Départ ce jeudi de la Solo Concarneau

La course s’annonce intéressante à suivre avec des conditions météos musclées pour les 46 figaristes inscrits. Le programme : une boucle de 300 milles entre la pointe Bretagne et l’île d’Yeu. Un parcours technique, avec courants et effets de site à la pelle. Après s’être mis dans le bain de la saison à la Solo Maître CoQ, c’est la dernière course avant l’AG2R pour peaufiner les réglages et les automatismes pour les équipages en double. Alexis Loison, Benjamin Dutreux, Erwan Tabarly ou Sébastien Simon, ou Thomas Ruyant et Adrien Hardy seront sans doute aux avant-poste comme Charlie Dallin. La flotte comptera 24 solitaires et 11 équipages doubles. Seuls les inscrits en solitaire comptabiliseront des points au Championnat de France Elite de Course au Large

Hervé Gautier, Directeur de course: ” Nous avons un flux de Sud Est qui sera assez fort dans la nuit de jeudi à vendredi, avec des vents fichiers à 30 nœuds, ce qui signifie en réalité plus de 35 nœuds dans les rafales. Tout cela en Mer d’Iroise dans un endroit où il y a beaucoup de cailloux et de courant, avec le risque de casser quelque chose. Ce qui n’est pas l’objectif de cette course ! De ce fait, nous partirons probablement sur le parcours n°5 : le parcours habituel mais effectué en sens inverse ! En partant de Concarneau, ils vont faire un petit parcours dans la Baie, avant de mettre Cap au Sud-Est vers la Bouée Sud Guérande au sud de Belle Ile. Ce sera un long bord de près très tactique. Ensuite ils iront chercher les Birvideaux, puis l’occidentale de Sein, la Chaussée de Sein pour revenir sur Concarneau pour la mi-journée samedi. Ils auront tout de même du vent fort sur la première partie de course et ensuite plusieurs transitions à gérer. Ce sera une édition particulièrement intéressante à suivre.”

 

Concentré sur la dernière ligne droite des préparatifs de l’AG2R, Adrien Hardy et Thomas Ruyant rappellent les enjeux de cette Duo Concarneau : « C’est une course côtière avec beaucoup d’éléments de parcours à respecter entre le large de Brest et l’ile de Groix, c’est donc assez différent d’une traversée de l’Atlantique, mais elle fait appel aux mêmes enjeux : choix stratégique, fluidité de la communication à bord, manœuvres, etc. Nous n’avons pas fixé d’objectif de résultat avec Thomas, nous comptons poursuivre notre préparation et finir notre rodage ! L’objectif est d’avoir un bateau le plus proche possible de la configuration de l’AG2R. » Thomas Ruyant précise : « Cette course va surtout valider un fonctionnement à bord du bateau et permettre une bonne gestion des nuits en mer. »

« On est content de régater dans cette brise ! »

À l’aise dans le vent soutenu, Adrien détaille la météo des prochains jours : « La première nuit sera sportive, puis les conditions seront plus maniables. C’est plutôt bien d’avoir ce vent, cela va nous permettre d’affiner des réglages et de bien nous coordonner dans des conditions musclées. » « On est content de cette brise, souligne Thomas, car on n’avait pas eu trop de vent dans notre préparation, ça va compléter nos conditions entrainement. Cette course est un galop d’essai, on va se confronter avec une partie de la flotte, le parcours est technique avec plusieurs points à négocier. Vu les conditions, la course va être intense et rapide ! »