- Publicité -
Accueil Blog Page 6

Bonne année ! Et à minuit, on a dansé avec la mer !

Nous souhaitons à tous nos lecteurs et lectrices une belle et heureuse année, qui commence avec le grand large et tous les océans comme terrain de jeu : deux tentatives de records du Trophée Jules Verne, un tour du monde en Class40 et un autre en trimaran mais sur un tour du monde à l’envers. De quoi patienter avant le retour du SailGP, de toutes les classes de bateaux de course au large et de l’IRC sur l’eau. Nous aurons une pensée pour Rosalba Di Cuffa, qui nous a quittés le 23 décembre. Figure fondatrice de la Drheam Cup dès sa toute première édition, Rosalba formait avec Jacques Civilise un duo indissociable, dans la vie comme à la manœuvre, à l’origine de la création et de l’administration de cette course emblématique. Nous avons choisi de partager avec vous les vœux d’Alexia Barrier qui, proche du point Nemo, se bat avec son équipage d’Idec Sport pour établir un premier temps féminin autour du monde. En trois ans, elle aura réussi à monter son projet fou et à vivre son rêve : the Famous Project. Une belle source d’inspiration qu’offre la course au large pour vous ou vos proches pour débuter cette nouvelle année. Merci de nous suivre et d’être toujours au rendez-vous !

Et à minuit, on a dansé avec la mer

Il est 23h TU.
C’est mon quart.
Dehors, c’est toujours un peu la guerre.
Les vagues sont là, le vent aussi. Plus de 40 nœuds, fidèles au poste.
On doit être au 70ᵉ grain de la journée — et, chose étrange, pas de grêle ni de neige avec celui-ci. On s’étonne presque.
23h30. Dee est encore sur le pont.
Je lui dis :
— Tu restes jusqu’à minuit ?
Elle me répond, tranquille :
— Je veux fêter la nouvelle année avec vous.
Autant dire que, jusque-là, la fête n’était pas franchement à l’ordre du jour.
Notre priorité : faire marcher le bateau, ne rien casser, rester lucides.

Dans la journée, deux grosses vagues.
L’une ouvre la fenêtre de la cuisine et remplit le bateau.
L’autre projette Stacey Jackson trois mètres en arrière du poste de barre. Elle retombe sur les fesses. Quelques bleus. Rien de cassé. Mais un rappel clair : ici, ça ne plaisante pas.
Alors non, le réveillon ne nous traverse pas vraiment l’esprit.

Et puis 23h50.
Bex et Molly sont à la barre et aux réglages.
Moi, je jette un œil à la météo, puis aux filles dehors.
Je leur parle à travers la vitre — elles ne m’entendent pas, mais elles comprennent.
La question tombe :
Quelle musique ?
Ce sera Fireball – Pitbull.
Je trouve le morceau, je mets l’ampli à fond.
Bessie sort une bouteille de champagne et les chocolats qu’on avait gardés pour l’occasion.
Et finalement, tout le monde sur le pont.
Moins de deux minutes avant le compte à rebours.
On danse sous un grain à 45 nœuds.
Fireball à fond.
Et ça nous va si bien.

Ce n’était pas prévu.
Ce n’était pas calculé.
Mais qu’est-ce qu’elle fait du bien, cette célébration.
Le passage à la nouvelle année 2026, ensemble,
au cœur de cette immense aventure,
déjà le regard tourné vers ce qui vient.
Oui, on est fatiguées.
Oui, c’est dur.
Il fait froid, c’est humide, le bateau bouge sans cesse.
Mais quelle chance on a.
Point Nemo n’est pas loin.
Le Cap Horn aussi.
Nous avançons.

Une amie m’a écrit aujourd’hui.
Et ses mots ont trouvé leur place ici, naturellement.
Elle m’a parlé de Fernand de Magellan.
De cet homme qui n’a pas terminé son tour du monde, mais qui a ouvert une route,transmis un savoir, et surtout, n’a jamais renoncé à son rêve.
Elle nous a rappelé une chose essentielle :
ce qui compte, ce n’est pas seulement l’arrivée.
C’est le chemin. Les jours.
La manière de tenir, ensemble.
La façon de se battre pour quelque chose qui nous dépasse.
Le trophée, le record, la chance ou la malchance…
Tout ça ne nous appartient pas totalement.
Mais l’engagement, la détermination, le courage du quotidien —
ça, c’est entre nos mains.

À celles et ceux qui nous suivent.
À celles et ceux qui nous soutiennent.
À nos proches.
À ceux qui nous découvrent aujourd’hui.
À ceux qui nous connaissent depuis longtemps.
Nous vous souhaitons une très belle année 2026.
Qu’elle vous mette en mouvement.
Qu’elle vous rapproche de vos rêves.
Qu’elle vous donne l’audace de lever les yeux, et le courage d’avancer, même quand le vent souffle fort.
Parce qu’au fond,
ce sont toujours celles et ceux qui osent tracer leur route
qui finissent par trouver leurs étoiles.

Alexia Barrier

Les femmes de The Famous Projects CIC viennent, la nuit dernière, d’opérer avec succès le débordement par le nord d’un centre dépressionnaire actif. Sans coup férir, précises dans leur tempo, efficaces dans leurs trajectoires, Alexia (Barrier), Dee (Caffari), Annemieke (Bes), Rebecca (Gmür Hornell), Deborah (Blair), Molly (LaPointe), Támara (Echegoyen) et Stacey (Jackson) sont, à grands coups d’empannages, passées du vent de Sud aux flux de Nord Nord Ouest en avant de ce centre de basse pression qui va désormais les propulser en droite ligne vers les rivages chiliens, et à court terme, le cap Horn.

