La nouvelle jauge AC33 se traduit par un bateau d’une longueur hors tout maximum de 26,00 mètres, avec un bau de 4,80 mètres et un déplacement de 17,5 tonnes. Cette classe ne ressemble à rien de ce qui existait auparavant et offre aux différentes équipes de belles opportunités. Afin d’assister les design-team dans la phase de conception, Viteo leur propose un outil pertinent d’optimisation de carènes.
Les carènes développées par Viteo sont paramètrées à partir d’une modélisation mathématique inédite. L’utilisation d’un modeleur permet de déterminer, avec une grande fiabilité, quel paramètre, ou quelle combinaison logique de paramètres influe favorablement sur les performances du bateau. Le nombre fini de paramètres permet de réduire considérablement les délais d’optimisation et confère aux équipes un véritable avantage concurrentiel.
Le modeleur de VIiteo est interfaçable avec les meilleurs outils de conception (CAO) ou scientifiques (Plans d’expérience, méthode TAGUSHI). Depuis la publication de la jauge AC33, Viteo a étudié quatre séries de dix carènes. Chaque carène a été testée sur les outils développés par le bassin des carènes de Delft (NL). Ces études ont permis de définir les paramètres optimums en terme de résistance/raideur.
Fort de ces résultats, Viteo Architecture Navale dispose d’une importante base de données et se place, aujourd’hui, comme l’un des leaders dans la conception des futurs AC33. En l’état, le modeleur développé par Viteo Architecture Navale n’a pas d’équivalent sur le marché.
Ce matin, l’équipage de Green Dragon a vu une baleine remonter à la surface à trois longueurs du VO70, qui progressait à 17 nœuds. Ian Walker, le skipper, explique dans un mail que c’est le genre d’incident qui fait peur, car une collision à cette vitesse aurait pu être catastrophique et que depuis tout le monde essaie de ne pas trop y penser. Pour le moment la traversée du Pot au noir se passe bien pour l’équipage sino-irlandais, qui ne s’est pas fait trop ralentir sur sa route à l’est. Pour remonter le moral, ils ont reçu deux bonnes nouvelles ce week-end. Damian Foxall a été récompensé avec le titre de Marin Irlandais de l’année, tandis que Neal McDonald a appris qu’il est devenu oncle. L’équipage prépare actuellement la traversée de l’équateur, qui n’est plus qu’à 140 milles. Pour le jeune recrus, Chris Main ce sera la première fois et cela va être fêté par ses co-équipiers. Le seul ombre au tableau ce matin concerne une gastro qui s’est propagée avec la moitié de l’équipage touchée. Des mesures de prévention ont été mises en place mais avec les conditions de vie qui règnent à bord d’un tel bateau en course, il est difficile d’enrayer la maladie.
Classement de 8h (heure française)
Ericsson 4 à 9368 milles de l’arrivée PUMA Ocean Racing à 22 milles du premier Ericsson 3 à 25 milles Green Dragon à 131 milles Telefonica Blue à 137 milles
Entre la fin du mois de février et la mi-mars, les quatre derniers concurrents du Vendée Globe vont mettre un terme à leur périple. Sur ces quatre navigateurs, deux disputent ici leur tout premier tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance : le Britannique Steve White (35 ans) et l’Américain Rich Wilson (58 ans). L’Autrichien Norbert Sedlacek (47 ans), après une première tentative infructueuse en 2004-2005 où il avait abandonné sur avarie de quille, pourrait bien cette fois réussir son pari. Raphaël Dinelli (40 ans), avec ses 3 précédentes participations (dont deux inachevées), fait quant à lui figure de multi récidiviste. Malgré les milles qui les séparent, leur différence d’âge, de parcours et d’origine, ces quatre marins ont de nombreux points communs. Ils ne se sont pas embarqués pour la gagne, mais pour réaliser l’aventure de leur vie, à bord de bateaux anciens et avec des budgets modestes, voire très serrés. Ils réalisent une course à leur mesure, à la hauteur de leurs moyens et de leur expérience nautique. Ils arriveront certes avec entre 25 à 45 jours de retard sur le vainqueur Michel Desjoyeaux, mais leur périple restera lui aussi un exploit.
