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4 mois de course, Rich Wilson à 200 milles du but

Rich Wilson - Great American III
DR

Au pointage de 4h30 ce matin, le skipper de Great American III n’était plus qu’à 255 milles des Sables d’Olonne et marchait à 10,8 noeuds de VMG vers Les Sables d’Olonne où lui est promise la 9e place de ce tour du monde, un classement inespéré au départ pour lui. Rich est entré dans le golfe de Gascogne et navigue désormais à la latitude du port vendéen. Sauf avarie majeure, il ne peut plus être rejoint par les deux autres concurrents encore en mer : le Français Richard Dinelli (Fondation Ocean Vital, 10e) qui réussit à progresser à 11,5 noeuds et était pointé ce matin à 936 milles de l’arrivée et l’Autrichien Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch, 11e) qui a doublé les Açores ce week-end et émarge à 1380 milles des Sables d’Olonne.

Quatre mois de mer

Ces trois marins sont en train de boucler ce matin leur 120e jour de mer. Quatre mois de course donc, soit plus d’un mois et une semaine de plus que le vainqueur Michel Desjoyeaux (Foncia) qui était arrivé rappelons le le 1er février dernier en 84 jours et 3 heures.

Les estimations d’arrivée pour ces trois derniers concurrents du Vendée Globe sont les suivantes : Rich Wilson entre aujourd’hui lundi 9 mars à 18h et demain mardi 10 mars à 12h ; Raphël Dineli : entre le jeudi 12 mars à 00h et le vendredi 13 mars à 06h ; Norbert Sedlacek : entre le samedi 14 mars à 00h et le dimanche 15 mars à 18h. Normalement, on assiste donc en ce moment à la dernière semaine de course de ce Vendée Globe qui s’était élancé des Sables d’Olonne le 9 novembre dernier. “Depuis l’Equateur nous n’avons jamais pu mettre le cap directement sur l’arrivée” expliquait hier Rich Wilson pour expliquer leur lente “progression en dents de scie” dans l’Atlantique Nord.

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Enfin des vents portants

Ericsson 3 a bord
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Ces conditions, plus dans la norme de ces latitudes Sud, vont s´établir pour les prochaines 48 heures, au moins. De quoi aller rechercher à pleine vitesse la seconde « Ice gate », positionnée un peu plus au nord, sur le 45° Sud, à  quelques 1 500 milles de la tête de flotte. Depuis le passage de la première porte à points, le franchissement du 36° Sud, il y a 10 jours, les marins en étaient venus à douter de pouvoir renouer un jour avec un bon vent arrière, pourtant promis dans cette zone des 40èmes.

 

“Garder un esprit positif”

Sidney Gavignet témoigne : « Après un peu plus de 3 semaines de mer, précisait le Français, chef de quart sur Puma, nous sommes en 3ème position au coude à coude avec Ericsson 4, et avec Ericsson 3 qui nous précède. L´ambiance à bord n´est pas mauvaise, mais c´est vrai qu´on a fait beaucoup de près, alors que dans les environs on fait plutôt du portant. Il  y a donc un ou deux gars qui perdent un peu leur sens de l´humour. Il faut pourtant  garder un esprit positif, car on doit  faire avec ce qu´on a. On a perdu un peu de terrain sur Ericsson 3.  C´est pas génial, mais nous faisons tout pour réduire à nouveau l´écart. Le bateau va bien. Nous avons un équipier qui s´est blessé au genou, mais sinon tout le monde va bien à bord. Il reste quelques 1 500 milles avant d´atteindre la prochaine Ice Gate et après, nous mettons le cap sur le Horn. »

4e semaine de course

 

Les spis sont donc de sortie et les marins retrouvent les sensations de vitesse qu´ils avaient un peu oubliées, saturés qu´ils étaient de navigation vent dans le nez. Mais les rugissements ne sont pas encore au menu, la force des vents restent un peu en dessous des moyennes habituelles et franchissent rarement les 25-30 nœuds. La mer reste cependant très dure et le froid persistant. Pour l´heure, les 5 concurrents sont en train de passer au nord de la première « Ice Gate ». Une ligne virtuelle située sur le 47° Sud entre le 155° et le 140,5 Ouest qui leur interdit, pour des raisons de sécurité, de plonger plus au sud et de risquer de rencontrer growlers et iceberg.

