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Dans deux jours le grand combat

PONTONS Vendee Globe 2
DR

Il n´y a pas que le nombre, il y a un plateau, et de haut vol. En cumulant les distances parcourues par ces trente solitaires sur leur bateau du Vendée Globe, on atteint déjà des sommets (plus de 50 000 milles par exemple pour Jean Le Cam ou Roland Jourdain). Mais si on additionne leurs traversées océanes depuis qu´ils (et elles) ont usé leur ciré sur un bateau, le bilan total dépasse largement le million ! Alors qu´est-ce qui pourrait donner plus de cote à l´un ou l´autre de ces trente solitaires quand on sait que les machines sont extrêmement proches en potentiel ? Et quand on se rappelle que l´incertitude est un facteur dominant en mer, surtout quand il faut réaliser un tour du monde en solitaire sans escale… L´abordage de Hugo Boss trois semaines avant le départ du Vendée Globe est là pour nous remmémorer que les aléas ne s´anticipent pas, malheureusement.

 

Le péril jeune ?

 

Bien sûr il y a pour la première fois, deux vainqueurs qui remettent leur titre en jeu (Vincent Riou 2004 et Michel Desjoyeaux 2000), mais à leur côté, nombre de prétendants ont aussi un ou plusieurs tours du monde à leur actif. D´ailleurs, c´est le Suisse Dominique Wavre qui tient la corde : sept rotations planétaires dont quatre en équipage, deux Vendée Globe (5ème en 2000, 4ème en 2004) et un tour du monde en double l´hiver dernier ! Et dans cette famille des récidivistes, ils sont huit de plus : Loïck Peyron (2ème en 1989), Jean Le Cam (2ème en 2004), Marc Thiercelin (2ème en 1996, 4ème en 2001), Roland Jourdain (3ème en 2001), Mike Golding (3ème en 2004), Sébastien Josse (5ème en 2004), Jean-Pierre Dick (6ème en 2004), Raphaël Dinelli (12ème en 2004)… Sans compter ceux qui ont déjà pris le départ, mais ont dû abandonner sur avaries (Bernard Stamm en 2000, Norbert Sedlacek et Alex Thomson en 2004). À ces expérimentés-là, il faut ajouter ceux qui ont déjà sillonné les mers du Sud à l´occasion d´un record ou d´une course tels Marc Guillemot, Brian Thompson, Jonny Malbon, Dee Caffari, Yann Eliès, Rich Wilson, Derek Hatfield, Unai Basurko !

 

Ne reste plus que les « jeunes », les novices du tour du monde qui sont loin d´être sans bagage comme Samantha Davies, Jean-Baptiste Dejeanty, Arnaud Boissières, Yannick Bestaven, Kito de Pavant, Armel Le Cléac´h, Jérémie Beyou. Steve White est à peu près le seul à ne pas viser un podium mais à vouloir avant tout réaliser le tour du globe en solo… Et au regard des précédents tours du monde en solitaire, il n´est pas nécessaire de l´avoir fait auparavant : Vincent Riou n´avait jamais connu les mers du Sud avant sa victoire en 2004 ! Habitués de la régate au contact, spécialistes de la navigation en solitaire, expert en météo et stratégie, fines lames à la barre et manœuvriers hors pair, tous ont l´opportunité de monter sur le podium à l´arrivée aux Sables d´Olonne… La seule (presque) certitude, c´est que le temps de course devrait friser les quatre-vingt jours, plus ou moins trois jours. Philéas Fogg et Passepartout n´en croiraient pas leurs yeux !

 

Voix du large…

Deuxième de l´édition 2000 derrière Michel Desjoyeaux, Ellen MacArthur est venue assister, yeux grands ouverts, au départ de cette édition, avec au fond d´elle une petite envie d´y retourner un jour.

 

« Cette année, c´est la première fois que j´ai le temps de regarder vraiment. J´ouvre mes yeux, je sens les choses, c´est très fort ce qui se passe ici. Le Vendée Globe change d´année en année, mais il y a quelque chose qui reste : l´aventure. C´est la marque de fabrique de la course. Oui, c´est sportif, oui c´est rapide, oui les bateaux deviennent de plus en plus performants, mais en même temps, ça reste un tour du monde. En tant qu´humain, on ne peut pas aller plus loin sur la mer. C´est aussi un rêve. Déjà, arriver à finir, c´est énorme, alors faire ça en course à pleine vitesse ! Même si cela reste de la haute compétition, on va encore dans des endroits qui sont perdus. Et les gens qui regardent les bateaux ici ont le même sentiment. Pour moi, le Vendée Globe c´est une histoire complète qui commence dès le début, lorsqu´on essaie de trouver un partenaire, et qui finit quand on franchit la ligne d´arrivée. Difficile d´en isoler une partie. Les moments qui sont restés très fort, c´est l´angoisse avant de partir. En 2000, le départ avait été retardé, on avait 60 nœuds de prévu, c´était vraiment baston. Ça, c´était dur parce qu´au fond de toi, tu veux partir, tu as une telle angoisse, tu veux être en mer. C´était plein de sentiments mélangés. Oui, j´ai vraiment envie de refaire le Vendée Globe. Pour l´instant, mon travail sur l´environnement est quelque chose de plus important à mes yeux. Mais lorsque je vois tous les bateaux, cela me donne encore énormément envie. Peut-être dans quatre ans… »

