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Dinelli et Sedlacek attendus ce week-end

Sedlacek Nauticsport-Kapsch
DR

Au pointage de 11h ce mercredi, alors que s´achève le 122e jour de course, Raphaël Dinelli n’est plus qu’à 416 milles de la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne. Son Fondation Ocean Vital est à la latitude du port vendéen et marche à un peu plus de 9 noeuds de moyenne efficace sur la route (9,3 exactement). Si les conditions de vent portant se maintenaient, Raphaël pourrait donc en terminer en deux jours et couper ainsi la ligne dès vendredi. Mais il y a un risque de pétole sur la fin de parcours qui pourrait différer légèrement son arrivée, plus probable samedi dans ce cas. Raphaël Dinelli bouclera ainsi son tour du monde à une 10e place inespérée pour lui au départ.

Le 11e et dernier, l’Autrichien Norbert Sedlacek, est également dans ce cas de toucher du doigt un classement qu´il n´imaginait pas voilà quatre mois. Norbert tente actuellement de prendre le wagon du flux de Sud-Ouest au très grand large du cap Finisterre. Mais il lui reste encore 821 milles à couvrir et sa moyenne journalière actuelle tourne aux environs de 255 milles. Son Nauticsport-Kapsch ne devrait donc pas arriver aux Sables d’Olonne avant dimanche ou lundi, pour mettre un point final à ce Vendée Globe 2008/2009.

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Ericsson 3 creuse l’écart

Ericsson
DR

En regardant la progression des rookies  scandinaves (certes menés par le vieux briscard, Magnus Olsson), depuis leur  passage,  il y a exactement une semaine, de la porte à points située au nord de la Nouvelle Zélande, on pense à la chanson de Guy Béart : « Ma petite est comme l´eau, elle est comme l´eau vive,… Courrez, courrez, vite, si vous le pouvez… Jamais, Jamais, vous ne la rattraperez… ».

Les gros bras d´Ericsson 4 et de Puma ont en effet bien du mal à tenir la cadence et ne réussissent qu´au prix d´efforts musclés à contrôler tant bien que mal l´équipage inspiré sur cette 5ème étape.

271 milles d’avance 

Ce mercredi matin, Ericsson 4 accuse 271 milles de retard sur son « petit » frère et Puma, 40 de mieux ; soit plus de 100 milles perdus en deux jours sur l´«Eau Vive » par ces deux concurrents peu habitués à un tel affront depuis le coup d´envoi de la course en octobre dernier, d´Espagne.

Ces trois concurrents sont entrain d´arriver sur la seconde et dernière Ice Gate avant le Horn. Positionnés entre le 43° et le 44° Sud, tous ont renoué depuis plus de 48 heures avec les vitesses échevelées du grand Sud, avec près de 22 nœuds  de moyenne soit 530 milles avalés par 24h.

De son côté, Green Dragon, le concurrent sino-irlandais qui accuse 576 milles de retard sur Ericsson 3, n´en démord pas de sa position extrême sud. Il poursuit sa route également à grande vitesse, mais sur le 50° sud, soit 360 milles sous la route de Puma, relevé le plus au nord.

 

Ce matin, Telefonica Blue était le seul Volvo Open 70 à progresser à moins de 18 nœuds. 11,3 nœuds au compteur pour les hommes de Bouwe Bekking pointés à près de 770 milles du leader. Mais pour les Espagnols, l´heure n´est pas tant à la recherche à tout prix de la performance mais plutôt à faire le dos rond en cherchant les vents arrières pour soulager l´étai de fortune que l´équipage à mis en place il y a 5 jours après que cette pièce maîtresse du gréement ne se casse, fragilisant le mât.

Là où il est, c’est-à-dire au milieu de rien, l´équipage de Telefonica Blue sait qu´en cas de démâtage, toute opération de secours serait très délicate à monter. L´idée maîtresse est donc de préserver le gréement au maximum et d´arriver entier en Atlantique. Après on verra. Peut-être un pit stop à Ushuaïa pour changer l´étai et tenter un coup de Trafalgar sur le reste de la flotte en rusant avec le passage des Falklands.

