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Les sudistes reviennent fort

Erwan Tabarly / Athema
DR

Après trois jours de course, les organismes s’acclimatent peu à peu aux conditions de vie en mer et à la solitude et pour certains, le bonheur est même dans le près. C’est le cas d’Erwan Tabarly qui qualifiait ce matin ses conditions de navigations de « près agréable »… du jamais vu de mémoire de figariste ! Il faut dire qu’après une journée de mardi passée dans un « shaker », les marins goûtent ce matin une légère accalmie du côté de l’état de la mer. Dans la nuit, le vent s’est progressivement orienté au Sud Ouest et les 15 à 20 nœuds qui soufflent actuellement au Nord Est de la péninsule ibérique offrent un léger répit aux concurrents de la Transat BPE. Mais qu’on ne s’y méprenne pas, l’heure n’est pas non plus au laisser-aller dans la douceur espagnole. Les environs de La Corogne sont en effet bien connus des marins pour être une zone de trafic maritime intense et les nombreux cargos et pêcheurs qui croisent n’incitent pas au repos. Les sens sont en alerte et le sommeil attendra pour beaucoup.

Au classement de 5 heures ce mercredi, si Gildas Morvan pointe toujours aux avant-postes, derrière certains comme Erwan Tabarly (Athema), Armel Tripon (Gedimat) et François Gabart (Espoir Région Bretagne) ont logiquement réduit l’écart et font partie des heureux de ce premier acte. Pour d’autres, à l’image d’Adrien Hardy (Agir Recouvrement) ou Isabelle Joschke (Synergie) l’addition de l’escapade occidentale pourrait être un peu salée. Isolé ce matin dans le Nord, Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) occupe toujours la deuxième position mais reste aussi le plus proche de la route directe. Les prochains classements pourraient livrer quelques nouvelles évolutions.
Mais quoi qu’il en soit, la messe est bien loin d’être dite sur cette Transat BPE édition 2009. Le cap Finisterre était un premier passage intermédiaire et il sacre le skipper de Cercle Vert, auteur d’un début de course d’une rare efficacité. Mais ses concurrents le savent bien, le prochain coup à jouer se profile déjà et ce sera pour la nuit prochaine avec la négociation annoncée d’un nouveau front. Amis stratèges, à vos fichiers…
 
Ils ont dit…
 
Gildas Morvan – (Cercle Vert) – 1er au classement de 5h
 
« Ca y est, on est arrivé sur le cap Finisterre. Il a fallu tirer des bords le long de l’Espagne. Il faut être vigilent car il y a beaucoup de trafic par là, donc on ne peut pas beaucoup dormir. Le manque de sommeil fait qu’on est moins lucide sur le vent et les choix. Il faut faire attention. Là je dors 20 minutes par ci, 20 minutes par là mais dès qu’on sera cap au large j’irai dormir plus longtemps donc ça ira. Demain arrivera le passage du front au large du cap Finisterre, on ira en bâbord chercher le Nord Ouest du bord.
Oui, je suis assez content de ce que j’ai fait pour le moment puisque je suis en tête ! Mais il y a encore du jeu pour la suite.
Hier la mer c’était l’enfer ! Ca cognait fort, mais là le vent a molli donc c’est beaucoup plus agréable. J’ai mangé un lyophilisé chaud hier soir, je mange tout ce qu’il faut, il faut juste que j’arrive à dormir maintenant. »
 
Erwan Tabarly – (Athema) – 3ème au classement de 5h
 
« Je viens de prendre le classement, c’est pas mal, je suis à 3 milles de Cercle Vert donc ça va. Je suis dans le coup, mais ce n’est pas fini. Le prochain coup à bien négocier ce sera pour ce soir ou demain matin, disons la prochaine nuit, avec un nouveau passage de front. Soit on ira au large, soit on restera près des côtes. On verra. Je ne reste jamais très longtemps sur la météo mais j’y vais souvent. Il y a pas mal de trafic, il y a des pêcheurs et beaucoup de bateaux donc il faut faire attention, mais bon je dormais quand même il y a une demi-heure et là je vais aller faire une petite sieste à nouveau. Je me suis fait un petit plat chaud tout à l’heure quand le vent a molli à l’approche de La Corogne. »

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800 milles pour se préparer à la Mini

depart mini transat 6.50 2007
DR

 
16 étrangers de 11 nationalités.
La Classe Mini attire toujours autant de coureurs internationaux. Cette année, la course fait le plein. Au départ, sur les 59 inscrits, 16 sont étrangers de 11 nationalités différentes : deux anglais avec Oliver Bond et Keith Willis ; un américain avec Chris Tutmark ; un Nouveau Zélandais avec Conrad Colman ; une brésilienne avec Izabel Pimentel ; une espagnole avec Anna Corbella ; un écossais avec Ross Turner ; un norvégien avec Staale Jordan ; deux néerlandais avec Ysbrand Endt et Robert Rosen Jacobson ; trois italiens avec Riccardo Apolloni, Luca Del Zozzo et Giancarlo Pedote ; un allemand avec Jorg Riechers et deux représentants de l’Afrique du Sud avec Matt Trautman et Craig Horsfield.
 