 

 

Echos des pontons…

 

L´âge du capitaine

L´âge moyen des skippers de ce sixième Vendée Globe est de 41 ans et demi. Le plus jeune concurrent en 2008 est Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve) né le 13 février 1978 et le plus âgé est l´Américain Rich Wilson (Great American III), né le 19 avril 1950.

 

La mer est ronde

Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve) est le plus jeune des skippers de cette sixième édition du Vendée Globe. Il navigue depuis trois saisons sur un bateau construit au Brésil et optimisé au fil des ans par son équipe. « Il avait déjà un nom de baptême : Galileo. Je n´ai pas eu envie de le changer parce que cela ne se fait pas et parce que c´est l´homme qui a dit le premier que la Terre est ronde. »

 

Boulot sur Boss

Depuis sa remise à l´eau, le monocoque d´Alex Thomson est vérifié en permanence par son équipe technique pour appréhender des dégâts collatéraux que la collision avec un bateau de pêche aurait pu entraîner. Ainsi la drisse de grand-voile a fait l´objet d´une révision totale suite à une usure prématurée : pendant quinze heures toute la nuit, l´équipe a établi un système de roulement pour hisser et descendre la drisse dans le mât, 1800 allers-retours pour polir une partie agressive du mât.

(source Vendée Globe)

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Joyon fait tomber la barre des 10 jours

Joyonportrait
DR

Francis Joyon goûte, en mer, tout son plaisir et sa satisfaction d’avoir effacé la barre des 10 jours sur ce difficile parcours. L’alternance de très belles journées de glisse et de zones totalement déventées entre les systèmes météos a considérablement corsé l’exercice et poussé le marin de Locmariaquer dans ses retranchements.  Il reprend donc de belle manière un record qu’il avait déjà établi en 2004. Il améliore le chrono de Thomas Coville de 15 heures et 15 minutes.

Une arrivée de nuit…

Comme en 2004, c’est de nuit et après un contournement relativement aisé de San Salvador que Joyon a conduit IDEC sur la ligne d’arrivée de cette Route de la Découverte. Une petite embarcation l’attendait dans la moiteur Caribéenne. A son bord, Clifford Fernander, délégué du World Speed Sailing Record Council qui tirait symboliquement une coup de canon au passage du multicoque géant. “Clifford est monté à bord” raconte Joyon, “Nous avons discuté un moment, il m’a fait signer des papiers et a pris des photos…” Quelques instants plus tard, Francis se retrouvait de nouveau seul à bord et reprenait la mer, direction Saint Domingue où l’attend son équipe.

Incertitude jusqu’au bout

Peu expansif comme à l’accoutumée, Francis ne faisait pourtant point mystère de sa satisfaction au passage de la ligne ; “L’incertitude a été grande jusqu’au bout, tant les conditions de vent sur les 200 derniers milles étaient imprévisibles. il se trouve que le petit vent de nord a tenu jusqu’au bout, permettant à IDEC de garder en permanence les 12 à 14 noeuds de vitesse nécessaire pour préserver l’avance que je m’étais donnée lors des deux belles journées de glisse des 3 et 4 novembre. La cerise sur le gâteau est pour moi d’avoir pu franchir cette barre des 10 jours…”

Une route à haut risque

“Lorsque Jean-Yves Bernot et moi-même avons décidé de suivre une route Nord, cette décision était dictée par l’absence d’alizés établis sur la latitude habituelle de cette Route de la Découverte. Au lieu de jouer les empannages dans des vents portants d’ouest, j’ai eu le loisir d’aligner des grosses journées à plus de 550 milles au reaching, entrecoupées de zones de transitions très pénalisantes puisque mon avance a oscillé entre 414 milles et… 88 miles. Le comparatif avec le trimaran Orma de 60 pieds Sodebo à Thomas Coville était très intéressante car au-delà de l’évidente différence de taille (30 mètres contre 18,28 mètres à Sodebo), la traversée des zones de calme aurait avantagé un bateau léger. Bien souvent, j’ai regretté de ne pas avoir une “libellule” de 5 tonnes en lieu et place des 11 tonnes d’IDEC. Mais mon trimaran est tellement sûr à grande vitesse qu’il permet d’aligner ces belles journées qui auront, en définitive, fait la différence.”