 

 

Positions ce  mercredi 11 mars à 8h30:

1 – Ericsson 3 à 4 412 milles de Rio

2 – Ericsson 4 à 271 milles

3 – Puma à 312 milles

4 – Green Dragon à 576 milles

5 – Telefonica Blue à 769 milles

Delta Lloyd – DNS

Telefonica Black – DNS

Team Russia – DNS

 

VOLVO OCEAN RACE 2008-2009

 

Classement général Provisoire après 7 manches (sur 17)

 

1-Ericsson 4 -53 points

2-Telefonica Blue – 44,5 points

3-Puma -44 points

4-Ericsson 3 -32,5 points

5-Green Dragon -32 points

6-Telefonica Black -21points

7-Delta Lloyd – 12 points

8-Team Russia -10,5 points

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Rich Wilson 9e en 121 jours

Rich Wilson arrivee
DR

Drapeau américain à la main, larmes aux yeux, l’émotion était palpable lorsque Rich Wilson a rejoint le ponton du Vendée Globe sous les vivas d’une foule toujours aussi nombreuse. ” Je viens de vivre une incroyable expérience. Merci à Thierry Dubois d’avoir construit si solidement Great American III. La question n’est pas de savoir pourquoi les bateaux ont cassé, mais plutôt de savoir comment ils font pour survivre. Même pour les marins que nous sommes, c’est impossible de décrire, de faire partager tout ce qu’ils encaissent “.
Rich Wilson n’est pas le premier Américain à avoir bouclé un Vendée Globe (Bruce Schwab en 2004/2005), ni le plus vieux (Jose de Ugarte, 62 ans, en 1992-1993), mais Rich n’avait rien à faire de ses ” premières “. A 58 ans, ce haut diplômé d’Harvard, du MIT, a réussi son pari de ramener à bon port l’ancien bateau de Thierry Dubois, mis à l’eau en 1999.
Rich connaissait déjà les navigations au long cours en équipage (72 jours entre Hong Kong et New York en 2003 à bord de Great American II, trimaran de 50 pieds), mais là, en solitaire, pendant plus de 120 jours, la donne était beaucoup plus salée.

Extraits d’une conférence de presse où ce haut professeur de mathématiques avait mille et une histoire à raconter, mélangeant sans cesse le français et l’anglais

Il a dit : 

Rich Wilson : ” J’ai vécu deux Vendée Globe. Le premier, très dur, très difficile en mer. Le deuxième s’est passé à terre et je crois que c’est celui là que je retiendrai au final. Cette course dégage entre tous les acteurs une amitié, un respect incroyable. Je voudrais particulièrement remercier Michel Desjoyeaux. L’hiver avant le départ, on a beaucoup échangé par mails, je lui posais plein de questions que je rédigeais en français et lui, 24 heures après, il me répondait mais en anglais. J’étais content qu’il gagne “.

” Les bons souvenirs, c’est quand je suis monté dans le mât et que j’en suis redescendu indemne. C’est aussi, pas plus tard que hier soir, lorsque les dauphins sont venus jouer avec moi au coucher du soleil. Ces moments me manqueront forcément “

” Franchir la ligne aujourd’hui, c’est un soulagement, un immense bonheur car tu n’es jamais sûr de finir. Tout le temps, 24 heures sur 24, tu te demandes ce qui va pouvoir t’arriver. Il n’y a pas si longtemps, j’étais au large de l’Argentine quand mes pilotes automatiques sont tombés en panne. J’étais à la barre, il faisait nuit noire et je me disais : et maintenant, comment je fais ? “

” Je souffre de l’asthme depuis l’âge de 1 an. Pendant les 20 premières années de ma vie, il n’y avait pas de médicaments efficaces et je luttais pour tout simplement respirer. Cela m’a rendu tenace. Je n’ai jamais songé un instant à abandonner. “

” Avec Jonny Malbon, on a vécu ensemble de très grosses tempêtes. On se soutenait l’un l’autre. J’ai été très déçu pour lui quand il s’est retiré de la course. Avec Mike Golding, c’est le seul anglo-saxon à n’avoir pas terminé la course. Tous les autres ont fini, c’est bien pour la course, pour la classe IMOCA. Mais ce sont les français qui imposent le rythme, qui mènent la danse. Ils vont incroyablement vite. Je suis fier d’avoir pu les côtoyer. “

