Accueil Blog Page 1686

Le nouveau Géant Banque Populaire V baptisé samedi à Nantes

Bapteme trimaran géant banque populaire V
DR

Pascal Bidégorry, visiblement très ému, a raconté à quel point ce moment correspond à l’aboutissement d’un rêve qu’il a partagé avec son équipe pendant deux ans et maintenant avec le public.Pour le public très nombreux à Nantes, le baptême était visible depuis les quais de la Fosse et de l’île de Nantes où plusieurs écrans géants étaient installés pour ne rien manquer du spectacle qui devrait prendre fin vers 21h 30.

Le Maxi Banque Populaire V, star du "Village Grandeur Nature "
Après sa spectaculaire remontée de Loire jeudi 2 octobre et depuis son arrivée au cœur de Nantes, le nouveau né est l’objet de toutes les admirations et impressionne le public. Plus de 50 000 personnes, dont 20 000 ce soir, sont déjà venues fêter la voile au sein du village « Grandeur Nature » et toutes ont ouvert grands les yeux devant la majesté, la pureté des lignes et la présence inédite du géant des mers au cœur de la ville. Depuis mercredi 1er octobre, date de l’ouverture officielle au public du village « Grandeur Nature », les nombreuses animations proposées aux visiteurs remportent un réel succès.Totalement ouvert et gratuit jusqu’à mardi 7 octobre prochain 19h00, les 44 000 m² installés sur le site de l’île de Nantes permettent de découvrir tous les visages de l’univers de la course au large.

Commentaires :

Philippe Dupont, Président du Groupe Banque Populaire : "La voile véhicule un certain nombre de valeurs dans lesquelles nous nous reconnaissons tous dans le Groupe Banque Populaire : l’audace, l’innovation, sortir par tous les temps, et aussi accompagner nos clients dans les bons moments comme dans les mauvais. Cela correspond véritablement à l’esprit Banque Populaire. Nous avons inscrit notre action dans la durée en élargissant à l’ensemble de la voile, l’ensemble des actions que nous souhaitons soutenir. Il y a aujourd’hui ce Maxi Banque Populaire, mais également le 60 pieds, le Figaro Banque Populaire, ainsi que l’action que nous menons aux côtés de l’Association Eric Tabarly pour permettre l’entretien des Pen Duick qui sont là ce soir à Nantes, il y a enfin la Fédération Française de Voile et puis les « piou-piou » que l’on voit sur le littoral avec des voiles aux couleurs de la Banque Populaire.  C’est ça être La Banque de la Voile."

Pascal Bidégorry : "La mise à l’eau c’était une satisfaction pour toute l’équipe qui a construit le bateau, pour tout le Team Banque Populaire, mais là, aujourd’hui c’est vraiment le lancement de « la vie » de ce maxi bateau. Il est certain que c’est une journée chargée en émotion, et je me dis que c’est à partir de ce jour que l’histoire va vraiment démarrer, et quelle satisfaction d’être là aujourd’hui ! J’ai le sentiment qu’on est arrivé à faire quelque chose qui correspond bien à nos attentes. C’est énorme certes,  mais je pense qu’on a su faire un bateau à taille humaine."

Jacques Perrin, Parrain du Maxi Trimaran Banque Populaire : "C’est étonnant d’être sur ce village, c’est démesuré et l’idée que l’on se fait de ce maxi lorsque l’on ne l’a pas encore vu est que ce doit être quelque chose  de gigantesque, mais quand on arrive en dessous, c’est fantastique et dans le même temps c’est cohérent, on sent qu’il y a un équilibre général avec ce mat qui fait 45 m et une longueur de bateau qui fait 40 m et des flotteurs qui font 37m on s’aperçoit que tout est harmonieux et que c’est une belle bête de mer. Ce bateau est beau, il invite réellement au voyage."

