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Jérémie Beyou s´envole en tête à 36 milles du finish

Jérémie Beyou - Solitaire du Figaro
DR

Ce passage de la bouée SN1 devant l’embouchure de la Loire signifie pour tous la fin d’un bord de près interminable qui aura duré 300 milles. 300 milles à se battre pour la moindre longueur, pour ne pas se laisser décrocher. 300 milles sur un seul et unique bord, dans une mer pas toujours gentille, dans l’humidité et le gris. 300 milles d’efforts, aussi, pour des écarts qui pourraient être relativement faibles dans la première moitié de la flotte.

Désormais, les spis sont hissés et les trajectoires tendues vers l’Ile d’Yeu où les solitaires ont la cardinale La Sablaire à virer, sous le vent de l’île. Y aura t-il d’ultimes rebondissements dans cet avant-dernier tronçon de parcours long de 21 milles ? Tout dépendra, comme d’habitude, de la force et de l’orientation du vent : « si cela reste stable au nord et assez fort en intensité, tout pourrait se faire sur un seul bord » prédit le Directeur de Course. « Il n’y aura du jeu et des empannages que si le vent mollit franchement ou oscille. En tout cas, selon moi, c’est la seule partie où il peut encore se passer des choses. Car une fois à l’Ile d’Yeu – soit à 15 milles de l’arrivée-, ce sera un tout droit et les dés seront jetés. » A bon entendeur, salut !

Les cadors sont là

A quelques heures du dénouement de cette seconde étape, il est déjà permis de tirer quelques conclusions. Tout d’abord, à quelques exceptions près, le top 15 qui avait animé la première étape entre Lorient et La Corogne est toujours dans le bon tempo.

Outre Jérémie Beyou qui a réalisé une remontée spectaculaire après son départ volé en Galice, le deuxième grand animateur de cette deuxième manche s’appelle Nicolas Lunven (CGPI). Le vannetais de 26 ans dont c’est la troisième participation – après une victoire chez les bizuths en 2007- pourrait bien prendre la tête du classement général provisoire à Saint Gilles Croix de Vie au détriment de Yann Eliès…

Pour le reste, les Caudrelier Benac, Le Cléac’h, Tabarly, Duthil et Desjoyeaux, mais aussi Pellecuer ou encore Chabagny sont toujours là, tandis qu’on note le retour aux avant-postes du tenant du titre 2008 Nicolas Troussel. A l’heure des comptes, ces favoris devraient finalement se tenir en très peu de temps.

C.El


Echos du large :

Grâce à ces conditions de glisse optimales, la plupart des 52 figaristes devraient pouvoir entrer dans le chenal de Saint Gilles avant la marée basse, les premiers étant attendus vers 21h. Ceux qui en termineraient entre 23h30 ce jeudi et 02 heures vendredi matin devront en revanche prendre un mouillage d’attente avant de pouvoir s’amarrer dans le port.

Corentin Douguet (E.Leclerc Mobile) : « Il y a plus malheureux que nous, c’est quand même difficile de se plaindre ! C’est un petit peu monotone tout le golfe sur le même bord… et puis les jeunes ne respectent rien. Ils vont trop vite ! L’étape ne va générer que des écarts faibles, peut-être encore plus faibles qu’à La Corogne, donc c’est rigolo, il n’y aura rien de fait à la moitié de la course et c’est très bien comme ça, pour ceux qui suivent la course et pour nous. Pour le général, tout reste ouvert.»

Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires) : « On se rapproche doucement de la fin de cet interminable bord, donc ça va de mieux en mieux. Je suis dans un paquet de bateau avec les deux Macif, tout en gardant un bon rythme entre la récupération et les réglages. Vivement qu’on envoie les spis, ça va nous changer et accélérer un peu, ce sera sympa. Et puis la glisse sous spi, c’est vraiment là que je m’éclate le plus ! »

Nicolas Troussel (Crédit Mutuel de Bretagne) : « Deux jours qu’on est sur le même bord, donc j’ai hâte qu’on arrive à SN1 pour faire le point et passer à autre chose ! Le vent est vraiment très irrégulier, du coup ça ne permet pas de faire des siestes sereines. J’espère qu’on va réduire l’écart. On ne peut pas dire que je suis content de moi, mais il reste deux belles étapes, les plus longues, donc j’espère jouer les premiers rôles sur celles-là. »

Adrien Hardy (Agir Recouvrement) : « C’est la dernière ligne droite, accroché à la barre pour essayer de gagner quelques mètres. C’est sympa de voir que depuis le départ de La Corogne, il y a très peu d’écart entre les bateaux. On va tous à la même vitesse donc les longueurs de bateaux gagnées ou perdues coûtent très cher. Je n’ai pas eu encore de gros coup de barre, j’ai réussi à aller dormir de temps en temps et pour l’instant je suis plutôt content de moi ! Je suis juste derrière Brit’Air, Foncia est à mon vent… ce n’est pas le moment de lâcher. »

Eric Péron (Skipper Macif) : «Dans le groupe de devant, il y a des vainqueurs de Solitaire, quelques gars qui ont gagné des étapes… je suis un peu l’intrus là-dedans ! Je pense que j’ai bien travaillé cet hiver. C’est une course de vitesse, cette étape, il faut être dessus. Dès qu’on va dormir on recule de 50 mètres et ainsi de suite, donc c’est chacun son tour. »

