Accueil Blog Page 173

Mini-Transat. Qui sont les favoris ?

Copyright : Vincent Olivaud I La Boulangère Mini Transat - Léo Bothorel - (987 Les Optimistes - Secours Populaire 17)

La Mini-Transat reste une aventure pour beaucoup mais pour certains c’est aussi une marche pour rentrer dans la course au large et se fire un nom. En Proto comme en Série difficile de dire qui va l’emporter !

« Pour gagner, le premier truc, c’est d’arriver », rappelle Léo Bothorel (987 – Les Optimistes – Secours Populaire 17), assurément l’un des grands favoris de cette 24e édition chez les Série après avoir notamment remporté la Plastimo Lorient et la Les Sables – Horta – Les Sables en 2022, mais aussi la Puru Transgascgone cette saison. « Je travaille depuis quatre ans sur ce projet mené en double avec Romain Le Gall dans le but d’être le plus prêt possible au départ. Je vise clairement le podium. Il n’y a rien pour quoi je me dis « mince, j’aurais dû » ou « j’aurais pu ». Je pense avoir réussi à réunir les conditions pour me battre à armes égales avec les autres prétendants au podium », relate le Rochelais, bien conscient toutefois que ces derniers sont nombreux. Entre dix et quinze selon les pronostiqueurs. Parmi ceux que l’on peut citer sans se tromper, on peut notamment évoquer Thomas André (929 – Diwan), Ulysse David (1025 – Le Mini S’Capa), Hugues de Prémare (1033 – Technip Energies – International Coatings), Damien Fleury (947 – Utopik Recherche Partenaires), Bruno Lemunier (893 – Kalisto & Aerofab), Félix Oberlé (1028 – Mingulay), Yaël Poupon (1051 – Bihannic – Allentis), Adrien Simon (1038 – Faun) ou encore Djemila Tassin (992 – Antistene). « Le niveau est très homogène. On va évidemment retrouver ceux qui se sont d’ores et déjà affirmé sur les courses d’avant-saison mais on va aussi, à coup sûr, en découvrir d’autres qui vont se révéler au large », assure Léo Bothorel.

Des statuts assumés
Un sentiment partagé par Thomas André. « Hormis quelques-uns comme Djemila qui a déjà participé à la course il y a deux ans, on est nombreux à partir un peu dans l’inconnu. On ne sait pas encore ce que c’est de prendre les grains, de jouer les bascules ou d’être écrasé de chaleur dans les alizés. C’est quand même un peu spécial de ne pas savoir vraiment à quoi s’attendre ! », détaille le Brestois, issu de la voile olympique et donc, par définition, doté d’un sens aigu de la compétition. « A date, je ne me suis encore jamais lancé dans un projet sportif sans être engagé pour la victoire. Pour moi, il est important de prendre le départ de cette La Boulangère Mini Transat en étant convaincu de pouvoir jouer la gagne », commente l’ancien champion de 470, en ce sens, rejoint d’une certaine manière par Ulysse David. « Partir avec l’étiquette de favori, c’est avoir déjà fait une bonne partie du chemin. Cela veut dire que l’on a un bateau prêt et que l’on a montré des qualités lors des épreuves de préparation. En somme, c’est bon signe ! », commente de son côté le parisien, 3e de la Mini en Mai et 4e de la Les Sables – Les Açores – Les Sables en 2022, mais également 2edu Trophée Marie-Agnès Péron et de la Puru Transgascogne cette saison. « Maintenant, c’est entre Les Sables d’Olonne et Saint-François que ça va se jouer. Il va falloir composer au mieux avec la météo et on sait qu’en Mini, ce n’est pas toujours ce que l’on a de plus précis et de plus fiable à bord. Ce qui est certain, en tout cas, c’est que ça va être une chouette course ! », assure le skipper du plan Raison Le Mini S’Capa qui s’attend à régater au contact, tout comme Adrien Simon. « On se connait tous. On bataille ensemble depuis deux ans. On sait qui va vite et qui est capable de jouer devant », assure l’ancien membre de l’équipe de France de 29er qui reconnait que terminer dans le Top 10 des bateaux de Série lors de cette édition sera déjà un tour de force au vu du plateau. « Ce qui fera la différence ? Il ne faudra rien casser et ne rien lâcher. Le niveau d’engagement des uns et des autres sera à coup sûr déterminant ! »

Du grand match à venir
Du côté des Proto, le match s’annonce tout aussi disputé avec, là encore, une dizaine de favoris. En tête de liste, Federico Waksman (1019 – Repremar – Shipping Agency Uruguay), auteur, cette saison, d’un presque sans-faute avec trois victoires et deux deuxièmes places sur l’ensemble des cinq courses auxquelles il a participé. « Je suis prêt mais je n’oublie pas qu’en course au large, tout peut arriver. Je l’ai d’ailleurs bien vu lors de ma première participation il y a deux ans (21e en Série). Il y a beaucoup de skippers talentueux mais aussi des bateaux très performants sur cette édition. Certains qui ont prouvé qu’ils étaient plus rapides que le mien. En conséquence, il est difficile de faire des pronostics », annonce l’Uruguayen qui pourrait devenir le premier représentant de son pays et même le premier Sud-Américain à inscrire son nom au palmarès de l’épreuve. Reste que ça se bouscule méchamment au portillon. Ses principaux rivaux seront très certainement Julien Letissier ((1069 – Frérots Branchet), Robinson Pozzoli (1026 – Uoum), Laure Galley (1048 – DMG MORI Sailing Academy 1), Marie Gendron (1050 – Léa Nature) mais aussi Caroline Boule (1067 – Nicomatic) et Carlos Manera Pascual (1081 – Xucla), tous les deux équipés de bateaux à foils, sans oublier Jacques Delcroix (753 – Actual), Uros Krasevac (759 – Ashika II) et Hubert Maréchal (787 – Osons Ici et Maintenant), susceptibles de leur tenir la dragée haute avec leur « bouts pointus ». « Parmi les prétendants à la victoire, nous sommes quatre à avoir déjà l’expérience de la course, en 2019 ou 2021 : Marie, Federico, Carlos et moi. Cela nous permet de savoir que les retournements de situation risquent d’être nombreux et que tant que la ligne ne sera pas franchie, il y aura moyen de revenir ou, à l’inverse, de se faire rattraper. Le terrain de jeu est immense. Les bateaux sont très différents mais finalement très proches en termes de performance, avec chacun leurs atouts et leurs points plus faibles. Tout cela promet de la belle bagarre. Sans doute même une belle séance de match-racing au milieu de l’Atlantique ! Ça va être un régal ! », assure Julien Letissier qui s’attend, comme beaucoup, à ce que le classement se joue à la minute près.

