Ocean Fifty. On a vu l’épisode 1 de la saison 1 sur Canal Plus

Pro Sailing Tour 2021 Episode 2 La Rochelle

Alors que la saison 2 commence ce jeudi à Bonifacio, le 1er des 4 épisodes de la saison 1 du Pro Sailing Tour était diffusé ce week-end sur Canal Plus. On vous dit ce qu’on en a pensé et on attend aussi vos réactions.

- Publicité -

La société Upswing Prod a fait le pari de créer un circuit de voile – Le Pro Sailing Tour avec les ex-Multi50 rebaptisé Ocean Fifty – et de miser sur son développement par la diffusion sous forme de série à l’image de ce qu’a connu la F1 avec la série à succès Formula One qui a permis de faire revenir les fans. Difficile pour l’instant de dire si le pari est réussi mais l’on peut dire déjà que la Classe a attiré la lumière avec ce projet et a su faire parler d’elle.

Prévu initialement en décembre dernier, la série a été livrée avec retard et sa diffusion a commencé finalement début mai. Elle compte 4 épisodes.
L’épisode 1. Le premier épisode dure 50 mn et se déroule à Brest. Si c’est fantastique pour la classe et pour la voile d’avoir cette visibilité sur Canal+ – même si la chaîne cryptée diffuse également le SailGP et la Coupe de l’America – ce premier épisode nous a un peu déçu malgré de très belles images et des moments forts comme le démâtage de Primonial. On n’en attendait peut-être trop du réalisateur, Edouard Mauriat. Toutes les images, les plans, la lumière sont magnifiques mais trop souvent trop courts. Si les marins sont filmés de près – un médiaman sur chaque bateau – Il y a là une vraie prouesse technique, on regrette que ceux-ci ne soient pas plutôt interviewés à postériori pour raconter ce qu’ils ont vécus. Si le fil de l’épisode est chronologique en fonction des manches qui se sont déroulées, il manque peut-être une introduction du spectacle, de mise en perspective. C’est finalement le plan avec Thibaut Vauchel-Camus et Aymeric Chapellier accueillant des enfants à bord qui expliquent au grand public ce que sont ces bateaux. Cela aurait pu être Gilles Chiori, le directeur de course qui aurait pu avoir ce rôle peut-être en voix off. Le passage sur le démâtage de Primonial, la réaction de son skipper, de son équipe et la solidarité des autres skippers de la classe et notamment Thibaut Vauchel-Camus est sans doute le moment le plus fort et le plus réussi de cet épisode. Il montre toute la force de l’action filmée et du son pris sur le vif. Le passage est moins réussi pour Arkema qui fait l’erreur de passer une bouée dans le mauvais sens et où Keni Piperol se voit désigner coupable avec des gros plans sur lui mais que vient apaiser l’expérimenté Lalou Roucayrol. C’était peut-être inutile d’en faire 5mn même si l’équipe y perd la course. De même, pour le plan de Gilles Chiori qui demande à monter le son du micro. A trop montrer de plans, de marins, difficile de savoir si le public arrivera à s’y retrouver entre les différents protagonistes. Et c’est là tout l’enjeu pour que la voile et ce Pro Sailing Tour puisse séduire le plus grand nombre.
N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.



En attendant la diffusion des prochains épisodes 1 par semaine, les skippers sont de retour. Après un an de découverte, après un hiver à peaufiner le moindre détail sur les bateaux, les fiabiliser et gagner en performance, la compétition recommence. Les marins préviennent : « chacun a élevé son niveau de jeu » (Quentin Vlamynk), « ce sera particulièrement relevé » (Gilles Lamiré), « très ouvert » (Thibaut Vauchel-Camus) d’autant que tous ne « cessent de gagner en performance » (Armel Tripon). Ils ont « hâte d’y être » (Éric Péron) et l’abordent « avec beaucoup d’envie » (Sébastien Rogues).

Goodchild, un tenant du titre à détrôner
Dans un cadre somptueux (voir par ailleurs), la bataille s’annonce intense, engagée, rugueuse où chaque manœuvre peut être décisive. L’objectif de la flotte est déjà connu : tous espèrent mettre fin à l’hégémonie de Sam Goodchild, auteur avec Leyton d’une première saison incroyable (quatre victoires). Mais le tenant du titre n’a pas chômé cet hiver : l’équipage a été modifié (avec Pierre Pennec et Devan Le Bihan), son bateau aussi (un safran central et un nouveau mât) et il a remporté la 1000 milles des Sables il y a un mois en solitaire. Ses poursuivants de l’an dernier, Quentin Vlamynck (2e, Arkema 4) et Thibaut Vauchel-Camus (3e, Solidaire En Peloton-ARSEP) se sont également renforcés.
Éric Peron, le nouveau venu
Sébastien Rogues (Primonial) – qui compte dans ses rangs le vainqueur de la dernière Solitaire du Figaro, Pierre Quiroga – et Erwan Le Roux (Koesio), respectivement 1er et 2e de la Transat Jacques Vabre, sont également affutés. Gilles Lamiré (Groupe GCA-1001 Sourires), auteur d’un podium à la RORC Caribbean et d’un record de la Martinique en début d’année, est tout aussi motivé.
Armel Tripon (Les P’tits Doudous), lui, ne participera pas à ce début de saison : victime d’un chavirage au large de la Corogne, il espère rejoindre la flotte à Brest, lors du 2e épisode. Enfin, la flotte compte un nouveau venu, Éric Péron (Komilfo), skipper d’expérience qui aspire à « s’enrichir et à progresser » avec l’ambition de « tirer son épingle du jeu ». En somme, rarement une compétition de course au large n’a été aussi ouverte avant de s’élancer. Alors, prêt à faire le grand saut ?

ILS ONT DIT…
« Des ambitions à la hausse »
Sam Goodchild (Leyton) : « L’objectif cette saison est de garder le même tempo que l’an dernier, de ne rien lâcher et surtout ne pas se reposer sur la victoire de l’an dernier. Il faut toujours essayer de progresser pour rester devant ! »
Thibaut Vauchel-Camus (Solidaire En Peloton-ARSEP) : « La motivation et la qualité des équipages ainsi que le jeu très ouvert de cette première saison présagent une saison 2 avec des ambitions à la hausse ! »
Gilles Lamiré (Groupe GCA-1001 Sourires) : « Je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre mais j’aborde cette 2e saison avec énormément d’enthousiasme. Le niveau de la compétition s’annonce très relevé ! »
Sébastien Rogues (Primonial) : « Avec le renfort de Pierre Quiroga (régleur, navigateur) et Matthieu Salomon (n°1), nous voulons viser plus haut dans le classement et gagner en régularité et en constance. Si c’est le cas, le classement parlera de lui-même.”
Erwan Le Roux (Koesio) : « Nous sommes clairement en train de progresser. On affiche des objectifs plus élevés : notre volonté, c’est de monter sur le podium et de gagner des manches. »
Quentin Vlamynck (Arkema 4) : « On revient avec le même bateau, le même nom mais de nouvelles couleurs. Même si nos concurrents ont aussi élevé leur niveau de jeu, nous avons hâte de retrouver la ligne de départ. On espère faire aussi bien qu’en 2021 ! »
Éric Péron (Komilfo) : « Je suis le petit nouveau de la classe. Mon objectif n°1, c’est de m’enrichir et progresser. J’ai vraiment hâte d’y être. On ne sera pas statistiquement les favoris, mais on va essayer de tirer notre épingle du jeu. »
Retrouvez les réactions de chaque équipage dans notre article « Parole de skippers »