today, december 9th 2025 at 0441 UTC we passed the second great cape in this race around the world - the cape leeuwin! 💪🥳❤️
we even had some sunshine to celebrate this special moment with some champagne on deck
La 2ème édition de la GLOBE40 bat des records d’audience. A mi-chemin de son tour du monde, la flotte actuellement en escale à Valparaiso au Chili se prépare pour un nouveau départ le 18 février prochain pour la 5ème étape en direction de Recife au Brésil. Pour les équipes participantes, les villes d’accueil, les projets qui s’annoncent déjà pour la 3ème édition, la GLOBE40 communique ses résultats d’audience à fin janvier.
Avec plus de 1200 retombées presse au 1er février 2026 la 2ème édition de la GLOBE40 a vu son impact médiatique se renforcer avec un inventaire détaillé des retombées internationales de chaque équipe qui reste encore à faire. L’intensité de la course, les duels en tête, le record de distance en 24 heures battu à 2 reprises, les arrivées à couper le souffle, les grands récits dans les mers du sud, les aventures ou difficultés de tous les équipages, les histoires en parallèle de la compétition, comme les difficultés mais aussi la détermination de l’équipage allemand NEXT GENERATION ou des réunionnais de FREE DOM expliquent cet engouement qui se retrouve également sur les réseaux sociaux avec 14 millions de pages vues. Une croissance multipliée par 4 par rapport à la précédente édition.
Le site internet donne les informations générales sur la course et la cartographie, FaceBook permet de traiter en simultané l’information, Instagram met en valeur la qualité des images, notamment celles à chaque étape de Jean-Marie Liot qui offrent toujours beaucoup d’émotion, qu’elles soient sportives ou des paysages.
Le travail de l’organisation est secondé par le travail de communication des équipes. Chacune, sans exception, s’attache à un récit quotidien et à un partage avec le monde extérieur. L’arrivée de plusieurs équipes professionnelles avec en support les spécialistes du récit et de l’image renforce encore cette tendance. Mais c’est d’abord la fraicheur, l’authenticité du récit, la passion d’être en mer, associés à de réelles qualités artistiques qui expliquent parmi tous les équipages “l’explosion” de Lisa Berger, skippeuse de WILSON avec son compagnon Jade Edwards -Leaney : la skippeuse autrichienne venu du mini a séduit un immense public avec chaque semaine en mer des sujets Instagram repris sur FB qui dépassent régulièrement le million de vues ( record 1,8 million de vues en un seul post), un total à faire en fin de course mais qui très probablement approchera les chiffres globaux de l’organisation; à suivre sans modération sur leesayo ( Insta) et Lisa Berger Sailing ( FB) pour ce grand récit sportif et cette grande aventure autour du monde.
January 21, 2026 Naples. America’s Cup Partnership (ACP) announcement at Palazzo Reale in Naples.
Rencontré à Naples à l’occasion de la présentation officielle de l’America’s Cup Partnership et des équipes fondatrices, Grant Dalton s’est confié à Cuplegend.com sur ces 15 derniers mois et sur la difficulté à mettre en place ce changement. Nous faisons également le point sur l’équipe avec Kevin Shoebridge, directeur général.
La finalisation de l’America’s Cup Partnership n’aura pas été simple. Grant Dalton s’est livré à Naples sur les difficultés rencontrées pour aboutir au document final. « Nous avons failli échouer en juillet 2025 et nous commencions à réfléchir à la façon d’améliorer nos foils et notre bateau. Mais les deux commodores sont revenus vers moi à la dernière minute pour que l’on se donne plus de temps, jusqu’à décembre. »
Pour parvenir à ce document, différentes factions se sont formées : certaines équipes partageaient des intérêts communs et défendaient certains points. « À partir de juillet, cela a été plus collaboratif. Avant, le but était presque de détester l’autre, puis il s’est agi de trouver la paix et la sérénité. Tout le monde a dû faire des concessions. C’est aussi une question de génération. Je ne les aime pas, et eux non plus, mais c’était à notre génération de provoquer ce changement. Si nous ne l’avions pas fait, la Coupe ne serait pas morte, mais elle aurait été en difficulté. J’ai dû garder mon sang-froid au premier conseil, car on aurait pu tout gâcher en une semaine simplement en se disputant et en ne se mettant d’accord sur rien. »
L’America’s Cup Partnership est un document de 700 pages qui a été amendé 27 fois. Il est confidentiel et réservé aux associés, soit les cinq équipes fondatrices pour le moment. Grant Dalton y a travaillé pendant 15 mois, six heures par jour, sans rien faire d’autre, laissant la gestion de l’équipe à Kevin Shoebridge. « Cela a plus nui à mon état mental qu’à l’équipe. » Grant Dalton devrait prochainement laisser l’organisation de la Coupe à quelqu’un d’autre afin de se recentrer sur l’équipe.
