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Duel entre Wild Oats XI et Etihad Stadium

Wild Oats XI au large de Hobart
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Comme attendu dès le départ de la Pittwater-Coffs Harbour à 13 heures (heure locale en Australie), les deux maxis ont pris la tête de la flotte dans une brise de 8-10 noeuds, qui devrait fraîchir pour la remontée des côtes australiennes où un avis de grand frais est en cours. Wild Oats XI skippé par Mark Richards a pris l’avantage lors de la sortie de la Baie. A noter l’option tactique prise par le Reichel Pugh 66 Black Jack, qui veut profiter du vent plus fort au large pour s’affirmer devant les maxis.

Pendant que la plupart des participants ont pu prendre le large sans difficulté, plusieurs incidents ont émaillé le départ de la course. Le Farr 45 Pretty Woman a été obligé d’effectuer une pénalité de deux tours pour ne pas avoir respecté la priorité, tandis qu’Edake a dû revenir après avoir volé le départ.

Un premier front est passé sur la flotte après une demi-heure de course avec une forte pluie et des rafales de 20 noeuds, et même si ce grain n’a pas duré très longtemps, il donne un avant goût des conditions plus musclées attendues cette nuit.

L’arrivée est normalement prévue dans le port de Coffs, mais cela pose un problème à Etihad Stadium. Le maxi a un tirant d’eau de 7m et le chenal du port n’offre que 6m d’eau à basse marée. Les organisateurs ont donc modifié les règles pour permettre au bateau de franchir une ligne alternative à l’extérieur du port. Lors du premier classement de la nuit Wild Oats XI menait toujours devant Etihad Stadium avec Black Jack en troisième place à une dizaine de milles.

Nouveau succès pour Investec Loyal

Pendant que ces deux maxis disputent cette longue course côtière un autre qui a laissé sa marque sur la Sydney-Hobart 2009 vient de remporter la régate sur la Derwent en Tasmanie. La plupart des participants de la course mythique sont vite repartis vers l’Australie, mais le 100 pieds de Sean Langman, Investec Loyal est resté à Hobart pour disputer le titre de Roi du Derwent. Après sa quatrième place la semaine dernière, le maxi a de nouveau brillé aujourd’hui grâce aux bons choix pris par Langman. En effet, il a été le seul à anticiper l’arrivée d’un grain avec 40 noeuds de vent et a pris le départ avec un tourmentin. Les conditions ont rapidement changé surprenant de nombreux participants et contraignant quatorze à abandonner la course. Malgré son option prudente, Investec Loyal a néanmoins bouclé le parcours de 18 milles en 1 heure 21 minutes pour terminer loin devant la prochaine arrivée.

Two True remporte la Sydney-Hobart

Two True Vainqueur Sydney-Hobart
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Hier au classement provisoire, Two True a pris la première place sous IRC, mais pour Andrew Saies, le skipper du Bénéteau First 40, l’attente a été longue après son arrivée. Il fallait en effet attendre la réunion du Jury International ce matin pour savoir s’il allait être pénalisé pour un incident au départ de la course mythique.

Le Jury vient de déterminer que c’était le First 47.7 Kioni qui avait été responsable pour l’incident. Son skipper a également avoué qu’il n’avait pas respecté une marque dans le port de Sydney. Le Jury décide ainsi de le disqualifier. Quant aux deux autres skippers contre lesquels des protestations avaient été déposées, le Jury estime qu’ils n’ont pas enfreint les règles. Two True est donc exonéré et du coup sera déclaré le vainqueur de la Sydney Hobart sous IRC. On ne verra pas une répétition du scénario de 1985 lorsque le bateau qui dominait le classement a été pénalisé. Cette année-là aucun vainqueur officiel n’a été annoncé.

On apprend également que ce matin, le Jones 70 de Matt Allen Ichi Ban a démâté lors de son convoyage vers Sydney. Un hauban se serait cassé engendrant la chute du gréement à environ 170 milles au sud des côtes de la Nouvelle Galles du Sud. Aucune blessure n’est à déplorer et le bateau continue sa route sous moteur vers Eden.

2009 – le bilan de l´équipe de France

Saint-Moritz Match Race 2009
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En tête chez les hommes, on trouve Adam Minoprio, également vainqueur du World Match Racing tour où l’équipe de France s’est classée aux 5ème (Mathieu Richard), 7ème (Sébastien Col) et 8ème places (Damien Iehl).