” Mon moteur, ma motivation, c’est tout le programme scolaire que l’on a construit autour de ce Vendée Globe. J’ai eu des bas, des moments d’immense fatigue mais je n’ai jamais eu d’hallucination. J’ai fait juste une fois un drôle de rêve. Je n’arrivais pas à charger, via mon ordinateur, un câble pouvant soulever 20 tonnes. Il devait hélitreuiller le bateau. On était en pleine tempête, avec l’anémomètre qui était monté jusqu’à 85 nœuds. “

” Avant la course, je suis allé chez le médecin pour me vacciner contre la grippe. Il m’a dit : si vous finissez la course, vous serez vainqueur… “

Les deux prochains et derniers concurrents, Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport Kapsch), respectivement à 600 et 1000 milles de l’arrivée sont attendus ce week-end.

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L’Equipe de France à pied d’oeuvre à Marseille

Sébastien Col équipage 2008
DR

C´est demain que débutent les premières régates du MIMR (Marseille International Match Racing). Cette classique du match racing international revêt cette année une importance particulière puisqu´elle va ouvrir le circuit mondial de la discipline, le World Match Racing Tour. L´épreuve marseillaise, organisée par le Yacht Club de la Pointe Rouge, a en effet le privilège de devenir la première étape française de ce championnat du monde de la discipline qui se dispute sur dix événements. L´équipe de France y sera largement représentée avec pas moins de cinq équipages. Ceux de Sébastien Col, vice-champion du monde 2008, et de Mathieu Richard,vainqueur du MIMR en 2008 et 3ème du dernier World Tour, arrivent à Marseille avec une ambition affirmée : remporter le titre mondial à l´issue de l´année. Dans l´incertitude sur le nombre d´épreuves du World Tour qu´ils auront la possibilité de disputer cette année, Philippe Presti, Damien Iehl et Pierre-Antoine Morvan espèrent déjà décrocher le maximum de qualifications pour montrer ce dont ils sont capables. On sait que les deux premiers peuvent légitimement ambitionner de remporter un « world tour Event » à commencer par le MIMR, et on y suivra avec attention la progression de l´équipage de « PAM » (Pierre-Antoine Morvan) qui a obtenu le droit d´y disputer ses chances en remportant récemment l´Y´s Cup. Pour sa rentrée dans « ses eaux », l´équipe de France aura fort à faire puisque les principaux animateurs du World Tour sont présents dont l´italien Paolo Cian, l´australien Torvar Mirsky et bien sûr le double champion du monde 2007 et 2008, le britannique Ian Williams… Les premières régates des Round Robin devraient se disputer demain dans du Mistral, des conditions que les J80, monotypes sur lesquels se disputent le MIMR, avaient déjà dû affronter en 2008. On connaîtra dimanche le nom du vainqueur du MIMR 2009 et donc le premier leader du World Match Racing Tour 2009.

Rappel : Le World Match Racing Tour

Le circuit mondial de match racing est composé en 2009 de dix épreuves réparties à travers le monde. Sauf exception, seule une douzaine de skippers sont invités et les mieux placés marquent des points pour le « leaderboard », c´est-à-dire le classement mondial. Le champion du monde est sacré à l´issue de la dernière étape : La Monsoon Cup qui s´achèvera le 6 décembre en Malaisie.

 

Le support du MIMR : le J80 est un monotype de 8,50 mètres de long et 2,5 mètres de large mené par quatre hommes d´équipage. Rappelons que c´est l´organisateur qui met à disposition les bateaux.

