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Isabelle Joschke rallie le Cap-Vert, Le Blevec en tête.

Mini Transat 6.50 départ La Rochelle Le Blevec
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Une information largement complétée vers 16h00 (heures françaises) lorsque « Maya », bateau accompagnateur sur la course, alors bord à bord avec le proto Finot-Conq, a relayé l´information comme quoi Isabelle a connu ce problème dès les Canaries. Isabelle a ensuite changé de pivot via le neuf qu´elle avait à bord en pièce de rechange. Ce nouveau pivot a de nouveau cassé dans un départ en vrac. Ensuite, elle a essayé en stratifiant de réparer l´avarie. Nouvelle désillusion , sa réparation cède. Enfin, la brillante vainqueur de la première étape tente de fixer le bout-dehors dans l´axe du bateau et là, c´est le bout-dehors qui casse… Et si ce matin, Isabelle voulait regagner les Canaries, elle souhaiterait ce soir rallier le Cap-Vert en restant à une allure de portant. Elle devrait logiquement se diriger vers Mindelo (île de Sao Vicente), seul port d´escale où elle peut songer à réparer sereinement. À aujourd´hui 17h00, Isabelle Joschke n´a pas signifié son abandon même si la victoire dans cette Transat 6,50 Charente-Maritime/Bahia 2007 est maintenant compromise, elle est à plus de 600 milles de la première île du Cap-Vert.

Comme un avion… L´entonnoir Capverdien commence à produire ses premiers effets et la tête de la flotte commence à se recaler. Yves le Blevec (Actual) conserve la tête de la course et suit une route proche de l´orthodromie. Il déboule à près de 13 nœuds dans un flux de nord-est de 15 à 18 nœuds et sur une mer belle. La houle s´est enfin ordonnée et le proto Lombard peut aligner les milles. De son côté Adrien Hardy (Brossard), toujours à l´Est et à 180 milles du Cap Blanc (Mauritanie) est en train de se recaler et commence à perdre de précieux milles par rapport à la route directe. Même remarque pour l´arrière garde placée à l´Est constituée de Nicholas Brennan sur Rafiki, auteur d´une superbe première partie de seconde étape, Yann Riou sur Caméléon, Peter Laureyssens sur Ecover, Ronan Deshayes sur Pco Technologies et Olivier Cusin sur Energies autour du monde. Tous remettent de l´Ouest dans leur route. Trois bateaux également à surveiller de près : Fabien Desprès sur Soitec et David Sinneau sur Bretagne Lapins qui sont dans un axe plus proche de la route directe. Enfin, un trouble-fête à surveiller de près : Kristian Hajnsek sur Adria Mobil qui est resté très Ouest et qui peut faire route directe sur le canal de Santo Antao/Sao Vicente, soit la partie la plus ouest de la porte Capverdienne. Kristian pourrait très bien rallier ce point de passage sans avoir à faire le moindre empannage, en route directe, comme sur une autoroute. Un point de passage stratégique et emprunté par un grand nombre de vainqueurs des éditions précédentes. À suivre…

Le centre face à l´Est… Côté bateaux de série, Francisco Lobato (BPI) reste ancré sur la route la plus proche de l´orthodromie. Le Portugais est 6e au Général et 1er Série avec 52 milles d´avance sur Stéphane le Diraison (Cultisol-Institut Curie ), qui a repris du poil de la bête. Hervé Piveteau (Jules-Imprimerie Cartoffset) n´est pas loin et compte 11 milles de retard sur le vainqueur de la première étape. Soit rien. Intéressant de noter tout de même que Francisco s´est constitué un coussin de 50 milles d´avance sur le 2e alors qu´ils sont sept à être dans les 50 milles suivants. Autre point intéressant à noter, Francisco est le seul dans le groupe de tête en bateaux de série à avoir opté pour une route proche de la route directe. Le recalage des partisans de l´Est pourrait lui permettre d´augmenter son avance.

Nouvelles du large :

– Raoul Cospen (Dalet Digitam Media System) et Laurent Bourgues (Adrénaline) sont repartis de Santa Cruz de Palma et sont actuellement au milieu de l´archipel des Canaries.

– Yannick Allain (Centifolia-Chaveta) a signalé qu´il devrait s´arrêter au Cap-Vert pour réparer la sous-barbe qui a cassé et qui tient son bout-dehors en position.