Les cinq premiers du Grand Prix GMF Assistance

1 – Jérémie Beyou (Bernard Paoli) à 16h14’45
2 – Nicolas Lunven (CGPI) à 16h25’05
3 – Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) à 16h27’50
4- Nicolas Troussel (Crédit Mutuel de Bretagne) à 16h29’15
5 – Charles Caudrelier Benac ( Bostik) à 16h31’20

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Jérémie Beyou vainqueur à Saint Gilles Croix de Vie

Jeremie Beyou - Solitaire du Figaro
DR

Il avait volé le départ en Galice, mais il n’usurpe pas sa victoire en Vendée, Jérémie Beyou ! Parti donc bon dernier de La Corogne parce que trop gourmand au départ – seul rappel individuel sur la ligne – le skipper de Loctudy élevé aux bons grains de la baie de Morlaix a remonté toute la flotte sur ce run de vitesse à travers le golfe de Gascogne. En « forçant le cap », avec une route plus à l’ouest que les autres leaders, le skipper de Bernard Paoli a exploité au mieux sa bonne idée. Plus près du vent, il pouvait mieux profiter de chaque adonnante, bénéficier en premier des renforcements de pression qui arrivaient du nord… et laisser parler son talent de sprinteur dans tous les cas. De fait, même si les vitesses des bateaux étaient proches sur ce bord de près bâbord amures qui a duré la bagatelle de 300 milles, Jérémie Beyou a toujours su gagner et conserver le petit dixième de nœud d’avance qui distingue les cadors des bons Figaristes. Pendant ces étapes dites « de sangliers » – tous au même cap ou presque, sans grande option météo et avec la recherche de vitesse pure pour unique combat – ce petit détail n’en est pas un.

En forçant le cap

Après avoir pris la tête au pointage de 16h hier mercredi et viré le premier la bouée SN1 à 16h14 ce jeudi avec 11 minutes d’avance sur Nicolas Lunven (CGPI) – il y remportait ainsi le Grand Prix GMF Assistance – Jérémie Beyou a parfaitement maîtrisé les 38 derniers milles sous spi entre l’estuaire de la Loire et Saint-Gilles Croix de Vie. A 18h37 il était à l’île d’Yeu et partait au largue serré, toujours sous spi, vers la ligne. A 20h20, il gagnait. Implacable. Quand un Beyou de ce niveau est placé entre la marque et la flotte au portant, il n’y a pas grand chose à faire.

Il faut croire aussi que la Vendée lui porte chance : en 2005, dans des conditions approchantes sur le final, il était aller chercher sa toute première victoire d’étape à Port Bourgenay et avait remporté du même coup La Solitaire. C’était alors sa 9e participation. Malheureux ensuite en 60 pieds avec ses abandons sur casse dans la Barcelona World Race et le Vendée Globe, Jérémie Beyou voulait à tout prix courir La Solitaire à nouveau cette année. C’était une bonne idée, donc. Pour l’anecdote enfin, on notera que le vainqueur du jour, 33 ans et père de deux enfants, est aussi un des premiers à avoir aidé un certain Yann Eliès (Generali) à revenir à son meilleur niveau de marin. En mars dernier, Jérémie avait embarqué Yann sur son Figaro pour ce qui était alors la première sortie en mer du célèbre blessé du Vendée Globe. Cinq mois plus tard, Yann a gagné à La Corogne et Jérémie à Saint-Gilles Croix de Vie. Le destin rend la monnaie. L’histoire est assez jolie.

Jolie aussi l’aventure de Nicolas Lunven (CGPI) qui confirme dans les grandes largeurs son excellent résultat de La Corogne. Encore deuxième ! A 26 ans, le fils de Bruno et neveu de Dominique – brillants deuxièmes de la Solitaire en 1973 et 1974 – fait honneur à sa lignée. Sans compter qu’il devrait prendre le leadership du classement général, puisque Yann Eliès – qui n’avait que 16 minutes d’avance sur lui en Espagne – émargeait en 31e position à 8 milles au pointage de 19h00. Premier du classement Bénéteau des bizuths en 2007, leader de La Solitaire à mi-parcours en 2009, Nicolas Lunven n’en finit plus de confirmer tout le bien qu’on pense de son talent. Et du talent il lui en a fallu dans les derniers milles pour résister aux assauts répétés de deux cadors du circuit : Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) et Nicolas Troussel (Crédit Mutuel de Bretagne), qui engrangeaient eux aussi les dividendes de leur route à gauche du plan d’eau. Au final, la 3e marche du podium de cette étape revenait finalement à Thierry Chabagny. On subodorait alors déjà qu’il n’y aurait que peu d’écarts – en tous cas rien de rédhibitoire – les 40 premiers bateaux tenant en à peine plus d’une heure. Autrement dit, à mi parcours le suspense est intégralement préservé. Personne ne s’en plaindra.