Il est également revenu sur les changements à venir au sein de l’équipage, avec désormais la présence obligatoire d’un jeune et d’une femme à bord. « Nous avons été très contents et fiers d’avoir créé la Women’s Cup à Barcelone. J’étais contre au début l’idée d’instaurer un quota de femmes à bord des AC75, mais ce sont les Français qui le voulaient. Puis je me suis dit que c’était la seule façon de rompre avec l’habitude de n’avoir que des hommes à bord. Au final, c’était la bonne décision. »
AC40 et SailGP Nous avons interrogé Grant à propos de l’AC40, pour lequel il était question d’organiser un championnat et une classe après Barcelone. « Nous avions envisagé au début d’organiser un championnat en AC40, mais désormais c’est une décision qui doit être prise au sein du board de l’ACP. Cela ne peut pas être ma décision. Je pense que nous devrions multiplier les courses avec ces bateaux et organiser un championnat. » Grant Dalton a également évoqué le SailGP « Nous ne sommes pas SailGP et nous ne voulons pas le devenir. Le circuit a toute sa place dans la voile. Mais la Coupe, c’est différent : c’est une compétition technologique. Nous devons trouver un meilleur équilibre. Nous avons besoin d’un rythme plus soutenu. Il faut du temps pour développer un bateau rapide grâce à la technologie, mais il faut aussi continuer à courir pour maintenir la dynamique auprès de l’équipe et des partenaires. Il nous faut trouver cet équilibre. » La Coupe doit-elle interdire aux skippers d’y participer en parallèle ? « Non, c’est une décision qui revient à chaque équipe. Nous avons pris la nôtre avec Pete. Pour Nathan, c’est différent : il a un contrat à durée déterminée avec Artémis. »
D’autres équipes attendues pour la 38e édition S’il y a aujourd’hui cinq équipes fondatrices de l’ACP, elles pourraient être rejointes par de nouvelles formations d’ici mars. Le board de l’ACP a décidé de prolonger jusqu’au 31 mars la date limite d’inscription à la 38e America’s Cup. On parle d’une équipe américaine avec Riptide et Chris Poole, qui pourrait recevoir l’appui de Doug DeVos, mais aussi d’une équipe australienne menée par John Winning Jr., qui a financé l’équipe australienne lors des Youth et Women’s Cup à Barcelone. Enfin, Mascalzone Latino, l’équipe italienne, pourrait faire son retour dans la Coupe après Valence en 2007.
Ces équipes devront obligatoirement disposer d’un AC75. Des discussions sont notamment en cours avec Team New Zealand. Grant Dalton a confirmé qu’il pourrait vendre leur deuxième AC75 : « Il pourrait être utilisé par une autre équipe, mais il y a beaucoup de travail pour le mettre à la nouvelle jauge, environ 20 000 heures, soit l’équivalent du temps de construction d’un maxi. »
January 21, 2026 Naples. America’s Cup Partnership (ACP) announcement at Palazzo Reale in Naples.
Kevin Shoebridge, COO of Emirates Team New Zealand
Team New Zealand ne s’est jamais arrêté de se préparer Si Grant Dalton a été très pris par la mise en place de l’ACP, l’équipe, elle, ne s’est pas arrêtée de se préparer à défendre la Coupe. Kevin Shoebridge, directeur général, rencontré à Naples, s’est montré confiant. « Nous ne nous sommes jamais arrêtés. Sur la Coupe, il faut toujours être en mesure de repartir immédiatement. L’équipe s’est regroupée pour devenir encore plus forte. Certaines choses ont changé — notamment le départ de Peter — mais nous sommes une centaine de membres. Il y a énormément d’expertise. Nous repartons de là où nous nous étions arrêtés. Nous avons recommencé à naviguer et beaucoup travaillé sur les foils et le gréement. Les bateaux de la prochaine édition seront différents, avec de nouveaux foils, mâts et coques. Il y a encore beaucoup de marge de développement. Ce sont des bateaux très techniques, avec des systèmes de contrôle très pointus. Ils devraient être encore plus performants qu’à Barcelone. Nous naviguons avec nos deux AC40 à Auckland, davantage pour l’entraînement sur les départs et le match racing que pour le développement.»
L’équipe a renouvelé son partenariat avec Emirates et peut toujours compter sur le soutien du milliardaire De Nora.
L’équipage s’est également renforcé avec l’arrivée de l’Australien Iain « Goobs » Jensen, qui apporte une solide expérience du haut niveau. Médaillé d’or et d’argent en 49er aux Jeux olympiques de Londres 2012 et Rio 2016 avec Nathan Outteridge, et fort de nombreuses campagnes en Coupe de l’America, il s’est intégré rapidement à l’équipe. Il navigue aussi en SailGP avec les Australiens, après plusieurs saisons avec les Britanniques. Nathan Outteridge occupera le poste de barreur tribord avec Iain Jensen, tandis que Sam Meech et le médaillé olympique britannique Chris Draper seront au poste de barreur bâbord, accompagnés d’Andy Maloney, Blair Tuke et Joe Aleh.
Départ du Trophée Banque Populaire Grand Ouest 2024 - Concarneau le 18/05/2024
Yann Eliès sera le directeur de course de la 3e édition du Trophée Banque Populaire Grand Ouest, épreuve du Championnat de France Elite de Course au Large en Figaro qui se déroulera du 15 au 25 avril 2026 avec un départ et une arrivée à Concarneau.
Courue en double sur un parcours exigeant de 800 milles, entre les îles Chausey et l’île d’Aix, cette compétition s’impose comme un rendez-vous incontournable du circuit Figaro Beneteau. Depuis sa création, son succès ne cesse de croître : de 12 duos en 2022, elle a attiré 29 tandems en 2024, mêlant les légendes du circuit et les jeunes talents avides de défis. Ce format unique où stratégie, endurance et régate au contact se conjuguent sur 4 à 5 jours intenses.
Triple vainqueur de la Solitaire du Figaro et double champion de France Elite de Course au Large, Yann Eliès, l’un des marins les plus expérimentés et les plus respectés du circuit, apportera toute son expérience et son expertise à cette troisième édition. Après avoir brillé en tant que marin lors des deux premières éditions et désormais entraîneur au Pôle Finistère Course au large de Port-la-Forêt, il prend cette année les rênes de la direction de course, en duo avec Claire Renou. Son engagement et sa parfaite connaissance du circuit Figaro Beneteau font de lui l’homme idéal pour perpétuer et amplifier l’esprit de cette compétition. Avec lui, le Trophée Banque Populaire Grand Ouest promet d’être encore plus captivant et inspirant avec un parcours qui pourrait évoluer un peu, donnant la part belle au large sur certains segments. L’occasion pour ce fervent ambassadeur du circuit de continuer à transmettre l’esprit Figaro auquel il demeure profondément attaché.