43 français, des « anciens » et des « nouveaux » qui viennent de toute la France…
Côté français, on retrouvera des noms connus du circuit Mini dont Xavier Haize, Pierre-Yves Lautrou, Fabien Desprès, Stéphane Le Diraison, Thomas Ruyant, Pierre Brasseur et Véronique Loisel… Beaucoup de nouveaux à suivre de près tels que : en catégorie prototypes Romain Bouchet, Nicolas Boidevezi et Antoine Rioux (de Nouvelle Calédonie) ; en série Cécile Hoffart, Pierre Leboucher ou encore Amaury François…
Forte de son succès, la Classe Mini compte également des coureurs de toute la France. À noter la présence en force de Paris et de la Région Parisienne avec 14 participants détrônant ainsi la région Bretagne, toujours très représentée avec 11 participants, suivie par la Charente-Maritime avec 6 coureurs, 2 pour les Pays de Loire, 2 pour le Centre, 2 pour la Normandie, 2 pour le Nord, 2 de Picardie, 1 pour le Languedoc Roussillon et 1 de Midi Pyrénées.
 
30 prototypes et 29 bateaux de série                 
Côté bateaux, le Mini Pavois sera l’occasion de voir des nouveautés très attendues comme le Nacira 6,50 et le Dingo 2. Cette nouvelle génération pourra se confronter à la très expérimentée et reconnue deuxième génération des Pogo 2 sur plan Finot (Chantier Structures) et au Tip Top de Sam Manuard (Bepox). Côtés prototypes, on retrouvera l’ancien Plan Finot d’Isabelle Joschke skippé par Thomas Ruyant. Pierre Brasseur naviguera sur Région Nord Pas de Calais/Ripolin, anciennement Bretagne Lapins. Rappelons que ce bateau avait terminé 2e de la précédente édition de La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 aux mains de David Sineau. On découvrira aussi Henri Paul Schipman du Cabinet Lombard sur un prototype 2008, évolutif du bateau vainqueur d’Yves Le Blévec dont il était l’architecte. Un Mini Pavois qui promet d’être intense et qui pourrait donner le ton de la future Transatlantique en solitaire de septembre.
 
Rencontrez les futurs skippers de La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 dès le 2 mai prochain…
Le Mini Pavois sera l’occasion de rencontrer 39 skippers sur la centaine de pré inscrits à La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 2009. Parmi eux, 22 sont d’ores et déjà qualifiés. Pour tous, le Mini Pavois reste une course essentielle du calendrier Mini, une préparation idéale et surtout la première confrontation de l’année entre « anciens » et « nouveaux », prototypes et séries.
 
Dès le 2 mai, l’équipe de GPO vous accueillera Ponton 14 au Port des Minimes de La Rochelle. Vous pourrez rencontrer les skippers, découvrir les bateaux et, pourquoi pas, naviguer à leurs côtés. N’hésitez pas à nous faire savoir à l’aide du coupon joint si vous souhaitez assister au départ et si vous avez besoin de renseignements pour l’hébergement, les horaires de train, mais aussi pour les interviews, photos, etc…
 
Agenda et ETA du Mini Pavois…
– Samedi 2 mai 2009 : Présence des bateaux au ponton 14        
– Mercredi 6 mai à 14h00 : Départ de la Rochelle                      
– Jeudi 7 mai dans la nuit : ETA à Gijon (Espagne)                                
– Lundi 11 mai à 15h00 : Re-départ de Gijon (Espagne)             
– Jeudi 14 mai pour les premiers : ETA à La Rochelle                                        
– Dimanche 17 mai à 15h00 : Remise des prix à la Société des Régates Rochelaises (SRR)    

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Cap à l’Ouest vers la bascule

thierry chabagny BPE 2009
DR

Visiblement, il faudra encore attendre avant de retrouver des ambiances sèches. Depuis maintenant plus de deux jours, les solitaires de la Transat BPE sont soumis au régime du perce-vague. Escalader les crêtes, anticiper l’instant où l’étrave va retomber mettant à mal le gréement et la vitesse du bateau ; trouver le bon compromis entre cap et vitesse dans des conditions qui, si elles n’ont rien de dramatiques, usent bonhomme et matériel. La tentation est grande alors, de mettre un peu de sud dans son cap, de tenter de gagner au plus vite en latitude pour espérer accrocher les alizés. Mais pour les durs au mal, le salut passe peut-être par l’ouest. En acceptant de se faire balloter par une mer de plus en plus formée, les tenants de cette option tablent sur une arrivée du front froid salvateur qui annoncera derrière la bascule des vents au secteur nord-ouest à nord. Mais les conditions attendues ne peuvent pas encore faire espérer un air de vacances : les skippers vont devoir négocier des vents plus portants mais toujours très forts et une mer en conséquence. Ce ne sera plus le rythme lancinant des allures de près, mais une folle cavalcade où la conduite du bateau tient plus du rodéo sur un taureau sauvage que d’une longue glissade sans embuche. Un temps où il faut savoir trouver le bon rythme entre tempérament d’attaquant et préservation du bonhomme. Où il faudra compter avec les déferlantes qui attaquent le franc-bord, les à-coups dans la barre et les inévitables départs au lof. Autant dire, que le temps des bons petits plats chauds, des siestes réparatrices au soleil et des heures de lecture n’est pas encore venu.

Face nord ou sud ?

