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Le Vendée Globe présente ses 30 skippers solitaires

CP Vendee Globe 2008
DR

Ils étaient 13 au départ de la première édition du Vendée Globe en 1989, 20 en 2004. Ils seront 30 en 2008. Au-delà du nombre, c’est la qualité des candidats qui impressionne. Deux anciens vainqueurs (Vincent Riou et Michel Desjoyeaux), cinq skippers déjà présents sur le podium des éditions précédentes (Jean Le Cam, Mike Golding, Roland Jourdain, Loïck Peyron, Marc Thiercelin) et deux tourdumondistes vainqueurs d’autres courses (Jean-Pierre Dick sur la Barcelona World Race et Bernard Stamm). Ajoutez à cela de jeunes régatiers ambitieux issus de la filière Figaro tels Yann Eliès, Jérémie Beyou, Armel Le Cléac’h. Mélangez à quelques récidivistes venus enrichir un palmarès déjà fourni comme Sébastien Josse, Dominique Wavre ou bien encore Alex Thomson. Ajoutez enfin une poignée de navigateurs bardés d’expérience comme Marc Guillemot, Brian Thompson, Jonny Malbon, ou Kito de Pavant. Remuez le tout et vous obtenez là le plateau le plus intéressant de la course au large.
Pour finir assaisonnez d’une pincée de navigateurs qui viennent autant pour l’aventure humaine que pour le défi technique. Jean-Baptiste Dejeanty, Arnaud Boissières, Yannick Bestaven et Raphaël Dinelli partent avant tout pour naviguer proprement, boucler la boucle avec leurs propres armes et une volonté de fer. N’oubliez pas la touche d’exotisme indispensable amenée par l’identité basque revendiquée de Unai Basurko, la participation pour la 2e fois consécutive de l’Autrichien Norbert Sedlacek, le parcours autodidacte de Steve White, la présence du nouveau monde avec la venue de Rich Wilson et Derek Hatfield. Et enfin la touche féminine indispensable incarnée par les deux navigatrices britanniques Dee Caffari et Sam Davies.

Au total, les 30 skippers de ce 6e Vendée Globe totalisent pas moins de 32 tours du monde et 21 Vendée Globe. Plus que jamais dans l’histoire du Vendée Globe, ce sera bien la qualité du marin, son expérience, son talent, sans doute alliés à un peu de chance, qui feront à nouveau la différence.

20 monocoques de toute dernière génération ont été spécialement dessinés puis construits pour le Vendée Globe 2008 par des architectes du monde entier. Deux options architecturales s’opposent : d’un côté la largeur et puissance, de l’autre la légèreté et du dépouillement. L’ensemble des courses de la saison 2008-2009 et les parcours de qualifications en solitaire fixés par l’organisation du Vendée Globe ont permis de fiabiliser les bateaux. Au final, c’est une flotte homogène, composée de bateaux très proches en performance qui pourraient améliorer le record de Vincent Riou (87 jours, 10h et 47 mn) de quelques 5 jours de mer en moins… Début de réponse dans quelques semaines !
 
Liste des skippers inscrits au Vendée Globe 2008-2009 :
 
BASURKO Unai (Esp) / Pakea Bizkaia
BESTAVEN Yannick (Fra) / Energies Autour du Monde
BEYOU Jérémie (Fra) / Delta Dore
BOISSIERES Arnaud (Fra) / Akena Verandas
CAFFARI Dee (UK) / Aviva
DAVIES Samantha (UK) / Roxy
DEJEANTY Jean-Baptiste (Fra) / Maisonneuve
DE PAVANT Kito (Fra) / Groupe Bel
DESJOYEAUX Michel (Fra) / Foncia
DICK Jean-Pierre (Fra) / Paprec-Virbac
DINELLI Raphaël (Fra) / Fondation Ocean Vital
ELIES Yann (Fra) / Generali
GOLDING Mike (UK) / Ecover
GUILLEMOT Marc (Fra) / Safran
HATFIELD Derek (Can) / Spirit of Canada
JOSSE Sébastien (Fra) / BT
JOURDAIN Roland (Fra) / Veolia Environnement
LE CAM Jean (Fra) / VM Matériaux
LE CLEAC’H Armel (Fra) / Brit Air
MALBON Jonny (Fra) / Artemis
PEYRON Loïck (Fra) / Gitana Eighty
RIOU Vincent (Fra) / PRB
SEDLACEK Norbert (Aut) / Nauticsport-Kapsch
STAMM Bernard  (SUI) / Cheminées Poujoulat
THIERCELIN Marc (Fra) / DCNS
THOMPSON Brian (UK) / Pindar
THOMSON Alex (UK) / Hugo Boss
WAVRE Dominique (SUI) / Temenos II
WHITE Steve (UK) / Spirit of Weymouth
WILSON Rich (USA) / Great American III