Yann Eliès : « Une continuité naturelle dans mon parcours » Après y avoir participé deux fois en tant que marin, te voici directeur de course du Trophée Banque Populaire Grand Ouest. Pourquoi avoir accepté cette mission ? « J’ai en effet participé aux deux premières éditions du Trophée BPGO et je me suis éclaté. J’ai vraiment adoré cette épreuve. De plus, je suis très attaché à la Classe Figaro Beneteau et je pense qu’il est important, en tant qu’ancien Figariste, de transmettre et d’accompagner les nouveaux entrants. Pouvoir revenir sur le Trophée BPGO en tant que directeur de course représente donc, à titre personnel, une continuité naturelle. Cela me permet aussi d’être garant de l’esprit de la Classe Figaro Beneteau. J’ai démarré en 1997 avec les tauliers qu’étaient Michel Desjoyeaux et Jean Le Cam par exemple, et j’ai la sensation que c’est désormais à nous, la génération suivante, d’apporter notre pierre à l’édifice de la famille Figaro. On est là pour montrer le chemin, continuer à maintenir l’esprit Figaro et le niveau d’exigence important qui fait le sel du circuit. Être directeur de course du Trophée Banque Populaire Grand Ouest, qui est inscrit au calendrier officiel du Championnat de France Elite de Course au Large, y contribue. »
Justement, on a tendance à présenter le Trophée Banque Populaire Grand Ouest comme une course de purs Figaristes. En quoi le parcours est intéressant et parfaitement adapté au circuit Figaro Beneteau ? « Le fait de devoir relier les îles Chausey à l’île d’Aix, au départ et à l’arrivée de Concarneau, oblige les participants à longer les côtes et donc à retrouver tous les ingrédients typiques des courses de Figaro : naviguer au contact, faire du rase-cailloux et donc gérer sa prise de risques, jouer avec les courants, établir une bonne stratégie météo entre les effets de relief, les thermiques, tout ce qui modifie le vent en général, etc. De mon côté, en tant que directeur de course, j’aimerais y intégrer cette année un peu plus de large pour couper ce rythme de navigation côtière par une petite escapade au large. Être capable de s’éloigner de la côte et donc de s’intéresser aux systèmes météorologiques globaux, faire des choix stratégiques, perdre de vue ses concurrents, cela rendrait la course encore plus complète. »
Comment vois-tu ton rôle de directeur de course du Trophée Banque Populaire Grand Ouest ? « Au niveau sécurité, je vais veiller, dans la construction de mon parcours, à ne pas envoyer les concurrents dans des zones risquées qui n’apporteraient pas grand-chose au volet sportif. Il me semble important de veiller à l’équité sportive. Je vais aussi beaucoup me reposer sur mon adjointe, Claire Renou, qui maîtrise parfaitement les arcanes administratifs de l’organisation d’une course, afin de me concentrer sur le volet sportif et météorologique, apporter mon vécu de marin et de compétiteur pour en faire une course complète et intéressante pour les marins. Comme elle se court en double, nous aurons plusieurs types de skippers : ceux qui participeront à la Solitaire du Figaro Paprec peu de temps après, certains qui découvrent le circuit, les anciens qui reviennent se frotter au Figaro, les experts qui aident à monter en compétences… Cela fait aussi partie de l’héritage et je pense qu’il est important de donner la bonne impulsion en tant que directeur de course. Je mets un point d’honneur à maintenir l’esprit Figaro : rester engagé et accepter de se faire mal, malgré une régate au contact, exigeante et difficile, pour devenir de grands marins. »
Le Vendée Globe Foundation a dévoilé, à l’occasion d’un point presse le 4 février 2026, au Département de la Vendée, à La Roche-sur-Yon, , trois projets scientifiques lauréats pour le cycle 2026.
Créé en 2024, le Vendée Globe Foundation s’appuie sur une légitimité scientifique forte, basée sur un Conseil scientifique reconnu, présidé par le Dr. Franck Zal, fondateur d’HEMARINA, et structuré avec une volonté claire : transformer l’engagement environnemental du Vendée Globe en actions collectives concrètes et durables pour la protection et la préservation des écosystèmes marins. Pour Gilles Sallé, Président du Vendée Globe Foundation, cette première année particulièrement réussie, a été marquée par une phase de structuration solide, par le renforcement de son équipe permanente avec l’arrivée de Patrick Lonchampt, son Délégué général, l’engagement de 20 mécènes et trois projets soutenus : la Mission William dédiée à la protection de la mégafaune marine, l’initiative d’instruments scientifiques embarqués menée avec l’UNESCO, la classe IMOCA et le Consortium Share the Ocean, engagé dans la réduction des collisions avec les mammifères marins.
« L’océan est une gigantesque bibliothèque, donc il est urgent de prendre conscience que nous en brûlons les livres. », Gilles Sallé, Président du Vendée Globe Foundation
Dans cette dynamique, pour la saison 2026, le Fonds de dotation a retenu trois projets scientifiques, parmi 21 candidatures françaises et internationales reçues, à l’issue d’un processus de sélection rigoureux achevé à l’automne 2025 par Franck Zal et les quatre autres membres du Conseil scientifique.
CITIZENS OF THE SEA incarné en Europe par Fabrice Amedeo, skipper du Vendée Globe est un projet qui fera du Vendée Globe 2028 une mission scientifique planétaire. L’objectif est de construire la mémoire génétique de l’océan, découvrir de nouvelles espèces et mieux comprendre les effets du climat et les migrations, des capteurs installés sous la coque des bateaux collectent l’e-ADN des organismes marins en continu. En Europe, le projet est incarné par Fabrice Amedeo, skipper du Vendée Globe, qui confie que ce dispositif fait de son bateau un fabuleux « navire d’opportunité » pour davantage connaître l’océan et sa biodiversité, et donc mieux le protéger.
BIOLIT est une mission de sciences participatives allant de l’observation à la connaissance, et cela, en observant le littoral. Les citoyens participent à un relevé de données collaboratif sur les écosystèmes locaux, permettant de créer une véritable mémoire vivante du littoral. Nos plages sont des marqueurs de l’évolution climatique et de sa biodiversité.
