Spindrift 2 remis à l´eau

Mise à l`eau Spindrift 2 mai 2015
DR

Cet hiver, Spindrift racing s’attaque au Trophée Jules Verne, le record autour du monde à la voile en équipage par les trois caps au départ de la Pointe Bretagne. Pour battre le temps de référence actuel qui est de 45 jours et 13 heures, il faut non seulement le meilleur équipage mais aussi un bateau préparé pour ce parcours exigeant et des plus extrêmes. “Nous voulions construire une équipe autour de nous pour mener des projets techniques et sportifs qui permettent d’aller chercher la performance et l’excellence,” déclare Dona Bertarelli. “Nous sommes extrêmement fiers du chemin parcouru et impatients de retrouver bientôt la navigation au large à bord de Spindrift 2 en perspective du record du Trophée Jules Verne.”

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Pour Yann Guichard, la taille de Spindrift 2 ne l’empêche pas d’être aérien, polyvalent et puissant sans avoir à naviguer en force. Toutes les modifications réalisées depuis deux ans par l’écurie franco-suisse sont allées dans ce sens. Sur le parcours du tour du monde, il faut un bateau toilé dans le petit temps, à l’aise dans les phases de transitions météo, mais aussi capable d’allonger la foulée dans la houle du Sud et du vent fort, sans avoir à trop réduire la voilure. “Tout ce qui sert à propulser le bateau est neuf. Nous avons conçu un mât un peu plus court que celui d’origine avec une structure optimisée par notre design team en collaboration avec les ingénieurs de GSea Design,” explique Yann Guichard. “Il a été construit avec un haut niveau d’exigence chez CDK Technologies dans le plus long autoclave d’Europe (un four de 50 mètres). Nous gagnons une demi-tonne sur la pièce, soit un quart du poids de départ. Avec le gain réalisé aussi sur les voiles North Sails et le gréement, c’est plus d’une tonne que nous aurons de moins à porter dans les hauts, ce qui se traduira en vitesse pure comme dans le comportement général du bateau.”

Pour continuer cette spirale vertueuse, plusieurs dizaines de kilos ont aussi été ‘débarquées’ de la plateforme : trois colonnes de winch contre quatre au départ, un système hydraulique épuré, des aménagements intérieurs réduits à leur plus simple expression, tout a été passé au crible. “Nous avons changé par exemple tous les sacs à bord qui servent à porter le matériel, les cordages, les vêtements, la nourriture et cela nous a fait économiser 40 kilos, soit la moitié du poids d’un équipier,” précise le navigateur. “Nous améliorons enfin l’aérodynamique du bateau. La casquette a été allongée vers l’arrière du cockpit, des bâches remplacent aussi les filets à certains endroits.”

Après des tests d’efforts effectués à quai sur le nouveau mât, les navigations de mise au point débuteront ces jours-ci au départ de la Trinité-sur-Mer. Le trimaran disputera la Fastnet Race mi-août, avant un stand-by pour le record qui débutera en octobre à Brest dans l’attente d’une bonne fenêtre météo pour s’élancer autour du monde.