Steve White attendu jeudi C’est le cas de Steve White, promis à une belle huitième place, jeudi ou vendredi aux Sables d’Olonne. Le Britannique fait actuellement son entrée dans le golfe de Gascogne et se trouvait, au classement de 11h00, à 434 milles de la ligne d’arrivée. Calé au sud d’un anticyclone, il devra malheureusement tirer des bords dans un vent d’Est de 15 à 20 nœuds jusqu’au terme de son voyage.
Ses poursuivants sont relégués loin derrière, entre1500 à 3000 milles de son tableau arrière. Aucun n’affronte évidemment les mêmes conditions météo. Rich Wilson, vétéran de cette édition, navigue au près dans les alizés de nord-est, au grand large de l’archipel des Canaries. A court terme, il sait qu’il est à la merci d’un anticyclone venu de la Nouvelle-Ecosse. S’il souhaite le contourner pour trouver des vents portants, il devra sensiblement rallonger sa route jusqu’au 45e degré de longitude ouest. Sinon, ce sera encore un régime de près pour le skipper américain, décidemment abonné à cette allure depuis son passage du Horn. Son heure estimée d’arrivée aux Sables d’Olonne se situe autour du 5 ou 6 mars.
Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) qui a passé l’équateur le 21 février à 21h45, est lui aussi soumis au régime d’alizés (18 à 23 nœuds de nord-est s’orientant est) pour les trois prochains jours au moins, avant d’aborder les fronts ou les zones de haute pression qui circulent plus au nord.
Norbert bientôt dans le pot A l’heure actuelle, seul l’Autrichien Norbert Sedlacek navigue encore dans l’hémisphère sud. Dimanche, Sedlacek a profité des petits airs aux abords du pot au noir pour grimper dans son mât et tenter de réparer son rail de grand-voile défectueux. A l’aube de cette 15e semaine de course, Nauticsport-Kapsch avait bien du mal à dépasser les 5 nœuds. A la pointe du Brésil, le voici dans un périmètre de navigation délicat où les grains et les calmes peuvent se succéder rapidement. Prochaine étape pour le vaillant et bricoleur skipper du bateau jaune : l’équateur, d’ici environ 48 heures…
Le classement de 11 heures le 23/02/09 1 Michel Desjoyeaux (Foncia) arrivé aux Sables d’Olonne après 84j 03h 09′ 2 Armel Le Cléac’h (Brit Air) arrivé aux Sables d’Olonne après 89 jours 9 heures 39 minutes et 35 secondes de course (après déduction de ses 11 heures de bonification) 3 Marc Guillemot (Safran) arrivé aux Sables d’Olonne après 95j 3h 19m 36s 4 Samantha Davies (Roxy) arrivée après 95j 4h 39m 1s de course 5 Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) arrivé après 98j 20h 29m 55s de course 6 Dee Caffari (Aviva) arrive après 99j 1h 10m 57s de course 7 Arnaud Boissières (Akena Vérandas) arrivé après 105j 2h 33m 50s de course 8 Steve White (Toe in the water) à 434 milles de l’arrivée 9 Rich Wilson (Great American III) à 2151,1 milles de l’arrivée 10 Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 3046, 8 milles de l’arrivée 11 Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 3453,3 milles de l’arrivée
C’est le rêve d’un adolescent qui vient de s’accomplir aujourd’hui. Celui d’un jeune homme de 17 ans venu assister avec son père au départ du premier Vendée Globe en 1989. Un voyage aux Sables d’Olonne pour voir ces premiers héros du Vendée Globe et permettre au jeune homme d’oublier quelques instants la leucémie qui s’est déclarée six mois plus tôt. Guéri après deux ans et demi de chimiothérapie, Arnaud Boissières décide de vivre de sa passion pour la mer. Vingt ans plus tard, en ce dimanche 22 février, Arnaud Boissières a bouclé plus qu’un tour du monde. C’est une grande boucle de sa vie qui le fait revenir aujourd’hui en héros aux Sables d’Olonne, accueilli par des dizaines de milliers de spectateurs, comme les six concurrents qui l’ont précédé sur la ligne.
