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Mini Fastnet. Le 969 POGO FOILER de Tanguy Bouroullec et Guillaume L’Hostis l’emporte devant le 1019 TeamWork après un beau duel

C’est 20 milles sous l’Occidentale de Sein à 22h30 hier que le match a finalement tourné à l’avantage du Pogo Foiler de Tanguy Bouroullec et Guillaume L’Hostis. Après une lutte acharné avec le 1019 TeamWork, Le 969 POGO FOILER a fait la différence sur la fin de parcours en distançant son adversaire de près de plus d’une heure.

Tout s’est joué au passage de la Chaussée de Sein. Le début de course jusqu’à la BXA a paru assez calme à Tanguy et Guillaume bien même s’ils ont du combler leur retard pris lors du passage d’Yeu. C’est sur la remontée au près que cela s’est tendu : « il y avait du suspens, il ne fallait rien lâcher ». A Basse Vieille, ils ont cassé leur bout-dehors. Ils sont arrivés un peu cramé mais heureux sous une pluie tiède après 3 jours 15h 25′ 05s de course.

https://fb.watch/6aKVN1iboE/

C’est hier vers 22h30 que les routes du 1019 – TeamWork et du 969-POGOFOILER se sont croisées, 20 milles sous l’Occidentale de Sein. C’est à ce moment là que Tanguy Bouroullec et Guillaume L’Hostis ont pris le dessus. Puis ils ont franchi la marque ouest de la Chaussée de Sein un peu avant 3h ce matin avec 45 minutes d’avance. A 4h30, à 22 milles de l’arrivée, ils filaient à près de 10 nœuds avec presque 10 milles d’avance alors que Pierre Le Roy et Cedric Faron plafonnaient à 7,5 nœuds… Derrière le 850-Pays d’Iroise est bien placé pour conserver sa troisième place, suivent le 800-Irina Gracheva Racing, le 787-DECOSAIL et le 930-Cassiopee.

A 50 milles de l’arrivée, le 886-HALTOFLAME / ilots.site quant à lui, reste leader des séries avec moins de 2 milles d’avance sur ses poursuivants le 914-Velotrade, le 920-SIGNFORCOM et les 966-LES ALPHAS et 993-EdiliziAcrobaticaun 1 mille plus bas. La négociations de l’Occidentale de Sein va être cruciale pour ce groupe également.

Roland Jourdain lance la construction d’un catamaran en fibre de lin

Roland Jourdain va lancer dans les prochains mois la construction d’un multicoque. C’est la première fois qu’un catamaran de cette taille – 18m28 – intégrera autant de biomatériaux. « Ce projet est la continuité du travail et de l’engagement de toute une équipe afin de limiter notre impact sur l’environnement. Faire mieux avec moins est un challenge permanent où se mêlent chez nous ténacité et humilité » résume Roland. Le bateau sera aux couleurs du fonds Explore, qu’il a créé avec Sophie Vercelletto, et est baptisé We Explore.

Depuis une dizaine d’années, Roland planche avec ses équipes de Kaïros Environnement sur l’utilisation de la fibre de lin en remplacement de la fibre de verre. Dès 2013, il construit avec ces nouveaux matériaux un premier trimaran de 7 m – Gwalaz – qui sert encore aujourd’hui de plateforme de test. Cette expérience, ainsi que le travail sur des surfs, des paddles et d’autres bateaux rendent possible aujourd’hui la construction d’un multicoque de grande taille.

Roland Jourdain et Sophie Vercelletto ont créé le fonds de dotation Explore en 2013

Un bateau pour tracer un nouveau sillage

We Explore est conçu pour faire rêver car une approche écoresponsable n’empêche pas la recherche de performance. « Le plaisir doit rester central. Pour faire bouger les lignes, il faut proposer des solutions alternatives séduisantes et c’est ce que nous recherchons avec We Explore. » Le catamaran est un Outremer 5X, dessiné par le cabinet VPLP pour les grandes chevauchées océaniques. A l’œil nu, il est très proche de ce spectaculaire multicoque mais c’est du côté de la construction que les choses changent. Pour la première fois, la fibre de verre est délaissée au profit de la fibre de lin, fournie par le leader : Terre de Lin. « La fibre de lin présente beaucoup d’avantages. Elle est produite en circuit court, a des propriétés proches de celles de la fibre de verre et est beaucoup moins énergivore à produire » résume Roland Jourdain. C’est en effet en Normandie que le lin est produit et il y pousse facilement. Chistophe Baley, professeur à l’Université de Bretagne Sud est un grand spécialiste des fibres végétales et lui prête une autre vertu : « C’est un test à grande échelle pour utiliser la biomasse, et ainsi stocker le CO2, dans un produit industriel » résume l’universitaire.

« Questionner nos usages »

Dès aujourd’hui, We Explore est pensé pour avoir plusieurs vies. D’abord destiné à la performance et la vitesse, le multicoque sera dans un premier temps équipé a minima afin d’être léger et rapide. Une fois qu’il aura fait la preuve de ses capacités marines, il embarquera les explorateurs de la fondation et leurs différentes missions qu’il s’agisse de recherches, d’innovations ou de sensibilisation.

« Une île de solutions »
Depuis sa création, Explore et ses fondateurs ont la vocation de faire évoluer nos usages et nos modes de consommation et ce bateau va permettre de sensibiliser les entreprises et le grand public à cette démarche. Avec son franc parler, Roland explique son état d’esprit : « Parce que nous avons atteint les limites planétaires, il est urgent d’agir concrètement avec l’aide des technologies et d’y associer de nouveaux modes de consommation responsable ». L’académicien Erik Orsenna, ambassadeur du projet, parle pour sa part d’une « île de solutions », une formule qui résume l’ambition de ce projet.

Un équipage de partenaires

La construction de We Explore est rendue possible grâce aux premiers partenaires majeurs que sont la Fondation Bureau Vallée, la coopérative Terre de lin et le chantier Outremer. Les enjeux environnementaux font échos aux défis que rencontrent les entreprises aujourd’hui puisqu’il faut réconcilier les modèles économiques avec les limites planétaires et donner au plus grand nombre les moyens de se mettre en action. Et Roland de rappeler : « L’équipage de sponsors et mécènes ne demande qu’à s’agrandir autour du programme de ce catamaran démonstrateur/ambassadeur et inspirant. Venez écrire un nouveau chapitre avec nous ! ».