BM

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Place à la recherche de vitesse

Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr) en tête de la seconde étape du Figaro
DR

« Le passage du petit front est terminé. Certains sont restés encalminés, d’autres ont contraire ont profité de couloirs de vents plus favorables, notamment dans l’ouest, comme Jérémie Beyou ou Nicolas Lunven. Toute la flotte est maintenant au-dessus de la route directe pour anticiper le refus, c’est à dire le passage du vent au secteur nord. Actuellement, nous avons encore une douzaine de noeuds de nord-ouest sur zone, mais la pluie a cessé, la mer est devenue plus facile et pour l’instant, il n’y a pas de grandes options à prendre : place à la recherche de vitesse. » Le constat du petit matin est signé Jacques Caraës, directeur de course de cette 40e Solitaire du Figaro.

Bouleversements au pointage

A 35 milles dans le nord du cap Ortegal, la pointe nord-ouest de l’Espagne, la flotte évolue à des vitesses de l’ordre de 7,5 noeuds. En tête, Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr) pointe à 300 milles de l’arrivée à Saint Gilles Croix de Vie, juste devant Jérémie Beyou (Bernard Paoli, décalé dans l’ouest) et Nicolas Lunven (CGPI). Ces deux derniers cités, très mal placés hier soir après trois heures de course, ont réalisé une remontée spectaculaire : 42 places gagnées pour Jérémie Beyou, 47 pour Nicolas Lunven !

A l’inverse, certains ont beaucoup souffert des phénomènes de couloirs de vent annoncés hier, comme le premier bizuth Paul Meilhat (Domino’s Pizza, 49e à 11,4 milles) ou encore Gildas Morvan (Cercle Vert), qui dégringole de la première à la 37e place à 4,3 milles. Victime de soucis de pilote, Jean-Pierre Nicol (Gavottes) est 50e à 14 milles et Louis-Maurice Tannyères (Nanni Diesel) ferme la marche à 31 milles. Il y a des écarts, donc, même si les 13 premiers tiennent encore en 1,2 mille. Il y a surtout un delta latéral relativement important, par exemple 7,5 milles entre Jérémie Beyou décalé dans le nord-ouest et Yann Eliès (Generali). Le leader au général est, lui, à l’est du groupe des meneurs de cette deuxième étape mais préserve toutes ses chances à 2,3 milles de Laurent Pellecuer. La « course de sangliers » (de vitesse, ndr) annoncée est bel et bien lancée, alors qu’on s’attaque à la traversée proprement dite du golfe de Gascogne. Et les premiers bouleversements au pointage en appellent d’autres : les trois premiers sont quasiment à égalité et talonnés par d’autres gros bras de la série comme Charles Caudrelier Benac (Bostik, 4e) Erwan Tabarly (Athema, 5e) ou encore Frédéric Duthil (Bbox Bouygues Telecom, 6e).

Ils ont dit :

Jérémie Beyou (Bernard Paoli, 2e):

« Je ne peux pas être content de moi avec le départ que j’ai pris, on peut difficilement faire pire : un rappel individuel dans 3 nœuds de vent, ça coûte assez cher ! Derrière il a fallu cravacher. Je ne vois pas grand monde autour de moi mais je voulais me décaler dans l’ouest quoiqu’il arrive. »

Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles, 28e):

« On était sous le front toute la nuit, l’air était bien humide et dense. Désormais, c’est reparti, il y a du vent et c’est plus sympa. Après le départ, il y a eu un gros tampon sur la côte espagnole et certains se sont trop approchés et se sont arrêtés. J’ai réussi à revenir un petit peu sur les premiers mais le vent n’était pas très homogène. Je viens de faire une manœuvre délicate sous spi et tout d’un coup le vent est rentré avec 15 -16 nœuds, le bateau s’est couché. Il a fallu très vite envoyer le génois, affaler le spi, remplir le ballast, tout ça en 5 minutes…. »

Laurent Gouezigoux (Trier c’est préserver, 19e):

« C’est compliqué et difficile pour les nerfs. Au niveau de la Pointe de Prior, le vent a commencé à rentrer, il était temps que ça se décoince un peu. A un moment je me suis dis « Ah tiens ça va recommencer comme l’année dernière sur l’étape Vigo-Cherbourg » on était dans le brouillard à fond avec des cargos partout ! Finalement, ça c’est vite dégagé. J’ai eu quelques problèmes notamment avec mes ballasts que j’ai passé deux heures à remplir à la main avec des seaux, mais maintenant ça va. »

Charles Caudrelier Benac (Bostik, 4e)

« Il fait noir, il fait humide mais la mer est plate et ça glisse bien. J’ai l’impression d ‘aller vite et je pense voir les deux premiers. On est dans le schéma qu’on avait envisagé au début. Maintenant, c’est une gestion de trajectoire… moi je fais marcher au plus vite à 5 degrés au dessus de la route pour pouvoir accompagner le refus lorsque le vent va monter et refuser. Je pense que ça va être une course de vitesse. Moi je suis sous pilote depuis que le front est passé : je règle et lui barre beaucoup mieux que moi. »

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La prochaine America’s Cup aura lieu à Ras al-Khaimah, aux Emirats Arabes Unis

Alinghi 5
DR

“Nous sommes heureux d’annoncer que Ras Al Khaimah, aux Emirates Arabes Unis, sera le Pays d’Accueil de la 33e America’s Cup,” a déclaré Fred Meyer, Vice-Président de la Société Nautique de Genève (SNG). Selon la SNG, “Ce site offre une météo et des conditions de navigation idéales pour un Match en février. Les autorités se sont montrées très intéressées pour accueillir l’America’s Cup et le pays a déjà organisé des épreuves sportives de haut niveau en tennis, en golf et en Formule 1. Ils mettront à disposition une île à Al Hamra Village dans l’Emirat de Ras al-Khaimah pour offrir aux équipes de l’America’s Cup, aux sponsors et au public un site exceptionnel.”