A peine plus de 25 milles séparent le premier et le dixième au classement général, quand l’écart latéral entre Thierry Chabagny, le plus au nord et François Gabart (Espoir région Bretagne), le plus au sud, atteint déjà 150 milles. Autant dire que dans ces conditions, bien malin qui pourra prétendre avoir raison. Même s’ils disposent d’outils similaires (fichiers de vent, logiciels de routage), on voit bien que l’intuition et la sensibilité du navigateur peuvent amener des choix radicalement différents. Et c’est peut-être ce qui fait le charme de ces courses océaniques. Le marquage à la culotte laisse souvent place à des options radicales où chacun à tour de rôle peut prétendre jouer à qui perd gagne… Pour l’heure, les hommes du sud gardent la main même si les classements, calculés par rapport à l’orthodromie, donnent encore l’avantage aux hommes du nord. Mais pour peu que les Chabagny, Véniard, Hardy (Agir Recouvrement) et Livory (CINT 56) touchent la bascule plus tôt et tout peut être chamboulé. Dans le langage des solitaires du circuit Figaro Bénéteau, prendre une « Troussel » signifie qu’on a laissé s’échapper un concurrent isolé dans une option radicale. Mais jusque là, le détenteur du brevet a toujours joué la carte du sud… La bande des quatre larrons partis à l’assaut du front froid, aimeraient bien à leur tour pouvoir revendiquer la paternité d’une formule aussi efficace en passant par la face nord. Les mythes ne sont-ils pas édifiés pour être, un jour, battus en brèche ?


Le mot du jour : Cap Finisterre
A la sortie du golfe de Gascogne, le cap Finisterre marque une véritable frontière. Prolongement des monts cantabriques, le cap culmine à plus de 600 mètres de hauteur. C’est surtout une zone où les vents ont tendance à se renforcer du fait des effets venturi, où la mer est souvent désordonnée du fait des phénomènes de réfraction de la houle et des courants. D’où la légitime prudence des navigateurs qui, dès que les conditions se durcissent préfèrent prendre un large tour.

Ils ont dit :

Nicolas Troussel – Financo – 8ème au classement de 15h
« Ça va, on est encore au près mais ça va se terminer un jour! C’est humide et ça gigote dans tous les sens, donc on commence à avoir hâte que ça se termine. Voir les côtes de Galice, ça me rappelle de bons souvenirs de l’été dernier, en particulier une des étapes du Figaro. En tous cas la mise en jambe a été assez musclée, ça n’a pas été facile. Même si le Figaro Bénéteau est un bon bateau, on n’est pas forcément confortable et l’intérieur est exigu. Mais on est tous dans le même bateau ! Ca va faire du bien de sécher un peu. J’ai hâte de changer mes chaussettes ! Vivement la vie des alizés. »

Thierry Chabagny – Suzuki Automobiles – 2ème au classement de 15h
« Cette option, je l’avais envisagée avant le départ selon la façon dont tous les phénomènes allaient se configurer. Le danger avec mon option c’est de se retrouver collé. Il faut que j’essaie de ne pas m’arrêter trop près de l’anticyclone des Açores. Mais attention, la course ce n’est pas que les choix stratégiques, c’est aussi faire marcher le bateau parce qu’il n’y a pas que le vent, il faut gérer les vagues et son repos aussi. Non, je ne tente pas une Troussel par le nord : une Troussel, c’est toujours par le sud. C’est peut être une Chabagny, par le nord… On verra si ça marche. »

François Gabart – Espoir Région Bretagne – 9ème au classement de 15h
« Mon option prise près du cap Finisterre semble bien marcher D’autant que le début de course à Belle-Ile a été difficile puisque j’ai perdu 4 a 6 milles dès les premières heures. Mais finalement j’ai fait un bon dégolfage, c’est mon premier et je suis content que ça se soit bien passé, c’est satisfaisant. En tous cas, quand on a Erwan Tabarly ou Gildas Morvan pas très loin, c’est rassurant Je suis ravi d’être là, très content de ce début de Transat. Je suis aussi ravi d’aller plus loin qu’une étape du Figaro et de pouvoir continuer après le golfe. »

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Nanni Diesel tient son cap.

Nanni Diesel
Nanni Diesel

Dans un contexte économique et sectoriel particulièrement difficile, Nanni Diesel maintient pour ce dernier exercice 2008, sa part de marché avec un chiffre d’affaires qui s’établit à 30,2 millions d’euros et un résultat opérationnel à l’équilibre.
 
Pour cette année 2009, l’activité de Nanni Diesel devrait enregistrer une légère progression, soit réaliser un chiffre d’affaires de 31,1 millions d’euros, grâce aux investissements réalisés et aux développements en cours  (4,8 millions d’euros sur les exercices  2008 & 2009).

Les principaux indicateurs :
Chiffre d’affaires 2008 : 30,2 millions d’euros
Chiffre d’affaires 2009 (prév.) : 31,1 millions d’euros

Résultat brut d’exploitation (en % du CA) 2008 : 1,7%
Résultat brut d’exploitation (en % du CA) 2009 (prév.) : 2,3%

Investissements 2008 : 2,7 millions d’euros
dont Site industriel : 1,7 et R&D produits : 1
Investissements 2009 (prév.) : 2,1 millions d’euros
dont Site industriel : 0,6 et R&D produits : 1,5

Ces deux exercices 2008 & 2009, Nanni Diesel a choisi de consolider son activité par les investissements industriels, de recherche et de développement entrepris.
 
A ce jour, Nanni Diesel confirme son objectif à moyen terme : doubler son chiffre d’affaires dans les cinq ans à venir, et passer le cap des 60 millions d’euros en 2013.