BLUTOPIA, est une expédition marine de proximité, reliant Biarritz à Roscoff, qui propose 10 escales, lieux de rencontres, expositions, projections et débats pour mieux comprendre l’océan à travers l’humain, l’art et la science.
Pour Franck ZAL, Président du Conseil scientifique, le développement scientifique ne peut se penser que sur une alliance entre le territoire et ses acteurs et une mobilisation collective. « La science est notre boussole. Le Vendée Globe Foundation contribue à transformer les connaissances en solutions concrètes pour l’océan. »
Après 18 mois de structuration, le Vendée Globe Foundation entre désormais dans une phase de montée en puissance, porté par l’engagement de ses 20 mécènes, de ses partenaires et membres, ainsi que par un territoire profondément tourné vers l’océan. Pour ce nouveau cycle, le Vendée Globe Foundation vise un budget de 300 000 €. À cette occasion, Gilles Sallé tient à saluer et remercier l’ensemble des soutiens qui ont accompagné le Fonds dès sa première année et qui contribuent activement à la réussite de ses actions. « Nous souhaitons que nos mécènes soient de véritables partenaires, pleinement associés à cette dynamique collective. », souligne-t-il.
Pour Alain Leboeuf, Président du Département de la Vendée et de la SAEM Vendée et membre fondateur du Fonds, le Vendée Globe Foundation ambitionne de prolonger durablement les actions menées par les courses du Vendée Globe pour devenir un acteur de référence à l’échelle nationale, capable d’impulser un changement durable en faveur de la protection de l’océan, au bénéfice des générations actuelles et futures. « Ce Fonds prolonge l’esprit du Vendée Globe : inspirer, fédérer et soutenir des projets concrets pour l’océan. Cet engagement crée un cercle vertueux et un pont entre le sport, la science, le mécénat et le territoire de la Vendée. »
PROJETS LAURÉATS SOUTENUS EN 2025-2026
ADN environnemental (Citizens of the Sea) : Quand la voile devient une mission scientifique planétaire pour la biodiversité En étroite collaboration avec le skipper Fabrice Amedeo, ce projet vise à révéler la dimension biologique de l’observation des océans grâce à la collecte d’ADN environnemental (ADNe) lors des courses au large. S’appuyant sur les données recueillies durant le Vendée Globe 2024, le projet analysera les grands motifs de la biodiversité marine, développera un tableau de bord interactif destiné au grand public et testera une nouvelle génération de préleveurs automatiques d’ADNe, ouvrant la voie à leur déploiement sur plusieurs bateaux lors du Vendée Globe 2028. Ainsi, chaque mille parcouru permet de scanner le vivant, de recenser des espèces connues ou inconnues, de construire la mémoire génétique de l’océan et de mieux comprendre les effets du climat et les migrations. Plus d’information : https://www.citizensofthesea.org/
BIOLIT – Algues brunes et bigorneaux (Planète Mer) : Un projet de sciences participatives : de l’observation à la connaissance En observant le littoral, les citoyens contribuent à un relevé collaboratif de données sur l’évolution des communautés intertidales rocheuses sur les façades Atlantique, Manche et Mer du Nord. L’objectif de ce projet est de mobiliser les scientifiques et les citoyens pour créer une mémoire vivante du littoral français pour mieux comprendre la réponse des écosystèmes côtiers face aux changements globaux. Ambitieux et innovant, ce projet articule sciences participatives, écologie du changement global et technologies numériques en proposant une réponse opérationnelle aux besoins croissants de surveillance écologique à long terme. Plus d’information : https://biolit.fr/
Les Voiles iodées (Blutopia) : Une expédition marine de proximité pour (re)mettre les algues au goût du jour, de Biarritz à Roscoff En août 2026, l’association de préservation de l’océan Blutopia larguera les amarres de Biarritz en mettant le cap vers Roscoff. Leur objectif est de (re)mettre les algues au goût du jour, en partageant les connaissances scientifiques sur les algues et en faisant découvrir leurs incroyables pouvoirs. Au programme : 10 escales avec 10 avant-premières de leur nouveau documentaire Les bonnes vivantes, toujours accompagnées d’une dégustation et d’une exposition mêlant art, photographie et vulgarisation scientifique. Un goût d’espoir qui va vous donner envie de mettre les légumes de la mer dans vos assiettes ! Plus d’information : https://blutopia.org/
C’est un anniversaire exceptionnel que s’apprêtent à célébrer les organisateurs et les participants de la 60ème édition de la Semaine Internationale de la Méditerranée du 3 au 6 avril. En atteignant six décennies d’existence, la régate phare de la Société Nautique de Marseille confirme sa place unique et s’inscrit un peu plus dans l’histoire de la Métropole, de la Ville, de son port et de la voile. Dans l’attente de fêter l’an prochain ses 140 ans d’existence, l’institution marseillaise s’attache à poursuivre la transmission d’un héritage sportif vivant, de génération en génération, témoin de l’évolution du sport et de ses champions.
Sensations fortes dans les rades et à l’extérieur Sans conteste, la 60ème SNIM est un rendez-vous printanier majeur de la régate en habitable en Méditerranée, composant avec des parcours construits de type banane et des parcours côtiers dans la rade olympique pour tous les concurrents, mais aussi une grande course ouverte aux IRC 0,1,2,3 et aux Duos. Attendu chaque année par les équipages professionnels ou amateurs les plus aguerris, l’événement réunit les plus belles unités des monocoques jaugés en IRC, tout comme les détenteurs de certificats SER ou les flottes de monotypes. L’épreuve est inscrite au calendrier des Championnats IRC Méditerranée en équipage et en double. Véritable temps fort pour tous les amoureux de la voile, qu’ils soient compétiteurs chevronnés ou simplement passionnés, la Snim se distingue également par l’ambiance chaleureuse qui règne à terre, sur les pontons comme au sein des espaces de la Société Nautique de Marseille, participant pleinement à son prestige et à son succès.
