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Le souffle du Dragon

Dragon
DR

À l’exception de Paul Elvström, le plus renommé des régatiers du monde avec ses quatre médailles d’or olympiques (Firefly 1948, Finn 1952, 1956, 1960) et deux quatrièmes places aux JO (Star 1968, Tornado 1984) et ses treize titres de Champion du Monde dans cinq catégories différentes, peu de compétiteurs peuvent se targuer de cumuler un palmarès aussi étoffé. Et pourtant dans la difficile série des Dragon, il y a des régatiers qui font exploser les compteurs ! Le plus célèbre est le tout nouveau Champion du Monde 2009 à Medemblik, le Norvégien Poul Richard Hoj-Jensen qui a 63 ans, cumule déjà une médaille d’argent au Jeux Olympiques de Mexico en 1968, plusieurs titres de Champion du Monde et Champion d’Europe de la série… Mais si les Scandinaves ont depuis la création du bateau en 1929 été toujours dans le top ten de cette classe très internationale, les temps changent avec l’arrivée en force des Russes.
 
À l’image du brillant Anatoly Loginov, venu récemment dans la série et qui devient au fil des régates, l’homme à battre : 2ème de l’Open de France, 2ème du Grand Prix Petit Navire, 4ème du Championnat du Monde, 3ème de la Gold Cup… Le jeune Russe est d’ailleurs classé premier sur l’International Ranking List 2009 ! L’Allemand Thomas Müller (2ème au classement international) est aussi présent aux Régates Royales avec un équipage familial, Kim et Robin Müller… Le redoutable Anglais Lawrie Smith est de retour et côté Français, le meilleur représentant à Cannes, Christian Boillot, vainqueur de l’Open de France 2009, est neuvième au classement mondial. Les Français sont d’ailleurs les plus présents avec 19 équipages, suivis par les Britanniques (12), les Allemands, les Russes, les Italiens et les Suédois (8), puis les Finlandais, les Irlandais et les Hollandais (3)… soit au total quinze nations représentées.
 
Le nom du bateau serait dû à une erreur de prononciation : lorsque Anker présenta son bateau à l’IYRU (désormais ISAF) pour être reconnu série internationale, un traducteur mentionna son nom sous le terme « Draggen », et les Britanniques comprirent que les Norvégiens prononçaient mal la langue de Shakespeare… et traduisirent « Dragon » ! Le monotype devint classe olympique en 1948 jusqu’aux Jeux de Munich en 1972. En 1970, les mâts purent être extrudés en aluminium et grâce aux efforts de Borge Borresen, les coques en stratifié furent acceptées en 1973. Près de 1 700 unités ont été recensées en 2008 !
 
Caractéristiques du Dragon
Longueur : 9,95 m
Largeur : 1,96 m
Tirant d’eau : 1,20 m
Déplacement : 1 650 kg
Lest : 1 000 kg
Surface GV : 16 m2
Surface génois : 11,7 m2
Surface spi : 23,6 m2
Nb d’équipiers : 3
 
La marque russe
Et lors de la première manche des régates Royales pour les Dragon, courue dans le Nord-Est de l’île Marguerite avec une brise de Nord-Est (65°) variant entre 8 et 12 nœuds, le Russe Anatoly Loginov n’a pas fait de quartier : premier avec ses deux équipiers Andrey Kirjliuk et Alexander Shalagin. Après un premier rappel général, le Comité de Course envoyait la flotte sur un parcours banane avec une bouée au vent à 1,5 milles, mais certains étaient trop prompts sur la ligne : neuf Dragon étaient éliminés d’entrée de jeu sous pavillon noir (départ anticipé = disqualification immédiate). Sur Annapurna, Anatoly Loginov devait tout de même être attentif aux attaques de l’Américain Ivan Bradbury (2ème) sur Elusive, et sur son compatriote Victor Fogelson sur Sunflower (3ème). Le premier Britannique est David Palmer sur Princess Jalina (5ème), et le premier Français est composé du trio Brouillet-Vermorel-Tenconi sur Feu Follet (10ème).

Autour des Lérins
Pour cette deuxième journée de course, les Régates Royales de Cannes emmenaient la flotte des Yachts Classiques contourner les îles de Saint-Honorat et de Sainte-Marguerite afin d’aller virer une bouée près de la balise de Fourmigue, en face de Golfe-Juan. Un parcours de près de douze milles couru dans une brise de secteur Nord-Est d’une dizaine de nœuds. Pas mal de manœuvres donc pour les équipages qui ont dû composer avec une mer légèrement agitée et des effets de côte près de la balise des Moines, des îles de Saint-Féréol et de la Tradelière. Virements successifs pour monter jusqu’au plateau de Sécanion, empannages pour descendre au Sud des îles de Lérins et grand bord de vent de travers vers la ligne d’arrivée mouillée devant Cannes. Les voiliers les plus puissants ont donc été favorisés à l’image du majestueux Classe J Shamrock V et Cambria, mais comme rien n’est jamais écrit dans le ciel…
La baie de la Napoule n’était en effet en milieu d’après-midi plus balayée que par un souffle asthmatique et bien que les équipages maintenaient le spinnaker en l’air pur un dernier largue serré, le final devenait poussif… Conserver la concentration, chercher les petites risées qui venaient du chenal entre les îles de Saint Honorat et de Sainte Marguerite était capital pour maintenir sa position en espérant sauver son handicap. Tous les résultats sur le site Internet à partir de 18h00 : www.regatesroyales.com.
 
