre 2007). Paprec-Virbac 2 ne pourra donc pas participer à la Rolex Fastnet Race au mois d’août. Le monocoque sera remis à l’eau début octobre.
 
Jean-Pierre, quel est le problème sur la quille ?
JPD. "Il y a des fissures à plusieurs endroits en particulier sur la partie haute du voile de quille près de l’attachement du vérin. Le métal (acier) n’est pas homogène. C’est un défaut de fabrication et nous ne sommes donc plus certains de la solidité de cet appendice. Il vaut mieux résoudre le problème maintenant que de perdre la quille au milieu de l’océan ! Nous ne voulons prendre aucun risque pour les prochaines courses et surtout pour la sécurité des marins. Il faut donc refaire un nouveau voile de quille en Nouvelle-Zélande. Le Paprec Virbac sailing team est aujourd’hui fort d’une procédure de vérification fiable comportant plusieurs phases : les essais en mer, le demi-tour du monde et les contrôles en chantier à Lorient. Ce processus fonctionne bien, la preuve en est aujourd’hui, même si cette découverte ne nous réjouit guère."
 
Seras-tu prêt pour la Barcelona World  Race ?
JPD : "Nous prévoyons une mise à l’eau du bateau avec la nouvelle quille début octobre. Nous ferons donc les derniers réglages avec Damian lors du convoyage de Lorient à Barcelone. Nous avions prévu le lancement de Paprec-Virbac 2 en début d’année de façon à pouvoir gérer les aléas techniques que l’on rencontre quand on lance et met au point un nouveau prototype. Nous serons donc prêts pour la Barcelona World  Race malgré ce problème majeur."

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50 solitaires sur la ligne de départ dès 15h…

Solitaire 2006 départ St Gilles
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« D’après moi, le jeu est très ouvert, 20 à 22 marins peuvent espérer entrer dans les dix premiers et c’est bien difficile dans ces conditions de faire un pronostic ». Le directeur de course Jacques Caraës ne se laisse pas piéger facilement à l’inévitable jeu des pronostics. N’empêche. Rarement la course aura caché son jeu à ce point avant le départ. Dix favoris et une quinzaine d’outsiders, c’est beaucoup. Au premier rang, on trouve le podium 2006 : Nicolas Troussel (Financo), Thierry Chabagny (Brossard) et Gérald Véniard (Scutum).  Arguments pesants : depuis leur consécration 2006, les trois hommes ont raflé les plus grandes courses en Figaro Bénéteau. Nicolas Troussel a empoché le Trophée BPE entre Belle-Ile et Marie Galante, Thierry Chabagny s’est offert Cap Istanbul (en double avec Nicolas Bérenger) et Gérald Véniard a gagné les deux dernières courses de préparation, la Solo Figaro Portdefrance.com Concarneau et la Solo Figaro Les Sables. Même si « être favori ou pas ne change pas grand chose, personnellement ça ne me dérange pas », comme assure Nicolas Troussel. Ces trois-là sont forcément attendus au tournant. Ne pas oublier néanmoins que gagner deux ans de suite est un exploit rarissime : en 37 éditions, le seul marin a avoir réalisé ce doublé est Guy Cornou en 1975 et 1976, ce qui ne nous rajeunit guère.
 
On évacuera difficilement aussi de la liste des favoris un Michel Desjoyeaux (Foncia) qui déclarait hier s’être mieux préparé qu’en 2003 et 2005, années où il terminait respectivement 2e et 3e… Pour l’anecdote, si Michel l’emportait cette année il égaliserait à trois victoires dans la Solitaire avec Jean Le Cam et Philippe Poupon. A surveiller de près encore la valeur sûre Gildas Morvan (Cercle Vert), un Eric Drouglazet (Lusinia, vainqueur 2001) gonflé à bloc, les deux circumnavigateurs Marc Thiercelin (Siemens) et Bertrand de Broc (Les Mousquetaires) qui espère que sa 13e participation lui portera bonheur. L’Italien Pietro D’Ali (Kappa) et le Montpelliérain Laurent Pellecuer (Cliptol Sports) – qui bataillaient pour la victoire finale en 2005 –  postulent de fait eux aussi au Top Ten.