– Sébastien Picault (Groupe Royer) connaît un problème de ralingue et aussi d´énergie. Il devrait également s´arrêter au Cap-Vert.

– Hugo Ramon connaît également des problèmes : barre de flèche bâbord cassé, aérien disparu, support de panneau solaire cassé. Hugo fait route vers Hierro ou Tenerife en fonction du secteur de vent rencontré.

Météo avec Météo Consult : Les vents pourraient mollir sensiblement et devenir plus modérés avec la progression d´une dépression orageuse sur les Canaries affaiblissant le régime des alizés. Tendance : L´affaiblissement progressif de l´alizé se confirme à l´approche du Cap Vert mais les vents resteront néanmoins assez sensibles. Les concurents aborderont ensuite la zone de convergeance intertropicale qui se trouve actuellement autour du 8 ème Nord.

Source : PG/GPO

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25 skippers pour un Vendée Globe 2008-2009 historique !

Les skippers présents à la conférence de presse
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Vingt-cinq candidats au titre suprême de la navigation océanique, jamais le Vendée Globe n’a été autant convoité. Dix navigateurs et navigatrices étrangers, jamais le Vendée Globe n’a été aussi international. Seize bateaux neufs, deux refaits intégralement, le tout par les sept cabinets d’architectes les plus innovants de la course au large. Jamais le Vendée Globe n’a mobilisé autant de talents, confronté autant de technologie, de passions et de compétences. Deux anciens vainqueurs – Vincent Riou (2005) et Michel Desjoyeaux (2001) – et 23 autres concurrents, à la conquête du Graal de la course au large en solitaire. Jamais le plateau n’a été aussi relevé, le sixième Vendée Globe, qui s’élancera le dimanche 9 novembre 2008 des Sables d’Olonne, sera celui de tous les extrêmes, de tous les records, de toutes les passions. Philippe de Villiers, Président du Conseil Général de La Vendée : « Pendant des semaines, ces skippers d’exception nous permettent, à nous qui sommes restés à quai, de partager leurs émotions, leurs peurs, leurs joies, leurs émerveillements quotidiens. Grâce à eux, c’est un peu comme si nous étions partis affronter les mers, la tête dans les nuages et les embruns. Les « conquérants de l’inutile » ont toujours été indispensables à l’homme de la rue pour illuminer son quotidien. Ce n’est pas un hasard si cette course de solitaires partis non à l’assaut des cimes mais des océans a été baptisée «L’Everest des mers».


Record de participants et internationalisation !

En 1989, ils étaient 13 à défricher cette « terra incognita ». Ils seront deux fois plus en novembre 2008. Pas moins de 25 navigateurs solitaires dont trois femmes (1), vont vérifier à nouveau que la terre est ronde. Mais au-delà du nombre, c’est la qualité des candidats qui impressionne. On retrouvera les duettistes de la dernière édition, Vincent Riou et Jean Le Cam. On y appréciera le retour de Michel Desjoyeaux, qui cherchera à renouveler son exploit de 2001, mais aussi ceux de Roland Jourdain, de Mike Golding, Dominique Wavre, Alex Thomson, Sébastien Josse… On y adjoindra des talents déjà reconnus sur d’autres supports comme le Figaro, tels Yann Eliès, Jérémie Beyou, Kito de Pavant ou Armel Le Cléac’h. Sans oublier quelques forts tempéraments comme Marc Guillemot, Loïck Peyron, Dee Caffari, première femme à boucler un tour du monde en solitaire contre les vents dominants, ou encore le Suisse Bernard Stamm, double vainqueur du Boc Challenge. Six Anglais, un Canadien, un Américain et deux Suisses viendront avec arguments contester la suprématie française. « Il faut s’attendre à des surprises », prévient déjà le tenant du titre, Vincent Riou.