Le record en bref :

Francis Joyon, skipper du maxi trimaran IDEC a franchi la ligne d’arrivée de la Route de la Découverte à San Salvador aux Bahamas, aujourd’hui à 02 heures, 06 minutes,TU (soit 03 heures, 06 minutes – heure française). Avec un temps de course de 9 jours, 20 heures, 35 minutes, il établi un nouveau record en solitaire sur les 3 885 milles théoriques du parcours à la moyenne de 16,4 noeuds, détrônant le trimaran de 60 pieds Sodebo à Thomas Coville.

Francis Joyon avait quitté Cadix Cadix (Espagne) à 05 heures 30 minutes et 57 secondes TU (soit 06 heures 30 minutes et 57 secondes – heure française) le mardi 28 octobre 2008 dernier.

Il a parcouru en distance effective 4 304 milles nautiques, à la moyenne de 17,7 noeuds.

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Francis Joyon bat le record en 9 jours et 20 heures!

Victoire de Francis Joyon
DR

Avec un temps de course de 9 jours, 20 heures, 35 minutes, Francis Joyon a établi un nouveau record en solitaire sur les 3 885 milles théoriques du parcours à la moyenne de 16,4 noeuds, détrônant le trimaran de 60 pieds Sodebo à Thomas Coville.
Francis avait quitté Cadix (Espagne) à 05 heures 30 minutes et 57 secondes TU (soit 06 heures 30 minutes et 57 secondes – heure française) le mardi 28 octobre 2008 dernier.

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Le Nautic salue les navigateurs du Vendée Globe.

Pontons VG 2008
Pontons VG 2008

Qui dit port d’attache, dit aussi que le 1er salon nautique français fasse la part belle à tous ces porteurs de rêve que sont les champions des régates entre trois bouées ou ceux du grand large. Deux approches différentes mais qui méritent d’être honorées pareillement tant l’une comme l’autre demandent de l’abnégation et de la persévérance.

C’est ainsi que le Nautic suivra tous les grands évènements en cours depuis le Vendée Globe jusqu’à la Volvo Ocean Race en passant par les tentatives de record comme celle de Thomas Coville qui tentera de ravir le record du tour du monde en solitaire à Francis Joyon.

Pour en témoigner le Nautic sera le centre névralgique de toutes les émissions de radio et de télévision consacrées à l’actualité du large. Au Nautic Café, le centre de presse côtoiera les marins restés provisoirement à terre et tous les postulants à l’aventure maritime de la course.
Les plus grands médias impliqués dans le suivi de l’actualité voile seront bien évidemment présents comme par exemple Radio France, Ouest-France, l’Express, le Télégramme de Brest ou le Figaro.

C’est cette logique qui a poussé à la conception d’un centre de presse totalement repensé, qui sera adossé au Nautic Café en face de la scène Nautic, au milieu de tous les acteurs de la compétition et de l’événementiel.

Les 300 000 visiteurs comme toute la profession réunie vont avoir ainsi l’occasion de partager leur passion, d’échanger à l’occasion de la grand-messe annuelle qui les réunit tous les ans Porte de Versailles. Les organisateurs souhaitent que les nombreuses animations proposées laisseront dans la mémoire des amateurs qui arpenteront les travées du salon, un sillage qui restera dans les annales.

Surf in Paris !

Symbole de sa variété, le Nautic va accueillir en exclusivité la « Nautic Wave » sur « Le Spot », un espace d’animation entièrement dédié à la glisse. La « Nautic Wave » est un nouveau simulateur de vague ; une vraie vague statique en somme qui est générée par une projection d’eau sur un profil. Surfers pro et amateurs vont s’en donner à cœur joie c’est une certitude !
Le principe du « Contest Nautic Wave » est très simple. Tous les jours à partir de 16H30 une compétition de type pro/am se déroulera sous le regard averti d’un jury composé de spécialistes de la discipline. A chaque journée son vainqueur. Une super finale est programmée le dimanche 14. Elle verra s’affronter les gagnants de la semaine. Les inscriptions seront prises directement à l’accueil du « Spot » dans le Hall 1.
Au-delà de ces moments forts où l’esprit compétition va régner en maître sur « Le Spot » il est important de préciser que le tout public pourra s’initier à ce nouveau jouet au quotidien. Sans oublier la « Salle de Shape » animée par un talentueux shapeur venu de son sud-ouest d’adoption, la « City Wave », la vague mécanique sur laquelle on surfe sans se mouiller et enfin la « Wake Box » pour les passionnés de wake board !