Des résultats qui sont l’occasion d’un bilan global de l’année 2009 de l’équipe de France de Match race avec son entraîneur national Marc Bouet:
« Le verre est à moitié vide et à moitié plein. Côté positif : il y a peu de sports où les français peuvent se targuer d’être au 3ème, 4ème et 6 ème rang mondial ! Et des places de 5, 7 et 8ème dans le championnat du monde qu’est le World Match racing Tour confirment des résultats de très haut niveau. Côté négatif : nous avons remporté moins d’épreuves que l’an dernier et nous n’avons pu monter sur le podium du WMRT contrairement à 2008 qui avait vu Sébastien Col terminer vice-champion du Monde et Mathieu Richard prendre la 3ème place. Nous avons eu trois équipages leaders, Philippe Presti ayant connu une année plus difficile. La performance de Mathieu Richard qui se maintient depuis quatre ans parmi les cinq meilleurs mondiaux confirme une régularité impressionnante alors que Sébastien, leader de l’équipe l’an dernier, n’a pas réalisé une grande année. Par contre on observe la progression de Damien Iehl surtout qu’il ne faisait pas partie des « invités » permanents du circuit ce qui constitue un désavantage évident. Il s’en est donc bien tiré ».

Les objectifs 2010
« Nous voulons toujours remporter le titre. Mais plus encore que les autres années, nous allons être tributaires d’un championnat qui choisit ses participants sur des critères qui ne sont pas seulement sportifs. En dehors des 3 premiers du WMRT 2009 invités d’office, les 9 autres le seront en effet sur « dossier » avec un droit d’entrée financier. En outre il n’y aura pas plus de deux participants par nation. Avec l’accord des actuels membres de l’équipe de France, c’est la FFVoile qui proposera deux équipages. Il n’y aura donc pas de candidature isolée des membres de l’équipe de France. La sélection de ces deux équipages se fera mi-janvier. Le WMRT annoncera sa décision sur les équipages retenus fin janvier ».

Un résultat incertain en temps compensé

Two True Sydney-Hobart
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Le 33 pieds Zephyr Hamilton Elevators mène au classement ce mercredi et si James Connell et son équipage arrivent à Hobart avant 01h31 vendredi matin (heure locale) le Sea Nymph 33 deviendra le plus petit bateau à gagner la Sydney-Hobart depuis Zeus II en 1981.

Selon les dernières estimations, Zephyr Hamilton Elevators devrait arriver vers 23h46 jeudi soir, mais son skipper fait tout son possible pour garder la vitesse aujourd’hui, car les prévisions météorologiques annoncent l’absence de vent sur la Derwent à partir de 22h, ce qui risque de compliquer les derniers milles de ce parcours de 628 milles.

Si Connell est retardé, le Bénéteau First 40 Two True, pourrait être déclaré le vainqueur, mais là aussi rien n’est certain, malgré l’arrivée d’Andrew Saies en début d’après-midi aujourd’hui. En effet, on peut imaginer un résultat très controversé pour cette édition de la Sydney-Hobart, car plusieurs protestations ont été déposées. Two True a été impliqué dans une collision à la première marque de la course à Sydney, qui a vu le premier abandon de l’épreuve. Le skipper du bateau She’s The Culprit a immédiatement déposé une protestation. Mais ce n’est pas tout, car le skipper de Zephyr Hamilton Elevators a déclaré qu’il va déposer une protestation contre trois autres bateaux déjà amarrés à Hobart à son arrivée !

Le Jury va écouter les arguments seulement demain matin, car les cinq membres attendaient l’arrivée des témoins de l’accident. Si le Jury décide contre Two True, ce sera son sistership, un autre Bénéteau First 40, qui se verra attribuer le trophée pour le vainqueur en temps compensé – la fameuse Tattersall’s Cup.

Un flot d´arrivées à Hobart

Lahana Sydney-Hobart
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Désormais les premiers équipages à arriver doivent patienter afin de découvrir le nom du gagnant de la Tattersall’s Cup, le prestigieux trophée qui récompense le vainqueur en temps compensé. En arrivant en cinquième place derrière Investec Loyal (l’ex-Maximus) le Judel Vrolijk 72 Ran a pris la tête du classement provisoire. Le vainqueur de la Fastnet Race a franchi la ligne d’arrivée neuf heures et 24 minutes après Alfa Romeo. Un temps de course qui a mis fin aux espoirs de Neville Crichton et de l’équipage d’Alfa Romeo de remporter la course en temps réel et en temps compensé.

