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Leyton remporte la première édition du Pro Sailing Tour

Photo Jacques Vapillon / Pro Sailing Tour

L’Ocean Fifty Leyton s’est imposé à Brest pour le Final Rush du Pro Sailing Tour. Sam Goodchild qui avait déjà signé trois victoires avec son équipage lors des épisodes de Brest, La Rochelle et Las Palmas remporte cette première édition du Pro Sailing Tour haut la main !

Le dernier épisode, le Final Rush, qui a mené la flotte de Toulon à Brest a été intense pour les six équipages engagés. Une victoire éclatante pour Sam Goodchild, Aymeric Chappellier et Sébastien Josse arrivés ce soir à 20h 45min 24s à Brest. Epuisés mais heureux d’arriver en tête, les trois hommes ont raconté les 5 jours menés à un train d’enfer et ont expliqué la symbiose qui a régné à bord de Leyton pour réussir à s’imposer face à des adversaires de grande qualité.

Depuis le coup d’envoi donné à Toulon lundi dernier, l’Ocean Fifty Leyton s’est offert une bataille mémorable en Méditerranée puis en Atlantique. Le match palpitant et exigeant qui a animé la flotte pendant un peu plus de 5 jours n’a laissé que peu de répit aux hommes de Leyton. À bord du trimaran bleu et orange, l’attention a été permanente pour s’assurer des bons choix tactiques et maintenir une super vitesse tout au long du parcours. Les premiers mots de Sam Goodchild à son arrivée à Brest ont été pour son équipage composé d’Aymeric Chappellier et de Sébastien Josse. Le trio a fonctionné à l’unisson malgré les conditions soutenues rencontrées à plusieurs reprises sur le parcours. Le skipper britannique a aussi souligné le travail impeccable de préparation du bateau réalisé en amont par son équipe technique. Sam, Aymeric et Sébastien n’ont en effet eu à déplorer aucun souci technique et ont pu mener leur machine à 100% tout au long de la course.

Une image forte de cette finale restera sans nul doute le passage du Cap Saint-Vincent avec des rafales à 38 nœuds ! Dans ces conditions, à bord des Ocean Fifty, chaque détail compte et la moindre erreur peut coûter très cher. Mais Sam Goodchild, Aymeric Chappellier et Sébastien Josse ont su faire preuve d’une grande maîtrise et ont pu contenir les assauts d’une flotte tout aussi déterminée.

Tout juste auréolé de cette magnifique victoire sur le Pro Sailing Tour, Sam Goodchild garde en tête la prochaine échéance… Le 7 novembre, il s’élancera à la conquête de l’Atlantique, en double avec Aymeric Chappellier. Ce sera la Transat Jacques Vabre. Une course que le duo aimerait accrocher à son palmarès. Forcément, l’expérience acquise sur le Pro Sailing Tour comptera pour tenter de briguer la plus haute marche du podium. Pour Sébastien Josse, Sam et Aymeric peuvent y croire. “Aymeric et Sam se connaissent très bien, je trouve qu’ils sont très rodés. Ils sont armés pour la Transat Jacques Vabre, je ne suis pas inquiet pour eux. Je leur souhaite le meilleur !”

| INTERVIEWS

Sam Goodchild
” Ce n’était pas toujours facile mais nous sommes contents. Nous avons eu toutes sortes de conditions… Nous avons sorti toutes les voiles plusieurs fois. Le travail avec l’équipe s’est super bien passé pendant toute la course. Aymeric a fait du super boulot sur la stratégie et la météo. Et Seb connaît très bien les multicoques et maîtrise la course au large. C’était super de pouvoir apprendre de lui. C’était vraiment 5 jours parfaits. Nous sommes très contents d’avoir gagné. La saison s’est passée beaucoup mieux que ce que nous pouvions espérer. C’est génial ! On est trois à bord mais il y a beaucoup plus de personnes impliquées pour que le projet fonctionne. C’est super de pouvoir partager cette arrivée et cette victoire. Le prochain gros objectif sera de gagner la Transat Jacques Vabre à bord de Leyton en double avec Aymeric !”

Aymeric Chappellier
“ Nous sommes ravis d’être ici à Brest et que le bateau soit en un seul morceau. Je tiens à féliciter notre équipe technique qui a vraiment fait du bon boulot, nous n’avons rien cassé. L’équipe était vraiment géniale avec Sam et Sébastien, nous étions vraiment un trio de choc ! Dans une bonne ambiance et la bonne humeur, il n’y a jamais eu un mot plus haut que l’autre et cela même dans les moments de pression. C’était vraiment un grand bonheur.”

