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Une flotte exceptionnelle converge vers Saint-Tropez

Giraglia Rolex Cup 2008
DR

Il est encore trop tôt pour parler de nouveau record de participation, mais avec 181 inscrits annoncés à ce jour, la Giraglia Rolex Cup prouve l’engouement des marins du monde entier pour cette désormais grande classique méditerranéenne. Avec 15 nationalités différentes, 15 monocoques de plus de 20 mètres, 3 de plus de 30 mètres, 52 équipages français et 84 italiens, la « Rolex » est véritablement la course de cœur de la Méditerranée.

Les amateurs côtoient les marins professionnels, et regardent souvent passer les maxis avec admiration. Néanmoins, grâce au classement en temps compensé, la Giraglia Rolex Cup offre une réelle chance à de nombreux équipages, plus modestes et non-moins aguerris, de remporter la Giraglia Rolex Cup.

Lors de l’édition 2007, un voilier de série, un Comet 45, avait réussi à devancer bon nombre de voiliers plus compétitifs. Les conditions météorologiques, l’an dernier, ont, en effet, été favorables aux unités de taille moyenne. En 2006, la victoire était revenue à un Polaris de 33 pieds tandis qu’en 2005 North Sails, un Grand Soleil 42R0, beaucoup plus orienté pour la course, avait décroché la victoire en temps compensé. En 2004, les conditions avaient été beaucoup plus favorables aux maxis puisque Black Dragon, un monocoque de 76 pieds, avait devancé un autre maxi Atalanta II, long de 72 pieds.

Présent une nouvelle fois dans les eaux tropéziennes, l’équipage néo-zélandais d’Alfa Romeo aimerait bien, cette année, écrire une nouvelle page dans le grand livre de la Giraglia Rolex Cup, en battant son propre record. En 2003, Alfa Romeo avait décroché le record de vitesse de l’épreuve, toujours invaincu, en 22h13mn48s.

L’année dernière, Neville Crichton avait échoué pour 32 minutes et 10 secondes de retard. A chaque participation, la longue étrave d’Alfa Romeo a remporté la victoire en temps réel mais n’a réussi qu’une seule fois à établir un nouveau temps de référence. Il est fort probable que cette édition 2008 soit la dernière apparition du géant des antipodes. En effet, Neville Crichton s’est lancé dans la construction d’un STP 65, plus petit et moins puissant, qui lui permettra de ne plus faire cavalier seul lors des grandes courses, mais de se mesurer en temps compensé à une concurrence beaucoup plus présente et affûtée.

De son côté, la classe des GP 42, qui participe pour la première fois cette année à la Giraglia Rolex Cup, verra s’affronter 8 équipages sur un parcours spécifique dans la baie de Saint-Tropez.

Une nouvelle fois, les passions et les enjeux de la course vont faire vibrer la citée provençale qui s’apprête à vivre quatre jours au rythme des régates et des festivités organisées pour l’occasion.

La Giraglia Rolex Cup est organisée par le Yacht Club Italiano en collaboration avec la Société Nautique de Saint-Tropez. Pour la 12è édition consécutive, Rolex est le sponsor-titre de cette course de prestige qui rend hommage au sens tactique, à la technologie et à l’esprit d’équipe.

Programme de la Giraglia Rolex Cup 2008 :
8 au 10 juin :Régates côtières.
10 juin : Dîner de prestige à la Citadelle de Saint-Tropez, pour la remise des prix des régates côtières.
11 au 14 juin : Grande course de la Giraglia Rolex Cup : Saint-Tropez – l’île de la Fourmigue – rocher de la Giraglia – Gênes.

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Un mois de juin riche pour le Team Foncia

Foncia/ Michel Desjoyeaux
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Michel Desjoyeaux, comment se passe le chantier du monocoque FONCIA ?
« Les réparations ont commencé dès le retour de The Artemis Transat ainsi que toutes les vérifications qui vont avec. Là, les réparations sont en cours depuis une dizaine de jours maintenant. On attend la nouvelle quille et le nouveau mât. FONCIA devrait retourner à l’eau juste avant le Record SNSM. Depuis The Artemis Transat, j’ai pu également prendre un peu de temps pour moi et me décontracter. On a également passé du temps sur le bateau à regarder tous les petits trucs qu’il y avait à faire. »