Niklas Zennstrom le propriétaire de Ran confirme les sentiments exprimés par ceux qui l’ont précédé : « Parfois la course a été très frustrante, car pour les grands bateaux, c’était très mauvais, tandis que les plus petites unités ont eu de la chance. Il faut faire ce que l’on peut et je crois que nous n’avons pas fait trop d’erreurs. C’est comme cela… La météo pendant la Fastnet a été plus facile à prévoir. La course n’a pas été aussi éprouvante physiquement que nous avons anticipée. En fait ce n’était pas dur du tout, mais psychologiquement c’était bien plus difficile. »

Quant à un retour l’année prochaine, Zennstrom n’est pas prêt à confirmer sa participation, mais ne l’exclut pas non plus. A 8h30 heure française huit bateaux avaient franchi la ligne d’arrivée et seulement cinq ont abandonné la course, ce qui fait que 87 bateaux restent en course.

Le classement en temps réel à 8h
1 Alfa Romeo
2 Wild Oats XI
3 ICAP Leopard
4 Investec LOYAL
5 Ran
6 Ichi Ban
7 YuuZoo
8 Lahana

Groupama 3 de retour à Lorient

François Salabert Groupama 3
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Barbu, les traits légèrement tirés malgré un large sourire révélateur de sa joie de toucher terre, Fred Le Peutrec est un skipper comblé : « Le convoyage s’est très bien passé avec un équipage composé d’excellents marins mais dont la moitié découvrait Groupama 3. Nous avons bien navigué et j’ai beaucoup apprécié ce rôle de skipper qui nécessite de prendre des responsabilités importantes, de prendre des décisions face à une météo qui a parfois été difficile, notamment ces derniers jours » . Mais Fred est aussi un homme heureux : « Nous sommes tous ravis d’arriver, de retrouver nos familles, nos enfants pour fêter un Noël certes tardif mais certainement joyeux ».

Attablés malgré l’heure tardive, navigants et terriens ne tardent pas à échanger leurs impressions, à donner leur avis sur Groupama 3 et sur les travaux qui vont suivre : « C’est vraiment un super bateau, très agréable à barrer. Il ne s’arrête jamais mais demande beaucoup d’attention » relate Ludovic Aglaor, actuel détenteur du Trophée Jules Verne qui retrouvait pour l’occasion ses camarades Jacques Caraës et Ronan Le Goff.

A ses côtés, Clément Surtel poursuit : « A chaque fois que c’était mon tour de prendre la barre, les dix premières minutes étaient stressantes car je découvrais Groupama 3 qui est très sensible. Les cinquante minutes suivantes, ce n’était que du bonheur. J’avais du mal à céder ma place au suivant. J’ai aussi beaucoup apprécié l’ambiance du bord. C’était top ».

Quant à Eric Lamy, permanent du team Groupama depuis quelques années qui va endosser le rôle de boat Captain à l’issue du Trophée Jules Verne, son plaisir de naviguer n’a d’égal que son impatience de retrouver ses deux filles et sa femme : « C’était vraiment bien cette remontée de l’Atlantique. Je connais maintenant mieux Groupama 3. Ca va vraiment vite. Quand tu barres et que tu vois le chiffre 37 qui indique la vitesse du bateau, tu te dis que tu as de la chance d’être là où tu es. C’est magique » conclu celui qui a aussi de véritables talents de cuistot.

Passant de groupe en groupe, Franck Cammas remercie l’équipage qui a ramené Groupama 3 à bon port. Dans la tête du skipper, la liste des travaux à effectuer les jours prochains s’affine : « Nous allons changer le gréement dormant car il a déjà effectué plus d’un demi tour du Monde et ce serait prendre des risques de le garder. Nous allons également renforcer la ligne de quille sur l’arrière des flotteurs, là où les ingénieurs ont identifié un point faible. Le reste du travail porte davantage sur des détails dus à l’usure normale après 16.000 milles de navigation ».

Heureux de retrouver ses hommes et son trimaran, Cammas ne perd pas de vue son objectif, le Trophée Jules Verne : « Nous suivons avec attention l’évolution météo avec Sylvain Mondon de Météo France. Pour l’instant, il n’y a pas de fenêtre. Fred (Le Peutrec), Ronan (Le Goff) et Jacco (Caraës) qui ont ramené Groupama 3 vont donc pouvoir se reposer avant de repartir autour du monde avec le même équipage que lors de notre dernière tentative ».