Sébastien Josse
“ C’était une course intense, nous avons eu des conditions très variées. Une super découverte de l’Ocean Fifty, et de Sam et d’Aymeric. Nous avons passé 5 jours dans une super ambiance, Aymeric et Sam se connaissent très bien, je trouve qu’ils sont très rodés. Pour avoir navigué en mai dernier avec eux, on voit qu’aujourd’hui c’est une autre dimension, ils ont confiance dans leur bateau et dans leur binôme. Ils ont su faire évoluer le bateau et trouver les manettes pour faire le grand chelem en remportant toutes les étapes. Ils sont armés pour la Transat Jacques Vabre, je ne suis pas inquiet pour eux. Je leur souhaite le meilleur ! ”

| COMPOSITION DE L’ÉQUIPAGE DU FINAL RUSH

Sam Goodchild – Skipper
Aymeric Chappellier – Navigant
Sébastien Josse – Régleur / barreur

| ÉQUIPAGE LEYTON DU PRO SAILING TOUR SAISON 1

Sam Goodchild
Aymeric Chappellier
François Morvan
Thomas Coville
Jackson Bouttell
Laurane Mettraux
Elodie-Jane Mettraux
Sébastien Josse

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TOKYO 2020. Un bilan plus que positif selon la FFvoile

The Tokyo 2020 Olympic Sailing Competition will see 350 athletes from 65 nations race across the ten Olympic disciplines. Enoshima Yacht Harbour, the host venue of the Tokyo 1964 Olympic Sailing Competition, will once again welcome sailors from 25 July to 4 August 2021. 01 August, 2021 © Sailing Energy / World Sailing

Les épreuves des Jeux Olympiques de voile se sont achevées ce mercredi 5 août sur l’ile d’Enoshima avec les finales des 470 féminines qui ont permis à la France d’acquérir une 25e médaille, en bronze, grâce au duo Camille Lecointre et Aloïse Retornaz. La voile française repart donc heureuse avec 3 médailles autour du cou : deux en Argent remportées grâce aux Véliplanchistes Charline Picon et Thomas Goyard, et une en Bronze portée par l’équipage de 470… un très beau bilan selon la FFvoile.

Au lendemain de la fin des épreuves à Enoshima, l’équipe de France de voile olympique est heureuse de compter 3 médailles olympiques. Au ranking officiel, les tricolores sont 8e mais bien en 2e position en nombre de médailles, à égalité avec la Hollande et l’Allemagne « Cela montre notre savoir-faire et le haut niveau de la voile française, notamment en planche à voile et 470 » souligne Guillaume Chiellino, nommé récemment DTN de la Fédération Française de Voile après 8 années à la tête de l’Equipe de France.
Pourtant, si rien n’avait été laissé au hasard, cette préparation olympique a été très lourdement perturbée par la crise sanitaire. « Ce mois au Japon a été très bien préparé par toute l’équipe et le staff de l’équipe de France, et cela à tous les niveaux : de la logistique au médical et paramédical jusqu’aux experts de la performance. Ainsi dès le 14 juillet toutes les conditions étaient réunies pour que les athlètes et leurs entraineurs puissent commencer à s’entrainer malgré les conditions sanitaires difficiles que nous avions très bien anticipées. Paul Iachkine et Laurent Tournier ont tout mis en œuvre pour que les bateaux soient prêts. L’excellent travail de Philippe Gomez, expert de la réglementation, est à souligner, tout comme les analyses météos de David Lanier. Grâce à toute cette équipe nous avons travaillé dans des conditions sereines tant sur l’eau qu’à terre.» félicite Guillaume Chiellino.
Un bilan partagé avec Jean-Luc Denéchau, Président de la Fédération Française de Voile. « Je suis très content du bilan de l’Equipe de France de Voile ici au Japon. Nous ramenons 3 médailles à la délégation Française. Cela représente pour notre Fédération sur 10 épreuves 30% de réussite. Ce résultat consolide le très beau parcours de Guillaume Chiellino en tant que Directeur de l’Equipe de France de Voile. Il est depuis le 1er août le nouveau DTN de la fédération et dès la semaine prochaine nous allons travailler ensemble sur le bilan de cette olympiade et renforcer notre dispositif en vue de Paris 2024 afin d’améliorer notre performance à domicile dans 3 ans. Je tiens également à féliciter tout l’encadrement de l’Equipe de France de Voile. Malgré les conditions très particulières de ces Jeux Olympiques, ils ont su se mettre au service des sportifs pour leur donner toutes les chances de performer.»

