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Quantum : podium et réorganisation en Europe.

Quantum
Quantum

Alors que sur de nombreux plans d’eau (en Mégayacht, TP52, RC44, Mumm 30, IMS, IRC, Mini 650, Open 40…) les voiles Quantum alignent les succès, le Groupe Quantum dont le QG Européen est basé à Barcelone a repris les droits de la marque Quantum sur le sol français. Une nouvelle équipe est chargée de remettre en place un réseau basé sur les valeurs humaines, technologiques et techniques du Groupe.
Une équipe technique et commerciale de très haut niveau parmi lesquels Maxime Paul représentant français aux JO de 92 et multiple champion de France, d’Europe et du Monde ou Carles Rodriguez multiple vainqueur de la Copa del Rey et des plus prestigieuses régates IMS….. avec pour objectif, le plus grand nombres de logo Quantum sur tous les plans d’eau.

Belle fin de semaine d’ailleurs pour le Quantum Racing qui réalise le double en remportant le Trophée du Portugal et la victoire au général de l’Audi MedCup Circuit 2008.
Après avoir remporté l‘Audi MedCup Circuit 2008 avant le dernier jour de compétition, Quantum Racing s’offre le luxe de la victoire dans le Trophée du Portugal. Il achève ainsi ses cinq très beaux mois de compétition au cours desquels il a gagné trios des six régates que constitue l’Audi MedCup Circuit.
Barré par Terry Hutchinson (USA) qui a intégré le projet il y a un an, Quantum Racing a gagné l’épreuve de Cagliari (Italie), la Breitling (Majorque, Espagne) et aujourd’hui à Portimao (Portugal).
Outre ces victoires, Quantum Racing a terminé troisième de la première régate de la saison `Alicante (Espagne), cinquième à Marseille (France) et Quatrième à Carthagène (Espagne).
Au classement général après 53 manches disputées, Quantum Racing termine devant les Espagnols de Bribon barré par Dean Barker et les Argentins de Matador, barré par Guillermo parada.

Classement final de l’Audi MedCup 2008 :
Après 53 courses à Alicante, Marseille, Cagliari, Puerto Portals Mallorca, Cartagena et Portimao :
1. Quantum Racing USA 252 points
2. Bribón ESP 306,2 points
3. Matador ARG 328 points
4. Artemis SWE 347 points
5. Platoon by Team Germany GER 364 points
6. Mutua Madrileña ESP 393,4 points
7. El Desafío ESP 409 points
8. CxG Corporación Caixa Galicia ESP 456,6 points
9. Audi Q8 ITA 511 points
10. Mean Machine MON 631 points

Ed Reynolds, President de Quantum Sails et Project Manager de Quantum Racing :
"Ca a été un début intéressant, je me suis mis à fond dans mon rôle et pour finir il m’a complètement obsédé. En fait j’adore la voilerie, plus que de naviguer : son concept, sa technologie, ses process, la méthodologie des voiles et comment elles font évoluer le bateau sur l’eau. Je suis bien plus intéressé et tourné vers ça que vers la navigation."

Terry Hutchinson, barreur de Quantum :
"L’idée du Quantum Racing a émergé il y a un an alors que je travaillais encore pour Team New Zealand. Belle opportunité, très vite nous avons élaboré le projet et contacté des marins. Il était important d’avoir un bonne équilibre entre le talent et le savoir faire et la personnalité. Je voulais être sur qu’à la fin de la saison, que nous fassions premier ou dixième, nous soyons toujours des amis. Il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte sur ces projets, et la partie humaine est vraiment très importante. Je tire mon chapeau à chacun des équipiers à bord car je ne suis certainement pas la personne la plus facile à gérer dans certains moments ! Tout au long de l’année mon souhait était que quoiqu’il arrive nous mettions notre énergie pour aller de l’avant. Ainsi, si quelqu’un te bats tu n’as rien à te reprocher. En tant que professionnel, si tu ne donne pas le meilleur de toi même, tu ne fais pas ton boulot."