Dans ce Vendée Globe particulièrement musclé, revenir aux Sables d’Olonne est déjà un véritable exploit. Cali, le surnom d’Arnaud, n’aurait jamais imaginé au départ terminer à cette septième place. Une cerise sur le gâteau d’un tour du monde que le natif d’Arcachon a parfaitement géré sur sa vieille monture mise à l’eau en 1998. Un plan Finot-Conq à quille fixe qui a déjà terminé 6e puis 5e du Vendée Globe aux mains de Thomas Coville en 2001 et Sébastien Josse en 2005. Hormis son Solent déchiré dans le grand sud, l’éolienne et son antenne satellite arrachée par une déferlante dans le Pacifique, il ne déplore aucune grosse avarie. Pourtant, comme les autres, Cali a subi de véritables tempêtes, dont une qui ne lui fera jamais oublier son premier passage du Cap Horn le 16 janvier.
Longtemps à la lutte avec les Britanniques Dee Caffari et Brian Thompson, Arnaud Boissières s’est fait décrocher dans la remontée de l’Atlantique, handicapé par l’absence de son Solent déchiré. Après une dernière grosse dépression dans l’Atlantique Nord le 6 février, Cali termine son Vendée Globe dans les petits airs du golfe de Gascogne. Une arrivée toute en douceur, à l’image de ce skipper discret mais tenace qui a vécu pleinement son aventure planétaire en 105 jours de course. A peine la ligne franchie, il déclare : « ce n’est pas moi qui suis formidable, c’est mon bateau. Je lui dois tout. Je vais revenir dans quatre ans avec un bateau plus moderne pour faire mieux que septième. Je vais me battre dès demain pour réaliser un projet sur quatre ans ! »
Les temps de passage d’Arnaud Boissières Passage de l’équateur (aller) : 13 jours 22h38 (17e position) Passage de Bonne-Espérance : 28 jours 21h25 (17e position) Passage de Leeuwin : 42 jours 13h08 (13e position) Passage du Horn : 67 jours 11h28 (8e position) Passage de l’équateur (retour) : 86 jours 6h41 (7e position) Arrivée aux Sables : 105 jours 2 h33 (7e place)
Arrivées du Vendée Globe 2008-2009 1 Michel Desjoyeaux (Foncia), arrivé le 1er février à 16h11 (84 j. 3h. 9min. 8s) 2 Armel Le Cléac’h (Brit Air), arrivé le 7 février à 9h41 (89 j. 9h. 39min. 35s, 11h de bonus) 3 Marc Guillemot (Safran), arrivé le 16 février à 2h21 (95 j. 3h. 19min. 36s., 82h de bonus) 4 Sam Davies (Roxy), arrivée le 14 février à 1h41 (95 j. 4h. 39min. 1s., 32h de bonus) 5 Brian Thompson (Bahrain Team Pindar), arrivé le 16 février à 9h31 (98 j. 20h. 29min. 55s) 6 Dee Caffari (Aviva), arrivée le 16 février à 14h12 (99 j. 1h. 10min. 57s.) 7 Arnaud Boissières (Akéna Vérandas), arrivé le 22 février à 15h35 (105 j. 2h. 33min. 50s.)
En arrière de la flotte, Green Dragon et Telefonica Blue, obligés de prendre quelques risques pour tenter de faire bouger leur statut de voitures balais ont laissé hier matin leurs trois adversaires plonger au sud-est et sont positionnés ce matin à près de 200 milles au nord des trois leaders ; tout en progressant à leur tour sur un cap sud-est.
Ericsson 3, parfaitement remis de ses émotions de la dernière étape, a retrouvé toute son agressivité sur l´eau et talonne désormais le tandem, Ericsson 4/Puma qui se disputent les honneurs de la première place depuis le départ de Qingdao, samedi.