Dès le mois de septembre, We Explore entrera en construction au sein du chantier Outremer (groupe Grand Large Yachting) à La Grande Motte. Il tirera ses premiers bords au début de l’été 2022.

Le bateau :
Chantier : Outremer
Architecte : VPLP
Longueur : 18,28 m
Largueur : 8,58 m

La fibre de lin : un matériau tout terrains
Le lin est une fibre végétale de plus en plus utilisée dans l’industrie ainsi que dans l’artisanat. Kaïros environnement a ainsi breveté un nouveau biomatériaux, le Kairlin®, utilisé en mobilier. La fibre de lin est également utilisée sous différentes formes, par exemple pour fabriquer des skis ou les membranes des enceintes. Ces biomatériaux sont recyclables, compostables et bénéficient de propriétés mécaniques proches de la fibre de verre. Christophe Baley, professeur à l’Université de Bretagne Sud est un grand spécialiste des fibres végétales et lui prête une autre vertu : « C’est un test à grande échelle pour utiliser des biocomposites pour mouler une grande coque de navire, et ainsi stocker le CO2 » résume l’universitaire.

Roland Jourdain, Skipper :
« Nous avons créé Explore il y a presque 10 ans et on mesure aujourd’hui le chemin parcouru car les idées que l’on défend sont partout. On travaille sur quelque chose qui est plus grand que nous et que ce projet nous permet de mettre en lumière. On a fait la preuve du concept et on veut aller encore plus loin. La philosophie d’Explore, c’est d’être dans le faire. On n’a pas inventé le bateau bio mais c’est un nouveau pas en avant. On continue le chemin avec beaucoup d’humilité. On a le droit de se tromper et de se heurter aux cailloux. Nous voulons faire mieux avec moins et l’on sait que le changement ne viendra pas uniquement de la technique. Ce sont les usages qui doivent évoluer et nous devons essayer de vivre autrement. Nous sommes heureux de travailler avec du lin car c’est le lien entre la terre et la mer. Notre projet est de protéger les océans mais on sait que 80 % de la pollution vient de la terre. Nous ne sommes ni des marins ni des terriens mais des merriens et nous sommes en pleine conscience avec ça. Je suis très fier et très heureux de partager toutes ces valeurs avec la fondation Bureau Vallée, la coopérative Terre de Lin et le chantier Outremer. »
Erik Orsenna, Académicien :
« Ce bateau n’est pas qu’un bateau : c’est une île de solutions. Il n’avance pas seulement vers l’horizon, il prépare l’avenir. Il n’embarque pas que des marins : il accueille tous ceux qui, s’émerveillant de ce miracle qu’est la Terre, veulent la protéger des folies humaines. »

Bruno Peyroles (Fondation Bureau Vallée) :
« Nous nous sommes engagés auprès de Bilou car il mène des actions opérationnelles, concrètes. Ca n’est pas pour faire joli, c’est pour mener des actions qui font bouger les choses et cela nous correspond bien. Nous avons rejoint son fond de dotation il y a plusieurs années et aujourd’hui nous l’accompagnons sur ce projet à travers notre fondation « Bureau Vallée pour une planète heureuse ». Nous sommes également présents dans la course au large, aux côtés de Louis Burton qui vient de boucler un très beau Vendée Globe. Ce sont deux projets complémentaires et Louis envisage même d’utiliser le Kairlin® pour certaines pièces de son bateau. En tant que distributeur nous réfléchissons à utiliser des biomatériaux pour des agencements de magasin ou certains objets plastiques. Les applications sont nombreuses. »

Guillaume Hémerick (Président Terre de Lin) :
« Avec ce projet, on rassemble deux mondes qui ne sont pas en relation d’habitude. Le monde agricole et le monde de la mer. Ce bateau va naitre dans un champ et c’est une idée qui me plait beaucoup. Nous partageons beaucoup de valeurs avec Roland et Sophie car ils veulent construire le monde de demain de manière pragmatique, sans dogme, et ça nous correspond. Nous sommes à la recherche de solutions innovantes et sommes très heureux qu’il y ait un projet d’ampleur sur les composites car il est possible de remplacer le composite carboné par du composite végétal. C’est un vrai défi que l’on doit relever ensemble. »

Thierry Goujon (Directeur Terre de Lin) :
« Ce qui nous a amené dans cette aventure, c’est le côté technique car nous sommes à la recherche de nouvelles applications pour nos fibres. Nous avons été séduits par la philosophie du projet et nous partageons les mêmes valeurs tant humaines qu’entrepreneuriales. La naturalité est un de nos axes stratégiques car, dans toutes nos pratiques, nous devons aller vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Nous voulons utiliser ce projet comme un moyen de fédérer nos producteurs et salariés dans une aventure qui est nouvelle. »

Xavier Desmarest, Outremer (Groupe Grand Large Yachting) :
« Ce projet avec Bilou est une évidence pour Outremer car notre groupe Grand Large Yachting est engagé pour construire un nautisme durable. C’est la continuité naturelle du travail effectué avec Kaïros dans le cadre du projet BIOBAT sur la recherche et la mise au point de matériaux bio sourcés. Notre ambition est que ces nouvelles technologies arrivent un jour sur tous les bateaux et permettent d’avoir un impact positif sur notre empreinte carbone. Pour avancer concrètement, il est nécessaire que des pionniers comme Roland s’engagent et prennent des risques pour mettre en lumière les obstacles et permettent de les dépasser. Nous sommes très fiers d’apporter nos savoir-faire et la passion de nos équipes pour accompagner Bilou et toute l’équipe Kaïros dans ce beau projet aux valeurs nobles et qui donne du sens. »

Marc Van Peteghem, architecte
« Il est trop tard pour être pessimiste, et le projet que porte Roland nous permet de nous projeter dans la bonne direction, comment repenser la navigation de plaisance comment redécouvrir le bonheur d’être sur l’eau pour ce que cela a d’essentiel, le clapotis de l’eau contre la coque, les lumières, la facilité avec laquelle les coques glissent dans l’eau, le bonheur d’être ensemble dans une économie de moyens et d’énergie qui font plaisir par ce que l’on besoin de rien d’autre, tout et là. »

Le Tour de la Charente-Maritime à la Voile, une épreuve inédite !

village de la Mini Transat la BOULANGERE 2019 dans le bassin des chalutiers à La Rochelle. @ C. Breshi

Organisé par le Comité Départemental de Voile 17 avec le soutien du Département de la Charente-Maritime, le Tour de la Charente-Maritime à la Voile est une épreuve inédite ! Ce nouveau rendez-vous nautique propose de naviguer en course, mais aussi en
rallye, sur les plans d’eau formidables que sont les pertuis Breton, d’Antioche et l’entrée de l’estuaire de la Gironde.