« Une médaille n’est jamais gagnée d’avance »
Les 3 médailles de l’Equipe de France resteront les moments clefs de ces Jeux forts en émotions. Première médaillée française de voile, le 31 juillet, Charline s’impose en finale et repart avec l’Argent « Charline a été au rendez-vous de son histoire avec sa 2e médaille. Elle a tenu toute la semaine sans jamais rien lâcher et a brillement mené sa medal race. Chapeau ! Elle réussit une olympiade brillante tant personnellement que sportivement. Elle a porté l’équipe de France. Bravo à elle et merci à ses entraineurs Cédric Leroy et Julien Bontemps.»
Quelques minutes plus tard, Thomas Goyard remporte également l’Argent et déjoue tous les pronostics en devançant l’Italien et le Polonais : « Thomas nous a livré ici la performance la plus incroyable de sa vie. En 2014 et 2020 il avait remporté le bronze aux Mondiaux. Il est arrivé au Japon avec une concentration et une détermination remarquable. Merci à son entraineur Thierry François de l’avoir accompagné car il n’a jamais rien lâché et remporte cette médaille grâce à son très beau parcours sur les courses de qualification. Bravo ! »
Enfin, après une semaine aux avant-postes, Camille Lecointre et Aloïse Retornaz clôturent ces Jeux avec une très belle médaille de Bronze : « Camille nous avait donné rendez-vous ici pour une 2ème médaille. Avec Aloïse elles ont fait une préparation olympique excellente en étant présentes au plus haut niveau du début à la fin. Cette semaine elles n’ont rien lâché jusqu’au bout. Félicitation à elles et à Gildas Philippe qui ont largement mérité cette médaille, et ont fait vibrer la France entière »
Les Jeux se sont aussi des regrets et des déceptions. « Les 14 athlètes sont venus chercher une médaille, c’est forcément difficile pour ceux qui n’y arrivent pas. Une médaille n’est jamais gagnée d’avance et la concurrence est terrible ici. »
Cap sur 2024
Le 26 juillet 2024 s’ouvriront les Jeux Olympiques de Paris 2024 avec les épreuves de voile à Marseille. « C’est dans moins de 3 ans ! » souligne Guillaume « Nous allons tout mettre en œuvre pour être les meilleurs chez nous et faire de ces Jeux à domicile une réussite sportive. En voile, connaitre son terrain de jeu est essentiel. Nous allons donc nous remettre au travail très rapidement. »
Classement général de l’Equipe de France de Voile

• RS :X Femme (Windsurf) : Charline PICON (SR Rochelaises) : Médaillée d’Argent
• RS :X Homme (Windsurf) : Thomas GOYARD (A. Calédonienne P.A.V) : Médaillée d’Argent
• 470 femme (dériveur double) : Camille LECOINTRE (Brest Bretagne Nautisme) et Aloïse RETORNAZ (SN Sablais) : Médaillées de Bronze
• 470 Homme (dériveur double) : Kevin PEPONNET (SR Rochelaises) et Jérémie MION (SR Havre) : 11e
• 49er (dériveur double haute performance) : Lucas RUAL (APCC) et Emile AMOROS (CN Pornic) : 15e
• 49er FX (dériveur double haute performance) : Lili SEBESI (SN Marseille) et Albane DUBOIS (GGVLS) : 9e
• ILCA 7 (dériveur solitaire) : Jean-Baptiste BERNAZ (CN Sainte-Maxime) : 6e
• ILCA 6 (dériveur solitaire) : Marie BOLOU (SR Douarnenez ) : 11e
• Nacra 17 (mixte catamaran à foil) : Quentin DELAPIERRE (E V Cataschool) et Manon AUDINET (St Georges Voiles) : 8e

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Pro Sailing Tour. Démâtage de The Arch, Leyton en tête

Coup dur pour l’équipage d’Armel Tripon et de Benoît Marie après leur démâtage survenu dans la nuit à bord de The Arch. Dans des conditions relativement clémentes (14/18 nœuds), l’espar s’est soudainement écroulé sur le pont The Arch. Plus de peur que de mal, fort heureusement, pour les trois navigants et le reporter embarqué qui n’ont pas été blessés. Ils ont pu rapidement sécuriser leur gréement en évitant de perdre des pièces en mer.