Les bateaux filent toujours vent de travers, à près de 20 nœuds dans des vents d´est-nord-est instables en puissance, oscillant entre 14-20 nœuds. Tous les équipages assurent que le froid intense est désormais derrière eux, mais que les manoeuvres sur le pont sont toujours aussi humides.
Progressant bâbord amure presque depuis le départ, la vie à bord s´installe dans une certaine routine, un changement radical après deux étapes d´enfer depuis Cochin, en Inde. Les marins en profitent pour faire sécher leur petites affaires, ranger les équipements de grand froid, sortir leur garde robe estivale et dormir tout leur soulte, avant d´affronter les Mers du Sud dans une semaine.
Le début des affres du Pot au Noir est sans doute pour cette nuit ou demain matin. La zone de calme est très étendue actuellement. Il peut donc se passer beaucoup de choses dans les prochains jours avant que les premiers n´arrivent sur la première cash machine de cette manche, la porte 1, sur le 36ème parallèle, une ligne fictive entre le Nord de la Nouvelle Zélande et les côtes Chiliennes.
Positions ce vendredi 20 février à 8h30
1 – Ericsson 4 à 10 302 milles
2 – Puma à 2 milles
3 – Ericsson 3 à 65 milles
4 – Telefonica Blue à 229 milles
5 – Green Dragon à 238 milles
Delta Lloyd – DNS
Telefonica Black – DNS
Team Russia – DNS
VOLVO OCEAN RACE 2008-2009
Classement général Provisoire après 7 manches (sur 17)
“Depuis que je suis arrivé, j’ai passé peu de temps chez moi. À l’inverse, beaucoup de temps à Paris où j’ai attrapé une « crève »… Le comble, moi qui n’ai pas été malade pendant le Vendée Globe ! Et du coup quand j’étais chez moi, je suis resté au lit. J’ai même été obligé de me blinder de médicaments pour être présentable devant Armel (ndlr, Le Cléac’h). C’était très sympa d’ailleurs ! Autrement, il y a eu beaucoup d’émissions, de plateaux TV et une superbe réception chez FONCIA au cœur des collaborateurs qui avaient suivi la course, sans oublier l’équipe de rugby du Métro Racing 92 qui était là aussi. Une bonne transition vers la vie de terrien, très intense…”.
Des vacances maintenant ?
Oui et là je vais donner tort à Nicolas Canteloup (ndlr, chroniqueur sur Europe 1) qui annonçait que j’allais demander le divorce si ma femme me proposait de partir en vacances en croisière… Et, bien non ! Et cela me va tellement bien que je pars effectivement en vacances avec ma femme et mes enfants en croisière et on va bien en profiter. Eau et sable chaud avec des tas de petits poissons multicolores : voilà le programme qui nous attend. Je veux ne penser à rien : pas d’ordinateur, pas de téléphone “.
Es-tu un homme comblé et heureux après cette victoire ?
“Est-ce que je suis heureux ? Oui, je suis heureux car je suis un homme qui vit de sa passion depuis 43 ans et je ne vais pas m’arrêter là ! Maintenant est-ce que je suis comblé ? Oui et non… (rires). Je suis heureux de ce que j’ai fait… Mais encore une fois, je ne veux pas m’arrêter là et tant que je serai heureux sur l’eau et sur un bateau, je continuerai “.
Ton programme pour les mois à venir ?
“Je vais avoir une réception à la Forêt Fouesnant (ndlr, commune et port d’attache de Michel Desjoyeaux) avec les élus locaux, le préfet, des représentants de la région, les instances sportives et les membres du Pôle Finistère Course au Large car, mine de rien, nous sommes quand même plusieurs sur le podium. Ensuite, on continuera le marathon de terrien suite à ce Vendée Globe. Et puis, j’espère pouvoir me remettre à travailler en Figaro car je pense que certains confrères, et néanmoins concurrents, m’attendent de pied ferme. Ils sont déjà à l’entraînement depuis 15 jours. Il ne faut pas que je les laisse prendre trop d’avance… Il y aura pour moi également le Trophée Clairefontaine cette année “.