 
Rowdy, l’épouvantail
L’armateur anglais Graham Walker, déjà investi dans la Coupe de l’America en 1987 mais aussi pour les Admiral’s Cup et les Ton Cup avec ses successifs Indulgence, s’est tourné depuis vers les yachts classiques. C’est ainsi qu’il a fait remettre en état dans le Maine, l’un des derniers New York Yacht Club Fourty, le numéro 49 de cette série imaginée par Nathanaël Herreshoff en 1916. Long de 17,97 mètres, Rowdy est un sloop marconi au pont flush qui s’est déjà imposé au Trophée Rolex de Saint-Tropez l’an passé. D’entrée de jeu à Cannes, il remportait la première manche de mardi, en temps réel et en temps compensé parmi les Epoques Marconi.
Caractéristiques de Rowdy
Architecte : Nathanaël Herreshoff
Année : 1916
Armateur : Graham Walker
Longueur HT : 19,79 m
Longueur de coque : 18,05 m
Largeur : 4,40 m
Tirant d’eau : 2,70 m
 
Bonafide, le sublime Sibbick
Entièrement remis à neuf par son propriétaire, l’Italien Guiseppe Giordano, au chantier naval Dell’Argentario en 2003 après trois années de restauration, ce plan de Charles Sibbick fut conçu selon la jauge 5 tonneaux Godinet pour J. Howard Taylor en 1899 : Bonafide remportait d’ailleurs la médaille d’or des voiliers de 3 à 10 tonneaux lors des Jeux Olympiques de Paris en 1900. Ce cotre aurique fut construit sur l’île de Wight au chantier Albert Yard en moins de deux mois !
Caractéristiques de Bonafide
Architecte : Charles Sibbick
Année : 1899
Armateur : Guiseppe Giordano
Longueur HT : 13,62 m
Longueur de coque : 9,69 m
Flottaison : 8,90 m
Largeur : 2,57 m
Tirant d’eau : 1,86 m
Déplacement : 11,4 t
Voilure au près : 144 m2
 
Prévisions météo
Les bulles anticycloniques qui s’engrainent sur l’Europe de l’Ouest ont tendance à crever alors que la dépression sarde s’écroule sur elle-même, bien qu’il y ait une activité orageuse du côté de la Tunisie. Mais si ce marais barométrique annonce peu de vent sur les rivages de la Côte d’Azur, le retour des hautes pressions au large du golfe de Gascogne est un signe fort de beau temps pour tout le reste de la semaine ! De fait, c’est plutôt du secteur Est qui est attendu pour ces jours à venir et dans une atmosphère stable, ensoleillée et plutôt sèche, les brises thermiques risquent fort de rester faibles à modérées.
Pour ce mercredi 23 septembre, le ciel est ainsi resté dégagé et une brise de secteur Nord à Nord-Est a soufflé d’une dizaine de nœuds, temporairement 12-15 nœuds en milieu de journée. Pour demain jeudi, la rotation vers l’Est à Nord-Est du vent ne va pas contribuer à le renforcer, et c’est plutôt dans un flux d’une dizaine de nœuds maximum que les Régates Royales vont se courir. Pas de grand changement pour vendredi si ce n’est encore un peu moins de pression mais de la brise thermique, et pour le week-end, retour d’un vent de secteur Est entre 8 et 12 nœuds. Que du soleil et des températures très stables autour de 22°C le matin et 26°C l’après-midi !

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Michel Desjoyeaux et Foncia vainqueurs à Brest

Desjoyeaux
DR

Michel Desjoyeaux, que vous inspire cette victoire ?
 
« Beaucoup de joie. Nous nous sommes battus dans chaque étape, mais on s’est aussi bien marré. J’espère que nous donnons tort à ceux qui ne sont pas venus. »

Où s’est jouée cette victoire ?
 
« En mer d’Alboran. Nous étions bord à bord avec Groupe Bel qui était passé devant à un moment donné et puis on a réussi à démarrer dans le petit temps : on a décollé. Cela s’est joué aussi dans notre navigation qui a été bonne. En solitaire sur de tels engins, on navigue souvent mal parce qu’il n’est pas possible d’en exploiter seul le potentiel. Entre la prise de décision et l’achèvement de la manoeuvre, il se passe du temps. En équipage, c’est instantané. Nous avons installé un système de quarts ces trois ou quatre derniers jours parce que les conditions le permettaient, mais auparavant nous étions tous très concentrés. C’est une très belle expérience et Jérémie Beyou s’est régalé. Dans la Transat Jacques Vabre, nous serons deux et on naviguera moins bien qu’à cinq. »

Que retenez-vous de cette course d’un mois ?