Alfa Romeo s´approche de l´arrivée

Alfa Romeo Sydney-Hobart 2009
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Malgré une avance de 18 milles sur Wild Oats XI désormais en seconde place à 8 heures (heures française), le skipper d’Alfa Romeo Neville Crichton déclare que ses hommes vont se battre jusqu’au bout pour défendre leur position à une quarantaine de milles de l’arrivée. Si Wild Oats XI change de cap, Crichton se dit prêt à modifier le sien pour contrôler son adversaire. Pour ces dernières heures de la course le vent va basculer pour les leaders à l’approche de la ligne d’arrivée.

Neville Crichton ne fait pas de pronostics ce matin, car les conditions depuis le départ – un vent faible, qui bascule dans tous les sens avec des rafales – compliquent la situation et créent des surprises. Neville Crichton : « Cette course a été bien plus difficile qu’une course avec un vent fort, car il faut penser à tout. Le vent est tellement variable en direction et en force. » Les dernières prévisions des organisateurs annoncent l’arrivée d’Alfa Romeo vers midi heure française.

Au cours de ces douze dernières heures, ICAP Leopard a concédé la seconde place à Wild Oats XI. Afin de chercher plus de vent, le maxi britannique s’est éloigné à l’est de la route directe et a ainsi perdu des milles. Son skipper, Mike Slade avait l’air très frustré : « Nous traversons une zone de transition et n’avons plus que 3,3 noeuds de vent et ne progressons plus qu’à 3,5 noeuds, mais parfois cela descend même à 2 noeuds. »

En temps compensé, la situation évolue avec chaque classement. Il y a quelques heures, Alfa Romeo occupait la première place. Mais depuis Ran et Yendys ont pris la tête du classement. Si Neville Crichton et ses hommes remportent la course en temps réel et en temps compensé, ce ne sera que la septième fois dans l’histoire de l’épreuve qu’un bateau remporte les deux classements.

Avec une flotte étalée sur 330 milles, plusieurs systèmes météos mettent à mal les 95 voiliers encore en compétition. De la zone de calme en passant par le portant ou le vent de travers, les différents groupes n’évoluent pas dans les mêmes systèmes.

Classement de 8h10 (heure francaise)

1 Alfa Romeo à 39,3 milles de l’arrivée
2 Wild Oats XI à 17,8 milles du leader
3 ICAP Leopard à 31,8 milles
4 Investec LOYAL à 67,2 milles
5 Ran à 87,7 milles
6 Ichi Ban à 106 milles

Alfa Romeo détrône Wild Oats XI

Alfa Romeo Sydney-Hobart 2009
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Crichton a mené la course dès les premières heures dimanche matin lorsqu’il a réussi à creuser un écart de 20 milles sur Wild Oats XI et ICAP Leopard. Cette victoire marque la revanche du Néo-Zélandais après avoir perdu son duel face à Wild Oats XI en 2005 de seulement 49 minutes. Cette année, Crichton a profité d’une bascule pour s’affirmer devant ses adversaires au large des côtes australiennes. Depuis 2005 Alfa Romeo dispute des courses en Europe et cette 65ème édition de la Sydney-Hobart marque le retour du maxi aux courses australiennes.

Malgré l’heure tardive, de nombreux  bateaux ont accompagné le vainqueur sur les derniers milles du parcours. Avec ses succès en Europe, en Australie et aux Etats-Unis, Alfa Romeo totalise désormais 143 victoires en temps réel, dont le record dans la Transpac 2009.

Au moment où Alfa Romeo franchissait la ligne d’arrivée, Wild Oats XI skippé par Mark Richards avait encore 16 milles à parcourir et ICAP Leopard était en troisième place à une quarantaine de milles de Hobart. Cette victoire d’Alfa Romeo met fin à une série de victoires de Wild Oats XI, qui a remporté les quatre dernières éditions de la course mythique. Crichton avait déjà gagné la course en temps réel sur son ancien Alfa Romeo en 2002.