Un anniversaire qui met les engagements environnementaux du Club en lumière La Société Nautique de Marseille, club allié du Yacht Club de France – précédemment labellisée Pavillon Bleu et engagée dans une démarche Ports Propres – souhaite réaffirmer sa démarche environnementale. Chaque concurrent de la 60ème Snim est invité à être acteur d’une régate éco-responsable, afin que la passion commune de la voile soit un vecteur de respect et de protection du milieu marin. Concrètement, les participants sont encouragés à réduire au maximum les déchets, à bannir le plastique à usage unique à bord comme à terre, à utiliser des gourdes réutilisables et à respecter scrupuleusement les dispositifs de tri mis à leur disposition dans le périmètre de la SNM. La limitation de l’usage du moteur, la modération des consommations d’eau et d’électricité au port font aussi partie des gestes attendus. En dehors des régates, une attention particulière à la préservation des fonds marins est demandée en bordure du cœur du Parc National, en respectant les zones de mouillage autorisées, en évitant les herbiers et en utilisant uniquement des produits d’entretien biodégradables. Enfin, au-delà des règles, l’exemplarité de chaque équipage est sollicitée pour faire de la 60ème Snim un événement sportif responsable, respectueux du milieu marin et porteur de bonnes pratiques à partager sur et hors de l’eau.
Régate grade 3 comptant pour les Championnats Méditerranée IRC Duo et Equipage
Ouverte aux IRC et monotypes
Grande course pour les IRC 0, 1, 2, 3, Solos, Duos
Plus de 100 équipages
Programme Jeudi 2 avril : Confirmation des inscriptions, contrôles de jauge Vendredi 3 avril : 10h30 briefing des skippers, 15h mise à disposition en mer départ de la grande course pour les 0, 1, 2, 3, solos et duos (en fonction de la météo) Samedi 4 avril : 9h30 briefing des skippers, 11h mise à disposition en mer Dimanche 5 avril : 9h30 briefing des skippers, 11h mise à disposition en mer Lundi 6 avril : 9h30 briefing des skippers 11h mise à disposition en mer, dernier départ possible 15h30 19h Remise des prix
Damien Guillou repart en solitaire sur son Rustler 36, sur la Golden Globe race, tour du monde en solitaire, sans escale, sans assistance et sans électronique moderne dont le départ sera donné le 6 septembre prochain aux Sables d’Olonne.
Lors de la précédente édition (en 2022), Damien Guillou avait dû renoncer après la casse de son régulateur d’allure, après 70 jours de mer. Pour lui, la course s’était arrêtée à Cape Town. Mais très rapidement après son abandon sur la dernière édition, il était déterminé à reprendre le départ et à écrire une belle page de cette course unique. « Je veux faire la Golden Globe Race parce que c’est une course qui, pour moi, regroupe tout ce que j’aime dans la voile. Il y a le côté aventure, mais c’est aussi une compétition. Il y a le côté symbiose avec les vieux bateaux, la préparation de bateaux pour une course autour du monde qui est longue. Tout m’attire dans cette course. Il y a un retour à l’essentiel. On prend le temps, on accepte la lenteur, on accepte les contraintes. C’est une course qui demande énormément de préparation et d’engagement » raconte Damien. Pour cette nouvelle tentative, le skipper aura comme partenaire Solarem, spécialiste de l’éclairage solaireet des solutions d’énergie solaire.
26 concurrents sont inscrits mais la bataille pour répondre aux exigences strictes de qualification et d’entraînement dans cette « course vers le départ » initiale est loin d’être gagnée.
240423 Charlie Dalin, skipper IMOCA Macif Santé Prévoyance. Shooting lifestyle Lorient. Crédit : Maxime Horlaville / disobey / Macif
Après réflexion et en concertation avec son équipe médicale, Charlie Dalin a pris la décision de ne pas participer à la saison 2026 du circuit IMOCA et de se concentrer pleinement à son rétablissement. Sam Goodchild, le skipper MACIF pour la saison 2027-2030, sera dès l’année 2026 le skipper du monocoque MACIF Santé Prévoyance sur les épreuves majeures des IMOCA Globe Series, incluant notamment la Route du Rhum Destination Guadeloupe.
Charlie Dalin que l’on a vu à l’arrivée du Trophée Jules Verne de Sodebo Ultim 3 à Brest ce week-end demeure pleinement impliqué au sein du team. Il poursuivra en 2026 ses missions de conseil auprès du bureau d’études en charge de la conception et de la construction du futur IMOCA de Sam Goodchild, dont la mise à l’eau est prévue l’année prochaine. Son expertise, acquise au fil de nombreuses campagnes au plus haut niveau, continuera ainsi de nourrir la performance du projet au quotidien comme les choix techniques et les orientations stratégiques à venir.
Charlie Dalin : « Ne pas courir cette saison est une décision difficile, mais nécessaire pour me concentrer sur ma santé et mon rétablissement. La navigation en solitaire au large m’est aujourd’hui interdite, mais je reste autorisé à naviguer en équipage, ce que je ferai notamment aux côtés de Sam Goodchild. Je reste profondément attaché au projet MACIF Santé Prévoyance et à son avenir. Mon engagement auprès de Sam et de l’équipe technique reste total. Ensemble, nous allons continuer à écrire l’histoire de ce bateau et préparer le prochain, avec la même exigence et la même passion qui m’ont toujours animé. »
Sam Goodchild : « Prendre la barre de l’Imoca MACIF Santé Prévoyance est un honneur et une grande responsabilité car Charlie a construit un projet fort, et je ferai tout pour continuer sur cette dynamique. Grâce à mon expérience acquise au sein du team en 2025 et son regard avisé à mes côtés, je suis prêt à relever les défis des courses à venir pour porter haut les couleurs de Macif. »
C’est encore une arrivée serrée qu’ont réservée les Class40 pointus de la Globe40. Dans la même journée, en quatre heures (dont trois en moins d’une heure), sont arrivés ce mercredi 28 janvier le Brésilien BARCO BRASIL, l’équipage austro-britannique WILSON, les Anglais de JANGADA RACING et les Canadiens de WHISKEY JACK.
