Un début de course tranquille

Savéol  - Mer plate AG2R
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« Tranquille et sympathique » : c’est ainsi, qu’à l’unanimité, les skippers joints à la vacation ce lundi midi, décrivent leur premier jour de course. « Pour un début de course, ce n’est pas très violent mais c’est parfait pour la mise en jambe » a indiqué Sébastien Audigane (Groupe Bel) ce matin. « C’est merveilleux, l’entame s’est faite sur un billard totalement plat », a lâché pour sa part Jean-Paul Mouren (Groupe SNEF). La concentration et la vigilance ont donc été de mise pour ces premières heures de course et souvent, les deux équipiers ont travaillé ensemble sur le pont à la bonne marche du bateau et aux manœuvres. « Tout est mis en place. Ca glisse bien, c’est agréable. Les écarts après cette première nuit en mer sont infimes. Nous naviguons tous à vue et cela risque bien de durer un moment » a commenté Fabien Delahaye (Brit Air).

Négocier l’empannage
Exception faite du tandem de MémoiresStBarth, composé de Richard Lédée et Christophe Lebas, qui a pris une option radicalement différente du reste de la flotte en décidant de plonger au sud dès hier soir et qui s’est ainsi emparé des commandes de la course avec une confortable avance de dix milles (et un écart latéral d’environ 40 milles), l’ensemble des bateaux se tient dans un mouchoir de poche – six milles – et poursuit sa route vers l’ouest à des moyennes comprises entre 6 et 8 nœuds dans une situation de bordure anticyclonique.

En fin de journée, les duos devront choisir le meilleur moment pour empanner et ainsi descendre plein sud vers le nord-ouest de la péninsule Ibérique. Un choix tactique mais aussi stratégique comme l’explique Gérald Veniard (Banque Populaire) : « L’idée, c’est de déclencher l’empannage au moment où on l’a décidé sans pour autant se faire surprendre par nos adversaires. Il est évident que si les bateaux se mettent collectivement à piquer au sud, nous les accompagnerons mais en restant dans une position stratégique par rapport à la flotte ».

Tout le monde va devoir négocier dès demain, le cap Finisterre. « Il faudra, a priori, passer au large, à environ 40 milles, afin d’éviter de se faire piéger dans une zone sans vent près de la côte. La bataille navale a commencé » a ajouté le co-skipper de Jeanne Grégoire. Dans l’immédiat, le vent devrait progressivement tourner à l’est puis se renforcer petit à petit. La course de vitesse est lancée. Au moins jusqu’à demain soir.

Ils ont dit

Gildas Mahé, co-skipper de Cheminées Poujoulat : « A l’heure actuelle, nous marchons à 8 nœuds. L’objectif est d’arriver le plus tôt possible au niveau du Portugal. Depuis ce matin, nous nous sommes recalés par rapport à la flotte. Le début de course n’a pas été évident : c’était sympa mais un peu stressant… »


Fabien Delahaye, co-skipper de Brit Air : « Nous avons louvoyé le long des côtes du sud Finistère et nous avons passé la nuit sous spi avec un vent de faible à modéré. Nous n’avons pas été trop bons au moment du départ : il y avait beaucoup de monde dans la baie et certains bateaux ont même talonné. Nous avons préféré jouer la prudence. En ce moment, nous naviguons tous à vue. Pour les grandes options, je crois qu’il faudra attendre quelques jours. »
 


Nicolas Troussel, skipper de Crédit Mutuel de Bretagne : « A présent, nous avons beaucoup de bateaux à vue et c’est parfait! Tout se passe à merveille à bord. Nous sommes en train de suivre de près la météo pour tenter de mieux comprendre ce qu’il faudra faire à côté de l’Espagne. Dans les prochains jours, plein de choses vont se passer…» 
 


Classement de 15 heures

1. MemoireStBarth.com Richard Lédée / Christophe Lebas à 3730 milles de l’arrivée
2 GENERALI – EUROP ASSISTANCE Yann Elies / Jérémie Beyou à 10,2 milles
3 BANQUE POPULAIRE Jeanne Grégoire / Gérald Véniard à 10,4 milles
4 LUISINA Eric Drouglazet / Laurent Pellecuer ) 10,6 milles
5 CHEMINEES POUJOULAT Bernard Stamm / Gildas Mahé à 10,9 milles