British yachtsman Alex Thomson, skipper of the ‘HugoBoss’ IMOCA Open60 race yacht. Shown here leaving for the start line of the Vendee Globe 2020.
Credit: Lloyd Images
Le navigateur britannique Alex Thomson a fait ses adieux à sa base de Gosport, dans le Hampshire, et a débuté son convoyage vers les Sables-d’Olonne, la ville côtière française qui accueillera le départ du Vendée Globe.
Parti à bord de son 60 pieds IMOCA, HUGO BOSS, le marin – accompagné d’un petit équipage – a quitté le quai hier après-midi pour faire le voyage de 600 miles nautiques (nm) vers l’ouest de la France, où le bateau restera pendant trois semaines jusqu’au départ de la course le 8 novembre.
Alex Thomson arrivera en France comme l’un des favoris pour le Vendée Globe de cette année, un défi éreintant qui verra 33 skippers naviguer en solitaire, sans escale, sans assistance pour 28 000 nm autour du monde.
La course – qui a lieu tous les quatre ans seulement – n’a été remportée que par un marin français et est considérée par beaucoup comme l’un des défis sportifs les plus difficiles au monde, poussant les marins à leurs limites absolues tant sur le plan mental que physique.
Au cours des deux dernières éditions de la course, Alex Thomson s’est révélé être un concurrent important pour ses rivaux français, s’assurant une troisième et une deuxième place en 2013 et 2017 respectivement. Pour ce marin de 46 ans, gagner la course serait un objectif de toute une vie, et un moment historique pour le sport britannique :
“C’est 20 ans de ma vie. Alors oui, c’est ce que nous avons tous attendu et ce à quoi nous avons tous travaillé.
“Je vais naviguer à bord d’HUGO BOSS jusqu’aux Sables d’Olonne avec un petit équipage et le reste de notre équipe nous y retrouvera. Le bateau est quasiment prêt pour la course, avec seulement des petits réglages à faire lorsque nous arriverons en France pour se préparer pour la course dans trois semaines. C’est toujours un bon sentiment d’être en route vers le village et d’être très près de la ligne de départ !
“Bien sûr, le départ sera très différent cette fois-ci à cause de COVID et je suis triste de ne pas pouvoir rencontrer les milliers de fans qui se présentent pour soutenir les skippers. Cela dit, cette course est faite pour être suivie aussi digitalement, donc je suis excité à l’idée de me retrouver au milieu de l’océan, en compétition avec les autres skippers, à divertir tous ceux qui suivent le Vendée Globe de chez eux. Cette fois-ci, nous allons faire encore plus pour que les gens nous accompagnent pendant la course, afin qu’ils aient l’impression d’être à bord et puissent vivre les hauts et les bas avec moi.
“L’objectif est évidemment d’y aller et de gagner. Mais pour y arriver, il faut terminer. Et cette course est très, très difficile à terminer. Mais si nous arrivons à atteindre la ligne d’arrivée, je suis sûr que nous avons la possibilité de remporter la victoire. Une victoire validerait certainement tout ce que nous, en tant qu’équipe, avec nos partenaires, avons entrepris dans ce long voyage”.
Bonne nouvelle, Sodebo Ultim 3 partira bien à l’assaut du Trophée Jules Verne. Partis en configuration record, l’Ultime a heurté un Ofni et endommagé l’un de ses foils et sa dérive centrale. Joint ce jour par téléphone, Thomas Coville nous a confirmé qu’il partira bien à l’assaut du Jules Verne avec son équipage. Ils seront 8 à bord et Jean-Luc Nélias au routage.
” On part. Jeudi dernier, on était en train de tester quelle orientation on allait mettre à notre foil. On était en configuration équipage finale à 8 à bord, le moteur que l’on avait enlevé. On était vraiment en phase finale mais au tombant du plateau continentale, on a percuté quelque chose de fort qui nous a endommagé le foil et le plan porteur de dérive. Deux appendices importants pour le bateau. Du coup, le temps de faire le diagnostic, on a été assez angoissé. On avait le souvenir de la Brest Atlantiques où on avait touché aussi le foil et cela nous avait pris un temps infini pour le réparer en l’envoyant chez Persico en Italie. On craignait que cela nous prenne autant de temps pour le même sort. Mais en fait pas du tout et heureusement. On est capable de tout faire en interne pour réparer. On est maître de notre destin et en plus on a des solutions pour faire le Jules Verne même si cela n’avait pas été réparable. On va pouvoir s’élancer sur le Jules Verne avec la configuration idéale du bateau. C’est très satisfaisant. Cela permet de voir que l’on a énormément progressé sur la solidité de la plateforme. Habituellement, c’était le dommage collatéral le plus important de tout ce que l’on peut mettre autour de ces appendices mais rien n’a été impacté.”