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Eric Drouglazet remporte la première étape

Eric Drouglazet
DR

Eric Drouglazet était particulièrement heureux à l’arrivée à Cagliari. Heureux d’avoir renoué avec le goût de la victoire, mais surtout de l’avoir fait en acceptant de prendre des risques et de remettre en question ses usages. Droug est un formidable bagarreur, un régatier redoutable qui ne lâche rien et n’aime rien tant que les courses au contact. Dans cette première étape, le skipper de Luisina a osé partir à rebours de la majorité de la flotte et cela a payé. Eric Drouglazet est toujours aussi combatif, mais, de plus, il est saisi par la grâce.

Entretien sur la ligne d’arrivée.
Eric, peux-tu nous décrire les moments-clés de cette étape ?
« La première manche se joue au large de la Corse, dans la nuit de dimanche à lundi. On est tous dans la pétole dans le nord-ouest de l’île. Alors que la flotte descend tribord amure au près vers la Corse, je décide de partir en bâbord pour gagner dans l’ouest et chercher le reste de Mistral. Pour être exact, je n’y vais pas d’un coup, je me recentre sur quelques petits bords, mais petit à petit, je me décale. La deuxième clé de cette victoire, c’est d’accepter de tenir physiquement dès lors qu’on a récupéré le vent et qu’on descend sous spi. »

Justement, comment fait-on pour naviguer sous spi dans un vent fort comme vous avez eu ?
« Déjà, à l’envoi du spi, on se fait toujours un peu peur. Est-ce que tout va bien se passer ? Est-ce qu’on ne va pas déchirer la voile ou partir en vrac ? On a beau avoir l’habitude, ce n’est jamais un moment facile. Ensuite, il faut tenir : du moment où j’ai hissé le spi jusqu’à la pointe sud-ouest de la Sardaigne, je n’ai pas lâché la barre. Impossible de manger, de dormir, d’aller faire pipi ! On tire sur les réserves. J’ai quand même fait des pointes à 21 – 22 noeuds. Là, je vais aller manger un cheval ! »

Qu’est-ce qui fait le plus plaisir dans cette victoire ?
« D’abord de gagner à nouveau. Je n’étais pas passé loin lors de la Course des Falaises où nous étions Gildas Morvan, Fred Duthil et moi à égalité de points. Mais surtout, d’avoir su le faire en allant à l’encontre de mes habitudes. Je pense que j’ai quand même un sacré vécu. D’habitude je finis mes régates à couteaux tirés. Là, c’est la première fois que je regarde et qu’il n ‘y a personne derrière. C’est confortable pour les manoeuvres, tu peux prendre ton temps ! »

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Le sacre des leaders

Rolex Swan Cup 2008 - Swan 45 Vertigo
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 Avec une manche au programme de cette dernière journée pour les catégories Maxis, Classics et Club Swan 42 ainsi que deux parcours au vent et sous le vent pour les Swan 45, les compétiteurs ont eu une journée difficile pour les nerfs. Les conditions météorologiques sur la zone de course ont été validées par le comité de course, qui dès 10h30 a donné le premier signal de départ.

 Premiers à entrer en lice, les Swan Maxis ont réalisé un parcours côtier long de 25 milles.