- Publicité -

Carton plein à Alicante pour Telefónica Blue

Telefonica
DR

Cette première manche in shore, a été disputée en deux courses avec un crédit de points extrêmement simple. Le vainqueur de chacune des deux courses engrange 4 points, le second, 3,5, le suivant 3 etc… Le bateau ayant accumulé le plus de points à l’issue des deux manches est déclaré vainqueur du jour. En cas d’égalité de points pour le classement final de la journée,  l’avantage est donné au bateau ayant cumulé les meilleurs places. Quant à Ericsson 3, il est toujours sous le coup d’une pénalité systématique pour non-conformité de quille qui le pénalise dès cette première manche.

Course 1 – Départ 13h20
Après un départ retardé de quelques 20mn, la flotte s’est élancée dans une légère brise de 6 à 10 nœuds de Sud Est,  pour un premier parcours d’une heure. Dès la première marque les deux Téléfónica qui portent les couleurs de l’Espagne dans cette Volvo Ocean Race 2008-2009, ont pris la direction des opérations, virant en tête chacune des portes du parcours. Telefonica Black d’adjugeant les honneurs de la première  marque et Téléfónica Bleu ceux des deux suivantes. A quelques centaines de mètres de l’arrivée, Ericsson 4 voit la 3ème marche du podium lui échapper et  revenir à un Green Dragon particulièrement offensif. Puma, visiblement peu à l’aise dans les petits airs n’a jamais vraiment pu résister  aux assauts  de ses concurrents les plus affûtés.

Course 2 : Départ 15h 30
Pour la seconde course, alors que la flotte était prête à s’élancer, le Comité de course annulait la procédure suite à une bascule de vent.  C’est finalement  plus d’une heure après l’arrivée de la première épreuve que le départ de la seconde course a pu être donné dans des vents inférieurs à 10 nœuds.

Emporté dans sa fougue, Telefonica Bleu prend le meilleur départ, cherchant le doublé la mise devant son public. Puma, frustré par ce premier parcours en demi-teinte et conscient  de son déficit de vitesse dans ces conditions peu ventées prend le second départ sous  Code Zéro (grand  génois à guindan libre), pariant sur une brise mollissante. Sur cette ligne un peu mouvementée, Team Russia aborde Delta Lloyd au bateau  comité.  Après cet accrochage et la réparation immédiate d’une pénalité pour Team Russia, les deux bateaux, qui ont subi des dommages au-dessus de leur ligne de flottaison, finiront le parcours avec une prudence qui les laissera à l’arrière de la flotte.

A la première marque, Puma, impérial enroule la bouée en tête suivi par les deux Telefónica, Telefónica Blue prenant l’avantage sur Telefónica Black, devant Ericsson 4, Green Dragon, Ericsson 3, Delta Lloyd et enfin Team Russia. Un classement qui se maintient jusqu’à la porte suivante.
Le reste de la course prend le visage d’un quadruple Match Race entre les tandems Puma – Telefónica Blue, Telefónica Black – Ericsson 4, Ericsson 3 et Green Dragon et Enfin Delta Lloyd-Team Russia.
Une excellente vision tactique du dernier bord permet à Telefónica  de ravir la première place à Puma à 10 minutes de l’arrivée, après une heure de course.