Quel est ton programme de navigation en juin ?
« Ce qui est sûr, c’est que l’on aurait dû naviguer beaucoup plus avec FONCIA puisqu’il était question d’aller jusqu’à Boston et de revenir en équipage réduit… J’avais déjà prévu d’aller faire le Bol d’Or. Du coup, j’en profite aussi pour faire la Genève-Rolle-Genève, non pas avec FONCIA et Alain Gautier car son équipage est complet, mais avec Philippe Cardis et son équipage. J’ai également hâte de retrouver le monocoque FONCIA pour le Record SNSM. Ce sera une bonne occasion de naviguer puisque cette année, le parcours va être plus long, nous ferons l’aller-retour Saint-Nazaire Saint-Malo. Il y aura un plateau intéressant avec une dizaine d’IMOCA. C’est donc un mois de juin plutôt chargé… »

Alain Gautier et toi, vous allez être réunis sur le D35 FONCIA à l’occasion du Bol d’Or. Que connais-tu du Lac Léman et de ces petits catamarans ?
« J’ai déjà navigué sur ces bateaux à l’occasion d’un Grand Prix Beau Rivage il y a quelques temps. Malheureusement en 3 jours on a dû lever la coque à peine 5 secondes tellement il y avait peu de vent. Par contre et c’est un comble, ce sera mon premier Bol d’Or à 43 ans ! Pour cette grande classique lémanique, je serai à bord de FONCIA Switzerland avec Alain Gautier. Ce n’est pas la première fois que nous naviguerons ensemble. Ce sera un grand plaisir de le retrouver. Je sais qu’il connaît bien ce bateau puisque cela fait plusieurs saisons qu’il navigue sur le Lac. J’essaierai d’être à la hauteur de l’équipage. Apparemment, c’est une régate très compliquée avec du tout petit temps. C’est donc très dur pour les nerfs. Il faudra être prêt ! »

Michel Desjoyeaux sera également à l’honneur mardi 17 juin à l’UNCL (Union Nationale pour la Course au Large) où le skipper du Team FONCIA recevra une distinction pour sa magnifique saison 2007.

Le programme de Michel Desjoyeaux en juin 2008 :
7-8 juin : Genève – Rolle – Genève (Lac Léman – Suisse)
13-14 juin : Bol d’Or Mirabaud (Lac Léman – Suisse)
15 juin : Immo’cup (Marseille)
22 juin : Départ du Record SNSM (Saint-Nazaire)

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2ème jour : Grand show en rade sud de Marseille

le 4 juin
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Festival de départs au lof, quelques spis explosés, de nombreux empannages sur le fil du rasoir et des surfs à plus de 20 nœuds sur des nappes d’écume blanche… le Mistral a distribué ses claques (au propre comme au figuré) et rendu les conditions délicates pour les 14 monocoques en lice. Le spectacle a été en proportion. A vrai dire, peu d’équipages ont échappé à la sortie de route. Sportivement, en dehors de la tactique dans le premier bord de près, c’est dans la maîtrise des manœuvres de spi et dans la capacité à accélérer au portant sans faire de bêtise, que les choses se sont jouées.

Le règne américain
USA 17 et Quantum sont les grands gagnants du jour. Cette deuxième victoire de l’équipe d’Oracle depuis le coup d’envoi du Trophée de Marseille est à noter d’une pierre blanche. Il y a quelques jours seulement, on était en droit de douter de l’efficience du team américain qui arrivait pratiquement les mains dans les poches, sans avoir vraiment navigué sur son tout nouveau bateau. C’était sans compter sur la capacité de Coutts, Spithill, Ellison et leur groupe à trouver d’emblée les bons réglages et la bonne vitesse. Cela ne les a pas empêché de terminer 10e de la manche 5, suite à un départ volé, sujet ce soir à contestation. Après avoir étudié de près les images vidéo et les clichés des photographes, USA-17 réclame en effet contre cette décision du comité de course. Même si le futur challenger de la 33e America’s Cup a annoncé officiellement qu’il ne poursuivait pas son aventure dans l’Audi MedCup après Marseille (afin de se concentrer sur la préparation de la Coupe), force est de constater que l’esprit de compétition est toujours de mise !
Dans la deuxième régate du jour, ce sont leurs compatriotes de Quantum (Terry Hutchinson) qui vont mener le bal, sous un mistral toujours virulent. Cette manche 5 a été de toute beauté, à l’image du finish entre les cinq poursuivants, pratiquement spi dans spi pour franchir la ligne d’arrivée.