A l´entrée dans leur 4ème semaine de course, on retrouve, en tête, Ericsson 3, progressant à plus de 22  nœuds, suivi respectivement à 182 et 190 milles, par Ericsson 4 et Puma, presque bord à bord, calés sur une ligne un peu plus nord et progressant presque à la même vitesse. Cent milles derrière suit, en 4ème position, Green Dragon, le plus au sud des concurrents, frôlant presque la latitude de la porte de protection des risques contre  les glaces. Et enfin Telefonica Blue, à 412 milles du leader, qui progresse un peu en dessous de son potentiel de vitesse (mais tout de même à 18 nœuds) depuis qu´il a rompu son étai et qu´il navigue sous réparation de fortune.

 

Positions ce  lundi 9 mars à 8h30

1 – Ericsson 3 à  5 367  milles de Rio

2 – Ericsson 4 à 182 milles

3 – Puma à 190 milles

4 – Green Dragon à 289 milles

5 – Telefonica Blue à 412 milles

Delta Lloyd – DNS

Telefonica Black – DNS

Team Russia – DNS

 

Général Provisoire après 7 manches sur 17 :

1-Ericsson 4 – 53 points

2-Telefonica Blue – 44,5 points

3-Puma – 44 points

4-Ericsson 3 – 32,5 points

5- Green Dragon – 32 points

6-Telefonica Black – 21 points

7-Delta Lloyd – 12 points

8-Team Russia – 10,5 points

 

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Marseille capitale du match racing cette semaine

Marseille International Match race
DR

Pour le Directeur du circuit, il est normal de mettre en place une étape française, étant donné la performance des Français depuis quelques années. Face au champion en titre, Ian Williams, on retrouve ainsi Sébastian Col, qui connaît bien ces eaux et est actuellement numéro un du classement de l’ISAF. L’année dernière, Col avait remporté deux épreuves en Corée et au Portugal, tandis que Williams avait remporté l’Open du Danemark.

Stars à la barre  

Ils seront tous les deux menacés par Mathieu Richard, troisième dans le circuit l’année dernière, qui connaît bien les J80 qui seront utilisés dans l’épreuve. Egalement présent au nom de la France, Damien Iehl, Philippe Presti et Pierre-Antoine Morvan.  Parmi ceux qui reviennent au circuit, on retrouve les jeunes loups des antipodes, Torvar Mirsky et Adam Minoprio, ainsi que les vétérans,  Paolo Cian  et Bjorn Hansen.  

La nouvelle menace dans le circuit vient d’Alinghi avec Ed Baird, absent du circuit l’année dernière.  Pour la Ville de Marseille, c’est une occasion de montrer ses talents d’organisation et de mettre en avant le numéro un, Sébastien Col, qui est justement membre du club organisateur.

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La régate mondiale des aveugles à Rotorua (NZL).

Unadev
Unadev

Ils sont 4 hommes dans un bateau à voile habitable. ..le Noelex 25 pieds,  made in New-Zeland. Ils sont trois bretons et un aquitain, prêts à jouer le tout pour le tout du 13 au 22 mars sur le lac Rotorua (NZL).

Une moyenne d’âge à peine proche de la trentaine…deux d’entre eux sont aveugles… Ce qui n’a rien d’étonnant quand on doit participer à un Championnat du Monde de voile pour handicapés visuels…et ce sont eux qui mènent la barque !

Les non-voyants : Olivier BRISSE est à la barre François GOUEZIGOUX au réglage des voiles. Ce sont les aveugles qui tiennent la barre et tirent les bouts.

Pour les bien-voyants, Gwendal GUEGAN et Laurent GOUEZIGUOUX assurent un rôle de sécurité et de tactique à bord. C’est la formule de la catégorie B1.

Comment ne pas être étonné  d’apprendre que des aveugles vont disputer une régate internationale entre eux. . . Mais ce n’est pas nouveau puisqu’ils en sont à la 7éme édition.
Dix nations sont en lice, France comprise. Australie, Canada, Finlande, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Norvège, Etats-Unis, Nouvelle-Zélande.