“Notre priorité absolue dans le choix de ce site était les conditions météo et l’aspect sécurité qui en découle pour les deux équipes,” explique le skipper d’Alinghi Brad Butterworth. “Nous avons cherché partout un site qui pourrait offrir de bonnes conditions de régate pour un Match en février. Nous nous étions déjà entraînés aux Émirats Arabes Unis en hiver avec Alinghi et nous avons arrêté notre choix plus particulièrement sur Ras al-Khaimah pour les infrastructures du Al Hamra Village et pour la brise thermique qui souffle dans la journée et qui est semblable aux conditions que l’on peut trouver en Méditerranée en été, excellentes pour les bateaux et sûres pour tout le monde.”

Son Altesse Sheikh Saud Bin Saqr Al Qasimi, Prince Héritier de Ras al-Khaimah, a exprimé sa satisfaction : “Organiser l’America’s Cup ici est pour nous un événement formidable. C’est également très significatif car cela montre à quel point les Emirats sont devenus un endroit de choix pour accueillir des épreuves internationales".

RAS AL-KHAIMAH
Ras al-Khaimah signifie littéralement "tête de la tente" en Arabe. C’est un des sept émirats des Émitats Arabes Unis (EAU). D’une superficie de 1683 km2, Ras al-Khaimah est situé au sud du Golfe Persique et possède une frontière avec Oman. L’émirat compte environ 300 000 habitants et il est gouverné par Son Altesse Sheikh Saqr bin Mohammad al-Qassimi. Le Député Gouverneur est le Prince Héritier Son Altesse Sheikh Saud Bin Saqr Al Qasimi. La capitale Ras al-Khaimah, est située à environ 45 minutes de l’aéroport de Dubai. Elle est également desservie par l’aéroport international Ras al-Khaimah.

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Masirah s’impose à Cowes

Equipe Oman Sail-s Masirah
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Leader depuis le premier jour de course, 11 victoires de manches à Cowes, la victoire de Pete Cumming et ses équipiers d’Oman Sail Masirah est une excellente récompense des entraînements intensifs effectués cet hiver. Comme l’expliquait ce matin Mitch Booth, barreur de BT et 4ème de l’événement « Dans ces conditions musclées, la cohésion d’équipe est primordiale. Les heures d’entraînements qu’ont réalisées certaines équipes cet hiver payent vraiment ici à Cowes. Ils ont acquis la technique, passent parfaitement les manoeuvres et donc perdent nettement moins d’énergie. Le manque de coordination ou un délai dans la prise de décision entraîne des manoeuvres beaucoup plus pénibles, demandant deux à trois fois plus d’énergie."

Le jour 3 de l’iShares Cup Cowes était des plus tactiques avec un vent plus léger que les jours précédents laissant plus de place à la tactique plutôt qu’au physique. Si le leader restait inchangé, le reste du classement a régulièrement été bouleversé, notamment entre Gitana Extreme et Renaissance qui se sont battu jusqu’à la dernière manche pour se départager. Grâce à une superbe victoire en finale, leur deuxième de la journée, l’équipage de Yann Guichard se place second, à seulement 5 points devant Renaissance, skippé par Loick Peyron.
« Il s’agit du grand prix le plus venté depuis le début du championnat. Tout comme à Hyères, nous avons mis un peu de temps à démarrer, mais l’essentiel est que nous finissons très bien. L’équipage a été incroyable comme d’habitude et j’insiste sur notre cohésion car elle est essentielle à la performance», explique Yann Guichard à la fin de la manche décisive.

L’iShares Cup Cowes a démontré tout le potentiel de l’événement ! Des conditions parfaites de navigations avec un vent de 12 à 15 noeuds de secteur Sud-Ouest sous un ciel radieux! Tout au long de ces trois jours, la flotte des Extreme 40 a expérimenté des conditions de vent très rafaleuses, obligeant les équipages à une concentration constante.

Groupama et LUNA, les deux autres équipages français de l’iShares Cup se classent respectivement 6ème et 7ème de l’événement. Gildas Philippe, qui remplaçait Franck Cammas à la barre de Groupama 40 nous explique : "Nous avons cumulé les petites erreurs qui au final coûtent beaucoup. Nous avons quand même remporté deux manches, ils ne nous manquent vraiment pas grand-chose ! En tout cas, nous avons vraiment pris beaucoup de plaisir à naviguer à Cowes, l’événement était incroyable. " Changement de barreur également à bord de LUNA, Jean Philippe Mourniac a pris la barre en l’absence d’Erik Marris et a impressionné par sa capacité à prendre des risques. Plutôt discret lors des phases de départ, LUNA a fait le spectacle en démontrant une grande vitesse et de longs bords sur une coque à la limite de l’incontrôlable !