Appel d’air
Mais si le jeu est ouvert à ce point, c’est aussi que la série est à un tournant. De grands squatteurs de podiums et victoires sont partis vers d’autres cieux, sur des bateaux plus grands : Jérémie Beyou, Charles Caudrelier, Yann Eliès, Armel Le Cléac’h, Kito de Pavant, Erwan Tabarly ne sont pas là cette année et cela crée forcément un appel d’air. Depuis l’avènement du Figaro Bénéteau II en 2003, Nicolas Troussel est même le seul vainqueur de la Solitaire à se représenter.
Du coup, les outsiders se bousculent au portillon des ambitieux. A commencer par les deux filles Jeanne Grégoire (Banque Populaire) et Liz Wardley (Sojasun) qui ont fait des étincelles sur les deux dernières transats en Figaro (Jeanne 3e de l’AG2R, Liz 4e du BPE). Les deux derniers vainqueurs de la Transat 6.50, Corentin Douguet (E.Leclerc-Bouygues Telecom) et Armel Tripon (Gedimat) ultra dominateurs en classe Mini, ont le potentiel pour être dangereux. Idem pour le multiple champion du monde de planche à voile Robert Nagy (Theolia), le Marseillais Marc Emig (A.ST Groupe), Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs) vainqueur à Istanbul avec Thierry Chabagny. Christopher Pratt (Espoir Crédit Agricole), premier bizuth l’an passé, est capable du meilleur. Tout comme le très expérimenté Christophe Lebas (Lola La Piscine Assemblée), Fred Duthil (Distinxion) qui s’est adjugé le Prologue Afflelou ou encore Franck Le Gal (Lenze). Liste évidemment non exhaustive, à laquelle on pourrait ajouter, entre autres un Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires) brillant 2e du Trophée BPE ou encore un Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier) pétri d’un talent reconnu de tous.

Chez les bizuths enfin la lutte va être intense avec 14 solitaires qui visent avant tout ce classement, « et j’en connais comme Vincent Biarnes (Côtes d’Armor) qui naviguent super bien », assure Jeanne Grégoire. Le Britannique Nigel King (Nigel King Yachting), Nicolas Lunven (Bostik), Frédéric Rivet (Novotel Caen) ou encore Jean-Pierre Nicol (Gavottes), Thierry Duprey du Vorsent (Domaine du Mont d’Arbois) et Aymeric Belloir (Cap 56) ont les faveurs de pronostics encore plus hasardeux pour ce classement. Mais ici aussi aucune surprise n’est à exclure. Qu’ils viennent du match race, du Tour de France à la voile, du multicoque, ou du convoyage océanique, ceux-là ont des expériences multiples à faire valoir en Figaro.
Tout ce beau monde plein d’entrain mais sans autre certitude que celle de l’envie de bien faire entre dans le vif du sujet demain mardi à 15h. Pour une première étape qui pourrait bien s’avérer piégeuse.

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La BPO partenaire de Saint Quay Portrieux.

SNSQP
SNSQP

Du 6 au 11 août prochain se dérouleront les championnats du monde de Match Racing Féminin au large de Saint Quay Portrieux. Cet événement est l’occasion pour la banque coopérative et le Club de Sport Nautique de Saint-Quay-Portrieux (SNSQP) de signer un partenariat.

La Banque Populaire de l’Ouest est présente dans l’univers de la voile depuis plus de 15 ans. Partenaire de l’association Eric Tabarly depuis 2003, elle aide ainsi à pérenniser l’histoire de la course au large en participant à la conservation d’un patrimoine nautique national. Elle soutient l’effort de la Ligue Bretagne de Voile pour développer la voile sportive et sponsorise Faustine Merret, championne olympique de planche à voile dans sa préparation des prochaines olympiades.

En 2007, la Banque Populaire de l’Ouest s’engage auprès du dynamique et rigoureux Club de Sport Nautique de Saint-Quay-Portrieux pour l’organisation de ces championnats du monde de Match Racing Féminin. La Banque de la voile, par son soutien financier, aidera ainsi l’organisation à promouvoir cette manifestation.

C’est dans ce contexte que le président du Sport Nautique de Saint-Quay-Portrieux, Monsieur Frédéric Brazilier et Monsieur Werner, directeur du groupe des Côtes d’Armor, inaugurent cette convention de partenariat.

Source SNSQP

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Fusion 40 : moderne et polyvalent.

Fusion 40
Fusion 40

Le Fusion 40 incarne la nouvelle génération de catamarans haute performance : légers, solides, confortables et abordables grâce à des finitions à la carte. 37 exemplaires du Fusion 40 naviguent déjà à travers le monde et le premier exemplaire français est en construction à La Rochelle.