L’empire des plus réguliers
Une fois de plus, ce ne sont pas les héros du jour qui sont les mieux récompensés, ce sont les plus réguliers. C’est le cas d’Artemis (sistership d’USA-17 et dont l’équipage est en grande partie composé de membres de BMW Oracle), 2e et 3e ce mercredi, mais aussi de Bribón, qui semble réglé comme du papier à musique (deux fois 5e). Ces deux équipes occupent respectivement la tête du Trophée de la Ville de Marseille et le classement général du circuit.

Jeudi : le grand côtier
Jeudi, les 14 monocoques participeront à la traditionnelle course côtière, un parcours superbe qui les emmènera autour de l’Ile du Frioul et jusque dans la baie de Cassis. Rappelons que ce côtier est divisé en deux parties, sujettes chacune à un classement.

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Lancia est la Voiture Officielle du Yacht Club de Monaco.

YC Monaco/Lancia
YC Monaco/Lancia

Le constructeur automobile Lancia entre dans le monde de la Grande Plaisance internationale en officialisant sa collaboration avec le Yacht Club de Monaco, présentée dans les salons du club monégasque, et qui a été signée pour trois ans, associant ainsi Lancia aux différentes manifestations du Yacht Club de Monaco en qualité de Voiture Officielle. Le Yacht Club de Monaco est à l’origine de nombreuses épreuves sportives ou sociales qui toutes mettent en avant la tradition maritime. Il est ainsi devenu un acteur majeur de la scène nautique internationale et un point d’ancrage pour de nombreux armateurs. Cette collaboration permettra à Lancia d’entrer dans le monde du Yachting de haut niveau et de développer son image auprès de ce public à travers le monde entier.

Cette collaboration avec le club monégasque s’est initiée tout naturellement entre ces deux entités partageant les mêmes valeurs. Mais avant cet accord, Lancia et le Yacht Club de Monaco avaient déjà collaboré à l’occasion de plusieurs évènements organisés dans la plus pure tradition maritime à l’instar de la Monaco ClassicWeek-La Belle Classe, une initiative associée aux mêmes valeurs que celles mises en avant par Lancia dans le monde de l’automobile.
Durant les trois prochaines années, Lancia sera la Voiture Officielle du Yacht Club de Monaco, mettant à disposition des véhicules pour les invités du Yacht Club lors des évènements majeurs et tout au long de l’année. Le Yacht Club sera également le lieu privilégié pour les présentations officielles des nouveaux modèles Lancia en Principauté, à commencer par la Lancia Delta et par la dernière version du monospace Lancia Phedra.
 
Nous nous réjouissions de ce nouveau partenariat avec une marque aussi prestigieuse que Lancia, avec laquelle nous partageons des valeurs communes, de tradition, d’élégance, d’excellence et de performance… autant de valeurs qui constituent les principaux fondements de la philosophie du Yacht Club de Monaco. Aujourd’hui, cette collaboration rapproche deux entités importantes qui ont déja partagé des moments importants. L’histoire entre Lancia et la Principauté a commencé en 1925, première participation d’une Lancia au Rallye de Montecarlo. Lancia a collectionné les victoires à Monaco lui permettant ainsi d’acquérir un prestige et une réputation au niveau international, puis s’est étendu au motonautisme. Dans les années 60-70, des canots à moteur trois points ont été équipés du moteur V6 de la Lancia Flaminia, ce qui lancera le début de la Classe Lancia. Une histoire faite de succès et de collaborations qui a contribué à renforcer les liens entre Lancia et la Principauté de Monaco”, a commenté Bernard d’Alessandri, Secrétaire Général du YCM.
 
 “Notre présence dans le monde du Yachting, un temps ponctuelle, s’est renforcée suite à différentes initiatives courronnées de succès”, a ajouté Sergio Munao, responsable de la Communication événementielle de Lancia. “Notre parcours dans cet univers a débuté avec le Yacht Club de Monaco et étant donné les résultats obtenus, nous avons choisi de poursuivre nos actions et même d’accroître notre implication et notre visibilité. Aujourd’hui nous accueillons également à Monaco la première étape du Rallye Lancia Viareggio – Monaco – Viareggio, rassemblement motonautique réservé aux chantiers les plus représentatifs et à des équipages de qualité, pour cette épreuve de régularité réputée difficile. Nous tenons également à remercier les organisateurs de cette épreuve pour leur collaboration avec Lancia et pour avoir adhéré à nos projets et nos valeurs”.
 