Source : le Nautic
www.salonnautiqueparis.com

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RM Yachts : pas de morosité !

RM 1200
RM 1200

La saison des salons : une campagne méditerranéenne !
RM n’a jamais été aussi présent en Europe. Après une campagne Scandinave l’année dernière qui a été couronnée d’un vif succès et d’un raz de marée médiatique, l’équipe a renouvelé l’expérience sur le bassin méditerranéen. Un RM 1200 été présenté du 4 au 12 Octobre au salon nautique de Gênes ainsi qu’a des essais presse puis au salon nautique de Barcelone.
A noter aussi que le Grand Pavois et le salon d’Oslo  se sont extrêmement bien déroulés. A la Rochelle notamment grâce au lancement du RM 1050 nouvel aménagement qui a entraîné des ventes et beaucoup d’intérêt.
 
Le lancement du RM 1200 Mono-quille
Le premier RM 1200 mono-quille conçu pour un publique méditerranéen sans aucune contrainte de marée, a enfin vu le jour début Septembre.
La première impression avant la mise à l’eau a d’abord été esthétique, on a apprécié le dessin de la quille en T avec bulbe et les 2 safrans suspendus issus de l’Open 40 Aquilaria, ils ont rappelé que Marc Lombard ne faisait pas que des beaux bateaux, il fait aussi de superbes appendices.
En mer, il a pu être comparé avec le RM 1200 Black and White du concessionnaire du Croisic : Pierre Seminel. Le constat est double : le mono-quille économise 300kg dans le lest en prenant 40cm de tirant d’eau en plus, il est donc plus réactif, plus vif : il redémarre plus rapidement entre deux risées et semble un peu plus performant au portant. Cependant le deuxième constat prouve que le chantier avait raison d’être convaincu de ses bi-quille rapides car la vitesse cible, les deux bateaux lancés, est très proche voir similaire.
Ce comparatif n’est pour le moment qu’une première impression et ils n’ont pas poussé plus leur étude pour le moment. De leur côté les journalistes Italiens qui ont testé le RM 1200 MQ de Gênes, ont déclaré être très impressionné par la vitesse, la rigidité et la stabilité du bateau.
 
Le RM 1350 : 2 mois avant la première pièce, déjà un succès !
L’étude du RM 1350 avance très bien à la grande satisfaction du chantier, le mannequin a été dessiné pour recevoir les coques, la pièce mère de pont est bientôt terminée, ils travaillent en ce moment sur la décoration intérieur pour proposer une évolution du style Ile de Ré présent dans le RM 1200.
Du côté des commandes, les 2 premiers bateaux sont déjà vendus et seront livrés pour le début de l’été prochain. C’est un ancien client de RM 1200 qui renouvelle sa confiance à RM ainsi qu’un Norvégien qui a été conquis par sa visite du RM 1200 à Oslo.
 
Le salon nautique de Paris en ligne de mire.
Comme chaque année le chantier sera présent au Salon Nautique de Paris du 5 au 15 Décembre dans le Hall 1 stand E41. Le RM 1200, le 1050 et le 880 seront présentés et visitables. Pour ceux qui n’ont pas pu se rendre au Grand Pavois ce sera l’occasion de visiter le nouvel aménagement du RM 1050.

Source : RM Yachts
www.rm-yachts.com

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Derniers détails à 3 jours du départ

POntons Vendee Globe
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Dépression de novembre

Pas le temps de s´amariner ! Dès la première nuit de course, les trente navigateurs solitaires devraient rencontrer des conditions musclées avec un vent de face jusqu´à 40 nœuds en rafale (force 8) et des vagues de 2 à 3 mètres. Le vent soufflera déjà à 20-25 nœuds de sud-ouest en début d´après-midi au moment du coup de canon. Le départ s´annonce donc très agité, au point que la Direction de Course et les Affaires Maritimes conseillent fortement aux nombreux plaisanciers, pour des raisons évidentes de sécurité, de ne pas prendre la mer dimanche, mais plutôt de regarder le départ à la télévision.