Elles laissent ce matin en leur bâbord le point Nemo, ce “pôle maritime d’inaccessibilité”, la position géographique, située en plein milieu de l’Océan Pacifique, qui indique le point le plus éloigné de toute terre. Elles ont aussi dépassé le lieu précis aux relents de drame où, il y a 27 ans, le premier équipage 100% féminin, celui de la Britannique Tracy Edwards, voyait ses rêves de tour du monde historique s’effondrer en même temps que le mât de leur catamaran Royal&Sun Alliance. Les filles de The Famous Project CIC sont à présent les seules navigatrices à être parvenues si loin dans un Trophée Jules Verne.
Nulle gloire dans cet état de fait, juste un rappel de ce que Dee et Alexia ne cessent de marteler ; leur présence n’est ici que tolérée, et malgré la dureté des conditions de vie, la fatigue désormais omniprésente, c’est à ce moment de la course que toute leur indomptable énergie est plus que jamais mobilisée à la vigilance et à l’écoute du bateau.
1 900 milles, soit sur leur vitesse actuelle, moins de 4 jours de navigation, les séparent désormais du fameux Horn, synonyme de retour en Atlantique et de sortie du pays de l’ombre. 4 jours de mer forte et désordonnée, de vent fort, de froid et même de neige. Mais 4 jours d’envies, de détermination, de conviction, à marquer à jamais l’histoire de leur sport.

Alexia Barrier :
“On connait un Pacifique très physique. Le vent est plus soutenu, parfois très irrégulier, avec des rafales violentes, allant jusqu’à 50 nœuds, et surtout une mer croisée qui secoue en permanence. Les vagues sont hautes, 5 mètres, puissantes, pas toujours bien rangées, et le bateau vit beaucoup. Ça demande une vigilance constante, réduire, ré-accélérer, anticiper.
On est dans l’engagement. Bien que cela reste majestueux, mystique, hypnotique.
La stratégie est assez simple à dire, beaucoup plus complexe à tenir : il nous faut rester dans le bon tempo.
Ne pas se faire enfermer par les hautes pressions, attraper les bons systèmes sans aller trop au sud, et surtout préserver le bateau et l’équipage.
On a encore quelques heures très difficiles, puis ça va se calmer jusqu’à l’approche du Horn. Et là, on verra. Il est trop tôt pour savoir comment ça va se passer.
Le Horn ne se gagne pas à l’attaque frontale, mais à la régularité. On joue le long jeu.
Le mouvement du bateau est ce qu’il y a de plus pénible à vivre. Pour le froid, on s’équipe. Pour l’humidité, on compose.
Mais le mouvement permanent, les accélérations, les chocs, ça ne s’arrête jamais. Le corps est toujours en adaptation, même au repos. C’est usant mentalement autant que physiquement.
Mon souhait pour 2026 est qu’on continue à oser. Oser les projets ambitieux, les équipes engagées, les aventures collectives.
Et qu’on prenne le temps de faire les choses bien, en restant alignées avec ce qu’on est, en mer comme à terre.”

- Publicité -

Record. Passage de l’Equateur pour Guirec Soudée

Guirec Soudée a mis 10 jours pour rejoindre l’Equateur à bord de son trimaran MACSF. Une descente compliquée pour passer l’anti cyclone des Açores mais sans importance sur le record qu’il va tenter d’établir sur ce tour du monde à l’envers.

Le parcours va peu à peu se corser. Après avoir longé le Brésil, il commencera à bifurquer à contresens pour aller au Cap Horn. C’est le moment le plus dangereux de sa tentative de record établi par VDH sur son monocoque Adrien. Il compet actuellement 1170 nm d’avance, de quoi patienter pour avoir la bonne fenêtre pour passer le cap dur !

- Publicité -

Trophée Jules Verne. Sodebo Ultim 3 établit un nouveau temps de référence au Cap Leeuwin !

crédit Léonard Legrand / Team Sodebo

L’équipage de Sodebo Ultim 3 débute l’année 2026 de la meilleure des manières en dépassant le cap Leeuwin, à la pointe sud-ouest de l’Australie, ce jeudi 1er janvier à 22 h 18min (heure FR). Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel s’offrent un nouveau temps de référence sur le tronçon Ouessant-cap Leeuwin en 17 jours, 1 heure, 17 minutes. Ils améliorent la précédente marque d’IDEC Sport, détenue depuis 2017, de 5 heures, 41 minutes. Ils restent donc plus rapides que le détenteur du Trophée Jules Verne. Sodebo Ultim 3 et son équipage vont désormais continuer leur progression vers l’Est et la Tasmanie qui marquera l’entrée dans l’océan Pacifique prévue ce samedi.

Leeuwin, le Cap de la Bonne Année
Encore un nouveau temps de référence ! Après les tronçons Ouessant – équateur, Ouessant – cap de Bonne Espérance, c’est désormais entre Ouessant et le cap Leeuwin que Sodebo Ultim 3 s’est montré le plus rapide. Avec un temps de 17 jours, 1 heure, 17 minutes, ils ont amélioré de 5 heures, 41 minutes le temps de référence détenu par IDEC Sport depuis 2017. « Quand on voit qu’on est en tête des trois meilleurs temps intermédiaires du Trophée Jules Verne, c’est fantastique », savoure Benjamin Schwartz.

Les « Sodeboys » gardent de l’avance sur leur adversaire virtuel. Une sacrée prouesse d’autant qu’en comparaison, Francis Joyon et son équipage avaient eu des conditions exceptionnelles dans l’océan Indien. “Ils n’avaient fait aucun empannage pendant toute la traversée de l’océan Indien, rappelle Benjamin. “Nous en avons déjà fait 19 depuis Bonne Espérance et il en reste une dizaine jusqu’en Tasmanie ! “. L’enthousiasme est au rendez-vous puisqu’à l’exception de Thomas Coville, tous les membres de l’équipage franchissent le cap Leeuwin pour la première fois dans leur vie de marins.

Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim 3 : « C’est presque la moitié du parcours. On a tous beaucoup trimer et travailler pour être dans ce nouveau temps de référence. Avec Sodebo on n’est jamais allé aussi loin dans nos tentatives de records (en 2020 et 2024 qui s’était arrêté sur avarie). On va rester humble et sereins. On progresse collectivement. On est tous ensemble pour gérer ces étapes après étapes, ces caps après caps. On est conscients du chemin mais ce qui nous intéresse c’est le Record du tour du monde. Alors nous allons continuer à naviguer comme on le fait depuis le départ. »

Léonard Legrand, équipier sur Sodebo Ultim 3 : « On est très contents d’inscrire un nouveau temps de référence à Leeuwin ! Ça montre l’engagement de l’équipage et le curseur que l’on met. On pousse fort ! Même si on est heureux, ce n’est pas le tout de faire les intermédiaires, ce qui nous intéresse c’est le Record à Ouessant. »

L’océan Indien fidèle à sa réputation
Les derniers jours ont été particulièrement compliqués. Après leur descente à grandes enjambées de l’Atlantique, les sept marins ont dû batailler pour progresser à l’arrière d’une dépression. « C’est toujours une zone délicate car la mer a eu le temps de se former et elle était souvent croisée », assure Benjamin Schwartz. « Les conditions ont été particulièrement musclées et forcément, ça a joué sur les organismes, ajoute Frédéric Denis. Mais c’est chouette de voir qu’on a continué à bien avancer ! » Sodebo Ultim 3 a poursuivi sa route autour de 20 à 30 nœuds de vitesse tout au long de la semaine. « On a surtout eu la bonne surprise de voir qu’on gardait des moyennes plus qu’honorables », apprécie Benjamin.

Les glaces, une attention de chaque instant
Dimanche dernier, Thomas Coville expliquait « avoir passé mon quart les yeux rivés sur le radar, les alertes et les alarmes pour veiller aux éventuels growlers ou icebergs ». Ils ont en effet traversé une zone à risque pour éviter une bulle de vent faible. Plusieurs growlers (fragments d’icebergs non détectables par satellite) ont en effet été aperçus par l’équipage ces derniers jours. La cellule routage, en lien avec CLS, spécialisée dans la localisation par satellite, travaille avec le bord afin d’adapter la trajectoire en fonction des détections. « C’est une préoccupation de chaque instant car dès qu’il y a un peu de mer, nos radars ont du mal à détecter un éventuel morceau de glace », ajoute Benjamin. Ce risque, inhérent aux tentatives du Trophée Jules Verne, oblige à veiller à la latitude à laquelle ils progressent. Cela a donc eu un impact concret sur leur route puisqu’ils ont décidé de contourner les îles Kerguelen par le nord. À noter que dans l’équipage, Thomas Coville était le seul à avoir déjà vu des growlers et des icebergs au cours de ces neuf tours du monde précédents.

Un réveillon du 31 sur le pont
Hormis les sourires et les accolades, la Saint Sylvestre aura été particulièrement studieuse à bord. Les 7 marins ont notamment dû s’employer à plusieurs réparations. Frédéric Denis évoque « pas mal de bricoles » à l’instar d’une fuite d’eau dans un ballast. Ils ont également dû réparer une chaîne de colonne de winch qui les a obligés à effectuer un empannage « à la manivelle et à l’ancienne ». En parallèle, il faut composer avec le froid toujours aussi tenace et l’humidité. « On a la chance d’être bien équipé, d’avoir des bons duvets pour dormir, des vêtements pour se changer, explique Frédéric. Mais on voit que le corps humain a une sacrée capacité d’adaptation.»

L’océan Pacifique en ligne de mire
Après l’océan Atlantique et l’Indien, c’est désormais l’océan Pacifique qui se profile. Ils devraient y entrer d’ici deux jours, samedi 3 janvier. Sodebo Ultim 3 va continuer sa progression à plus de 1000 milles au sud de l’Australie. Bientôt, ils dépasseront la latitude de la Tasmanie pour la longue traversée du Pacifique vers le Cap Horn. Et ce sera toujours aussi intense. Si l’avance s’est réduite depuis Bonne Espérance, l’équipage « espère le creuser à nouveau à partir de la Nouvelle-Zélande ». Et la motivation est toujours aussi forte pour l’équipage de Sodebo Ultim 3 qui continue d’accumuler les temps de référence à chaque passage clé de ce tour du monde.

Source CP

- Publicité -

Globe40. Départ de Sydney de la 4e étape vers Valparaiso

1st January 2026: Globe40 Sydney race start in Sydney Harbour, Sydney, Australia. Photos by Mark Kolbe Photography

Les 6 concurrents de la 2ème édition de la GLOBE40 se sont élancés à 15.00 locales ( 04.00 UTC ) de la baie de Sydney pour leur 4ème étape en direction du Chili et de Valparaiso. L’équipage allemand fera son retour à Recife au Brésil. D’une destination mythique à une autre les skippers auront environ 6400 milles en route directe à franchir avec un parcours qui va les conduire à nouveau aux latitudes les plus basses de la planète avec une limite à 50° Sud fixée dans les régles de course.