Du match racing à l’échelle Atlantique
De fait, les écarts sur les courses d’avant-saison, à l’image du Trophée Marie-Agnès Péron ou de la Plastimo Lorient se sont même joués à la seconde. « A celui qui est aujourd’hui capable de donner le podium, je lui tire mon chapeau et ça tombe bien car si le match était plié avant même le départ, ce ne serait assurément pas drôle. En 2022, Pierre Le Roy (le vainqueur de la dernière édition, ndlr) écrasait encore un peu tout le monde mais depuis, chacun a bien bossé et le niveau est monté d’un gros cran. Les arrivées, cette saison, se sont effectivement souvent jouées à la photo finish », confirme Laure Galley qui pourrait, pour sa part, devenir la première femme à s’imposer dans l’épreuve. « On peut s’attendre à ce que ça bataille jusqu’à la fin ! », avance la skipper Rétaise, compétitrice dans l’âme et rompue à l’exercice de la régate au contact. « Chacun à ses qualités. Pour ma part, je n’ai pas laissé beaucoup de place au hasard dans mon projet. Mon bateau est le fruit de toute l’expertise que j’ai pu acquérir sur le circuit Mini 6.50 ces cinq dernières années. Je n’ai jamais été aussi bien préparé et aussi prêt. Il va clairement y avoir une grosse bagarre. La victoire est un objectif mais prendre un maximum de plaisir lors de la traversée en est un également, et en général ils vont de pair ! », termine Carlos Manera Pascual. Alors, les favoris arriveront-ils à tenir leur rang ? Qui parviendra le mieux à déjouer tous les pièges de l’Atlantique ? Pour l’heure, impossible de répondre. Une première tendance se dessinera à l’issue de la première étape aux Canaries début octobre, et le résultat final sera connu début novembre, à Saint-François. En attendant, les paris sont ouverts !

- Publicité -

Défi Azimut. Voie d’eau à bord de Nexans – Arts&Fenêtres

Fabrice Amedeo et son co-skipper Andréas Baden sur l’Imoca Nexans – Art&Fenêtres font route vers Lorient. Ils ont une importante voie d’eau à l’intérieur du bateau au niveau du puits de dérive.

« En fin de nuit, la trappe de visite de mon puits de dérive bâbord a lâché, provoquant ainsi une importante voie d’eau à bord. Nous avons réussi à immobiliser le bateau pour tout vider et tenter une réparation de fortune. Il est peu probable que celle-ci tienne dans les conditions de mer actuelles sur le golfe de Gascogne, » raconte le skipper trinitain dans son message, qui préfère jeter l’éponge compte tenu de la prochaine échéance océanique qui l’attend, avec le départ dans quelques semaines de la Transat Jacques Vabre.

« Nous avons décidé de rentrer vers Lorient pour finir de préparer notre bateau qui n’a pas encore connu de conditions engagées du fait de sa mise à l’eau cet été. Le Défi Azimut est une course de préparation : poursuivre le parcours à faible allure n’avait pas grand sens. Nous allons nous remettre au travail pour repartir en entraînement au large dès la fin de la semaine, » ajoute Fabrice Amedeo.

 À 9h30, ce matin  Nexans – Art&Fenêtres pointe à 120 milles dans le sud-ouest de Lorient dans un vent de nord-ouest de Lorient. Il est attendu d’ici la fin de journée à bon port, au ponton de La Base.

- Publicité -

Défi Azimut. Démâtage de Corum, abandon de Stand As One

Le défi des 48H Azimut s’annonçait toniques. Il n’épargne pas la flotte des 33 Imoca qui ont pris le départ de cette boucle de 48h au départ de Lorient. Coup dur pour Nicolas Troussel dont le bateau a démâté à quelques semaines du départ de la Transat Jaques Vabre.

Le bateau CORUM L’Épargne a démâté cette nuit a 80 miles d’Audierne, dans le Sud Ouest de la pointe bretonne. L’avarie est survenue vers 1h30, soit un peu plus de 12h00 après le départ de Lorient des 48h00 Azimut. Le voilier venait de passer la seconde marque de parcours et évoluai tdans des conditions maniables avec un vent de 25 nœuds et une mer formée. L’équipage, composé de Nicolas Troussel et Benjamin Schwartz et de Tanguy Conq, le mediaman, va bien et n’a pas demandé assistance. La direction de course a aussitôt informé les autres concurrents afin d’éviter une collision.

Eric Bellion et Martin Le Pape ont averti la direction de course à 3h40 cette nuit de leur abandon de l’épreuve des 48h Azimut. Ils rencontrent depuis le début de la course des problèmes d’électronique au niveau du pilote automatique et de la réception des données météos, ce qui ne leur permettent pas de continuer la course sereinement. Les deux skippers et l’OBR vont bien et font donc route vers Lorient où devraient y arriver en fin de matinée. « C’est la première fois que je vais dire cette phrase de toute ma carrière de marin : STAND AS ONE abandonne. Ca fait des heures qu’on se bat avec des ennuis de pilotes et de données de vents, on n’a rien ! On a subi plusieurs vracs, bateau en travers de la piste, mât dans l’eau, on veut préserver le bateau et continuer la saison, on fait route vers Lorient. On a encore du travail, on reviendra encore plus fort. »

- Publicité -

Imoca. 48 Heures Azimut toniques !

Mark Loyd / IMOCA

Du vent, de la mer, du près, du reaching, du vent arrière … Ce sont des conditions toniques et variées qui attendent les 34 tandems engagés à partir de jeudi 12h30 où retentira le coup de canon des 48 Heures Azimut. Première réunion du plateau IMOCA au grand complet, cette épreuve de 628 milles très attendue, a la saveur des grandes premières et s’annonce passionnante. Présentation sur le papier d’un plateau exceptionnel avant ce test grandeur nature.

Comme chaque année, le Défi Azimut – Lorient Agglomération est l’occasion de mettre un peu d’ordre dans la feuille de match sans cesse renouvelée de l’IMOCA. La saison 2023 a vu l’arrivée de plusieurs nouveaux plans et certains d’entre eux ont déjà marqué les esprits.