Et Raffaello Porro, Responsable des Relations Publiques de poursuivre : “Afin de célébrer aujourd’hui cette nouvelle collaboration, nous avons souhaité présenter en avant-première exclusive pour la Principauté de Monaco, la nouvelle Lancia Delta qui ne sera officiellement commercialisée qu’en juin. Ce haut-lieu international nous permet non seulement de promouvoir nos voitures mais également de consolider et d’étendre les valeurs associées à notre marque. Elégance, classe, tradition, travail de qualité, autant de valeurs que nous partageons avec le Yacht Club de Monaco. Depuis le début, nous avons apprécié les actions menées par cette prestigieuse institution du monde du Yachting qui conjugue à terre comme en mer, la passion pour l’élégance et un fort tempérament, mais peut-être avec un “delta” en plus !”.
 

Source : Yacht Club de Monaco
www.yacht-club-monaco.mc

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Yann Elies et Generali prennent la tête du championnat IMOCA

Yann Eliès - Generali
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Yann Elies : "Je suis heureux et satisfait d’occuper la 1ère place du classement provisoire après The Artemis Transat. Ce résultat est le fruit du travail de toute notre équipe, sponsor, constructeurs, architectes et techniciens Fullspeed. La fiabilité de mon bateau a permis de finir toutes les courses auxquelles nous avons participé, et notre meilleur résultat sportif est le dernier en date. Nous sommes donc dans une logique de progression, tant pour le bateau que pour moi-même. Cependant, il nous reste encore beaucoup de travail avant d’être prêt pour le départ du Vendée Globe. Je suis satisfait de ce classement pour mon équipe et pour Generali. Cela renforce la confiance et c’est de bon augure pour le Vendée Globe".

La deuxième place du championnat IMOCA est occupée par Marc Guillemot, auteur de beaux résultats sur son "Safran" depuis sa mise à l’eau en juillet 2007. Marc finit 4ème de The Artemis Transat malgré des douleurs intenses aux côtes, suite à une chute dans le bateau pendant la course.

La troisième place du podium revient au vainqueur de The Artemis Transat, Loïck Peyron, qui entre dans la légende avec sa troisième victoire sur cette « Transat Anglaise », battant ainsi le record mythique d’Eric Tabarly. La première femme, Samantha Davies est huitième du championnat provisoire.

Deux courses "exhibition" sont au programme du championnat IMOCA cet été :
– Voiles de courses, lors du rassemblement Brest 2008 du 11 au 17 Juillet.
– L’Artemis Challenge à Cowes le 5 Août.

Les bateaux se prépareront ensuite pour le plus grand rendez-vous du championnat de course océanique IMOCA : Le Vendée Globe. Trente bateaux sont attendus sur la ligne de départ aux Sables d’Olonne le 9 novembre prochain pour ce qui s’annonce d’ores et déjà comme la plus grande course planétaire jamais courue.

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Les voiles latines : un patrimoine inestimable.

Voiles Latines
Voiles Latines

La voile latine semble remonter à l’antiquité grecque où elle apparaît sur un bas-relief de la tombe d’Alexandre de Milet, au II siècle avant JC. Voiles des «galères», des «tartanes», des «felouques», des «pointus» toulonnais, des «barques» marseillaises, des «gozzis» sardes et autres embarcations de tradition, la voile latine est méditerranéenne par excellence. Ce fut la voile des croisades et de toutes les découvertes, celles de Christophe Colomb, Magellan ou Vasco de Gama. Mais aussi la voile des pêcheurs, des marchands et des contrebandiers. L’invention de cette voile triangulaire révolutionna à jamais les échanges commerciaux et culturels entre les peuples.

Contrairement à la voile carrée (trapézoïdale) qui ne fonctionne que par vent arrière et à laquelle nos lointains ancêtres devaient substituer la nage aux avirons en cas de vents contraires, la voile latine est longitudinale dans l’axe du bateau, pouvant ainsi prendre le vent des deux côtés.