Partis le 1er janvier de Sydney, les sept Class40 (l’équipe allemande NEXT GENERATION ayant dû faire demi-tour vers La Réunion) sont rapidement descendus dans les latitudes sud, doublant la Nouvelle-Zélande par le sud. FREE DOM a quitté la meute après plusieurs péripéties et un double retour vers Sydney, pour un troisième départ le 17 janvier. Pour les quatre survivants de cette première phase commence alors la longue traversée des mers du Sud, à la limite des 50° de latitude sud fixés par la course. Une première pour la quasi-totalité des skippers — à trois exceptions près — : découverte des grandes glissades au portant, des records de vitesse, du froid, voire de la peur, avec des montagnes de vagues et les albatros, gardiens du temple du Sud. Une expérience difficilement transmissible par les mots, mais qui les marquera tous.
La qualité de la préparation technique aura permis à ces Class40 « pointus » de traverser cet océan sans avaries majeures. On retiendra seulement l’exploit de Jade, allant revisser une pièce du gréement en tête de course, au milieu de la nuit, de la tempête et du Pacifique ; rien d’autre à signaler, sous réserve d’inventaire à l’arrivée. Puis ce fut le vertige du passage au point Nemo, symbole des immensités maritimes. Enfin, trois semaines après l’abandon — provisoire — des mers du Sud, la remontée vers le Chili, retrouvant le calme, une certaine chaleur et un peu de répit avant l’atterrissage sur les côtes chiliennes. Une expérience qui a frappé les esprits autant qu’elle a marqué les corps.
Une compétition qui n’a jamais faibli
Aventure, certes, mais compétition toujours : BARCO BRASIL (n°151) conforte son classement en tête des pointus avec cette nouvelle victoire. Le duel avec FREE DOM attendra les 5e et 6e étapes. Sept mille milles parcourus en tête de la flotte des pointus, avec souvent des options très engagées dans le dur des dépressions : José et Luiz ne craignent manifestement rien. Une moyenne de 10,7 nœuds sur l’eau, soit à peine moins que ce qui était, il y a peu, le record des scows sur les parcours transatlantiques (Transat Jacques Vabre 2023 : 11,12 nœuds de moyenne pour Ambrogio Beccaria). Ce record des scows est d’ailleurs passé à 13,40 nœuds de moyenne sur l’ensemble de la Transpacifique, record absolu d’une épreuve au large en Class40.
WILSON (n°93), le plus ancien bateau de la flotte, poursuit une Globe40 remarquable de régularité, de performance et de préparation technique sous l’égide de Jade, patron de chantier dans le civil. Cela n’empêche pas la skippeuse Lisa Berger de nous offrir de magnifiques images sous forme de posts Instagram atteignant régulièrement le million de vues. La sagesse et le flegme britannique de JANGADA RACING (n°152) auront également payé : une prudence volontairement choisie par Richard et Rupert pour remonter lors de la plus grosse dépression rencontrée, rapidement suivis par les autres, à l’exception de BARCO BRASIL — une stratégie payante. Enfin, l’équipage à fleur d’érable, les Canadiens Mélodie et Colin, n’a cessé d’améliorer la performance de leur Class40 n°128, suivant le rythme d’enfer du groupe.
Un groupe uni dans la compétition mais aussi dans la solidarité, chacun s’inquiétant rapidement d’un ralentissement marqué ou d’une route incohérente d’un autre équipage. Et l’image est belle de les voir arriver presque ensemble, avec si peu d’écart, à Valparaiso. Au-delà du classement, tous méritent le même respect pour la performance accomplie.
C’est ce lundi que la Française Alexia Barrier, les Britanniques Dee Caffari et Deborah Blair, la Néerlandaise Annemieke Bes, la Suissesse et Néozélandaise Rebecca Gmuer, l’Espagnole Tamara « Xiquita » Echegoyen, l’Américaine Molly Lapointe et l’Australienne Stacey Jackson sont arrivés à Brest. Le premier équipage 100 % féminin de The Famous Project CIC a bouclé son tour du monde à bord du trimaran Idec Sport sans grand-voile (déchirée par une tempête mercredi dernier) après 57 jours, 21 heures et 20 minutes de mer.
Le franchissement de ligne à 12 heures a eu valeur de délivrance pour l’équipage qui a du patienter pour laisser passer le plus gros de la tempête Ingrid. À l’arrivée à Brest, si la pluie a redoublé d’intensité, la public était pour les accueillir ainsi que que Thomas Coville et Benjamin Schwartz, détenteurs du Trophée Jules Verne depuis la veille.