Dernier plan Verdier en date, Macif Santé Prévoyance est un concentré de talents, à commencer par celui de son skipper Charlie Dalin, double tenant du titre du Défi Azimut qui avait su faire d’Apivia la référence de la génération 2020. Un mois après sa mise à l’eau, Dalin, bien accompagné par Pascal Bidégorry, remportait au nez et à la barbe de Yoann Richomme la Rolex Fastnet Race. Le double vainqueur du Figaro, associé à Yann Eliès (qui compte trois Solitaires à son palmarès…) dispose quant à lui d’une plateforme innovante, façonnée selon sa vision de l’IMOCA par le tandem Antoine Koch et Finot-Conq. Là aussi, la bête semble bien née, et n’a pas connu les problèmes de structure de For People, dessiné par le même tandem d’architectes : « Nous avions eu un pépin sur la Bermudes 1000 Race et renforcé Paprec-Arkea avant le Fastnet, explique Yoann. « Thomas pensait faire cette mise à jour après la course… Du coup, nous n’avons pas eu les mêmes soucis que lui et avons pu découvrir des cas de charges pendant le Fastnet que l’on ne soupçonnait pas. Les nouveaux foils permettent de voler au près plus gités et les impacts se déplacent du fond de coque aux bordés. Nous avons donc encore renforcé le bateau sur ces parties ! »
Laissant son nouveau destrier aux bons soins de son chantier jusqu’à début octobre, Thomas Ruyant embarque donc aux côtés de Sam Goodchild sur For The Planet. On peut compter sur ce binôme pour mener à 100% le bateau qui détient le doublé Route du Rhum-Transat Jacques Vabre aux mains de Thomas… Un étalon qui peut donc prétendre à la victoire. Tout comme Charal qui a une petite revanche à prendre sur le Fastnet où, suite à des soucis de voile d’avant, il n’a accroché les meilleurs qu’en début de course. On sait le plan Manuard redoutable, notamment à toutes les allures de puissance, et on peut compter sur l’énorme expérience du duo Beyou-Cammas pour en tirer le meilleur.

Photo : Christian Roche

Un paquet d’outsiders…

Sur le papier, ces quatre IMOCA semblent un peu au-dessus du lot, mais avec les conditions musclées attendues sur les 48 heures, chaque petite erreur ou souci technique sera mis à profit par la concurrence.
Et quelle concurrence ! Il faut d’abord compter sur les bateaux issus de l’Ocean Race : Avec plus de 30 000 milles au compteur sur toutes les mers du monde, Biotherm (Paul Meilhat et Mariana Lobato) et Malizia – Sea Explorer (Boris Herrmann et Will Harris) n’auront sans doute pas d’état d’âme dans les conditions annoncées. « Le Défi Azimut est un carrefour passionnant, dit Antoine Mermod, président de la classe IMOCA. C’est la première confrontation qui réunit en 2023 tout le plateau et va permettre d’établir une première hiérarchie »
Une hiérarchie que pourraient venir troubler de nombreux autres duos très affûtés, au premier rang desquels ceux d’Initiatives-Cœur (Sam Davies et Jackson Bouttell), de V and B – Monbana – Mayenne (Maxime Sorel et Christopher Pratt), de l’Occitane en Provence, l’ex-Apivia de Clarisse Crémer et Alan Roberts qui dispose de plus grands foils avec sa clause d’antériorité. Attention aussi à Teamwork (Justine Mettraux et Julien Villion) qui joue toujours placé sans oublier Maître Coq V. Remis de l’accident qui l’a éloigné des pontons pendant plus de deux mois, Yannick Bestaven pense « qu’il y a très peu de différences entre une dizaine de bateaux qui peuvent viser le podium. Certains sont peut-être sortis plus légers que d’autres mais sont obligés de renforcer. Les écarts se lissent et c’est une chose de bien figurer pendant 48 heures, ç’en est une autre de tenir la cadence sur trois mois » rappelle le vainqueur du dernier Vendée Globe, qui s’élance demain aux côtés du rochelais Julien Pulvé.

… et de poils à gratter !
Quid enfin dans ce paysage des IMOCA les plus récents du tout dernier mis à l’eau ? Stand as One mené par Eric Bellion, épaulé par Martin Le Pape qui amène l’énergie de la jeunesse et son savoir-faire de figariste, est un vrai pari architectural. Que donnera le design frugal assumé du plan Raison, dépourvu de foils face aux meilleurs bateaux volants ? « Il ne faut pas nous attendre au tournant ! prévient Martin sur le pont de l’IMOCA aux formes de scow qui tire sur ses amarres à Lorient La Base. La question, c’est d’abord de quantifier ce que l’on perd au reaching par rapport au foilers dans la brise et pour ça, les 48 heures vont être instructives. Pour le reste, il nous faut du médium et surtout du VMG portant pour pouvoir valoriser les qualités du bateau… » C’est précisément ce qui attend les IMOCA après la deuxième marque du parcours et il restera alors aux bateaux moins puissants encore 400 milles pour espérer se refaire.

Le Défi Azimut-Lorient Agglomération sera aussi l’occasion d’étalonner le nouveau potentiel d’IMOCA largement transformés. C’est le cas de Groupe Apicil (Damien Seguin et Laurent Bourguès) et de Prysmian Group (Giancarlo Pedote et Gaston Morvan), deux plans VPLP-Verdier 2015 largement upgradés avec grands foils, et changement d’étrave, mais également de DMG Mori skippé par Kojiro Shiraishi. « 5 mètres d’étrave ont été refaits sur le bateau et nous disposons maintenant de foils VPLP de dernière génération » précise son équipier Benoit Mariette qui «espère beaucoup dans ces modifications pour être au niveau ». Même pari sur Corum l’Epargne (Nicolas Troussel et Benjamin Schwartz). Changement de foils, nouveau fond de coque, structure revue, … on peut dire que Nicolas Troussel sera allé au bout du plan Kouyoumdjian qu’il cherche à mettre à niveau depuis trois ans.

Le match des bateaux à dérives
S’ils n’ont pas de classement dédié, les bateaux à dérives dont les actes de naissance s’étalent de 2006 à 2011 forment une catégorie à part dont l’intérêt sportif n’a rien de mineur. Les bateaux sont proches, mais les CV sportifs de leurs skippers plus hétéroclites. En pointe de cette catégorie, Tanguy Le Turquais, associé à Félix de Navacelle sur Lazare, auront fort à faire contre Louis Duc et Rémi Aubrun (Fives Group-Lantana Environnement), Sébastien Marsset et Sophie Faguet (Foussier – Mon Courtier Energie), sans oublier Benjamin Ferré et Pierre Le Roy qui disposent probablement du meilleur bateau de cette génération « dérives » avec Monnoyeur-Duo for a Job, l’ex MACIF, vainqueur du Vendée Globe 2012 . Gros test aussi pour Manu Cousin et Clément Giraud qui ont achevé la transformation de leur vieux plan Farr, Coup de pouce-Giffard Manutention. Mât et dérives reculés, ballasts transformés, nouveaux safrans…

Bref, ça ne chôme pas en IMOCA, et chacun dispose de 48 heures pour rendre la meilleure copie possible !

