Le 1er octobre, la voilerie All Purpose sera au départ de la Mini Transat La Boulangère, traversée de l’atlantique en solitaire, sans assistance et sans communication, 4050 milles entre La Rochelle et La Martinique via une escale à Las Palmas aux Canaries. 17 concurrents sont équipés par All Purpose, la voilerie bretonne dirigée par le quatuor François Lamiot, Brice Berthier, Fred Moreau et Rémi Aubrun. Ce dernier participera à sa deuxième Mini Transat à bord du Pogo 3 aux couleurs d’Alternative Sailing et Constructions du Belon, une valeur ajoutée certaine pour les coureurs faisant confiance à All Purpose, très fidèle à cette compétition – aventure. Les impressions de trois coureurs concernant leur collaboration avec la voilerie…

Clarisse Crémer, au départ de la Mini Transat La Boulangère à bord de TBS : « Je suis chez All Purpose car ils ont un partenariat avec le chantier Structures, constructeur des Pogo 3, mon voilier de série. Le chantier propose un pack avec des voiles All Purpose. J’ai ensuite découvert All Purpose et nous nous sommes entendus. Travailler avec Rémi, c’est du bonheur. Alors qu’il a une grande expérience, il n’est pas condescendant. Il te laisse découvrir. Quand tu amènes ta voile en réparation, tu sais que cela sera bien fait. Avec Erwan Le Draoulec, nous avons eu une forme de partenariat avec la voilerie ce qui nous a permis de tester pas mal de voiles d’avant. En entraînement à Lorient, avec Rémi et Erwan, nous avons, en speed test, comparé différentes formes de voiles en faisant les modifications nécessaires très vite, quasi en temps réel. Du coup, en commandant notre jeu de voiles, nous savions véritablement ce qu’on allait avoir. Enfin, lors de la Mini en Mai, j’ai gagné une voile All Purpose au tirage au sort, un super cadeau. Rémi m’a conçu un spi médium en membrane qui devrait bien fonctionner à partir de 25 noeuds. »
Erwan Le Draoulec, au départ de la Mini Transat à bord d’un Pogo 3 aux couleurs la poterie culinaire Émile Henry : « J’avais déjà acheté un jeu de voiles neuf chez All Purpose lors de mes dernières saisons. Je m’entends tout simplement vraiment bien avec les protagonistes All Purpose et notamment Rémi Aubrun qui a la double casquette puisqu’il est à la fois dessinateur des voiles mais aussi concurrent. Alors je n’ai pas vraiment hésité quand je suis reparti dans une campagne « Mini Transat » et j’ai voulu, toute de suite, retravailler avec All Purpose. En 2016 et 2017, nous avons eu un partenariat avec All Purpose. Je suis devenu, avec Clarisse Crémer, en quelque sorte testeur des voiles ce qui m’a permis d’essayer quelques jeux sans obligatoirement les acheter. Il faut savoir que les voiles sont un domaine où il peut y avoir quelques différences entre adversaires même si nous partons sur des voiliers de série et non des prototypes. A part la grand-voile qui est en Dacron, le reste peut être en Trilam® ou en membrane. Cela laisse la possibilité d’essayer des choses sur la triangulation ou les formes voire la rigidité. Nos mini 6,50 de série vont de plus en plus vite, le vent apparent varie beaucoup. Ce paramètre doit être accepté par les voiles. Nous avons donc tendance à avoir des voiles d’avant plus petites et plus plates. »
Tanguy Bourroulec, au départ à bord de « Tanguy fait du Mini » : « Je vais participer à ma première Mini à bord d’un Pogo 3. Je ne me suis même pas posé la question en ce qui concerne la marque de voiles avec laquelle j’allais travailler. Je savais qu’All Purpose faisait du bon boulot. Je pense aux dessins des spinnackers de Rémi Aubrun. Ils sont connus pour être stables et pour aller vite. Sur une Mini, nous sommes 90% du temps sous spi alors c’est important. La solidité est également un facteur qu’All Purpose a pris en compte. Le niveau en Mini de série est très fort. Il n’a pas été rare en début de saison que nous nous retrouvions à l’arrivée à 6 ou 7 concurrents en quelques minutes. Cela sera d’ailleurs peut-être le cas lors de l’arrivée de la première étape de la course à Las Palmas. De nombreux concurrents en série sont prêts et auront travaillé le sujet « voile ». Il est devenu un facteur essentiel. »
L’œil de François Lamiot : « Nous équipons le même nombre de voiliers qu’en 2015. Par rapport à il y a deux ans, nous avons généralisé la membrane Trilam® sur les spis médium. Les bateaux vont de plus en plus vite, nous avons donc aplati les voiles de portant et nous avons diminué leur surface. Clarisse Crémer est hyper accrocheuse et rigoureuse. En deux ans, elle a eu une progression spectaculaire. Erwan Le Draoulec, 20 ans, est le plus jeune au départ. Il est très prometteur alors que Tanguy Bourroulec peut viser le top 5. Il a également un père, Christian, patron du chantier Structures et vainqueur de la Mini Transat en 1999. D’un point de vu général, nous pouvons constater que le niveau a vraiment augmenté dans la catégorie des voiliers de série. Les coureurs sont de plus en plus professionnels tout comme les centres d’entraînement qui ont des méthodes proches du circuit Figaro. »