Ce vendredi matin, ils ont rallié le port de Lagos, dans le Sud du Portugal. La déception est grande, à la hauteur des espoirs qu’Armel Tripon, Benoît Marie et Loïs Berrehar qui évoluaient alors bord à bord avec le trio Leyton, pouvaient légitimement nourrir pour le dénouement de la course partie lundi matin dernier de la rade de Toulon. Cette avarie, qui prive la flotte d’un sérieux concurrent, est vécue comme une onde de choc dans les rangs serrés qui progressent le long de la péninsule ibérique. « Grosses pensées pour The Arch. Cette nouvelle fait mal au cœur. Armel et Benoit ont déployé beaucoup d’énergie, ils ont tout mis pour ce projet. J’espère qu’il vont trouver une solution pour la suite de la saison » témoigne Sam Goodchild depuis le bateau leader.

Le trimaran The Arch naviguait aux avant-postes du Pro Sailing Tour quand l’Ocean Fifty a démâté subitement aux alentours de 1h23 ce vendredi 6 août. Aucun blessé à bord mais un coup dur pour l’équipage qui réalisait une magnifique course.

« On était dans le match, on avait fait une très belle première moitié de course grâce à une option nord payante en Méditerranée qui nous a permis de recoller au peloton de tête au passage de Gibraltar. On avait remonté toute la flotte jusqu’à nous emparer même de la tête de la course hier soir dans le Golfe de Cadix à la faveur d’une option osée à quelques centaines de mètres de la côte. On évoluait bord à bord avec Leyton, actuel leader de la course, quand le mât s’est littéralement brisé comme un château de cartes. J’étais à la barre, on avançait bien, quand d’un seul coup on a entendu un grand fracas. Il faisait nuit noire, j’ai perdu un peu mes repères et j’ai vite compris que le mât s’était écroulé. » confie Benoit Marie co-skipper de The Arch. Au moment de l’incident l’équipage évoluait sous grand-voile haute et J1 le long des côtes du Portugal, dans un vent de 14-18 nœuds. Armel Tripon, co-skipper de The Arch, raconte à son tour : « J’étais sous la casquette avec Loïs, j’allais prendre mon quart à la barre quand j’ai entendu un grand bruit. C’est à ce moment-là que j’ai vu la bôme tomber sur le roof. J’ai tout de suite compris ce qu’il se passait. On a eu peur pour Benoît (Marie) car il était à la barre au moment du démâtage. Globalement, ça s’est passé en douceur et dans notre malheur, on a de la chance car aucun dommage n’est à déclarer sur le bateau. »

Gréément sécurisé à bord !

Proche des côtes portugaises, dans un vent médium et une mer peu formée, les opérations de remorquage sont actuellement en cours. Après plusieurs heures d’effort, l’équipage a réussi à sécuriser le gréement et récupérer chaque partie du mât et des voiles. « On tenait vraiment à ne laisser aucun débris dans l’eau. » nous confie Armel. Ils ont été pris en remorque vers 4 heures du matin pour faire route vers Portimao, unique port de la zone capable d’accueillir un trimaran de 50 pieds.

Un plongeur est en cours d’intervention pour aider l’équipage à désolidariser le mât du bateau et remonter à bord le dernier morceau de mât pour assurer le convoyage jusqu’à Portimao en toute sécurité. Ces opérations sont assurées en coordination avec les autorités locales. « Nous avons récupéré tous les bouts du mât donc nous allons pouvoir analyser les causes de la rupture rapidement. Pour le moment la casse reste inexpliquée, notre mât ne présentait pas de signe d’usure particulier et avait moins de 2 ans. »

Le duo nantais Benoit Marie et Armel Tripon reste focalisé sur la Transat Jacques Vabre.
” Cet incident est un peu une douche froide à 3 moins du départ, d’autant plus que nous n’avons à ce jour pas de partenaire titre pour la Transat Jacques Vabre ni pour la Route du Rhum. Notre performance sur ce début de course illustre bien le potentiel du bateau et de notre duo ! On espère vraiment pouvoir aligner notre fier Ocean Fifty sur un programme complet de courses. Le mot du jour ? Résilience… Rebondir dans les coups durs, ça fait partie intégrante de notre métier. Avis aux entreprises qui souhaiteraient rejoindre le projet en affichant haut leurs couleurs et nous donner les moyens de nos ambitions, il y a une belle opportunité à saisir !” précise Benoit Marie. “L’aventure ne s’arrête pas là ! La course au large reste un sport mécanique et il faut savoir rebondir vite et aller de l’avant… Pour mon 1er démâtage en course, être entouré de Benoît (Marie) et Loïs Berrehar, qui ont été très réactifs, a été une vraie valeur ajoutée et ça nous a permis de prendre les bonnes décisions.