Ils ont dit :

Justine Mettraux (TeamWork) : « On sait que cela ne va pas être très long. On attend du vent jusqu’au waypoint dans le sud du Gascogne, jusqu’à la fin de journée du vendredi. Les conditions seront surtout fortes au départ, puis au portant, mais ce sera plus maniable. On essaye de bien préparer le bateau, de bien checker plein de petites choses qui peuvent compter. Ces derniers mois, c’était très light en Bretagne, et la plupart d’entre nous n’a pas navigué dans de l’air ces derniers temps. Cela va nous faire un bon changement de mode, et nous remettre la tête dedans en vue de la Transat Jacques Vabre. On attend les mises à jour de la météo de ce soir et demain matin, qui nous permettront d’y voir plus clair. Notamment pour aborder le départ avec beaucoup de bateaux, avec peu de marge de manœuvre. »

Sébastien Marsset (Foussier – Mon courtier Energie ) : « On a besoin de ces conditions musclées pour se préparer au Vendée Globe et aux autres courses. On fait un sport, où ce sont les contraintes météo qui mènent le jeu, et j’ai un bateau robuste pour la brise. Le Défi Azimut – qui alterne une large palette d’angles et de forces de vent sur des bords assez longs avec des manœuvres qui peuvent coûter cher -, est la course idéale pour bien travailler sa garde-robe. Je ne ne suis pas très riche en voiles, et j’espère en tirer des enseignements pour faire évoluer la mienne en vue du Vendée Globe, qui reste mon objectif principal. Les années en double sont plus difficiles pour les bateaux d’ancienne génération comme le mien, face à des foilers qui peuvent être poussés au maximum de leur potentiel ; ce qui n’est pas forcément le cas sur un tour du monde en solitaire. Mais je compte bien m’étalonner face aux bateaux à dérives qui font référence. Il faudra être vigilant dans l’enchaînement des voiles, sachant que dans ces ces conditions les galères arrivent plus rapidement, qu’elles soient dues à de la casse matérielle ou à une erreur humaine. »

Nicolas Troussel (Corum L’Épargne) : « Ce ne sera pas la tempête non plus. Je suis vraiment très content de pouvoir continuer de bien prendre en main le bateau dans ces conditions et de l’étalonner sur ce super parcours. Dans sa V2, c’est un bateau très différent en termes de comportement. De disputer une course en flotte, cela va nous permettre de gagner en connaissance. La confrontation aux autres, c’est vraiment tout l’enjeu de cette compétition, et le meilleur exercice pour trouver les bons réglages On s’attend à connaître des pointes de vitesse intéressantes. Et c’est vrai qu’au début il ne sera pas forcément facile de trouver un peu de sommeil ; et qu’à l’arrivée, on sera bien rincés. »

Yoann Richomme (Paprec-Arkea) : « Nous avons eu une petite casse sur la Bermudes 1000 race. Paprec-Arkea a donc été renforcé avant le Fastnet, explique Yoann, et Thomas pensait faire cette mise à jour après la course… Du coup, nous n’avons pas eu les mêmes soucis que lui et avons pu découvrir des cas de charges pendant la course que l’on ne soupçonnait pas. Les nouveaux foils permettent de voler au près plus gités et les impacts se déplacent du fond de coque aux bordés. Nous avons donc encore renforcé le bateau sur ces parties ! Sur ces bateaux en composite, quand la structure commence à être touchée, les conséquences arrivent en cascade, c’est un peu comme si un mur porteur de ta maison se casse la figure. Les renforts que nous avons posé, les bateaux de l’Ocean Race les ont aussi intégré, personne n’y échappe Les 48 Heures sont un test de plus et nous avons énormément de chance car comme sur la Bermudes 1000 Race et le Fastnet, il va y avoir du vent alors que le reste de l’année a été très calme. On aurait pu arriver au départ de la transat Jacques Vabre avec le bateau en version 1 et tout casser à ce moment-là »

Yannick Bestaven (Maître Coq V) : « Je me suis fait un peu peur lors de on accident et j’ai beaucoup souffert pendant trois mois. Là, je me sens en pleine forme et j’ai une grosse envie de naviguer. Je ne suis pas plus inquiet que ça sur les progrès du bateau car il n’a jamais cessé de naviguer avec l’équipe. Je me sens outsider, c’est une position que j’aime bien. Je pense qu’il y a très peu de différences entre une dizaine de bateaux qui peuvent viser le podium. Certains sont peut-être sortis plus légers que d’autres mais sont obligés de renforcer. Les différences se lissent et c’est une chose de bien figurer pendant 48 heures, ç’en est une autre de tenir la cadence sur trois mois. Personne ne pourra mener nos bateaux à 100% sur la distance. Il faudra être bon au bon moment »

Martin Le Pape (STAND AS ONE) : « Il ne faut pas nous attendre au tournant ! La question, c’est d’abord de quantifier ce que l’on perd au reaching par rapport au foilers dans la brise et pour ça, les 48 heures vont être instructives. On sait déjà avec les stages de Port La Forêt, l’écart peut être important car les tous nouveaux bateaux parviennent à voler au près en navigant un peu plus bas. Comme la course part au près et au reaching, le format 48 heures risque d’être pénalisant pour nous mais nous pourrons essayer de nous refaire et de rattraper quelques foilers au portant VMG qui est notre allure favorite. Stand as one est très léger et simple à faire marcher, plus rapide sur le papier aux allures de puissance que les autres bateaux à dérives grâce à ses formes de coque (scow). Nous avons fait 2500 milles avec ldepuis sa mise à l’eau en juin mais c’est la première course et nous avons hâte de nous confronter ».

Source: Azimut

- Publicité -

Vendée Globe. Une nouvelle étrave sur le bateau de Benjamin Dutreux

Après un break d’un mois bien mérité à l’issue de six mois de compétition d’une rare intensité autour du globe dans le cadre de The Ocean Race, le team GUYOT environnement – Water Family a entrepris un chantier d’envergure, début août. Un chantier d’entretien courant mais aussi, et pour la première fois, de développement. A la clé : un nouveau bout dehors, de nouveaux safrans, un fond de coque renforcé et une nouvelle étrave de type « scow ». Des évolutions importantes menées dans le but, évidemment, de gagner, encore et toujours, en performance. Des changements que Benjamin Dutreux, mais aussi son co-skipper de la Transat Jacques Vabre Normandie – Le Havre, Corentin Horeau, tout juste sacré grand vainqueur de la Solitaire du Figaro Paprec, vont éprouver dès la semaine prochaine, à l’occasion de leur parcours de qualification à la fameuse Route du Café.

Si une pause s’est imposée après The Ocean Race, ces dernières semaines se sont déroulées tambour battant pour le team GUYOT environnement – Water Family. « Début août, nous avons lancé un gros chantier de fiabilisation mais aussi de développement avec une équipe espagnole », explique Benjamin Dutreux dont le but était naturellement de tirer parti de l’incroyable expérience engrangée lors du tour du monde. « Dans un premier temps, nous avons réorganisé l’équipe autour du prochain objectif : la Transat Jacques Vabre. Dans un second temps, nous avons fait en sorte de faire progresser le bateau techniquement en nous appuyant sur nos retours de sept mois intenses de navigation autour du monde», détaille le Sablais dont l’équipe technique, avec en tête de cordée Thomas Cardrin et Charles Drapeau, a travaillé en étroite collaboration avec le cabinet VPLP Design puis le chantier Espagnol Biscay Composites. « Ainsi, au-delà de l’entretien courant de la machine, nous avons procédé à l’installation d’un nouveau bout dehors et de nouveaux safrans. Nous avons également renforcé le fond de coque puis nous avons découpé l’ancienne étrave sur trois mètres pour en installer une nouvelle de type « scow », c’est-à-dire plus ronde et avec un nez plus haut », détaille le marin qui avait, initialement, envisagé cette évolution majeure l’hiver prochain, mais qui a profité de l’expertise et de la redoutable efficacité des hommes du chantier Cantabre pour effectuer ces avancées en un temps très court.