Ce n’est rien de moins que la totalité de l’Ocean Pacifique que les Class40 devront franchir du continent australien aux berges de la Cordillière des Andes avec la Nouvelle-Zélande comme dernière terre avant le grand saut dans le vide océanique. Formidable aventure mais aussi compétition sans merci puisque cette seconde et dernière étape à coeficient 3 risque bien de donner un avantage déterminant à ceux qui visent la victoire tant au classement général dominé par les Class40 dernière génération dits “scows” qu’au classement des Class40 classiques dits “pointus”.

Une étape remarquable à Sydney
Destination de mi-parcours Sydney aura été réellement un moment remarquable de cette deuxième édition.D’abord évidemment par la satisfaction d’avoir pu mener la course sur l’autreversant de la planète avec un seul Class40 manquant provisoirement à l’appel, les jeunes allemands de NEXT GENERATION, mais qui va rejoindre la course à l’étape brésilienne de Recife. Si les “pointus” avaient prouvé à la 1ère édition leur capacité à faire un tour de la planète en course, pour les “scows” l’enchainement des étapes depuis Lorient et Cadix avait un caractère pionnier, doublant pour la première fois la distance des traditionnelles transatlantiques. Remarquable ensuite par l’attrait incroyable de cette ville et de cette baie ou tout tourne autour de la mer et ou tout marin se sent chez lui, entouré d’un public de connaisseurs, bienveillant et sensible à la performance maritime accomplie dans ce voyage. Remarquable enfin par l’accueil que l’on pourrait qualifier du même terme des deux plus grands clubs du territoire, le Royal Sydney Yacht Squadron ( RSYS ) dans le nord de la baie qui n’a pas compté ses efforts pour organiser nos arrivées en Australie, et le Cruising Yacht Club of Australia ( CYCA) au sud de la baie et pourtant en pleine organisation de la mythique Sydney – Hobart. Harbour Bridge ( le célèbre pont qui traverse la baie), l’Opéra de Sydney, le feu d’artifice du nouvel an, ce sont pas les souvenirs forts qui manqueront aux skippers, en gardant une pensée émue pour les victimes de l’attentat de la plage de Bondi.

Un Pacifique à traverser comme voeu de la nouvelle année
C’est un parcours libre entre la baie de Sydney et la baie de Valparaiso qui est proposé aux concurrents. Avec la Nouvelle-Zélande comme premier obstacle sur la route avec 3 possibilités, le passage par le Nord, par le detroit de Cook entre les deux îles principales, et le passage par le sud, le plus probable à ce stade. Les routages font ensuite descendre les parcours à la limite sud fixée à 50° pendant la plus grande partie de la traversée avant de remonter vers le Chili. Que dire de cette immensité à traverser ? si les étapes précédentes avaient des distances globales proches ou mêmes supérieures comme à l’étape 2 il s’agit là de traverser un ocean d’Ouest et en Est, et loin de tout comme le passage au fameux point “Nemo” ( point censé être sur la planète le plus éloigné de toute terre) l’a popularisé. Ce sera donc sans aucun doute une étape au moins aussi engagée que les précédentes, au plus proche des grands dépressions du sud, et dans des températures basses.Un nouveau defi pour les concurrents qui en sont donc à leur troisième passage dans le grand sud après la pointe Africaine, le parcours de l’île de la Reunion vers la Grande Baie Australienne, et donc cette nouvelle étape; il en restera un quatrième avec le passage du Horn dans l’étape entre Valparaiso et Recife. Comme les hommes, les bateaux et les équipements révisés à Sydney, qui dispose de tous les professionnels du nautisme nécessaires, devront tenir et cet enjeu technique ne sera pas le moindre des défis. Enfin c’est autour de 3 semaines de mer que les prévisions affichent pour la durée de cette étape 3.

Une étape déterminante pour les appétits de victoire au général
On se souvient de la brillante victoire à la Réunion de BELGIUM OCEAN RACING -CURIUM lors de la précédente étape à coefficient 3, puis de l’arrivée non moins brillante de CREDIT MUTUEL en Baie de Sydney; et ce ne sont actuellement que deux points qui séparent les 2 équipes duellistes depuis le départ. Des équipes renouvelées avec chez les belges le retour de Djemila Tassin qui rejoint Benoit Hantzperg qui est sur le pont depuis le Cap-Vert, alors que sur l’équipe française rivale c’est un changement complet d’équipe, Ian Lipinski laissant les commandes pour une étape à Antoine Carpentier et à Alan Roberts. « Je me sens en totale confiance parce qu’ils ont énormément de compétences, pose Ian Lipinski. Antoine connaît bien le bateau, Alan a fait quelques navigations dessus et il est extrêmement motivé et content de faire cette étape. Est-ce un peu étrange de confier son bateau ? Oui et non : je le fais régulièrement à l’occasion de convoyages, mais pas sur des courses, c’est vrai. La transmission a été très fluide : Antoine connaît déjà beaucoup de choses et Alan a été très proactif dans la prise en main du bateau. Il n’a pas besoin qu’on lui explique deux fois les choses ».

« Prendre la mer sans le boss, c’est sûr que c ‘est un peu bizarre, ça augmente un peu la pression sur mes épaules, révèle Antoine Carpentier. J’avoue être moins serein que quand je pars avec Ian, mais c’est un peu normal parce que je n’ai jamais beaucoup navigué avec Alan. On s’est calé pour les manœuvres et on a commencé à poser une organisation en double. Je ne suis pas inquiet pour autant : Alan a un gros cv et, sur les quelques navigations qu’on a partagées, ça saute aux yeux qu’il pige très vite et qu’il intègre les fonctionnements, et il s’est adapté super vite au bateau ».