 

Une organisation rodée

Directeur de course de la première édition en 1989-90, Denis Horeau a retrouvé cette fonction lors de l´édition 2004-2005. Préparation de la course, inscriptions, qualifications, relations avec les concurrents… L´équipe de la direction de course est constituée de deux conseillers sécurité, Alain Gautier et l´Australien David Adams. La sécurité en mer, le suivi des bateaux, les moyens de communications et cette année un nouveau système de suivi des glaces avec l´ESA (Agence Spatiale Européenne) font partie des prérogatives de la Direction de course. Ils collaborent également avec le Jury international afin de s´assurer de l´équité de la course pour le suivi des trajectoires et la validation des passages des huit portes de sécurité (soit deux de plus qu´en 2004).

Présidé par Bernard Bonneau, le Jury International est constitué de deux Français, un Anglais, un Espagnol et un Belge. En relation avec la Direction de course, ils analysent avant l´épreuve les textes, comme l´avis de course et les instructions de course et règlent les litiges éventuels avant le départ. Pendant la course, le Jury peut répondre à des questions d´interprétation des coureurs, infliger des pénalités en cas de faute, ou bien rendre du temps à un navigateur qui aurait porté assistance à un autre concurrent.

Depuis la première édition en 1989, Sylvie Viant a officié aux départs et arrivées de tous les Vendée Globe. Présidente du Comité de course, elle et son équipe ont rédigé les Instructions de course, supervisé le travail des jaugeurs avant le départ et lanceront la procédure de départ dimanche à 12h54… avant d´accueillir les concurrents à leur retour dans trois mois.

Comme Sylvie Viant, le docteur Jean-Yves Chauve accompagne le Vendée Globe depuis 1989. La langue recousue de Bertrand de Broc en 1992 a mis en lumière l´efficacité de la médecine à distance du Dr Chauve. A la tête d´un collège d´experts constitués de médecins et professeurs, il peut refuser l´inscription d´un concurrent pour raison médicale. Une situation qui s´est présentée deux fois par le passé, en 1996 et en 2000, pour des candidats soumis à un traitement anti-coagulant pour l´un, et un traitement contre le diabète pour l´autre.

 

Voix du large…

 

Mike Golding (Ecover) : « Si j´avais à choisir un autre bateau ? J´aime beaucoup Safran, mais aussi Bahraïn Team Pindar. Il est très intéressant, avec un maximum de potentiel, la question étant de pouvoir exploiter ce potentiel, mais oui, je me verrais bien partir à bord de Pindar.  Les gens ont tendance à penser qu´un bateau puissant est un bateau dangereux, moi, je pense exactement le contraire. »

 

Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) : « Il y a quatre ans, je m´étais mis dans le rouge dès la première semaine. J´ai appris à me contrôler, à gérer mes efforts et à ne pas me disperser. »

 

Kito de Pavant (Groupe Bel) : « Les dernières 48 heures, on va se pencher sur les fichiers météo. Mais ça va être dur de se mettre dans sa petite bulle parce que plus on avance dans le temps, plus il y a du monde autour de nous, la famille, les amis… Ce sera une des grosses difficultés de ces derniers jours. »

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Douze équipes confirmées à Auckland

Equipes Vuitton Pacific Series
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L’ambassadrice de la Nouvelle-Zélande, Mme. Sarah Dennis, a rejoint M. Yves Carcelle, PDG de Louis Vuitton, pour exprimer sa satisfaction de voir la confirmation de la participation de toutes ces équipes. L’objectif de cette épreuve est de permettre aux anciennes équipes de la Louis Vuitton Cup de se retrouver sur l’eau pour une série de régates. Lors de l’annonce de cette série en septembre dernier, 23 équipes ont exprimé leur intérêt d’y participer. Quatorze équipes ont depuis confirmé leur participation, mais puisque l’épreuve est limitée à douze participants, deux ont dû être mises sur une liste d’attente au cas où il y a un désistement.  “La Louis Vuitton Pacific Series attire plus d’intérêt que nous avons anticipé.  Nous sommes agréablement surpris par les réactions et la conciliation provoquées par cette annonce dans le milieu de la Coupe de l’America,” dit Yves Carcelle.

Alinghi et BMW Oracle en seront

Les équipes peuvent commencer leurs préparations. Elles arriveront à Auckland le 23 janvier prochain pour se familiariser avec les bateaux, prêtés pour l’occasion par BMW Oracle Racing et Emirates Team New Zealand.  Deux semaines de régates vont débuter le 30 janvier.

Bruno Troublé, porte-parole de Louis Vuitton, souligne que le plateau international est un des plus impressionnant jamais mis en place.  Un représentant de chaque équipe était à Paris cette semaine pour assister à une réunion de préparation.  Parmi les participants, Alinghi, le vainqueur de la Louis Vuitton Cup de 2003.