Source : Quantum Sails
www.quantumsails.com

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Le point à 400 milles de l’épilogue

trio tete en crete
DR

La technicité des parcours empruntés, la météo qui n’en fait qu’à sa tête passant d’un extrême à l’autre – de la pétole à la brafougne – en l’espace d’un instant : tous les ingrédients sont réunis pour que la Cap Istanbul comptant pour le Championnat de France de Course au Large tienne ses promesses et ne fasse pas mentir son statut d’épreuve majeure du circuit Figaro. Et c’est sans compter avec toute la magie de cette course qui emmène cette flotte de haut vol aux détours de paysages enchanteurs à la rencontre d’autres cultures… Et souffle un vent portant d’aventure. Après la Sardaigne et la Sicile, les navigateurs du voyage font aujourd’hui escale en Crète, une île aussi montagneuse que majestueuse, baignée par une mer éponyme et la mer Egée. Bienvenue au royaume des dieux grecs !

Pas le droit à l’erreur

A 10h38 ce mardi matin, Arnaud Godart-Philippe qui s’est empêtré dans une option malheureuse a coupé et fermé la ligne de cette troisième étape entre Marzamemi et Aghios Nikolaos. A bon port, les 28 marins se reposent actuellement après une étape « agitée » de 540 milles, au terme de laquelle ils sont arrivés rincés, épuisés mais pleinement satisfaits de leur navigation dans des conditions diverses et variées.
On connaît désormais l’épilogue : une jeune bizuth, Isabelle Joschke, a imprimé sa marque. A la barre de Synergie, elle a décroché une victoire qui restera longtemps amarrée dans les mémoires salées. Dans son sillage, Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) et Nicolas Bérenger (Koné Elevators), que seules quelques minutes séparent en Crète, complètent le podium. Derrière eux, de nombreux solitaires qui se sont retrouvés au contact après avoir emprunté des routes radicalement différentes sur la mer Ionienne ont touché terre les uns après les autres jusqu’au bout de la nuit. Après trois étapes sur les cinq inscrites au parcours pour rallier Istanbul, une première hiérarchie se dessine. Certains concurrents, à l’image d’Eric Drouglazet (Luisina Design), vainqueur de la première étape, ont indéniablement laissé des plumes entre la Sicile et la Crète. Une preuve chiffrée parmi d’autres de la dureté de cette épreuve, qui, à l’image de la Solitaire, ne pardonne que trop peu d’erreurs. Deuxième à 29 secondes du premier à l’issue du deuxième parcours, Eric dégringole à la 9ème place au classement général.

Sur la Cap Istanbul aussi, c’est en effet la régularité qui paye le mieux. Nicolas Bérenger en sait quelque chose. Décidément très accrocheur, toujours vissé aux avant-postes et fort déjà de deux podiums, il confirme son leadership. Le voilà désormais crédité de deux bonnes heures d’avance sur son plus proche poursuivant, François Gabart (Espoir Région Bretagne). Bizuth, aussi discret et talentueux que la grande gagnante de l’étape, il n’a pas fini de forcer l’admiration. Ce jeune Espoir très en vogue aux avant-postes est lui-même talonné par Gildas Morvan (Cercle Vert), qui n’a jamais fait de contre manche et consolide ainsi son statut de futur vainqueur du Championnat de France de Course au Large, dont la Cap Istanbul révélera le classement final.

Des espoirs de podium

Les lignes du classement après trois étapes révèlent aussi que cela reste très serré – et donc très ouvert – entre le 2è et le 7è, entre François Gabart et Thierry Chabagny. Après une première étape ratée, ce dernier n’a de cesse de se refaire une belle santé au fil des manches. Pour lui, comme pour Marc Emig (Capitol), Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier), ou encore Christopher Pratt (DCNS 97), qui se tiennent tous dans un mouchoir d’une demi-heure, tous les espoirs de podium sont encore permis. Il reste deux étapes et 410 milles à courir…

Ils ont dit

Nicolas Bérenger (Koné Elevators) : « Sur cette 3ème étape, je fais une bonne opération. Je creuse mon avance au classement général, je m’assure un petit matelas de deux heures. Si je préfère être dans cette situation plutôt que celle de devoir rattraper du retard, je ne veux pas m’emballer. En Méditerranée, on l’a assez vu, tout peut se faire et se défaire dans un sens comme dans l’autre. »

Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) : « Je ne vais pas me contenter de ce que j’ai. Il faut que j’attaque sur la suite de la course. C’est quand on navigue libéré comme je l’ai fait sur ces deux étapes qu’on arrive à faire de belles choses. Même si je ne pense pas à la première place au classement final, un podium est peut-être possible. Une chose est sûre, si des opportunités se présentent, je n’hésiterai pas à les saisir. J’espère que les conditions météos nous permettront de tenter des choses et de faire une belle quatrième étape.»