- Publicité -

Final époustouflant à Saint-Tropez

les voiles de saint tropez
DR

Quel final !
Bien calé dans l’ouest, le fort coup de Mistral des dernières 48 heure a eu le bon goût de baisser d’intensité en milieu de journée. Avec un flux toujours bien établi pour une quinzaine de noeuds, sur un plan d’eau apaisé, les conditions étaient parfaitement réunies pour offrir aux 300 voiliers engagés un final en apothéose. La Direction de course et les équipes de Georges Kohrel pouvaient mouiller deux amours de parcours, l’un en forme de triangle entre cap de Saint-Tropez et Cap Camarat réservé aux grands Wally et aux voiliers Modernes de la jauge IRC. Et l’autre, devant la tour du Portalet, permettait de lancer vers le fond du golfe toute la flotte des voiliers classiques, gréés Marconi ou auriques, pour un  bord de dégagement de 0,8 milles, avant de foncer au vent arrière vers les Issambres et la sortie du golfe. Comment, dans la lumière cristalline d’après Mistral, ne pas de nouveau s’extasier devant la magie proposée ? Dans le sillage des 12 m JI et autres Tofinou qui ouvraient le bal, partaient sans anicroche ni rappel les 4 grandes classes de yachts classiques, les grands auriques de « la Belle Classe », plus gros et plus rapides, fermant le ban peu avant 15 heures. Le spectacle atteignait alors un paroxisme quand tribord amure, Moonbeam IV, au vent de la flotte, couvrait Mariquita, Moon beam III, Lulworth et le vif Tuiga, au moment au le vent coquin choisissait de partir brutalement à droite. Accélérations pour les uns, refus pour les autres, virement intempestif pour Mariette en quête de vent frais, grands battements de clin focs et embruns pour tous… les Voiles étaient véritablement en fête, à vue d’une foule compacte massée sur les môle de la cité du Bailli de Suffren…
 
Les Modernes groupés sous le Portalet
Grandiose arrivée sous le soleil pour les « stars » de la semaine catégorie Modernes, les Maxis, Protos et autres TP 65 ; partis peu après 14 heurs au large de la Moutte pour un grand triangle de 17 milles autour de la Nioulargue, Wallys et yachts Modernes se voyaient proposer une arrivée au près devant le port de Saint-Tropez. Après moins de deux heure de course, soit au plus fort de l’après-midi, les Wally « Open Season », « Y3K », « Genie » et« Magic Carpet », devançant l’immense Esense, déboulaient toutes voiles dehors, bientôt suivis d’un « Rambler » plus conquérant que jamais, et qui damait pour cette ultime régate, le pion au « Numbers » d’Ernesto Bertarelli, leader du classement général des IRC A.Autre protagoniste des grands IRC, « French Spirit One » et les hommes de Philippe Presti et Marc Pajot terminaient en beauté dans ce groupe, devançant le colossal Senso One skippé par Olivier Lozachmeur, tandis que l’étonnant « Container » à Udo Schutz, pourtant récemment mis à l’eau, ne parvenait pas à renouveler ses performances du début de semaine et terminait détaché, bord à bord avec Money Penny…
L’intouchable 12 m JI « South Australia » mené par Jacques Fauroux ne laissait à personne le soin de conclure cette semaine Tropézienne. Il survolait de nouveau les débats et venait mêler son élégance aux grands IRC sur la ligne d’arrivée, dans l’ombre de l’immense Velsheda lui aussi auteur d’un super bord de près depuis la Moutte…

- Publicité -

La Volvo commence ce samedi, Coll sera sur Delta Lloyd

Sébastien Col
DR

Sébastien Coll sur Delta Lloyd comme barreur et Julien Cressant sur Green Dragon comme wincheur, porteront à 4 le nombre de marins français présents sur cette première manche in shore comptant pour le classement général de la Volvo Ocean Race 2008-2009. Les deux hommes, engagés dans des projets de Coupe America, respectivement sur K Challenge et BMW Oracle, quitteront Alicante rapidement et laisseront les deux autres tricolores, Sidney Gavignet sur Puma et Laurent Pagès sur Telefónica Blue, continuer leur route pour une grande boucle de 37 000 milles sur 11 océans ou mers : la Méditerranée en premier, puis l’océan Atlantique, l’océan Indien, la Mer d’Oman, le Golfe du Bengale, la Mer de Chine, la Mer Jaune, l’océan Pacifique, la Mer du Nord, la Mer Baltique, et enfin le Golfe de Finlande.