Six match races seront programmées chaque jour sur un parcours banane à l’entrée du port de Waitemata à Auckland.  Un tirage au sort déterminera quels bateaux seront utilisés chaque jour.

LOUIS VUITTON PACIFIC SERIES

Emirates Team New Zealand – NZ

Luna Rossa – Italie

BMW Oracle – USA

K-Challenge- France

Mascalzone Latino – Italie

Team Origin – GBR

China Team – Chine

Team Shosholoza – Afrique du Sud

Italia – Vasco Vascotto – Italie

Team Germany – Allemagne

Greek Challenge – Grèce

Alinghi – Suisse

En attente:

Italia – Francesco De Angelis – Italie

Team French Spirit – Marc Pajot – France

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Dernières heures de vérité pour Francis Joyon

IDEC Tribord amures
DR

C’était en 2003 et Francis Joyon établissait un nouveau temps de référence sur le parcours historique de la Route de la Découverte entre Cadix et San Salvador aux Bahamas. Son trimaran de l’époque, IDEC premier du nom, s’était présenté sur la ligne d’arrivée devant le petit port Bahaméen et c’est un dénommé Clifford qui, à bord d’une petite barque, avait signalé à Francis la ligne d’arrivée et pris son temps de course au nom du World Speed Record Council, l’organisme britannique qui enregistre les grands records de vitesse à la voile. A 180 milles du lieu de ses exploits passés, Francis se demande aujourd’hui si ce même Clifford l’attend, et si le chrono qu’il enregistrera sera suffisant pour lui permettre de reprendre à Thomas Coville le temps référence de la distance.

Pour que l’exploit de 2003 se reproduise, cette nouvelle rencontre devra intervenir avant demain vendredi 18 heures, 20 minutes et 43 secondes (française). Le scénario catastrophe de la nuit dernière, avec une absence totale de vent sanctionnée par des vitesses de l’ordre de 1 à 4 noeuds, s’il devait se renouveler, scellerait l’échec du navigateur de Locmariaquer. Le petit flux d’Est que chevauche précautionneusement IDEC sous les nuages, s’il voulait bien tenir, pourrait en revanche porter Joyon vers un nouveau succès. L’incertitude, en l’absence de systèmes météos établis, est totale, et l’immense Francis a, plus que jamais, l’issue de sa tentative entre ses mains…

“ça va se jouer à peu de choses”

“C’est du 50-50, et il n’y a plus grand chose à faire, sinon laisser Francis trouver la sortie…” Jean-Yves Bernot, à l’écoute des tribulations d’IDEC depuis le départ de Cadix, avoue ne plus être de grande utilité au solitaire englué dans un vaste marasme météorologique. C’est bien sur l’eau, avec ce que la houle et les circulations nuageuses ont à offrir de force propulsive, que Joyon doit tracer sa route et progresser plein ouest vers les Caraïbes ; “La houle me semble bien orientée à l’est” souligne précisément Francis”, ” et c’est peut-être annonciateur de vent d’Est.” Mais le skipper d’IDEC n’est pas homme à vivre d’espoirs, et c’est avec ses armes du bord et “son immense motivation pour l’emporter”, qu’il se bat pour forcer son destin. “Je passe en revue toutes mes grandes voiles de portant” explique t’il. J’ai de grands gennakers qui me permettent de créer un peu de vent apparent. Ce sont d’immenses voiles d’avant qui m’aident à capturer le peu d’air qui circule sur le plan d’eau.” Eternel curieux des choses de son bateau, Francis se réjouissait à l’idée de découvrir toujours et encore de nouveaux réglages propices à la bonne marche du trimaran ; “Nous n’avons jamais connu une si longue navigation dans le petit temps “souligne- t’il avec à propos. “Je découvre de nouveaux points de tire pour régler bien à plat mes voiles d’avant et remonter au vent dans les petits airs…” Bal des empannages (8 dans la nuit), danse des gennakers, claquement des solents… la nuit aura été tonique, physique, stressante, pour un tout petit gain sur la route, et une dégringolade de la belle avance de Francis sur le temps de Coville. S’il ne livre aucun pronostic, Francis Joyon reconnait honnêtement, “que cela va se jouer à très peu de choses…”

A 16h36 jeudi, IDEC était à 140 milles de l’arrivée et marchait – à ce moment précis – à 14 noeuds.