The Ocean Race Europe est donc lancé officiellement. Elle verra des équipages à la barre d’IMOCA et également de VO65 naviguer entre la côte Nord Atlantique de l’Europe vers la Mer Méditerranée, sur un parcours qui comportera jusqu’à cinq étapes, rapportant toutes le même nombre de points. Un vainqueur sera sacré dans chacune des deux classes.
« The Ocean Race Europe, qui devrait se tenir au cours du mois de juin, s’inscrit parfaitement dans le calendrier 2021 et offre une course compétitive et significative l’année prochaine, permettant de garantir de la continuité aux différents programmes, » déclare Johan Salén, le Directeur Général de The Ocean Race. « En tant que nouvel évènement, il a été important d’avoir le soutien des équipes et des marins pour voir ce projet sortir de terre, et jusqu’à maintenant, le feedback est extrêmement positif. »
« The Ocean Race Europe est un nouvel évènement génial pour la flotte IMOCA, puisque cela nous permettra d’entamer l’été avec une course autour de l’Europe, en équipage, dans les conditions variées de l’Atlantique et de la Méditerranée, » confie Jérémie Beyou, le skipper du 60 pieds Charal. « La course devrait être serrée et très compétitive puisque les étapes seront relativement courtes, tandis qu’à terre, nous pourrons nous engager avec davantage de fans en Europe. Pour nous, c’est un projet très intéressant. »
Thomas Ruyant, le skipper de l’IMOCA LinkedOut ajoute : « J’aime l’idée d’avoir une nouvelle course compétitive en équipage, afin de se projeter après le Vendée Globe, et The Ocean Race Europe est idéale. Ce sera un nouveau challenge de naviguer en équipage, et les courtes étapes vont permettre de favoriser la régate au contact. De plus, cela nous rapproche des fans et des parties prenantes de la course en Europe, que nous ne voyons pas toujours sur nos courses autour du monde, ou nos transats. »
Après ses huit participations à The Ocean Race, le néerlandais Bouwe Bekking navigue avec Sailing Holland et Team Childhood cette année, en plus de coacher l’équipe VO65 Sailing Poland. Il déclare : « C’est super que The Ocean Race Europe rende visite à des pays importants pour nos partenaires en plus de nous permettre de rencontrer de jeunes marins rêvant de participer à The Ocean Race. J’aime le fait que cette course soit courte et intense, mais aussi que nous allions naviguer dans de nouveaux endroits de la Méditerranée après Alicante en Espagne. »
« Ce sera très intéressant de voir comment les nouvelles équipes performent, mais aussi comment les VO65 peuvent rivaliser avec les IMOCA. Dans des conditions rapides de reaching (vent de travers), je suis certain qu’il y aura de grands écarts et les IMOCA devraient nous déposer. Mais au près ou au vent arrière, nous pourrions voir une ou deux surprises ! Quoi qu’il en soit, cela devrait être une course excitante et j’ai déjà hâte d’y être, » ajoute Bekking.
« Nous sommes très heureux d’entendre parler de cette nouvelle course qu’est The Ocean Race Europe, » affirme Yoann Richomme, le skipper de la Mirpuri Foundation Racing Team. « Avec la course autour du monde reportée d’une année, c’est une parfaite opportunité de continuer à régater sur un format d’épreuve pour lequel notre bateau et notre équipe sont conçus. Être en mesure de combiner cela avec un focus sur le développement durable et notre campagne Racing for the Planet est idéal. »
« The Ocean Race Europe arrive au bon moment pour nous, puisque l’idée sera de repartir régater après le Vendée Globe, » se réjouit Boris Herrmann, le skipper de SeaExplorer / Yacht Club de Monaco. « Se mettre en configuration équipage sur notre IMOCA sera un tout nouveau challenge et une opportunité de promouvoir des initiatives de développement durable dans le contexte d’une course de haut niveau. »
A terre, des activités ouvertes au public se tiendront dans chacune des villes étapes, aux côtés d’évènements promotionnels et de relations publiques. The Ocean Race Europe mettra la santé des marins, des équipes et du public en priorité absolue et respectera scrupuleusement les régulations de chaque ville vis-à-vis du COVID19.
