- Publicité -
Accueil Blog Page 1510

Bruno Peyron relance The Race !

Bruno Peyron portrait 2005
DR

Une dizaine de Géants

Après discussion avec les principaux skippers des maxi-multicoques de la G.Class, il résulte que parmi la douzaine de Géants construits à ce jour, 8 à 10 d’entre eux pourraient être sur la ligne de départ de The Race, sans compter les nouveaux bateaux qui peuvent être mis en construction, notamment à partir des moules existants des derniers multicoques de dernière génération.
L’objectif a terme : le même que lors du lancement de la première : « les 10 équipes les plus rapides du monde. »

Tous les signaux au vert

Bruno Peyron qui a pris le temps de la réflexion avant de mûrir sa décision témoigne : « Ayant pris un peu de recul depuis ma dernière participation au Trophée Jules Verne, je constate plusieurs éléments qui m’ont poussé à prendre la décision de relancer The Race. D’abord et depuis la dernière America’s Cup que nous venons de vivre tout récemment, on peut désormais conclure que nous français ne sommes plus seuls au monde dans le domaine du multicoque et c’est une excellente nouvelle. Nous allons changer d’époque. Notons par ailleurs que depuis The Race, 12 multicoques géants ont été construits dont quatre lors des trois dernières années. Il y a donc aujourd’hui un nombre de bateaux de qualité suffisant pour proposer enfin à leurs skippers et partenaires la relance de l’événement, sans compter les nouveaux multicoques dont la construction peut être lancée dans la perspective d’une nouvelle édition en 2013 ou 2014. Je vois aussi que certaines grandes marques regardent du côté de la Volvo Ocean Race, ce qui est compréhensible mais démontre également l’absence d’une course alternative à vocation internationale en multicoques. Enfin la prise de conscience des uns et des autres est aujourd’hui plus collective et mes discussions avec les principaux skippers de la G.Class me poussent à aller dans leur sens. La nouvelle Classe des 100 pieds (déjà 3 opérationnels, bientôt 4) a démontré la possibilité pour ces bateaux innovants de faire le tour du monde par les trois caps mythiques dans le cadre de budgets limités. Il y a donc désormais une possibilité plus « accessible », de pouvoir participer à The Race.
Pourquoi 2013 ou 2014 ? Pour situer l’événement entre deux éditions de la Volvo Ocean Race et offrir aux principaux challengers internationaux la possibilité de participer à l’événement. Cette échéance donne le temps aux équipes de structurer leur projet et à l’organisation de fédérer un groupe de partenaires ambitieux et motivés ».

L’équipe d’organisation se constitue

Après consultation de différentes agences de marketing sportif, Bruno Peyron a décidé de confier la direction générale de The Race Event à Thierry Reboul. Ancien directeur de la publicité d’Air France et de la communication d’Alcatel, Thierry Reboul est le fondateur de l’agence événementielle Ubi bene, spécialisée dans les opérations spectaculaires. Ce dernier aura notamment en charge l’organisation et la négociation avec les partenaires principaux et les sites officiels de l’événement. Un appel d’offre sera lancé afin de compléter le dispositif avec une équipe internationale en charge d’une partie de la production exécutive.

Les premières réactions :

Grant Dalton, Vainqueur de The Race : « Quand Bruno Peyron a annoncé le lancement de The Race, j’avais déjà quelques expériences autour du monde, et cela m’a immédiatement intéressé. Bien que le Trophée Jules Verne me fascinait, ce qui m’attirait c’était l’idée d’une véritable course avec de nouveaux bateaux. Grâce à l’aide et la vision de Bruno, j’ai pu vivre la meilleure expérience de ma carrière professionnelle. Le maxi-catamaran Club Med était le premier du genre, avec ses 108 pieds, capable d’enchaîner des journées à plus de 600 milles. C’était une merveille et j’étais privilégié d’être à bord. Mais le vrai succès fut que The Race a ouvert la voie à une navigation plus extrême. Elle a fait tomber les barrières et nous a permis de réaliser ce que l’on croyait impossible jusqu’alors. Cette course reste de loin le moment fort de mes 25 années de voile professionnelle. L’idée de relancer The Race fera de nouveau avancer le monde de la voile ».