Source : Nanni Diesel
www.nannidiesel.com

 

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Courrier Dunkerque à la conquête d’un doublé

Courrier Dunkerque
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Daniel Souben et ses équipiers de haut niveau enchaînent les bons résultats depuis le début de l’année 2008.
Avec une belle victoire sur le dernier Tour de France à la voile, un titre de champion de France de course au large en équipage, une victoire cette année à la Primo Cup et une victoire sur le Spi Ouest cru 2008, cette équipe est devenue une valeur sûre de la course en flotte en France.
Alors dès le coup d’envoi du fameux Spi Ouest, plus grand rassemblement de voiliers européens, vendredi matin, les marins nordistes n’auront qu’une envie : rééditer leur belle performance de 2008 en baie de Quiberon.
Une compétition qui rassemblera à nouveau la fine fleur des équipages hexagonaux courant en Farr 30, cette unité véloce dessinée par le cabinet Farr.  Une épreuve qui sera aussi l’occasion pour « Courrier Dunkerque » de réviser ses gammes avant le début du Championnat de France de course au large en équipage (Grand Prix de Pornichet) et le Tour de France à la voile 2009 (départ pour la 23ème fois de Dunkerque fin juin), véritables objectifs des Pierre-Antoine Morvan, Antoine Carpentier, Thomas Ruyant, Guillaume Bérenger… Equipiers habitués à la course au contact entre deux bouées, régates à couteaux tirés bord à bord avec l’adversaire au fil de virements, empannages, coups tactiques et stratégiques…
 
Ils ont dit :
 
Daniel Souben, skipper – manager de « Courrier Dunkerque »   : « Une nouvelle recrue avec l’arrivée de Pierre-Loïc Berhet qui sera à la barre de « Courrier Dunkerque ». Pierre-Loïc a remporté deux fois le Tour de France à la voile (2002 et 2004). C’est l’un des meilleurs spécialistes du Farr 30 au Monde. Notre objectif sur le Spi Ouest est de gagner, en tout cas essayer de faire le doublé. Nous sommes prêts pour en découdre ».
 
Pierre-Loic Berthet : « Je suis content d’arriver à bord de « Courrier Dunkerque ». Cet équipage est une valeur sûre du circuit. Cela va être l’équipe à battre en 2009 ce qui est intéressant sportivement. Notre saison va être chargée avec le championnat de France, le Tour de France à la voile et le championnat du Monde mi-octobre. Nous nous entraînons depuis deux jours à la Trinité-sur-Mer. Nous avons hâtes d’entrer dans le vif du Spi Ouest  ».
 
Un entraînement intensif à terre en Longe Côte
 
L’équipage dunkerquois a beaucoup navigué ces derniers temps mais il essaie aussi de se préparer physiquement que cela soit pour le Spi Ouest  mais aussi pour l’ensemble de la saison qui sera, sans aucun doute, très astreignante musculairement.  Alors le team « Courrier Dunkerque » pratique le Longe Côte depuis deux jours. « C’est une technique de musculation douce » selon Thomas Wallyn, entraîneur au Sporting de Dunkerque, le club d’aviron local « Cela consiste à marcher en mer à l’aide d’une pagaie. C’est une façon non traumatisante de se muscler. Je suis content de soutenir avec le longe côte l’équipage dunkerquois. Cela permet de faire le lien entre deux disciplines ». Un avis réciproque puisque Daniel Souben et son équipage se disent satisfaits de cette  expérience d’entraînement.

 
L’équipage lors du Spi Ouest France :
 
Matthieu Renault : régleur de la grand-voile
Pierre-Loic Berthet : barreur
Nicolas Doré : régleur
Thomas Ruyant : piano et météo
Daniel Souben : tactique et skipper
Eric Le Jollife : numéro 1
Antoine Carpentier : régleur

Calendrier « Courrier Dunkerque » 2009 :
–         9 au 13 avril : Spi Ouest France à la Trinité sur Mer
–         1 au 4 mai : Grand Prix de l’Atlantique à Pornichet
–         4 au 7 juin : Semaine Internationale de la voile de Deauville
–         24 juin au 23 juillet : Tour de France à la voile / départ à Dunkerque
–         5 au 13 septembre : Route des îles

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Les concurrents mis à rude épreuve

Gildas Morvan - Cercle Vert
DR

Du près, une mer formée, des virements de bord qui s’enchaînent et qui obligent les marins à charrier des quantités de matériel à l’intérieur du bateau… Le tableau idyllique du premier matin de course a laissé place à une plongée dans un quotidien, somme toute assez courant, pour un figariste navigant dans le Golfe de Gascogne, mais toujours aussi inconfortable quand la vie à terre est encore si proche. Toujours dans un régime d’Ouest, les solitaires de la Transat BPE 2009 voient progressivement le vent monter en force et si pour l’heure les vitesses rencontrées oscillent entre 18 et 30 nœuds par moment, elles devraient s’intensifier dans la journée. L’état de la mer quant à lui ne devrait pas épargner les marins  aux abords du Cap Finisterre et chacun se prépare à vivre quelques longues heures dans un « shaker », ballotté par le vent et la mer…