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Bateaux et concurrents pansent leurs plaies

Telefonica Black
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Après avoir constaté les dégâts subis par Telefonica Black, le responsable technique de l’équipe, Campbell Field évoque la théorie d’une collision en mer au cours de cette première étape de la Volvo Ocean Race. La cause de la perte du safran tribord reste un mystère, mais Field parle aujourd’hui de traces résultant d’une collision. “Les gars sur le bateau n’ont pas parlé d’une collision, car ils n’ont rien senti, mais sur la coque on voit des rayures et l’autre safran donne les signes d’un impact et en dessous de la ligne de flottaison à l’étrave, il y a également des égratignures. Bref, la coque semble indiquer qu’il y a bien eu une collision.” L’équipe répare également la voile déchirée et le bout-dehors cassé avec une remise à l’eau prévue au début de la semaine prochaine.

Quant à Ericsson 3, qui souffre d’une pénalité importante depuis le départ à cause d’une quille jugée non conforme, l’équipe remet en place une nouvelle quille aujourd’hui. Jusqu’ici Ericsson 3 a perdu quatre points dans cette affaire, ce qui le relègue à la sixième place. Mais cette pénalité ne sera plus applicable, donc, pour les étapes à venir.

Enfin, le barreur d’Ericsson 4, Tony Mutter confirme ce mercredi qu’il sera prêt à repartir suite à sa blessure au genou. A la fin de la première semaine de la course, il a dû être évacué du bateau et a été transporté à l’hôpital au Cap Vert à cause d’une infection. Il a passé deux journées à l’hôpital, mais se dit désormais en forme pour pouvoir repartir vers l’Inde. “Cela ira. Je suis à 98%, et j’espère être à 100% pour le départ.”

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Le point sur les innovations

Marc Guillemot - Safran
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Avec dix-huit prototypes construits spécialement pour cette sixième édition du tour du monde en solitaire sans escale, auxquels il faut ajouter deux bateaux mis à l´eau en 2005 (Maisonneuve et Pakea Bizkaia) et trois bateaux de 2003 sensiblement optimisés (Cheminées Poujoulat, VM Matériaux et Veolia Environnement), la flotte est au trois quarts neuve ou presque. Une première sur ce tour du monde en solitaire sans escale… Et comme l´évolution architecturale aborde tous les secteurs de la navigation, de l´accastillage au gréement, des carènes aux appendices, des voiles à l´informatique, le bond en avant est exceptionnel. Tous les designers s´accordent à dire que le potentiel des monocoques Imoca de cette nouvelle génération s´est accru d´au moins 10 à 15% ! Peu de sports mécaniques peuvent se comparer à ce phénomène, en grande partie dû aux recherches développées aussi pour la Coupe de l´America, pour la Volvo Ocean Race, pour les Mini Transats, pour les maxi-yachts… Point par point, les éléments majeurs de cette révolution nautique qui explique les desseins des coureurs en quête de performances encore plus importantes.

Voiles : la vitesse des bateaux ayant sensiblement cru surtout au portant, les voiles sont devenues plus plates et les solitaires utilisent de plus en plus des gennakers à la place des spinnakers, très difficiles à gérer dans la brise (plus de vingt nœuds). La navigation s´apparente donc en termes de trajectoire, à celle des multicoques. Les surfaces au près ont augmenté principalement sur les voiles d´avant, les trinquettes d´aujourd´hui étant équivalentes à des focs d´hier… Côté grand voile, elles sont toutes à corne, c´est-à-dire que leur forme trapézoïdale permet d´accroître leur surface par le haut grâce à une immense latte (plus de trois mètres) en tête de mât.

Gréement : la hauteur des mâts est en croissance constante et certains monocoques comme Bahrain Team Pindar ont un tirant d´air supérieur à 32 mètres (pour une coque de 18,24m !). Le poids des tubes carbone est de plus en plus faible (420 kg pour un mât classique avec son haubanage) mais les skippers sont partagés entre l´option d´un profil ovale habituel et d´un mât aile. Ce dernier est aérodynamiquement plus efficace, mais impose d´installer des « outriggers » (barres de flèche sur le pont) de plus en plus grands pour tenir en latéral ces mâts. Côté cordes (largeur du profil), elles sont aussi en augmentation avec même, une section longitudinale convexe sur le guindant pour plus de rendement aéro (Artemis). Les génois ne sont plus à poste en permanence pour limiter les poids dans les hauts avec des systèmes de « hook » (croc de blocage) pour les capeler en utilisation.