Gildas Morvan (Cercle Vert) : « On ne va pas s’emballer sur le Championnat de France de Course au Large : les choses peuvent changer si vite dans ces mers-là. Vis-à-vis de Fred Duthil et Erwan Tabarly, je suis en posture favorable puisque je possède trois heures d’avance sur eux. Mais il faut que je reste vigilant. Nicolas Bérenger est bien parti pour emporter la Cap Istanbul. Dans ce cas de figure, il faut que je finisse impérativement dans les dix premiers de la course pour être titré. Mais je préfère avoir mon destin entre mes mains que l’inverse. »

Classements sont sur le site : www.capistanbul.com

(source Cap Istanbul)

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SLAM aux mondiaux Laser.

Slam
Slam

SLAM annonce être le Fournisseur Officiel des Championnats du Monde de Laser SB3 se tenant à Dublin au Dun Laoghaire National Yacht Club.

137 équipages seront en compétition, représentant plus de 10 nations. Parmi les produits SLAM choisis par les organisateurs pour les produits officiels de l’événement :le “RC Summer Sailing Jacket” et le sac “Coral”.

Source SLAM
www.slam.com

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Isabelle Joschke vainqueur cette nuit en Crète

Isabelle Joschke vainqueur en Crete
DR

Cette victoire décrochée dans la nuit sous le ciel étoilé méditerranéen écrit une nouvelle page dans l’histoire de la course au large : Isabelle devient en effet la première femme à signer un tel succès, une victoire d’étape*, sur le circuit Figaro réputé pour son niveau d’exigence et pour forger les meilleurs talents solitaires. Elle marque aussi déjà les esprits : cette jeune bizuth  a navigué de la plus belle manière entre la Sicile et la Crète. Inspirée, précise, habile, elle a tenu tête face à une flotte de redoutables concurrents rompus à l’art des batailles à armes égales en solitaire. Aux commandes de la course depuis 48 heures, Isabelle n’a rien cédé même dans les pires conditions au passage d’une brutale dépression en mer Ionienne. En tête à l’entrée de la mer Egée, et dans des vents favorables, elle n’a pas non plus trébuché sur les derniers 120 milles du parcours le long de la côte nord crétoise. Elle réalise là un sans faute, elle décroche une victoire qui fera des vagues…

Isabelle Joschke : « Je ne réalise pas vraiment, je ne m’attendais vraiment pas à ça sur ma première saison Figaro. Cela me fait d’autant plus plaisir. J’ai commencé seulement à y croire quand je suis arrivée en tête à Antitykhitira. J’ai eu la chance ensuite d’avoir du vent pour conserver mon avance, cette navigation au large de la Crète a d’ailleurs été un régal même si je n’ai pas dormi, ni mangé de la journée. Il fallait que je m’accroche. La clé de la réussite ? D’abord la stratégie. Ensuite, j’ai beaucoup gagné en vitesse depuis la première étape et c’est forcément stimulant… »

Dans le sillage d’Isabelle, Thierry Chabgny et Nicolas Bérenger se sont livrés bataille jusqu’au bout. Le skipper de Suzuki Automobiles monte sur la 2ème marche et celui de Kone Elevators sur la 3ème !