 « Dans l’ordre, une régate dans le Bosphore qui devra compter la prochaine fois. D’ailleurs je sais que Cumali Varer nous prépare des nouveautés pour la prochaine fois. Ensuite la Méditerranée qui est un grand bazar pour la voile. En Mer Egée, il y a des sites qui donnent envie d’y retourner en croisière. Puis il y a eu la Sardaigne, les Bouches de Bonifacio bien ventilées, le Cap Corse que nous avons longé et puis Gilbraltar… C’était le top. Bon, Wolf Rock ne nous a pas donné envie d’y retourner en vacances ! »

Et la formule de cette Istanbul Europa Race ?

« En fait cette course en équipages et par étapes correspondait à une demande de la classe Imoca : c’est une bonne formule. Je me répète, j’espère que nous donnons tort à ceux qui ne sont pas venus. »

Temps de course de Foncia : 7 jours 15 heures 50 minutes et 56 secondes à la vitesse moyenne de 8,99 noeuds.

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Rhône Gestion, sacré vainqueur du Safram M2 Speed Tour 2009

Safram M2 Speed Tour 2009
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Calme plat sur l’épilogue de la saison, le Grand Prix M2 de Genève ! L’absence de vent a contraint les équipages pourtant fins prêts à en découdre une dernière fois, à rester à quai. Samedi, une seule manche a pu être lancée, mais vite avortée et invalidée pour cause de vents tournants. Aucune manche n’a pu être courue ce dimanche, les M2 subissant encore les caprices d’Eole. Tous auraient aimé se faire plaisir une dernière fois !
 
Ce week-end la rade de Genève devait être le théâtre des dernières luttesdes M2 en course au podium final. La huitième et dernière étape du SAFRAM M2 Speed Tour 2009 s’annonçait très disputée. Rhône Gestion indétrônable sur la plus haute marche, l’enjeu était de taille pour six prétendants séparés de quelques petits points au classement. Dans les starting-blocks l’on pouvait compter une dizaine d’équipage, DHL, Team Parmigiani, Banque Héritage, SAFRAM, BMW Emil Frey et Team Work, talonnés de près par d’autres acteurs résolus à grappiller des places au général. Ensemble, ils nourrissaient aussi tous des ambitions de rejoindre sur le podium Rhône Gestion sacré vainqueur du SAFRAM M2 Speed Tour 2009 et auteur d’un parcours sans fautes, palme de la régularité dans la performance.
 
Rhône Gestion devient ainsi le nouveau « premier de la classe » M2. Pour sa seconde participation au SAFRAM M2 Speed Tour, l’équipage genevois emmené par talentueux Arnaud Psarofaghis, champion d’Europe de Moth Foiler et ses adroits équipiers, a fait une réelle démonstration de savoir-faire ! Sur huit étapes, l’équipage empoche trois victoires d’étapes dont deux consécutives, deux podiums en juin, une 4ème place au Bol d’Or Mirabaud. Comme l’atteste Rodolphe Gautier président-fondateur de la classe « Rhône gestion a confirmé tout le bien que l’on pensait d’eux ». Le SUI 777 a littéralement survolé le championnat M2 2009 et fait course en tête dès le départ, prenant le large et confortant sa place de leader dès la quatrième étape. A 21 ans, le barreur Arnaud Pasarofaghis tombé dans la voile depuis l’enfance, s’est vite rodé à l’exercice de la formule 1 des lacs. En régatier confirmé, il a vite su tirer partie de la déconvenue de départ :« nous avons un peu mal commencé la saison avec une 15ème place au Bol d’Or de Neuchâtel. Cela nous a un peu remis sur le droit chemin et par la suite nous avons commis très peu d’erreurs ». C’est après la cinquième étape qu’il creusera l’écart avec le peloton de poursuivants et deviendra quasi-intouchable.
 
La clé de cette réussite ? Surpris de finir en tête avec autant d’écart (20 points), Arnaud Psarofaghis explique la victoire de Rhône Gestion : un savant mélange d’entraînements bien dosés, d’une cohésion de l’équipage à toute épreuve et d’un savoir-faire nautique et tactique inégalé. « Notre préparation est restée identique pendant toute la saison. Nous naviguons beaucoup entre 2 bouées très proches pour bien entraîner les manœuvres et la cohésion de l’équipage. L’entraînement aux manœuvres est un point sur lequel nous avons beaucoup travaillé, nous avons aussi, presque toujours, pris de bons départs et effectués des tactiques simples. Notre vision a toujours été de naviguer dans la mesure du possible dégagé. Ce qui jusqu’à maintenant a bien payé ». L’ensemble de la flotte salue l’excellence de Rhône Gestion.
 