« Un chantier qui donne des ailes »
« Tout le monde s’est énormément investi et le travail qui a été fait l’a non seulement été dans un temps presque record, mais aussi de manière remarquable », note Benjamin soulignant par ailleurs que si l’avant de la coque a été modifié, il l’a été à partir de données d’ores et déjà éprouvées par de nombreux autres teams de la classe IMOCA. « Il ne s’agit en effet pas de quelque-chose de nouveau mais d’une forme qui a fait ses preuves », détaille le skipper de GUYOT environnement qui avait tiré le constat, lors de sa circumnavigation, que son monocoque avec une tendance à l’enfournement et peinait à décoller dans le vent médium. « Ce chantier, d’envergure, redonne des ailes à l’ensemble de l’équipe qui se réjouit de continuer d’aller de l’avant », souligne Benjamin Dutreux, à présent impatient, forcément, d’aller tester la manière dont se comporte son bateau dans sa nouvelle version. Le programme ? Dans la foulée de la mise à l’eau, prévue ce mardi 19 septembre, le team entamera les premières navigations techniques puis dès la semaine suivante, Benjamin et Corentin Horeau, auteur d’une éclatante victoire dans la très exigeante Solitaire du Figaro Paprec il y a tout juste quelques jours, feront en sorte de valider leur qualification pour la Transat Jacques Vabre Normandie – Le Havre. « Je redoutais de manquer un peu de niaque en retournant si vite sur l’eau après ce tour du monde en équipage mais c’est tout le contraire ! », termine le Vendéen, plus que jamais animé par l’envie de réaliser de belles choses et de revenir plus fort en tirant profit des apprentissages humains, techniques et sportifs de The Ocean Race.

Agir à la source avec la Water Family
Depuis plus de 7 ans, Benjamin est un ambassadeur actif de l’association Water Family – Du Flocon à la Vague. La mission principale du skipper, de son équipe et de ses partenaires est d’agir à la source en éduquant à la préservation de l’eau de notre santé et de l’ensemble du vivant.
« Même si la Water Family a voyagé avec nous pendant The Ocean Race grâce à une collaboration avec la course et la création d’un jeu pédagogique destiné aux enfants, nous avons hâte de retourner sur le terrain à leur côté », explique Benjamin.
Au programme :
Une odyssée des juniors co-organisée entre le team sportif et l’association le 28 septembre prochain avec la sensibilisation d’une soixantaine de scolaires sur l’esplanade du Vendée Globe.
La présence de la Water Family sur le village de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre pour sensibiliser le grand public grâce à ses animateurs qualifiés et ses outils pédagogiques certifiés par le ministère de l’éducation nationale.
L’annonce très prochainement d’un nouveau projet réunissant GUYOT environnement, la Water Family et Benjamin pour toujours plus de sens et d’actions concrètes.

Source Guyot

- Publicité -

Solitaire. Victor Le Pape premier au classement bizuth

@polaryse

Le dénouement de la Solitaire du Figaro Paprec a eu lieu il y a 6 jours. Une fin de course chahutée par la révélation, par les arbitres de la FFVoile, de deux cas de triche. Ces actes graves ont mené à l’exclusion de la course de deux skippers et ont eu pour conséquence des modifications notoires pour les classements d’étape et surtout pour le classement général. Certains coureurs, reclassés après ces révélations, ont été privés des moments de célébration pour leurs performances réelles. Tom Dolan n’a ainsi pu profiter de sa victoire, chez lui, en Irlande lors de l’arrivée à Kinsale tout comme Jules Delpech finalement déclaré vainqueur de la troisième étape à Piriac-sur-Mer.

Et du côté du Team Région Bretagne – CMB, c’est Victor Le Pape qui n’a pas pu fêter comme il se doit sa victoire au classement Bizuth. Le Concarnois de 25 ans a appris quelques minutes seulement avant la cérémonie de clôture qu’il s’imposait finalement sur ce classement rassemblant l’ensemble des marins s’attaquant pour la première fois à ce monstre qu’est la Solitaire du Figaro Paprec. Rendons donc à Victor Le Pape cette si belle victoire qui va même au-delà de l’objectif qu’il s’était fixé. Le skipper du Figaro Espoir réalise pour son entrée sur le circuit Figaro Bénéteau une performance remarquable en terminant respectivement 22ᵉ, 9ᵉ et 20ᵉ des trois étapes. Il termine 9ᵉ du classement général.

Retour sur cette première solitaire pour Victor Le Pape.

Comment as-tu vécu cette première Solitaire du Figaro Paprec ?
Je crois que je l’ai plutôt bien vécue. Quand tu as envie d’y retourner alors que ça vient à peine de se terminer, c’est que tu as apprécié la course. J’ai déjà envie de me remettre au travail pour faire encore mieux l’année prochaine. J’ai pris beaucoup de plaisir sur les deux premières étapes. Cela a été beaucoup plus difficile sur la dernière. Je suis allé au bout de moi-même. Mais sur l’ensemble de la course, j’ai connu des moments hyper forts.

Quel a été le moment le plus intense pour toi ?
Le moment le plus fort, ça a été ce classement de 15 heures lors de l’étape retour de Kinsale. La veille, j’étais 29e à 40 milles du leader et le lendemain (le mercredi 6 septembre, ndr), j’étais revenu à la 10e place à 2 milles de Gaston. Là tout à coup, tu y crois, tu te dis que ça va finir par venir, que tu peux aller chercher quelque chose de bien. La Solitaire du Figaro, c’est vraiment un ascenseur émotionnel permanent.

Tu savais que cette course te ferait passer par tous les états non ?

Oui, je m’attendais à vivre ça mais c’est au-delà de ce que j’avais imaginé. Avant de partir à Caen pour le départ, j’avais bu un café avec mon frère Martin. Il m’avait prévenu en me disant « Il faut que tu arrives à lisser tes émotions au maximum ». C’est une phrase que j’ai écrite dans mon bateau d’ailleurs. Mais je ne m’attendais pas à ressentir des hauts aussi forts et à descendre aussi bas. Dans la 2e étape, je me suis persuadé que j’allais revenir et faire un bon truc. Cela m’a boosté. Par contre, lors de la dernière étape, je suis descendu très bas. J’ai vraiment galéré mentalement pendant 4 jours. Sincèrement, je ne m’attendais pas à vivre des choses comme ça émotionnellement. Mais c’est vraiment toute la magie de cette course.

Que referais-tu différemment pour mieux vivre cette troisième étape par exemple ?