Pascal Bidégorry, Skipper du maxi-trimaran Banque Populaire V, détenteur du record de l’Atlantique nord : « Depuis la construction de Banque Populaire V, participer à The Race est une évidence pour moi. J’ai vécu la première édition comme spectateur et je me rappelle de l’enthousiasme qu’il y avait autour de cette course. Après plusieurs années de navigation en multicoque et quand on a la chance de naviguer sur un maxi-multicoque comme Banque Populaire, je ne conçois pas de faire tous ces records sans participer à une course comme The Race. Ces bateaux sont fabuleux et se battre autour du monde en temps réel est exceptionnel. Je suis admiratif de ce qu’est la Volvo Ocean Race, mais je pense que sportivement et maritimement il n’y a pas d’équivalent à The Race ».

Francis Joyon, recordman du tour du monde en solitaire : « Je pense que tout projet qui permet de faire vivre nos grands multicoques mérite que l’on s’y intéresse, surtout lorsque l’idée vient de Bruno, qui a une telle expérience dans ce domaine ».

Lionel Lemonchois, vainqueur de la dernière Route du Rhum et participant à la première édition de The Race à bord de Team Adventure : « C’est une bonne chose que Bruno relance The Race. Il va enfin nous redonner l’occasion de courir autour du monde et en course sur ces incroyables maxi-multicoques. Pour moi, cette course a été la découverte de ces formidables machines et j’en garde un souvenir inoubliable. Un nouveau défi à venir, j’espère que j’y serai…. ».

- Publicité -

L’Indien rageant et le temps maudit

Groupama 3 en code vert
DR

Rageant, pesant, déstabilisant, énervant, frustrant… À chaque fois que le trimaran géant est en passe de sortir du piège météorologique, Eole déplace son front pour maintenir Franck Cammas et ses hommes dans un magma instable. L’océan Indien n’a toujours pas retrouvé son visage habituel : il est extrêmement perturbé dans son Nord avec deux cyclones en formation, plutôt violent dans son Sud avec un train de dépression, mais particulièrement tranquille en son milieu où un gros anticyclone se décale lentement…

Le Grand Sud est ainsi découpé en tranches et Groupama 3 n’a pas d’autre solution que de faire route plein Est en progressant par à-coups : toute la nuit dernière, sa vitesse a oscillé entre 8 et 28 noeuds au gré des fluctuations d’un vent de secteur Sud, une brise qui basculait du Sud-Est au Sud-Ouest entre six et seize noeuds… L’équipage a donc dû manoeuvrer beaucoup pour s’adapter à ces variations afin de quitter enfin ce marécage extrêmement pénible à traverser en raison d’une mer très désordonnée.

« La traversée de la zone de vent très faible du thalweg est prévue pour ce jeudi matin avec l’espoir d’attraper à la mi-journée les vents de Nord-Ouest soutenus convoités depuis lundi soir. La mer est très désordonnée avec plusieurs trains de houle qui se superposent en raison de la très grande variabilité des vents qui ont soufflé sur la zone depuis 24h… » indiquait Sylvain Mondon de Météo France.

Franck Cammas et ses neuf équipiers en ont donc encore pour plusieurs heures avant que leur vitesse retrouve une régularité et un niveau plus conformes à leur position géographique, par 43° Sud tout de même ! Le passage au Nord de l’archipel des Kerguelen est programmé pour le début du week-end, et le retard sur le temps de référence d’Orange 2 qui approche désormais la journée, pourrait alors se réduire …

- Publicité -

Regain d’optimisme sur Groupama 3

Groupama 3
DR

L’inquiétude relative a fait place à un optimiste modéré… Comme quoi la vie en mer apporte aussi son lot de stress et de fluctuation du moral au gré des yo-yo barométriques. La situation de Groupama 3 n’était pas très favorable depuis près de 48 heures avec un front oscillant entre accélération et ralentissement, entraînant une succession de changements de route pour tenter de le percer. Vains essais, mais en retour une brise plus régulière s’est enfin installée avant une nouvelle bascule au Nord-Ouest.

« Il nous manque un peu de vent, mais nous avons bon espoir pour la nuit prochaine. Le bateau n’a pas été éprouvé malgré les conditions assez mouvementées d’hier, et l’équipage connaît bien la région ! Nous avons ce mercredi midi du vent de Sud modéré en étant en arrière du front, un front que nous n’arrivons pas à traverser. Nous avons dû empanner et au fur et à mesure que nous nous sommes éloignés du front, un vent de 14-15 noeuds nous fait progresser plein Est. Le front va normalement s’arrêter en soirée et nous devrions attraper enfin le vent de Nord-Ouest ! Nous allons retrouver les grandes vitesses en route vers le cap Leeuwin... » lançait Franck Cammas à la vacation radio de 12h30.