Inattendu, DHL finit l’édition 2009 sur la deuxième marche du podium.Habitué du circuit, 13ème en 2008, l’équipage de Jacques Emery effectue un véritable bond dans la hiérarchie des M2 cette année. Doté d’un nouvel équipier expérimenté, Charles Favre, l’équipage du Sui 18 a bien commencé le championnat et su sauvegarder ses positions sur les courses-croisières. La tactique fût efficace : assurer au début puis dans les grandes courses en ne prenant pas d’options extrêmes et finaliser après l’été au mieux. Résultat : une victoire d’étape à Morges, un podium… et aux avants postes toute la saison. Jacques Emery, barreur du SUI 18, se réjouit d’un beau parcours 2009 et nous explique les raisons d’une telle réussite : « Notre tactique a joué. Et surtout les changements au sein dé l’équipage. Charles Favre, connu pour sa grande expérience, a apporté une valeur ajouté à l’équipage : de compétences, d’énergie et de rigueur aux entraînements. Nous avons abordé la saison avec plus de sérieux et avons fait évoluer le bateau techniquement (réglage des voiles). Ainsi, grâce à son arrivée nous avons pu améliorer la cohésion de l’équipage et intrinsèquement la force de chaque équipier. Cette année nous nous sommes donnés les moyens d’être forts ».
 
Avec honneur, Team Parmigiani complète le podium final. Second en 2008 et surtout grand vainqueur des éditions 2006 et 2007, Bertrand Geiser avait annoncé une saison de transition, avec un équipage tout neuf dont il faut travailler la cohésion. Habitué aux premiers rôles, les neuchâtelois se sont accrochés au podium malgré les doutes ; il résume sa saison : « En fait, nous avons commencé au plus mal après le Grand Prix de Grandson (14) et le Bol du lac de Neuch.(9). Nous avions de sérieux doutes à savoir si nous savions encore naviguer. Nous savions dès le début de la saison que se serait une année transitoire. Au fur et à mesure, nos résultats se sont améliorés. J’avais annoncé qu’il fallait compter avec nous dès le milieu de la saison. L’équipage roule de mieux en mieux et ça commence à bien tourner.Notre objectif premier était d’être dans les 5 ». Il promet un retour gagnant en 2010 : « Notre cohésion devient de plus en plus fluide et nos résultats sont meilleurs sur l’ensemble mais nous avons encore pas mal de pain sur la planche. L’année prochaine sera très certainement meilleure ».
 
Le trio de tête est complété par Banque Héritage et SAFRAM qui ont confirmé leur bon niveau. Au pied du podium, Banque Héritage, Edouard Kessi dresse un bilan heureux. Avec une belle entrée dans le championnat 2009, et une place de leader après 3 étapes neuchâteloises dans le top 10 toute la saison, l’équipage a su tiré son épingle du jeu.
 
Le SUI 666 SAFRAM a confirmé sa place de favori sur le circuit. Une belle victoire d’étape sur le fil trois secondes devant Rhône Gestion lors de la Genève-Rolle-Genève, SAFRAM améliore de trois minutes le record jusqu’ici détenue par team Parmigiani ; un podium (2ème) au Grand Prix de Saint-Prex, SAFRAM réalise de belles opérations avec Yann Guichard (Gitana Team) à la barre. Mais l’équipage paie cher une campagne neuchâteloise décevante en mai. « La régularité paie plus que les coups d’éclats » déclarait Rodolphe Gautier. SAFRAM n’échappe pas à la règle : « Sur le SAFRAM M2 Speed Tour, le truc consiste à éviter les grosses contre-performances qui font très mal – surtout quand elles se répètent. Même quand on est dans les choux sur une manche, il faut se motiver et se battre pour grignoter une place car seule une poignée de points sépareront les 5 premiers. On a manqué de régularité. Mieux vaut deux places de 6ème qu’une 14ème place suivie d’une victoire – à part peut-être si c’est au Bol d’Or Mirabaud ! ».
 
Les poursuivants, autres acteurs majeurs, BMW Emil Frey Crissier et Team Work n’ont pas pu confirmer leurs espoirs de victoire, malgré respectivement un parcours acsendant pour l’un et une victopire d’étape pour l’autre. Vainqueur en 2008, TILT n’a pas pu défendre son titre et termine 12 ème. « Cette année a été particulière pour le projet Tilt M2 car nous avons tourné à deux équipages pour pouvoir nous concentrer sur notre autre projet « le foiler Syz & Co » donc, peu ou pas d’entraînements cette année. En 2008 on s’était beaucoup entraînés avec la victoire du championnat à la clé. Nous travaillons dur afin de coordonner et de retrouver le feeling avec notre nouvel équipage. Seuls les bons bords et une bonne coordination font vraiment la différence. Il est clair qu’avec de pareils changements au sein de notre équipage, nos objectifs ont été révisés pour envisager le top 5. Mais je peux vous dire qu’il y a du pain sur la planche. Tous les équipages sont devenus très forts aujourd’hui » explique Alex Schneiter, le barreur. Notons que Banque Piguet ne termine pas la saison pour cause de casse, mais Olivier Schenker promet de revenir la saison prochaine avec un bateau tout neuf.
 
Les nouveaux  arrivés sur le circuit M2 ont connu des fortunes diverses. Genolier termine 8ème au classement général, alors que le zurichois Victorinox clos une première saison d’initiation.Genolier a marqué le SAFRAM M2 Speed Tour de son empreinte, en s’adjugeant une victoire d’étape, le moment-clé de la saison, le Bol d’Or du Lac Léman, et sur le podium de la première étape Neuchâteloise : « Finir dans les 10 premiers au classement général, tel est l’objectif que nous nous sommes fixés en début d’année » déclare le barreur Phlippe Durr, navigateur expérimenté. Il ajoute : « En famille, avec Pascal Baud et nos fils respectifs, nous avons eu beaucoup de plaisirs a découvrir le m2. un bateau formidable à naviguer!!!  J’ai découvert une série ayant une excellente ambiance ».Pour Dany Monnier, Victorinox : « il n’est pas aisé de trouver d’autres M2 pour s’entraîner ; nous sommes le seul M2 du lac de Zurich ! Nous n’avons aucune idée des automatismes. Avant d’être dans le coup, les premières étapes vont servir à régler le bateau. Il va falloir aiguiser nos couteaux ! ».
 