Conçu dès le départ pour satisfaire  les attentes des plaisanciers les plus exigeants, le Fusion 40 a été dessiné par l’architecte australien Garry Lidgard. Il a été pensé pour une variété de programmes, allant de la course-croisière du week-end à des navigations dans les mers australiennes les plus dures. Ce catamaran est donc rapide et fin à la barre, sûr et confortable.     

L’innovation au service de la performance :
Conception assistée par ordinateur, coques moulées en infusion sandwich vinylester, aménagements en sandwich : les toutes dernières technologies servent une conception originale, une carène efficace et un rapport poids/voilure étonnant. Un design très contemporain, une ergonomie étudiée et des équipements haut de gamme rendent le Fusion 40 « facile à naviguer » et attrayant. Le chantier Fusion France Sàrl amène sur le marché français l’immense expérience en multicoque des australiens où performance et confort  sont enfin réunis sur deux coques !

L’imagination au service de la flexibilité :
Le Fusion 40 est l’un des rares catamarans à être aujourd’hui disponible à tous les niveaux de finitions – de la coque nue à la livraison clés en main. Il est aussi disponible avec ou sans dérives et avec un poste de barre simple ou double. Autour d’une même carène se retrouveront donc plusieurs styles de marins, des candidats au grand départ désireux de finir leur bateau aux propriétaires souhaitant des aménagements ou des équipements très personnalisés, en passant par tous les navigateurs aimant concilier confort et performances, mais aussi qualité et prix. La coque nue (certifiée CE en classe « A ») devrait être proposée à moins de 160 000 euros TTC.

Fusion France Sarl est un chantier français basé à la Rochelle. Il est le distributeur exclusif du catamaran Fusion 40 pour la France..

Source Fusion France
Plus d’infos sur www.fusioncats.com

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Le beau doublé de Le Blévec

Yves le Blévec
DR

Grosse fatigue lors de cette arrivée en Vendée pour les cinquante-trois Minis en lice sur ce retour au départ de l’Espagne : une petite brise de secteur Nord près des côtes ibériques, mais surtout une bulle anticyclonique s’installant sur la route en venant de l’Ouest. Il fallait donc partir en tête et privilégier la vitesse pour ne pas se faire rattraper par les calmes, ce qui firent avec succès Yves Le Blévec (Actual Intérim) et Peter Laureyssens (Ecover), laissant en plan le reste de la flotte mais surtout Isabelle Joschke (Degrémont Synergie) et Fabien Després (Soitec), respectivement première et second de la première étape. Car derrière cette zone de pétole qui a sérieusement ralenti les concurrents, voir même les a planté plusieurs heures durant dans la nuit de samedi à dimanche, un front venu de Bretagne apportait son lot de pluies… mais surtout de vent. Une brise de secteur Ouest à Nord-Ouest montant jusqu’à vingt nœuds et  plus, permettait aux deux leaders de faire le break.
 
Speedy Le Blévec
Mais dans ces conditions qui devenaient idéales pour ces voiliers de 6,50 mètres affectionnant particulièrement les allures débridées, le futur vainqueur réussissait à distancer son compagnon belge : son plan Lombard semble très à l’aise dans ces situations climatiques… C’est donc avec plus d’une demie-heure d’avance qu’Yves Le Blévec s’imposait à Port Bourgenay devant Peter Laureyssens mais surtout, il reléguait Isabelle Joschke à plus d’une heure et demie, comblant ainsi largement son retard de la première étape. Le skipper d’Actual Intérim est donc le premier solitaire à remporter deux fois ce classique du circuit Mini après sa victoire en 2001. Une excellente saison pour le Trinitain qui est toujours monté sur le podium cette année et qui se prépare pour la prochaine Mini Transat 6.50, bien qu’encore sur liste d’attente.
 
Parmi les voiliers de série, Nicolas Bunoust (Un défi pour la terre) fait carton plein puisqu’il est arrivé en tête lors de ces deux étapes de 200 milles, rétrogradant à la seconde place à Santander suite à un départ anticipé (1h de pénalité). Le jeune solitaire n’a pas eu trop de mal à se débarrasser de  Vincent Barnaud (STGS.fr), vainqueur de la première étape, quand le vent a joué au yo-yo et que la girouette a fait le coup de la roulette dans la nuit de samedi. Prenant la poudre d’escampette en compagnie d’un Koën van Esch (KLM Flying Dutchman) très accrocheur, Nicolas Bunoust termine cette deuxième étape à une très belle septième place au scratch devant nombre de prototypes ! Dernière course de la saison avant  la Mini Transat 6.50, la Transgascogne a en tous cas permis à tous ces solitaires de parfaire leur préparation avant le grand saut atlantique avec des conditions météorologiques très dures à l’aller vers l’Espagne et très variées au retour vers la Vendée.
 