Le bon régime
Le vent va donc tourner dès jeudi matin au Nord-Ouest, une brise qui pourrait pousser Groupama 3 jusqu’à la sortie de l’océan Indien ! Mais comme le phénomène s’avère assez rapide, Franck Cammas et ses neuf équipiers vont devoir tenir des moyennes proches de 32 noeuds pendant plusieurs jours… L’écart par rapport au temps de référence qui avait frôlé les 400 milles mardi soir et mercredi matin, commence à nouveau à se rétrécir : Orange 2 n’avait pas été très rapide à ce point du Trophée Jules Verne, avec même une phase de transition très lente en ce seizième jour de mer…

« Les systèmes météo nous emmènent sur une trajectoire assez Nord, mais ce n’est pas si mal pour éviter les icebergs qui se situent du côté des Kerguelen. Nous n’avons pas pris le risque de plonger plus au Sud car on pouvait se retrouver avec une dépression sur notre bâbord (donc avec des vents contraires), et ça, ce n’est pas bon du tout ! Mais notre choix nous impose de maintenir des moyennes élevées pour rester dans ce bon régime. »

Et si la course au record est l’objectif essentiel de l’équipage de Groupama 3, la longueur du temps permet aussi de profiter de l’ambiance très particulière de l’océan Indien. Certes celui-ci offre parfois des paysages plombés par le brouillard, un ciel gris et pluvieux, par des nuits sans lune comme actuellement. Mais le Grand Sud a l’art de changer de visage très rapidement.

« Nous avons un peu de temps pour admirer le décor, avec des couleurs et des lumières qu’on ne trouve qu’ici ! Et le vol des albatros est vraiment majestueux… Ils sont impressionnants par leur envergure quand ils filent devant les étraves ! Il n’y a par contre pas beaucoup de mammifères marins, juste deux petits requins qui se sont pris dans le foil. Dans une houle de trois-quarts de face, nous ne sommes pas vraiment mouillés, mais il commence à faire plus froid avec le vent qui vient de l’Antarctique. Nous n’avons pas encore mis le chauffage à l’intérieur pour sécher nos vêtements… »

- Publicité -

Cup: San Francisco se lève

San Francisco
DR

La Mairie de la ville californienne souligne que si les courses se disputaient à San Francisco, les bateaux seraient à 50 mètres du littoral par moments, tandis qu’à Valence les multis étaient à plus de 4 milles de la côte. Un porte parole de la Mairie a déclaré : "Nous sommes enthousiastes. On ne pourrait pas imaginer un meilleur endroit pour disputer la Coupe".

Evidemment, à Valencia où toutes les infrastructures des teams ayant participé à la 32e édition existent, on ne l’entend pas forcément de cette oreille et il y a fort à parier que Larry Ellison sera courtisé de ce côté de l’Atlantique aussi . Parmi les autres villes "possibles" entendues ici et là pour la 34e Cup – probablement un retour à une édition classique en monocoques – on note encore Newport et San Diego. En attendant de nouvelles candidatures?

- Publicité -

Groupama 3 retrouve sa vitesse de croisière

Franck Cammas Groupama 3
DR

Après la zone de confluence qui a fortement ralenti Franck Cammas et ses hommes au début de l’océan Indien, l’anticyclone qu’ils longent sur sa bordure Sud n’est pas aussi puissant qu’il n’y paraissait en raison de ce retard pris sur le routage. Sur un tour du monde, un décalage de quelques heures peut être extrêmement positif ou a contrario pénalisant. Les grands surfs ne sont donc pas encore d’actualité, mais c’est à une vitesse de « croisière » de 20 à 25 noeuds que progresse le trimaran géant dans cet océan Indien très pacifié…

Recadrage au lever du jour
« Après avoir tout tenté depuis lundi soir, Groupama 3 voit une fois de plus le vent de secteur Nord se dérober juste devant ses étraves. En effet, malgré de très bonnes vitesses depuis mardi soir, atteintes grâce au retour du front par l’Ouest, le flux de Nord très proche à deux reprises (moins de 20 milles dans l’Est) n’a pu être atteint. Pour la première fois depuis le départ de Brest, une "porte" se ferme juste devant Franck Cammas et son équipage malgré leur acharnement et leur détermination à tout tenter pour que ça ne se produise pas… » analysait Sylvain Mondon de Météo France.