Le travail entamé par le récompensé programme de développement durable 2017-18 sera prolongé sous la bannière ‘Racing with Purpose’ (Naviguer avec du Sens). The Ocean Race Europe servira de catalyseur pour aider à restaurer la santé de notre planète avec un focus sur les Aires Marines Protégées, l’impact du changement climatique sur les océans, le développement durable, et l’élimination de la pollution plastique.
« En tant que marins, nous savons d’instinct que de protéger une ressource aussi centrale que l’océan est essentiel pour notre futur commun, » déclare Richard Brisius, le Président de The Ocean Race. « Avec nos marins, nos équipes, les villes et nos partenaires, nous continuerons nos efforts pour promouvoir un océan en bonne santé et abondant. The Ocean Race Europe entre pleinement dans cette dynamique. »
« Cet évènement s’est inspiré des valeurs de l’identité et de l’esprit de la coopération européenne et leur fera honneur, » ajoute Brisius. « The Ocean Race Europe rendra visite à plusieurs pays membres de l’union et de fait, sera une réelle vitrine de la libre circulation entre les frontières, du Green Deal européen, du pouvoir de la transformation digitale ainsi que de l’état d’esprit européen : travailler positivement et pro-activement ensemble pour faire face à des challenges communs. »
L’édition inaugurale de The Ocean Race Europe 2021 marque le début d’une décennie d’activités, avec notamment des éditions de l’iconique course en équipage autour du monde – The Ocean Race – confirmées tous les quatre ans, débutant en 2022-23.
Lors d’un meeting avec les équipes inscrites ce mercredi, les organisateurs de The Ocean Race ont informé les futurs protagonistes du progrès réalisé quant à la tenue de l’évènement européen, en plus de prévenir d’un amendement à venir dans l’avis de course de The Ocean Race.
Ce dernier inclura un changement à la composition d’équipage des IMOCA, qui vient réduire le nombre d’équipier(e)s à bord à quatre (avec au minimum une femme) ; ou à cinq (avec au moins quatre femmes). Dans les deux cas, chaque équipe devra également embarquer un(e) OBR (média man) dédié(e).
Cela représente une réponse positive à une demande de la classe IMOCA, et fait suite à des consultations avec plusieurs équipes membres.
« Le but est de rendre cela plus facile pour les bateaux actuels et les marins, qui sont déjà actifs dans la classe IMOCA, afin qu’ils puissent prendre part à la course, » explique Antoine Mermod, le Président de la classe. « Un feedback commun était de réduire le nombre de marins et nous sommes heureux de constater ce changement. »
Ce 6 octobre, au cours de sa navigation d’entrainement, SodeboUltim3 a touché un OFNI dans le Golfe de Gascogne. Revenus à Lorient , les navigants ont été relayés par l’équipe technique qui est en train d’effectuer des vérifications. On ne sait pas encore si le bateau va pouvoir partir à l’assaut du Jules verne et maintenir le début de son stand By au 15 octobre. Tout dépendra de la violence du choc et de ce qui a été touché. Le bateau dispose désormais d’une dérive centrale équipée d’un plan porteur.
Sodebo Ultim3. Photo : Martin Keruzore
Pour tenter de battre le record détenu depuis le 26 janvier 2017 par Idec Sport en 40 jours 23 heures 30 minutes et 30 secondes, Thomas Coville s’est entouré de sept marins, sélectionnés pour leur expérience des bateaux volants, leurs capacités physiques et leur faculté à se fondre dans un collectif : François Duguet Thomas Rouxel, Sam Goodchild, Corentin Horeau, François Morvan, Matthieu Vandame et Martin Keruzoré. Un équipage de choc qui, depuis la fin du confinement mi-mai, a multiplié les entraînements afin d’être prêts pour relever ce défi ultime.