Après trois événements et donc à mi-parcours de l’iShares Cup 2009, Oman Sail Masirah passe en tête au classement général avec 27 points. BMW ORACLE Racing, absent de l’iShares Cup Cowes, redescend à la quatrième place.

Classement général de l’iShares Cup 2009:

1/ Oman Sail Masirah 27 points
2/ Gitana Extreme 26 points
3/ Oman Sail renaissance 24 points
4/ BMW ORACLE Racing 18 points
5/ BT 17 points
6/ Groupama 17 points
7/ iShares 12 points
8/ LUNA 10 points
9/ Holmatro 9 points
10/ Ecover 4 points

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Tous petits airs pour l´entame

Petits airs au départ de La Corogne - Figaro
DR

Une paire d’heures de retard sur la feuille de route de cette deuxième étape, c’est bien un moindre mal. L’année dernière à Vigo, il avait fallu patienter pendant presque cinq heures dans un vent aux abonnés absents (avant de laisser filer les figaristes sur un départ dit « à l’anglaise »). Rien de tout cela cette fois, même s’il a fallu attendre l’établissement du vent, même si un rappel général puis le passage d’un cargo ont perturbé le timing de l’organisation sportive. Du coup, le parcours en baie sous les reliefs espagnols a été simplifié au maximum pour ne pas perdre trop de temps dans les calmes.

A 15h59, dans un vent de nord-ouest de 5 nœuds et bercée par une douce houle, l’armada des monotypes a donc pris le départ de ce deuxième acte. Jérémie Beyou (Bernard Paoli), un peu trop pressé, doit revenir au coup de canon pour repasser la ligne, tandis qu’Eric Peron ( Skipper Macif) et Paul Meilhat (Domino’s Pizza) partent bien lancés dans un souffle de vent frais. Au près, à tout petit train, la flotte s’étale alors sur toute la largeur du plan d’eau, entre la Tour d’Hercule et le Cap de Seixo Blanco, pour laisser à tribord la bouée Radio France avant de poursuivre la route en direction du large.

Des écarts dès la première marque

A la marque, après 1,5 milles de navigation poussive, c’est le groupe parti à gauche, à terre donc, qui prend le meilleur au pointage : Armel Tripon (Gedimat) mène la danse, devant Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr) et Armel Le Cléac’h (Brit Air). Autour des solitaires dont certains ont hissé le spi, le vent a nettement faibli et la mer est devenue lisse. Surtout, il y a beaucoup d’écart entre les 13 leaders partis à terre et les autres, ceux du bord à droite, qui ont mis quasiment deux fois plus de temps à couvrir ce premier bord de 1,5 mille ! Une heure et demie après le départ, le groupe des 13 bateaux de tête emmené par Armel Tripon avait creusé le trou sur le reste de la flotte mais les voiles fasseyantes indiquaient que la soirée risquait d’être fort, fort longue…

Ce coup d’envoi dans les petits airs présage des conditions qui risquent de régner toute la nuit au sortir des côtes espagnoles. Or, il s’agira probablement d’un des moments clé de ces 365 milles à destination de Saint-Gilles-Croix-de Vie. Encore une première nuit de veille puisque tout le jeu consiste à rester véloce – en tous cas le moins lent possible quoi qu’il advienne – pour ne pas se faire distancer. On le sait, les premières heures de course sont souvent cruciales. Elles le seront d’autant plus dans ce voyage retour vers les côtes françaises, dont le déroulé pourrait s’apparenter d’abord à une course d’escargots, tout droit sur un seul bord.

C.El

Ils ont dit après la bouée Radio France :

Armel Tripon (Gedimat), 1er à la bouée Radio France : « Oui, c’est la première fois que je passe la bouée Radio France en tête et ce n’est pas désagréable ! Je faisais partie du bon paquet, celui qui est parti sur la gauche. Parce qu’à droite, le vent s’est totalement cassé la figure et il y a déjà de gros écarts rien que sur ce petit bord. Voilà, maintenant, cette pétole est conforme aux prévisions…le vent pourrait mettre un certain temps pour revenir. »

Michel Desjoyeaux (Foncia), 33ème à la bouée Radio France : « En ce moment, je ris jaune ! J’ai raté mon départ, même si j’étais du bon côté du plan d’eau et maintenant il va falloir construire quelque chose pour revenir sur ceux de devant. Ce qui me rassure c’est qu’ils ont l’air arrêtés. Derrière, on a du vent d’Est, ce qui nous permet d’avancer à 2 nœuds. Ca va être une épreuve de patience. »

Patrice Bougard (Kogane), 51ème à la bouée Radio France : « C’est dur d’être tombé dans la pétole et de voir les autres partir. C’est l’école de la patience, il faut savoir attendre. J’aime bien le petit temps, mais là, je me suis fait piéger quand le vent a molli, j’étais du mauvais côté du plan d’eau. Je pense que cette nuit, tout le monde va aller au large. Moi, en tout cas, c’est ce que je fais. »

Thibault Houery (Viria LCN), 48ème à la bouée Radio France: « Je suis parti à droite alors qu’il fallait aller à gauche et je me retrouve dans les derniers ! Mais cette pétole est conforme aux prévisions, on s’attendait à ce que le vent tombe. C’est ma deuxième étape et oui, j’ai davantage confiance en moi. Je pense que je vais davantage écouter mon instinct que sur la première. Et pour l’instant mon instinct me dit : avance et tire au large pour toucher du vent. »

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Un nouveau podium pour Sébastien Col

Internationaux de France de match-racing 2009
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Les conditions météo de la journée, vent irrégulier, faible dans la mâtinée forcissant progressivement jusqu’à 10-12 noeuds, ont permis au comité de course d’enchaîner les derniers matchs de demi-finale en trois points gagnants puis les matchs de classement du 5 au 8ème et enfin la petite finale et la finale.