Le niveau général est encore monté d’un cran et désormais plus de la moitié de la flotte peut prétendre gagner « Le circuit des M2 a été une superbe expérience. Le niveau est élevé et nous avons eu de belles bagarres sur l’eau » (Arnaud Psarofaghis, Rhône Gestion).
 

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Laurent Gouézigoux remporte le meilleur chrono de la journée de lundi

Vendée Défi 2009
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Le coup d’envoi de cette deuxième journée du Vendée Défi a été donné vers 11h00 ce matin lorsque Christope Espagnon (Groupe Legris Industrie) a franchi la ligne de départ devant Port-La-Vie. Son défi a été de courte durée car, la procédure le permettant, le skipper a tout de suite abandonné afin de choisir une autre fenêtre et a pris un nouveau départ à 12h15.

Laurent Gouézigoux (Trier, c’est préserver) a lui franchi  la ligne à 11h03m11s et a continué sa route vers l’Ile d’Yeu. Rappelons qu’hier Laurent avait choisi une autre fenêtre météo que les autres en partant dans l’après midi et accusait à l’arrivée un retard de 30 minutes sur le meilleur chrono établit par Christophe. En voyant son compagnon rebrousser chemin, Laurent s’est posé la question de différer son départ. « Il est vrai que le vent n’était pas très présent au départ. Mais hier après midi, je suis tombé dans une grosse molle lors de l’aller vers la bouée de la Sablaire, me retrouvant contraint à tirer des bords dans 6-7 nœuds de vent. J’avais peur que la même situation ne se reproduise aujourd’hui », confiait Laurent à son retour au ponton. « Sur la Solitaire du Figaro, je me suis rendu compte que je réfléchissais trop ! Je fais des choix et ne m’y tiens pas forcément jusqu’au bout donc aujourd’hui je ne me suis pas laissé déstabiliser et ça a payé ! ».          

Avec une fenêtre prévue à 12h00 et ayant 4 minutes pour passer la ligne de départ, Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires) a été considéré comme « non-partant », l’ayant franchi avec 4 secondes de retard. Les règles sont les règles mais la frustration est tout de même présente.

Les autres skippers ayant pris un départ plus tardif n’ont pas bénéficié des mêmes conditions. Le vent ayant dévié de 35° en plein dans l’axe, les marins ont dû tirer des bords avec un courant de face à l’approche de la bouée de la Sablaire. De quoi accuser déjà un retard de 20 minutes à la bouée de passage de l’Ile d’Yeu par rapport au chrono établit par Laurent plus tôt dans la journée. Le dernier Figaro Bénéteau parti à 13h50, skippé par Armel Tripon, n’avait pas franchi la ligne à 18h30, heure de fermeture de cette dernière. Gedimat finit donc DNF sur cette deuxième journée.      

Les prévisions annoncent moins de vent pour la troisième journée mais d’autres paramètres sont à prendre en compte, comme le courant et l’heure de passage à la Sablaire. Les neurones vont encore bien chauffer ce soir devant les fichiers météo.

Temps établis le lundi 21 septembre 2009

1/ Laurent Gouézigoux (Trier, c’est préserver) en 4h26m50s            
2 / Christophe Espagnon (Groupe Legris Industrie) en 4h43m11s          
3 / Jean-Pierre Nicol (Gavottes) en 4h46m43s           
4 / Louis-Maurice Tannyères (Joanna) en 4h48m20s            
5 / Frédéric Rivet (Ti Waï 2) en 4h52m29s     
6 / Eric Peron (Skipper Macif) en 4h59m34s  

7 / Armel Tripon (Gedimat) – DNF
8 / Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires) – non partant

Meilleur chrono du Vendée Défi 2009

Christophe Espagnon (Groupe Legris Industrie) en 3h51m58s le 19/09/09

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La dernière ligne droite

Foncia-Passage de Sein
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Si la flotte des six monocoques Imoca de l’Istanbul Europa Race n’a jamais été aussi proche du clap de fin dans cette dernière étape, force est de constater qu’elle aime manifestement entretenir le mystère quant à l’issue. Ainsi, si Michel Desjoyeaux et les équipiers de Foncia ont pris l’ascendant depuis plusieurs jours et le sud de l’Espagne, Roland Jourdain et ses « heureux » comparses ne lâchent rien, gardant le leader en ligne de mire et maintenant un écart raisonnable et tout sauf rédhibitoire. Pour l’heure, les concurrents doivent négocier une dorsale installée sur leur route, des vents de face et de forts courants. Toute la difficulté pour les marins va alors consister à trouver un positionnement opportun pour aborder Wolf Rock sans y laisser de plumes. La largeur des sourires à l’arrivée à Brest dans quelques heures en dépendra !

