Route du Rhum. 3 figaristes en tête en Class40, l’incroyable retour de Yoann Richomme

Yoann Richomme - Paprec Arkéa - Class40 Vincent Olivaud - RDR 2022

Corentin Douguet, Xavier Macaire et Yoann Richomme trustent le podium en Class40. Les trois figaristes se tiennent en moins de 10 milles en tête de la flotte des Class40. Mention spéciale pour Yoann Richomme qui avait écopé de 4 heures de pénalité et qui a fait une belle remontada.

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Ils faisaient clairement partie des favoris au départ. Ils sont bien là après 3 jours de course favorisés par des conditions engagées dont ils ont l’habitude en Figaro en évoluant entre molle et passage de front.
Corentin Douguet à bord de son Lift40 maintien un petit avantage sur Xavier Macaire sur son Pogo S4 dans des conditions encore musclées mais ce dernier est assez véloce dans ces conditions. Les 3 hommes de têtes après le passage du front peuvent désormais foncer vers le sud et prendre l’ascendant sur leur poursuivants Ian Lipinski ou Mathieu Perraut très en forme depuis le départ.

12/11/22 – 06h14 : Vacation / Class 40 – Corentin Douguet / Queguiner – Innoveo – © 6ème Sens

Yoann Richomme a retrouvé ses habits de combattant du large et cette capacité à se donner sans compter. Une nouvelle fois hier, il s’est évertué à grappiller des places dans le groupe de tête des Class40. La ‘remontada’ a continué toute la journée : 14e à 7 heures du matin, 12e à 14 heures avant de s’ouvrir les portes du ‘top 10’. Il pointait à la 7e place à 19 heures et était 5e ce samedi matin à 8 heures….

Surtout, l’écart avec le premier n’en finit plus de se réduire. Il compte désormais moins de 12 milles de retard sur le premier, son ami Corentin Douguet, alors que son retard était de plus de 25 milles au moment d’observer ses 4 heures de pénalité mercredi dernier ! « Il est remonté comme une pendule et ça fait plaisir à voir », s’enthousiasme Simon Troel, responsable technique du team Paprec Arkéa. Sur ce long bord au près, à bâbord amure (15 à 20 nœuds de vent), le Lift V2 a montré son plein potentiel.

Ce sont des conditions qui lui permettent d’exprimer toute sa puissance souligne Simon

Mais les raisons de cette remontada ne sont pas seulement d’ordre technique. Par ses petits placements et les différences d’angle qu’il met face au vent, Yoann est parvenu à faire la différence et, surtout, à marquer des points dans la bataille psychologique. « Ça ne doit pas être facile pour ses rivaux de le voir revenir », souligne Simon. Le skipper de Paprec Arkéa s’offre ainsi un léger avantage. « Il a en effet un cran d’avance psychologiquement car les autres vont inconsciemment regarder ses choix et ses trajectoires ».

Cet avantage pourrait s’avérer particulièrement précieux en ce samedi où la course va redoubler d’intensité. Un numéro d’équilibriste attend les skippers avec le passage de front dès ce début de matinée. Une trentaine de nœuds est attendue à l’avant du front avant une bascule dans un talweg, une zone de mole (sans vent) qui devrait durer toute la matinée. Puis, place à nouveau à du vent fort avec des pointes à 35, 38 nœuds dans l’après-midi et en fin de journée. En somme, il va falloir cravacher et s’adapter à ces différentes allures. « Il va y avoir beaucoup, beaucoup de manœuvres à effectuer », abonde Simon Troel. Mais chez Yoann Richomme, la détermination est là : il sait que cette journée peut contribuer, encore un peu plus, à nourrir le feuilleton de son incroyable remontada.