A 31 ans, Sébastien Col est devenu une des figures incontournables de la Voile française, notamment en Match Racing où il occupe régulièrement les hauteurs des classements internationaux sur TP 52 et autres RC 44. On le retrouve également en course au large, où on l’a vu aux côtés de Kito de Pavant, dans la dernière Transat Jaques Vabre. Cette passion de l’engagement sur l’eau, qu’il soit en régate ou au large, Sébastien l’explique par ses 9 premières années de vie passées sur l’eau, en croisière avec ses parents, navigant en Atlantique ou en Méditerranée.
Barreur du Team K-Challenge pour la prochaine America’s Cup, et chargé du recrutement des quelques 25-30 navigants du Team, il vient sur la Volvo Ocedan Race pour une brève intervention auprès de l’équipe Delta Lloyd, l’inscrit de la dernière heure. La Volvo n’est pas complètement dans sa culture, mais il l’avait approchée en 2005, quand il avait commencé à participer aux premières sélections de l’équipage des Jeunes du Team ABN AMRO TWO, mené par son ami Sébastien Josse. Mais une proposition à intégrer l’équipe de K Challenge pour la Coupe était venue mettre un terme à cette première prise de contact.
Arrivé hier matin, jeudi, Sébastien a partagé son temps entre les entraînements sur l’eau et le passage en revue des nombreux points qu’il reste encore à valider sur le bateau. Il repartira d’Alicante en laissant à l’équipage le conseil de jouer la sécurité pendant les premiers manches, valider sa cohésion et la fiabilité du matériel. Bref, dans un premier temps, faire un minimum d’erreur, prendre confiance dans le bateau et les hommes sans trop s’occuper des points engrangés pour passer à la vitesse supérieure une fois les bases validées.
Si son agenda le lui permet, après les Louis Vuitton Pacific Series, du 1er au 14 février 2009, peut-être le retrouvera-t-on à bord d’un VO Open 70, quand la course sera revenue en Atlantique. Mais pour l’instant, sa priorité reste la Coupe. Il quittera donc Alicante demain soir, à l’issue de cette première manche.

- Publicité -

Dernier entraînement avant la régate inshore d’Alicante

Volvo 2008 entrainement alicante
DR

Pour la première fois, ce jeudi après-midi, tous les concurrents de la Volvo Ocean Race, à l’exception de Delta Lloyd, se sont retrouvés devant la ville d’Alicante pour un bref parcours d’entraînement en flotte. Ce tour de chauffe, sans enjeu sportif et disputé dans des conditions météo idéales, devrait cependant faire l’objet dans les heures qui viennent d’un débriefing serré avant la confrontation de samedi, où commenceront les choses sérieuses avec l’accumulation des premiers points pour le classement général. Cette unique régate d’entraînement en flotte marque symboliquement la fin de la phase préparatoire de la Volvo Ocean Race 2008-2009 où chacun a pu enfin observer la concurrence à loisir, après des mois, et pour certains près de 2 ans, de secret-défense absolu.

Un troisième Français sur l’épreuve

Hier, Green Dragon lançait un avertissement général sur ses ambitions de résultat dans la première manche de samedi, en annonçant que l’équipage se renforçait de deux (4 !) gros bras de la Coupe : le Français Julien Cressant et le britannique David Carr. Le tandem cumule 5 participations à la Coupe America, dont 3 pour Julien dans les syndicats, 6ème Sens en 2000, Aréva en 2003 et BMW Oracle en 2007. Tous deux seront embarqués comme wincheurs sur le VO Open 70 battant pavillons chinois et irlandais mené par Ian Walker et viendront renforcer cet équipage qui a, jusqu’à présent, surtout mis le focus sur son entraînement aux épreuves de large.
Aucun des deux marins n’a d’engagement à plus long terme sur cette course, mais le skipper Ian Walker attend beaucoup de leur présence sur l’épreuve d’Alicante, samedi. “Leur arrivée à bord est fantastique, souligne Walker. Ils ont tous les deux une immense expérience de la régate in shore et je suis sûr que leur présence va booster notre équipage. » L’équipe a travaillé particulièrement dur pour aborder cette première manche dans les meilleures conditions et se donner toutes les chances d’un bon résultat. Avec Puma, ils ont été les seuls à participer dimanche dernier à une course d’entraînement suivi d’un autre face à face sur l’eau mardi – toujours entre ces deux mêmes équipages – en attendant la confrontation d’aujourd’hui avec l’ensemble de la flotte.