Yves Le Blévec (Actual Intérim)
« Les conditions météo ont été très variées pour remonter de Santander : ça a commencé par un petit bord de vent de travers sous gennaker assez tranquille pendant quelques heures, suivi par une petite molle pendant la nuit, histoire de ne pas dormir… Il a ensuite fallu sortir de cette dorsale sans savoir si on allait vers le vent ou vers le trou de vent ! Finalement, la brise est rentrée : j’étais au contact de Peter et on s’est échappé. En fait, cette seconde étape s’est jouée dès le départ où il fallait être en tête pour espérer toucher le nouveau vent en premier. Il fallait faire de la vitesse pour gagner dans le Nord et pour passer le plus rapidement possible au vent de la bulle anticyclonique. Avec Ecover, nous étions les deux seuls à viser non pas la route directe, mais cette sortie par le Nord.
J’ai ensuite réussi à distancer un peu Peter en vitesse pure parce que c’étaient les conditions idéales d’Actual Intérim : du reaching avec du Nord-Ouest 20 nœuds et des rafales. Isabelle Joschke n’a pas pris un bon départ et cela lui a été fatal ! Cette victoire me fait évidemment plaisir parce que je suis le premier à l’avoir gagné deux fois… Je suis super content parce qu’en plus, je pensais gagner la première étape ! Mais j’ai déchiré ma grand voile. Je suis heureux de rattraper le coup à la régulière. Le bateau est vraiment super : c’est impressionnant comme il va vite, et en restant confortable ! C’étaient des conditions idéales pour le bateau qui apprécie quand il y a de l’appui (du vent de travers ou de la brise) : il est plus difficile à mener par rapport aux plans Finot quand il faut descendre au portant, mais je pense que cela est aussi dû à la forme de mes spinnakers.
La Transgascogne est une superbe course et cette édition particulièrement, avec des conditions très différentes, très variées. Le parcours est toujours très intéressant et cette année, il fallait se pencher sur la préparation météo pour établir une bonne stratégie. La deuxième étape a été flagrante de ce point de vue… »
 
Arrivées de la seconde étape de  la Transgascogne (prototypes solo) :
1- Yves Le Blévec (Actual Intérim) en 1j 06h 06m 54s
2- Peter Laureyssens (Ecover) 1j 06h 43m 37s
3- Isabelle Joschke (Degrémont Synergie) en 1j 07h 42m 03s
4- Ronan Deshayes (PCO Technologies) en 1j 08h 27m 33s
5- Fabien Després (Soitec) 1j 08h 32m 04s
6- François Duguet (Crédit Agricole skipper challenge) 1j 10h 16m 55s
7- Nicolas Bunoust (Un défi pour la terre) en 1j 10h 19m 56s (1er voilier de série solo)
8- Thomas Ruyant (Région Nord Pas de Calais-Faber France) en 1j 10h 22m 37s
9- Yannick Allain (Centifolia-Chaveta) en 1j 10h 23m 05s
10-  Koën van Esch (KLM Flying Dutchman) en 1j 10h 52m 04s (2 ème voilier de série solo)
 
Classement général provisoire  des prototypes (solo) de la Transgascogne :
1- Yves Le Blévec (Actual Intérim) 2j 15h 27m 17s
2- Peter Laureyssens (Ecover) 2j 15h 54m 14s
3- Isabelle Joschke (Degrémont Synergie) en 2j 16h 13m 33s
4- Fabien Després (Soitec) 2j 17h 27m 09s
5- François Duguet (Crédit Agricole skipper challenge) en 2j 20h 43m 00s
 
Classement général provisoire  des voiliers de série (solo) de  la Transgascogne :
1- Nicolas Bunoust (Un défi pour la terre) en 3j 00h 00m 21s
2-  Koën van Esch (KLM Flying Dutchman) en 3j 03h 43m 44s
3- Mathieu Girolet (Le Roi du Matelas) en 3j 08h 10m 28s
4- Lucas Schröder (T-mobile One) en 3j 08h 30m 30s
5- Véronique Loisel (De l’espace pour  la Mer) en 3J 12h 19m 04s
 
Classement général provisoire des voiliers de série (double) de la Transgascogne :
1- Laurence Château & Charlie Dalin (Okofen France) en 3j 02h 20m 13s
2- Bertrand Delesne & Erwan Sudrie (Legall-Menguy) en 3j 06h 15m 00s
3- Davy Beaudart & Sébastien Leforestier (Port à sec Guy Beaudart) en 3j 06h 27m 00s
4- Sébastien Rogues & Johan Cechosz (Kainos) en 3j 06h 58m 09s
5- Stéphane Le Diraison & Sébastien Marsset (Cultisol) en 3j 07h 27m 09s

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Interview de Nicolas Troussel, tenant du titre de la Solitaire !