La Charente-Maritime avec ses plus de 470 km de côtes est un territoire littoral par excellence. Il permet la pratique de nombreuses activités nautiques. Il manquait néanmoins un événement nautique en voilier habitable permettant de découvrir la diversité de nos formidables plans d’eaux. D’où l’idée d’organiser la 1ère édition du Tour de la Charente Maritime à la Voile qui permettra à tous les participants, régatiers ou plaisanciers, de découvrir au rythme de 4 étapes la richesse et la variété de nos plans d’eaux et territoires littoraux.

Ce nouvel évènement nautique a pour principaux objectifs :
Dynamiser l’activité habitable en Charente-Maritime en proposant un rendez-vous régulier (annuel ou bisannuel) pour les clubs, les régatiers confirmés et les plaisanciers. Valoriser l’offre nautique, les sites de pratique et les structures de la Charente-Maritime
en provoquant la découverte et la pratique de la voile légère et autres activités nautiques pour le grand public via des animations et baptêmes proposés sur chaque site étape. Renforcer l’image nautique du Département et valoriser la qualité de son accueil touristique au fil des 5 ports & des 5 collectivités littorales où l’évènement fera escale.

Les inscriptions ont été ouvertes début avril pour 40 bateaux habitables (semi-hauturier ou hauturier) aux régatiers (régates grade 5A, jauge OSIRIS, IRC ou JCH) ainsi qu’aux plaisanciers (sous forme d’un rallye) qui pourront participer à l’événement à leur rythme sans classement. Elles sont closes pour l’ensemble des catégories depuis le 19 mai dernier ! Une liste d’attente a été ouverte dans le cas d’éventuels et malheureux désistements.

Du 6 au 10 juillet ce sont 4 étapes qui relieront les territoires littoraux de La Charente- Maritime. Départ aux pieds des Tours
de La Rochelle, arrivée à l’entrée de la citadelle de Saint-Martin de Ré, pour la première étape.
Puis direction Île d’Aix, l’embouchure de la Charente vers Rochefort et la Corderie Royale.
La troisième étape, après un départ au sortir de la Charente, une navigation à vue entre Aix et le Fort Boyard en direction de Saint-Denis d’Oléron. Enfin pour la dernière étape, après être sorti de la zone de Chassiron et laissé la Cotinière à Babord, cap vers une autre embouchure, celle de la Gironde cette fois qui préparera la fin de ce périple, avant d’arriver à Royan.

Mardi 6 juillet | Accueil des bateaux à La Rochelle
Confirmation inscriptions, animations l’après-midi.

Mercredi 7 juillet | 1ère étape de La Rochelle à Saint-Martin de Ré
Départ en fin de matinée pour un parcours dans le Pertuis Breton, arrivée en milieu d’après midi devant Saint-Martin et entrée au port vers 17h00. Animations l’après-midi, pot d’accueil et remise des prix 1ère étape en début de soirée.

Jeudi 8 juillet | 2ème étape de Saint-Martin de Ré à Rochefort
Départ en début de matinée pour un parcours dans le pertuis d’Antioche, arrivée devant Port des Barques en début d’après-midi, puis remontée de la Charente en parade nautique et entrée au port de Rochefort à 17h30.Animations l’après-midi, pot d’accueil et remise des prix 2ème étape en début de soirée.

Vendredi 9 juillet | 3ème étape de Rochefort à Saint-Denis d’Oléron
Départ du port de Rochefort à 5h30, descente de la Charente puis départ de la régate devant l’Ile d’Aix en début de matinée, pour un parcours entre l’Ile d’Oléron et l’Ile de Ré, arrivée en milieu d’après-midi, puis entrée dans le port de Saint-Denis d’Oléron vers 17h00. Animations l’après-midi, pot d’accueil et remise des prix 3ème étape en début de soirée.

Samedi 10 juillet | 4ème étape de Saint-Denis d’Oléron à Royan
Départ de Saint-Denis d’Oléron en début de matinée, pour un parcours à l’ouest d’Oléron puis la passe nord de l’estuaire de la Gironde et une arrivée en fin d’après-midi devant Royan. Animations l’après-midi, pot d’accueil et remise des prix 4ème étape et classement général en début de soirée.

A suivre ici : http://www.tourdelacharentemaritimealavoile.fr/

Kevin Escoffier : ” Je veux un bateau polyvalent, fiable et avec une masse maitrisée”

Credit - Lloyd Images

C’est avec son directeur technique Loïc Féquet que Kevin Escoffier est allé à Hampshire, en Angleterre pour une première visite au chantier Carrington où est construite la coque du futur PRB. Le contexte sanitaire n’avait en effet pas permis au skipper de PRB de s’y rendre plus tôt. L’occasion de deux jours d’échange et de travail avec les équipes qui se consacrent actuellement au plan Verdier.

À plusieurs reprises dans sa carrière, le Malouin a participé à la construction de bateaux de course pour différents skippers, Crêpes Whaou (2005 – Franck-Yves Escoffier), PRB (2006 – Vincent Riou) et Banque Populaire (2008 – Pascal Bidégorry, 2015, 2018 et 2021 – Armel Le Cléac’h). Il en garde des souvenirs passionnés. Mais cette fois, il s’agit de construire un monocoque de 60’ qui lui sera destiné en vue du Vendée Globe 2024. Un projet différent, un projet d’envergure dont il savoure chaque minute avec un double regard… Celui du sportif bien sûr mais aussi celui de l’ingénieur et du féru de technologie.