Alexia Barrier (Française, 46 ans) : « C’est une grande fierté et une grande délivrance. Ces derniers jours ont été très compliqués avec la météo, les avaries alors le fait d’arriver, c’est vraiment incroyable, je suis tellement fière de nous et des progrès. Ce qu’il y a de plus beau, c’est de voir la force du collectif et la manière dont nous avons pris soin de nous. Entre Deborah Blair, la plus jeune (23 ans) qui n’avait jamais franchi l’équateur et Dee Caffari (53 ans), la « daronne » et ses 7 tours du monde, nous avons su former une belle équipe et nous avons appris. On s’est lancé dans un défi de géant. Personne ne pouvait imaginer ce qui allait se passer. Nous y sommes allés avec insouciance, détermination et surtout avec la rage au ventre. Partir faire le tour du monde en multicoque, c’était culotté mais je suis heureuse de savoir qu’on fait désormais partie des géants. »
Dee Caffari (Britannique, 57 ans) : « Après 57 jours en mer, nous avons la chance d’être de retour ici, à Brest, avec tout le public présent et tous ceux qui nous ont soutenus. Bien entendu, nous étions huit à bord mais cette performance, c’est aussi celle de tous ceux qui nous ont accompagnés pendant cette incroyable aventure. Merci aussi à ceux qui nous ont encouragés autour du monde. Le fait que Thomas Coville et Benjamin Schwartz nous offrent un bouquet de fleurs sur le ponton, c’est très symbolique. Ils ont réalisé une prouesse exceptionnelle mais on n’a pas dit notre dernier mot (rires) ! Quoi qu’il en soit, ce qu’on vient de réaliser pose les fondations pour construire l’avenir. »
Molly Lapointe (Américano-Italienne, 28 ans) : « C’est un bonheur de voir la terre et de respirer à nouveau ! Bien sûr que ça a été long et ça n’a pas tous les jours été facile donc forcément, ça fait du bien d’être rentrée ! Les derniers jours, les conditions à bord ont été vraiment dures et le pire, c’est que ça a continué après avoir franchi la ligne d’arrivée ! Mais maintenant, c’est derrière nous. On va pouvoir prendre une douche et dormir dans un lit donc tout va bien ! »
Rebecca Gmuer (Suisse – Néozélandaise, 25 ans) : « Je suis vraiment très fière de nous, de ce qu’on a fait et de savoir qu’on a réussi à revenir à Brest. Il y a eu des moments durs, nous avons été confrontées à des choses qui ne sont pas faciles à gérer. Pourtant, on a toujours réussi à être soudées dans les bons et les mauvais moments et à avancer ensemble, coûte que coûte. Maintenant on va pouvoir profiter ! »
Stacey Jackson (Australienne, 41 ans) : « C’était un sacré challenge, on a eu tout ce qu’on peut affronter dans ce genre de défi. Ce qui est le plus difficile, c’est de réussir à ramener le bateau sans rien casser. Je suis très heureuse de cette aventure. En 57 jours, tu as forcément des jours difficiles mais ce qui compte, c’est de se rappeler pourquoi on est là, pourquoi on se bat. Et à la fin, c’est juste incroyable de le célébrer. J’ai la chance que mon copain soit venu de Sydney. Il a traversé le monde pour me retrouver ! »
Annemieke Bes (Néerlandaise, 47 ans) : « Je crois que le moment dont je suis le plus fière, c’est celui que l’on vit aujourd’hui. Être là avec toute l’équipe et être aussi heureuse, c’est génial. Nous avons vécu des moments durs, des hauts et des bas, on a parfois douté, parfois pensé qu’on n’arriverait jamais au bout. Mais avec de la détermination, on a réussi, on a fini et j’en suis très heureuse. »
Deborah Blair (Britannique, 23 ans) : « Comme nous toutes, je suis super contente de retrouver mes proches. Mon copain et mes parents sont venus ici, ils étaient déjà là au départ. Nous avons vécu de supers moments à bord, des instants de joie intense. Je pense au “Secret Santa” qu’on a fait à Noël et de notre petite et courte fête pour célébrer le nouvel an… C’était sympa mais j’ai quand même prévu de fêter à nouveau Noël avec mes proches dès que je rentrerai en Angleterre ! »
Tamara Echegoyen (Espagnole, 41 ans) : « Je ressens beaucoup de bonheur de terminer ce tour du monde et cette sacrée aventure au sein de cette belle équipe. Il me tient à cœur de remercier profondément Alexia (Barrier). C’est elle qui a eu l’idée de ce projet, qui nous a rassemblées, qui y a cru, qui nous a permis d’aller au bout. Elle a transformé ce rêve en réalité et je lui en serais toujours reconnaissante ! »
PAROLES DE PARTENAIRES
Daniel Baal, président du CIC : « Elles l’ont fait ! Pour la première fois, un équipage 100% féminin vient d’établir un temps de référence autour du monde et sans escale sur un maxi trimaran. Je tiens au nom du CIC à féliciter Alexia Barrier et ses sept coéquipières de The Famous Project CIC, ainsi que toute l’équipe qui les a accompagnées. Le défi était réel, il a été relevé dans l’adversité et contre les éléments. Ce tour du monde révèle la force d’un collectif au service de la performance, mais surtout il restera dans l’histoire. La performance des 8 femmes de The Famous Project CIC devient aujourd’hui le marqueur d’une évolution nécessaire de la société, dans le monde sportif autant que dans le monde de l’entreprise.”
Patrice Lafargue, président du GROUPE IDEC et d’IDEC SPORT : « Jour après jour, à bord du maxi-trimaran, Alexia Barrier et son équipage ont démontré que toute réussite repose avant tout sur la force du collectif et l’engagement total. Envers et contre tout, elles ont avancé avec conviction et détermination, sans jamais dévier de leur cap. La performance ne se résume pas à une question de vitesse, mais à la capacité de tenir une trajectoire malgré les changements et les épreuves. Dompter un tel bateau n’est pas chose aisée. Les miles accumulés et les difficultés rencontrées ont forgé une expérience précieuse. Là où beaucoup auraient renoncé en cours de route, les huit navigatrices ont fait le choix de poursuivre, coûte que coûte. On ne peut que les féliciter. IDEC SPORT est fier d’avoir soutenu le projet The Famous Project CIC d’Alexia Barrier dans ce défi d’une exigence exceptionnelle. »
Eric Pasquier, Directeur général adjoint de Sopra Steria : « L’exploit de ces huit navigatrices force le respect : tenir, jour après jour, seules face aux éléments, dans des conditions qu’on peine à imaginer depuis la terre ferme. Malgré les avaries accumulées, les décisions à prendre en quelques secondes qui engageaient tout, elles ont fait preuve d’une résilience exceptionnelle et sont allées jusqu’au bout. Chez Sopra Steria, nous sommes très fiers d’avoir été à leurs côtés tout au long de cette aventure, avec nos technologies et l’élan de nos 50 000 collaborateurs.”