Nicolas Troussel portrait
DR

Plus serein que lui, tu meurs. Depuis une semaine, Nicolas Troussel promène sa décontraction et sa bonne humeur sur les pontons. Il est prêt et ça se voit : "J’ai rarement été autant prêt. A vrai dire, j’ai peu navigué depuis le Trophée BPE, mais je me sens en forme physiquement. Oui, je suis bien". Il faut dire que le gars de la baie de Morlaix s’est entretenu tout l’hiver. Au programme : course à pied, vélo et séances de musculation.
 
"Je sais ce que j’ai à faire"
Vainqueur l’an passé grâce à une option radicale dans la deuxième étape, Troussel a rappelé que la Solitaire était parfois une course qui ne se jouait pas que sur les réglages et la vitesse. "C’est ma façon de naviguer et je ne changerai pas. Sur cette course, je sais ce que j’ai à faire mais ce n’est pas pour autant que tout va marcher".
Lors de la première étape entre Ouistreham et Crosshaven (Irlande), il y a, selon lui, peu de chance de voir des options radicales. En revanche, il ne se fera pas prier pour tenter des coups si l’occasion se présente : "En vitesse, je sais que je tiens la comparaison avec les plus rapides, donc si je vois une ouverture, je n’hésiterai pas".
 
Vendée Globe 2012
Mis en confiance par sa victoire de l’an passé et sa performance entre Belle-Ile et Marie-Galante, le Plouganiste est aujourd’hui respecté et craint par ses adversaires : "Aucun skipper ne me fait peur mais je sais que rien n’est jamais acquis. Surtout pas en Figaro où tu peux très bien te planter".
Troussel n’a pas peur de se planter et il sait qu’il a encore du chemin à parcourir pour s’aligner au départ du Vendée Globe : "Le Vendée Globe 2012, c’est mon objectif, donc cela passe forcément par des résultats. Ici, la seule pression est celle que je me mets sur les épaules".
En novembre prochain, il aura un avant goût de 60 pieds Open puisqu’il participera à la Transat Jacques Vabre en compagnie de son coapin de toujours Armel Le Cléac’h sur le nouveau plan Finot "Brit Air".
 
"Desjoyeaux au-dessus du lot"
 Dans l’immédiat, il se concentre sur cette 38e édition. Où les vainqueurs potentiels sont légion : "Il y a Michel Desjoyeaux bien sûr qui est au-dessus du lot : il est revenu deux fois et s’est classé 3e et 2e". Et le tenant du titre de citer les noms de Christopher Pratt, Nicolas Lunven, Robert Nagy, Marc Emig, Thomas Rouxel, Jeanne Grégoire -"qui va vite"- et Thierry Chabagny "parmi les skippers à surveiller".
Sans oublier des marins comme "Drouglazet, Morvan et Pellecuer qui vont toujours bien. Et aussi Lebas et Thiercelin, des types capables de partir à droite, à gauche : eux, c’est clair, ils vont tenter des coups".
Des coups à La Troussel.
 
Philippe Eliès

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Arrivée des premiers Mini de la Transgascogne

Mini 6
DR

Du vent, pas de vent, puis du vent… La traversée du golfe de Gascogne entre Santander et Port Bourgenay aura mis sur les nerfs les cinquante-deux Minis partis samedi 28 juillet à 12h02 d’Espagne ! Une petite brise de secteur Nord d’abord dans l’après-midi, une belle zone de calme dans la nuit, et un front venu de Bretagne ce dimanche. Mais surtout, ceux qui ont été retardés au fil de cette remontée ont perdu beaucoup de terrain face aux leaders, qui avaient un système météo d’avance. Ainsi ce dimanche après-midi, pendant que les deux leaders en prototype, le Belge Peter Laureyssens (Ecover) et le Trinitain Yves Le Blévec (Actual Intérim), progressaient à près de dix nœuds dans une nouvelle brise de secteur Ouest à Nord-Ouest au passage du front, les derniers Minis peinaient encore sous le crachin et les vents erratiques à moins d’un nœud et à  plus de cent milles des premiers !
 