La voile latine est enverguée sur une "antenne" mobile, composée de deux parties reliée l’une à l’autre: le "quart" (partie basse) et la penne (partie haute). On peut la faire pivoter autour du mât (l’arbre) et l’orienter diversement vers la poupe ou la proue, la border en travers ou sur le côté, la tirer à droite ou à gauche. Ainsi capable de recevoir tous les vents, elle permet au navire de louvoyer voire de remonter au vent. Mais attention: ce n’est pas une voile facile, ni une voile de navigateur solitaire. Et «si on ne connait pas, on ne touche pas», rappelle un adage de marin.

Les voiles latines représentent un patrimoine inestimable mais menacé, qu’il faut à tout prix sauvegarder. L’association Latina Mora fait tout son possible pour réhabiliter et pérenniser la voile latine en Corse, au travers de manifestations nautiques populaires et festives. Elle conseille et oriente les propriétaires d’embarcations traditionnelles, organise des conférences-expositions et gère un site internet d’informations (http://latina-mora.fr). Depuis 2006, elle organise la Course des Contrebandiers qui rallie Bonifacio à la Maddalena. Cet événement (fin septembre) procure bien des plaisirs tant aux acteurs qu’aux spectateurs, permet de susciter des coups de cœurs et de dynamiser ainsi les personnes qui souhaiteraient s’investir dans une démarche de valorisation, de sauvegarde ou de restauration d’une embarcation.

Avec les voiles latines aujourd’hui, on y perd peut-être son latin, mais on retrouve le plaisir de naviguer au gré du vent, sur des bateaux de tradition et de séduction.

Avec près de 20 années d’expérience, une flotte de quasiment 200 embarcations grées à voiles latines, et des régates tous les dimanches, l’île voisine est pour les membres de Latina Mora une source d’inspiration sans pareil. Grâce à un partenariat fructueux avec l’AIVel (Association de classe Voile Latine, reconnue par la Fédération de Voile Italienne), les membres de Latina Mora participent régulièrement à des manifestations en Sardaigne (la Maddalena, Olbia, Porto Rotondo voire même Carloforte).

Source : EuroYacht
www.euroyacht.fr

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Du grand spectacle à l’Audi MedCup dans le mistral marseillais

TP 52 BMW ORACLE Racing
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On leur avait promis du vent et de l’action. Les 14 concurrents de l’Audi MedCup ont été servis sur un plateau. Du Mistral, ils en ont mangé jusqu’à plus faim : trois belles manches animées et sportives ont été disputées cet après-midi en rade sud. Dans 15 à 20 nœuds de vent d’ouest (s’essoufflant dans la manche 3), ces régates n’étaient pas seulement tactiques, elles étaient aussi très techniques, que ce soit à la barre, pour composer avec la houle cassante venue du large, ou dans les manœuvres. Pour la première fois depuis le lancement de l’Audi Med Cup il y a trois semaines, on a vu les TP52 s’ébrouer dans la brise, surfant à 20 nœuds sous leurs grands spinnakers, équipages au rappel maximum, l’étrave à la limite de l’enfournement.

Mean Machine, Artemis, USA-17… à chacun sa victoire
Chacun a subi aujourd’hui sont lot de bonnes et mauvaises fortunes (départs ratés, pénalités, et ce soir, plusieurs réclamations) et chaque course a connu un vainqueur différent. Mean Machine s’octroie la première mais termine dernier dans la seconde, sa première vraie contre-performance, due à deux pénalités exécutées en cours de manche. Artemis, le vainqueur de la saison 2007 a retrouvé des couleurs après des débuts timides à Alicante et remporte largement la deuxième régate, avant de laisser son trône dans la troisième à son sistership USA-17. Larry Ellison, Russel Coutts, James Spithill (aujourd’hui à la barre) et leurs hommes, ont de quoi se réjouir. Ils réalisent une très belle entrée en matière (6,5 et 1) leur permettant d’occuper la troisième place de cette étape marseillaise.

A noter qu’Artemis et USA-17 ( dont les équipiers sont issus de BMW Oracle), disposent tout deux d’un conseiller très spécial en la personne de Xavier Rohart qui leur divulgue depuis deux jours quelques bonnes recettes pour déjouer les pièges de ‘sa baie’.