Extrait du classement de l’étape 3 entre Marzamémi et Aghios Nikolaos :

1 ) Isabelle Joschke (Synergie) arrivée  à 23h18’40” en 3j 05h 37 min 40s
2) Thierry Chabagny (Suzki Automobiles) arrivé à 00h16′ 32” en 3j 6h 35′ 32” à 57′ 52” du vainqueur
3) Nicolas Bérenger ( Kone Elevators) arrivé à 00h25’55” en 3 j 6h 44′ 55” à 1h07′ 15” du vainqueur

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Les yachts classiques entrent en lice

Voiles St Trop 2008
DR

De Esense à Senso One en passant par les cathédrales de voiles, Créole, Altair, Lulworth ou encore Thendara, il est difficile de poser son regard pour élire le yacht par excellence. Tout ici, est réunie pour susciter la curiosité et l’envie d’apprendre à connaître un peu plus ces hommes passionnés qui ont dessiné ces bijoux des mers. Mardi, les yachts classiques de plus de 16 mètres entreront dans la course pour tenter de remporter le Trophée Rolex.

Lundi soir, le port de Saint-Tropez affiche complet. Les yachts classiques, ayant bouclé leur course de liaison entre Cannes et la cité tropézienne, viennent s’amarrer aux côtés des voiliers modernes qui n’attendent plus qu’eux pour compléter le tableau de ces mâtures exceptionnelles. Ils culminent presque tous à plus de 40 mètres ! Dimanche soir, les équipages prenaient enfin un peu de temps pour faire connaissance lors du cocktail d’accueil. La Coupe d’automne du Yacht Club de France, course de liaison entre Cannes et Saint-tropez, a été remportée par Shamrock V dans la catégorie des Esprits de Tradition, Kookabura l’emportant face aux autres 12 MJI. Chez les Classiques, Moonbeam IV devance Nan of Fife chez les Auriques tandis que Rowdy l’emporte dans la catégorie des Marconis.

Programme des Voiles de Saint-Tropez :

Voiliers Classiques :
Mardi 30 septembre, mercredi 1er octobre, jeudi 2 (journée J. Laurain, Journée des défis, Club 55 Cup), vendredi 3 et samedi 4 : parcours côtiers, 1er départ 12h00

Voiliers Modernes :
Lundi 29, mardi 30, mercredi 1er octobre, jeudi 2 (journée J. Laurain, Journée des défis), vendredi 3 et samedi 4 octobre : parcours côtier, 1er départ 11h30 Pour toutes les catégories, la remise des prix aura lieu dimanche 5 octobre, à partir de 11 heures (sur invitation).

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Sébastien Col couronné au Portugal

Sébastien Col
DR

Les derniers matches du Round Robin de la Match Cup de Portugal ont quelque peu surpris dimanche matin, car Ian Williams, Torvar Mirsky et Paolo Cian ont été tous éliminés et c’était Damien Iehl, qui a donc raflé la quatrième place dans le dernier carré à côté de Sébastien Col, Mathieu Richard et Magnus Holmberg.

Lors de la demi-finale, il fallait cinq duels pour départager le vétéran suédois et Mathieu Richard, mais c’est l’âge et l’éxpérience, qui ont fini par remporter la confrontation sous le score de 3 à 2.

Dans l’autre demi-finale franco-française, Sébastien Col a battu Damien Iehl 3 à 1. A la fin de l’après-midi, la finale s’est disputée à un moment où le courant de la Sado devenait plus important, mais cela n’a pas empêché Sébastien Col de gagner deux matches d’affilée pour prendre le titre de Roi de Troia. Lors de la petite finale, Mathieu Richard a pris la troisième place en battant Damien Iehl sous le score de 2 à 1.