Arrivée vers 22h00…
Rien n’est joué non seulement pour ce deuxième parcours de 200 milles entre Santander et Port Bourgenay, mais surtout au classement cumulé des deux étapes car en Espagne, Peter Laureyssens et Yves Le Blévec n’étaient arrivés qu’avec dix minutes d’écart… et concédaient une petite heure sur la victorieuse Isabelle Joschke (Degrémont Synergie) ! Or cette dernière était pointée à plus de dix milles derrière ce duo leader, ce qui correspond plus ou moins à une heure d’écart : le podium s’annonce donc très serré entre ces trois solitaires en prototype, Fabien Deprés  (Soitec) restant lui aussi à l’affût grâce à sa seconde place à Santander… car il était dimanche après-midi à vue d’Isabelle ! Bref, il faudra attendre la tombée de la nuit pour juger des écarts qui devraient être extrêmement réduits à l’arrivée à Port Bourgenay entre ces quatre solitaires : les premiers arrivés vont bénéficier d’une brise portante de 15 à 20 nœuds alors que derrière le front, c’est du vent de secteur Nord mollissant et tournant au Nord-Est, soit pile dans le nez, qui va ralentir les poursuivants.
 
Du côté des voiliers de série, le vainqueur de la première étape, Vincent Barnaud (STGS.fr) concédait près de cinquante milles au leader, Nicolas Bunoust (Un défi pour la terre) qui naviguait à vue avec Koën van Esch (KLM Flying Dutchman) tandis que le gros de la flotte avait déjà plus de 25 milles de retard ! Sachant que les derniers Minis pointés à midi dimanche étaient encore dans la pétole et qu’ils avaient plus de 80 milles de différentiel par rapport aux premiers, il faut s’attendre à des écarts très importants, peut-être même à ce que certains soient déclarés « hors temps » puisqu’ils doivent franchir la ligne moins de 28 heures après le vainqueur… Quand les leaders auront déjà récupéré d’un sommeil profond, les retardataires auront encore plus de cent milles à parcourir, et probablement termineront en tirant des bords contre un vent de Nord-Est ! Cette onzième édition de la Transgascogne aura été très sélective…
 
Classement à 14h00 des prototypes (solo) de la Transgascogne :
1- Yves Le Blévec (Actual Intérim) à 61 milles de l’arrivée
2- Peter Laureyssens (Ecover) à 1,7 milles du leader
3- Isabelle Joschke (Degrémont Synergie) à 11,4 milles du leader
4- Fabien Després (Soitec) à 13,8 milles du leader
5- Ronan Deshayes (PCO Technologies) à 14 milles du leader
6- Thomas Ruant (Région Nord Pas de Calais-Faber France) à 16,7 milles du leader
7- Yannick Allain (Centifolia-Chaveta) à 16,8 milles du leader
8- François Duguet (Crédit Agricole skipper challenge) à 21,6 milles du leader
9- Nicholas Brennan (Rafiki) à 24,3 milles du leader
10- Raoul Cospen (Dalet) à 31,5 milles du leader
 
Classement à 14h00 des voiliers de série (solo) de la Transgascogne :
1- Koën van Esch (KLM Flying Dutchman) à 81 milles de l’arrivée
2- Nicolas Bunoust (Un défi pour la terre) à 1,3 milles du leader
3- Mathieu Girolet (Le Roi du Matelas) à 23 milles du leader
4- Hervé Piveteau (Jules) à 23,3 milles du leader
5- Véronique Loisel (De l’espace pour la Mer) 28,2 milles du leader
 
Classement à 14h00 des voiliers de série (double) de la Transgascogne :
1- Julien Barnet & Annabelle Boudinot (Art de vivre) à 93 milles de l’arrivée
2- Laurence Château & Charlie Dalin (Okofen France) à 1,9 milles du leader
3- Bertrand Delesne & Erwan Sudrie (Legall-Menguy) à 8,3 milles du leader
4- Sébastien Rogues & Johan Cechosz (Kainos) 12,7 milles du leader
5- Olivier Bond & Dee Caffari (Base Camp) à 14,6 milles du leader
 
Classement à 14h00 des prototypes (double) de la Transgascogne :
1- Olivier Lardeur & Valéry Ziegler (Poch’trot) à 118 milles de l’arrivée
2-Olivier Vigoureux & Stéphane Rouvillois à 5,8 milles du leader

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Frédéric Duthil vainqueur d´un prologue musclé

