Les leaders aux Canaries ce lundi soir

Savéol
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Engagés dans une descente sous spi, au largue serré dans 15 noeuds de vent, les marins de la Transat AG2R La Mondiale sont désormais à moins de 180 milles de la porte des Canaries, que les bateaux de tête atteindront ce soir… à commencer par le couple de Savéol : en tête depuis hier dimanche sur une parfaite trajectoire "centre-Est", Romain Attanasio et Samantha Davies ont ce matin une grosse quinzaine de milles d’avance sur le groupe de 4 bateaux qui naviguent à vue derrière eux : Brit Air, Banque Populaire, Groupe Bel et Cercle Vert.

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Auteur d’une belle remontée, le groupe de l’Est (Generali, Crédit Mutuel de Bretagne et Generali Europ Assistance) affiche des moyennes très élevées ces dernières heures, de l’ordre de 12 noeuds. Mais ils concèdent aussi toujours 60 à 70 milles de retard. Les écarts vont être tout à fait inhabituels à La Palma…

Ils ont dit…

Savéol – Samantha Davies (1er au classement de 5h)

« Nous avons de très bonnes conditions, un vent un peu plus à gauche que prévu. Nous naviguons au largue serré avec une bonne gîte, des grosses vagues, c’est assez physique mais le bateau va vite. On prend tous les deux énormément de plaisir à barrer dans ces conditions. Hier on était sous spi au portant, aujourd’hui on est plus serré et on fonce. Il faut être réactif sur les écoutes et aux réglages pour bien négocier les surfs et creuser l’écart. Il faut viser la porte de La Palma, c’est plus technique que le cap, mais on surveille la météo pour ne pas trop mollir.
Après la porte aux Canaries, il faut éviter les pièges, prendre les bonnes décisions pour rester dans des conditions optimales et surtout aller vite. »

Brit Air – Armel Le Cléac’h (2e au classement de 5h)

« On glisse rapidement vers les Canaries avec des rafales à 25 nœuds et une bonne gîte. Il faut éviter les sorties de route mais c’est sympa d’aller vite. On va essayer d’optimiser en cas de perte de terrain car on navigue à vue avec les deux autres (Banque Populaire et Cercle Vert). Le vent a soufflé jusqu’à 32 nœuds hier soir, c’était sportif, le bateau a fait des pointes à 18 nœuds. On est aussi content quand ça mollit derrière pour mieux contrôler le bateau et ne pas abîmer le matériel.
Hier, il y avait une vraie bagarre dans la course, du fait de naviguer à vue avec les deux autres et de faire une moyenne de 13-14 nœuds : c’est stimulant ! On regarde déjà la stratégie à adopter après le passage de la porte à La Palma, car la course n’est pas finie, il nous reste un océan à traverser ! Après les Canaries les choses vont changer car plus d’options s’offrent aux bateaux et je pense que les bateaux vont plus s’éparpiller.
Si nous gardons la même moyenne, nous serons à La Palma ce soir vers minuit. »