La réaction de Sébastien Col :  « C’est génial !!! Nous venons de finir la finale contre Holmberg, 2/0.Les 2 matchs ont été serrés. Avec jusqu’à 3 nœuds de courant sur la ligne de départ. IMPOSSIBLE parfois de passer la ligne tribord. Nous gagnons le premier match en exploitant bien le vent. Sur le second, nous partons avec une pénalité, et après un tour, nous sommes juste devant à la bouée sous le vent. Un grain arrive, et nous protégeons la gauche. Et nous gagnons suffisamment de distance pour pouvoir faire la pénalité sur la ligne d’arrivée.
La demi-finale à été plus difficile, contre Damien Iehl. C’était spécial car nous arrivions à anticiper tous les coups de l’adversaire. Ca fait maintenant presque 10 ans que l’on s’entraine ensemble, alors….
Nous gagnons 3/1, sans avoir très bien navigué, surtout moi pendant les départs, heureusement Christophe, Gilles, Olivier et Philippe, ont fait du super boulot pour garder le contact et parfois passer devant.
Nous avons vraiment progressé tout au long de la semaine, c’est vrai qu’hier je n’étais pas très sûr de nous, mais en restant simples dans notre approche des matchs et en jouant sur les paramètres importants qui caractérisaient cette journée (courant, approche de laylines, exploitation des grains), nous avons réussi à vraiment bien naviguer en finale.
Un grand merci à Olivier Douillard et Philippe Mourniac, c’était notre premier world tour ensemble. Sans oublier Christophe André et Gilles Favennec. A noter que nous sommes 3 équipages français à être passés en demi avec Mathieu et Damien, et que notre coach Marc Bouet nous a bien aidés toute la semaine. »

1. Sébastian Col (FRA), French Match Racing Team/K-Challenge
2. Magnus Holmberg (SWE), Victory Challenge
3. Mathieu Richard (FRA), French Match Racing Team/Team French Spirit
4. Damien Iehl (FRA), French Match Racing Team
5. Paolo Cian (ITA), Team Shosholoza

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Fin des Régates Royales à Cannes, cap sur St Tropez

Regates Royales de Cannes 2008
DR

C’est avec une petite brise de secteur Sud dix nœuds que les 58 voiliers envoyaient la toile pour un long bord de vent de travers en direction de la baie de Saint-Tropez. Dix-sept Aurique avec par ordre de taille : Lulworth, Mariette of 1915, Altaïr, Thendara, Moonbeam IV, Moonbeau of Fife III, Tuiga, Nan of Fife, Véronique, Avel, Marigan, Partridge, Bona Fide, Oriole, Esterel, Djinn. Dix-neuf Bermudien : Shamrock V, Windrose of Amsterdam, Ilhabela II, Moya, Helisera, Choices , Classic Addy, Agneta, L’Iliade, Adria, Seven Seas of Porto, Lucia, Tioga, Rowdy, Eilidh, Nagaïna, Challenge Twelve, Kookabura III, Ikra. Quinze Marconis : Irène VIII, Havsornen, Amadour, Solway Maid, Mercury, White Wings, Anne Sophie, Aile VI, Cholité, Harlekin, Dolphin, Daintay, Mena, Dix-Août, Sagittarius. Et enfin, sept Super Tofinou : Cambronne, Classique Attitude II, Cordelia II, Grey One, Nirvana II, Pitch, Demeter X.
 
Un club en mouvement
« D’un point de vue sportif, les trentièmes Régates Royales-Trophée Panerai se sont passées comme prévues et comme nous le souhaitions, avec un niveau de plus en plus élevé dans toutes les séries… Avec des déboires : malheureusement même si ce type d’incident est rare, cela a interpellé beaucoup de régatiers. Il ne faut pas oublier que la mer a ses contraintes et que la sécurité est essentielle : la compétition ne doit pas primer sur le sens marin !
Mon principal objectif en tant que président du club, était que les membres fassent vivre le club et participent aux manifestations nautiques : cela doit être un aussi grand plaisir de préparer et d’organiser les Régates Royales de Cannes que de naviguer. Il y a tous les ans de plus en plus de bénévoles qui viennent aider l’organisation : cette fois-ci, il y avait 166 membres soit quasiment autant que le nombre de bateaux sur l’eau ! Un voilier, une personne… Rappelons que leur activité touche tous les secteurs, tant dans la préparation que pour ramasser les poubelles, conduire des bus, faire l’interface avec les coureurs… Sans compter les services de sécurité qui ont mobilisé 53 bateaux, soit un tiers de la flotte, essentiellement avec des bateaux de membres du Yacht Club de Cannes.
Le premier club nautique de Cannes a été créé en 1860 et nous fêterons nos 150 ans en 2010 : nous y travaillons déjà ! Et dès l’année prochaine, les Régates Royales accueilleront le Championnat du Monde de 8mJI, soit entre 35 et 40 équipages ! Mais il va nous falloir agrandir le Vieux Port… »
 