Ton programme en 60 pieds
“FONCIA est sorti de l’eau et est entré dans l’atelier pour attaquer les vérifications, les réparations et quelques petites modifications. Il sera fin prêt pour attaquer la saison soit le Grand Prix Petit Navire, le Record SNSM et la Transat Jacques Vabre en fin d’année. Avec qui ? Je ne sais pas. FONCIA fera partie de la fête de la Classe Imoca cette année”.
L’après 2009, tu y as songé ?
“Je réfléchis à apporter mon expérience pour répondre à des problématiques que je connais dans d’autres sports. Par exemple, je suis en contact avec une fédération sportive avec laquelle il serait envisageable de faire des transferts de technologies. Avec Mer Agitée, j’aimerais également travailler sur des développements technologiques nouveaux comme l’évolution de fauteuils roulants, pour les faire en carbone, plus légers. J’y pense depuis longtemps, notamment avec un ami qui est justement en fauteuil… Cela me plairait bien d’aider ces personnes et de chercher des réponses à ces problématiques. Ce sont des choses qui me tiennent à cœur et nous avons déjà commencé à réfléchir, à faire des croquis… Ensuite, je réfléchis avec mon partenaire FONCIA sur l’après 2009…”.
Ça sent l’écurie pour Akena Vérandas ! D’autant que le monocoque d’Arnaud Boissières est le seul de la flotte avec celui de Raphaël Dinelli à être basé aux Sables d’Olonne toute l’année. L’arrivée du Vendée Globe marquera donc le retour à la maison pour ce duo skipper/bateau avec l’accueil que cela suppose. En arrivant un dimanche, Cali sait d’ores et déjà que les Vendéens seront nombreux pour l’accueillir et le féliciter pour sa belle performance. En attendant, il remonte doucement au près sur une mer clapoteuse et a fait son entrée dans le golfe de Gascogne aujourd’hui à la latitude de Nantes. Reste 225 milles à avaler avant l’instant tant attendu du passage de la ligne au niveau de la bouée Nouch Sud. Arnaud Boissières devrait devancer d’environ deux jours le huitième, Steve White (Toe in the Water), qui a réalisé deux belles journées de navigation à près de 300 milles par jour. Profitant d’un bon flux de sud-est, le Britannique a dévoré les milles au large de la péninsule ibérique. Mais ce bonheur sera de courte durée avec la rotation du vent au nord-est, soit face à la route, et son renforcement avec des rafales possibles à 35 nœuds. Au large du Cap Vert, l’Américain Rich Wilson (Great American III) va tellement devoir arrondir sa route vers l’ouest pour contourner l’anticyclone des Açores qu’il se demande, non sans humour, s’il ne devrait pas rentrer directement chez lui à Boston dont il sera plus proche que des Sables d’Olonne… Les alizés ont pris du coffre pour le doyen de la course qui a dû réduire la toile la nuit dernière et progresser à moins de 10 nœuds sous tourmentin. Au sud de l’équateur, Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) attend les premiers grains du pot au noir comme une délivrance. Le roof recouvert de panneaux solaires de son monocoque transforme la cabine intérieure en véritable four. Une bonne pluie va rafraîchir tout ça. En contrepartie, Dinelli devra négocier les grains et zones sans vent du pot au noir pendant au moins 36 heures avant de franchir l’équateur et de retrouver les alizés de nord-est. Dans son sillage, non loin derrière, l’Autrichien Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) profite avec bonheur des alizés brésiliens pour filer plein nord au large de Salvador de Bahia. Etre dernier du Vendée Globe est déjà une performance en soi qu’il faut savoir apprécier lorsqu’on connaît le nombre de concurrents malheureux qui ont été obligés d’abandonner.