 

 

Les barreurs de l´équipe de France présents au MIMR :

. Sébastien Col (Yacht Club de la Pointe Rouge – Team K-Challenge), 1er  de la ranking list ISAF, vice-champion du monde 2008 (à noter l´arrivée dans l´équipage de Pascal Rambeau, médaillé de bronze en Star aux JO 2004)

. Damien Iehl (APCC Voile Sportive), 7ème de la ranking list Isaf, vainqueur du match race Germany en 2008

. Pierre-Antoine Morvan (SR Vannes) 13ème de la rannking list, vainqueur de l´Y´s Cup 2009

 . Philippe Presti ( CV Arcachon – Team French Spirit), 6ème de la ranking list ISAF

. Mathieu Richard ( APCC Voile Sportive – Team French Spirit), 3ème de la ranking list Isaf, 3ème du World Tour 2008, vice-champion du monde 2007, vainqueur du MIMR 2008

 

 

Ils ont dit  :

Sébastien Col : « On s´est entrainé 2 jours avec une partie de l´équipe de France (Pierre-Antoine Morvan et Philippe Presti) sur Marseille. Pour nous c´est le début d´une nouvelle équipe avec Pascal Rambeau. On a insisté sur la communication à bord et les nouvelles règles de course et leur application tactique. Le MIMR va nous servir pour nous situer par rapport aux autres équipes du World Tour et orienter le travail à effectuer lors de la Congressional cup fin mars et un stage Equipe de France début mai pour préparer la deuxième étape du WDT en Allemagne fin mai. »

 

Mathieu Richard : « Je suis tout d´abord très content que le MIMR fasse partie du World tour. C´est une très bonne chose pour le Y.C.P.R  bien sûr, mais aussi pour l´équipe de France de match race. On attendait depuis quelques années d´avoir une épreuve du WDT en France, c´est chose faite et tant mieux ! Concernant mon équipage et notre manière d´aborder l´épreuve, disons que ça fait un peu bizarre de commencer la saison directement avec un « world tour event ». Comme tous les ans on a fait une longue trêve hivernale, et Marseille est notre régate de reprise. D´habitude c´est l´occasion de se remettre dans le bain avec un grade 1 de haut niveau, mais sans pression particulière. Cette année c´est un World tour donc on sait pour quoi on y va : pour mettre des points ! J´espère donc que nous ne serons pas un peu à court d´entrainement par rapport aux équipages qui se sont entrainés cet hiver et qui devraient être plus affutés que nous. Ceci dit on y va avec de l´ambition, on se souvient que l´an dernier on avait très bien navigué malgré une longue coupure hivernale, donc tout est possible. »

 

Damien Iehl : « On sait maintenant qu´on a le niveau pour jouer la place de champion du monde mais on ne pourra pas jouer le titre car nous ne serons pas invités sur toutes les épreuves du World Tour. C´est donc un peu une nouvelle année de construction avec l´objectif d´être bien placés en fin de saison pour se qualifier l´année prochaine »

L´objectif 2009 de Philippe Presti : “Gagner notre place sur les Qualifier events pour disputer le maximum d´épreuves du World Match Racing Tour et progresser à la ranking liste de l´ISAF”

L´objectif 2009 de Pierre-Antoine Morvan : “Etre champion d´Europe et revenir dans le Top 10 mondial”.. 
 

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Rich Wilson est arrivé aux Sables d’Olonne

Rich Wilson Great America III
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Son temps de parcours est de 121 jours 00 heures 41 minutes et 19 secondes, sa vitesse moyenne de 8,55 nœuds. Soit 36 jours et 21 heures de plus que le vainqueur Michel Desjoyeaux, arrivé le dimanche 1er février. Les deux prochains et derniers concurrents, Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport Kapsch), devraient en finir ce week-end.


Le ciel est gris, la mer est forte, le vent d’ouest souffle encore à plus de 25 nœuds mais, comme d’habitude, le doyen de cette édition aura eu droit à son entrée triomphante. Beaucoup de bateaux sont venus à sa rencontre, avec sur l’un d’eux l’anglaise Samantha Davies (4ème). Pour cet Américain de 58 ans, haut diplômé de Harvard et résidant à Rockport dans le Massachusetts, ce Vendée Globe est l’aboutissement d’une carrière de navigateur amateur démarrée en 1980 avec une victoire dans la course Newport – Les Bermudes. Il vient de boucler avec panache son premier tour du monde en solitaire.

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La régate mondiale des aveugles à Rotorua (NZL).