Le bilan présidentiel
Jean-Paul Ortelli, gérant de la Société des Régates Royales, revient sur les évènements qui ont marqué cette trentième édition et les centaines d’équipiers qui ont participé à ces courses pendant une semaine.
« Le décès de Wilfried n’a pas été facile à vivre, autant pour les organisateurs que pour les navigateurs. Nous ne pourrons pas oublier notre ami skipper de Safir, habitué des Régates Royales. Cet tragique incident a resserré les liens entre les concurrents et a montré à quel point les marins sont restés solidaires, respectueux et exemplaires dans la douleur… Sur le plan technique, nous n’avons pas été favorisés par des conditions météorologiques extrêmement changeantes, ce qui n’a pas été facile pour les Comités de Course et les équipages. Mais l’organisation a encore progressé cette année et malgré les difficultés, a réussi à marier efficacité et convivialité. Et puis je conclurais par la constatation que les équipages sont de plus en plus affûtés et la compétition de plus en plus spectaculaire. Rendez-vous l’an prochain du 20 au 27 septembre 2009 ! »

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Isabelle Joschke mène la danse …

Isabelle Joschke
DR

Au sud du 36ème parallèle, les conditions se sont dégradées au fil des heures. Les dépressions orageuses de type méditerranéen n’ont clairement rien à envier à leurs cousines automnales de la façade Atlantique. Violentes, brutales, elles ont, qui plus est, une sale manie : celle de se creuser à l’insu des prévisions. Celle qui a cueilli la flotte ce dimanche n’a évidemment pas pris le soin de prévenir.

Il est 8 heures, le vent souffle à 18-20 nœuds, le soleil vient de percer, le temps d’un instant, l’épaisse couche nuageuse.  Par 35°25 Nord et 19°54 Est surgissent deux monotypes. Ils sont bord à bord, et progressent à quelques longueurs l’un de l’autre au beau milieu de la mer Ionienne de mauvaise humeur. Les deux protagonistes à la lutte sont François Gabart (Espoir Région Bretagne) et Gildas Morvan (Cercle Vert), ils sont alors 4è et 5è au dernier classement : ils occupent les avant-postes de cette troisième étape entre la Sicile et la Crète.

Décor d’Atlantique nord ou paysage méditerranéen ?
Gildas Morvan, joint à la VHF plante le drôle de décor : «  Moi, je suis venu pour le soleil et les paysages. On m’a trompé sur le voyage, je ne pensais pas retrouver la Bretagne ! (rires) Plus sérieusement, la dernière nuit a été très dure dans des conditions de navigation assez difficiles, c’était même un peu l’enfer. On s’attendait plus à avoir de l’ouest-sud ouest et nous progressons au louvoyage dans des vents contraires. Il n’est toujours pas évident de savoir ce qui va se passer. Les conditions restent très instables et je n’ai pas pu aller dormir. Mais, tout va bien à bord, l’option sud a pas mal payé. Je suis satisfait de ma position et je suis en bonne compagnie pour faire avancer le bateau le plus vite possible. »

Gildas et François sont désormais lancés aux trousses d’Isabelle Joschke (Synergie), qui n’a visiblement pas froid aux yeux et en a surtout vu d’autres. Issue du circuit Mini 6.50, Isabelle dispute sa toute première saison à la barre d’un Figaro Bénéteau. À 31 ans, animée d’un farouche esprit de compétition et riche d’un solide bagage au large, elle n’a pas tardé à aiguiser son talent. Elle a pris cette nuit le commandement et contient depuis une jolie clique de gros bras de la brise : Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles), Erwan Tabarly (Athema) ou encore le grand Gildas Morvan. Parmi ses poursuivants immédiats figure aussi Jeanne Grégoire (Banque Populaire), déjà bien connue pour ses coups d’éclat à la barre de son monotype.