Le vent de Sud-Ouest étant arrivé sur sa zone de navigation, Groupama 3 continue sa route en tribord amure vers les Terres Australes et Antarctiques Françaises ce mercredi matin. La stratégie a été modifiée pour rejoindre le plus rapidement possible la Tasmanie et continuer la traversée de l’océan Indien à des vitesses les plus élevées possibles qui permettront de revenir sur le temps de référence établi par Orange 2 en 2005. À 7h00 (heure française), Franck Cammas et ses hommes avaient empanné pour se recadrer sur une latitude plus Sud afin de repiquer vers l’archipel des Kerguelen.

- Publicité -

Eurolarge : un atelier dédié au collage structural.

Eurolarge - Colloque DD
Eurolarge - Colloque DD

Cet atelier se tiendra le Mardi 9 Mars à partir de 8h45 dans la Salle du Conseil de la Mairie de la Trinité-sur-Mer.

A cette occasion interviendront des spécialistes des produits et procédés de collage, qui partageront avec les participants leur expertise sur ce sujet.

Le programme de la matinée :
8h30 – Café d’accueil

9h00 –  Laurent PITRE – SIKA FRANCE Transport et Marine
– Panorama des familles de produits utilisés dans le domaine du collage structural
– Avantages et  contraintes process associées
– Questions des participants
 
9h50 – Annette ROY – CRITT Matériaux Poitou-Charentes
– Collage structural de la liaison cloison/coque : les étapes clés de la réussite
– Retour d’expérience sur le collage mixte coque/pont
– Questions des participants
 
10h40 – Renan LAGREE, Clément PERIN – DCNS/CESMAN
– Démarche de qualification des procédés de collage
– Questions des participants
 
11h20 – Jean-Pierre JUGE – AXSON
Retours d’expérience sur le collage bi-composants
– Collage  bi-composants PU thermoplastique/composites dans le secteur automobile
– Collage bi-composants Epoxy  nid d’abeille/panneaux composites dans secteur ferroviaire
– Questions des participants
 
12H15 Fin de la matinée
Possibilité de déjeuner en commun à l’issue de la matinale
 
Public concerné : Dirigeants et personnels de production des chantiers, équipementiers du nautisme
Nombre de places limitées à 25 personnes
Réponses souhaitées au plus tard pour le 1er mars 2010

Formulaire d’inscription sur : www.eurolarge.fr/inscription/09mars2010.php   
 
Pour plus d’information : Yann 02.97.88.23.21 ou Christelle 02.97.88.26.37

Source : Eurolarge
www.eurolarge.fr

- Publicité -

Un Indien atypique pour Franck Cammas et ses hommes

Franck Cammas à la barre Groupama 3
DR

Il en faut plus pour déstabiliser un groupe ! Marins aguerris, compétiteurs nés, expérimentés des mers du Sud, Franck Cammas et ses hommes prennent leur mal en patience car ils savent que cette zone de transition va s’étioler et que les longs surfs sur la houle de l’Indien vont de nouveau remettre du rythme dans ce Trophée Jules Verne. Mais la nuit dernière a mis les nerfs à vif lorsqu’une petite phase de vents faibles et instables a remplacé un flux d’Ouest relativement bien organisé… Le front froid qui les avait propulsés à grande vitesse dans l’Atlantique Sud s’est mis en tête de les rattraper ! La faute à deux cyclones en cours de formation dans l’océan Indien tropical ?

« Nous sommes dans une zone délicate depuis quasiment vingt heures : nous n’arrivons pas à franchir ce front qui fusionne avec le précédent, celui qui nous avait poussé jusqu’à l’océan Indien… Nous suivons en temps réel la météo avec Stan Honey notre navigateur, et Sylvain Mondon à terre. L’état de la mer n’est pas très agréable : on repart vers le Sud pour empanner de nouveau ! Nous allons faire pas mal de manœuvres pour s’extraire de ces calmes. Surtout, c’est assez difficile en bâbord amure avec la houle de face alors que le vent reste faible de secteur Ouest… » lançait Franck Cammas à la vacation radio.