Bien-sûr, les anglo-saxons et les scandinaves seront plutôt durs à battre. Nos jeunes français auront fort à faire pour mettre le vent et les flots de leur côté. Mais l’équipage français n’est pas bizuth, car il a déjà participé à ce Championnat en 2007 dans la baie de Nantucket à New Port (U.S.A).

A visiter sur le blog du Team Unadev – Fondation Bénéteau :
http://blindsailfrance.over-blog.com/

Et pour en savoir plus sur le Blindsailing Championship 2009 :
http://www.blindsailing.org/

Source : Unadev
www.unadev.com

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Dure Volvo Race

Telefonica Blue
DR

Après la rupture de son étai dans la nuit de jeudi à vendredi, Telefonica Blue maintient pourtant sa progression sous voiles réduites à une vitesse honorable de 7-8 nœuds, soit 2 à 3 nœuds moins vite que ses concurrents intacts positionnés plus au nord. Bel performance quand on sait que l’équipage mené par Bouwe Bekking navigue avec son étai de fortune et une grand-voile endommagée par un début de délaminage.

Si les conditions météo, avec des vents contraires dominants, sont vraiment peu conformes à ce qu’on imagine de ces latitudes, la vie à bord elle est parfaitement raccord avec ce qu’on attend des 40èmes Sud : obscure, pénible, stressante, humide et froide.

Ericsson 3, leader ce matin, n’en fini pas de tricoter sur le 36° parallèle qu’il vient de traverser pour la 5ème fois alors qu’Ericsson 4, Puma et Green Dragon quittent progressivement leur position intermédiaires et remontent lentement au nord.

En prenant, dès mercredi, la décision de rester proche du 36° Sud, les rookies d’Ericsson 3, mené par l’un des plus vieux renards de la course, Magnus Olsson, qui en est à sa 6ème Whitbread/Volvo Ocean Race, sont entrain de prouver qu’ils avaient amplement raison, car pour l’instant ce sont eux qui ont le meilleur angle de vent et qui progressent le plus vite.

A bord de Puma, Rick Deppe, l’équipier média du bord soulignait hier : “ La trajectoire est un peu bizarre, mais notre étrave pointe néanmoins vers le Horn encore distant de près de 4 000 milles. Personne à bord n’aurait imaginé ce que nous vivons en ce moment, alors que nous sommes dans les 40èmes Rugissants, supposés être soumis à de forts vents d’ouest. Là, nous naviguons au près, avec le bateau gité à 23° et tape sur l’eau comme une brute. Des centaines de vagues viennent balayer le pont. J’en ai compté 14 en une minute. C’est dingue…et pas très marrant en fait. »

L’humeur à bord des Volvo Ocean 70 est donc un peu « chafouine » : Le skipper de Green Dragon, Ian Walker, explique non sans humour son désarrois de naviguer depuis des jours contre le vent : «  Il y a si longtemps que les gars n’ont pas utilisé le spi que je suis un peu inquiet. Je ne sais même pas s’ils savent encore comment l’envoyer… »

Dans près de 36h, les équipages navigueront largement au nord de la première Ice Gate, situé du le 47° Sud entre le 155° et le 140,5 Ouest. Toujours dans des conditions aussi déroutantes.

Positions ce  samedi 7 mars à 8h30
1 – Ericsson 3 à  6 258  milles de Rio
2 – Puma à 79 milles
3 – Telefonica Blue à 129 milles
4 – Ericsson 4 à 146 milles
5 – Green Dragon à 173 milles
– Delta Lloyd – DNS
– Telefonica Black – DNS
– Team Russia – DNS

Classement général Provisoire après 7 manches (sur 17)
1- Ericsson 4 – 49 points + 4 points = 53 points
2- Telefonica Blue – 42 points  + 2,5 points = 44,5 points
3- Puma – 41 points + 3 points = 44 points
4- Ericsson 3 – 28 points + 3,5 points = 32,5 points
5- Green Dragon – 30 points + 2 points = 32 points
6- Telefonica Black – 21  points + 0 = 21points
7- Delta Lloyd – 12 points + 0 = 12 points
8- Team Russia – 10,5 points + 0 = 10,5 points

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Etai cassé pour le leader Telefonica Blue