Carène : déjà présents en 2004 sur les plans de Marc Lombard (VM Matériaux, Veolia Environnement), les bouchains sont nettement plus marqués sur certains dessins comme les VPLP-Verdier (Safran, Groupe Bel), les Finot-Conq (DCNS, Hugo Boss, Generali, Brit Air), le dessin de Kouyoumdjian (Bahrain Team Pindar) et de Rogers (Artemis), ainsi que sur les plans de Bruce Farr (Delta Dore, BT, Foncia, PRB, Gitana Eigthy, Paprec-Virbac). Cet angle, cette « cassure » du bordé particulièrement au niveau du tableau arrière a pour but d´augmenter la raideur à la toile (capacité à tenir la voile dans la brise) sans accroître la largeur au pont, donc le poids de coque. Elle permet aussi à la gîte optimale (20°) d´offrir aux écoulements d´eau une section en « V » plus efficace pour remonter au vent.

Artifices : pour réduire le risque d´enfournement, c´est-à-dire éviter que l´étrave ne plonge sous l´eau, deux systèmes ont été développés pour cette édition. Le « trim tab » de Paprec-Virbac et de Gitana Eighty correspond aux volets sur le tableau arrière des vedettes rapides : relevés, ils modifient l´assiette longitudinale du bateau qui soulève son étrave (portant) ; abaissés, ils allongent artificiellement la longueur à la flottaison du bateau (près). Adopté cet hiver, les « strakes » (moustaches) sont des excroissances ajoutées sur le bordé entre l´étrave et le pied de mât. Ce petit redan, semblable dans sa forme à une coque d´hydravion, permet de soulager l´étrave quand elle plonge dans une vague et offre une accroche supplémentaire pour gagner en cap.

Appendices : originale la forme des dérives de Safran ! Les architectes Marc van Peteghem et Vincent Lauriot-Prévost associés à Guillaume Verdier, se sont inspirés des foils courbes utilisés sur les trimarans océaniques. L´objectif est de réduire l´encombrement sur le pont lorsque les dérives sont remontées, et de jouer un rôle complémentaire à l´anti-dérive par un effet sustentateur afin de soulager l´étrave… Côté quille, c´est l´utilisation d´un acier pour sous-marin nucléaire qui a permis à DNCS de réduire l´épaisseur du profil (moins de traînée hydrodynamique) pour un poids quasiment équivalent à celui d´un voile carbone ! Enfin, les safrans sont presque tous relevables avec des systèmes extrêmement sophistiqués pour alerter le skipper en cas de choc avec un objet flottant (alarme par aimant).

Cockpit : les monocoques Imoca sont particulièrement humides et le stationnement dans le cockpit dès que la brise dépasse les vingt nœuds, devient rapidement pénible à cause des embruns et des trombes d´eau qui recouvrent le pont ! Plusieurs monocoques sont dotés d´une protection sur glissières pour manœuvrer à l´abri, même si la visibilité sur l´avant est inexistante. D´autres skippers ont adopté des bulles en plexiglas pour barrer sans se mouiller. Deux plans Finot-Conq ont adopté une organisation originale (DCNS, Hugo Boss) puisque tous les renvois des manœuvres de pied de mât passent au centre, entre deux descentes. L´eau déferle toujours sur le pont, mais le skipper peut aller vers sa plage avant en passant par le milieu du bateau au lieu des passavants extérieurs plus exposés.

Énergie : grosse évolution liée aux recherches sur les énergies douces… L´idée est de réduire la part du carburant qui reste lourd, polluant, dépendant d´un problème mécanique. Les éoliennes ont la cote car elles sont de plus en plus efficaces à partir de vingt nœuds de vent apparent, ce qui est presque toujours le cas dans les mers du Sud. Raphaël Dinelli en a imaginé une imposante mais légère grâce à des pâles en carbone dont la nouveauté est un axe de rotation vertical au lieu d´être horizontal. Côté panneau solaire aussi, le skipper de Fondation Ocean Vital a développé des cellules photovoltaïques à haut rendement avec un film transparent protecteur extrêmement fin et résistant. Les hydro générateurs sont aussi embarqués comme sur Aquarelle.com : l´hélice immergée à partir de quinze nœuds de vitesse apporte un plus en termes d´énergie sans générer de frein sensible.

Intérieur : finis les emménagements cosy avec meuble central, couchette inclinable, cuisine à cardan et table à cartes de Concorde ! L´heure est à l´épuration, avec parfois un sens du dépouillement qui confine à la « zénitude »… Deux écoles s´affrontent : les partisans du lumineux qui ont peint leur intérieur en blanc avec des panneaux en plexi pour créer des puits de lumière ; les défenseurs de tranquillité nocturne qui ont laissé le carbone noir apparent ! La tendance mobilière est au siège moulé en mousse qui englobe le corps (Foncia) ou au bureau rotatif (Gitana Eighty, Paprec-Virbac) sur glissière pour déporter la table à cartes, son siège et les rangements de matossage…

(Source : DBo / Vendée Globe)

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