Amanda Mille, Directrice de la marque et des partenariats de Richard Mille : « Cette tentative du Trophée Jules Verne a été une véritable performance, autant sportive qu’humaine. Malgré les avaries et les conditions exigeantes, l’équipage est allé au bout avec une résilience remarquable, démontrant que terminer dans ces conditions relève d’un véritable exploit. Nous sommes fiers de la prouesse réalisée par les filles qui ont su rester engagées jusqu’au bout. »
crédits Mark Lloyd - Jean-Louis Carli - Vincent Curutchet / Team Sodebo
En devenant ce dimanche 25 janvier 2025 l’équipage le plus rapide autour du monde, Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel s’offrent un record qui n’avait plus été battu depuis neuf ans et treize tentatives. Ce temps de 40 jours, 10 heures et 45 minutes et 50 secondes* appartient désormais à l’histoire. Leur cohésion, leur abnégation et leur humilité tout au long de ce tour du monde sont les meilleures illustrations des valeurs insufflées au quotidien par Sodebo. Ce succès célèbre le collectif, l’audace, la solidarité et la fidélité, ce que défend Sodebo avec passion en course au large depuis 1998.
La prouesse collective par Thomas Coville : « Un projet comme ça, c’est le projet d’une vie. On voit passer les années, les échecs, les constructions pour aboutir à ce graal. Quand on le réalise avec des personnes d’univers différents, qui acceptent de se battre avec la même envie et la même détermination, c’est fantastique. On vit ça très rarement dans une vie. Je tiens à remercier l’équipe technique pour tout le travail en amont. Sodebo Ultim 3 est devenu le premier Ultim à boucler le tour du monde sans s’arrêter. Et jusqu’à la dépression Ingrid, on n’a quasiment rien abîmé sur le bateau ! À bord, dans notre petite capsule, il y a une forme de respect qui nous a tous animés et qui nous a permis d’aller au bout. Et à l’arrivée, il y a une incroyable joie collective. »
Le départ et la descente de l’Atlantique par Benjamin Schwartz : « Le départ, ça a été le premier choix difficile de ce tour du monde. Au cours de la semaine précédente, on a décidé de ne pas prendre la fenêtre météo. Et le samedi, Philippe Legros (responsable de la cellule routage) nous dit que c’est vraiment une belle opportunité. Le lendemain, on regarde et on se dit « on n’a pas le choix, il faut y aller ». L’équipe technique a fait un incroyable travail, on a tout chargé dans le bateau et on est partis le lundi (15 décembre). Et l’avance qu’on a eue à l’équateur (4 jours 4 heures 2 min 25 sec) a été un trésor. Ça a été déterminant pour battre le Trophée Jules Verne. »
Le passage des caps par Léonard Legrand : « À chaque cap, il y a toujours beaucoup de joie et d’émotions. Mais c’est rapide parce qu’il y a toujours du travail et qu’il ne faut pas s’assagir ! Quoi qu’il en soit, ce sont de supers moments à vivre. Nous avons eu la chance à chaque point intermédiaire de marquer un nouveau temps de référence, sauf à l’antiméridien. À chaque fois, on le voyait s’afficher sur Wikipedia. C’est très symbolique, comme en Formule 1 quand on allume les secteurs violets… Mais ce sont des souvenirs qui resteront ! »
Le cap Horn par Nicolas Troussel : « Le cap Horn, c’était magique, un grand moment. On a eu de la chance de passer de jour, avec du gros temps. On a pu passer un peu de temps dehors pour l’admirer. Dans la vie d’un marin, c’est un moment très fort et un aboutissement. Et puis ça nous a permis de passer du temps tous ensemble parce que finalement, on se croise plus qu’autre chose entre les quarts. »
La remontée de l’Atlantique Sud par Guillaume Pirouelle : « Quand on franchit le cap Horn, on a tendance à se dire qu’on est bientôt arrivé mais Thomas nous avait prévenu qu’il ne fallait pas nous relâcher. Les routages ont été pessimistes jusqu’à l’équateur, on se disait qu’on allait perdre notre avance. Il a fallu s’accrocher. On a réussi à passer deux transitions mieux qu’attendu, ce qui nous a permis d’être un peu plus rapide qu’espéré. Mine de rien, ça faisait plus de 30 jours qu’on naviguait et le bateau commençait à fatiguer. On a eu une frayeur avec la casse de l’armure de J0 qui aurait pu avoir de plus graves conséquences. Mais on a su garder le rythme ! »
La dépression Ingrid et l’arrivée, par Frédéric Denis : « Nous avions déjà plus de 35 jours de mer et on avait réussi à conserver de l’avance par rapport à IDEC Sport. La remontée dans l’alizé a été rapide mais chahutée. Ensuite, nous avons dû faire face à la dépression Ingrid qui nous barrait la route. Ce n’était vraiment pas facile à négocier et il y avait forcément de l’appréhension à ramener le bateau en un seul morceau. On sentait les vagues virulentes contre la coque et on sait que cela peut arracher des morceaux du bateau. On a su faire les bons choix et garder notre sang-froid. Ça nous a permis de tenir bon jusqu’au bout et de nous offrir ce record ! »
La joie de l’arrivée, par Pierre Leboucher : « Ça fait vraiment du bien d’arriver ! Les dernières heures ont été compliquées à cause du passage de la tempête. Nous avions tous confiance dans le bateau mais on savait aussi que la casse pouvait survenir à tout moment. Mais on a tenu bon jusqu’au bout. Globalement, ça s’est toujours très bien passé entre nous, même si on a vécu 40 jours dans une petite zone de vie. Nous étions tous concentrés sur l’objectif, c’était vraiment chouette ! Tous nos proches sont venus, j’ai de la famille de Paris, des amis de Toulouse, mes voisins… Avec l’accueil du public, la chaleur humaine qu’on a ressentie ici à Brest, c’est juste incroyable et très émouvant ! »
crédits Mark Lloyd – Jean-Louis Carli – Vincent Curutchet / Team Sodebo