Le classement de 16 h
Arrivés 1 – Michel Desjoyeaux (Foncia)
2 – Armel Le Cléac’h (Brit Air)
3 – Marc Guillemot (Safran)
4 – Sam Davies (Roxy)
5 – Brian Thompson (Bahrain Team Pindar)
6 – Dee Caffari (Aviva)
–
Encore en mer:
7 – Arnaud Boissières (Akéna Vérandas), à 225 milles de l’arrivée 8 – Steve White (Toe in the Water), à 838 milles de l’arrivée 9 – Rich Wilson (Great American III), à 2512 milles de l’arrivée 10 – Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital), à 3406 milles de l’arrivée 11 – Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch), à 3936 milles de l’arrivée 3 – Vincent Riou (PRB), réparation accordée par le Jury International
Cette année 2009, Nanni Diesel devrait retrouver les niveaux de 2007 soit en chiffre d’affaires de 32 millions d’euros, grâce aux investissements réalisés et en cours de développement (3 millions d’euros sur les exercices 2008 et 2009),
En termes de produits et de recherche A côté des dernières générations de moteurs de base Kubota et Toyota, Nanni Diesel a dès 2008 élargit son offre : – en proposant trois gammes de groupes électrogènes de bord ; – en commercialisant des accessoires moteurs sous l’appellation « Quality Marine Accessories » ; – en montant en puissance dans les moteurs MAN que la société distribue en France et dans les pays francophones avec le tout nouveau 12 cylindres en V d’une puissance de 1800 ch. ; – en développant de nouveaux systèmes de propulsion hybrides. Plusieurs prototypes sont à l’essai sur des bateaux depuis deux ans. Après avoir finalisé le développement Nanni Industries présentera ce nouveau produit écologique dès la prochaine saison 2009-2010.
En termes de marché Avec ses trois gammes de groupes électrogènes marins, Nanni Diesel investit aujourd’hui le marché des professionnels parallèlement au marché de la plaisance.
En termes de production Dès 2008, Nanni Diesel a entrepris l’extension de son site industriel de la Teste de Buch (nouveau bâtiment de 1500m², nouveaux bureaux de 500 m²) pour augmenter à la fois ses capacités de production et de stockage et réorganiser l’ensemble R&D.
Après ces deux années (2008 & 2009) de consolidation des développements, Nanni Diesel prévoit de maintenir son objectif : doubler son activité, soit réaliser un chiffre d’affaires de 58 millions d’euros, mais à horizon 2013.
Une référence dans le monde de la course au large
Nanni Diesel a équipé la majorité des nouveaux bateaux du dernier Vendée Globe Challenge et notamment celui du vainqueur Michel Desjoyeaux.
« Un grand Bravo à l’équipe technique de chez Nanni» écrit d’ailleurs Michel Desjoyeaux. Rappelons que Le 11 novembre 2008, Michel a constaté une fuite d’eau du ballast peu de temps après son départ. Cette avarie a endommagé le circuit électrique du moteur, le contraignant à revenir au port des Sables d’Olonne. Cette fuite causée par le capot défectueux du ballast central a pénétré dans le compartiment moteur et détérioré le faisceau électrique, le régulateur et le tableau de bord du moteur. Continuer la course était impossible sans un système principal de production d’énergie électrique totalement opérationnel. Une équipe de chez Nanni Diesel de deux techniciens, spécialement détachée dans la soirée, a permis à Michel Desjoyeaux de repartir après moins de 5 heures d’escale… cette intervention est digne d’un arrêt en stand de formule 1 des équipes Foncia et Nanni !
Nanni s’annonce fière d’avoir participé à cet effort qui a permis à Michel de rentrer dans la course, dans des délais très courts ! Nanni s’investit au maximum pour garantir la Meilleure Qualité à ses utilisateurs/partenaires. Pour répondre aux exigences d’efficacité, de fiabilité et de légèreté souhaités, Nanni Diesel a développé le moteur Nanni N 4.38 (nouvelle génération) pour assurer à la fois la propulsion en secours et toutes les fonctions d’électricité nécessaires.