Des monocoques 60’ hi-tech

Seize nouveaux bateaux et deux entièrement revisités seront sur la ligne de départ. Un record, les sept cabinets d’architectes les plus prestigieux de la course au large ont planché pour les plus grands navigateurs. Fallait-il faire le choix de la puissance ou celui de la légèreté ? Voilà le grand débat. Un bateau puissant fera parler son potentiel dans des vents médiums et des mers contraires… Mais d’autres et non des moindres comme Jean Le Cam, Roland Jourdain, Marc Guillemot et Kito de Pavant continuent d’explorer la voie originale de la légèreté. Des nombreuses innovations en tout genre seront appelées à faire leurs preuves, en particulier en ce qui concerne l’ergonomie, le choix du mât, celui du système de quille orientable, etc. Il faudra surveiller aussi l’étonnant volet amovible à la poupe du bateau de Jean-Pierre Dick. Mais si la compétition des bureaux d’étude fait rage, seule la confrontation avec les océans du globe permettra de valider ou d’invalider les choix des marins.

(1) 27 marins au total, la date limite d’inscriptions étant le 1er juillet 2008.


Ils ont dit :

Vincent Riou, vainqueur du Vendée Globe 2004-2005 :
« Je me suis fait tellement plaisir sur le dernier Vendée Globe que j’ai sincèrement envie d’y retourner. Le plateau proposé est pour le moins alléchant. Quand on aime la confrontation, on se dit que ne pas être présent sur la ligne ce serait rater un grand moment dans une vie de coureur. On n’a jamais vu un tel plateau au départ d’un tour du monde en solitaire : des navigateurs venus d’horizons différents, des machines affûtées comme jamais… Il y aura des surprises. Certains n’arriveront pas à se mettre dans le rythme et d’autres vont se révéler… »

Liste des 25 skippers pré-inscrits

Yannick BESTAVEN (Fra)
Jérémie BEYOU (Fra)
Arnaud BOISSIÈRES (Fra)
Dee CAFFARI (GB)
Samantha DAVIES (GB)
Kito De PAVANT (Fra)
Michel DESJOYEAUX (Fra)
Jean-Pierre DICK (Fra)
Yann ELIES (Fra)
Mike GOLDING (GB)
Marc GUILLEMOT (Fra)
Derek HATFIELD (Can)
Sébastien JOSSE (Fra)
Roland JOURDAIN (Fra)
Jean LE CAM (Fra)
Armel LE CLEAC’H (Fra)
Anne LIARDET (Fra)
Jonny MALBON (GB)
Loïck PEYRON (Fra)
Vincent RIOU (Fra)
Bernard STAMM (SUI)
Alex THOMSON (GB)
Dominique WAVRE (SUI)
Steve WHITE (GB)
Rich WILSON (USA)

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Réunion des Challengers à Valence

Final America s Cup team New Zealand  Alinghi
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Le Desafio Espanol, "challenger of record" (challengeur de référence), devrait participer à cette réunion, de même que les défis officiels Team Origin (ENG), Team New Zealand (NZL) et Shosholoza (AFS), ainsi qu’Oracle et Mascalzone Latino (ITA) challengeurs potentiels. Interrogé à ce sujet, un porte-parole du Desafio s’est toutefois refusé à "confirmer ou démentir" cette réunion de conciliation.

Un tribunal new-yorkais devrait commencer à examiner le 22 octobre la plainte déposée par Oracle qui juge inéquitable le nouveau règlement (Protocole) imposé par Alinghi. Cette situation inquiète les organisateurs de la Coupe qui ont laissé prévoir la semaine dernière un possible report de la 33e édition à une date "ultérieure". A ce sujet, Michel Hodara, directeur général de l’entreprise organisatrice AC Management (ACM), a indiqué mercredi que la Société Nautique de Genève (SNG), qui représente Alinghi, avait proposé une solution vers un compromis. Selon Michel Hodara, le principal point d’achoppement réside en fait dans la crainte d’Oracle qu’Alinghi soit "trop avancé" dans son design pour le nouveau bateau de 90 pieds prévu pour 2009, bénéficiant ainsi d’un avantage sur les challengeurs. La SNG a donc proposé aux challengeurs de "choisir un des paramètres importants" (non précisé) de la nouvelle jauge afin de mettre tout le monde sur le même pied. Cette proposition pourrait notamment être discutée mercredi à Valence.