 Avec un temps de course de 2 heures 22 minutes et 80 secondes en temps réel, Highland Breeze (Swan 112) a remporté cette ultime manche, ce qui lui a permis de devancer pour la seconde fois Favonius en temps compensé. Mais malgré ce bon résultat, le plus grand des Swans présents à Porto Cervo, termine à la cinquième place du classement général. Favonius avec un total de 6 points est le grand vainqueur de sa catégorie. « Nous sommes vraiment très contents de l’emporter ici à Porto Cervo. Cela fait maintenant plusieurs années que nous nous battons pour la victoire avec de nombreuses places de troisième. Je suis vraiment très heureux pour l’équipage. » Avouait Roel Pieper très ému, lors de la remise des prix. Spirit of Jethou (Swan 601) de Sir Peter Ogden conserve sa deuxième place devant Ginger (Swan 601) de Leslie Green.

 Comme dans presque chaque catégorie, les leaders provisoires ont survolé les débats, à l’image de Zen dans la catégorie des Swan Classics. Cinquième lors du dernier parcours long de 17 milles, John Bainbridge a devancé la concurrence de dix points et a terminé en toute logique, premier de sa catégorie. Lors des deux dernières journées, plus ventées, Crilia, le Swan 53 de Heinz Gerd Stein, a largement dominé sa classe avec deux victoires en temps compensé. Un résultat qui contraste avec les deux premières journées, moins ventées et une place de neuvième et douzième dans son classement. Avec vingt-trois points, Crilia termine second au classement général, à égalité de points avec Vanish II, mais ses deux victoires lui ont permis de prendre l’avantage.

 Si la semaine avait été à l’image des deux dernières journées, Crilia aurait très certainement terminé avec une confortable avance sur Zen et Vanish II. Certains voiliers sont faits pour naviguer avec des vents forts tandis que d’autres sont plus avantagés dans les petits airs. « les meilleures conditions pour nous, sont un vent oscillant entre huit et douze nouds. Mardi et Mercredi ont été des journées parfaites pour nous. C’est à ce moment que nous pouvons faire la différence. Je suis vraiment très content d’avoir remporté cette épreuve. » Commentait Bainbridge.

 Dominée d’une main de maître par Enrico Scerni sur Kora 4 depuis le début de la Rolex Swan Cup, la classe des Swan 42 a offert un très beau spectacle. Impérial à la barre de ce nouveau monocoque du chantier Nautor Swan, Scerni se dit pleinement satisfait de ce résultat. « Nous avons une formidable équipe qui a su très bien préparer le bateau et surtout le mener à la victoire. L’un des points les plus importants à bord, est l’ambiance entre les hommes et l’expérience de chacun. Nous avions tout. »
 Kora avait déjà démontré son potentiel lors de la Giraglia Rolex Cup en remportant le classement en temps combiné (régates côtières + la course de la Giraglia Rolex Cup).
 Longtemps troisième, Leonardo Ferragamo sur Cuor Di Leone a finalement réussi son pari, celui de remonter à la seconde place du classement général, grâce notamment à sa deuxième place lors de la dernière manche. Interlodge, cinquième, se voit rétrogradé à la troisième place du classement général à un point derrière Ferragamo.

 La Classe des Swans 45 dont l’enjeu était double, a également été dominé par un voilier.
 Earlybird de Christian Nagel a terminé toute la semaine dans les 5 premiers. Avec une quatrième place et un Do Not Start (23 points) dans la dernière manche, Christian Nagel a remporté la Rolex Swan Cup mais également le titre de Champion du monde de Swan 45. « Je me sens vraiment bien. Nous étions un peu nerveux ce matin à l’amorce de la dernière journée. Quand nous avons vu les conditions météorologiques, nous avons été soulagés. Nous aimons quand le vent souffle assez fort. Nous avons essayé de nous préparer dans les meilleures conditions. En général, nous arrivons quelques jours avant le début de la compétition pour pouvoir faire deux ou trois journées d’entraînement. C’est la deuxième saison avec ce bateau et nous avons opéré quelques changements pour être très compétitif. Chaque épreuve est un nouveau challenge. »
 Grâce à une victoire et une huitième place, Klaus Diederichs sur Fever remonte d’une place au classement général et devance de trois points Atlantica Racing de Carlo Perrone.
 Les vainqueurs ont été récompensés lors de la cérémonie de remise des prix, par le trophée Rolex Swan Cup ainsi qu’une montre en or Rolex Submariner Chronometer.