Alan Roberts, lui, a été choisi pour suppléer Amélie Grassi, initialement programmée pour courir cette étape à travers le Pacifique, mais elle aussi a accusé le contrecoup d’un trimestre épuisant sur les mers, entre la Globe40 et ses engagements dans The Ocean Race Europe. « C’est à la Réunion que s’est décidé le fait que j’allais monter à bord du Class40 Crédit Mutuel pour cette 4e étape, précise le Britannique. C’est chouette pour moi, qui n’ai jamais couru dans le Pacifique. C’est une nouvelle aventure, une nouvelle expérience, et je suis très excité aussi par le fait de courir sur ce nouveau bateau sur lequel l’équipe a beaucoup travaillé pour développer ses performances. J’ai eu l’occasion de rencontrer Antoine, avec qui je n’avais jusque-là jamais navigué, et c’est cool ! Il a une énorme expérience et de très grandes compétences. On s’entend bien et je pense qu’on est assez complémentaires : on avance dans le même état d’esprit, on aime coller au bateau et chercher la performance. Je sens une bonne énergie, d’autant que nous sommes frais physiquement. Il y aura plus de 6000 milles de traversée.”

Chez les pointus les places sur le podium restent à distribuer entre BARCO BRASIL (26.5 points ), FREE DOM ( 31 points ) avec le retour du responsable du projet Thibault Lefevere accompagné de Nicolas Guibal et WILSON ( 34 points) stable avec toujours à bord Lisa Berger et Jade Edwards- Leaney. Quant à JANGADA RACING à l’équipage identique depuis le départ ( Richard Palmer – Rupert Holmes ) il n’est séparé que d’un tout petit 0,5 point de WHISKEY JACK avec toujours aux commandes Mélodie Schaffer accompagnée depuis la dernière étape de son compatriote canadien

- Publicité -

Sydney-Hobart. La course remportée par Alexis Loison et Jiang Lin

Min River, le jpk10.30 a été déclaré vainqueur au classement général de la Rolex Sydney Hobart Yacht Race 2025, faisant de sa propriétaire, Jiang Lin, la première femme à remporter la course et, avec son co-skipper Alexis Loison. C’est également le premier équipage en double à remporter la célèbre Tattersall Cup – une journée d’importance historique dans la course.

Après une longue bataille contre sept autres équipage doubles et deux équipage complet, Love & War et Midnight Rambler, au cours des 36 dernières heures de la célèbre course du Cruising Yacht Club of Australia, il est devenu évident que la victoire se jouerait entre BNC – my::Net/LEON et Min River . Lin et Loison occupaient initialement la deuxième place du classement général. Cependant, suite à une protestation du Comité de Course contre l’équipage en double de BNC – my::Net/LEON (Michel Quintin/Yann Rigal) pour infraction au règlement, ce dernier a été pénalisé d’une heure et cinq minutes par le Jury International. (Lire ci-dessous) Ce résultat a permis à Min River de remporter la victoire au classement général. La pénalité de temps de BNC – my::Net/LEON l’a fait chuter à la deuxième place.

Jiang Lin, âgé de soixante ans, a admis cet après-midi : « Je n’espérais pas gagner. Imaginez toutes ces centaines de bateaux, tous ces grands voiliers et ces marins exceptionnels. Je n’aurais jamais cru, même dans mes rêves les plus fous, que cela se réaliserait. Alors non, je n’y pensais pas. Le mieux était de remporter notre division. » Et c’est ce qu’ils ont fait. « Je n’arrive pas encore à y croire. Peut-être que je me réveillerai et que je dirai : “Oh, c’était un rêve.” »

« C’est vraiment spécial pour moi, donc je suis très content. » Loison a ajouté : « Non, je ne m’attendais pas à gagner, mais nous avions une bonne stratégie, qui consistait à attaquer très fort. Nous avons effectué de nombreux changements de voiles. » « À plusieurs reprises », a ajouté Jiang Lin. Loison : « On a oublié de dormir. C’est fou de gagner, on est fiers de nous. »

Après avoir détrôné BNC – my::Net/LEON en tant que vainqueur général, Jiang et Loison ont-ils éprouvé des sentiments mitigés ? « Non. C’est comme ça, nous sommes toujours les vainqueurs », a déclaré Jiang Lin. « Nous dînons tous ensemble demain (avec tous les concurrents en double ). J’ai déjà confirmé ma présence. On va donc bien boire un verre et fêter ça. »

Comme tous les autres concurrents, le duo a trouvé certaines portions de la course particulièrement difficiles. Loison a déclaré : « Les deux premiers jours et la dernière nuit ont été très durs. Mais nous avons gardé de très bons souvenirs de la fin. À l’arrivée, nous savions que nous étions tout près d’un excellent résultat. »

Jiang Lin participait aux régates du crépuscule et du dimanche d’été au Balmain Sailing Club, qui l’avait nommée « Navigatrice de voilier quillard ayant le plus progressé » en 2015, seulement trois ans après ses débuts en voile – à l’âge de 47 ans. Jiang Lin a toujours choisi des co-skippers de haut niveau, français et australiens, pour régater avec elle, en Australie comme à l’étranger. Interrogée sur la participation de Loison à la Rolex Sydney Hobart 2026, Jiang Lin a ri et répondu : « Euh, peut-être. »

Décision du Jury

1.1. Le comité de course a reçu un rapport de BNC My Net Leon (« Leon ») déclarant qu’il ne s’était pas conformé à « l’article 55.3 du RRS sur les 2 derniers milles marins au vent arrière vers la ligne d’arrivée ».
1.2. À la suite de ce rapport, le comité de course les a immédiatement informés de son intention de protester et a déposé une réclamation contre Leon.