Sébastien Simon se sent plus serein après avoir réceptionné sa nouvelle paire de foils cette semaine. Un version 3 toujours en forme de C, plus solide et dotée de fibres optiques pour être monitorée. Lors des récents stages à Port la Forêt, l’IMOCA Arkea-Paprec était rapide. Sébastien Simon qui se voit comme un outsider sur ce Vendée Globe rejoindra les Sables à partir du 15 octobre.
Arkea Paprec
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Martin Viezzer / Arkea Paprec
Martin Viezzer / Arkea Paprec
Martin Viezzer / Arkea Paprec
Martin Viezzer / Arkea Paprec
Suite à l’avarie survenue sur le foil tribord quelques heures après le départ de la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne, le skipper sablais, son équipe et ses partenaires avaient en effet décidé de lancer la construction d’une nouvelle paire de foils malgré un timing très serré. Engagés dans une véritable course contre la montre depuis le mois de juillet, Sébastien Simon et son équipe attaquent la dernière ligne droite : le premier foil V3 d’ARKEA PAPREC est arrivé cette semaine et est en finition dans les locaux du team à Port-La-Forêt. Une équipe est déjà en route vers l’Italie pour rapporter le 2e ce week-end. De forme identique aux précédents (en C), ces nouveaux appendices seront mis en place la semaine prochaine sur le bateau. Sébastien convoiera son 60 pieds vendredi 16 octobre jusqu’aux Sables d’Olonne pour un stand-by de trois semaines avant le grand départ du Vendée Globe, dimanche 8 novembre.
« À la suite de l’avarie sur la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne, nous avons choisi de renforcer les foils existants pour continuer à naviguer avec. Cela nous a permis de nous entraîner, de fiabiliser le bateau, et tout simplement d’apprendre à nous servir de ces foils en C. Nous avons acquis des données sur leur solidité, le comportement du bateau mais je n’étais toujours pas totalement en confiance. Les alarmes sonnaient beaucoup, on était souvent à la limite de leur utilisation et selon moi, ils n’étaient pas adaptés à un tour du monde. Je suis beaucoup plus serein de partir avec cette nouvelle paire, la V3, qui est plus solide même si je n’aurai pas beaucoup de temps pour la tester. Ces foils sont monitorés et équipés de fibre optique qui calcule la déformation. Des alarmes nous avertissent ensuite si l’on est critique en termes de structure. Ils ont été conçus plus solides. Il n’y a pas de raison que ce soit moins bien que les précédents. Je suis confiant.
Vincent Riou : “ Les foils arrivent bruts de carbone, il reste à faire les finitions. C’est une partie qui consiste à enduire le foil pour rectifier tous les petits défauts de forme puis à le peindre avec une peinture dure car il coulisse dans des cales et cela crée pas mal de frictions. »
Le nouveau Multi50 Arkema 4, dessiné par Romaric Neyhousser et en construction chez Lalou Multi a été mis à l’eau le 23 septembre dernier. rait être mis à l’eau fin août. Doté d’une carène puissante, il a été pensé pour être polyvalent, efficace en inshore comme en offshore. Entretien avec Lalou Roucayrol, patron du chantier, et Quentin Vlamynck, son skipper.
Course Au Large : Comment décrire le nouveau Multi50 Arkema 4 ?
Lalou Roucayrol : On a essayé d’avoir le bateau le plus polyvalent possible en travaillant beaucoup sur l’aérodynamisme, qui offre le plus gros gain de performance. On va plus loin que l’Ultime de Gitana avec l’ensemble du bateau caréné, comme entre le bras arrière et la poutre avant. L’ensemble des manœuvres passent sous le pont. On a descendu le cockpit pour être plus protégés, descendant du même coup le centre de gravité global du bateau. Le bras avant nous arrivera au-dessus des épaules. On aura des emplantures de bras plus fermes pour éviter la torsion des bras directs. On a travaillé les liaisons avec des caissons sur lesquels viennent s’implanter les carénages.