A l’issue de la journée, Col remporte le titre face à Richard et Iehl conserve, cette année encore sa troisième place au classement général devant le jeune Pierre-Antoine Morvan.

Ils ont dit…

Sébastien Col, vainqueur de l’édition 2009 :

"Ca a été très chaud en demi-finale avec Pierre-Antoine Morvan. Et le score ensuite de 3-0 en finale ne reflète pas du tout les matchs qu’on a fait contre Mathieu. Le premier match, c’était bien de le gagner car nous étions mener 2-0 et le gagner nous a permis de reprendre confiance. Le deuxième, on a vu ce qu’il fallait faire mais on a quand même pris une pénalité. On ne s’est pas affolé et ça a payé. On a juste essayé de prendre de bons départs. Je suis vraiment content de l’équipe car au début de l’année on a pas eu de très bons résultats mais depuis quelques temps on recommence à bien marcher. Ca fait partie des choses qui construisent l’histoire d’une équipe. Il faut du temps pour former un collectif et faire en sorte qu’il fonctionne bien."

Marc Bouët, entraîneur de l’Equipe de France de Match-Racing :

"Depuis 1997, j’entraîne une bonne partie de l’Equipe de France notamment Damien Iehl, Mathieu Richard et Sébastien Col. Pierre-Antoine Morvan est plus jeune, il a été formé à l’ENV et il est un peu moins bien classé. Mais sur cette épreuve, il a montré qu’il était très proche des trois autres. Avec ces quatre équipages, on a vraiment un très bon niveau. Damien, Sébastien et Mathieu ont vraiment progressé ensemble et ont gravi la hiérarchie de la voile. C’est une chance incroyable pour un entraîneur de tomber sur trois jeunes qui finissent dans les cinq meilleurs mondiaux une dizaine d’année après. Maintenant, on voudrait un titre de Champion du Monde le plus vite possible. Dans les années 90’, Bertrand Pacé a gagné ce titre et nous espérons que l’un des membres de l’équipe de France de Match-Racing le gagnera ! Peut-être dès cette année…"

Christophe Schenfeigel, Président de l’APCC Voile Sportive- organisateur de l’épreuve :

"Mon sentiment cette année, c’est qu’on a atteint des pics de fréquentation important sur l’épreuve donc ça veut dire que la manifestation commence à avoir une belle notoriété et que le public est de plus en plus au rendez-vous à Pornichet. D’un point de vue sportif, les matchs ont été très serrés et on a eu un spectacle incroyable et nous avons réussi à établir la zone de course très près de la jetée et des spectateurs. Nous sommes bien sûr, très fiers de nos coureurs du club Mathieu Richard et Damien Iehl qui font 2ème et 3ème à l’issue de l’épreuve. Le seul point négatif, c’est que l’année 2009 a été marquée par la perte de partenaires privés fidèles en raison de la crise. Nous espérons évidemment pouvoir les retrouver en 2010."

Classement général

1- Sébastien Col – FRA
2- Mathieu Richard– FRA
3- Damien Iehl – FRA

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Oman Sail Masirah domine l’iShares Cup

iShares Cup second jour
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Les multiples collisions et incidents qui se sont produits tout au long de l’après-midi sont sans aucun doute un régal pour le public mais certainement moins pour les deux équipes qui rentrent au ponton avec un bateau endommagé ce soir.

L’action fut à son comble dès la première manche de la journée puisque l’équipe iShares, skippé par Shirley Robertson a du prendre la douloureuse décision de renoncer aux autres manches, après une collision. L’Extreme 40 souffre de dégâts sur la plage avant et le tangon, l’équipe technique tente de réparer au plus vite afin d’être de retour à la compétition demain.
Holmatro compte également parmi les malheureux de la journée. La casse de leur drisse de grand-voile lors de la manche 2 du jour les a empêchés de prendre le départ des courses 3 et 4. Carolijn Brouwer et ses coéquipiers ont réussi à prendre le départ de la manche 5, réalise une très belle 3ème place lors de la manche 6 avant d’endommager leur solent et abandonner la dernière course du jour. Une dure journée pour les deux skippers féminines de l’iShares Cup !