« Lors des constructions auxquelles j’ai pu participer, même si ce n’était pas des bateaux qui m’étaient destinés, je m’y suis impliqué comme si ça avait été pour moi. Évidemment, cette fois, il y a quelque chose de différent. Je construis un nouveau PRB que je vais skipper. Mais tu ne construis pas un bateau pour nourrir ton ego. C’est un projet collectif avec PRB, avec mon équipe. Un projet qui doit répondre à certains critères dont un budget maitrisé car PRB est une PME et non pas un grand groupe international. C’est un paramètre important qui conditionne tous les choix que l’on peut faire aujourd’hui dont le premier, celui d’avoir racheté cette coque en Angleterre. D’ailleurs PRB a la volonté d’être accompagné par un autre partenaire pour cette nouvelle campagne Vendée Globe dans l’objectif de façonner tous ensemble un projet gagnant » explique Kevin Escoffier.
Polyvalence et fiabilité, maître-mots de cette construction

Si le plan Verdier n’en est encore qu’à ses prémices, Kevin a bien en tête ce qu’il veut réaliser avec ce bateau et par conséquent, à quel cahier des charges il souhaite que ce nouveau PRB réponde. Et pour le skipper, il y a deux mots d’ordre essentiels : la polyvalence et la fiabilité. L’étrave du plan Verdier a d’ailleurs subi des modifications importantes dans cet objectif. D’autant que, comme l’a montré le dernier Vendée Globe, chaque tour du monde est différent sur le plan météo, il ne s’agit donc pas de faire un bateau trop typé. Kevin Escoffier veut s’assurer d’une large capacité à exploiter son 60′ quelles que soient les conditions rencontrées.

« L’objectif est d‘avoir un bateau polyvalent, fiable et avec une masse maitrisée. Nous allons accepter de perdre un peu par mer plate dans des vents légers pour gagner en performance dans une mer formée et dans des vents plus forts. J’ai eu la chance de participer à la construction de différents bateaux. J’ai aussi navigué beaucoup sur le dernier PRB. Ce sont des références en termes de sensations, de comportement à la mer. Ces expériences vont évidemment me servir et être précieuses dans la construction de PRB. Notre plan Verdier sera dans la lignée de LinkedOut (6e du Vendée Globe avec Thomas Ruyant) et d’Apivia (2e du Vendée Globe avec Charlie Dalin). Ce sera une évolution de ces bateaux qui intégrera bien évidemment les changements de jauge » commente Kevin.

Celui qui a dû abandonner ce Vendée Globe après la casse de son PRB met aussi bien sûr la fiabilité au cœur des enjeux. « Je ne ferai pas d’économie sur la fiabilité. D’ailleurs, nous avons ajouté des renforts sur la coque » ajoute-t-il avant de préciser que le développement des foils fait aussi l’objet de toutes les attentions de l’équipe et des architectes. « Les foilers sont des bateaux puissants et rapides au reaching. Tous l’ont démontré. Mais il faut aussi être rapide au portant car ce sont des conditions que l’on rencontre souvent. Le portant VMG est probablement le point faible des foilers car ils sont plus lourds et nous allons travailler beaucoup sur ce point. Aujourd’hui, les bateaux ont évolué vers des foils plus lourds. C’est un enjeu important. D’ailleurs, nous faisons une étude spécifique sur ces appendices. Celle-ci aura un impact fort sur la performance ».

Le calendrier de construction de PRB, 6e du nom, est rythmé pour répondre à la volonté de participer en juin 2022, à la Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne. Cette course qui constituera le premier galop d’essai mettra Kevin et PRB face à des IMOCA de 2020 aboutis et fiabilisés. Un banc d’essai idéal avant de se préparer pour le premier grand rendez-vous du bateau : La Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2022.

LE PROGRAMME PRÉVISIONNEL

Mars 2022 : mise à l’eau
Juin 2022 : Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne
Septembre 2022 : Défi Azimut
Novembre 2022 : Route du Rhum – Destination Guadeloupe
Septembre 2023 : Défi Azimut
Novembre 2023 : Transat Jacques Vabre
Mai 2024 : The Transat CIC
Juin 2024 : New-York Vendée – Les Sables d’Olonne
Septembre 2024 : Défi Azimut
Novembre 2024 : Vendée Globe

La Duo Cat-Amania du 19 au 25 juin

Photo Sylvain Huet

Du 19 au 25 juin se courra la Duo Cat-Amania, régate itinérante en double le long des côtes atlantiques. Devenue en quelques éditions une grande classique plébiscitée par les coureurs pour sa convivialité et son niveau relevé, la Duo Cat-Amania est organisée cette année par la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer (SNT). Après une année 2020 où les coureurs sont restés à la maison et une grande incertitude pour l’édition 2021, le compte à rebours est lancé !

Cinquante-sept duos s’aligneront sur la ligne de départ avec bien évidemment les plus belles barres “atlantiques”, spécialistes de la discipline (les inscrits). Le Comité de Course, présidé par Gilles Bricout, leur a concocté un programme de choix: départ de La Trinité-sur-Mer, direction le Crouesty, puis Lorient la Base, Concarneau, Locmiquelic, Port Haliguen et un final à La Trinité le vendredi 25 juin (le parcours).

Parmi les fidèles coureurs de cette régate réputée pour son niveau sportif et son ambiance, seront bien évidemment présents : Philippe Girardin (Hey Jude), vainqueur de l’édition 2018, Jacques Montecot (Loire Odyssée Pecab) ou encore Serge Ducroux (Durduc). Les coureurs trinitains ne seront pas en reste puisque l’on retrouvera, entre autres, tout au long des cinq étapes : Laurent Tilleau (Ma Boulangerie Ishsha) qui naviguera aux côtés de Mathieu de Premorel, ainsi que François Badatcheff (Chacastal 3), Philippe Sauzières et Guy Delcroix (Crescendo), Alain Maumy et Frédric Bouillon (Blue Maj) ainsi que Patrice Carpentier (Groupe 5 Planète Urgence) qui sera accompagné pour l’occasion de William Ollivier.

De belles navigations, des soirées à refaire la régate entre copains et une organisation impeccable : un programme aux petits oignons pour une Duo Cat Amania tant attendue

Maxis. Départ de la Giraglia de Sn Remo

Première course au large d’Italie, la Rolex Giraglia appareille ce mercredi 16 juin, quatrième épreuve du Maxi Offshore Challenge Méditerranéen 2020-21 de l’International Maxi Association. En raison de la pandémie, l’organisateur de l’événement, le Yacht Club Italiano, a été contraint pour la première fois de conserver le départ et l’arrivée en Italie.