Quentin Vlamynck : On a cherché à avoir plus de protection, à travailler sur l’aéro et à aller plus vite sur le long terme tout en étant plus fluides sur les manœuvres en grands prix. On a rajouté une zone de cockpit pour être plus à l’aise et bien protégés. Le but est d’avoir une zone de travail sèche au large. Les bateaux vont de plus en plus vite et mouillent de plus en plus. Pour les grands prix, on aura une surface plus grande avec le roof qui est démontable et que l’on peut retirer en gardant un petit pare-brise. À l’arrière, le cockpit, positionné très bas, permet d’être tout de suite dans le bateau. L’intérieur est très compartimenté pour aller vers l’avant ou vers le moteur. Au final, on va avoir une zone de vie à l’arrière mais aussi dehors, par terre devant les winchs où on a de l’espace. Je pourrai y glisser un pouf pour y dormir un peu, comme j’ai pu le faire en Mini. Cela permet d’être plus près des winchs. On verra comment cela se passe.
Multi50 Arkema 4
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Multi50 ARKEMA 4 - Skipper : Quentin Vlamynck (FR) - Mise à l'eau - Le Verdon sur Mer - Photo : Vincent Olivaud
Multi50 ARKEMA 4 - Skipper : Quentin Vlamynck (FR) - Mise à l'eau - Le Verdon sur Mer - Photo : Vincent Olivaud
Multi50 Arkema 4 Première navigation
Multi50 Arkema 4 Première navigation
Multi50 Arkema 4 Première navigation
Vous avez opté pour des bras en « X » ; c’est plus compliqué pour mettre du carénage…
Lalou : On a demandé des bras en « X » contre la volonté de l’architecte, Romaric Neyhousser. Nos bateaux sont des Orma, comme ceux d’il y a 15 ans. Un cockpit avec un plan de travail à l’arrière permet de gérer plus facilement les manœuvres dans les grands prix. On peut avoir 4 winchs à l’arrivée des drisses et les distribuer facilement. Avec ce cockpit simplifié, on gagnera rapidement en cohésion d’équipage.
Quentin : Cela nous donne une zone de travail derrière qui reste protégée et qui permet de tout regrouper. Certes, c’est plus compliqué en aéro, mais cela nous a permis de baisser le centre de gravité au max. Avec 5 personnes, c’est un poids de 500 kg. En grand prix, cela peut faire la différence, c’est pas mal. Sur l’offshore, on peut mieux matosser à l’arrière.
Vous avez innové sur la construction ?
Lalou : Le bateau a été réalisé en préimprégné. Tous les carénages ont été faits en hélium, la résine recyclée d’Arkema. C’est l’objet du partenariat de mettre en œuvre leurs produits. C’est une résine qui peut être complètement réutilisable en copeaux ou par pyrolyse. Ce sont des sujets qui me passionnent. J’ai toujours construit mes bateaux chez CDK, notamment avec Hubert Desjoyaux. C’est par ma connaissance des matériaux que je suis devenu skipper de bateaux de course. C’est ce que j’essaie de transmettre aux jeunes que nous formons aux composites. Cela leur apprend comment est fait le châssis de leur bateau. Ils peuvent par la suite mieux le comprendre.
Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) en entrainement avant la Solitaire du Figaro 2020 - Concarneau le 09/08/2020 A. Courcoux
Bonne nouvelle pour Pierre Quiroga qui est reconduit par le jury du programme Skipper Macif pour une troisième saison sur le circuit Figaro Bénéteau. Le programme Skipper Macif, créé en 2008, est la filière d’accompagnement et de détection des jeunes talents de la course au large du groupe Macif. Ce sont aujourd’hui 10 skippers talentueux que la Macif a accompagné sur le circuit Figaro Bénéteau. Vainqueur de la sélection Skipper Macif en 2018, Pierre Quiroga arrive au terme de ses deux années d’accompagnement. Le Jury, présidé par Jean Bernard Le Boucher, Directeur des Activités Mer du groupe Macif, vient de rendre sa décision : Pierre Quiroga est reconduit et naviguera une troisième année sous les couleurs de la mutuelle aux côtés d’Erwan Le Draoulec, Skipper Macif 2020, sélectionné en 2019.