Côté course, Gildas Morvan reste installé dans son rôle de leader et creuse l’écart sur ses poursuivants en maintenant sa position médiane par rapport au reste de la flotte. Derrière, le groupe des quatre mousquetaires composé de Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles), Franck Le Gal (Lenze), Isabelle Joschke (Synergie) et Adrien Hardy (Agir Recouvrement) poursuit sa chevauchée à l’Ouest et trouve ce matin les faveurs du classement même si les précautions s’imposent. Ces derniers sont en effet les plus proches des Antilles en distance au but. Les partisans de l’Est parmi lesquels figurent Nicolas Troussel (Financo), Eric Drouglazet (Luisina), Erwan Tabarly (Athema) ou encore François Gabart (Espoir Région Bretagne) ne manquent pas non plus d’arguments et continuent à gagner du terrain vers la pointe espagnole. Il faudra toutefois attendre la fin de cette journée et l’évolution annoncée du vent au Sud-Ouest pour savoir si cette tendance se confirme pour le groupe des quatre ou si la deuxième voie, largement plébiscitée par la flotte, s’impose dans ce premier match…
 
Ils ont dit…
 
Thierry Chabagny – Suzuki Automobiles – 2ème au classement de 5h
 
« Je dors régulièrement mais c’est un peu bruyant, j’ai du mal ! On est au près dans une mer formée avec du vent entre 18 et 30 nœuds. Du coup la vie à bord au quotidien n’est pas très drôle car la moindre manœuvre est une vraie bagarre. On dépense beaucoup d’énergie, même quand c’est pour se faire à manger. On fait des bords depuis hier et j’ai l’impression que c’est parti pour durer… je ne vois pas trop le bout du tunnel là. Pour moi cette situation va durer au moins 2 ou 3 jours encore.
Ce n’est pas les conditions extrêmes qu’on a connues lors de la Solitaire 2007 dans le Golfe de Gascogne mais de les avoir vécues c’est tout de même un avantage car on sait comment les appréhender. C’est un peu pénible ces montagnes d’eau qui s’abattent sur le bateau, faut s’attacher tout le temps, c’est un peu la punition. Mais là encore il n’y a que 25 nœuds ! »
 
Franck Le Gal – Lenze – 3è au classement de 5h
 
« Ca a été la nuit de l’enfer pour moi !
J’ai perdu mon aérien en tête de mât, donc je n’ai plus d’angle… Ce n’est pas très pratique. Dans le ¼ d’heure suivant la drisse de génois a pété, le tout dans 25 nœuds…. J’ai donc pris l’autre drisse et dans l’heure elle a cassé. Ensuite j’ai voulu aller chercher mon aérien à l’intérieur du bateau, vu comme ça secoue j’ai été malade… Bref, me voilà sans pilote et sans drisse de voile d’avant et j’ai perdu beaucoup de terrain. Je pense avoir perdu au moins 10 milles dans cette histoire…. J’ai appelé Jean (Maurel) pour lui expliquer les raisons de ma vitesse faible. Là j’ai 22 /25 nœuds, mais ce qui est perturbant aussi c’est les cargos, il y en a partout, il faut les gérer. Enfin… Quelle belle nuit ! C’est la fête hein… ? Vous devez être bien vous à Paris avec le café et les croissants…. ! Là pour tout vous dire ça faisait une heure que je dormais sans réveil. J’ai besoin de récupérer car en mode compas avec les vagues, le bateau part à gauche à droite, c’est galère, ca m’a mis dans le rouge… Maintenant on attend une grosse mer avec du vent, ca va être sportif ! Là à moins que le mât me tombe dessus je ne vois pas comment la journée peut être pire que la nuit… ! »

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Le nouveau Course Au Large est en kiosques

Course Au Large N°35
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Le Vendée Globe… et après ? Telle est la question que nous avons posé à une grande majorité des 30 marins ayant participé à ce tour du monde qui s’est achevé le 15 mars, avec l’arrivée de Norbert Sedlacek,. Où l’on s’aperçoit que si beaucoup ont envie d’y retourner dans quatre ans, seuls deux équipes ont leur avenir clairement défini à ce jour : celle de Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac) qui fait construire un nouveau bateau sur plan VPLP-Verdier et celle de Marc Guillemot (Safran), dont le sponsor a signé un nouveau partenariat jusqu’en 2012, alors que la plupart des autres marins n’ont pas d’avenir clairement défini après la Route du Rhum 2010. L’assemblée générale de l’IMOCA, mi-avril à Barcelone, aura un ordre du jour bien chargé entre l’éventuelle modification de la jauge et les questions sur un calendrier réduit avec l’annulation de la Calais Round Britain et des doutes sur l’European Tour.
Autre sujet inédit : Course Au Large a enquêté sur l’univers et le fonctionnement des « espions » qui ont renseigné les marins sur la concurrence tout au long du Vendée Globe. Très instructif ! Plus léger, on découvre aussi dans nos colonnes un 60 pieds version « grand tourisme », un peu comme si Brit’Air avait eu tout le confort moderne à bord.

 Exploits vikings, Claire Leroy, Vuitton Series…

Comme l’annonce la Une, ce numéro 35  de Course Au Large accorde également une place de choix à la domination des Ericsson dans la Volvo Ocean Race et décrypte l’exploit du numéro 3, vainqueur de la plus longue étape de l’histoire sur un simple coup de barre inspiré. Photos splendides à l’appui… En écho, Patrice Carpentier revient sur la seule victoire française dans ce qui s’appelait alors la Whitbread, celle de l’équipage de Lionel Péan sur l’Esprit d’Equipe, en 1986.