Pepe Ribes et Iker Martinez changent de voile à bord de Telefonica Blue
DR

Bouwe Bekking explique ce qui s’est passé: “nous progressions à une bonne vitesse avec 15 nœuds de vent, quand on a entendu un bruit sec du gréement.  J’ai regardé en haut, le mât tenait encore en place. Mais peu après la voile de tête est tombée à l’eau.  Il était 06h30 (18h30 heure française).  Jono (Swain) était à la barre et il a su réagir rapidement en abattant pour empêcher le gréement de tomber.  Nous avons attaché des drisses à l’étrave afin de sécuriser le gréement, car cela commençait à basculer dans tous les sens.  Ensuite il fallait sortir le foc de l’eau, ce qui a demandé de longs efforts, car il contenait des milliers de litre d’eau. (…) Nous avons contrôlé le gréement et tout semble normal.  J’ai déjà eu des discussions avec l’équipe technique concernant les pièces de rechange. On a vu que la fixation de l’étai, un morceau de métal de 30 mm, s’était cassée en deux.”  Le skipper envisageait un retour vers la Nouvelle Zélande, mais les conditions météo ne sont guère favorables et c’est ainsi que Telefonica Blue poursuit sa route, espérant profiter de conditions de vents portants.

Le pointage ce vendredi matin :

1. Telefonica Blue à 6544 milles de l’arrivée

2. Puma Ocean Racing à 21 milles du leader

3. Ericsson 4 à 42 m

4. Green Dragon à 102 m

5. Ericsson 3 à 143 m

Delta Lloyd DNS

Team Russia DNS

Telefonica Black DNS

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Une 12e saison avec Cercle Vert pour Gildas Morvan

Gildas Morvan - Cercle Vert
DR

« J´espère faire une saison dans la continuité de celle de l´an passé ». Tout est dit ou presque dans cette petite phrase, puisqu´en 2008, Gildas Morvan avait terminé 2e de La Solitaire, à seulement 2 heures du vainqueur Nicolas Troussel, et en outre remporté l´étape de Cherbourg. Pour la douzième année consécutive, Gildas Morvan entame donc une saison de Figaro avec Cercle Vert : un partenariat dont l´exceptionnelle longévité commence à ressembler très fortement à celui de Philippe Poupon avec Fleury Michon, ce qui n´est pas peu dire dans le milieu de la course au large.

Gildas va donc s´aligner en 2009 sur les trois épreuves du championnat de France : ce Trophée BPE, transatlantique en solitaire à destination de Marie-Galante, puis la Solo Quiberon au mois de juin et en août la fameuse Solitaire du Figaro qui fêtera sa 40ème  édition avec le retour de nombreux anciens vainqueurs : Michel Desjoyeaux, Charles Caudrelier, Jérémie Beyou etc. « La Solitaire est évidemment le principal objectif de ma saison » confirme Gildas Morvan, « on revient à une épreuve plus classique en 4 étapes et comme d´habitude, il ne faudra pas se louper sur une seule d´entre elles pour pouvoir prétendre au podium, voire à la victoire ».

On n´en est pas encore là. Pour l´heure, alors que le Figaro Cercle Vert est sorti de son chantier d´hiver (réfection de la quille notamment) et que Gildas Morvan s´entraîne à Port-la Forêt, c´est une nouvelle traversée de l´Atlantique en Solitaire qui se dresse devant l´étrave. L´occasion de poser quelques questions à Gildas Morvan, à un mois du départ….

Interview : Gildas Morvan : « Faire mieux que 3e »

 

Gildas, tu as déjà terminé 3e de ce Trophée BPE, ton objectif cette année ?

« Faire mieux que 3e ! (rires). En solitaire sur cette course, c´est ma meilleure place – c´était en 2005 sur le parcours St Nazaire / Cuba. Auparavant, j´ai gagné une fois le Trophée BPE en double avec Charles Caudrelier et terminé une fois deuxième avec Bertrand Pacé (sur le parcours St Nazaire / Dakar, ndr). Donc oui, on va dire que l´objectif est de faire mieux, donc monter sur le podium ! Mais c´est toujours très aléatoire de se fixer un pareil but sur une transat où il y a une grande part d´incertitude météo. »

En quoi ce Trophée BPE est-il une épreuve motivante ?