Le ressort du nord
Pourtant, la menace vient d’ailleurs à présent : du nord d’où revient en force, depuis quelques heures, tout le petit groupe qui a privilégié  les abords de la route directe plutôt que de tenter le diable d’une option radicale en Méditerranée. Ils tirent à présent profit des conditions qui leur permettent de ne plus se laisser distancer sur la route. Mieux, ils ont désormais quitté les bas-fonds du classement pour retrouver une position plus propice à de nouveaux rebondissements. Au relevé de 16 heures, Christopher Pratt (DCNS 97), Nicolas Troussel (Financo), Romain Attanasio (DCNS 62), Marc Emig (Capitol), ou encore Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier) ont repris des couleurs sous la grisaille. Ils ont d’ores et déjà réduit leur écart à une dizaine de milles. Forts d’une allure plus abattue, ils progressent alors à 7-7,5 nœuds, tandis qu’Isabelle et les siens affichent des vitesses de l’ordre de  6- 6,5 nœuds. À coup sûr, des bouchons sont à prévoir au passage de la porte d’Antikythira, que les premiers doivent franchir demain matin au petit jour. Un autre jour…

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Victoire de Tanguy de Lamotte au Morbihan Mondial 40

Novedia
DR

L’équipage
« On prenait cette course très au sérieux. Nous sommes très complémentaires dans l’équipage. Certains ont beaucoup travaillé sur le bateau, d’autres beaucoup navigué. Nous avions aussi un voilier. Et la barre était confiée à Pierre Le Boucher, qui était quand-même remplaçant aux derniers Jeux Olympiques en 470. Jeudi sur la manche d’entraînement, on a bien réparti le rôle que chacun a gardé pendant toute l’épreuve. Il y avait beaucoup de cohésion et nous sommes restés très concentrés ».

Le bateau
« Ce format convient bien à notre bateau assez polyvalent. Il a un grand cockpit qui facilite les manœuvres en équipage. Je pense que le bateau a un petit plus par rapport aux autres et que l’équipage fait la différence. Nous n’avons pas fait d’erreurs, notamment dans le choix des voiles ».

Les concurrents
« On peut avoir peur des Espagnols de Tales. Quand Gonzalo Botin et Alex Pella auront complètement fini de découvrir leur bateau, les différences de vitesse seront très faibles. Il faudra être vigilant ».

Les projets
« Nous allons faire les courses du calendrier de la Classe jusqu’en 2010 et notamment la Route du Chocolat en octobre 2009 et la Route du Rhum en 2010. Pour l’instant, je vais sortir le bateau de l’eau car nous avons talonné sous la côte de Belle-île samedi »

La classe s’internationalise. Quatre équipages étrangers figurent cette année dans les sept premiers, reléguant en milieu de peloton les pionniers, animateurs de la classe en 2006 et 2007. Le niveau ne cesse de monter et pourtant, une épreuve comme le Morbihan Mondial 40 laisse encore la part belle aux amateurs qui viennent d’abord y trouver un esprit sportif et convivial et des parcours magnifiques. Des conditions idéales sont venues couronner le succès de cette épreuve plébiscitée par les coureurs.

Classement général
1.    Novedia Group – Set Environnement (T.de Lamotte) (FRA)
2.    Tales (G.Botin) (ESP)
3.    Concise (T.Dawson) (GBR)
4.    CG Mer (W.Clerton) (FRA)
5.    Gusilliam (M.Smith) (GBR)
6.    Groupe PHR (P.Doin) (FRA)
7.    40 Degrees (P.Harding) (GBR)
8.    Palanad II (JM.Viant) (FRA)
9.    Groupe Partouche (C.Coatnoan) (FRA)
10.    AXA Atout cœur pour AIDES (E.Nigon) (FRA)
11.    Techneau (G.Dutoit)
12.    Monbato (D.Grimont)
13.    Fermiers de Loué / Sarthe (F.Angoulvant)
14.    Avis Immobilier (H.Bourriaud)
15.    Neurodon.fr (C.Chardonnal)
16.    IMX (P.Cadoux)
17.    Shere Khan 3 (T.Derville)
18.    Oceans Eleven (J.Fournier)
19.    IX FUN (O.Rabine)
20.    Voiles sans frontières (M.Joly)