Revenir aux fondamentaux

Ce mardi soir, Groupama 3 devrait commencer à sentir les premiers effluves de Nord qui annoncent la bordure méridionale d’un anticyclone assez étendu puisqu’il se prolonge au-delà de l’archipel des Kerguelen. Ce régime va progressivement s’orienter au Nord-Ouest en se stabilisant à vingt-cinq nœuds sous la poussée d’une dépression assez Sud (55° S). La trajectoire du trimaran géant va donc rester calée entre le 43° Sud et le 46° Sud avec un empannage aux abords de l’archipel austral. Mais d’ici là, Franck Cammas et ses neuf équipiers auront repris un tempo plus conforme aux mers du Sud, et donc reviendront dans les temps du Trophée Jules Verne du côté des Kerguelen. De la glisse, de la vitesse, de la sensation : l’équipage va retrouver les valeurs fondamentales qu’il est venu chercher sur ce tour du monde…

« Ce n’est pas un Indien typique ! Nous n’avons pas spécialement de vents violents et de grosse mer, mais plutôt un vent faible et une mer de Nord-Est, extrêmement rare dans cette zone-là. Devant nous, on a un vent orienté au Nord : c’est ce qui génère une houle de face qui complique notre avancée. Les chocs sont vraiment violents depuis hier, donc on a un peu freiné pour épargner le bateau. On arrive à vivre à bord, mais il faut quand même choisir à quel moment on va aller se faire à manger suivant l’amure ! Pareil pour dormir et se reposer ! Je ne crois pas qu’on va s’en sortir rapidement… Il faut attendre que le système évolue. »

- Publicité -

Russell Coutts sur l’avenir de la Coupe

Russell Coutts au lendemain de la victoire
DR

Parmi les éléments clés pour Coutts, la mise en place d’une organisation indépendante concernant les prochaines courses, ce qui signifierait un jury, des arbitres et une direction de course autonomes. Quant au choix du lieu, rien n’a été décidé et le nouveau Defender reste ouvert à toutes les propositions. On note cependant les doutes exprimés par Coutts sur le choix d’un site américain, car il estime qu’il n’y a ni la place, ni le temps pour faire aussi bien qu’à Auckland ou à Valence lors des dernières éditions. A part les lieux fréquemment cités comme San Diego, San Francisco et Newport, Coutts a également évoqué les noms de Cascaïs et de Fremantle, ce dernier offrant d’excellentes conditions selon le Directeur de l’équipe.

Concernant l’organisation d’une sélection, Coutts précise qu’à son avis cette série devrait être séparée de la Coupe elle-même et il n’envisagerait pas une participation du Defender, préférant ainsi un retour vers l’ancien format. Par contre, si plusieurs clubs américains se présentent en tant que defender, une série de sélection pourrait alors être envisagée entre eux.

Même si l’année dernière Coutts semblait hostile à l’idée d’un duel entre des multis, le spectacle à Valence lui aurait convaincu que ce serait une possibilité à envisager, mais là encore le Directeur souligne que son équipe reste ouverte à toutes les propositions. Et cela comprend un retour à la possibilité de disposer de deux bateaux pour la prochaine Coupe, ce qui faciliterait d’ailleurs les entraînements de son équipe.

D’un point de vue personnel, Coutts souhaite voir la fin des poursuites juridiques, mais déclare que c’est Larry Ellison qui décidera ce que son équipe va faire.

- Publicité -

Gildas Morvan embarque Bertrand De Broc

Morvan 09
DR

Voilà 10 ans, en l’an 2000 donc, Gildas Morvan avait déjà embarqué Bertrand de Broc à bord de Cercle Vert, sur la Transat Ag2r. Et les deux hommes avaient pris la deuxième place, quatre heures derrière le duo Karine Fauconnier/Lionel Lemonchois. « Tout s’était super bien passé entre nous, nous nous étions très bien entendus à bord et le résultat était là. Aussi, nous sommes très contents de partir ensemble », assurent en chœur Bertrand de Broc et Gildas Morvan.

« Faire mieux que deuxièmes »

Et quand on dit à Gildas Morvan que les derniers à avoir annoncé l’objectif « mieux que deuxièmes », ont tenu le pari (Marc Guillemot et Charles Caudrelier, vainqueurs de la dernière Transat Jacques Vabre) « le géant vert » part de ce bon rire du pays des Abers : « ah oui mais eux ce n’est pas en monotype, leur Safran est un avion de chasse. Nous, on joue à armes égales à bord des Figaro sur une transat forcément aléatoire, qui se joue souvent dans les choix pris à Madère et dont on connaît rarement le vainqueur 48 heures avant la ligne. »