« Je pense que le parcours fait rêver les gens, les sponsors et les marins. C´est toujours très intéressant sportivement, car le jeu est grand ouvert : il n´y a aucune porte ou marque de parcours à respecter, ce qui peut donner lieu à des options vraiment très différentes, comme on l´a vu il y a deux ans. Et souvent, on ne sait pas qui a raison jusqu´à trois jours de l´arrivée, voire moins ! C´est une épreuve complète, où il faut savoir tout faire : gérer la distance sur trois semaines de mer, bien appréhender la météo et aller vite. Il y a une part d´aléatoire évidente côté météo, mais c´est de la course au grand large… et moi j´aime ça ! Le seul bémol est que nous ne sommes pas très nombreux au départ, environ 14 bateaux je crois. »

La Solitaire du Figaro est ton objectif principal en  2009 ?

« Clairement, oui. On revient à une formule classique avec quatre étapes de 300 à 500 milles. Il y aura beaucoup de monde – nous sommes 70 pré-inscrits – dont de nombreux anciens vainqueurs et tous les ténors du Figaro, les Michel Desjoyeaux Charles Caudrelier, Jérémie Beyou, Fred Duthil, peut-être Yann Eliès etc… Ce sera la 40e édition et tout cela nous promet une belle bagarre ! Je m´y préparerai en participant à la Solo Quiberon, en juin. L´idée sur la Solitaire c´est de ne se manquer sur aucune des étapes, ce qui n´est vraiment pas facile. Évidemment que j´aimerais la gagner cette année, mais finir sur le podium serait déjà une très belle performance étant donné la qualité du plateau. »

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JP Dick va faire construire un plan VPLP/Verdier

Jean Pierre Dick 2008
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Jean-Pierre, quel bilan tires-tu du Vendée Globe ?


Le bilan global est plutôt positif. Sportivement, j’étais bien dans le coup. Le travail engagé dans différents domaines (météo, sommeil, nutrition, mentale, physique.) depuis 7 ans a porté ses fruits. J’ai donc pris beaucoup de plaisir à naviguer, mais surtout à régater lors de ce premier mois et demi de course. Mon abandon résulte plus d’un manque de réussite que d’une faiblesse matérielle, même si les safrans étaient peut-être trop légers. Mon bateau avait déjà fait un tour du monde et demi, dont une victoire dans la Barcelona World Race. Il était donc fiable et j’avais confiance en lui.

Qu’est-ce qui te motive dans la participation à un troisième Vendée Globe ?


Tout d’abord, je n’ai pas achevé mon rêve de Vendée Globe ! Ensuite, j’ai trouvé ma voie. Je me sens à l’aise dans ces courses autour du monde. Ce trajet est magique et on peut y revenir sans se lasser. Tenter de gagner le Vendée Globe, c’est un graal pour moi ! Enfin, ma passion d’entreprendre est intacte. J’aime prendre des risques, avancer, me remettre en cause, innover.

Vous avez donc renouvelé vos partenariats avec Paprec et Virbac?


Cela était déjà fait avant le départ du Vendée Globe. Avec Luc Talbourdet, nous avons monté un modèle économique efficace. Le double partenariat offre de très bonnes retombées pour un investissement divisé par deux. Nos partenaires sont fidèles, ce modèle nous réussit et nous permet d’anticiper l’avenir. Ainsi, pour construire le nouveau bateau, nous avons vendu Paprec-Virbac 2 à nos amis espagnols (FNOB*). Ce sera un excellent support pour gagner la prochaine Barcelona World Race !

Pourquoi construire un nouveau bateau ?


Innover, partir d’une page blanche, c’est une évidence pour moi, pour l’équipe et pour nos partenaires. Nous avons toujours fonctionné comme cela. C’est l’occasion de se remettre en question car l’architecture navale est en perpétuelle évolution. Nos projets sont aussi liés à la fiabilité. Nous avons déjà entériné un certain nombre de paramètres éprouvés mais cela n’empêche pas de continuer à réfléchir et d’être les premiers à bénéficier de nouvelles solutions architecturales.

Quel architecte as-tu choisi ?