Fred Duthil remporte le prologue
DR

« Je suis venu cette année pour faire de mon mieux à chaque bord, chaque manche. J’ai pris un départ assez lamentable mais finalement, je crois que j’ai une bonne vitesse. Je n’ai pas forcé pour gagner ce prologue, je suis resté zen tout le temps. Je suis content de voir que tout va bien à bord parce que les conditions étaient dures aujourd’hui » confie Fred Duthil après sa victoire devant les plages normandes.
Comme prévu en effet, c’est un vent de nord-ouest soutenu de plus de 20 nœuds, additionné à une belle houle d’1,50 m qui ont cueilli les 50 figaristes à la sortie du sas de Ouistreham. Sous la grisaille entrecoupée de timides percées de soleil, les concurrents ont « expédié » les 17 milles du parcours côtier en à peine plus de deux heures… non sans mal pour certains. De petites avaries et autres bobos sont à déplorer, provoquant l’abandon de deux concurrents : Marc Emig (A.ST Group) et Jean François Bulot (Crédit Mutuel de Normandie-Ville de Caen). De son côté, Robert Nagy (Théolia) s’est blessé au poignet lors de la rupture de son palan de grand-voile, et a du se contenter d’un « gentil convoyage » sans spinnaker, avant de filer à la clinique pour passer des radios. Les autres n’ont pas été épargnés par quelques figures libres sous spi, mais dans l’ensemble, tous les skippers étaient ravis de ce banc de test un peu rude, un tour de chauffe idéal pour se caler avant le départ de la première étape mardi. « J’ai été content de me faire rincer et de prendre quelques embruns après une semaine à trépigner sur les quais » confirme Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs) qui avoue aussi avoir connu des problèmes de pilote automatique.
 
Côté stratégique, il fallait compter sur la bascule de vent annoncée au passage d’un front et partir à droite dès le coup de canon. Les partisans de cette option voient tout de suite leur choix récompensé : à la bouée de dégagement, Armel Tripon (Gedimat), le plus extrême du groupe, passe en tête devant Frédéric Duthil (Distinxion), Pietro D’Ali (Kappa), Franck Le Gal (Lenze) et Laurent Nabart (Corsica). Quelques poursuivants vont revenir dans le match en empannant rapidement après le dog leg pour filer au large sous spi. Ce sera le cas de Gildas Morvan (Cercle Vert), Christopher Pratt (Espoir Crédit Agricole), Gérald Véniard (Scutum), Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs), Michel Desjoyeaux (Foncia) et Eric Drouglazet (Luisiana) qui vont réintégrer la tête de course pour ne plus la quitter. Au pointage réalisé par le PSP Pluvier de la Marine Nationale à l’issue d’une longue cavalcade au portant, Duthil prend définitivement les commandes de la flotte. Le retour vers le port de Ouistreham va ensuite se jouer sur un long bord de près tribord amure avant que les solitaires n’envoient une dernière fois leur spi pour franchir la ligne d’arrivée.

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Thomas Coville met le cap sur Les Seychelles, en solitaire

Le geant Sodebo en baie de Sydney
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Arrivés à Bali il y a quelques jours, Thomas Coville et son équipage ont révisé le Maxi Sodeb’O (32 mètres de long et 16,55 de large) qui venait de parcourir 5300 milles depuis Sydney via Nouméa. Rappelons que le trimaran, dessiné par le tandem Irens – Cabaret, a été mis à l’eau en Australie le 21 juin dernier et que Thomas a choisi de revenir en France par une route inhabituelle : Nouvelle Calédonie, Indonésie, Seychelles, Mer Rouge, Canal de Suez, Méditerranée, Gibraltar et arrivée aux Sables d’Olonne à la mi-septembre. Les différentes escales permettent d’embarquer des professionnels chargés de valider les différents choix techniques.
Après Nouméa, Darwin et le détroit de Torres, voilà donc les Sodeboys et girls à Bali. Mais cette fois, l’équipe reste à terre et laisse Thomas naviguer pour la première fois en solitaire sur ce trimaran de 105 pieds. « Je souhaite découvrir en solitaire ce nouveau grand bateau, explique-t-il. Je voudrais prendre la mesure des efforts qu’il impose, notamment dans la manœuvre des voiles. » Un avant-goût de sa tentative de record autour du monde, prévue pour la fin de l’année.
« Difficile de comparer ce trimaran de 105 pieds avec les 60 pieds (18 mètres) » confie le skipper. « Ce n’est pas le même stress. Avec ce nouveau bateau, tout est plus facile, sa manipulation, son équilibre, son passage dans la mer, même dans la mer formée. Son comportement n’a rien à voir avec celui des tris ORMA. Le maxi Sodeb’O qui est relativement étroit pour sa longueur (32 m de long pour 16,50 m de large), monte vite sur une seule coque. Il faut que je me réhabitue à la gîte ! Avec un dièdre conséquent et en l’absence de foils, le flotteur sous le vent peut enfourner. Cela dit, je ne me suis pas encore servi des ballasts. Pour optimiser la marche de ce nouveau bateau, on doit travailler sur les polaires de vitesse, autrement dit sur les performances. Il faut apprendre ce qu’on gagne à être ou non très toilé, ballasté ou pas. C’est ce qu’on va faire en mer Rouge avec l’équipage de haut niveau que j’embarque après les Seychelles ».
« On peut , poursuit Thomas Coville, être un peu frustré devant les vitesses de pointe qui demeurent plus élevées avec un 60 pieds. En revanche, sur ce grand bateau, on va vite, longtemps, sans excès de vitesse. Dès qu’il est lancé, le bateau est sur des rails. C’est un trimaran bien né, vivant, facile à barrer. L’expérience du 60 pieds a été indéniablement précieuse. Réussir à parcourir plus de 5000 milles aussitôt après la mise à l’eau est pour nous le meilleur test qui soit. Cette navigation par tous types de temps nous a aussi permis de caler tout ce qui est vie à bord » conclut Thomas.