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Frédéric Duthil remporte la Route du Ponant

Fred Duthil remporte le prologue
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Négociant au mieux la pétole engendrée par la dorsale présente sur la Bretagne et bénéficiant de vent tout au long de sa course entre l’île d’Yeu et Perros Guirec, Frédéric Duthil s’impose sur cette course au large dotée d’un coefficient 2, morceau de choix de la Finale du Championnat de France de Course au Large en Solitaire. Si Armel Tripon (Gédimat) et Nicolas Troussel (Financo) complètent le podium, ils n’auront pas forcément eu les mêmes conditions, avouant avoir notamment souffert de longues périodes sans vent. A l’arrivée, les écarts sont énormes et se comptent en heures, confirmant ainsi toute la difficulté avec laquelle les solitaires auront du tracer leur route entre la Vendée et la Côte de Granit Rose.
A la Valbelle, dans le chenal du Four, il y avait une heure d’écart entre les deux premiers. A l’arrivée sur la Côte de Granit Rose, à peine moins de deux heures séparaient Frédéric Duthil de son dauphin Armel Tripon… preuve s’il en est que le skipper de Distinxion n’a eu de cesse de creuser son sillage et de conforter son avance acquise dès les premiers milles de course en se déjouant au mieux des pièges de la pétole et bénéficiant systématiquement de la faveur des marées. Malgré les algues formant de véritables champs et stoppant littéralement les solitaires dans leur progression, malgré les zones de « molles » semant d’embûches la progression des figaristes vers la Bretagne, rien n’aura pu arrêter la belle trajectoire de Frédéric Duthil.
Entrés à cinq heures ce mercredi matin dans le port de Perros Guirec, les premiers concurrents de la Finale du Championnat de France de Course au Large en Solitaire ne cachaient pas leur satisfaction d’en finir avec une course éprouvante nerveusement et sur laquelle beaucoup avouaient avoir limité la casse compte tenu du coefficient dont elle était dotée. Frédéric Duthil reconnaissait avoir eu un peu de réussite… mais le talent n’appelle-t-il pas cette fameuse réussite qui mène souvent les régatiers à la conclusion victorieuse ?
Après des heures difficiles dans le chenal du Four, navigant contre le courant, dans peu de vent, les derniers de la flotte bénéficient à présent de meilleures conditions et se rapprochent de Perros Guirec qu’ils devraient avoir rallié pour l’essentiel avant la fermeture de la porte prévue à huit heures.

Au classement général provisoire complet de la Finale du Championnat de France de Course au Large en Solitaire à l’issue de la Route du Ponant, quatre bateaux sont détachés à moins de 40 points (et en 8 petits points entre eux) avant les dernières épreuves de Perros Guirec : Nicolas Troussel et Gildas Mahé sont en tête à égalité à 30 points devant Gildas Morvan et Armel Tripon dans un mouchoir de poche (36 et 38 points). Suivent aux 5e et 6 place Fred Duthil à 43 points et Thomas Rouxel à 46 points, alors que le 7e, Nicolas Lunven, est déjà à 60 points

Les commentaires à l’arrivée :

Frédéric Duthil (Distinxion) – Vainqueur de la Route du Ponant :« J’ai tout le temps eu de la pression, toujours un minimum de 3 à 4 nœuds, même quand les autres n’avaient plus rien. Je ne me suis jamais arrêté. Plus on était dans le Nord Ouest plus on se sortait facilement de la dorsale. Hier matin je ne voyais plus personne, j’ai commencé à me poser des questions. Cette course s’est jouée au passage de la dorsale. Au moment où tout le monde est rentré dans la zone de pétole annoncée, j’ai choisi de tracer ma route et je suis passé sur un seul bord. Après j’ai eu le courant tout le temps avec moi et je n’ai fait que creuser l’écart. J’ai certainement eu un peu plus de vent que les autres… et un petit peu de réussite !

Armel Tripon (Gedimat) – Deuxième de la Route du Ponant :« C’était une grande course ! Tout s’est joué la première nuit où j’ai délibérément choisi de partir à droite pour éviter la zone de pétole. Ca a payé au pointage du matin, les écarts étaient déjà fait. J’ai surveillé Nicolas mais il n’a jamais pu revenir sur moi et Frédéric était déjà loin. Plus on était à terre et plus on avait du vent. C’est étrange comme phénomène parce que ce sont des coups que l’on retrouve plutôt en Méditerranée et rarement en Atlantique. Je suis très content de ma course.