Avec Benoît, on ne perd pas de vue notre objectif d’être au départ de La Transat Jacques Vabre, le 7 novembre prochain. Venez vibrer avec nous !” confie Armel Tripon.

Un podium pour quatre

Ce vendredi midi, alors qu’il reste 670 milles environ à parcourir pour rallier la rade de Brest, ce match aux avant-postes se poursuit donc à quatre bateaux. Leyton pointe toujours en tête et parvient à garder ses concurrents pourtant très offensifs dans ses tableaux arrières. Mais la bataille fait rage. Le moindre mille se dispute avec une âpreté rare entre ces équipages qui peuvent tous prétendre à la victoire sur cette course créditée d’un coefficient trois dans le calcul du classement général du Pro Sailing Tour. C’est dire si chaque place vaut cher. Pas étonnant que la tension montre crescendo à mesure que cette flotte compacte progresse dans sa remontée le long des côtes du Portugal. Elle pointe ce midi à la latitude de Lisbonne, dans des vents de Nord d’une quinzaine de nœuds. Une quinzaine de milles séparent ces quatre Ocean Fifty. À bord d’Arkema 4, Quentin Vlamynck donne la mesure de l’intensité de la régate océanique qui les oppose les uns aux autres. « Hier fut la journée la plus intense depuis le départ. Nous avons cravaché tout l’après-midi pour recoller au groupe de tête… Avant de retomber dans une molle au coucher du soleil et voir s’échapper Leyton. C’est assez dur pour le moral, mais on s’accroche car la route est encore longue… » raconte ce matin le skipper du trimaran du Médoc, qui joue gros sur ce parcours.

“Le grand Rush des 24 heures !”

Les fichiers météo sont formels, le rythme va franchement se renforcer le temps d’une remontée rapide du golfe de Gascogne, bientôt balayé par un petit système dépressionnaire générant des vents de Sud-Ouest de 20/25 noeuds. Les conditions seront donc propices pour permettre aux Ocean Fifty de franchement accélérer la foulée. « En approche du cap Finisterre, les équipages qui progressent actuellement au près vont pouvoir ouvrir et choquer les écoutes. Les ETA (estimated time of arrival, ndlr), qui se précisent pour la nuit de samedi à dimanche, laissent deviner une fin de course sur un tempo très soutenu. Je pense qu’on peut s’attendre à voir le grand Rush des 24 heures », analyse Gilles Chiorri, directeur de course. De quoi augurer des arrivées rythmées et groupées. La ruée vers la rade de Brest aura bien lieu.

Ciela Village à la peine

Pour l’équipage d’Erwan Le Roux à bord de Ciela Village, le scénario prend en revanche une toute autre tournure. Victime de plusieurs longs ralentissements avant Gibraltar qu’il a doublé 11 heures après le premier, il doit désormais prendre son mal en patience. Après la traversée de la Méditerranée à laquelle il payé un lourd tribut, la remontée en Atlantique menace aussi de se révéler beaucoup plus laborieuse que pour ses prédécesseurs. D’après les derniers routages, alors qu’il risque de ne plus progresser dans le même système météo qu’eux, il pourrait en effet leur concéder un écart de plus de 36 heures, en rade de Brest. Face à la dure loi du sport et de la course au large qui crée d’impitoyables passages à niveau, tout l’enjeu à présent va être de s’accrocher et de tenter de limiter la casse…

Pointage sur le Final Rush, vendredi 6 août, à 13h30 heures

1 / Leyton (Sam Goodchild), à 668 milles de l’arrivée
2 / Arkema 4 (Quentin Vlamynck), à 12,1 milles du premier
2 / Solidaires en Peloton – ARSEP (Thibaut Vauchel-Camus), à 15,3 milles du premier
4 / Primonial (Sébastien Rogues), à 17 milles du premier
5 / Ciela Village (Erwan Le Roux), à 144 milles du premier

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Départ musclé pour la Rolex Fastnet Race

Les Class40 au ponton à Cherbourg. Photo : Marina Johnson

Le grand rendez-vous de ce mois d’août s’annonce tonique à l’image de la météo de cet été. Vent dans le nez et virements en pagaille, c’est le menu du départ de cette 49ème édition de la Rolex Fastnet Race. A moins de 48 heures du coup d’envoi, les concurrents sont encore répartis des deux côtés de la Manche. A Cherbourg, près de 150 bateaux sont réunis dans le port Chantereyne et les marins suivent de près l’évolution météo.