Renforcement des mesures antidopage

Le directeur de course, Jack Lloyd, vient de confirmer qu’un programme anti-dopage sera appliqué à l’édition 2008-2009 de la Volvo Ocean Race. Cette décision, prise en concertation avec l’ISAF, l’Anti-Doping Norway et la World Anti-Doping Agency, impliquera des contrôles réguliers et aléatoires des navigants. C’est la première fois que les coureurs de cette épreuve seront soumis à ce type de tests, mais Jack Lloyd croit fermement que cette mesure participe à la préservation de l’intégrité du sport. “La lutte anti-dopage est une partie importante du sport, explique-t-il. Nous sommes très vigilants à garder cette épreuve propre et bien que nous ne croyions pas à la présence de cas de drogue avérés, c’est une bonne façon de lever le doute».Sous la nouvelle législation en vigueur, les teams, dans leur intégralité, ne seront pas tenu responsable des actes d’un membre isolé de leur équipe sportive, mais ils courent le risque d’une disqualification si 2 ou plus de leurs navigants sont pris en faute flagrante de dopage.

Ils ont dit

Interview de Julien Cressant, qui sera wincheur à bord de Green Dragon pour la régate inshore d’Alicante le 4 Octobre.

Quand et comment avez-vous rejoint l’équipage sino-irlandais de Green Dragon ?

JC : J’ai récemment été contacté par cet équipage il y a 1 mois. Je naviguais déjà souvent avec Justin Slattery leur numéro 1 actuel et Neal Mac Donald. Ce fut une réelle et agréable surprise car même si j’avais déjà eu des propositions pour faire la Volvo Ocean Race auparavant, j’avais dû les refuser pour me concentrer sur l’America’s Cup et naviguer avec des équipages leaders comme celui BWR Oracle Racing’.

Que représente cette régate in shore dont le coup d’envoi sera lancé samedi 4 octobre à 13h?

JC : Tout d’abord, ce sera ma première participation à la Volvo Ocean Race et sur un Volvo Open 70. Pour l’instant, je ne ferai partie de l’équipe que pour la journée et pourquoi pas pour quelques legs en plus, car ma présence sur le reste du parcours pourrait apporter un peu de sang frais ! Cependant, avec déjà un tour du monde à mon actif, lors de The Race, j’avais beaucoup aimé naviguer dans les Mers du Sud. Le parcours de cette édition n’y passe que très peu mais cette course constitue tout de même un fantastique défi’.

Apres quelques entraînements, quelles sont vos impressions ?

JC : ‘Bien que l’équipe se soit récemment formée, il existe une superbe entente à bord que ce soit sur l’eau ou à terre. La barrière de la langue ne nous permet pas d’embarquer plus d’équipier Chinois. Seul notre équipier multimédia sera asiatique et Ian Walker se réjouit également de l’arrivée de David Carr, embauché aussi pour la journée en tant que wincheur !’.

- Publicité -

Dernier rendez-vous tonique pour les IMOCA

Entrainement pole finistere
DR

Si la première session de navigation en solitaire s’est déroulée dans un petit temps medium, du 17 au 19 septembre, les conditions de la deuxième session étaient beaucoup plus toniques cette semaine au large du Finistère. 25, voire 30 noeuds de vent, de la mer, des grains, les conditions ont mis à rude épreuve les marins et leur ont permis de tester leurs bateaux dans des conditions très variées.