L’invité de la rubrique Parole de Skipper est une invitée. C’est Claire Leroy, double championne du monde de Match-Racing et toujours en tête du ranking mondial à l’heure actuelle. La reine Claire méritait bien quelques colonnes pour nous exprimer sa vision des choses de la mer ! Côté Match Race toujours, reportage in situ à Auckland, sur les Louis Vuitton Pacific Series, disputées alors qu’on ne connaissait pas encore la décision de justice sur la Coupe de l’America.

Notre cahier IRC, lui, revient sur la Transquadra et propose le deuxième volet de l’explication des nouvelles règles de course. Indispensable, donc.

Et toujours vos rubriques habituelles : Ils ont dit, Actualités, Equipements, Ecrits du Large… le tout illustré des plus belles images de la planète voile.

 En kiosques ce mardi 7 avril

Bonne lecture.

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Changements en vue pour 2011

Ericsson 3 remporte la 5ème étape
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La première partie de la présentation concernait l’état de l’édition en cours : une analyse de la mi-course a été distribuée, expliquant que cette Volvo Ocean Race constitue à ce jour l’édition la plus médiatisée de l’histoire de l’événement, après plus de 35 années.
 
“Les moyens de communications évoluent, tout comme la Volvo Ocean Race” explique Frostad. “Pour cette édition, nous avons introduit de nombreuses innovations. L’équipier média à bord, les images vidéos du bord et en haute définition, sont au centre de nos actions. La plateforme mobile est un grand succès – en janvier, le site mobile était visité à chaque seconde, par exemple – et je ne pense pas qu’aucun de nous ait anticipé le succès du jeu, qui va bientôt compter plus de 200 000 joueurs, représentant plus de 200 pays dans le monde entier. »
 
Les principaux chiffres de l’analyse à mi-course incluent notamment :
 
811 677 – nombre de visiteurs au village de la course à Cochin, en Inde
420 journalistes représentant huit pays accrédités en Chine, pour exemple.
2 350 392 visiteurs des villages de la Volvo Ocean Race jusqu’à ce jour
547 251 706 audience télévisuelle accumulée
319 Médias de 55 pays diffusant des informations
2 410 000 visiteurs sur www.volvooceanrace.org
180% de hausse du trafic sur le site mobile comparé à l’édition précédente
 
 
Le second volet de la conférence concernait la prochaine édition, qui aura lieu dans moins de trois ans.
Avant le départ de la course actuelle, d’Alicante en octobre dernier, Volvo avait confirmé son engagement pour la prochaine Volvo Ocean Race dont le coup d’envoi sera donné en 2011.
Suite à cette information majeure et après concertation avec les principaux acteurs de l’événement, il avait été décidé que des changements seraient progressivement annoncés au cours de l’édition 2008-2009. La présentation de dimanche étant la première d’une série qui declinera l’évolution et la philosophie de la futur Volvo Ocean Race.
 
“La course en elle-même est en excellente santé mais nous sommes conscients que les choses changent et que la Volvo Ocean Race doit aussi évoluer afin de continuer à être le summum dans le monde de la course au large professionnelle,” déclare Frostad. Avec nos partenaires, le Boston Consulting Group, nous avons réalisé de nombreuses consultations lors des six derniers mois avec les équipages, les marins, les sponsors et d’autres intervenants pour améliorer la course. Notre objectif est d’augmenter la participation et d’avoir plus de bateaux lors de la prochaine édition. Ce à quoi nous sommes parvenus, je pense, ce sont les changements adéquats au bon moment.”
 
Dans un contexte de crise économique, augmenter la valeur de la course est essentiel. Des mesures de réduction de budgets sont en cours d’évaluation, tout comme les changements qui augmenteront le retour sur investissement des sponsors.
Dimanche, la Volvo Ocean Race a donc annoncé sa décision qu’une première série de changements affecteront la course, les équipages, les bateaux ainsi que la manière dont ils seront maniés. Dans les prochaines semaines, ces trois décisions seront exprimées dans de nouvelles règles.
 
Pour l’édition 2011-12 de la course, une restriction du nombre de voiles autorisées à bord sera appliquée. Une réduction de près de 40 % de la quantité de voiles et les enrouleurs de voiles d’avant seront annoncés. Ceci afin de manier plus facilement les bateaux par les équipiers qui seront réduit au nombre de 10.
Il a également été annoncé que chaque équipe devra compter trois équipiers âgés de moins de trente ans lors du départ de la course, comparé au minimum actuel de 2.
Ceci constitue la première série de changements qui seront annoncés dans les prochains mois. Aujourd’hui, Frostad a abordé la procédure de mise en place de ces innovations importantes.
 
“Ces changements annoncés aujourd’hui, et les prochains à venir, sont issus d’une longue démarche de consultation” explique-t-il. “Tous ont été testés faces à trois critères : faire en sorte que la course soit et reste attractive pour les marins, réduire significativement les budgets des équipiers et augmenter le retour sur investissement des sponsors des équipes. Si un changement ne rentre pas dans le cadre de l’un de ces trois critères, nous ne le mettrons pas en place.”
 