2. Faits constatés :
2.1. Au cours des 2 derniers milles nautiques de la course de 628 milles nautiques, Leon a hissé et utilisé son spinnaker asymétrique A1.5, avec l’amure reliée au beaupré du bateau et un espar relié à l’écoute à une extrémité et au mât à l’autre extrémité. L’espar exerçait une pression vers l’extérieur sur l’écoute à un point à partir duquel, avec le bateau à la verticale, une ligne verticale tombait à l’extérieur de la coque ou du pont.
2.2. Leon n’a déployé la voile de cette manière que sur les 2 derniers milles nautiques de la course.
2.3. Par rapport aux 2 milles nautiques précédents parcourus par Leon avant cet incident, le bateau a gagné 3 à 5 minutes par rapport à une navigation conforme aux règles.
2.4. L’image a été diffusée, montrant la façon dont la voile était déployée. Cette photo a été prise de Leon dans la rivière Derwent.

2 3. Conclusions et règles :
3.1. Le mât est un dispositif qui exerce une pression vers l’extérieur sur l’écoute du spinnaker. Cela enfreint la règle 55.3 et aucune des exceptions à cette règle ne s’applique.
3.2. Le jury est convaincu que le bateau n’a pas délibérément enfreint la règle 55.3. Cette conclusion se fonde sur le rapport établi et les preuves présentées, renforcées par le fait que l’équipage a réglé la voile de cette manière en sachant pertinemment que la presse et les spectateurs seraient présents.
3.3. L’instruction de course 21.1 permet au jury international d’appliquer une pénalité discrétionnaire en points ou en temps au lieu d’une disqualification pour infraction à la règle 55.3. Convaincu que le bateau n’a pas délibérément enfreint une règle, le jury a décidé d’appliquer une pénalité discrétionnaire.
3.4. En évaluant la pénalité, le jury s’est assuré que tous les gains de performance éventuels sont pris en compte et qu’une pénalité proportionnée à l’infraction à la règle est également appliquée.
3.5. Le jury estime que les circonstances de cette affaire sont comparables à celles d’un bateau enfreignant une règle de la partie 2 et recevant une pénalité d’une heure, comme le prévoit l’instruction spéciale 20.2.

4. Décisions : 4.1. Une heure et cinq minutes doivent être ajoutées au temps écoulé de Leon.

- Publicité -

Trophée Jules Verne. Superbes images de drone de Sodebo dans l’Ocean Indien !

crédit Jérémie Lecaudey - Team Sodebo

L’équipage de Sodebo Ultim 3 a de nouveau envoyé de magnifiques images du trimaran volant dans l’océan Indien. L’équipe conserve toujours une avance de 300 milles nautiques sur le record d’IDEC Sport, mais celle-ci fond à vue d’œil en raison d’une météo peu clémente, tandis que l’équipage de Francis Joyon menait une incroyable chevauchée, avec des vitesses moyennes de 36,6 nœuds sur une route directe. Sodebo Ultim 3 entame son 15ᵉ jour de navigation. La route est encore longue.

- Publicité -

Sydney-Hobart. Deux équipes françaises se disputent la victoire au général ! C’est un JPK qui gagne…

On pourra dire qu’ils l’ont fait. Les conditions météorologiques ont permis cette année aux équipages en double de se disputer le classement général en IRC. Michel Quintin et Yann Rigal, sur le JPK 10.80 my::NET / LEON, ainsi que Jiang Lin Lin et Alexis Loison, sur le JPK 10.30 Min River, sont respectivement 1er et 2e au classement général, mais ces derniers ont déposé une réclamation.

Les deux équipages sont arrivés cette nuit à Hobart et s’imposent dans leur catégorie en DIV5 et DIV 6. Reste à savoir qui l’emportera au général et en catégorie double suite à la réclamation de Min River.

Le comité de course de la Rolex Sydney Hobart Yacht Race a reçu une protestation de Min River contre le leader actuel du club-house, BNC – my::NET / LEON, citant une violation de la règle de course de voile 55.3(a) de la Fédération australienne de voile concernant le bordage des voiles. Aucune voile ne doit être bordée par-dessus ou à travers un dispositif exerçant une pression vers l’extérieur sur une écoute ou un point d’écoute d’une voile, à un endroit d’où, bateau droit, une ligne verticale se formerait à l’extérieur de la coque ou du pont, sauf :
a) le point d’écoute d’un foc peut être relié (tel que défini dans les Règles d’équipement de la voile) à un tangon, à condition qu’aucun spinnaker ne soit hissé.

Le jury international examinera la protestation à 9 h 00 (heure d’été de l’Est australien) le mercredi 31 décembre 2025 au Royal Yacht Club de Tasmanie à Hobart.

Les deux bateaux ne sont séparés que de 52 secondes en temps compensé. Les équipages se connaissent très bien. Le JPK 10.80 my::NET / LEON est celui de Géry Trenteseaux, avec qui Alexis Loison a souvent navigué. Il a aidé Michel Quintin à mener Banque De Nouvelle-Calédonie à la deuxième place du classement général, remportant ainsi la Division 4 de la Rolex Sydney Hobart 2015. Il travaille aujourd’hui dans la voilerie Incidences. Si la réclamation est acceptée, ce dernier pourrait conclure une année incroyable en remportant à la fois la Fastnet Race et la Sydney Hobart, en plus de la Solitaire. Quoi qu’il en soit, un JPK remportera dans tous les cas la Sydney Hobart cette année.