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Eric Drouglazet mène la danse

Eric Drouglazet
DR

En d’autres temps on aurait brulé certains météorologues en Place de Grève pour faits de sorcellerie : comment expliquer autrement que ce vent de nord-ouest, résidu d’une queue de Mistral, allait s’établir en premier par le sud de la zone de course. Mais ce n’est peut-être pas un hasard si l’on retrouve aux avant-postes de cette première étape de la « Capitale Européenne de la Culture – Cap Istanbul », la plupart des usagers de cette mer complexe au possible. Et face à cette complexité, la meilleure attitude est parfois de savoir rester basique.

Nicolas Bérenger le racontait ce matin : « Il y avait bien des modèles qui proposaient d’aller chercher ce flux d’ouest en longeant la côte. Mais je sais trop bien combien le relief varois peut perturber les phénomènes météo. Tant que j’ai pu avoir une trajectoire proche de la route directe, je ne me suis pas posé de questions. » A ce petit jeu, les hommes de l’ouest ont perdu gros. Ainsi au classement de lundi midi, on retrouvait au-delà de la vingt-cinquième place des clients aussi sérieux que Jeanne Grégoire, Fred Duthil ou bien encore Nicolas Troussel.

Coup de vent dans les Bouches de Bonifacio

Devant les bouches de Bonifacio, alors que le vent atteignait les 30 à 35 noeuds, seul baladin du monde occidental, Eric Drouglazet faisait bouillir la chaudière à plus de quatorze noeuds de moyenne. Le skipper de Luisina avait, quant à lui, attendu son heure pour se décaler dans l’ouest, à la faveur de la pétole de fin de nuit. On le sait, le Droug aime bien se bagarrer avec les éléments. Pointé en tête avec près de huit milles d’avance sur ses poursuivant, il serait étonnant que le navigateur finistérien accepte de se laisser déborder malgré les velléités des hommes du sud à ses trousses, Christopher Pratt en tête. Gildas Mahé lors du Trophée Alpes Maritimes, Eric Drouglazet aujourd’hui.

Les troupes du grand ouest ont encore quelques estafettes pour sauver l’honneur. Le long des côtes de Sardaigne, c’est Nicolas Bérenger qui menait la danse ; sous spi, le sociétaire de la Grande Motte prouvait qu’en matière de gros coeur, là aussi on pouvait sur les navigateurs du Mare Nostrum. Quoiqu’il en soit, cette première étape risque de faire quelques victimes de marque. Verdict attendu en fin de nuit ou en début de matinée en baie de Cagliari.

Ils ont dit :

Nicolas Bérenger, Kone Elevators
« Tout va bien, je suis content de mes choix. François Gabart avait bien navigué cette nuit. Malheureusement pour lui, il est tombé dans une molle et du coup on a réussi à le passer. Comptez sur moi, je ne vais rien lâcher. »

François Gabart, Espoir Région Bretagne,
« La nuit n’était pas facile, avec le vent faible, la houle et les voiles qui battaient. J’ai profité du matin, du vent stable pour me reposer avant l’arrivée du nord-ouest. Sinon, ce n’est que du bonheur. "

Les 15 premiers à 19h00 lundi :

1 Eric Drouglazet Luisina Design à 128 milles de l’arrivée
2 Nicolas Berenger Kone Elevators à 15 milles du leader
3 Christopher Pratt DCNS 97 à 15m
4 Marc Emig Capitol à 17m
5 François Gabart Espoir Région Bretagne à 19m
6 Jean-Paul Mouren M@rseilleEntreprises à 20 m
7 Paul Meilhat TS Régate Créteil Val de Marne à 20m
8 Gildas Morvan Cercle Vert à 21m
9 Gérald Veniard Macif à 21m
10 Christophe Bouvet Sirma à 23m
11 Laurent Pellecuer Docteur Valnet Aromathérapie à 23m
12 Robert Nagy Theolia à 23m
13 Gildas Mahe Le Comptoir Immobilier à 24m
14 Armel Tripon Gedimat à 24m
15 Thierry Chabagny Suzuki Automobiles à 26m