Yannick Bestaven (Maître Coq), vainqueur du Vendée Globe explique : « Nous partons au près dans une vingtaine de nœuds, avec du courant. Il y aura beaucoup de manœuvres pour sortir du Solent avec de nombreux virements. Ensuite, le vent reste fort – près de 30 nœuds – avant de mollir en fin de journée. »

Ce départ s’annonce donc particulièrement sensible pour Yannick comme pour tous les équipages en double. Qu’ils soient en IMOCA, en Class40 ou en IRC, ils n’ont que deux paires d’yeux pour surveiller le reste de la flotte. « Nous n’aurons pas le temps d’apprécier le paysage » s’amuse Beyou (Charal) qui promet de veiller à « ne pas faire de bêtises ». Comme les autres IMOCA, il signe ici son retour à la compétition. « Je suis content de venir à Cherbourg, c’est une bonne base de départ et ce nouveau parcours met un peu de piment. Mon dernier départ en course remonte au Vendée Globe, je viens ici pour retrouver mes repères. Le Fastnet est une course à part. Ça a un côté mythique et le sud de l’Irlande est un coin très joli. Le Fastnet est un phare que j’ai souvent passé et qui se mérite. C’est à faire une fois dans sa vie. »

Le local de l’étape, Alexis Loison, ne dira pas le contraire. Il est connu en France pour être un pilier de la classe Figaro, pourtant, le reste du monde l’admire pour être le premier à avoir remporté le Fastnet – toutes catégories confondues – en double avec son père. Cette année, il enchaîne le Fastnet avec la Solitaire du Figaro, deux monuments de la course au large, un peu comme si un coureur de fond disputait deux marathons la même semaine. Il explique : « j’ai envie de faire le Fastnet donc je ne me pose pas la question. Ça me permet aussi de ne pas trop gamberger avant le départ de La Solitaire. Je regrette qu’il n’y a pas plus de figaristes car c’est un super événement. C’est plus détendu qu’une Solitaire et tu croises beaucoup de monde. » A bord de son JPK 10.30 (Léon), il embarque le jeune Guillaume Pirouelle avec qui il a fait tout le début de saison. « Je n’ai encore jamais passé le Fastnet, c’est une découverte et, pour moi, c’est l’occasion d’apprendre beaucoup de choses au cours de ces cinq jours de course. »

Le programme :
• Mercredi 4 août : Accueil des concurrents à Cherbourg-en-Cotentin
• Vendredi 6 aout : Ouverture du PC presse (école de voile)
• Samedi 7 aout : Ouverture du village, conférence de presse, départ des bateaux vers Cowes
• Dimanche 8 aout : Début du live sur la chaîne l’Equipe à 11h45, premier départ à 12h15 (Ultimes)
Multicoques : 12h10
IMOCA 60, Class40 : 12h25
IRC 4 : 11h40
IRC 3 : 12h55
IRC 2 : 13h10
IRC 1 : 12h25
IRC Z : 12h40
• Lundi 9 août : Arrivée du premier multicoque
• Mardi 10 août : Arrivée du premier monocoque
• Samedi 14 août : Arrivée des derniers concurrents et cérémonie de remise des prix

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Tokyo 2020. Jean-Baptiste Bernaz remporte la finale mais termine 6e

The Tokyo 2020 Olympic Sailing Competition will see 350 athletes from 65 nations race across the ten Olympic disciplines. Enoshima Yacht Harbour, the host venue of the Tokyo 1964 Olympic Sailing Competition, will once again welcome sailors from 25 July to 4 August 2021. 01 August, 2021 © Sailing Energy / World Sailing

Pas de médaille finalement pour Jean-Baptiste Bernaz. Après 4ème olympiade, une 5e place à Rio, il était bien décidé à décrocher la première médaille olympique du Laser français. Sa détermination était immense au départ de cette course finale qu’il a totalement dominé dans des conditions de vent d’environ 10 nœuds. Avec 7 petits points de retard sur la médaille de bronze, JB ne se classera finalement que 6e de ces Jeux Olympiques.
Sans surprise l’Australien Matt Wearn décroche la médaille d’Or, le Croate Tonci Stipanovic l’argent et le Norvegien Hermann Tomasgaard le bronze.
Classement général : 6/35 (1 – 9 – 13 – 9 – (23) – 7 – 16 – 4 – 9 – 22 – 2)
Jean-Baptiste Bernaz : « Je suis content de finir sur une belle victoire de course sur la Medal Race des Jeux ! J’ai bien entamé la régate et j’ai bien fini, avec forcément quelques regrets au milieu. De toutes façons ça se joue sur des détails. C’est la quatrième fois que je viens aux Jeux et que je passe un peu à côté. Je suis un peu déçu mais ça me remonte le moral de finir comme ça. Aujourd’hui il n’y avait rien à calculer, il fallait que j’aille gagner cette course. Vivre des Jeux avec des gros « up and down » comme j’ai vécu cette semaine, ça donne l’impression de vivre. Les Jeux font partie des grands moments de ma vie, j’ai eu la chance de les vivre déjà quatre fois. Je les ai savourés encore une fois et j’espère que ce n’est pas la fin de l’histoire parce que j’aimerais bien repartir avec une médaille un jour.»