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Le pari du sud

Thierry Chabagny - Suzuki
DR

Dispersons-nous ! À peine ont-ils rejoint la mer Ionienne qui sépare l’Italie de la Grèce que les 28 solitaires engagés dans l’étape la plus hauturière de cette Cap Istanbul ont rompu les rangs pour s’étaler en latitude. À ce petit jeu de l’éparpillement en latéral, deux groupes se sont formés.
D’un côté, aux abords de la route directe progressent désormais tous ceux qui ne veulent plus jouer gros sur le dos de cette Méditerranée qui leur en a déjà fait voir de toutes les couleurs. De l’autre, 50 milles plus bas, s’échappent à présent les plus opportunistes qui ont vu et cru en des vents portants plus établis favorisant la glisse et la progression vers l’est de cette mer Ionienne aux calmes tant redoutés. 

Éviter les molles

Sur l’eau, la question dans l’air du temps prend en effet l’allure d’une boutade : « Mais Eole, où sont tes molles ? »
Une fois n’est pas coutume, la réalité a encore fait mentir les prévisions qui annonçaient le pire avec un vent faiblissant et des risques de calmes persistants. La pétole ? Pas vue, pas prise… Pour l’instant tout du moins.
Le classement du matin, lui, reste sur ses gardes. Il joue encore dans les deux camps :  il place l’un des plus fiers représentants du sud en tête, suivi à 5 milles par rapport au but par Fred Duthil sur Distinxion Automobile, qui avance dans les parages de l’orthodromie. Ce dernier joue la prudence, la vigilance et la persévérance face aux incertitudes du temps. «On ne sait pas trop quelle va être la météo, elle est très aléatoire et à quelques mètres près on est sûr de ne pas avoir le même vent que les petits copains. J’ai préféré privilégier la route directe, je ne voyais pas trop ce qu’il y avait à chercher au sud. On verra bien ce qu’ils y ont trouvé. Cette course sera indécise jusqu’au bout. J’essaye d’avancer sans me poser trop de questions et surtout d’être plus philosophe… », confie-t-il quand on le croise sur l’eau.
En fin de matinée, le vent commence alors à faire des siennes. Il refuse, mollit à mesure que le ciel se charge de cumulonimbus, révélateurs d’une forte activité nuageuse favorable au retour d’un flux de portant plus soutenu. Voilà une petite molle ! La vitesse de Distinxion Automobile chute à 2 nœuds. Quelques heures plus tard, il  a sorti son spi orange et bleu, il progresse à 9 nœuds, mais il accuse déjà du retard sur le groupe du Sud qui a déjà pris la poudre d’escampette. Le classement de 16 heures vient le confirmer. Fred Duthil a perdu dix places dans la bataille. Mac Emig (Capitol), Gérald Veniard (Macif) ou encore Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier), qui ont joué la route directe, progressent désormais en arrière de la flotte. Une molle, et le mal est fait !

Sûr du Sud ?
Plus bas, sous le vent de la flotte, Thierry Chabagny raconte une toute autre histoire. Ce joueur de poker réputé a tenu parole : il s’est révélé offensif. Il a écouté son instinct et joué d’emblée un coup d’attaque. «Depuis le départ, j’avais envie de privilégier cette route sud qui me semblait plus sûre au niveau de la force du vent. Comme on s’attendait à traverser des zones de vent faible sur la route, j’ai pris le parti de plonger  pour avoir plus de pression », confie-t-il. Et d’ajouter : «Cette nuit, j’ai fait un peu de route directe pendant un moment, c’est pour cela que je suis en tête je pense. On dit toujours qu’en Méditerranée il ne faut pas trop investir parce qu’on est jamais sûr du résultat. On va voir avant la fin de la journée comment ça se passe. Mais je regarde plus les coureurs comme Erwan Tabarly qui sont à ma droite et plus sud que moi, plutôt que ceux qui sont plus au nord qui font une route directe mais dans un vent plus faible. C’est toujours mieux  d’avancer, là c’est plutôt agréable, les conditions sont sympas malgré les quelques orages de cette nuit. » On le sait, tout ce qui est pris, n’est plus à prendre et en Méditerranée peut-être plus que nulle part ailleurs…

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