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Lorient, St Gilles et Dieppe pour la 40e Solitaire

Depart Solitaire 2008
DR

La Région Bretagne et la Communauté d’agglomération de Lorient (Cap l’Orient) accueilleront le départ de cette 40ème Solitaire. Au pied de l’ancienne Base de Sous-marins de Lorient-Kéroman devenue pôle de développement du nautisme et de la course au large, la flotte bénéficiera des nouvelles infrastructures créées à deux pas de la Cité de la Voile Eric Tabarly avant de s’élancer sur la ligne de départ. Véritable port d’attache de la course au large, c’est la 4ème fois que Lorient accueillera La Solitaire du Figaro.

L’escale intermédiaire se fera à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, en Vendée. Déjà ville étape en 2004 et 2006, Saint-Gilles, aux côtés du Conseil Général de Vendée, accueille pour la 3ème fois La Solitaire. Situé au cœur même de la ville, " Port La Vie " est une magnifique vitrine touristique. Berceau des chantiers Bénéteau, la station balnéaire est devenu un haut lieu de la voile sur la côte atlantique, et une fois encore, la ville présente tous les atouts d’une escale réussie pour l’organisation de la course estivale du circuit Figaro. Côté sport, l’étape aura une saveur toute particulière dans l’esprit des skippers puisque tous auront en tête l’arrivée triomphante de Nicolas Troussel en 2006 et ses nombreuses heures d’avance sur la flotte.

Le finish aura lieu pour la toute première fois en Haute-Normandie, à Dieppe puisque la CCI de Dieppe s’engage et organise, avec le soutien des collectivités locales, l’accueil de l’arrivée de cette 40ème édition. Il aura donc fallu près de quatre décennies à la course avant de s’arrêter sur la côte d’albâtre. Doyenne des stations balnéaires françaises, charmante et charmeuse, Dieppe saura sans aucun doute séduire et accueillir les concurrents au terme de leur épopée maritime.

Lorient, Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Dieppe, trois villes qui auront l’honneur de fêter comme il se doit la 40ème édition de cette belle et légendaire course en solitaire. Rendez-vous le jeudi 4 décembre à la veille de l’ouverture du Salon Nautique de Paris pour découvrir le parcours complet de La Solitaire du Figaro 2009.

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Favonius et Earlybird vainqueurs à Porto Cervo

Swan 80 Favonius Rolex Swan Cup
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Malgré le bon départ du plus grand bateau de la flotte, le Swan 112, Highland Breeze, les talents de Roel Pieper et son équipage néerlandais ont permis à leur bateau de bien rivaliser avec son grand frère, qui a néanmoins terminé avec 43 secondes d’avance en temps réel, mais grâce à ses bons résultats le long de la semaine et sa seconde place en temps compensé aujourd’hui Favonius a bien rempli sa mission en révélant tout son potentiel à Porto Cervo. Le succès était d’autant plus important, car dans le duel qui l’opposait au Swan 601, le Spirit of Jethou de Sir Peter Ogden, Favonius se retrouve à égalité de points dans le circuit 2008 et cette dernière victoire lui permet de rafler le titre.

En Swan 45, les enjeux étaient également très importants, car deux titres étaient en jeu: la Rolex Swan Cup et la Swan 45 Gold Cup. Earlybird, avec Sten Mohr au poste de tacticien avait déjà une grande longueur d’avance avant cette dernière journée, mais tout était encore possible ce matin. Cependant en terminant quatrième lors de la première course ce dimanche, la victoire lui était garantie, car son adversaire direct, Atlantica Racing a obtenu son pire résultat de la semaine en terminant 19ème. Pire encore pour Atlantica, Fever a remporté cette course et lui a ainsi raflé la seconde place au classement. Malgré les interruptions à cause du vent, c’était une excellente semaine à Porto Cervo pour les Swan, qui n’a été gâchée que ce dimanche lors de la nouvelle du décès d’Olin Stephens, le responsable du Swan 65, parmi tellement d’autres plans.