Sur la troisième étape, je suis parti détendu. Dans ma tête, j’avais le sentiment de n’avoir qu’une dernière étape à faire et après c’était fini. Mais en fait, j’aurais dû la prendre comme les autres. J’ai changé des choses dans mon avitaillement, dans mes routines … Je n’aurais pas dû le faire. Résultat : avec la fatigue accumulée sur la première étape et les émotions sur la deuxième, j’ai beaucoup beaucoup souffert sur la troisième. Je suis allé au bout de moi-même.

Est-ce qu’appartenir à cette équipe Région Bretagne – CMB t’a aidé dans les moments durs et au quotidien dans la course?

Ah oui ! C’est forcément positif d’avancer en équipe. Nous n’avions pas vraiment expérimenté le fait de vivre tous ensemble sur les courses d’avant-saison. Mais sur la Solitaire, nous étions une vraie team. Aux escales, nous logions et mangions ensemble. Nous avons partagé nos retours d’expérience. Le fait de se congratuler aux arrivées, d’enchainer les discussions aux escales, ça aide à mieux vivre la course. Nous avons beaucoup échangé avec Chloé (Le Bars, skipper Océane, ndlr), ça m’a fait du bien qu’elle soit avec moi. Et avec Gaston (Morvan, skipper Performance, ndlr), nous avons été beaucoup en interaction. C’est un peu comme si nous avions écrit quelque chose ensemble sur cette solitaire.

Quels objectifs t’étais-tu fixés ?

J’avais dit que si je faisais un top 15, je serais content. Dans le cas d’un top 10, que ce serait une super performance. L’objectif de gagner le classement bizuth était au fond de moi. Mais je mettais certains skippers en haut de la pile comme Hugo Dhallenne. Il est très expérimenté au large et a fait un super début de saison. Nous avons passé de longs moments côte à côte sur la première étape, on ne savait pas qu’on allait finir loin au classement tous les deux. À partir de là, je me suis dit que finalement tout était possible et que chaque mètre allait compter pour remporter ce classement bizuth. Quand j’ai appris le classement à l’issue de la première, je me suis dit qu’on était sur une autre course. Sur la Solitaire, tu joues des effets qui s’étirent sur 50 milles contrairement aux formats de course plus courts d’avant-saison.

Et cette victoire sur le classement Bizuth ?

La façon dont je l’ai apprise a été particulière. J’ai d’abord entendu des rumeurs sur des soupçons de fraude. Je ne voulais pas y croire jusqu’à ce que tombe la décision de jury ! À ce moment-là, je suis passé par des sentiments différents. J’ai été surpris, déçu. Ça m’a fait mal pour mon sport d’abord. Au début, je me suis dit que j’avais gagné parce que des mecs avaient été disqualifiés. Et en fait, rapidement, j’ai compris que j’avais gagné parce qu’ils n’ont pas joué avec les mêmes règles que nous. Moi je suis quelqu’un d’hyper honnête, j’ai joué avec les règles établies. Donc ma victoire est normale. Mais sur scène lors de la cérémonie, j’avais du mal à lever les bras, j’étais dans un état d’esprit étrange. Je voulais être assez discret et ce sont les autres skippers qui m’ont dit de profiter de cette victoire parce que c’était la mienne et que je ne l’avais pas volée. J’ai essayé de profiter du moment mais ce n’était pas facile. On m’a donné cette info juste avant la remise des prix. J’aurais évidemment préféré le savoir dès l’arrivée au ponton, j’aurais vécu le moment différemment. Mais je suis très heureux de cette victoire !

Source CP

- Publicité -

IRC. Wally dévoile son bateau Onedesign Wallyrocket51 signé Botin Partners

Wally a dévoilé ce jour son monotype Wallyrocket51. Avec une longueur hors tout de 15,5 mètres, wallyrocket51 se situe juste dans les 52 pieds classiques. Il est légèrement plus court qu’un TP52, mais il est conçu pour les battre grâce à des fonctionnalités innovantes, un déplacement ultra léger et une coque extrêmement raffinée.

L’équipe de conception de Wally a travaillé sur le design du wallyrocket51 avec Botin Partners dont les conceptions de yachts ont remporté 12 titres consécutifs de la saison TP52, des championnats du monde ORC et des titres de la Rolex Maxi Cup, entre autres. “L’idée de Wally était de créer une classe monotype très stricte qui pourrait proposer des courses pures, qui serait de haute technologie et qui pourrait offrir beaucoup de plaisir, mais qui pourrait également être très compétitive selon les règles de notation IRC et ORC.” commence Adolfo Carrau , Associé chez Botin Partners Naval Architecture . « C’était le point de départ. Nous avons commencé avec une conception de 52 pieds en raison de notre connaissance de cette taille et du fait que c’est également une taille qui s’est révélée compétitive dans toutes les conditions et dans tous les états de mer. Mais le premier secret du design du wallyrocket51, taquine-t-il, c’est que ce n’est pas un 52 pieds, c’est un 51 pieds.

C’est un facteur crucial, car il a permis à l’équipe de conception d’optimiser la coque, les appendices sous-marins et le plan de voilure en obtenant un bonus de notation qui pourrait être consacré à d’autres éléments. Ceux-ci incluent un déplacement de seulement 6,3 tonnes en condition de mesure – ce qui en fait le bateau de course le plus léger du marché – ce qui rend le wallyrocket51 très réactif, ultra-rapide au portant et rapide à planer. Mais alors que cela signifierait normalement un désavantage au vent, wallyrocket51 utilise une fonctionnalité qui a dominé la Coupe de l’America 2007 : un compensateur réglable sur le bord de fuite de la quille. Cela produit une énorme quantité de portance au vent sur un profil de tige de quille plus petit, réduisant ainsi la résistance et offrant une marge de manœuvre neutre. Avec le débit d’eau aligné avec le bateau, il y a une grande réduction de la traînée de la coque, ce qui signifie que malgré une longueur de flottaison plus courte,

De plus, l’un des marins de compétition les plus titrés au monde, Vasco Vascotto, aux côtés de l’as argentin des bateaux de sport Guillermo Parada, ont conseillé les développeurs du projet. Leur expérience combinée des Jeux olympiques et de la Coupe de l’America a été mise à profit, rendant le wallyrocket51 plus facile à manœuvrer avec moins d’équipage et plus de plaisir à naviguer. Ils ont également joué un rôle déterminant dans l’élaboration de la prochaine série monotype wallyrocket.

« Avec le wallyrocket51, nous fabriquons un yacht que tout le monde recherche et que tout le monde veut. Un yacht capable de performer dans tous les domaines de régate, mais en même temps qui conserve le design et qui est amusant et qui respecte les normes des yachts les plus modernes et les dépasse peut-être », a déclaré Vasco Vascotto .