Après 8 ans de collaboration fructueuse avec Farr, le choix a été très difficile. Nous avons opté pour Verdier / VPLP** car nous nous sentons en adéquation avec leur approche. Nous travaillons déjà avec Guillaume Verdier sur un autre projet et nous avons découvert quelqu’un de brillant, tout comme Vincent Lauriot que nous avons encore plus découvert lors de l’appel d’offre. Ils connaissent bien la problématique : navigation en solitaire et puissance. Nous pouvons aller encore plus loin dans ce sens-là. Je conçois la voile avec une implication physique importante, mais aussi avec du confort et de l’ergonomie à l’intérieur et à l’extérieur. Nous avons la même philosophie.


Planning 
- Fin mars 2009 : choix du chantier en Nouvelle Zélande
- 16 avril 2009 : jauge IMOCA fixée pour 4 ans
- 1er juillet 2009 : démarrage de la construction
- Mai 2010 : mise à l’eau du Paprec-Virbac 3
- Fin 2010 : Route du Rhum et/ou Barcelona World Race
- 2011 : Transat Jacques Vabre
- 2012 : Vendée Globe


*FNOB (Fondation de navigation océanique de Barcelone) société espagnole qui organise entre autres la Barcelona World Race. Ils ont aussi acheté le sistership de Paprec-Virbac 2, Gitana Eighty de Loïck Peyron.

** Van Peteghem Lauriot Prevost

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Dernier week-end de mer pour Rich Wilson

Rich Wilson Great America III
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Deux fois la route, trois fois la peine ! Great American III navigue-t-il au près, et multiplie-t-il les bords à tirer vers la ligne d’arrivée distante de 865 milles ? Non, bien au contraire : le doyen de la course progresse plein vent arrière, ce qui l’oblige néanmoins à empanner et à rallonger son chemin. Il en convient volontiers : “Ces empannages rajoutent 50% de milles en plus à ma route. Hier, je progressais sous solent et deux ris, atteignant une vitesse moyenne de 11 nœuds. Mais durant la nuit, j’ai dû réduire la voilure afin d’être prudent. J’ai dormi un peu à la table à cartes et je fais attention de bien manger et de boire.” Vaille que vaille et cap à l’Est, le doyen de la course poursuit sa course. Prochain sur la liste des retours au port, le skipper de Great American III est attendu entre dimanche midi et lundi en fin d’après-midi pour faire une entrée en fanfare, à la hauteur de ce challenge d’envergure qu’il s’apprête à relever, dans le chenal des Sables d’Olonne.

Sous la barre des 2000 milles
De son côté Norbert Sedlacek, qui ferme la marche à 1858 milles de la ligne, doit désormais négocier le dernier piège météo lui barrant la route vers la terre vendéenne : l’incontournable anticyclone des Açores. Au 117è jour de course, gageons que le skipper autrichien se réjouit néanmoins d’entendre le chant… des Canaries ! A la latitude de l’archipel espagnol, le plus dur est dans le tableau arrière de Nauticsport-Kapsch dont tous les indicateurs sont aujourd’hui au vert. Avec une vitesse de rapprochement au but (VMG) de 10 nœuds, et alors qu’il a pu réduire l’écart avec Raphaël Dinelli freiné par la réparation de sa bôme, il peut penser et rêver à l’arrivée. Celle-ci se profile à l’horizon de la semaine prochaine : à partir du jeudi 12 mars, 12h TU.

Réparation, stratification, installation…
Notons d’ailleurs que seuls 360 milles séparent ce vendredi Nauticsport-Kapsch de Fondation Ocean Vital. Aux prises avec sa bôme cassée et surtout une côte brisée, Raphaël Dinelli n’en est pas moins parvenu à surmonter cette nouvelle épreuve. Le skipper vendéen n’a en effet pas ménagé sa peine pour organiser un chantier de fortune à bord de son monocoque : ” J’ai tellement donné ces trois derniers jours pour réparer la bôme et la remettre en place que les calmants ne font plus trop d’effet. La réparation et la stratification se sont bien passées, mais je vais rester vigilant et ne pas trop tirer sur la bôme. J’en ai vraiment bavé hier pour la réinstaller seul avec les mouvements de la mer et ma côte cassée… Mais, je navigue à nouveau sous deux ris trinquette et j’ai réussi à passer l’anticyclone des Açores sur une route assez sud sans tomber dans la bulle. Je dois à présent récupérer pour cette fin de course qui s’annonce soutenue : il y a de plus en plus de trafic et il ne faut pas lâcher prise… “