Le plan d’eau de l’iShares Cup Cowes a offert des conditions parfaites de navigation aujourd’hui avec un vent de secteur sud-ouest soufflant à 15 noeuds sous un ciel sans nuage et les centaines de bateaux de Cowes Week en toile de fond. Comme l’explique Freddie Carr, régleur à bord de Masirah: "Nous savions que cette journée allait être exaltante, nous nous sommes tellement entraîné à Muscat, que nous apprécions vraiment les grosses conditions. Je n’ai jamais été aussi fatigué, je tombe carrément en morceaux ! C’est de très loin les régates les plus physiques que nous pouvons imaginer, mais j’imagine que c’est pour ça que l’on adore ça !
J’adore cette étape de Cowes, c’est comme conduire une formule 1 sur un circuit de karting ! De plus, le public a été incroyable… Normalement, les courses à la voile se déroulent au large mais ici, on peut entendre les spectateurs applaudir, encourager, retenir leur souffle… Ils n’encouragent pas un bateau en particulier mais vraiment toute la flotte ou les situations extrêmes. Peu importe si vous êtes un fan de voile ou pas, l’événement rempli toutes les conditions pour un bon après midi !"

En ce dernier jour de course, la tension devrait être encore à son comble. Les conditions devraient être similaires à celles d’hier, début des courses à 14h30.

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Le nouveau Course Au Large est en kiosques

Course Au Large N°37
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Une grande partie de ce nouveau Course Au Large est consacrée à la 40e édition de La Solitaire du Figaro : présentation de la course et des concurrents, statistiques analytiques des grands favoris, et retour sur la toute première édition de la Course de l’Aurore et la victoire du poète Joan de Kat. Sans oublier le petit coup de flair – et de chance, soyons honnêtes ! – qui ne gâche rien : un focus sur le retour à la compétition de Yann Eliès… bouclé évidemment bien avant que celui-ci ne remporte la première étape à La Corogne, sept mois après son accident dans le Vendée Globe. Bref, ce Course Au Large s’avère un outil idéal pour suivre et décrypter la grande classique de ce mois d’août qui tient déjà toutes ses promesses.

Autre grand dossier de ce numéro, Alinghi a enfin dévoilé son engin pour la Coupe de l’America. Un catamaran de plage monumental aux performances qui laissent songeurs : 20 nœuds de vitesse dans 6 nœuds de vent… le duel avec BMW Oracle risque d’être amusant, c’est le moins qu’on puisse écrire !

A lire également dans ce nouveau numéro de Course Au Large, le bilan de la Volvo Ocean Race, avec un angle marqué sur les velléités françaises pour la prochaine édition. A rapprocher de la rubrique Parole de Skipper qui accueille un interview tous azimuts de Roland Jourdain, dans lequel « Bilou » dit tout son intérêt pour le tour du monde en équipage…

Côté labo, zoom sur les hydrogénérateurs développés par Yannick Bestaven et qui seront testés aussi justement sur le Veolia de Roland Jourdain et le Safran de Marc Guillemot. En IRC, retour sur la razzia française sur Cowes-Dinard. Et toujours vos rubriques habituelles – actualités, ils ont dit, etc – illustrées par les plus belles images de voile de ces dernières semaines.

Bonne lecture

La rédaction.

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Ça repart de là

Podium de la première étape du Figaro
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« Ceux qui disent que ce sera un long bord de près tout droit et qu’il ne s’y passera rien se trompent. En tous cas je ne suis pas de cet avis. En voile il se passe toujours quelque chose.» Gildas Mahé (Banque Populaire) donne la note : si de prime abord la météo apparaît moins passionnante qu’à l’aller, ce serait mal connaître le couple infernal Neptune-Eole que croire à un retour pépère, sans histoire. Que dit la météo, donc ? En substance que ce ne sera pas bien violent côté vent, avec 10 noeuds de secteur nord maximum sur toute l’étape. Mais elle dit aussi qu’au départ de La Corogne, un front pourrait bien perturber la donne : en clair, « on part sous une influence de sud-ouest, mais selon l’évolution de ce front, la bascule vers le nord-ouest puis le nord sera plus ou moins proche du départ. Et un moment de pétole n’est pas à exclure », préviennent en chœur Richard Silvani de Météo France et Jacques Caraës, le directeur de course.

Attention à la première nuit

Côté parcours, il n’y a pas de difficultés majeures : c’est une remontée classique du golfe de Gascogne, à cette nuance près que les 52 solitaires devront d’abord aller virer la bouée SN1 devant Saint-Nazaire, puis revenir vers Saint Gilles Croix de Vie en passant entre « La Sablaire » et Yeu, soit une véritable petite porte toute proche de la côte sous le vent de l’île vendéenne. Ces derniers milles sous spi, probablement dans un jeu d’empannages, pourraient bien se révéler très importants. Mais pas seulement eux. « En fait, la première nuit déjà sera décisive, pour s’extraire de la molle et trouver le bon couloir de vent » explique encore Jacques Caraës. Ensuite, si dans les grandes lignes il s’agit d’un long bord de près bâbord amures, « il y aura forcément de petites choses à jouer pour être en phase avec les oscillations du vent ».