Unadev
Unadev

Ils sont 4 hommes dans un bateau à voile habitable. ..le Noelex 25 pieds,  made in New-Zeland. Ils sont trois bretons et un aquitain, prêts à jouer le tout pour le tout du 13 au 22 mars sur le lac Rotorua (NZL).

Une moyenne d’âge à peine proche de la trentaine…deux d’entre eux sont aveugles… Ce qui n’a rien d’étonnant quand on doit participer à un Championnat du Monde de voile pour handicapés visuels…et ce sont eux qui mènent la barque !

Les non-voyants : Olivier BRISSE est à la barre François GOUEZIGOUX au réglage des voiles. Ce sont les aveugles qui tiennent la barre et tirent les bouts.

Pour les bien-voyants, Gwendal GUEGAN et Laurent GOUEZIGUOUX assurent un rôle de sécurité et de tactique à bord. C’est la formule de la catégorie B1.

Comment ne pas être étonné  d’apprendre que des aveugles vont disputer une régate internationale entre eux. . . Mais ce n’est pas nouveau puisqu’ils en sont à la 7éme édition.
Dix nations sont en lice, France comprise. Australie, Canada, Finlande, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Norvège, Etats-Unis, Nouvelle-Zélande.

Bien-sûr, les anglo-saxons et les scandinaves seront plutôt durs à battre. Nos jeunes français auront fort à faire pour mettre le vent et les flots de leur côté. Mais l’équipage français n’est pas bizuth, car il a déjà participé à ce Championnat en 2007 dans la baie de Nantucket à New Port (U.S.A).

A visiter sur le blog du Team Unadev – Fondation Bénéteau :
http://blindsailfrance.over-blog.com/

Et pour en savoir plus sur le Blindsailing Championship 2009 :
http://www.blindsailing.org/

Source : Unadev
www.unadev.com

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Marseille capitale du match racing cette semaine

Marseille International Match race
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Pour le Directeur du circuit, il est normal de mettre en place une étape française, étant donné la performance des Français depuis quelques années. Face au champion en titre, Ian Williams, on retrouve ainsi Sébastian Col, qui connaît bien ces eaux et est actuellement numéro un du classement de l’ISAF. L’année dernière, Col avait remporté deux épreuves en Corée et au Portugal, tandis que Williams avait remporté l’Open du Danemark.

Stars à la barre  

Ils seront tous les deux menacés par Mathieu Richard, troisième dans le circuit l’année dernière, qui connaît bien les J80 qui seront utilisés dans l’épreuve. Egalement présent au nom de la France, Damien Iehl, Philippe Presti et Pierre-Antoine Morvan.  Parmi ceux qui reviennent au circuit, on retrouve les jeunes loups des antipodes, Torvar Mirsky et Adam Minoprio, ainsi que les vétérans,  Paolo Cian  et Bjorn Hansen.  

La nouvelle menace dans le circuit vient d’Alinghi avec Ed Baird, absent du circuit l’année dernière.  Pour la Ville de Marseille, c’est une occasion de montrer ses talents d’organisation et de mettre en avant le numéro un, Sébastien Col, qui est justement membre du club organisateur.

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Enfin des vents portants

Ericsson 3 a bord
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Ces conditions, plus dans la norme de ces latitudes Sud, vont s´établir pour les prochaines 48 heures, au moins. De quoi aller rechercher à pleine vitesse la seconde « Ice gate », positionnée un peu plus au nord, sur le 45° Sud, à  quelques 1 500 milles de la tête de flotte. Depuis le passage de la première porte à points, le franchissement du 36° Sud, il y a 10 jours, les marins en étaient venus à douter de pouvoir renouer un jour avec un bon vent arrière, pourtant promis dans cette zone des 40èmes.