Matador, maître dans l’arène marseillaise
Mais le maître du jour est l’excellent équipage de Matador, emmené par les frères argentins Guillermo (à la barre) et Mariano (stratégiste) Parada, servis à la tactique par le talentueux Américain Vince Brun. Leur bateau est réputé à l’aise dans la brise, et eux semblent y prendre beaucoup de plaisir. Ils ne remportent aucune régate aujourd’hui mais leurs places de 2, 2 et 7 leur suffisent pour grimper en tête du Trophée de la Ville de Marseille.

Bribón : la prime à la régularité
La régularité est sans nul doute la clef pour ceux qui souhaitent briller au classement de l’Audi MedCup. Le troisième équipage très consistant ce mardi n’est autre que Bribón, trois fois quatrième. Revenus de loin à deux reprises, (un départ raté dans la deuxième manche et un mauvais louvoyage dans la troisième), Dean Barker et son groupe tirent les fruits de leur constance depuis Alicante. Les voici ce soir en tête du classement général provisoire de l’Audi MedCup, devant Mean Machine et Quantum.

Mercredi, ça va souffler
Mercredi, on prend les mêmes et on recommence, mais dans un vent encore plus soutenu. Pour ceux qui n’en n’avaient pas eu assez, le flux de nord-ouest promet de forcir jusqu’à 30 à 35 nœuds dans les rafales…

Trophée Ville de Marseille
Classement provisoire après 3 manches
(Position, bateau, pays, M1, M2, M3, points)
1 Matador ARG (2, 2, 7, 11)
2 USA-17 (6, 5, 1, 12)
3 Bribón ESP (4, 4, 4, 12)
4 Artemis SWE (12, 1, 2, 15)
5 Mean Machine MON (1, 14, 3, 18)
6 Quantum Racing USA (3, 6, 12, 21)
7 Platoon by Team Germany GER (7, 9, 5, 21)
8 Audi by Q8 ITA (8, 7, 8, 23)
9 CxG Caixa Galicia ESP (9, 11, 6, 26)
10 Mutua Madrileña ESP (5, 8, 14, 27)

Circuit Audi MedCup 2008
Classement provisoire après 11 manches
(Position, bateau, pays, points)
1 Bribón ESP 54
2 Mean Machine MON 59
3 Quantum Racing USA 67
4 Artemis SWE 75
5 Matador ARG 78
6 Platoon by Team Germany GER 79
7 Mutua Madrileña ESP 92
8 El Desafío ESP 95
9 Audi by Q8 ITA 109
10 TAU Ceramica Andalucía ESP 115

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ICAP Leopard bat le record de Phocéa sur l´Atlantique Nord

ICAP Leopard
DR

Arrivant au pied du Cap Lizard hier soir à 21h22 (heure française), ICAP Leopard a parcouru l’atlantique à la moyenne de 15,5 nœuds avec des pointes de 37,4 nœuds.
Réaction de Mike Slade,"Nous sommes ravis d’avoir conquis ce record de l’Atlantique. N’ayant eu qu’une fenêtre de 3 jours au départ de New-York, Eole nous a gâtés. Il s’agissait d’un convoyage sans notre garde-robe complète. De plus, nous avons perdu presque une journée afin d’éviter les icebergs au milieu de l’Atlantique, et puis il y a eu la collision avec un poisson-lune. On savait toujours que ce serait juste, mais cela fait partie du jeu, car il y a des éléments au-delà de notre pouvoir. Si c’était facile, tout le monde le ferait!"

Le boat captain d’ICAP Leopard: "La tension était énorme jusqu’à l’arrivée. Après un bon vent lundi soir, le vent a bien faibli ce mardi matin, ce qui nous a ralentis. (…) Je voudrais remercier Roger Badham, notre routeur, ainsi que notre équipe technique pour tout leur soutien."

Dans les semaines à venir, ICAP Leopard va participer à plusieurs courses outre Manche, dont le Tour de l’Irlande et le Tour de l’Ile de Wight avant quelques régates sur le continent.