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Desjoyeaux vise une troisième victoire dans la Solitaire

Michel Desjoyeaux Portrair Route du Rhum 2006
DR

– Pourquoi ce retour en Figaro ?
"Ça toujours été dans l’air du temps : je l’ai déjà fait pendant mes années "Géant" avec deux participations en 2003 (3e) et en 2005 (2e). Mon sponsor "Foncia" était intéressé par cette course : on avait dit que si le monocoque de 60 pieds était à l’eau dans les temps, ça me laisserait le temps de me préparer pour la Solitaire. Oui, cette fois-ci, j’ai eu le temps de m’entraîner. Et puis, le Figaro, c’est comme le vélo, cela ne s’oublie pas… Non disons que le Figaro, c’est comme la respiration car le vélo en ce moment…"
 
– On imagine que ça ne vout déplairaît pas de rejoindre Philippe Poupon et Jean Le Cam dans le cercle fermé des triples vainqueurs ?
"Il y a une réalité mathématique : 3e en 2003, 2e en 2005 donc… en 2007 ? Non, ce sont les journalistes qui m’en parlent de ce record ! Moi, je suis là pour prendre du plaisir. Je suis là parce que j’en ai envie : c’est une course intéressante, avec 50 bateaux identiques, de bons skippers et des jeunes qui arrivent. Vous savez qu’on peut aussi d’endormir sur nos lauriers avec nos gros bateaux, donc il est important de revenir ici".
 
– Un mot sur ce parcours de cette 38e édition ?
"Tout le monde en fait un fromage de cette 3e étape de 762 milles alors que la première étape ne s’annonce déjà pas simple avec du petit temps les premiers jours, des vents instables en force comme en direction. Ceci dit, cette 3e étape me plaît bien car elle est jalonnée de marques naturelles. Au départ de Brest, il y a 250 milles pour monter au Fastnet, puis 500 milles de traversée jusqu’à La Corogne avec un terrain de jeu complètement ouvert. Là, on peut se marrer et il est à peu près certain qu’il y aura des skippers qui feront la gueule en Espagne.."
 
– Lorsqu’on a gagné deux Solitaire du Figaro, un Vendée Globe, une Route du Rhum et une Transat anglaise, qui peut-on craindre sur une course comme celle-là ?
– "Je ne crains personne mais je respecte tout le monde : dans ce circuit, on les connait les clients. Il y a Nicolas Troussel, un gars qui va au bout de ses options et un Gérald Véniard qui, l’an passé, n’a pas volé ses trois victoires d’étape. Après, il y a les Gildas Morvan, Eric Drouglazet, Thierry Chabagny, l’Italien Pietro d’Ali. En outsiders, pourquoi pas un Corentin Douguet : il va vite. Fred Duthil aussi est capable de jolis coups, tout comme Lebas, Pellecuer, Grégoire. Chez les plus jeunes, Thomas Rouxel a l’air d’aller bien".
 
Philippe Eliès
 
(1) : 4e, 2e, 1er, 12e, 2e, 5e, 1er, 3e et 2e.

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