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Victoire de Samba Pa Ti à San Francisco

Samba pa Ti Rolex Big Boats
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En IRC-A, le Reichel/Pugh 78 de Bill Turpin, Akela termine premier en temps réel, mais c’est le TP52 Samba Pa Ti de John Kilroy, qui remporte la course en temps compensé et en ce faisant gagne le Trophée Saint Francis en dominant le classement IRC-A de la semaine devant le RP 52 Vincitore et Akela. En Melges 32, John Porter sur son Full Throttle se trouvait à égalité de points avec l’Allemand Michael Illbrück sur Pinta au début de la journée et cette dernière course a été un véritable duel jusqu’au bout avec des options à prendre -Alcatraz ou la côte? –avant qu’une magnifique performance sur le dernier bord de l’équipage de Full Throttle permette à Porter de remporter le Trophée devant le New Yorkais Bliksem et le Pinta de Michael Illbrück.

En J-105 une flotte de 31 bateaux disputait la "Commodore’s Cup". Après la disqualification de Donkey Jack suite à une protestation et un arbitrage, ce sont les frères Perkins, qui gagne la Coupe sur Good Timin’.

Pour beaucoup cette dernière journée a été marquée par l’envie de bien faire en l’honneur du grand architecte américain, Olin Stephens, décédé ce week-end à l’âge de 100 ans et les organisateurs ont d’ailleurs mis en place hier matin une cérémonie à sa mémoire.

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Louis Vuitton revient à la voile !

Victoire de Team New Zealand
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Toutes les équipes, qui ont par le passé participé à la Louis Vuitton Cup seront invitées à Auckland pour une série de matches du 31 janvier au 14 février 2009. Les organisateurs attendent la participation de six syndicats à bord des bateaux d’Emirates Team New Zealand. Trois courses se disputeront chaque jour sur un parcours banane de deux milles.

Hors Cup

Bruno Troublé, porte parole pour Louis Vuitton, précise, “L’épreuve d’Auckland n’est pas en concurrence avec la Coupe de l’America et ne fait pas partie de la Coupe. La Louis Vuitton Cup, disputée depuis 1983 ne sera pas en jeu. Un Trophée spécial Louis Vuitton sera créé pour l’épreuve. La premier ministre de la Nouvelle-Zélande, Helen Clarke tenait à féliciter Louis Vuitton et Emirates Team New Zealand pour l’organisation de cette épreuve. « La Nouvelle Zélande est très heureuse d’accueillir cette régate et Auckland avec son joli port et son centre ville dynamique mettra en place un spectacle fabuleux pour les passionnés de la voile et les touristes. »

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Le Mistral cloue les Swan au port

Rolex Swan Cup
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« C’est l’une des décisions les plus faciles que j’ai eu à prendre. » Avouait Peter Craig du comité de course après avoir fait une brève escapade en mer pour se rendre compte de la météo. Personne enviait le comité de course ce matin là d’autant plus que la nuit précédente, le Mistral s’était bel et bien installé, soufflant déjà régulièrement à plus de 40 nœuds.
A 11h30, les conditions n’étant pas à l’amélioration, Peter Lawson, membre du comité de course, a fait envoyer les signaux officiels, trois coups de corne de brume avec sur le mât des signaux, les pavillons November et Alpha, annonçant l’annulation des régates pour la journée. « Sur la zone de course, le vent souffle à 28 nœuds avec des rafales à 30. Les conditions vont s’aggraver dans les prochaines heures et rendre très dangereuse la navigation », commentait Lawson.
 
Au classement général provisoire, à une journée de la fin de la Rolex Swan Cup, les leaders de chaque classe ont tous suffisamment d’avance pour entrevoir une victoire finale. Mais la compétition reste très aléatoire et un mauvais résultat peut s’avérer catastrophique.
 
Dans la catégorie des Swan Maxis, Favonius, très régulier depuis le début de cette semaine, dispose de 3 points d’avance sur Spirit of Jethou. Si Favonius termine à la cinquième place de la dernière manche et que Spirit of Jethou termine premier, le classement tournerait à l’avantage de Spirit of Jethou. Une dernière journée cruciale pour l’équipage allemand de Roel Pieper sur Favonius.
 