A près de 40 jours du départ du Vendée Globe, les skippers étaient là pour se confronter et s’observer. Et pour cela, il était nécessaire qu’ils soient prêts comme ils le seront le jour J. Les départs, les adversaires, les parcours, la météo, il était impératif de savoir gérer l’ensemble de ces données qui constitueront leur quotidien durant près de trois mois. Les entraîneurs ont cherché à leur donner une charge intellectuelle plus importante que dans la réalité de l’épreuve. Les skippers devaient alors avoir la capacité de traiter l’information dans la fatigue et le stress. L’objectif de ce stage était plutôt de les aider à trouver l’harmonie que de déterminer qui est devant qui. Dans les différentes conditions de vent, très peu de différences ont été observées entre les bateaux.

Le pôle France Finistère Course au Large a initié sa première préparation au Vendée Globe en 2000 mais les séances qui se sont déroulées ces dernières semaines sont radicalement différentes. Les préparations des skippers sont telles que les stages sont devenus beaucoup plus pointus. Les skippers osent se mesurer, sont précis et sont très au contact tout comme ils le sont en Figaro. Christian le Pape : "Ces stages leur ont demandé un engagement très marin. C’est très physique parce qu’il faut savoir tout donner en gérant son énergie. Cela demande une grande culture technique et stratégique. Je suis impressionné par la maîtrise qu’ils ont de leur métier. Ce n’est pas une chose facile à quelques semaines du Vendée Globe. Mais s’ils sont venus, c’est bien pour se remettre dans des situations de navigation en solitaire et se concentrer sur eux-mêmes. "

Pour autant la concurrence ne se limite pas aux participants de ces séances d’entraînement et personne, ni des concurrents, ni des entraîneurs, ne l’oublie. Mais avoir participé à ces stages qui clôturent deux années de préparation, sera un atout supplémentaire pour mieux gérer son stress le jour du départ et les suivants …

LES PARTICIPANTS
BRITAIR Armel le Cléac’h
BT Sébastien Josse
CHEMINEES POUJOULAT Bernard Stamm (invité)
DELTA DORE Jérémie Beyou
FONCIA Michel Desjoyeaux
GENERALI Yann Eliès
PAPREC-VIRBAC  Jean-Pierre Dick
ROXY Samantha Davies
SAFRAN Marc Guillemot
VEOLIA ENVIRONNEMENT Roland Jourdain
VM MATERIAUX Jean le Cam

- Publicité -

Thomas Coville en stand-by dès le 15 octobre

sodebo
DR

Quelques semaines avant de s’élancer pour une tentative de record autour du monde en solitaire et sans escales, le WSSRC a homologué officiellement le récent record de l’Atlantique Nord en solitaire établi le 15 juillet dernier par Thomas Coville à bord de son Maxi Trimaran Sodeb’O (32 mètres).

Parti le 9 juillet de New York, le skipper avait mis très exactement 5 jours, 19 heures, 30 minutes et 40 secondes pour rejoindre le Cap Lizard (pointe Sud de l’Angleterre). Il a parcouru 2925 milles (5265 km) à la vitesse moyenne de 20,97 nœuds. Ce nouveau temps est aujourd’hui inscrit dans les tableaux très officiels du World Sailing Speed Record, l’organisme régissant l’ensemble des records à la voile établis dans le monde.
Thomas Coville a ainsi devancé le record de Francis Joyon de plus de 8 heures. En juillet 2005, le skipper du trimaran IDEC avait effectué la même traversée en 6 jours, 4 heures, 1 minute et 37 secondes.

Déjà détenteur depuis janvier 2008 du record de la distance parcourue en solo sur 24 heures (619,3 milles à 25,8 nœuds moyenne), le skipper de Sodeb’O possède également depuis 2005 les records de la Route de Découverte (Cadix-San Salvador), de Miami-New York et du Tour des Iles Britanniques, toujours en solitaire.