Jean Bernard Le Boucher, Directeur des Activités Mer du groupe Macif : « La décision de reconduire Pierre une troisième année est unanime au sein du jury Skipper Macif. Pierre est un marin de talent qui a beaucoup travaillé et progressé ces deux dernières années sous les couleurs de la Macif. La première année est toujours difficile à appréhender dans ce projet, Pierre Quiroga s’est intégré avec brio dans l’équipe et a toujours fait preuve d’une excellente motivation. Cette année, le jury, composé de représentants Macif et de la Fédération Française de Voile, a constaté une très nette et belle progression quant à ses performances en courses. Nous sommes convaincus que Pierre gagnera de belles courses dans les années à venir et le programme Skipper Macif est bien là pour l’aider à atteindre ses objectifs. Au-delà de ses performances en mer, il s’est aussi fortement impliqué dans la gestion du projet. Il a eu cette capacité à fédérer l’équipe, il réalise un vrai travail d’animation positif et c’est un élément essentiel qui a compté dans notre appréciation. La Macif est très heureuse et fière qu’il porte ses couleurs en 2021, il l’a largement mérité et a tous les atouts en main pour une belle performance l’année prochaine. »
Pierre Quiroga, Skipper Macif 2019 : « C’est une super nouvelle, je suis très content d’être reconduit pour une troisième année. La confiance que m’accorde la Macif pour une année supplémentaire me fait très plaisir, c’est important de se sentir soutenu dans ce projet. Afin que je reste concentré sur l’épreuve phare du calendrier, le jury n’a rendu sa décision qu’après La Solitaire du Figaro. Il a souligné mon implication au sein de l’équipe et ma gestion de projet. C’est un aspect du programme Skipper Macif qui me tient à cœur car cela contribue à sa réussite et à celle des skippers. Sur le plan sportif, ma progression fut évidente entre 2019 et 2020. La première année, comme pour beaucoup de mes prédécesseurs, était davantage consacrée aux repères, prendre ses marques. Cette année, je me suis senti plus à l’aise, maître de mon bateau, de mon projet et très bien accompagné par la Macif, avec l’élan de ses collaborateurs et délégués. Dans les prochaines semaines, cette belle collaboration va se poursuivre avec Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2019) et nos préparateurs pour que les entraînements reprennent le plus vite possible. Je vais travailler avec Erwan pour que cette prochaine année soit encore meilleure, que nous repartions sur une saison fantastique ! Cap sur 2021 ! »
Erwan Le Draoulec, Skipper Macif 2020 : « Cette annonce est une très bonne nouvelle pour Pierre comme pour toute l’équipe Skipper Macif. C’était vraiment enrichissant de partager cette année avec lui et nos préparateurs, Julien et Gauthier. Je suis convaincu que l’entente et l’entraide que nous avons développées cette saison nous permettra d’atteindre nos objectifs pour 2021. Je suis convaincu qu’en travaillant une année supplémentaire avec Pierre, je ne pourrai que progresser et améliorer ma performance. Plus qu’un skipper Macif, Pierre est devenu un véritable ami cette année et je suis très fier pour lui qu’il soit reconduit, il le mérite ! »
Les Figaro 3 Bretagne CMB, skipper Espoir Tom Laperche, skipper Performance Loïs Berrehar, à l'entrainement au large des Iles Glenan, le 10 mars 2019, photo Jean-Marie LIOT / Bretagne CMB
Le comité de sélection du Challenge Espoir Bretagne – Crédit Mutuel de Bretagne s’est penché sur les dossiers des 23 jeunes ayant candidaté cette année. Les noms des neuf marins retenus pour la phase d’évaluation technique et sportive qui se tiendra du 26 au 30 octobre sont donc désormais connus. Une fois encore, le choix a été difficile mais les enjeux sont de taille puisque le grand vainqueur aura la chance de bénéficier d’un bateau, d’un budget de fonctionnement permettant de disputer dans les meilleures conditions le circuit du Championnat de France Élite de Course au Large, puis d’intégrer le Pôle Finistère Course au Large, gage d’une formation professionnelle sérieuse et d’un apprentissage au contact des meilleurs navigateurs français.
Pas moins de 23 prétendants nés entre le 01/01/1996 et le 30/09/2002, licenciés à la FFVoile en 2020, n’ayant jamais participé à la Solitaire du Figaro et n’étant pas engagés auprès d’un autre sponsor, ont donc tenté leur chance cette année pour intégrer le dispositif Challenge Espoir Bretagne – Crédit Mutuel de Bretagne dont le succès, tout comme son efficacité, ne se dément pas. « Comme à chaque fois, faire des choix s’est avéré compliqué. Nous revendiquons évidemment le droit à l’erreur puisque nous sommes dans une logique de concours mais nous nous sommes attachés à des critères objectifs reposant sur les résultats obtenus sur des régates nationales et internationales, le palmarès in-shore, le niveau au large et/ou l’expérience en mer, les convoyages ou les croisières familiales ayant été considérés comme des critères relativement complets et polyvalents, puis les études ou l’expérience en rapport avec un rôle de chef de projet », a commenté Christian Le Pape, Directeur du Pôle Finistère Course au Large, qui a procédé à cette première phase de recrutement avec un groupe d’experts composé de représentants des partenaires, d’entraîneurs et de navigateurs reconnus.