Le championnat du monde de Swan 45, dont seulement 6 manches ont été courues, devrait sans contestation possible revenir à Hedrick Brandis, propriétaire de Earlybird. Avec 14 points d’avance sur Atlantica Racing et 16 points sur Fever, Earlybird a construit sa victoire lors de la première journée. La place de second se jouera quant à elle entre quatre concurrents, Atlantica Racing, Fever, Ilika et Jeroboam Ca’Nova. Ces quatre voiliers se tiennent en 5 points. Avec trois courses programmées dimanche, les positions peuvent encore évoluer. « C’est un sentiment très agréable de mener cette classe après six manches et 14 points d’avance sur le second. Il y a encore une journée difficile à gérer, attendons la fin de la compétition pour vraiment se réjouir. Bien entendu, nous aurions aimé régater aujourd’hui mais nous comprenons parfaitement la décision du comité de course. Beaucoup de casse aurait pu survenir dans ces conditions de vent et de mer. » Nous confiait Brandis.
 
Avec une course au programme pour la catégorie des Swan Classics, John Bainbridge sur Zen dispose de huit points d’avance sur le second Christina. Zen se dirige aussi vers une victoire. Barreur de Zen, John Greenland a fait parti de l’équipage britannique qui a remporté la Rolex Commodore’s Cup. Il revient sur la décision du comité de course d’annuler les régates de la journée de samedi. « Quand je me suis levé ce matin, ça soufflait déjà à 30 nœuds avec des pointes à 35 voire 40 nœuds. La décision a été sage d’annuler la manche. Si cela pouvait être de même pour dimanche, ça serait parfait et nous remporterions la Rolex Swan Cup mais nous sommes venus ici pour régater. C’est toujours un régal de régater ici à Porto Cervo.»
 
Avec 5 points d’avance, trois victoires et deux secondes places, le Swan 42 Kora 4 dispose non seulement d’une confortable avance mais d’un ascendant psychologique. Rares sont ses adversaires qui pourront lui contester la victoire finale. Cependant, la bataille pour la seconde place se jouera entre trois bateaux, Interlodge, Daring’s et Cuor Di Leone, ces trois concurrents se tenant en un point.

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Luc Dubois (Alinghi Red) vainqueur à Valence

Valence - trophee clairfontaine
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Jusqu’au départ de la neuvième et dernière manche, l’ordre sur le podium était incertain. Lorsque Nicolas Charbonnier s’est élancé en tête, les nombreux spectateurs présents sur le quai ont bien cru que le jeune médaillé de bronze sur 470 allait réaliser l’exploit de remporter le Trophée Clairefontaine de Valencia, alors que c’est la toute première fois de sa carrière qu’il effectue une compétition en catamaran. Loïck Peyron perdait le Trophée Clairefontaine de Valencia en se faisant enfermer sur la dernière ligne de départ. Malgré tout son talent, il ne réussissait pas à revenir sur la tête de la course, animée par une bataille navale sans merci entre Jean-Pierre Dick, Luc Dubois et Ed Baird (Alinghi Black).

Classement général définitif (neuf manches) :
1- Luc Dubois (Alinghi Red – Sui.), 60 pts (6,6,1,1,4,1,3,6,1)
2- Nicolas Charbonnier (Fra.), 55 pts (3,3,3,8,2,3,1,2,5)
3- Loïck Peyron (Fra.), 55 pts (1,2,2,5,1,5,6,3,7)
4- Jean-Pierre Dick (Fra.), 46 pts (5,8,7,4,6,2,4,1,2)
5- Ed Baird (Alinghi Black – E-U), 40 pts (2,5,8,3,5,6,5,5,3)
6- Michel Desjoyeaux (Fra.), 39 pts (4,4,4,7,7,4,2,7,4)
7- Fernando León (Esp.), 36 pts (7,1,5,6,3,8,7,4,6)
8- Claire Leroy (Fra.), 17 pts (8,7,6,2,8,7,Dnf,Dns,Dns)

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