Les changements de règles pour la course sont gérés par Bill Edgerton, récemment nommé ‘Chef de projet des nouvelles règles’ aux côtés de Ken McAlpine, qui a été recruté en tant que ‘Conseiller Technique’. Ces deux hommes disposent d’une large expérience dans la gestion de règles.
 Enfin, le parcours proposé pour la prochaine course a été abordé. Le mois dernier, The Sports Consultancy a envoyé les formulaires d’Expressions d’Intérêt pour les escales de la prochaine édition. A ce jour, un nombre impressionnant de villes dans le monde entier ont répondu. Aujourd’hui, le calendrier de sélection des ports d’escales a été dévoilé.
Bien que le parcours doit encore être finalisé, la prochaine édition de la course commencera et se terminera en Europe, devra avoir deux ou trois escales en moins comparé à l’édition en cours et la durée totale de la course sera réduite d’un mois. Il est prévu que le parcours complet de l’édition 2011-12 race soit annoncé lors du premier trimestre 2010.
 
Nous espérons continuer à développer la course avec le succès de cette édition, qui a fait escale en Asie pour la première fois,” dit Frostad. “Les escales en Inde et en Chine ont ajouté une nouvelle dimension au côté sportif de la course et ils ont joué un rôle essentiel pour faire connaître la voile à une nouvelle audience. Nous voulons continuer sur cette lancée pour la prochaine édition.”
 
La prochaine conférence sur ce sujet aura lieu à Boston le 10 Mai lors du week-end de la régate côtière ‘In-Port’. Il y en aura deux autres avant la fin de la course, une à Galway (31 Mai) et une autre à Stockholm (22 Juin).
 

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Conditions musclées aux abords du cap Finisterre

Erwan Tabarly - Athema
DR

Prendre le rythme… Au fil de leur progression zigzagante entre Belle-Île et la pointe nord-ouest de l’Espagne, les solitaires de la transat BPE tentent de rentrer au mieux dans le moule que leur impose une météo qui, sans être dantesque, n’en est pas moins éprouvante pour les hommes comme pour le matériel. Tous le disent : secoués comme des pruniers, les solitaires font le gros dos et tentent de garder de l’énergie pour les heures à venir. Car si tous descendent actuellement vers le sud-ouest à bonne allure, les prochaines heures devraient être décisives. Il va s’agir de trouver le bon tempo pour négocier le prochain virement de bord quand le vent va basculer de nouveau au sud-ouest, la nuit prochaine. Pour les premiers, les côtes d’Espagne se profilent maintenant à moins de 20 milles pour les concurrents les plus au sud, Nicolas Troussel (Financo) et Eric Drouglazet (Luisina). Gildas Morvan a, quant à lui, en point de mire, le cap Villano dernier obstacle, à trente milles dans le nord nord-est du cap Finisterre. Ensuite, cap au large… Pour quelques concurrents, les Açores seront les dernières balises de leur périple vers Marie-Galante quand pour la majorité d’entre eux, les seuls signes tangibles de civilisation seront les rencontres occasionnelles avec les cargos.

Petites causes, grands effets

Dans ces conditions, rien d’étonnant à ce que les premières contrariétés apparaissent. Les monotypes Figaro Bénéteau 2 ont beau être éprouvés et solides, il reste que nul n’est à l’abri d’un impondérable quand le bateau tape de manière répétée dans la vague. Franck Le Gal (Lenze), auteur pourtant d’un début de course remarqué, a dû accepter de rentrer dans le rang suite à la rupture consécutives de deux drisses de voile d’avant. On imagine Franck se perdre en conjectures sur les causes de cette double avarie. Lui qui venait avec l’intention clairement affirmée de venir se battre pour un podium, va devoir se résoudre à grimper dans son mât pour tenter de réparer et trouver les raisons de cette série fatale. Louis-Maurice Tannyères (Nanni Diesel), en proie à un mal de mer tenace, doit aussi faire face à un sac plastique qui est venu boucher le circuit de refroidissement de son moteur. Seule solution pour l’ancien chef d’entreprise venus se frotter aux ténors du circuit, plonger pour dégager le corps étranger ou bien se résoudre à ne maintenir le moteur en route que moins de quinze minutes, surchauffe oblige. Comme quoi, disposer d’un célèbre motoriste comme partenaire ne garantit pas l’absence de panne mécanique… Enfin, Yannig Livory (CINT 56) risque de trouver le temps long : le navigateur lorientais a contacté le PC Course pour l’informer qu’il ne pouvait plus rechercher les batteries de son iridium, le téléphone satellite qui le relie à la terre. Informations météorologiques réduites à la portion congrue, absences de nouvelles de la famille ou des autres concurrents, Yannig va devoir accepter de se plonger en solitude. Gros lecteur, il disait vouloir emmener à bord un pavé conséquent pour satisfaire sa soif de connaissance. La question en est plus que jamais d’actualité… Pour les trois navigateurs, ces petites contrariétés risquent d’avoir des effets induits sur leur performance : même atténué, le syndrome du battement d’aile du papillon frappe encore.

A l’aise dans leur shaker

Les habitués du circuit envisagent quant à eux la situation présente sans grands états d’âme. De la philosophie fataliste d’un Erwan Tabarly (Athema) à l’humour légèrement caustique d’un Gérald Véniard (MACIF), tous prennent leur mal en patience. Ils savent qu’à l’issue des trois ou quatre jours à venir, viendra le temps des longues glissades sous spi, mais qu’auparavant il faudra négocier avec la plus grande lucidité une zone de transition délicate. Or, c’est rarement sur les autoroutes des alizés que se font les plus grandes différences mais bien dans ces passages d’un système météorologique à l’autre. Pour aborder la question chacun a ses recettes : quand certains reconnaissent passer déjà un temps important à la table à cartes pour s’imprimer les schémas météorologiques à venir, d’autres préfèrent emmagasiner du temps de sommeil. Armel Tripon (Gedimat) fait partie de cette école : ce qui ne l’avait pas empêché de gagner brillamment la Mini-Transat en 2003. Après «qui dort, dîne…», «qui dort, gagne» ?