470 – Camille et Aloïse, toujours dans le match !
Après 4 jours de compétition, le duo de 470 Camille et Aloïse sont toujours 3e du classement provisoire et continue de jouer aux avants postes. Demain, les Brestoises participeront à leurs deux dernières courses de qualification avec déjà 17 points d’avance sur les Suisses (4e) alors que 10 points seulement les séparent des Anglaises, actuelles leader, et 9 points des Polonaises… tout est encore possible !
Classement provisoire : 3/21 (3 – 2 – 4 – 7 – 1 – (12) – 6 – 5)
Camille et Aloïse : « Aujourd’hui nous n’étions pas à l’aise dès la première course. Le problème est que l’on prend de supers départs et nous sommes super déçues par la vitesse ensuite, on ne tient pas les bords de près, c’est un enfer. Jusque-là nous n’avions pas de souci et aujourd’hui, ça n’avançait pas. Nous allons checker le bateau. Nous sommes tout de même contentes parce que nous réussissons à limiter la casse. La journée aurait pu être pire mais, malgré notre vitesse, on a réussi à s’extirper du paquet et à suivre notre stratégie et notre tactique. C’est plutôt positif, nous arrivions à tenir nos places. Nous sommes toujours à 10 points de la première place. En 2 courses, cela peut être rattrapé. Nous nous battons, nous ne lâchons rien, la journée a été dure aussi pour les Polonaises. Le point positif c’est aussi l’écart creusé avec les concurrentes qui sont derrière nous. Ce que nous voulons c’est le maillot jaune ! »

470 – Kevin et Jérémie, déterminés
Ils ne lâcheront rien ! 10e, à égalité de points avec les Turcs, l’équipage masculin de 470 peut encore rêver de médaille tant le niveau est serré. A l’issue d’une 4e journée de qualification, seuls les Australiens Mathew Belcher et Will Ryan, consolident leur place de leader, laissant un jeu ouvert derrière eux.
Classement provisoire : 10 /19 (4 – 7 – 11 – (13) – 12 – 2 – 11 – 11)
Jérémie : « Ce n’est pas facile car nous n’avons pas vraiment de réussite. La flotte est très homogène en vitesse donc c’est assez dur de faire la différence. Aujourd’hui c’était assez physique avec le pumping autorisé sur les deux courses : ce sont des conditions difficiles. Nous n’avons pas eu beaucoup de réussite au niveau de nos choix stratégiques. Sur la suite on n’arrive pas à passer devant le paquet et à se mettre aux avants postes et derrière on bataillait un peu avec la meute. En tout cas on s’est battus comme des chiens sur chaque course. On a pas de regret à avoir sur ce qu’on a fait car on a rien lâchés ! Il reste encore 2 courses demain avant la Medal Race, les points sont serrés et il faut aller jusqu’au bout car il peut se passer encore pleins de choses. Il va falloir peut-être être plus extrémiste dans les options à prendre sur les prochaines courses. On va bien essayer de comprendre ce qui ne nous réussit pas pour trouver la bonne solution et sortir une belle prestation sur les derniers jours.»

49er FX – Albane Dubois et Lili Sebesi prêtes à vivre leur première finale olympique demain
Elles ont des étoiles dans les yeux et une grande envie de bien faire. Albane Dubois et Lili Sebesi, le duo féminin de 49er FX, sait qu’elles ne pourront pas aller chercher une médaille. Qu’importe, elles sont venues pour ne rien lâcher jusqu’au bout.
Classement provisoire : 8/19 (4 – 15 – 10 – 6 – 8 – 2 – 7 – 14 – 13 – (18) – 14 – 2)
Albane et Lili : « On arrive 7e à la veille de la medal race, il nous reste une seule course pour nous faire plaisir. Le podium est trop loin mais on compte bien lâcher les chevaux sur la finale. On va faire comme tous les jours de ces Jeux Olympiques et ne rien lâcher ! »