La course de Min River

Pour Alexis Loison, de Min River , le verdict était sans appel après une course marquée par des changements constants. « Une course très difficile, du début à la fin », a-t-il déclaré. « Beaucoup de changements de météo, mais une course agréable et un très bon résultat au final. » Jiang Lin et Alexis Loison ont franchi la ligne d’arrivée de la Rolex Sydney Hobart Yacht Race à bord de Min River, le bateau de Jiang Lin, à 12h38 et 26 secondes cet après-midi. Le duo, naviguant en double, a tenu les spectateurs en haleine en se battant avec acharnement pour être non seulement le meilleur double de la flotte, mais aussi le premier double au classement général de la course.nouvelles—

Escortée par des officiels du Royal Yacht Club de Tasmanie, partenaire officiel de la course, et accueillie par des acclamations enthousiastes, Lin semblait soulagée d’être à Hobart. « Je suis fatiguée », dit-elle. Loison a déclaré que les 48 premières heures « avaient été particulièrement difficiles. Mais hier soir, le vent a soufflé fort en fin de course. Nous savions que nous pouvions obtenir un bon résultat, alors nous avons tout donné hier soir, toute la nuit. » « On était au portant avec une mer forte. On a dû barrer à la main car la mer était très agitée. Mais oui, ça allait. Ce bateau est bien adapté à ça, il aime naviguer au portant. »

 Jiang Lin : « Et ne me demandez pas combien de voiles nous avons changées. Combien de spinnakers j’ai emballés. Regardez mes mains. Je dois montrer ces mains aux gens ! » Tellement occupée durant ces deux premiers jours difficiles, Lin n’a pas pensé aux résultats. « Pendant les premières 48 heures, on n’y a pas trop réfléchi », a déclaré Jiang Lin. « On était en mode survie. Jusqu’à aujourd’hui, où le temps s’est amélioré en remontant la rivière et où on a commencé à l’observer. Je trouve ça plutôt intéressant. On ne sait toujours pas ! »

Lin a déclaré que le manque de vent en fin de course avait été un véritable handicap. « C’était frustrant. Nous sommes restés des heures sans vent – ​​et cela pourrait être le facteur décisif – nous ne le savons pas encore. » À propos du fait d’avoir Loison comme co-skipper, Jiang Lin a déclaré : « Quelle chance j’ai ! Waouh, oui, il est brillant. » Et elle a raison. Loison vient de disputer sa sixième Sydney Hobart et a aidé Michel Quintin à mener Banque De Nouvelle-Calédonie à la deuxième place du classement général, remportant ainsi la Division 4 de la Rolex Sydney Hobart 2015. Il s’agit du même bateau que Quintin a mené en double sous le nom de BNC – my:Net Leon lors de l’édition de cette année et qui occupe actuellement la première place du classement général. 

Loison est également un navigateur en équipage réduit de renom. Le Français a remporté le Tour de Bretagne à la Voile en double avec Corentin Horeau et est champion de la Rolex Fastnet Race en Class40, au classement général et en double. Et ce n’est qu’un aperçu d’une longue liste de victoires accumulées au fil des années. Après avoir terminé cette course éprouvante, Jiang Lin a déclaré que ses pensées se tournaient vers « une bonne douche et un bon repas ce soir », tandis que pour Loison, c’était « de goûter une bière ». Jiang Lin n’a pas tari d’éloges à l’égard de Loison : « Comparé à lui, je suis un enfant de maternelle. Lui, c’est un professeur. » 

Loison était tout aussi élogieuse à propos de Jiang Lin : « La victoire était l’objectif initial, mais c’était un vrai plaisir de naviguer avec Jiang. Nous avons de nombreux souvenirs. J’espère qu’elle a beaucoup appris. Lors du dernier empannage, nous avons échangé nos positions. » Jiang Lin : « J’ai pu manœuvrer le tangon de spinnaker pour la première fois ! » Y avait-il une personne qui s’occupait davantage de la navigation ? « Il était responsable, c’est certain », a déclaré Jiang Lin.

- Publicité -

Sydney Hobart. Beau suspens avec Alexis Loison en lice pour remporter la course avec un autre équipage français

Alors que les premiers Maxis sont arrivés à Hobart il y a deux jours, la majorité de la flotte navigue encore le long des côtes de Tasmanie, proche d’en finir avec ce dernier tiers de course. Deux équipages français en double occupent actuellement, virtuellement, la tête du classement général en IRC : Alexis Loison, associé à l’Australienne Jiang Lin à bord du JPK 10.30 Min River, ainsi que le duo Yann Rigal et Michel Quintin-BNC sur le JPK 10.80 my::NET / LEON’s.

Les deux bateaux doivent arriver avant le 30 décembre à 15 h 26 (heure locale) pour Leon, soit ce mardi avant 5 h 31 et 1 h plus tard pour Min River. Il leur reste encore à parcourir respectivement 86 et 107 milles nautiques avant l’arrivée ce lundi matin. Pour Alexis Loison, ce serait un exploit incroyable que de remporter la même année le centenaire de la Rolex Fastnet, la Sydney Hobart, ainsi que la Solitaire.

Le classement d’hier plaçait le champion en titre, le Volvo 70 Celestial V70 de Sam Haynes , en première position, mais maintenant trois des quatre premières places du classement général sont actuellement occupées par des bateaux en double. La plupart des bateaux en double équipage naviguent à une vitesse d’environ sept à huit nœuds. Pour sa cinquième participation à la Sydney Hobart, Jiang Lin de Min River a invité le Français Alexis Loison. Il a remporté deux Rolex Fastnet Races en double, la plus récente en août à bord du JPK 1050 Leon avec le Jean Pierre Kelbert. Il était également à bord du JPK 10.80 Courrier Leon de Gery Trentesaux (désormais BNC – my:: Net ) lorsque celui – ci a terminé deuxième au classement général de la Rolex Sydney Hobart 2015. BNC – my::Net (Michel Quintin et Yann Rigal) est en tête de la division Double Handed au classement en temps réel.