Gildas Morvan (Cercle Vert) – Quatrième de la Route du Ponant :«  Après le départ, je suis parti dans l’ouest, au large. Beaucoup de choses se sont jouées au niveau de Belle Ile en Mer. Il y avait une dorsale sur la zone qui devait donner de l’Ouest et en fait on a eu l’axe de ce phénomène et de la pétole. Les autres, ceux de terre, ont eu de l’air, du thermique de nuit sans doute. A l’arrivée à Penmarch’, les trois de l’Ouest avaient beaucoup d’avance. Je m’en sors bien en terminant en tête de mon paquet.

Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier) – Cinquième de la Route du Ponant :« C’était mou mais c’était bien ! La pétole, dans la remontée, n’a pas été facile à gérer. Je m’en sors bien en sortant très bien du paquet, tout comme Gildas Morvan, même si on arrive longtemps après les autres. Les autres ont du avoir moins de molle que nous. J’arrive à limiter la casse même si ce sont des concurrents directs qui sont juste devant moi. J’ai essayé de grappiller le moindre point, la moindre place…

Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires) – Sixième de la Route du Ponant :« C’était assez aléatoire la première nuit pour nous et les deux pour ceux qui étaient derrière. Ca s’est joué sur la risée qui vous tombe dessus ou pas. J’ai eu trois ou quatre heures de molle la première nuit. Certains ont retapé dans cette molle la deuxième nuit à Portsall. J’ai fait un super coup à la fin dans les cailloux entre Brignogan et l’île de Batz. Ca m’a permis de remonter quatre places.

Ordre d’arrivée des 10 premiers de la Route du Ponant

1 – Frédéric Duthil (Distinxion) 0h36
2 – Armel Tripon (Gedimat) à 2h16
3 – Nicolas Troussel (Financo) à 2h50
4 – Gildas Morvan (Cercle Vert) à 4h06
5 – Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier) à 4h13
6 – Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires) à 4h19
7 – Ronan Treussart (Goupe Céléos) à 4h26
8 – Vincent Biarnes (Côtes d’Armor) à 4h40
9 – Franck Le Gal (Lenze) à 4h51
10 – Alexis Loison (All Mer – Inéo Suez) à 5h15

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Grands noms à la Barcolana Cup

James Spithill
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En effet, trois nouvelles équipes rejoignent le circuit cette semaine et après les courses en flotte où les propriétaires seront à la barre, ce sont de grands marins professionnels qui prendront le relais pour le match racing. Ainsi, Dean Barker sur Team ES Bankers fera face à James Spithill sur Team Ceeref tandis que le médaillé Olympique, Mateusz Kusznierewicz sera sur Team Organika et Vincenzo Onorato, suite à sa victoire au Mondial de Farr 40, sera à la barre de Mascalzone Latino. La Barcolana Cup est la septième épreuve du circuit pour les RC44, qui est actuellement dominé par Chris Bake et Team Aqua devant Russell Coutts et Team Omega. Avec seulement neuf points d’écart entre les trois premiers du classement, tout reste à jouer. Début des hostilités demain (mercredi) avec une course en flotte, une deuxième confrontation, elle aussi en flotte, étant prévue samedi prochain, tandis que les duels devraient se disputer jeudi et vendredi. Et puis pour le plaisir, quelques RC 44 participeront également dimanche à la Barcolana Race, où plus de 2000 bateaux sont attendus sur la ligne de départ.

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Adrien Hardy en tête dans l’est