Au final, les neufs sélectionnés pour la phase 2 en équipage sont :
-Paul Cousin, 21 ans, de Lorient (56), licencié au CV de Saint-Aubin Elbeuf
-Charles Dorange, 22 ans, de Pont L’Abbé d’Arnoult (17), licencié à la SR Rochelaise
-Ronan Gabriel, 21 ans, de Fouesnant (29), licencié au CN Fouesnant Cornouaille
-Aristide Gasquet, 21 ans, de Versailles (78), licencié au SNP du Havre
-Victor Le Pape, 22 ans, de Fouesnant (29), licencié au CN Fouesnant Cornouaille
-Gaston Morvan, 23 ans, de Landéda (29), licencié à Brest Bretagne Nautisme
-Yaël Poupon, 21 ans, de Locmaria-Plouzané (29), licencié à Brest Bretagne Nautisme
-Romen Richard, 22 ans, de Clermont-Ferrand (63), licencié à la SR Rochelaise
-Alexis Thomas, 24 ans, de La Rochelle (17), licencié à la SR Rochelaise
Tous seront évalués lors de cinq journées d’épreuves organisées du 26 au 30 octobre. Des tests portant sur l’ensemble des compétences nécessaires à un navigateur pour mener à bien un projet sportif de haut niveau : évaluations météo, tactique, psychologique et physique, entretiens individuels puis navigation en équipage sur Figaro Bénéteau 3. A l’issue de cette séquence, trois jeunes seront retenus pour la grande finale programmée du 23 au 27 novembre.
Tom Laperche sacré vice-champion de France Elite de Course au Large
Vainqueur du Challenge à l’automne 2018, Tom Laperche est assurément un modèle à suivre pour tous les jeunes candidats à la sélection. Le Trinitain, âgé de 23 ans seulement, a en effet fait forte impression lors de ses deux années à la barre du Figaro Bénéteau 3 aux couleurs de la région Bretagne et du Crédit Mutuel de Bretagne. Non seulement il s’est affirmé comme l’un des marins les plus talentueux de sa génération mais il a en plus déjà réussi à s’imposer comme l’un des gros bras du circuit. Pour preuve, cette saison, il a remporté la Solo Maître CoQ, terminé 2e de la Drheam Cup puis troisième de la fameuse Solitaire du Figaro. Une année quasi parfaite récompensée par une deuxième place au championnat de France Elite de Course au Large 2020. « Je suis très content bien qu’un peu déçu de ne pas avoir pu essayer de décrocher le titre, la ‘Le Havre Allmer Cup’ ayant été finalement annulée faute d’un nombre suffisant de participants, ce que je regrette profondément. Deuxième reste néanmoins une belle place et elle reflète ma régularité. A présent, je me projette vers 2021 avec naturellement l’envie de faire encore mieux. En attendant, je vais faire un bon break cet hiver et profiter des mois qui viennent pour naviguer sur d’autres supports et pratiquer d’autres activités afin de trouver d’autres sensations. C’est comme ça que je fonctionne depuis que je fais du bateau et c’est hyper important pour garder un maximum d’envie puis faire grandir son expérience », a commenté Tom Laperche.
0/10/2020, Saint-Tropez (FRA,83), Les Voiles de Saint-Tropez 2020, Les Voiles Super Series, Race Day1
Si la deuxième journée des Voiles a du être annulée à cause d’un Mistral bien présent, la première journée des Voiles consacrée aux Super Series mardi a tenu toutes ses promesses. Dans le vent soutenu d’Ouest Sud-Ouest, les 20 maxi Yachts et les deux sublimes goélettes Elena of London et Puritan ont fait le spectacle dans le golfe, et jusqu’au Lavandou pour les grandes unités Modernes. Si Elena of London (Herreshoff 2009) chez les Classiques, et le chasseur de record Leopard3 (Farr 100) s’imposent sans grande surprise dans leurs groupes respectifs, les IRC 2 et IRC 3 ont non seulement offert un spectacle de toute beauté, notamment lors des phases de départ, mais laissent à augurer des affrontements au couteau de toute beauté tant les Wally 60 Ryokan2, Frers 60 Spectre, Lady First3 trouvent en Leaps&Bounds (Mills62) et jusqu’au VOR65 Polonais Sisi, matière à contester leur superbe.