Plaisanterie mise à part, le duo Morvan/De Broc sera forcément attendu au tournant. Leur palmarès parle en leur faveur. Champion de France en titre, Gildas a pour lui d’avoir gagné l’an dernier une transat en Figaro : la Transat BPE en solitaire, de Belle-Ile à Marie Galante. Bertrand, lui, appartient autant à la légende du Vendée Globe qu’à celle de la Transat : en 1994, déjà, il terminait 2e de cette course avec son cousin Marc Guillemot (le monde est petit) pour le plus petit écart jamais enregistré sur l’épreuve : 63… secondes ! A l’époque, c’était juste derrière le duo composé de Roland Jourdain et Jean Le Cam… ce même Jean Le Cam avec lequel Gildas finissait 4e de la dernière Transat Ag2r, voilà deux ans (le monde est décidément très petit).

« 20 jours à fond »

Comme d’ordinaire, la concurrence sera féroce : « sur une vingtaine de bateaux au départ, une quinzaine peut espérer le podium, voire mieux », estime Bertrand de Broc. Il y aura il est vrai de grands duos au départ comme – pour ne citer qu’eux – ceux formés par Jean Le Cam et Nicolas Lunven, Kito de Pavant et Sébastien Audigane, Bernard Stamm et Gildas Mahé, etc. Bertrand poursuit : « cette course est passionnante car il faut être à fond en permanence pendant 20 jours, ne jamais rien lâcher. Je suis bien placé pour savoir que chaque minute compte ! »

Afin de se préparer au mieux, « nous avons établi un programme d’entraînement de trois semaines ensemble au centre de Port La Forêt » précise Gildas Morvan, qui fera de nouveau toute confiance à son assistant Mathieu Couture pour la préparation technique de Cercle Vert, option qui lui avait donc parfaitement réussi l’an passé sur la Transat BPE. « Et avec Bertrand nous allons gagner beaucoup de temps », ajoute Gildas, « tous les deux nous connaissons bien le bateau, la météo, nous savons comment fonctionner à bord… il y a beaucoup d’acquis sur lesquels on n’est pas obligés de revenir, nous avons juste à bien retrouver quelques automatismes propres à la navigation en double et tester quelques voiles… » L’expérience des deux hommes est indéniable : ce sera la 6e participation pour Bertrand de Broc et la 7e pour Gildas Morvan… qui aimerait bien accrocher cette course à son palmarès, autant que la prochaine Solitaire du Figaro à laquelle il participera encore l’été prochain, animé des plus hautes ambitions.

- Publicité -

Mascalzone Latino, Challenger of Record

Le GGYC et le Club Nautico di Roma
DR

Le GGYC et le Club Nautico di Roma ont accepté de lancer des discussions avec d’autres équipes déjà en place et de nouveaux participants éventuels. L’objectif selon le club américain est d’assurer que la « 34e Coupe soit construite sur ses fondements historiques avec une vision de son avenir partagée par tous. »

En effet il y aura sans doute des discussions sur le lieu de la prochaine Coupe de l’America.  Parmi les possibilités on cite les noms de San Diego (une des bases de BMW Oracle lors des entraînements), San Francisco (la base du Golden Gate Yacht Club), Newport (le site traditionnel pour les Américains de 1930 à 1983) et  Valence (après tout, BMW Oracle vient de remporter un grand succès en Espagne…)   

Tout s’est rapidement évolué en Italie depuis le début du mois. Il y a quelques jours Onorato a annoncé qu’il quittait le Yacht Club Costa Smeralda suite à un différend avec le Commodore du club et cela après 25 ans d’association. Quant à son équipe Mascalzone Latino fondée en 1993, Onorato a annoncé il y a dix jours que l’équipe avait signé un partenariat avec Audi et devient ainsi Mascalzone Latino Audi Team lors de ses participations en Melges 32, Farr 40 et lors du Louis Vuitton Trophy.

La victoire américaine était un moment de grande satisfaction pour l’Italien, qui a rapidement déclaré : « Dieu merci ! C’est la fin d’une longue nuit pour Oracle ! » Un sentiment partagé par le nouveau président de l’équipe, Lara Ciribì Onorato : « Chez Mascalzone Latino nous sommes fiers d’avoir soutenu la position de Larry Ellison et Russell Coutts dès le début. Grâce à cette victoire, la Coupe de l’America peut redevenir une grande épreuve sportive, avec des règles plus justes que celles que l’ancien Defender voulait imposer. »

- Publicité -
- Publicité -