Parallèlement et depuis 2007, Nanni Diesel équipe les bateaux de la classe Figaro Bénéteau avec le Nanni 3.75 HE.
Type de moteur répondant à l’application du bateau Foncia/Desjoyeaux : Base moteur : 4.150 HE (37,5CV@3000TR/MIN) Bipolaire Tableau de bord : A3 Type de propulsion : Sail drive SD 10-2,16/1R Alternateur moteur : ISKRA 100 A 12V Génératrice intercalée : 24 volts 160 ampères.
Bénéteau innove et lance son nouveau club de fidélité international : l’un des premiers clubs de fidélité intégrant un réseau social de client .
Une période test vient de valider la pertinence des choix
Accessible sur beneteauyachtclub.com depuis le 5 décembre dernier, le club a été testé en toute discrétion afin d’en valider le principe. Sans plan media de soutien, le club a recueilli près de 250 inscrits en 1 mois, dont 40% d’étrangers, confirmant ainsi la valeur ajoutée qu’il apporte aux propriétaires de bateaux de la marque. Bénéteau se prépare donc à déployer son nouveau club de fidélité en 2009. Un déploiement qui s’appuiera sur le développement de nouveaux évènements V.I.P et services exclusifs.
Le premier réseau social intégré à un club de fidélité
Le Bénéteau Yacht Club est payant et 100% privé. Il propose à ses membres des informations et des services exclusifs tels que la possibilité de passer le Cap Horn, naviguer en vieux gréement à Saint-Tropez ou se rendre à Monaco en vedette rapide assister au Grand Prix de formule 1, mais surtout, il innove en créant son propre réseau social de clients, précurseur en la matière et le seul à s’inscrire au cœur d’un club de fidélité. Être membre permet d’accéder à l’annuaire international des membres, pouvoir partager entre membres ses compétences, contacter un autre propriétaire selon son modèle de bateau ou son port d‘attache, mais aussi créer son carnet de bord (articles, vidéos, photos) et inviter des proches à le consulter.
Pour Simon Fisher, barreur sur Telefonica Blue cette descente au reaching, qui dure depuis plus de 24 heures, signifie au moins que l’équipage n’a pas eu besoin de tout déplacer à l’intérieur : « Nous progressons sous grand foc, trinquette et GV haute et avalons les milles à une vitesse proche de 20 nœuds. Le soleil a fini par apparaître et nous naviguons sous un ciel bleu sur une mer bleue claire. Le thermomètre remonte et cela commence à ressembler à l’été, quelque chose qui nous manquait depuis notre arrivée à Qingdao. » Cette remontée des températures plaît bien aussi à Ryan Godfrey, le numéro un d’Ericsson 4, « C’est le moment de tout sécher à bord du bateau. La hausse des températures nous fait du bien, et cela nous offre l’occasion de ranger les sacs de couchage double épaisseur. Cela fait du bien de voir s’évaporer la condensation, qui coulait partout à l’intérieur du bateau. On progresse à une bonne vitesse et les vagues déferlent sur le pont, mais l’eau est chaude et à l’intérieur tout est sec, ce qui fait une grande différence. » Quant à Rick Deppe sur Puma, il commence à se poser de questions sur le mois de travail qui sera à faire pour arriver au Brésil, mais explique ses propres motivations. « Pourquoi ne restons-nous pas à la maison ? C’est cela la question que vous vous posez ? C’est cette course ! C’est comme une maladie! C’est un engagement de longue haleine pour soi-même et pour l’équipe. Il faut des années de travail pour pouvoir espérer un tel poste et puis on se dit que si on ne l’accepte pas, quelqu’un d’autre sera là pour vous remplacer. C’est cela la réalité. Enfin, personnellement, en plus de tout cela, c’est mon métier et il faut gagner sa vie! Les gosses, ça coûte cher! ».
Classement de 11h (heure française) : Ericsson 4 à 10 593 milles de l’arrivée PUMA à 9 milles du leader Ericsson 3 à 99 milles Green Dragon à 238 milles Telefonica Blue à 269 milles