Chasseur de records, Thomas Coville se prépare aujourd’hui à tenter de battre le record du tour du monde en solitaire détenu par Francis Joyon en un peu plus de 57 jours à bord d’IDEC. Le début du stand by de Sodeb’O pour e tour du monde est prévu dès le 15 octobre prochain. Dans le même temps, Francis Joyon, lui, sera en train de tenter le record de la Route de la découverte détenu par Thomas Coville…

- Publicité -

Sam Davies se prépare à Port-la-Forêt

Sam Davies Roxy 2008
DR

L’échéance du 9 novembre, date du départ du Vendée Globe 2008 se rapproche. Derniers réglages sur le 60 pieds Roxy : sorties en mer et listing des derniers détails techniques, tel est le programme de Sam Davies et de l’équipage du bateau Roxy depuis lundi à Port-la-Forêt.
Après une semaine de navigation en Angleterre, le monocoque Roxy a repris samedi 27 septembre la route des eaux françaises, direction Port-la-Forêt, pour un ultime stage de navigation. Sam Davies bénéficie de l’encadrement qualitatif du pôle France et de conditions météo propices à la navigation en conditions de course (25 à 30 nœuds de vent, houle très consistante).
Chaque matin, tous les skippers présents pour le stage se retrouvent pour un briefing précis et une présentation des exercices de la journée. Simulation de départ aux côtés de grands noms de la voile comme Michel Desjoyeaux, Roland Jourdain, Armel Le Cleach etc et navigation avec tests de vitesse et essais des différentes voiles.
Durant l’entraînement, l’équipage de Roxy reste en retrait laissant Sam maître des manœuvres. Chacun observe les réactions du bateau et s’applique à peaufiner les détails de la préparation du bateau, une fois à quai.
Parallèlement au stage de navigation, Sam Davies s’entraîne aussi physiquement et mentalement pour se préparer au mieux à 3 mois d’efforts et d’isolement.
Le team Roxy Sailing est à Port-la-Forêt jusqu’au jeudi 2 octobre au soir. Dès vendredi, toute l’équipe sera de retour à Lorient, base du 60 pieds Roxy. Pour Sam, la préparation physique se poursuivra par un stage à Bénodet associant séances d’entraînement physique et thalasso. Bernard Jaouen, son coach et ancien entraîneur de triathlon encadrera ce stage auquel d’autres skippers comme Vincent Riou, Armel Le Cleach participeront. Sam a également un stage de météo le 14 octobre à la Rochelle avec Jean-Yves Bernot dans son agenda. Du 16 au 18 octobre, l’équipage Roxy a deux jours pour rallier Les Sables d’Olonne, dernière ligne droite avant le départ du Vendée Globe, le 9 novembre 2008

- Publicité -

Bernard Stamm : “les écarts entre bateaux sont minimes”

Poujoulat Stamm 2008
DR

Au total, 10 concurrents du Vendée Globe enchaînent exercices, parcours et manoeuvres dans des conditions plus ventées que lors du premier stage. Au programme, des navigations sous pilote automatique, des prises et lâchés de ris… Le tout en solitaire. « On suit notre timing de préparation » explique Bernard Stamm, « et ces stages font partie du programme. Hier, mardi, nous avons fait pas mal de route, au moins 70 milles, dans des conditions assez musclées. Nous avons navigué au près, au largue, au bon plein, bref, nous avons pu nous étalonner par rapport aux autres, notamment grâce à plusieurs speed tests. Il y a eu également des virements de bord, des prises et des lâchers de ris… ».