 

“Garder un esprit positif”

Sidney Gavignet témoigne : « Après un peu plus de 3 semaines de mer, précisait le Français, chef de quart sur Puma, nous sommes en 3ème position au coude à coude avec Ericsson 4, et avec Ericsson 3 qui nous précède. L´ambiance à bord n´est pas mauvaise, mais c´est vrai qu´on a fait beaucoup de près, alors que dans les environs on fait plutôt du portant. Il  y a donc un ou deux gars qui perdent un peu leur sens de l´humour. Il faut pourtant  garder un esprit positif, car on doit  faire avec ce qu´on a. On a perdu un peu de terrain sur Ericsson 3.  C´est pas génial, mais nous faisons tout pour réduire à nouveau l´écart. Le bateau va bien. Nous avons un équipier qui s´est blessé au genou, mais sinon tout le monde va bien à bord. Il reste quelques 1 500 milles avant d´atteindre la prochaine Ice Gate et après, nous mettons le cap sur le Horn. »

4e semaine de course

 

Les spis sont donc de sortie et les marins retrouvent les sensations de vitesse qu´ils avaient un peu oubliées, saturés qu´ils étaient de navigation vent dans le nez. Mais les rugissements ne sont pas encore au menu, la force des vents restent un peu en dessous des moyennes habituelles et franchissent rarement les 25-30 nœuds. La mer reste cependant très dure et le froid persistant. Pour l´heure, les 5 concurrents sont en train de passer au nord de la première « Ice Gate ». Une ligne virtuelle située sur le 47° Sud entre le 155° et le 140,5 Ouest qui leur interdit, pour des raisons de sécurité, de plonger plus au sud et de risquer de rencontrer growlers et iceberg.

A l´entrée dans leur 4ème semaine de course, on retrouve, en tête, Ericsson 3, progressant à plus de 22  nœuds, suivi respectivement à 182 et 190 milles, par Ericsson 4 et Puma, presque bord à bord, calés sur une ligne un peu plus nord et progressant presque à la même vitesse. Cent milles derrière suit, en 4ème position, Green Dragon, le plus au sud des concurrents, frôlant presque la latitude de la porte de protection des risques contre  les glaces. Et enfin Telefonica Blue, à 412 milles du leader, qui progresse un peu en dessous de son potentiel de vitesse (mais tout de même à 18 nœuds) depuis qu´il a rompu son étai et qu´il navigue sous réparation de fortune.

 

Positions ce  lundi 9 mars à 8h30

1 – Ericsson 3 à  5 367  milles de Rio

2 – Ericsson 4 à 182 milles

3 – Puma à 190 milles

4 – Green Dragon à 289 milles

5 – Telefonica Blue à 412 milles

Delta Lloyd – DNS

Telefonica Black – DNS

Team Russia – DNS

 

Général Provisoire après 7 manches sur 17 :

1-Ericsson 4 – 53 points

2-Telefonica Blue – 44,5 points

3-Puma – 44 points

4-Ericsson 3 – 32,5 points

5- Green Dragon – 32 points

6-Telefonica Black – 21 points

7-Delta Lloyd – 12 points

8-Team Russia – 10,5 points

 

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4 mois de course, Rich Wilson à 200 milles du but

Rich Wilson - Great American III
DR

Au pointage de 4h30 ce matin, le skipper de Great American III n’était plus qu’à 255 milles des Sables d’Olonne et marchait à 10,8 noeuds de VMG vers Les Sables d’Olonne où lui est promise la 9e place de ce tour du monde, un classement inespéré au départ pour lui. Rich est entré dans le golfe de Gascogne et navigue désormais à la latitude du port vendéen. Sauf avarie majeure, il ne peut plus être rejoint par les deux autres concurrents encore en mer : le Français Richard Dinelli (Fondation Ocean Vital, 10e) qui réussit à progresser à 11,5 noeuds et était pointé ce matin à 936 milles de l’arrivée et l’Autrichien Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch, 11e) qui a doublé les Açores ce week-end et émarge à 1380 milles des Sables d’Olonne.

Quatre mois de mer

Ces trois marins sont en train de boucler ce matin leur 120e jour de mer. Quatre mois de course donc, soit plus d’un mois et une semaine de plus que le vainqueur Michel Desjoyeaux (Foncia) qui était arrivé rappelons le le 1er février dernier en 84 jours et 3 heures.