Classement de 12h02 (heure française)
1 Alfa Romeo arrivé
2 Wild Oats XI à 16,8 milles de l’arrivée
3 ICAP Leopard à 41,1 milles de l’arrivée
4 Investec LOYAL à 63,8 milles de l’arrivée
5 Ran à 95,6 milles de l’arrivée
6 Ichi Ban à 98,3 milles de l’arrivée

Le GGYC veut rencontrer la SNG

Alinghi 5 avec son nouveau bout-dehors
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Dans cette nouvelle déclaration publiée par le Golden Gate Yacht Club les Américains soulignent qu’ils voudraient rencontrer la Société Nautique de Genève dès que possible afin d’écarter les doutes qui planent encore sur la conformité du bateau d’Alinghi. Comme dans une première déclaration il y a six jours, le club américain revient sur la conformité du catamaran en répétant que « Selon le document officiel de l’Acte de Donation, qui règle cette épreuve, les bateaux du Challenger of Record et du Defender doivent être construits dans le pays que leur club respectif représente. »

La semaine dernière, le GGYC a remis en question les voiles utilisées par les Suisses déclarant qu’elles ont été fabriquées aux Etats-Unis. Hier la SNG aurait accepté de rencontrer les Américains pour discuter cette question. Tom Ehman, porte parole du GGYC : « Nous estimons que le milieu de la voile ne nous pardonnerait jamais si les deux clubs n’arrivent pas à résoudre ceci, surtout étant donné que le GGYC a soulevé cette question dès le mois de juillet 2008. Quasiment tous les marins savent que les techniques de fabrication de ces voiles appartiennent à North Sails et est unique à sa voilerie de Minden aux Etats-Unis. C’est le seul endroit au monde qui fabrique ces voiles. Le Nevada n’est pas la Suisse ».

Le GGYC précise qu’il accordera le temps nécessaire aux Suisses pour fabriquer leurs propres voiles chez eux tout en rajoutant que le problème n’est pas limité aux voiles, bien que ce soit l’exemple le plus flagrant. En guise de conclusion, les Américains menacent la SNG avec une plainte devant le Jury International, si cette question n’est pas résolue à leur satisfaction.

Alfa Romeo creuse l’écart à mi-parcours

Alfa Romeo Sydney-Hobart 2009
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Ce soir après 30 heures de course, Alfa Romeo, le 100 pieds de Neville Crichton dispose désormais d’une avance d’un peu plus de quinze milles sur ICAP Leopard, et de vingt milles sur Wild Oats XI. Selon le stratège d’Alfa Romeo, Tom Addis, la brise de nord-est reste assez faible et le trio de tête ne progresse qu’à huit noeuds. Cependant les prévisions officielles confirment un renforcement du vent à 10-15 noeuds en cette fin d’après-midi, ce qui devrait leur permettre d’accélérer.

Certes il reste encore 310 milles à parcourir, mais Alfa Romeo avec Neville Crichton, Noel Drennan, Stu Bannatyne à son bord domine la première moitié de cette course et semble déterminé à mettre fin au règne de Wild Oats XI. Une chose est certaine, les conditions évoluent rapidement avec des calmes, des rafales et des bascules depuis douze heures, ce qui fait dire au navigateur d’Alfa Romeo, Tom Addis « Il reste du chemin à parcourir et cette course est loin d’être simple. Pour le moment la situation semble plus stable mais jusqu’ici cela change tout le temps. On profite du soleil actuellement pour commencer notre traversée du détroit de Bass. »

Derrière ce trio de tête, le 100 pieds Investec Loyal (l’ex-Maximus) réduit l’écart sur Ichi Ban et le vainqueur en temps compensé de la Fastnet 2009, Ran. David Dickson, le navigateur sur Investec Loyal estime qu’il est mieux positionné et profite déjà d’un vent de nord-est de 17 noeuds, mais avoue que la première nuit de la course n’a pas été aussi encourageante, car sous la pluie et avec des rafales ils ont fait exploser leur spi.

Au moment où il préparent son entrée dans le détroit de Bass, Adrian Stead sur le JV72 Ran souligne que la course reste ouverte dans ces conditions variables. « Nous avons profité du courant, mais le vent est resté faible aujourd’hui. On est contents de voir les maxis, mais conscients également que les bateaux plus petits profitent de la brise côtière cet après-midi. Ichi Ban, notre prochaine cible, progresse bien à l’est et puis devant on voit encore Wild Oats XI ».

En tout, cinq bateaux ont abandonné la course, ce qui signifie que 95 bateaux vont s’attaquer à la traversée du détroit entre l’Australie et la Tasmanie.

Classement après 30 heures de course (9h heure française)

1 Alfa Romeo à 310,7 milles de l’arrivée
2 ICAP Leopard à 15,3 milles du leader
3 Wild Oats XI à 20 milles du leader
4 Ichi Ban à 37,8 milles du leader
5 Investec LOYAL à 44,5 milles
6 Ran à 46,6 milles

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