Vendée Globe. Sébastien Destremau en haut de son mât

Sebastien Destremau
Photo envoyée depuis le bateau Merci pendant le Vendee Globe, course autour du monde à la voile, le 30 Novembre 2020. (Photo prise par le skipper Sebastien Destremau) En haut du mât

Après avoir réglé ses problèmes de quille, Sébastien Destremau a du monter en haut de son mât à la mi-journée pour tenter de régler un problème d’aérien. Il raconte son ascension au travers de ce message.

« Ce matin en faisant mon inspection quotidienne, je m’aperçois que quelque chose ne va pas en tête de mât. Un des capteurs électroniques qui sert à mesurer le vent fait une drôle de tête et se balade… Ces capteurs sont essentiels pour le bon fonctionnement du pilote automatique.

Il faut donc monter ! Cette fois, c’est au sommet que cela se passe. La mer n’est pas trop forte, mais vu le bras de levier, ça va être sport. Après avoir prévenu la direction de course de ma tentative d’ascension, je me mets en route. Arrivé au troisième étage de barre de flèche, c’est à dire à environ 20 mètres de hauteur (soit un immeuble de sept étages), je me prends deux gadins coup sur coup. Je m’attache solidement au mât pour réfléchir à la suite.

En effet, la dernière partie de l’ascension est la plus scabreuse car il n’y a rien pour s’accrocher. En regardant de plus près, je vois que la partie endommagée pendouille. Il faudra absolument venir l’enlever au plus vite. Mais ça ne sera pas pour cette fois. Devant les coups de boutoir que je me prends, je renonce à aller plus haut.

J’avais quand même emporté un bout de ficelle pour éventuellement passer un messager au troisième étage pour remplacer le système de lazy jack. Au moins c’est fait et bien fait. Pour l’aérien, il faudra y revenir une autre fois. »