1876 retenu en Espagne

Pas de sécession du côté de la bande des deux poursuivants formée de Groupe Bel et Paprec Virbac 2.  Accusant un retard d’une quarantaine de milles sur la tête de la flotte, Kito de Pavant et Jean-Pierre Dick poursuivent leur route commune et ne sont actuellement séparés que par cinq petits milles, un détail à l’échelle d’une étape longue de 1 668 milles. Il est en ce lundi matin, difficile d’imaginer autre chose qu’une lutte jusque dans les derniers mètres pour ces deux équipages.Enfin, en queue de peloton, l’heure est toujours à l’alourdissement de la peine, 1876, se débattant avec un vent de face au nord ouest de l’Espagne. Gageons que les Espagnols auraient aimé laisser bien plus tôt leur terre natale dans leur sillage. Marc Thiercelin et ses hommes, eux, n’ont pas encore fait leur entrée dans le Golfe de Gascogne et vont certainement devoir  s’y débattre de très très longue heures, quand les premiers goûteront enfin le repos à terre… Verdict dans quelques heures pour la flotte de l’Istanbul Europa Race…

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Victoire de Laurent Sambron à L’Atlantique Télégramme

National J80 2006 Brest
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A l’arrivée Laurent Sambron a fait part de sa satisfaction : "C’était la première fois que nous venions à l’Atlantique. Nous sommes séduits par l’épreuve, le plan d’eau et l’accueil sur ce site. Sur l’eau, cela a bien débuté vendredi et on a continué sur notre lancée. Jean-Yves Jaffrezic à la tactique a été excellent dans des conditions qui n’étaient pas évidentes, notamment ce dimanche. Nous étions venus pour faire un résultat et aussi pour préparer le National J/80 qui aura lieu à Cherbourg en novembre. Le bilan est positif".

Laurent Sambron est suivi par l’équipage mené par Sylvain Pellissier et Dominic Vittet « Voilerie All Purpose ». Le monotype trinitain « Axelle» de Damien Zucconi monte sur la troisième marche du podium. Alors que Ludovic Gilet, président de la classe, épaulé d’Eric Brezellec prend la quatrième position au classement général de cette compétition bretonne. Enfin, notons la cinquième place des cherbourgeois de Gilles Drouet.

La suite des événements pour les J/80 sera marquée par le National de la série qui se déroulera à Cherbourg du 8 au 11 novembre. A l’issue de cette dernière compétition de l’année, les vainqueurs de la Coupe de France des J/80 2009 seront connus. Tout est encore jouable pour de nombreux équipages.

Classement après 8 courses :

1. Laurent Sambron, Jean-Yves Jaffrezic, Pierre-Yves Tinel, Stéphane Guilbaud (Atlantic/Apcc Voile Sportive) 9 pts;
2. S. Pellissier (Voilerie All Purpose/YC Crouesty Arzon) 33 pts;
3. D. Zucconi (Axelle J/SN Trinité-sur-Mer) 24 pts;
4. L. Gilet (Jacuzzi/CN Pornic) 26 pts;
5. G. Drouet (Marine Cherbourg Ccvs) 26 pts. 21 classés.
 

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La Monaco Classic Week rend hommage à Tuiga et récompense Mike Horn

Monaco Classic Week
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Des personnalités, issues tant de la voile classique (Jacqueline et Marie Tabarly, Alessandra et Allegra Gucci) que sportive (Dennis Conner, Brad Butterworth, tous deux quadruples vainqueurs de l’America’s Cup, ou encore Bruno Peyron, Philippe Monnet, Alexia Barrier…), du motonautisme (Carlo Riva, l’Ingeniere de Sarnico, qui a donné ses lettres de noblesse aux runabouts) ou de la Grande Plaisance (les designers Espen Oeino et Luca Bassani fondateur du chantier Wally Yachts) étaient présentes à Monaco.
Parmi les temps forts : l’entrée de Tuiga dans le Port le samedi 19, accompagné d’un air de cornemuse… écossais (en l’honneur de son architecte William Fife III) et escorté par les sifflets des vapeurs. Autre moment fort : l’hommage rendu à Eric Tabarly, l’équipage de Tuiga offrant sa victoire à Jacqueline Tabarly.

100 ans de Tuiga : hommage à ses précédents armateurs

« Chaque rassemblement de yachts de tradition, chaque anniversaire de ces unités prestigieuses nous offre la formidable opportunité de traverser un siècle de navigation. Derrière chacun de ces yachts, il existe, bien au-delà de la dimension architecturale ou sportive, une aventure humaine : celle d’une rencontre, d’une passion de l’armateur pour son bateau. Néanmoins, n’oublions jamais que nous n’en sommes que pour un temps les dépositaires ! Il convient donc de leur rendre hommage !» a déclaré Bernard d’Alessandri, Secrétaire Général du YCM. Ainsi, pour leur rendre hommage, le Yacht Club de Monaco avait tenu à convier le Duc Rafael Medina Abascal, petit-fils du Duc de Medinaceli, qui a donné vie à Tuiga, il y a un siècle ; Ian Rose, armateur du côtre aurique entre 1970 à 1982, ainsi que Albert Obrist qui lui a offert une nouvelle jeunesse juste avant que Tuiga ne devienne l’ambassadeur maritime de la Principauté.