Brossard - Adrien Hardy
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Les concurrents les plus à l’Est, à l’instar d’ Adrien Hardy (Brossard) et Yann Riou (Caméléon) ont dû emprunter la "chicane" constituée par les îles de Teneriffe et Grande Canarie. Les deux hommes pointent ce matin en tête du classement général, au prix d’une route plus longue que celle suivie par le groupe situé plus à l’ouest et qui s’est lui, à l’instar du trio Le Blévec (Actual), Joschke (Degrémont-Synergie)- Desprées (Soltec), parfaitement recalé sur la route directe. Le vent est fort à l’est (40 noeuds enregistrés cette nuit entre les îles par les voiliers accompagnateurs), et la mer très croisée rend la vie certainement plus difficile pour le groupe Hardy.
Ils étaient nombreux les concurrents à parier dès le départ de Funchal sur un renforcement des vents par l’Est. S’attendaient ils à être à ce point cueillis par une telle accélération au large des côtes du Maroc et de la Mauritanie? Chargés à bloc de quelques 150 litres d’eau et de dizaines de kilos de nourriture, les Minis 6,50 souffrent dans un vent de Nord Est soutenu et sur une mer difficile. C’est donc au prix fort qu’Adrien Hardy et Yann Riou paient leur leadership. Un leadership que les partisans du passage dans l’Ouest des Canaries vont leur contester toute la journée dans des conditions de navigation au portant probablement plus confortables. Cette reconstruction de l’alizé aura prélevé son écot d’avaries sur la flotte. Trois homme sont à l’arrêt à Santa Cruz de la Palma, Raoul Cospen (Dalet Digital Media Systems), l’espagnol Nacho Orti (Medi-Valencia) et Laurent Bourgues (Adrenaline). Ils sont rejoints ce matin par Seb Gladu (Clichy sous bois). Quant à l’infortuné Laurent Emmanuel, il fait route sous gréement de fortune suite au démâtage de son Domaine des Thomeaux. Le Portugais Francisco Lobato (BPI) emmène la flotte des voiliers de Série, seulement 22 milles derrière Adrien Hardy. Il a zigzagé cette nuit entre les îles de La Gomera et Hierro. Hervé Piveteau (Jules Imprimerie cartoffset) préserve sa seconde place en plaçant résolument son Pogo 2 au plus près des côtes mauritaniennes.
A noter les beaux retours des deux concurrents malchanceux du départ, l’espagnol Alex Pella (Generalitat Valenciana), au chaud au coeur du peloton calé sur la route directe, et le Slovène Andraz Mihelin (Adria Mobil) désormais 13ème.

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Duthil devant Tripon et Troussel

Fred Duthil
DR

Leader depuis les premiers moments de cette course au large, le Costarmoricain Frédéric Duthil (Distinxion) conforte sa position et n’a de cesse depuis ces dernières heures de creuser l’écart sur ses poursuivants. Derrière lui Armel Tripon (Gedimat),Nicolas Troussel (Financo) ou Gildas Morvan (Cercle Vert) sont à ses trousses sur cette étape dotée d’un coefficient 2 et tentent de revenir sur le double vainqueur d’étape de la dernière Solitaire du Figaro.
Lundi soir, dans un vent de 10 nœuds prenant de l’ouest, les concurrents avec déjà à leur tête un Frédéric Duthil très en forme, étaient relativement groupés quelques heures après le départ donné au nord de l’île d’Yeu. La flotte des 20* marins se tenait alors en trois milles. Dans la nuit, Eole avait tendance à chuter et laissait aux stratèges de quoi jouer avec tous les atouts de la côte sud de la Bretagne. Si le skipper de Distinxion poursuivait sa belle cavalcade, tel n’était pas le cas d’Eric Drouglazet (Luisina), contraint à l’abandon après une chute douloureuse. Le Névésien ralliait dans la nuit son port d’attache, Port-La-Forêt et fera savoir dans les heures à venir s’il peut ou non revenir sur cette Finale du Championnat de France de Course au Large en Solitaire.
A Cap Caval, à deux milles dans le sud de la pointe de Penmarc’h, les écarts accentués par la nuit étaient mis en évidence au petit matin et Duthil pointait déjà 5,5 milles devant Armel Tripon et 8,5 milles devant Nicolas Troussel. Après les petits airs nocturnes, les solitaires bénéficiaient à nouveau de vents plus forts aux environs de 8 à 10 nœuds alors qu’un fraichissement était attendu. Les conditions de glisse devenaient alors quasi idéales au moment où la tête de la flotte passait à la Pointe du Raz… à 12h10 pour le premier. Frédéric Duthil passait alors à la pointe Bretagne sous spi dans 14 nœuds de vent quand les derniers pointaient tout juste à l’entrée de la baie d’Audierne. La renverse de courant, fatale aux navigateurs dans cette zone et leur infligeant la punition d’une attente de six heures pour retrouver un flux favorable, planait alors pour la fin de la flotte.
A 14h40, l’indétrônable Duthil passait la marque de la Valbelle située dans le chenal de Four, et y devançait ses poursuivants de près d’une heure… Derrière, Armel Tripon, Nicolas Troussel et Gildas Morvan pointaient, chacun bien détaché, quand un groupe de quatre solitaires emmenés par Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier) suivait lui en rangs serré du cinquième au huitième. Les positions données par les autres concurrents à l’occasion des vacations de sécurité permettaient à la direction de course d’extrapoler un classement alors que trois heures séparaient déjà le premier du dernier, Corentin Chenais (Scutum) au Raz de Sein.
A un peu plus de 65 milles de l’arrivée à Perros Guirec, la tête de course bénéficie toujours du courant pour glisser au largue serré sous spi avec 8 à 10 nœuds. La situation pourrait s’avérer plus compliquée pour le dernier tiers des solitaires qui pourrait lui se retrouver pénalisé par la marée. A partir de 20 heures le courant va s’inverser mais de manière moins significative et moins forte que ce que les solitaires ont connu au passage de la pointe de Bretagne.