L’équipage du Record de l’Atlantique :
Chris Sherlock – Boat Captain – Australie
Paul Stanbridge – Chef de quart / barreur- GB
Mark Thomas – Chef de quart / barreur – Australie
Ross Monson – Navigateur – GB
Tim Sellars – Piano – Australie
Zane Gills – Avant – Australie
Paul Quinn – Avant – NZ
Jonathan Carter – Avant – Bermudes
Barnaby Henshaw Depledge – Régleur – GB
Matthew Richardson – Régleur – GB
Ben Morrison Jack – Régleur – Australie
Gian Ahluwalia – Barreur/Régleur- Argentine

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Mean Machine s’adjuge le Trophée de Marseille

Ian Roman/AUDI MEDCUP 2008
DR

« Je leur ai dit d’aller à gauche dès le départ. Ils étaient hésitants parce que c’était très favorable au bateau comité. Mais il fallait partir sous la flotte et être patient. Par brise de mer, avec l’Ile Maïre et la montagne de Marseille Veyre, même quand le vent tourne à droite, on fait la cuillère à gauche. C’est ce qu’ils ont fait ». Ce commentaire est signé du régatier marseillais Dimitri Deruelle, engagé cette semaine par Jochen Schuemann et son groupe (sous les conseils des deux Français de l’équipe, Jean-Marie Dauris et David Cesari) pour assurer le décryptage du plan d’eau local. Bien leur en a pris. Car Platoon a réellement failli gagner la manche d’entraînement aujourd’hui. Déjà très réguliers à Alicante, les Allemands qui se sont entraînés pendant une semaine après l’épreuve espagnole, ont de nombreux atouts pour briller à ‘Massilia’. Pour l’anecdote, ils ont embarqué un quinzième équipier cette semaine : le jeune Julian Autenrieth, 53 kg, champion du monde d’Optimist de son état.

Difficile cependant de résister à l’implacable Mean Machine, le leader du classement général, qui s’impose finalement dans le dernier bord de spi. « Ils ont quand même l’air d’être très à l’aise en vitesse » remarque Sébastien Col qui découvre le circuit, tout en tactiquant sur Mutua Madrileña (3e de cette manche d’entraînement). « Ce qu’on peut dire, c’est que ça navigue très proprement. La moindre hésitation, je ne parle même pas d’erreur, coûte cher, ajoute Sébastien. Mais ça manquait un peu de vent. Je pense que ces bateaux prennent toute leur dimension dès 15 à 16 nœuds ».

Dès mardi, ‘Seb’ devrait être servi. « Le spectacle, à partir de demain, c’est officiel » prévient Dimitri Deruelle. "On aura certainement 20 à 25 nœuds de mistral ! ».

De quoi décoiffer les équipiers d’USA-17 qui faisaient lundi leur entrée en piste. A bord de leur nouveau plan Reichel Pugh, Larry Ellison, Russell Coutts, James Spithill et aussi notre régleur français Dimitri Despierres (membre du design team du challenger américain), ont passé la première marque en 7e position, avant de rétrograder à la 9e place. Pas si mal pour une prise en main. Mais l’équipage qui découvre sa monture a encore besoin d’aligner les milles. A l’issue de la régate du jour, USA-17 a poursuivi son entraînement en compagnie d’Artemis.

Mardi, on ne joue plus. Dès 13 heures, il y aura des points à aller chercher. Bribón et Cristabella, qui ont volé le départ aujourd’hui, ne devront pas répéter leur erreur. Deux à trois parcours banane sont au programme. Il va y avoir du sport !

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Le Moth se démocratise !

Bladerider
Bladerider

Bladerider International annonce aujourd’hui le lancement du monotype Bladerider FX. Rohan Veal, le double champion du monde en Moth et directeur des ventes pour la société australienne espère que ce modèle, une version abordable du fameux Bladerunner X8, permettra la démocratisation de la discipline.
Lors des essais en mer, à part un léger retard au départ, la vitesse entre les deux versions restait très similaire, et pour un débutant l’économie à l’achat est significative. La coque, en fibre de verre à la place du carbone, ne pèse même pas 20 kg. Les foils, le mât et le bôme sont identiques, mais la structure un peu simplifiée afin de permettre un montage rapide. Le FX satisfait à la jauge de la classe internationale de Moth et ses performances ne sont pas si différentes avec une vitesse maximale de 25 nœuds. Le poids total est de 40 kg au lieu de 32 kg pour son frère aîné, et le FX sort de l’eau à 6 ou 7 nœuds, tandis que le X8 le fait à un peu moins de 6 nœuds. Le fabricant table sur une production de plus de 500 unités l’année prochaine avec les premières constructions annoncées pour la rentrée 2008 après une présentation prévue lors du Championnat du Monde de Moth en juillet à Weymouth (G.B).

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