Les Maxis allongent l’allure
Le beau flux d’Ouest qui balaie les rivages Varois encourageait ce matin Georges Kohrel et ses équipes de la Direction de course des Voiles, à lancer les 20 yachts Maxis en lice sur un long parcours vers Le Lavandou. 23 milles théoriques au menu, en direction de la Fourmigue, et retour. Située en pleine mer, l’île de la Fourmigue est un minuscule rocher perdu dans la baie du Lavandou à 3 km environ de la côte, dans l’Ouest de Saint-Tropez. Répartis en trois groupes, ces Super yachts s’élançaient dès 11 heures dans le sillage du Proto Leopard3. L’ancien détenteur du record de la traversée de l’Atlantique ouvrait résolument la route sur une mer de plus en plus hachée, et dans un vent bien établi à une vingtaine de noeuds. Le grand Proto se détachait irrésistiblement. Il franchissait la ligne d’arrivée avec une jolie marge au terme de 4 heures de course, insuffisant toutefois pour compenser son rating face au Swan 80 Britannique Umiko, déclaré vainqueur ce soir.
Ryokan2 marque les esprits …
Le groupe des IRC2 réunit un plateau particulièrement relevé en terme d’excellence sportive. On l’observait dès la phase de départ peu après 11 heures 15 ce matin, quand les 8 protagonistes se jetaient littéralement et dans un bel ensemble sur la ligne de départ. Lancé tribord amure, Leaps&Bounds, Le Vills-Vismara 62 de Jean Philippe Blanpain était le plus prompt à envoyer le spi et à glisser à toute allure vers la sortie du Golfe. Il résistait magistralement aux retours express de Spectre, le Frers 60 de Peter Dubens à bord duquel officie Nick Rogers, le médaillé d’argent Olympique de 470 Britannique. Les Mylius 60 Sud de Maurits d’Orange, et Lady First3 de Jean-Pierre Dreau accompagnaient un Wallyno – le bateau de Benoit de Froidmont, le président de l’International Maxi Association – fraichement sorti de chantier dans ce superbe premier bord de portant au contact. Le Wally80 Ryokan2 marque cependant les esprits ce soir, les hommes de Philippe Ligier s’impose en temps réel et en temps compensé, devançant Spectre et Leaps&Bounds au terme d’une empoignade particulièrement serrée. En IRC 3, c’et Nina, le BX60 de Milan Markovic qui s’impose en temps réel après réduction du parcours à hauteur de Cap Camara.
Nul ne pourra entrer sur le Village départ du Vendée Globe s’il n’a pas pris soin de s’inscrire et de réserver son jour et son heure de visite. Yves Auvinet a présenté les détails de l’ouverture prochaine du Village aux Sables d’Olonne le 17 octobre prochain avec l’ouverture de la billetterie ce mardi à 15h00 !
Munis de leurs réservations, les visiteurs pourront prendre des navettes gratuites qui partiront toutes les dix minutes du grand parking de la Vannerie. Ils pourront ensuite découvrir les 29 stands des partenaires, les différents espaces d’exposition et les pontons sur des créneaux de deux à trois heures maximum. Dans le village, le port du masque sera obligatoire, et la visite devra se faire à sens unique afin que les personnes n’aient pas à se croiser dans les allées.
carte village vendee globe 2020
Pour le jour du départ, il y a encore des détails à régler. A partir de l’ouverture du village, le 17 octobre, et pendant les trois semaines qui précèderont le grand départ, le masque sera également imposé en centre-ville, sur le front de mer et sur les quais des Sables d’Olonne. Pour le jour du départ, le protocole sanitaire est encore en cours d’élaboration. L’organisation réfléchit à un autre système de réservation qui devrait permettre d’installer 9 000 personnes de part et d’autre du chenal.