Avec le podium en trente minutes et les vingt premiers en une heure, cette deuxième étape risque fort en tous cas de ne pas être neutre côté suspense. L’histoire récente a prouvé que ce parcours pouvait réserver de belles surprises, n’est-ce pas Messieurs Nicolas Troussel (Financo) et Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) qui collèrent « un caramel », comme ils disent à toute la flotte en 2006, « tuant » implacablement tout suspense pour le reste de l’épreuve. Les conditions ne semblent pas réunies pour pareil exploit, mais on sait bien que dans cette course il ne faut jamais jurer de rien par avance. Il y a assez de matière grise et de talent chez ces 52 marins-là pour s’attendre à autre chose qu’une remontée mollassonne vers la Vendée. « Une des difficultés sera la capacité à faire marcher le bateau de façon régulière dans le petit temps » assure Jacques Caraës, « et pour cela il faudra être à la barre et aux réglages de manière très assidue ». Ceci est a priori dans les cordes du leader Yann Eliès (Generali) et de ses dauphins Nicolas Lunven (CGPI) et Armel Le Cléac’h (Brit Air). Mais ils sont quelques autres – pour ne pas dire toute la flotte ! – à ne pas être particulièrement manchots non plus de ce côté-là. Et tous se disent « ça repart de là », l’expression consacrée dans le milieu pour se remotiver, ou bien après une déception sur l’eau, ou bien entre deux manches comme c’est le cas aujourd’hui. La Solitaire ce n’est pas une course, c’est quatre courses et on n’est après tout qu’au départ de la deuxième. Les hommes de tête savent que leur relative avance est tout sauf une assurance tous risques. Il faudra être fort, bien dans sa tête et son corps, en phase avec la météo et le bateau, le tout en ayant le soupçon de réussite qui transforme les belles trajectoires en victoires éclatantes. La routine, en somme.

BM

Echos des pontons :

Yann Eliès (Generali) : « dans une bonne spirale »

« J’ai eu un coup de fièvre cette nuit, mais ça devrait aller pour le départ. Je n’ai pas encore regardé toute la météo de cette 2e étape, mais ça a l’air assez mou et pas si simple. A priori, il va y avoir une première phase complexe pour quitter les côtes espagnoles. Ce n’est jamais évident avec les reliefs, surtout s’il n’y a pas beaucoup de vent. De mon côté, c’est mission accomplie pour l’instant : je devais être au départ, j’y étais et je gagne une étape. Ce n’est pas le moment de se mettre de la pression malsaine, de commencer à stresser. Il faut que je continue comme ça… et puis (en riant) gagner les 4 étapes. Je me sens dans une bonne spirale »

Gildas Morvan (Cercle Vert) : « ça va être les chevaux de bois »

«C’est du sud-ouest pour partir avec une petite transition dans la molle. Ensuite, ce sera assez les chevaux de bois. Il ne va pas se passer grand-chose. Il n’y aura pas forcément beaucoup d’écart à l’arrivée à Saint Gilles Croix de Vie. »

Gildas Mahé (Banque Populaire) : « se méfier des bords tout droit »

«Il y a encore un passage de front à négocier mais dans l’autre sens. On part a priori avec du sud-ouest mais qui tourne à droite jusqu’au nord. En espérant que je puisse me refaire la cerise. Ce sera d’abord sur un bord, mais il y a toujours des coups à jouer. Rappelez-vous en 2007, c’était un bord tout droit jusqu’aux Sables d’Olonne, mais à l’arrivée, il y avait plusieurs heures d’écart entre le premier et le 10e ou le 15e. Avec le front, il suffit qu’il y en ait un qui parte avec le vent, même sans grande manœuvre ou sans grande stratégie, ça peut faire des écarts sérieux… »

Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires) : « une étape assez tranquille »

« J’ai cumulé toutes les erreurs possibles sur la première étape. J’ai déchiré mon spi dès le départ, après, j’ai raté une manœuvre. J’étais un peu déçu même si au final je ne termine pas si loin que ça des premiers. Donc ce n’est pas si grave. Pour la deuxième étape, je vais essayer de me rattraper, de me venger un peu. Elle ne sera pas très violente au niveau du vent notamment au départ. Ça va être une étape assez tranquille je pense. »

Alexis Loison (All Mer Ineo GDF Suez) : « rien n’est joué »

« Si on part derrière, c’est un coup à ne jamais remonter. Il faudra donc quitter La Corogne bien placé. Le bateau est bien en vitesse, il reste trois étapes et rien n’est joué. L’année dernière, à ce stade, j’avais 10 heures de retard sur Nicolas Troussel. Là, je n’ai qu’ 1h50, c’est mieux ! Sinon, je suis en forme. J’ai une super équipe qui s’occupe bien de moi et du bateau, j’ai pu me reposer tout le temps, il me tarde maintenant de repartir.»

Armel Tripon (Gedimat) : « un reset et on repart »

« Dans La Solitaire, à chaque étape, tu fais un « reset » et tu repars à zéro, avec la meilleure forme physique et psychologique possible. Je suis content de ma première étape avec un peu de frustration sur la fin, mais c’était un sac plastique pris dans les appendices, donc c’est plutôt rassurant, je n’ai pas de problème de vitesse. Du coup, ça met en confiance. C’est un peu nouveau aussi pour moi. D’habitude, j’avais toujours un peu de mal à garder le contact du groupe, ça me travaillait beaucoup. Du coup, j’ai bien bossé là-dessus. J’ai travaillé sur moi avec un coach et on fait du bon boulot tous les deux sur la manière d’aborder la compétition et sur moi, ce que je viens y chercher. »

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