Le mot du jour : moteur
Pour recharger les batteries et pouvoir satisfaire leurs besoins en énergie, les solitaires de la Transat BPE utilisent leur moteur. Pour garantir l’équité sportive, tous les arbres d’hélice sont plombés. En moyenne, chaque concurrent fait tourner son moteur environ une heure à deux heures par jour.

Ils ont dit :
Erwan Tabarly – Athema – 4ème au classement de 16h : « Sur les transatlantiques on a une grosse probabilité d’avoir un passage de front dans le Golfe de Gascogne, je connais ça, mais c’est dur pour tout le monde. Je vois toujours Armel (Tripon), il n’est pas loin du tout, c’est mon compagnon de route. On va sans doute être obligé de virer au passage du cap Finisterre. On verra comment ça va se passer avec les autres au moment de croiser. Dans deux jours on aura visiblement un autre front à passer et c’est là qu’on verra qu’elle a été la bonne option. Le premier pointage pour moi pourra se faire d’ici deux jours. »

Armel Tripon – Gedimat – 7ème au classement de 16h : « C’est humide comme ambiance ! Mais bon, ce n’est rien d’extraordinaire, ce n’est pas dantesque, c’est le golfe de Gasgogne au début du mois d’avril, c’est normal. On va bientôt arrondir le cap Finisterre donc c’est bientôt la fin. On va avoir des vents de sud, sud-ouest ; il y aura un bord à faire dans l’ouest avant de récupérer la dorsale. Niveau nourriture j’ai sorti les repas instantanés les deux premiers jours c’est parfait pour la baston. Aussi, j’ai enquillé des heures de sommeil car il faisait trop froid pour être dehors ! Maintenant il va falloir bien négocier la descente au sud. J’étais content de pouvoir être dans le coup dès le début sans trop dépenser d’énergie pour revenir, comme ça arrive souvent durant les départs. »

Victor Jean-Noël – Pays de Marie-Galante – 13ème au classement de 16h : «J’ai très peu dormi, je me repose comme je peux mais on a pas tellement le choix car il a fallu batailler toute la nuit pour faire avancer le bateau parce que même s’il y a du vent ça tape beaucoup.»

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Christophe Dardus : la gastronomie en navigation.

Christophe Darde
Christophe Darde

Cet amateur de bonne chair, et de plaisir de manière plus générale, transforme, dans son propre atelier, ses viandes en plats cuisinés suivant 6 recettes familiales et traditionnelles, avec des épices fines et rares. En effet, " je parcours le monde, à la recherche des meilleurs ingrédients; et c’est de retour dans ma Brenne, assis dans mon fauteuil, que je retrouve l’inspiration, pour créer de nouvelles recettes… " explique-t-il.

Ses recettes sont cuisinées sans colorants ni conservateurs, stérilisées (et non pas lyophilisées) comme les bocaux de haricots verts que faisaient nos grand-mères. Les plats sont conditionnés dans des sachets Doypacks® de 450g (2 à 3 personnes), procédé économique qui réduit l’espace de stockage, les déchets après consommation, les coûts de transport, les temps de stérilisation. Le sachet est léger et résistant, les recettes sont prêtes à être consommées très simplement (moins de 10 minutes au bain marie), elles sont énergétiques et saines, d’une très grande qualité gustative et se conservent à température ambiante plus d’une année.

Christophe Dardus dispose à ce jour de 6 recettes qui s’accommodent très bien avec des pâtes, riz, semoules, purée, etc… Petite revue d’inventaire à réveiller votre appétit :
– De l’Ecorce d’Andalousie dans mon boeuf à la Gardiane
– De l’Huile d’Olive de Toscane dans ma sauce Bolognaise
– De la Cannelle de Ceylan dans mon Civet de boeuf
– Du Paprika de Hongrie dans mon boeuf façon Goulache
– Du Poivre sauvage de Madagascar dans ma daube Provençale
– Du Raz El Hanout de Fez dans mon boeuf façon Tajine

Chaque recette étant accompagnée, au dos du sachet, de remarques amusantes et pertinentes à ne surtout pas rater ! Comment déguster par exemple le boeuf à la Gardiane ? :
"– Les beaux jours reviennent et le soleil force la porte des nuages…
– Décorez votre table aux couleurs de l’Espagne pour recevoir vos plus trépidants amis. Accueillez-les au son effervescent du concerto d’Aranjuez…
– Ne parlez pas politique, évoquez plutôt vos derniers voyages
– Accompagnez votre boeuf à la Gardiane d’un Rioja puissant et fruité…"

Ces plats cuisinés sont commercialisés sur le site internet fort convivial www.christophedardus.com. De 6 à 8 euros le plat de 450 grammes (+ forfait de 7 € de port Colissimo quelque soit la quantité), vous n’avez plus d’excuses pour ne pas offrir à vos amis ou équipiers un véritable moment de plaisir lors de repas sur vos croisières ou régates !

Quelques navigateurs du Vendée Globe, de la transat Classique Lagassé, de la Transquadra et de la Solitaire Figaro ont déjà été séduits. Il y a fort à parier que Dardus l’hédoniste fera à l’avenir d’autres heureux sur les voiliers des navigateurs gastronomes.

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