Mike Horn élu Personnalité de la Mer 2009

Ce rassemblement a également été l’occasion de remettre au Sud-Africain Mike Horn le Trophée de la Personnalité de la Mer 2009. Le Prince Albert II a salué "un homme engagé et passionné, qui s’investit avec générosité pour notre planète, en mettant ses connaissances, son savoir-faire et sa pratique au service de l’éducation, à travers son projet Pangaea".

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Delesne et Lobato, vainqueurs à Funchal

Bertrand Delesne
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Mais la grande sensation de cette première étape est incontestablement le jeune (25 ans à peine) Portugais Francisco Lobato (ROFF TMN) qui fait chavirer les médias lusitaniens en l’emportant "en ses eaux" dans la catégorie des voiliers de série. Il relègue son poursuivant immédiat, le Havrais natif d’Harfleur Charlie Dalin (cherche sponsor- charliedalin.com) à 75 milles, soit dans les conditions de petits temps qui règnent sur l’archipel, un capital en heure fort conséquent jamais vu dans cette catégorie des Minis.Le temps record établi voici deux années par la navigatrice Isabelle Joschke, longtemps en passe d’être battu après cette formidable descente au portant dans l’alizé portugais, reste la propriété de la franco-allemande. Les dernières 36 heures de course en plein anticyclone ont poussé, et pousse encore les solitaires à puiser dans leurs ressources physiques et mentales. Bertrand Delesne, étonnant de décontraction et de lucidité, relaie déjà cette étape toute en contraste au rang de ses (bons) souvenirs, relativise sa performance, et se projette dans le morceau de bravoure de cette épreuve unique, les 3 100 milles de transatlantique vers Bahia.

Régalade…
« Quelle belle course! », « Je me suis régalé », « Quels fabuleux bateaux! »… de Bertrand Delesne à HP Schipman ou Francisco Lobato, les commentaires des premiers protagonistes à atteindre Funchal témoignent autant de l’intensité de la régate que du plaisir pris à naviguer sur de fabuleuses machines à jouer avec les éléments. Premiers enseignements, et non des moindres à dégager des déclarations toutes dents dehors des premiers arrivés, Francisco Lobato va vite, navigue "propre", pense bien et témoigne d’un sens de la trajectoire hors du commun. Des qualités qui devraient faire de lui dès l’an prochain, un redoutable "bizut" en Classe Figaro. Autre réflexion à brûle pourpoint de la bouche des héros du jour, les protos peuvent aller beaucoup plus vite… mais moins longtemps que le Pogo 2 du Portugais ; "Nos protos volent littéralement dans la brise" s’amuse Delesne. "Tenir dans trente noeuds de vent le code 5, (petit gennaker de brise ndlr),  plus de deux heures relève de l’impossible" explique le vainqueur du jour. "J’ai fait toute la descente le long de la péninsule Ibérique sous deux ris et solent arrisé!" HP Schipman ne masque pas son plaisir et surenchérit sur le même sujet. "Je suis resté les 4 premiers jours bien à l’abri dans la cabine, comme au balcon, et sous pilote, avec trois ris dans la grand voile au cap Finisterre!" Et pourtant, les fantastiques protos de s’envoler dans des accélérations à 20 noeuds et plus, "21 noeuds suivi d’un incroyable saut de vague " raconte Delesne. « Résultat, j’ai navigué en permanence à 60% du potentiel du bateau. »
Un Pogo 2 rapide mais "à bloc", et des Protos clairement "en dedans" et en mode préservation "car la route de Bahia est encore longue", voilà le premier enseignement de cette étape Atlantique.

Des écarts conséquents en série
Derrière Thomas Ruyant (Faber France), arrivé moins de trois heures après Delesne, on attend encore en soirée Stéphane le Diraison (Cultisol-Marins sans frontière) et Fabien Després (Soitec). Puis, des écarts plus importants vont prolonger les attentes. Le podium en série se joue entre Charlie Dalin (cherche sponsor-charliedalin.com), Ricardo Appoloni (ma Vie pour Mapei), Xavier Macaire (Masoco Bay). Ces trois hommes ont devant leur étrave 70 milles de pétole pour s’expliquer… autant dire que les écarts creusés par Lobato risquent d’être conséquents.

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Regroupement en approche de la porte de Bretagne

Istanbul
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L’Istanbul Europa Race a beau toucher à sa fin, le doute persiste sur le dénouement de cette ultime et dernière étape partie lundi dernier de Barcelone. A 280 milles de la ligne d’arrivée, les équipages de Michel Desjoyeaux et de Roland Jourdain ont indéniablement fait le trou, prenant depuis le passage du cap Finisterre la poudre d’escampette. Pourtant, aujourd’hui, leur leadership vacille et montre des signes de fragilité dans un contexte météorologique aussi complexe qu’imprévisible.