“Cela a été un défi incroyablement intéressant de contribuer au développement d’un bateau monotype qui non seulement introduit une nouvelle classe pour Wally, mais qui défiera les navires les plus compétitifs des autres classes à travers le monde.” ajoute Guillermo Parada . « Nous sommes extrêmement satisfaits du résultat final, qui doit non seulement être rapide et compétitif, mais aussi technologiquement avancé, facile à naviguer et confortable à naviguer, comme le sont tous les Wally !

Le wallyrocket51 peut être piloté par un équipage de seulement 11 personnes ; un système de lest d’eau dans les quartiers arrière aide non seulement au moment de redressement, mais offre également un pas plus neutre, ce qui améliore encore la résistance de la coque. Le système a une capacité de 550 litres, prend 80 secondes pour se remplir, 60 secondes pour amerrir et seulement 10 secondes pour passer d’un côté à l’autre, ce qui facilite le réglage dans toutes les conditions. La combinaison du compensateur de quille et du lest d’eau a été intelligemment conçue pour offrir un gain de performances supérieur au sacrifice de notation qu’ils impliquent, ce qui, combiné aux avantages de longueur et de déplacement, donnera au wallyrocket51 l’avantage à tous les points du parcours de course.

L’ergonomie du pont a également été étudiée pour répondre aux besoins des équipages plus petits, et les socles à double broyeur assurent le contrôle de tout, du réglage de la grand-voile à l’hydraulique grâce à un système de commutation intelligent. Le broyeur situé au milieu du navire peut également être remplacé par un moteur électrique pour alimenter les treuils lors des courses en équipage réduit.

« Ce projet représente une approche véritablement unique pour la création d’un nouveau bateau qui était indispensable dans le paysage concurrentiel actuel pour cette taille. Le wallyrocket51 nous tient beaucoup à cœur et nous a échappé pendant des années alors que nous cherchions à développer un design capable de remporter n’importe quelle régate dans le monde », déclare Stefano de Vivo, directeur général de Wally. « Nous Nous avons enfin réussi à le résoudre, et nous prévoyons une forte demande pour le wallyrocket51 une fois que le monde le verra fonctionner. C’est un bateau qui plaira à tous les propriétaires qui aiment courir au plus haut niveau mais qui souhaitent le faire d’une manière nouvelle et divertissante.

Avec son équipe de conception ayant une connaissance si approfondie de l’arène de 52 pieds, il est évident que le design s’adaptera bien au corps à corps, mais même si wallyrocket51 a été conçu comme le maestro ultime du parcours, ce n’est pas tout ce dont elle est capable. « Nous avons tout regardé, des parcours au vent dans 6 à 25 nœuds de vent, jusqu’aux classiques offshore de 600 milles comme le Rolex Middle Sea, le Rolex Giraglia, le RORC Caribbean 600 ou le Fastnet », explique Carrau . « C’est un bateau très polyvalent qui va bien au près, au portant et au portant – et il est également conçu selon la norme ISO Cat-A pour pouvoir participer à n’importe quelle course au large. En effet, nos simulations montrent qu’il peut battre ses concurrents sous IRC ou ORC dans n’importe lequel de ces scénarios côtiers ou offshore.

Wally a créé le wallyrocket51 pour offrir aux propriétaires un bateau de course monotype qui leur permettra de profiter de croisières en famille tout en ayant de fortes chances d’obtenir des places sur le podium lors des régates. Le chantier naval a développé cette conception avancée en un an, et elle devrait connaître un succès significatif auprès des marins car le nouveau modèle équilibre efficacement les aspects ludiques et sportifs.

Sous d’autres aspects, wallyrocket51 s’appuie sur des matériaux et des méthodologies de construction éprouvés et de pointe. La coque est en carbone pré-imprégné avec Corecell, tandis que le Nomex est utilisé comme noyau pour le pont. Le gréement est de Southern Spars, fabriqué en fibre de carbone haut module, avec le gréement dormant Future Fibers AeroSix, et les surfaces de voile comprennent 163,9 mètres carrés au près et 361 mètres carrés au portant. Les treuils sont des Harken Air Winch et les bloqueurs dans la fosse sont des Spinlock.

« Rapide, amusant, intelligent et révolutionnaire , comme tous les Wally » s’enthousiasme Luca Bassani, fondateur et concepteur en chef de Wally . « Avec son voile inversé spectaculaire, son pont affleurant et son long beaupré, le wallyrocket51 fait instantanément partie de la famille. Et fidèle à l’ADN de Wally, il présentera des innovations révolutionnaires qui non seulement en feront le navire le plus compétitif, mais réduiront également les coûts d’exploitation annuels par rapport aux classes monotypes existantes aujourd’hui.

Le premier wallyrocket51 est déjà en construction et son lancement est prévu pour 2024.

- Publicité -

Oean Globe Race. Evacuation d’urgence d’un blessé sur le bateau français Triana

McIntyre OCEAN GLOBE 2023 - COPYRIGHT FREE for Editorial Use. Triana (66) FR, Swan 53, is currently involved in a long-range helicopter medivac to evacuate an injured crew member. Credit: OGR 2023/ Margault Demasles. Credit: Team Triana

Ce dimanche, à 13h00 UTC, Stéphane Raguenes a glissé sur le pont à bord du bateau français Triana dans des conditions météorologiques difficiles, causant une profonde lacération à l’arrière de sa jambe, derrière le genou. Stéphane a été immédiatement pris en charge pour recevoir les premiers soins et arrêter l’hémorragie. Il a été sédaté et a reçu des analgésiques. Conscient et capable de parler, il a été conforté par ses coéquipiers. Un hélicoptère devrait venir le récupérer aujourd’hui pour le prendre en charge.

À 07h20 UTC, le capitaine du Triana (66) FR, Jean d’Arthuys, a contacté le PC course de l’Ocean Globe Race pour demander une évacuation médicale d’urgence du blessé à bord.

MSOS, l’équipe de télémédecine de l’OGR disponible 24h/24, ainsi que le support de télémédecine international TMAS, ont été contactés et des photos de la blessure ont été transmises par satellite pour diagnostic. Des conseils médicaux ont été donnés à l’équipage. L’OGR a déclaré un Code Orange et les protocoles de l’OGR ont été activés. Les proches ont été informés.

Hier, le capitaine Jean d’Arthuys a envisagé plusieurs options, dont une évacuation d’urgence vers un porte-conteneurs à proximité ou le transfert du Dr Tanneguy Raffray depuis Neptune (56) FR, un autre participant français de l’OGR. Neptune était à seulement 12 nm à ce moment-là. Malheureusement, des vagues de 4 mètres et des conditions de vent modérées ont écarté ces deux options. Une option vers le Portugal a également été envisagée, mais finalement décision a été prise de poursuivre vers le sud vers Las Palmas et ensuite Madère, cette option présentant le moins de risques pour tous.