La répétition à l’envi de ces manœuvres peut sembler quelque peu scolaire et redondante, mais, pour Bernard Stamm comme pour les 9 autres skippers, elle est nécessaire : «C’est vrai, ça peut paraître toujours la même chose, sauf que le but, c’est de réaliser ces manœuvres le plus vite possible et surtout, plus vite que les autres. On se connaît tous, même si nous ne sommes pas tous en configuration Vendée Globe, notamment au niveau des voiles. Les écarts entre les bateaux sont vraiment minimes. Si tu n’as pas de vent frais, si tu es mal placé, si tu rates une manœuvre, si tu es mal réglé… Tout ça, c’est mauvais, tu payes cash. C’est vraiment bien servir le bateau et bien naviguer qui fera la différence. Sans casse et sans problème en premier lieu, donc, sur un bateau bien préparé. Ce que l’on voit là, ce sera pareil à l’échelle du Vendée Globe »

- Publicité -

Les classiques font le spectacle au Trophée Rolex

Voiles St Trop 2008 2
DR

On a eu droit à un Saint-Tropez estival hier mardi pour les concurrents engagés dans la dixième édition des Voiles de Saint-Tropez. Les voiliers classiques de plus de 16 mètres ont parcouru, hier mardi la première manche du Trophée Rolex. Seule incertitude pour les participants, aucun classement intermédiaire ne sera donné avant samedi soir prochain. Le gagnant du Trophée Rolex devra faire preuve de régularité et réaliser sur l’ensemble de la semaine des courses parfaites.

Après s’être acquitté des dernières formalités administratives, les participants de la catégorie des yachts classiques peuvent enfin hisser leurs voiles et se mesurer les uns aux autres sur le parcours côtier organisé par le Comité de Course. Avec plus de 300 monocoques, la sécurité sur le plan d’eau est primordiale. Les affaires maritimes et la gendarmerie veillent au respect des règles de sécurité et aux distances des bateaux, accompagnateurs et presse.

William Fife Junior

Après Olin Stephens hier, notre saga continue aujourd’hui avec William Fife Jr, l’un des plus grands architectes du 20ème siècle.

Petit-fils et fils de William Fife I et II, William Fife Junior est le descendant d’une famille d’architectes navals. Né en 1857, William Fife Jr a grandi au milieu des plans de bateau de son père et de son grand père. Installé à Fairlie, il ne tarde pas à se faire son propre nom et dessine des bateaux pour les plus grandes familles européennes. En 1988, Fife Jr dessine Dragon, à compter de ce jour, toutes les réalisations de Fife portent un dragon en signe d’emblème. Concepteur de plusieurs voiliers destinés à courir la Coupe de l’America, dont notamment Shamrock et Columbia, pour le magnat du thé Sir Thomas Lipton, Fife n’a malheureusement jamais remporté de duel. Ces deux unités se sont inclinés face à Columbia en 1899 et Reliance en 1903. Hormis les plans métriques, Fife a également dessiné en 1879 une goélette de 190 tonneaux, propriété de Jean-baptiste Charcot, qui naviguait sous le fameux nom de Pourquoi Pas ?.
En 1898, Yum sort des chantiers et devient très célèbre dans l’hexagone sous le nom de Pen Duick. Si les dessins de Fife sont connus de tous, la qualité du chantier de Fairlie offre aux propriétaires de ses bateaux des pièces uniques, aux qualités marines indéniables.

A l’heure actuelle, moins d’une centaine de ses réalisations naviguent encore. Les Voiles de Saint-Tropez peuvent se targuer d’avoir accueilli les plus belles de ses réalisations, comme Cambria, Altair, Belle Aventure, Mariquita, Tuiga, Monnbeam of Fifie, Moonbeam IV, Hallowen ou encore Sumurun, autant de noms qui ont fait rêver les équipiers du monde entier.

Programme des Voiles de Saint-Tropez

Voiliers Classiques
Mercredi 1er octobre, jeudi 2 (journée J. Laurain, Journée des défis, Club 55 Cup), vendredi 3 et samedi 4 : parcours côtiers, 1er départ 12h00

Voiliers Modernes
Mercredi 1er octobre, jeudi 2 (journée J. Laurain, Journée des défis), vendredi 3 et samedi 4 octobre : parcours côtiers, 1er départ 11h30

- Publicité -
- Publicité -