Deux duels en tête
A la lutte pour la place d’honneur, puisque 10 milles à peine séparent Foncia de son coriace poursuivant, les dix hommes de tête connaissent à présent des heures difficiles au passage d’une zone de transition dans des vents mollissant. En manque de pression, ils ont déjà ralenti la cadence et voient leur duo de chasseurs revenir en force dans leurs sillages, après avoir emprunté des chemins détournés à l’ouest pour attraper des vents plus soutenus dans leurs voiles. Des 85 milles d’avance capitalisés hier, il n’en reste plus que 50.  Indéniablement la flotte se regroupe sur un traditionnel air d’accordéon. Si Foncia, comme Veolia Environnement, semble encore pouvoir contenir le retour des duettistes de l’ouest avant le passage de la porte, qu’en sera-t-il demain dans les eaux troubles de la Manche, dans des conditions de petit temps et les forts courants ?
 
Du côté de la garde arrière…
En arrière, dans un tout autre système météo, 1876 (Guillermo Altadill), dont on ne peut malheureusement pas, faute d’informations, mesurer l’importance de l’avarie de gréement, progresse difficilement vers le cap Finisterre. Au large des côtes réputées pour servir trop ou pas assez de vent, les Espagnols sont vraisemblablement tombés dans un trou d’air comme le suggère la petite vitesse de moins de 3 nouds affichée au compteur.  De son côté, DCNS (Marc Thiercelin) poursuit sa course, seul, en arrière de la flotte. Pour autant, l’équipage qui n’a de cesse de mettre du cour à l’ouvrage face à l’adversité de la météo qui l’accompagne, reprend cette fois un peu de couleurs sous le grand soleil du Portugal. Pour preuve : la vitesse à deux chiffres enregistrée dans le dernier classement !  Pour ne pas prendre le risque de s’arrêter dans son élan et en vue de déjouer les prévisions qui lui promettent de nouveau des vents faibles et contraires, le dernier né de la flotte Imoca, en pleine phase d’optimisation, cherche désormais son salut sur une route plus au large. Une jolie manière de poursuivre son grand parcours côtier à l’échelle de l’Europe et de ne surtout pas baisser les armes…

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FONCIA vainqueur du GP Beau-Rivage Palace et 3ème du Challenge Julius Baer 2009

Foncia
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Faute de vent suffisant vendredi pour la première journée de joutes véliques, les onze Décision 35 ont du se contenter d’une seule journée de régates ce samedi. Dans des conditions orageuses sur le Lac Léman avec 5 à 8 nœuds de vent, trois manches auront finalement été lancées par le comité de course. Vainqueur de deux des 3 manches courues, Alain Gautier et son team s’imposent sur ce dernier rendez-vous de la saison en D35. « Cela a été une très belle journée. Nous avons été agressifs comme il fallait dans nos choix tactiques et nos options. Malheureusement, il nous manque un brin de réussite. Après nos deux victoires sur les manches 2 et 3, nous étions dans une position très favorable pour remonter à la deuxième place du général lors de la 4ème manche qui a malheureusement été annulée. A ce moment précis de la course, nous pouvions aller chercher cette deuxième place au général… mais le vent ne permettait plus de continuer… c’est dommage. »

3ème au général
Grâce à ce 3ème succès de la saison après ceux obtenus lors du Bol d’Or Mirabaud et du GP Romandie.com Act II, FONCIA termine à la troisième place du classement général du Challenge Julius Baer. Une très belle performance en soi car si Alinghi s’impose une nouvelle fois au général devant Okalys-Corum, le Team FONCIA remporte quant à lui le plus grande nombre de victoires sur la saison (ndr : trois sur 8) et surtout le Bol d’Or : « C’est la course mythique du circuit. C’est un événement hors du commun, et nous sommes très fiers d’avoir pu décrocher ce trophée et d’inscrire FONCIA au palmarès de cette épreuve. Cela reste inévitablement le grand souvenir de cette saison 2009 en Décision 35. »

A cœur de bien finir la saison
Deux fois deuxième du général en 2007 et 2008, Alain Gautier reste forcément déçu mais positive : « C’est forcément agaçant car avec 3 victoires cette saison nous prétendions à mieux. L’objectif était le titre. Ce n’est donc pas totalement satisfaisant surtout que la saison se joue à pas grand-chose. Les dernières manches du GP Corum et du GP Beau-Rivage sont les deux tournants de la saison. Après, nous n’avons qu’à nous en prendre à nous même. Il faut aussi positiver. Nous avions à cœur de bien finir la saison, et cette victoire ce week-end est là pour nous le rappeler. »

Une nouvelle saison en D35 s’achève donc pour FONCIA et Alain Gautier qui terminent sur la troisième marche du podium derrière le triple vainqueur du championnat, Alinghi, et Okalys-Corum qui décroche la deuxième place.
A noter également qu’à l’occasion de ce dernier Grand-prix de la saison, Michel Desjoyeaux – actuellement en course sur l’Istanbul Europa Race à bord du 60 pieds Imoca FONCIA- s’est vu remettre le Trophée Marc Landolt « pour son apport significatif au monde de la voile ». Ce prix vient récompenser une superbe année pour le Team FONCIA.

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