- Publicité -

Sydney Hobart. Master Lock Comanche premier en temps réel

Matt Allen et James Mayo ont remporté sur Master Lock Comanche la victoire en temps réel sur cette 80e édition de la Sydney Hobart, course de 628 milles nautiques du Cruising Yacht Club of Australia. Le V70 Celestial est bien parti pour remporter l’IRC overall ainsi que les Français Michael Quintin sur Leon en IRC 5 et Alexis Loison sur Mi RIver en IRC 6.

Après une lutte acharnée toute la journée, le plan VPLP Verdier Master Lock Comanche, détenteur du record de la course depuis 2017, a encore fait des merveilles et franchi la ligne d’arrivée à 18h03min36s samedi, en 2 jours, 5 heures, 3 minutes et 36 secondes, remportant ainsi le titre. Son temps final est loin de son record de 1 jour , 9 heures, 15 minutes et 24 secondes. Master Lock Comanche, LawConnect (Christian Beck) et SHK Scallywag 100 (appartenant à Seng Huang Lee et skippé par David Witt) étaient engagés dans une bataille pour la tête, chacun prenant la tête de la course au cours de la journée, avec Lucky (USA) de Bryon Ehrhart sur les talons, à peine plus d’un mille séparant les quatre qui étaient en vue les uns des autres pendant la majeure partie de la journée. Cependant, cet après-midi, Master Lock Comanche a réussi à s’échapper , laissant les autres derrière lui. La victoire d’Allen et Mayo a mis fin à la douleur de l’année dernière, lorsque Master Lock Comanche, le plus récent des voiliers de 100 pieds, fut l’une des premières victimes de la course lorsque sa grand-voile se déchira, le forçant à abandonner.

Le Maxi Palm Beach XI, ex-Wild Oats XI qui a remporté 9 fois la course avec Bob Oatley, dont deux triples victoires (en temps réel, record de la course et au classement général) en 2005, année de son lancement, et en 2012 n’a pas brillé malgré d’importantes modifications, menées par Richards, notamment une nouvelle quille plus profonde avec bulbe, des dérives de près perfectionnées et des foils en C innovants. Le bateau termine loin des leaders.

Lors de la cérémonie de remise des prix sur le quai, Allen et Mayo ont rendu hommage à leur talentueux équipage : « Cette équipe est tellement riche, et nous adorons tous les défis qui nous sont lancés. Chaque décision que nous avons prise devait tenir compte de la sécurité du bateau. Cela impliquait notamment de changer les voiles au bon moment. Si vous ne prenez pas soin du bateau, il ne vous mènera pas jusqu’à l’arrivée. Et si vous voulez réaliser un exploit sportif, vous ne pouvez pas y parvenir dans ce sport sans une équipe fantastique, et c’est ce que nous avons. »

Les deux hommes ont également salué la détermination et l’engagement des concurrents les plus proches de Comanche dans la lutte pour la ligne d’arrivée et la J.H. Illingworth Challenge Cup. « À aucun moment de la course nous n’avons quitté des yeux Scallywag, LawConnect et Lucky. C’était vraiment exaltant tout au long du parcours. Cela rend d’autant plus spécial le fait d’avoir remporté la Line Honours dans la Rolex Sydney Hobart Yacht Race contre l’un des meilleurs groupes de maxis jamais réunis. Ils ont été des adversaires fantastiques. »

Cette victoire compense en partie la déception de l’année dernière, lorsque le Master Lock Comanche a été contraint d’abandonner après que sa grand-voile se soit déchirée. Allen et Mayo ne sont toutefois pas étrangers au succès dans la Rolex Sydney Hobart. Mayo faisait partie de l’équipage du Sovereign en 1987, lorsqu’il a remporté le célèbre doublé de la victoire en temps réel et au classement général. Allen a remporté la course à quatre reprises, dont trois avec son propre yacht, le TP52 Ichi Ban.

Le Comanche, conçu par Verdier Yacht Design & VPLP, a désormais remporté la victoire en temps réel à cinq reprises sous quatre propriétaires différents et plusieurs variations de nom : en 2015 sous le nom de Comanche (Jim Clark et Kirsty Hinze-Clark), en 2017 sous le nom de LDV Comanche et en 2019 sous le nom de Comanche (les deux fois pour Jim Cooney et Samantha Grant), en 2022 sous le nom de Andoo Comanche (John Winning Jr) et maintenant sous le nom de Master Lock Comanche (Matt Allen et James Mayo). Le yacht détient également le record actuel de la course, établi en 2017 en 1 jour, 9 heures, 15 minutes et 24 secondes.

- Publicité -

Trophée Jules Verne. Croisement avec un growler dans l’Océan Indien

Depuis plusieurs jours, l’équipage de Sodebo Ultim 3 et la cellule routage préparent ce passage délicat dans l’entrée des mers du Sud avec l’appui de CLS (Collecte Localisation Satellite), pour récupérer et étudier la présence de glaces. L’objectif étant de prendre le minimum de risque. Certaines photos satellites ne détectent pas les petits growlers, alors à bord du trimaran, la surveillance est constante à l’approche des 50e.

Ce samedi à quelques milles de Sodebo Ultim 3, c’était une rencontre impressionnante pour Benjamin Schwartz, Pierre Leboucher et Léonard Legrand à la caméra qui ont pu observer des glaces pour la première fois de leurs propres yeux.. Et comme l’explique Thomas Coville avec son expérience de 9 tours du Monde, “c’est la réalité de la zone”. Depuis le départ le 15 décembre, l’aventure du Trophée Jules Verne est très intense et même si le risque zéro n’existe pas, la vigilance est à nouveau montée d’un cran !
Sodebo Ultim 3 compte actuellement 1200 nm d’avance sur le record.

- Publicité -
- Publicité -