En conséquence, le départ sera de Sanremo, le parcours se dirigeant vers une marque à Cala del Forte au large de Vintimille, puis dans les eaux françaises jusqu’à une marque de virage au large de la Rade d’Agay (à l’est de Fréjus/Saint-Raphaël). De là, le parcours normal reprend en direction du rocher de la Giraglia au nord de la Corse et jusqu’à l’arrivée au large de Gênes.

Ce n’est pas la première fois que Sanremo accueille la Giraglia. Au fil des ans, le port a été à la fois un port de départ et un port d’arrivée. Malgré le changement le parcours restera de 241 milles, le même que le parcours initialement prévu de Saint-Tropez à Gênes.

Cette année, sur les 143 engagés de la Rolex Giraglia, 17 sont des maxi yachts de plus de 60 pieds, en course dans la flotte IRC 0.

« C’est impressionnant », a déclaré Benoît de Froidmont, président de l’International Maxi Association, l’organisme officiel chargé par World Sailing de gérer les courses de maxi yachts. « Les propriétaires poussent leurs équipages à naviguer – je suis heureux de voir cela et que nous ayons six membres IMA ici. C’est une émotion fantastique d’être de retour après près de deux saisons qui ont été presque complètement annulées. »

Quant à la Rolex Giraglia, de Froidmont ajoute : « C’est l’une des courses les plus attractives de Méditerranée. C’était triste de ne pas avoir la course côtière à Saint-Tropez, mais il y a plutôt une marque au large juste au-delà de Cannes. Il peut y avoir une brise assez légère à cette période de l’année, donc le départ peut être un peu compliqué, mais les prévisions se sont améliorées.

Comme à son habitude, de Froidmont fera campagne avec son Wally 60 Wallyño, à bord duquel il est devenu le premier vainqueur du Mediterranean Maxi Inshore Challenge (MMIC) de l’IMA en 2019. Le Wallyño vient de sortir de chantier avec un nouveau pont, un système hydraulique amélioré et de nouvelles voiles.

Cependant, de Froidmont sera à nouveau confrontée à une rude concurrence du Swan 601 Lorina de Jean-Pierre Barjon, qu’il a battue de justesse au titre MMIC il y a deux ans. Ensuite, il y a le Reichel-Pugh 60 Wild Joe en constante amélioration du propriétaire hongrois Márton Józsa ainsi que les Mills Vismara 72s Leaps & Bounds de Jean-Philippe Blanpain et Yoru de Luigi Sala.

À l’opposé du spectre des maxi yachts, il y aura un combat à trois entre les 100 pieds. Une campagne qui a connu le plus de succès dans la Rolex Giraglia est le Magic Carpet de Sir Lindsay Owen-Jones. Selon le capitaine du Magic Carpet Cubed Danny Gallichan, jusqu’à présent, ils ont évité les événements, mais «le Yacht Club Italiano a fait du bon travail pour organiser celui-ci. Ils ont le gouvernement derrière eux, donc il y avait beaucoup de paperasse et de nombreux tests pour l’équipage. » L’armée d’équipage de Magic Carpet Cubed comprend de nombreuses légendes, du multiple médaillé olympique Jochen Schümann au navigateur Marcel van Triest en passant par l’ancien skipper de la Volvo Ocean Race Neal McDonald et le designer Jim Pugh. Malgré les restrictions de voyage internationales, presque tout leur équipage régulier est présent.

Quant au parcours de cette année, Gallichan prédit : « Demain, il semble que ce sera léger au portant vers la Rade d’Agay, puis au près jusqu’au Rocher avec pas trop de vent, puis contourner le Rocher et s’éloigner dans le trou habituel au large de Gênes. ” Il pense qu’il leur faudra un peu plus de 24 heures pour terminer le parcours, mais compte tenu des prévisions, cela pourrait être plus rapide ou plus lent.”

Le grand favori du grand prix Arca SGR basé à Trieste et organisé par Furio Benussi et son équipe Fast and Furio Sailing Team, ainsi que le Farr 100 Leopard, désormais promu par l’entrepreneur Internet néerlandais Joost Schuijff, seront opposés à Magic Carpet Cubed.

Leopard a bien fait de se faufiler dans les régates autant que possible pendant la pandémie, y compris Les Voiles de Saint-Tropez de l’automne dernier et la récente régate Loro Piana Superyacht à Porto Cervo. Son équipage comprend de nombreux membres de l’équipage d’origine qui ont couru à bord sous le propriétaire d’origine Mike Slade, y compris le skipper Chris Sherlock. Leopard n’a participé qu’une seule fois à la Rolex Giraglia, lorsqu’elle a été affrété par l’Américain Jim Swartz en 2018.

« Je pense que c’est un parcours intéressant », a déclaré le tacticien de Leopard, le double médaillé olympique australien Mitch Booth à propos de la course de cette année. “Ce sera un défi et bien sûr c’est différent, mais la longueur est la même, donc je pense que ce sera similaire.” Cet après-midi, son navigateur Hugh Agnew prédisait un temps de course de 28 heures. “Il y a quelques nids-de-poule sur la route”, a convenu Booth.

L’une des histoires surprises est celle du nouveau membre de l’IMA, Carlo Alberini, qui mène une campagne maxi complète à bord du Davidson 69 Pendragon VI. Au cours des 20 dernières années, Alberini a été un concurrent majeur dans les flottes de quillards monotypes comme le Mumm 30, le Farr 40 (Calvi Network), le Melges 32 et plus récemment le J/70. “J’ai décidé il y a deux ans que mon temps de course avec un design était terminé parce que je le fais depuis plus de 20 ans. J’ai décidé de supprimer le ‘J’ devant ’70’ et d’acheter un 70 à la place !

Le plus surprenant étant donné son parcours prolifique en navigation, c’est que cette Rolex Giraglia sera la première d’Alberini. « Pendant de nombreuses années, il y avait toujours une autre compétition en même temps », admet-il. « J’ai déjà fait des courses au large comme la Rolex Middle Sea Race, mais pas celle-ci. »

Quant à ses perspectives, il dit que cela dépend de la météo et que cela semble évoluer. « Hier, il y avait une prévision de vent fort. Ce bateau n’est pas bon pour le près – c’est mieux au portant. Aujourd’hui, les prévisions ont changé, mais c’est la Méditerranée ! Il y aura des moments où ce sera totalement calme, donc je n’ai aucune idée du temps que cela prendra. » Peut-être un mantra pour la course de cette année.