Les deux premiers concurrents sont attendus entre minuit et deux heures du matin sur la ligne d’arrivée perrosienne… Il faudra attendre quatre heures du matin et le début de l’ouverture des portes du port pour voir les premiers concurrents débarquer.

* Ils ne sont désormais plus que 20 en course, Hugo de Pavant (Boozy and the Kikouyous) ne disputant que le Grand Prix de Vendée. Le nombre d’inscrits comptabilisé pour l’établissement du Classement du Championnat de France de Course au Large en Solitaire reste cependant à 21.

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Avantages pour Hardy et Le Blevec

yves le blevec mini 6
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Les Iles Canaries sont bel et bien dans le sillage de la majorité de la flotte, mais cela n’est pas sans bobo. 40 nœuds entre les îles glissait le bateau accompagnateur Max Havelaar dans la nuit… Accélération du vent dans les canaux, mer croisée, nuit noire et vent montant dans les tours au rythme des passages nuageux : la fin de la journée d’hier et la nuit ont été difficiles à gérer pour certains. Bien évidemment, les « premiers servis » ont été ceux de l’option Est qui se devaient de glisser entre les îles. Domaine des Thomeaux, skippé par Emmanuel Laurent, se retrouve mât cassé juste au-dessus du premier étage de barre de flèche, en fin de journée hier. Emmanuel fait route sur Santa Cruz de Palma et devrait arriver dans le port espagnol dans quelques heures. Il y retrouvera Orti Nacho (Medi-Valencia) qui a connu des problèmes de pilote, Laurent Bourgues (Adrénaline) et Raoul Cospen (Dalet Digital Medias Systel) qui ont cassé leur bout-dehors. Tous les trois devraient quitter le port Espagnol dans quelques heures. Avarie également pour Sébastien Gladu (Clichy sous bois, Clichy sur l’eau) qui a cassé son safran tribord. Sébastien essaye de rallier Santa Cruz de Palma pour réparer. Jonas Gerckens (P’tite Lola à donf) connaît également des problèmes avec un ballast explosé et un problème de pilote. Il fait demi-tour et tente de rallier la pointe sud de l’île de Tenerife distante de 65 milles pour tout remettre en état. Enfin, Hugo Ramon (Volkswagen sailing experience) suit également un cap (84°) synonyme de problème, soit de pilote ou de bout-dehors. Il est actuellement à 10 milles dans le sud de l’île de Hierro. À suivre également Rémi Daudin (Deolen) qui doit connaître un problème compte tenu de sa faible vitesse. Un bateau accompagnateur est actuellement en route pour essayer d’établir un contact VHF.

Au final : quelques bobos avec ce régime d’alizés un peu plus musclé que prévu. Il faut souligner et rappeler que les bateaux sont également en configuration « traversée de l’Atlantique » soit avec 120 à 150 litres d’eau douce embarquée et 30 à 40 kilos de nourriture pour les 20 jours de mer estimés. Pour des bateaux menés en solitaire, il faut imaginer qu’ils ont à bord en ce moment l’équivalent d’un skipper et de deux équipiers ! Autant dire que les déplacements s’en font ressentir et les efforts sont permanents sur le gréement, surtout dans des conditions de vent irrégulier et dans une mer pour le moment mal ordonnée.