Dinelli : entre mardi et jeudi
Fondation Ocean Vital progresse dans des vents portants de 25 nœuds. Après trois jours intenses, qui l’ont obligé à mettre la course entre parenthèses, Raphaël Dinelli s’efforce de récupérer et de reprendre des forces pour les derniers 1500 milles à parcourir. La voix fatiguée, mais soulagé d’être venue à bout de cette réparation délicate et périlleuse, le skipper vendéen sait que la ligne de la délivrance se rapproche de son étrave. Si la course s’annonce serrée face à Sedlacek, il est néanmoins attendu à partir de mardi au port des Sables d’Olonne, qui accueillera comme il se doit ce local du départ et de l’arrivée du Vendée Globe.

Retour maison
Un autre bateau a fait son retour à la maison. Hier, sur les routes entre le Havre et Lorient, on aurait pu croire croiser dans un convoi très spécial la dernière œuvre de l’artiste Christo, réputé internationalement pour empaqueter les ponts et les monuments. Il n’en était rien : c’était bien Paprec-Virbac II qui se cachait sur une remorque dans un bel emballage blanc. Le monocoque de Jean-Pierre Dick, de retour au Havre par cargo depuis la Nouvelle-Zélande, a rejoint sa base lorientaise avant de partir pour l’Espagne où il a été vendu. Le skipper niçois, qui malgré son abandon restera un grand animateur de cette édition, perd en effet toujours aussi peu de temps. C’est décidé : il met le cap sur les quatre ans à venir et vient d’annoncer sa participation au Vendée Globe 2012 à la barre d’un nouveau bateau…

Le classement de 16 h

Arrivés : 
1- Michel Desjoyeaux (Foncia)

2- Armel Le Cléac’h (Brit Air)


3- Marc Guillemot (Safran)


4- Samantha Davies (Roxy)


5- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar)

6- Dee Caffari (Aviva)


7- Arnaud Boissières (Akena Vérandas)

8- Steve White (Toe in the water)

Encore en mer :

9- Rich Wilson (Great American III) à 821,6 milles de l’arrivée


10- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 1450 milles de l’arrivée


11- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 1814,3 milles de l’arrivée

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Premiers grands choix stratégiques

Ericsson 3
DR

A 11h00 ce matin, le vent virait vers le sud-est pour Ericsson 3, le bateau naviguait à l’est du centre de l’anticyclone.  Ceci lui permettait d’accélerer rapidement. Mais 200 milles plus au sud, PUMA et Green Dragon ont commencé à ressentir cette bascule permettant à Puma de mettre le cap à l’est également. 

En revanche, les bateaux les plus au sud – Ericsson 4 et Telefonica Blue – continuaient leur route vers le sud-est avec un vent d’est-nord-est. En tout cas l’option choisie par le jeune Aksel Magdahl sur Ericsson 3 de ne pas plonger au sud était osée, surtout lorsque l’on voit que les vétérans de la course ont tous mis le cap au sud. Hier, les autres skippers comme Bouwe Bekking ne semblait pas partager l’avis de Magdahl: “Si cette trajectoire leur offre la victoire dans l’étape, ce sera un moment historique car jusqu’ici dans toutes les étapes dans les mers du sud, l’option sud a toujours été payante.” 

Cependant, les conditions météorologiques ont évolué et ce jeudi, Bekking accepte qu’il va falloir contourner l’anticyclone par le haut.  Basé sur sa route actuelle, il n’est pas impossible même que le jeune Magdahl ait réalisé un joli coup de maître, car le routage montre qu’Ericsson 3 pourrait se retrouver avec une avance de plusieurs centaines de milles d’ici 5 jours… Affaire à suivre, donc.

Pointage de 11 heures (heure française)

Ericsson 4 à 6707 milles de l’arrivée

PUMA à 7 milles

Telefonica Blue à 13 milles

Green Dragon à 42 milles

Ericsson 3 à 100 milles

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