The Ocean Race. Les VO65 et IMOCA à dérive à la fête

The Ocean Race Europe. Leg 3 from Alicante, Spain, to Genoa, Italy. On Board Offshore Team Germany.

A mi-course de la 3e et dernière étape de The Ocean Race, les VO65 devancent largement les IMOCA à foils. Ces derniers englués dans les calmes de la Méditerranée peinent à avancer. Seul l’IMOCA Team Germany avec ses dérives droites s’en sort et pourrait bien l’emporter à Gênes.

Les 12 équipes internationales engagées dans The Ocean Race Europe ont dû composer avec des vents très légers lors de leur première nuit en mer, après avoir quitté Alicante hier, en route vers Gênes.

Les prévisions avant le départ annonçaient des vents faibles tout au long de cette étape. Après une première nuit en mer, les cinq IMOCA et les sept VO65 progressent doucement, avec des vitesses rarement supérieures à 10 nœuds.

Malgré un rythme lent, les fans ont été scotchés à la cartographie après une option osée de deux équipes, qui ont fait le choix de passer au nord des îles Baléares.

En IMOCA, l’équipage d’Offshore Team Germany mené par Robert Stanjek s’est vite décidé à prendre cette trajectoire plus au nord, après avoir enroulé la deuxième marque de parcours située proche de l’île de Tabarca, au large d’Alicante.

« Le besoin que nous avons de rester dans la brise fait que nous ne pouvons pas tenir une trajectoire idéale, » expliquait Annie Lush, à bord de l’IMOCA à dérives Offshore Team Germany. « Jusqu’ici nous essayons de trouver un angle convenable avec le vent que nous avons. »

En VO65, tandis qu’il était clair que le gros de la flotte se positionnait pour passer au sud d’Ibiza, l’équipe néerlandaise Team Childhood-I, menée par le double-vainqueur de l’America’s Cup Simeon Tienpont a préféré rester au nord, espérant toucher de meilleurs vents. Cela n’a pas encore payé.

« Nous avons eu une nuit très calme. Hier, notre plan n’était pas de prendre l’option à la côte, mais nous avons pensé qu’il était intéressant de tenter cette option, » détaillait Simeon Tienpont. « Nous nous sommes alors engagés sur une route plus nord, alors que le reste de la flotte passe au sud. »

« Nous avons beaucoup moins de vent à présent, mais ils doivent encore franchir cette zone de molle pour remonter vers le nord… Il y a de grandes différences entre les prévisions météo, mais on croise les doigts. Nous sommes ici, loin du reste de la flotte et nous devons essayer d’en tirer le meilleur. »

Aujourd’hui à 14h30, tandis que les équipages approchaient de l’île de Mallorca – la plus grande des Baléares – dans des conditions très légères, Offshore Team Germany s’offrait une avance de 12 milles (22 kilomètres) sur les quatre autres IMOCA : CORUM L’Épargne (FRA), LinkedOut (FRA), 11th Hour Racing Team (USA), et Bureau Vallée (FRA), qui naviguent collés serrés à environ 50 milles (93 kilomètres) au sud de Mallorca.

« Cela ne pas pas être l’étape la plus rapide, » constatait Thomas Ruyant, le skipper de LinkeOut. « On a vraiment la Méditerranée dans toute sa puissance. Là on n’a vraiment pas beaucoup de vent et ça va être compliqué de trouver le bon chemin pour rejoindre Gênes. Mais nous essayons d’être appliqués et d’avancer avec ce qu’on a. C’est un exercice où il va falloir être plein de patience. »

En VO65, que le peloton a passé l’île de Cabrera (à 5 milles (10 kilomètres) au sud de Mallorca. Sailing Poland de Bouwe Bekking était en tête, devant le monocoque de la Mirpuri Foundation Racing Team, skippé par Yoann Richomme. Derrière, Viva México d’Erik Brockmann était troisième.

© Martin Keruzore/Mirpuri Foundation Race Team /The Ocean Race
« Mirpuri est juste derrière nous, et ils sont un peu plus rapides que nous, donc on doit continuer de naviguer intelligemment, » déclarait Bouwe Bekking. « Tout est question de trouver les meilleures zones de pression. C’est compliqué. Il y a un système de haute pression que nous devons traverser. Au final, je suis plutôt content de là où nous sommes. C’est mieux d’être premier que dernier ! »

Au nord de l’archipel, Team Childhood-I était en bas du classement, alors que l’équipage avait du mal à retrouver de la brise, le long de la côte.

Avec des conditions prévues pour rester très légères pour le reste de la semaine, personne ne peut dire laquelle des routes nord ou sud va payer. Les équipages sont toujours attendus à Gênes ce jeudi.

Pour l’heure, la préoccupation à bord des 12 bateaux est plutôt de continuer d’avancer, tandis qu’ils doivent se frayer un chemin entre les trous sans vents qui se présenteront à eux la nuit prochaine.

Les Voiles de Saint-Tropez fêtent les 40 ans de Nioulargue !

08/10/2020, Saint-Tropez (FRA,83), Les Voiles de Saint-Tropez 2020, Les Voiles Super Series, Race Day 3

L’année 2021 est à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de cet événement hors norme. En 1981 naissait la Club 55 Cup, devenue La Nioulargue, et déjà porteuse de l’ADN des Voiles : un bateau classique et un bateau moderne. Dans le sillage de cet épique challenge, les plus beaux bateaux du monde, ultra modernes ou centenaires, n’ont pas cessé de se retrouver depuis dans les eaux du golfe pour hisser haut les Voiles de Saint-Tropez à la fin de saison tropézienne.

Tout a commencé ce 29 septembre 1981, dans un pari destiné à défendre un honneur de marin entre Pride, le Swan 44 américain de Dick Jason, et Ikra, le 12M JI skippé par le Français Jean Laurain. Le défi est on ne peut plus simple : départ au pied de la Tour du Portalet, devant le village de Saint-Tropez, à virer la marque du haut fond de la Nioulargo (soit «nid du large» en provençal) et arrivée à Pampelonne devant le «Club 55», pour un déjeuner à l’ombre des Tamaris chez Patrice de Colmont, qui en est le chef d’orchestre. Si, pour l’anecdote, Ikra l’emporta devant Pride, pour l’histoire, ce défi donna naissance à la «Club 55 Cup». Et de ce duel improbable naît un événement unique, un rassemblement à part qui fait régater depuis 40 ans des bateaux de course de plus petite taille avec de prestigieux Maxi yachts, des prototypes ultra sophistiqués avec des yachts classiques célèbres, renouant, sans l’avoir particulièrement recherché, avec le riche passé maritime tropézien.