Les estimations d’arrivée pour ces trois derniers concurrents du Vendée Globe sont les suivantes : Rich Wilson entre aujourd’hui lundi 9 mars à 18h et demain mardi 10 mars à 12h ; Raphël Dineli : entre le jeudi 12 mars à 00h et le vendredi 13 mars à 06h ; Norbert Sedlacek : entre le samedi 14 mars à 00h et le dimanche 15 mars à 18h. Normalement, on assiste donc en ce moment à la dernière semaine de course de ce Vendée Globe qui s’était élancé des Sables d’Olonne le 9 novembre dernier. “Depuis l’Equateur nous n’avons jamais pu mettre le cap directement sur l’arrivée” expliquait hier Rich Wilson pour expliquer leur lente “progression en dents de scie” dans l’Atlantique Nord.

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Dure Volvo Race

Telefonica Blue
DR

Après la rupture de son étai dans la nuit de jeudi à vendredi, Telefonica Blue maintient pourtant sa progression sous voiles réduites à une vitesse honorable de 7-8 nœuds, soit 2 à 3 nœuds moins vite que ses concurrents intacts positionnés plus au nord. Bel performance quand on sait que l’équipage mené par Bouwe Bekking navigue avec son étai de fortune et une grand-voile endommagée par un début de délaminage.

Si les conditions météo, avec des vents contraires dominants, sont vraiment peu conformes à ce qu’on imagine de ces latitudes, la vie à bord elle est parfaitement raccord avec ce qu’on attend des 40èmes Sud : obscure, pénible, stressante, humide et froide.

Ericsson 3, leader ce matin, n’en fini pas de tricoter sur le 36° parallèle qu’il vient de traverser pour la 5ème fois alors qu’Ericsson 4, Puma et Green Dragon quittent progressivement leur position intermédiaires et remontent lentement au nord.

En prenant, dès mercredi, la décision de rester proche du 36° Sud, les rookies d’Ericsson 3, mené par l’un des plus vieux renards de la course, Magnus Olsson, qui en est à sa 6ème Whitbread/Volvo Ocean Race, sont entrain de prouver qu’ils avaient amplement raison, car pour l’instant ce sont eux qui ont le meilleur angle de vent et qui progressent le plus vite.

A bord de Puma, Rick Deppe, l’équipier média du bord soulignait hier : “ La trajectoire est un peu bizarre, mais notre étrave pointe néanmoins vers le Horn encore distant de près de 4 000 milles. Personne à bord n’aurait imaginé ce que nous vivons en ce moment, alors que nous sommes dans les 40èmes Rugissants, supposés être soumis à de forts vents d’ouest. Là, nous naviguons au près, avec le bateau gité à 23° et tape sur l’eau comme une brute. Des centaines de vagues viennent balayer le pont. J’en ai compté 14 en une minute. C’est dingue…et pas très marrant en fait. »

L’humeur à bord des Volvo Ocean 70 est donc un peu « chafouine » : Le skipper de Green Dragon, Ian Walker, explique non sans humour son désarrois de naviguer depuis des jours contre le vent : «  Il y a si longtemps que les gars n’ont pas utilisé le spi que je suis un peu inquiet. Je ne sais même pas s’ils savent encore comment l’envoyer… »

Dans près de 36h, les équipages navigueront largement au nord de la première Ice Gate, situé du le 47° Sud entre le 155° et le 140,5 Ouest. Toujours dans des conditions aussi déroutantes.

Positions ce  samedi 7 mars à 8h30
1 – Ericsson 3 à  6 258  milles de Rio
2 – Puma à 79 milles
3 – Telefonica Blue à 129 milles
4 – Ericsson 4 à 146 milles
5 – Green Dragon à 173 milles
– Delta Lloyd – DNS
– Telefonica Black – DNS
– Team Russia – DNS

Classement général Provisoire après 7 manches (sur 17)
1- Ericsson 4 – 49 points + 4 points = 53 points
2- Telefonica Blue – 42 points  + 2,5 points = 44,5 points
3- Puma – 41 points + 3 points = 44 points
4- Ericsson 3 – 28 points + 3,5 points = 32,5 points
5- Green Dragon – 30 points + 2 points = 32 points
6- Telefonica Black – 21  points + 0 = 21points
7- Delta Lloyd – 12 points + 0 = 12 points
8- Team Russia – 10,5 points + 0 = 10,5 points

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