Durant la nuit, l’état de Stéphane s’est détérioré et le vent ayant faibli, la vitesse du bateau a diminué. À 07h20 UTC, le capitaine Jean d’Arthuys a de nouveau contacté le PC Course de l’Ocean Globe Race pour demander une évacuation immédiate.

Si bien que le code d’alerte ORANGE de l’OGR est passé CODE ROUGE après une nuit difficile pour Stéphane Raguenes, marquée par une perte de sang continue. De la morphine lui a été administrée. Le capitaine Jean d’Arthuys a également signalé que le moteur ne fonctionnait pas.

[0721 UTC du Capitaine via WhatsApp ]

Salut Don, la situation n’est pas bonne : il saigne et souffre et le vent n’est pas favorable pour rejoindre Madère rapidement. Peux-tu organiser une évacuation par hélicoptère ou navire militaire aujourd’hui s’il te plaît ? Informe-moi au plus vite. Merci.

JEAN D’ARTHUYS, CAPITAINE DE TRIANA (66) FR
Une communication satellite constante a été maintenue entre Triana et le PC course de l’OGR, et le suivi du tracker a été mis à jour toutes les 15 minutes. Les proches ont été informés.

Le MRCC Portugal est en charge de l’opération de sauvetage, avec le CROSS Gris-Nez, la Garde côtière britannique et le MRCC Maroc en soutien. L’EPIRB du Triana n’a PAS été activé car une communication stable a été établie avec Jean d’Arthuys et l’équipe de gestion de crise de l’OGR.

Les médecins du MRCC portugais ont parlé au capitaine du Triana. Le MRCC marocain n’a pas pu fournir d’hélicoptère pour parcourir les 210 milles jusqu’à Triana et revenir. Le MRCC portugais a maintenant approuvé une évacuation par hélicoptère militaire et les plans de vol sont en cours. À 11h00 UTC, le MRCC portugais a donné une ETA de 14h25 UTC sur place pour commencer le transfert par hélicoptère du blessé.

La position de Triana à 10h00 UTC était 34° 26.49 N, 012° 2.15 O. Le bateau s’est maintenant arrêté pour attendre le transfert. Le temps est ensoleillé, avec des vents légers du nord de 9 à 12 nœuds et des vagues de 2 mètres.

Triana, un Swan 53, était en tête de la catégorie Aventure, 7ème au classement général et 5ème en course IRC. Il navigue avec huit membres d’équipage à bord.

À 09h30 UTC, un autre concurrent, Goodspeed (01) USA, a contacté le PC course de l’OGR pour signaler que leur bôme présentait une fissure de 15 centimètres au milieu après quelques jours de mauvais temps. La grand-voile a été abaissée et la bôme sécurisée. L’équipe se dirige maintenant vers Lisbonne pour effectuer des réparations.

- Publicité -

America’s Cup. Les Américains gagnent en AC40, les Français sur le podium !

Photo L. Sorlot

Les courses préliminaires en AC40 se sont achevées ce week-end à Vilanova la Geltrú à 40 km de Barcelone en Espagne. Les Américains se sont imposés devant les kiwis. Les Français terminent sur le podium.

Il aura fallu attendre le dernier jour pour voir voler en flotte et en compétition les AC40 des six équipes de la prochaine America’s Cup. Grant Dalton, patron du Defender Tem New Zealand qui a imposé aux équipes de se déplacer à 40 km de leur nouvelle bases a eu chaud. Le manque de vent puis les orages les deux premiers jours ont bien failli ruiner ce premier rendez-vous de la Coupe. Heureusement, trois belles courses en flotte ont eu lieu le dimanche. Les Américains de Tom Slingsby ont été impériaux tout comme les Néo-zélandais. Les deux équipes auraient du s’affronter en match racing mais le manque de vent pour la dernière course a figé le classement général. Les Français chanceux ce week-end terminent 3e et ont montré de belles choses. La capacité surtout de progresser et d’apprendre vite des autres équipes à l’instar de ce qu’ils font en SailGP. Le chemin est encore long mais il y a une bonne base. Cette première compétition leur donne confiance pour la suite. Ils auront été accrocheurs face aux Italiens qui terminent 4e.
Les Suisses d’Alinghi Red Bull Racing terminent 5e mais n’ont pas pu prendre le départ de la dernière course suite à un problème logiciel à bord de leur AC40. En revanche, les Anglais d’Ineos déçoivent. Ils ont terminés toutes les courses en queue de peloton.

- Publicité -

Figaro. Jean Bernard Le Boucher : ” La fraude est très rare, c’est un phénomène isolé ! “

Remise des prix étape 1, La Solitaire du Figaro Paprec 2023 - Kinsale (Irl), le 01/09/2023

La Classe Figaro se devrait de réagir à la tricherie avérée de Benoît Tuduri et de celle de Pierre Daniellot (Team Vendée Formation), qui ont téléchargé et utilisé des fichiers météo à bord de leur bateau pendant la course de la Solitaire. Ce qui est strictement interdit sur le circuit par les règles de Classe. Le skipper, premier bizuth avant les constatations, a été exclu de la course, à l’instar du skipper Team Vendée Formation, deuxième bizuth avant sa convocation au jury. Jean Bernard Le Boucher, Président de la Classe Figaro Beneteau a tenu a rappeler les règles.
« Les règles de la Classe Figaro Beneteau sont extrêmement strictes et précises, elles doivent impérativement être respectées par l’ensemble des coureurs qui s’y engagent au moment de leur adhésion à l’association. Dans le cadre de la course reine du circuit qu’est La Solitaire du Figaro Paprec, des prestataires également partenaires de la Classe peuvent venir en soutient de la direction de course avec le concours de la Fédération Française de Voile, pour vérifier que les règles sont bien respectées. Dans le cas présent, un doute émis par la direction de course à propos des trajectoires de Benoît et Pierre a fait l’objet de contrôles des 32 Figaro Beneteau 3 par Teem (électricité marine) et Rom Arrangé (informatique et communication satellite). C’est donc sur la base d’éléments concrets que les deux skippers convoqués par le jury ont admis avoir transgressé les règles pendant la course. La sanction prise par le corps arbitrale de La Solitaire du Figaro Paprec a été immédiate pour Benoît qui a été exclu de la course. Des rapports concernant leurs agissements ont été adressés à la Fédération Française de Voile qui prendra ainsi les mesures nécessaires pouvant avoir un impact sur leurs carrières sportive. La Classe Figaro Beneteau établira ensuite un conseil de discipline pour statuer sur l’avenir de ces marins au sein du circuit.
Ces deux incidents n’entachent pas la performance des autres concurrents. La fraude est très rare, c’est un phénomène isolé et, fort heureusement, le dispositif fonctionne, nous avons les moyens nécessaires pour vérifier que ça ne se produise pas. Les pénalités sont tellement lourdes qu’elles dissuaderont quiconque de reproduire ces inadmissibles erreurs. On sortira plus fort de cette fin de Solitaire du Figaro Paprec.
»

- Publicité -
- Publicité -