L’incomparable et inimitable Nioulargue va ainsi exister pendant quinze années, mélangeant les plus grands marins à des équipages de tout calibre, des champions du monde, des coureurs au large, des médaillés olympiques, des vainqueurs de l’America’s Cup avec des têtes couronnées ou des célébrités venues incognito et en toute simplicité. Les joutes nautiques une fois terminées, la soirée s’éternise en partie de boules, anchoïades et autres festivités parfois spontanément improvisées sur le port, sur la place des Lices ou dans les environs.

Et si l’on retrouve à chaque édition ce même état d’esprit empreint de fair-play et ce bonheur communicatif, chaque année de Nioulargue connaît aussi son coup d’éclat, son miracle ou son apparition, à l’image des Maxi, des Class J, des trois-mâts, des goélettes ou des Cotres Auriques, aux côtés des futuristes Wally.
Après tant d’années de succès et de reconnaissance, la seizième édition est endeuillée à la suite d’une collision entre la goélette Mariette et le 6M JI Taos Brett IV. L’épreuve est mise entre parenthèse jusqu’en 1999, où, sous l’impulsion de la Société Nautique de Saint-Tropez, naissent les Voiles de Saint-Tropez.

Un nouveau format sur l’eau, à terre, un village à imaginer
Reprenant une maxime chère à la Société Nautique, dont il assure la présidence depuis 2020, Pierre Roinson résume bien l’état d’esprit des Voiles : « Lorsque l’on célèbre un anniversaire, on nous pose souvent la même question : mais qu’y aura-t-il donc de particulier cette année aux Voiles ? Et bien la réponse est simple : chaque édition des Voiles est exceptionnelle ! ». Un certain nombre de nouveautés vont marquer cette édition, et notamment le nouveau format de l’épreuve sur deux semaines – comme l’an dernier – mais avec l’ensemble de la flotte des voiliers de tradition la première semaine, en même temps que les bateaux modernes jusqu’à 60 pieds (18,28 mètres). La deuxième semaine sera exclusivement réservée aux Maxi Yachts qui régateront du mardi 5 au 9 octobre et bénéficieront d’une journée de régate supplémentaire par rapport à l’an dernier : celle du samedi. Cette organisation sur deux semaines présente un avantage apprécié des coureurs comme du public : la possibilité de donner tous les départs devant le village de Saint-Tropez. Pour la sécurité de tous sur le plan d’eau, une zone d’exclusion est prévue, et le séquençage des départs conduit le comité de course, placé sous l’autorité du Principal Race Officer, Georges Korhel, à créer un espace « salle d’attente » dans le fond du golfe pour les voiliers de tradition pendant que sont donnés les départs des bateaux modernes.

A terre, même si les certitudes concernant les consignes sanitaires à a fin de l’été sont encore en pointillé, c’est un village plein de vie et de convivialité qui est souhaité par tous, et pour lequel le comité d’organisation ne ménage pas ses efforts « Notre premier engagement, c’est d’assurer la sécurité de tous » précise Sabrina Coccia, en poste à la Direction de la Société Nautique de Saint-Tropez depuis le mois d’avril « Non seulement de nos équipes de permanents, mais aussi de la centaine de bénévoles impliqués dans l’organisation à terre et sur l’eau, de nos partenaires, de nos fournisseurs, et bien entendu, celle des concurrents français et étrangers. Nous souhaitons également montrer l’exemple vis-à-vis du public en mettant en œuvre les consignes gouvernementales et préfectorales. Notre but, c’est de garantir l’excellence, et que chacun de nos partenaires trouve sa place et puisse bénéficier de la visibilité correspondante grâce à l’extraordinaire caisse de résonnance que sont les Voiles de Saint-Tropez, avec sérénité et dans les meilleures conditions possibles. »

Programme 2021
Semaine 1 : Les Voiles de Saint-Tropez
Samedi 25 et dimanche 26 septembre : accueil de tous les voiliers classiques et des voiliers modernes jusqu’à 60 pieds (18,28 m)
Lundi 27 septembre : régates pour les voiliers modernes
Mardi 28, mercredi 29 septembre, vendredi 1, samedi 2 octobre : régates pour les voiliers modernes et les voiliers de tradition
Jeudi 30 Septembre : journée des défis
Samedi 2 octobre : remise des prix (semaine 1)

Semaine 2 : Les Voiles Maxi Yachts
Dimanche 3 et lundi 4 octobre : accueil des grandes unités modernes au-delà de 60 pieds (18,28 m) : Wally, IRCA, Maxi yachts
Mardi 5, mercredi 6, jeudi 7, vendredi 8, samedi 9 : régates
Samedi 9 octobre : remise des prix (semaine 2)

Les Havrais de la SRH survolent la première étape de la Ligue Nationale de Voile 2021

ligue national de voile en J22 sur l'ERDRE organisé par La Société Nautique de l'Ouest. @C. Breschi

Habitués à un plan d’eau réputé pour son caractère plutôt “musclé”, avec du vent, de la houle, du courant, les Havrais de la SRH ont survolé la première étape de la Ligue Nationale de Voile 2021, dans des conditions complétement opposées, dans les petits airs de l’Erdre, au SNO Nantes. Après trois jours de courses l’équipage mené par Aurélien Pierroz vire en tête à la “mi-temps” de la 6e édition de la compétition 100% interclubs. Un weekend au presque-parfait pour les Normands malgré une belle frayeur ce dimanche avec des contre-performances avant de remettre les pendules à l’heure sur la dernière course !

Avant le second à acte à Martigues, du 10 au 12 septembre, ils ont forcement marqué les esprits. Mais rien n’est encore joué et leurs poursuivants sauront se montrer pressant dans le Sud, à commencer par l’APCC Nantes et le YC Cherbourg, 2e et 3e sur l’étape Nantaise ce weekend !