Cela fume sous les étraves…Malgré ces conditions de navigation musclées, Adrien Hardy (Brossard), Yves le Blévec (Actual), David Sineau (Bretagne Lapins), Yann Riou (Caméléon) et Fabien Després (Soitec) font parler la poudre et trustent le haut du classement. 11, 12 voir 13 nœuds de vitesse… On imagine les deux ris dans la grand-voile et le petit spi en l’air sans oublier les embruns qui recouvrent le pont. Le but du jeu : ne pas planter l’étrave, ne pas s’arrêter net et ne pas coucher le bateau dans un départ au tas qui peut mettre à mal nombre de bout-dehors et autres spis. Adrien Hardy est en tête au classement de 14h00, heures françaises et continue de glisser dans l’Est. Il doit avoir plus de pression que ses amis de l’Ouest, sachant que c’est Yann Riou qui glisse le plus près des côtes africaines. Il est actuellement à 100 milles de la Mauritanie et affiche des vitesses « affolantes » avec plus de 13 nœuds régulièrement. À l’opposé, le plus à l’Ouest est Kristian Hajnsek (Adria Mobil) qui pointe 10e au général. On compte ce soir un décalage en latéral de 250 milles entre Yann et Kristian. Dernière indication et non des moindres : l’archipel du Cap-Vert est à 500 milles dans les étraves et pourrait, à ces vitesses, être atteint dans deux jours. Il semblerait que l’alizé devrait quelque peu faiblir dans le Sud Canaries (lire Météo), à suivre…

Francisco, 4e toutes catégories… Francisco Lobato (BPI) fait également parler la poudre et rivalise avec les meilleurs prototypes. 1er Série au classement général du jour, il est également et surtout 4e au Général. Francisco est bord à bord avec David Sineau et affiche des plus de 9 nœuds de vitesse moyenne. 41 milles d’avance le séparent du 2e en Série, Hervé Piveteau (Jules-Imprimerie Cartoffset) et il compte 47 milles d’avance sur Stéphane Le Diraison (Cultisol-Institut Curie). Superbe performance du Portugais qui arrive à tenir la pression, dans tous les sens du terme !

Questions pour ce qui est d’Isabelle Joschke (Degrémont-Synergie) et Sam Manuard (Sititing Bull) qui glissent et descendent dans le classement. Isabelle est passée depuis le début de la journée de la 3e à la 7e place au général. Une question de vitesse bien évidemment qui semble directement liée à un problème technique rencontré. Lequel ? Nul ne sait. Même constatation pour Sam Manuard qui voit ses performances tomber : 4e hier, Sam a glissé ensuite à la 7e, puis à la 10e et enfin à la 11e place. Cette perte de vitesse n’empêche pourtant pas ces deux là, respectivement vainqueur et 3e de la première étape de progresser dans la bonne direction. À suivre…
(source PG/GPO)

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SmartRigging : un gréement PBO pour Athos.

Athos - SmartRigging
Athos - SmartRigging

SmartRigging, spécialiste hollandais en gréements de compétition, annonce qu’il fournira le gréement PBO de la goëlette de 204 pieds « Athos », actuellement en construction en Hollande. Ce sera le plus important projet au monde concernant la pose de gréements dormants ultra légers, solution révolutionnaire proposée par SmartRigging dès 2005.
Le projet Athos a déjà impliqué certains des plus grands noms de l’industrie nautique hollandaise. Dessiné par Andre Hoek, la goëlette en aluminium est construite chez Holland Jachtbouw. Elle sera équipée de mâts carbone Rondal et SmartRigging vient de rejoindre l’équipe afin de garantir à Athos les meilleures performances possibles.

A son lancement début 2009, Athos sera la plus grande goëlette privée du monde. Le gréement installé permettra une économie de poids de 80% comparé aux méthodes traditionnelles. Athos bénéficiera ainsi de l’expérience de SmartRigging acquise sur une large gamme de voiliers de la Coupe de l’America ou de la course au large.

« Le propriétaire d’Athos a choisi de travailler avec nous pour notre haute expertise dans le domaine des gréements ultra légers », explique Rinze van der Schuit, Directeur Général de SmartRigging. « Le coût n’entrait pas en ligne de compte : le projet Athos allait très loin au niveau design et technologie, il devait en être de même pour le gréement. »

Source SmartRigging
www.smartrigging.com

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