Il y avait des sourires, beaucoup de sourires cette après-midi sur l’eau et à terre du côté du SNO Nantes, pour la dernière journée de la première étape de la LNVoile 2021. Le bonheur de retrouver la compétition, dans des conditions très légères mais sous un soleil radieux et avec une belle bagarre sur l’eau entre les 18 équipages venus de toute la France représenter leurs clubs ! On retiendra que ce sont les Normands de la SR Havre qui se sont brillamment imposé ce weekend pour ce qui était l’une des premières compétitions d’envergure ouvertes à tous après plusieurs mois de restrictions. Une liberté retrouvée et parfaitement orchestrée par les équipes du SNO Nantes et les bénévoles venus prêter main-forte ces trois jours pour offrir une compétition qui restera certainement dans les mémoires de tous les concurrents.

Rendez-vous désormais du 10 au 12 septembre au CV Martigues pour le 2e acte de cette LNVoile 2021. Après les J22 ça sera en J70 que les 18 clubs vont se bagarrer, toujours dans ces formats de courses typiques de la LNVoile : très rythmé et avec beaucoup de situation “au contact” proche du Match-Racing. Forcement à ce petit-jeu les spécialistes répondent présent mais on a eu ce weekend de belles surprises chez les outsiders avec notamment la 6e place des jeunes Corses du BN Mare et Vela juste devant les Normandes du SNPH, 7e et premier équipage 100% Féminin sur cette étape. Place désormais à Martigues pour le match retour !

ILS ONT DIT :

Aurélien Pierroz (barreur / SR Havre, 1er) : “C’était ma première sur la Ligue Nationale et ça c’est super bien passé. Je ne connaissais pas le format et j’ai trouvé ça génial, très rythmé et avec un très bon niveau global. On a su s’en tirer sur un plan d’eau technique, avec un brin de chance aussi pour pouvoir finalement nous imposer, et on espère continuer sur cette lancée sur la 2e étape à Martigues !”

Simon Bertheau (barreur/ APCC, 2e) : “On est venu en voisins puisque le club de l’APCC est basé à Pornichet mais a son “siège” à Nantes. Comme chaque année on essaye de mettre le meilleur équipage possible sur l’eau car la LNVoile est un des grands objectifs du club et on était content de pouvoir naviguer ici sur l’Erdre, avant d’aller défendre notre titre à Martigues en Septembre prochain.”

Maxime Mesnil (barreur / YC Cherbourg, 3e) : “On est toujours très heureux de venir sur la LNVoile, d’autant plus cette année que ça coincidait avec le retour général à la compétition pour nous et ça c’est très bien passé, dans des conditions superbes. On “donne la main” maintenant à un autre équipage pour l’étape de Martigues et on espère que le club restera aux avant-postes !”

Class40.Mise à l’eau du nouveau Mach40.4 Edenred pour Emmanuel Le Roch et Pierre Quiroga

Bâptème du nouveau Class 40 Edenred, skipper : Emmanuel Le Roch en présence de Bertrand Dumazy PDG d’Edenred et des membres de l’entreprise, la Trinité-sur-Mer le 11 juin 2021, photo © Jean-Marie Liot / Edenred


Les Class40 se multiplient sur les plan d’eau à l’approche de la Jacques Vabre. Après six mois de construction sur le chantier breton de JPS Production, le nouveau Class40 Edenred a été mis à l’eau et baptisé vendredi 11 juin 2021 à La Trinité-sur-mer, en présence d’Emmanuel Le Roch et Basile Bourgnon, skippers du Team Edenred. Dernier né des plans Manuard, ce Mach 40.4 prendra le départ de la Transat Jacques Vabre en novembre prochain.

« Pouvoir démarrer une nouvelle aventure sur le circuit Class40 avec un tel bateau est une opportunité superbe ! Je suis impatient de naviguer, d’entamer la phase d’entraînement et de voir ce qu’il a dans le ventre. Les cinq mois qui nous séparent de la Transat Jacques Vabre vont nous laisser le temps de découvrir le bateau, de l’apprivoiser, et de prendre le départ dans les meilleures conditions pour réaliser la course de notre vie », déclare Emmanuel Le Roch, skipper du Class40 Edenred.

« J’ai un sentiment d’admiration et de reconnaissance pour les artisans qui se sont donnés corps et âmes pour construire ce bateau. Grâce aux milliers d’heures de travail passées sur le chantier, et au savoir-faire unique morbihannais, le projet rêvé d’Edenred et de ses skippers se réalise. Avec ce nouveau Class40, nous nous donnons les moyens de nos ambitions sportives », témoigne Bertrand Dumazy, avant de briser la traditionnelle bouteille de champagne sur le balcon d’Edenred en guise de baptême.

Principal objectif de la saison, La Transat Jacques Vabre s’élancera le 7 novembre 2021 du Havre, direction La Martinique. Pour cette occasion, Emmanuel Le Roch sera accompagné par le figariste Pierre Quiroga, Basile Bourgnon étant de son côté engagé sur La Mini Transat avec le Mini 6.50 Edenred.
Pierre Quiroga est un navigateur et un compétiteur confirmé. Après avoir fait ses gammes en Méditerranée sur le circuit olympique, Pierre fut Vice-champion d’Europe de Match Race, et vainqueur du Challenge Espoir du Centre d’Entraînement Méditerranée. En 2016, il se lance dans la course au large et devient « Skipper Macif » en 2019, un programme qui accompagne les jeunes talents sur le circuit Figaro et qui a révélé une génération de grands navigateurs. Riche d’un beau palmarès et d’une solide expérience en Figaro, le marin de 28 ans est enthousiaste à l’idée de découvrir le large en Class40.
« C’est une fierté d’accompagner Manu sur la célèbre Transat Jacques Vabre à bord du Class40 Edenred. Ma récente participation à la Transat en Double (Concarneau – Saint Barthélemy) en Figaro 3 fut une expérience fabuleuse. J’ai hâte de traverser à nouveau l’Atlantique avec ce bateau nouvelle génération. Manu et moi avons des profils complémentaires qui vont nous permettre de donner le meilleur : tandis que je mettrai mon savoir faire au service de la performance, Manu apportera son expérience du large », précise Pierre Quiroga.

Le Class40 Edenred participera dès le 27 juin à la course Les Sables – Horta – Les Sables, une épreuve en double de plus de 2 500 milles sans escale.

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