Nacra 17 – Quentin et Manon « une finale pour se faire plaisir »
Demain, le duo mixte Quentin Delapierre et Manon Audinet prendront le temps d’une journée de repos demain pour digérer leur déception. Car si leur rêve de médaille olympique s’éloigne, il n’en reste pas moins que leur performance cette semaine est remarquable. Sur les 12 courses courues cette semaine, Quentin et Manon ont enregistré 10 courses dans le top10.
Classement provisoire : 8/20 ((18) – 4- 3 – 5 – 9 – 7-10 – 4 – 13 – 7 – 7 – 7)
Manon : « Ce n’est clairement pas ce qu’on aurait aimé faire. C’est dur parce qu’on n’a pas l’impression d’avoir fait tant de choses mal. Apparemment notre place est plus autour des 7, on y est restés toute la semaine. On n’a jamais réussi à accrocher les 5 premiers à chaque fois… c’est dur. Aujourd’hui on s’était dit qu’il fallait préformer sur les courses et bien voilà, encore 7 ! Devant ils ont super bien navigué, c’était super dense à chaque passage de bouée et c’est là qu’il fallait s’extirper du paquet et partir devant, mais nous arrivions plutôt à l’arrière de ce groupe-là. Maintenant il faut juste faire une belle finale pour se faire plaisir et réussir à oublier toutes ces courses.»

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Maxime Mesnil vainqueur de la 20e édition des Internationaux de France de Matc-Racing

Le Normand inscrit son nom au palmarès pour la seconde fois après 2018 et prive le Danois Borch d’une victoire étrangère. Les hommes forts des derniers jours sont accrochés en demi-finale : Simon Bertheau est éliminé alors que Maxime Mesnil doit s’accrocher pour écarter Pauline Courtois. Le Normand inscrit son nom au palmarès des IFMR pour la seconde fois après 2018.

Jusque-là impressionnant, Simon Bertheau n’a rien pu faire face à Jeppe Borch. Le licencié de l’APCC Nantes a buté sèchement contre le Danois et s’incline en trois matches (3-0 pour Borch). Suite à cette confrontation, Jeppe Borch est le premier skipper à se qualifier pour la finale. Dans l’autre demi-finale, Pauline Courtois a donné du fil à retordre à Maxime Mesnil. Atteindre ce stade de la compétition relevait déjà d’une sacrée performance : c’est le premier équipage 100% féminin à se qualifier en demi-finales. Les filles ont fini par céder dans cette confrontation entre Normands : Maxime Mesnil s’impose 3-1.

La finale s’est donc jouée entre Maxime Mesnil, qui enchaine les podiums à Pornichet, et Jeppe Borch, qui participait aux IFMR pour la toute première fois. Ce dernier, qui a rapidement apprivoisé le plan d’eau pornichétin, donne le ton d’entrée de jeu en remportant le 1e match.
Maxime Mesnil laisse parler son expérience pour recoller immédiatement au score : 1 partout, balle au centre. Ce scenario se reproduit lors des 3e et 4e confrontations. L’ultime duel sacrera donc le vainqueur des IFMR 2021 ? Au coude-à-coude tout au long de la course, les Danois rencontrent un problème au moment d’envoyer leur spi après avoir passé la dernière marque de parcours. Maxime Mesnil, intraitable, saisit cette opportunité pour prendre l’avantage. Le Normand inscrit son nom au palmarès pour la seconde fois après 2018 et prive Borch d’une victoire étrangère. La dernière remonte à 2016 avec le Suisse Eric Monnin, mais il faudra encore attendre un peu.

Du côté du King of the Castle – les matches de classement entre la 5e et la 9e places : Aurélien Pierroz s’impose contre Pierre-Antoine Morvan et prend la 5e place. Un peu plus tôt, le quintuple vainqueur de l’épreuve a rappelé à Tom Foucher qui était le patron : PAM est 6e tandis que les jeunes de l’APCC finissent 7e. Paul Médinger et Sylvain Escurat terminent respectivement 8e et 9e des Internationaux de France de Match-Racing 2021.

Les réactions :
Maxime Mesnil, vainqueur de la 20e édition des Internationaux de France de Matc-Racing : ” C’est notre 2e victoire après 2018 et notre 4e podium consécutif. Ça été un week-end difficile, avec des matches très serrés, notamment en demi-finale, contre Pauline Courtois et la finale contre Jeppe Borch, qui a été intense ! C’est un bel évènement sur lequel on est toujours bien accueilli, les bateaux sont super bien préparés. Ça donne envie aux équipages de venir… D’ailleurs, on reviendra défendre notre titre l’an prochain ! “

Jeppe Borch, 2e des IFMR 2021 : ” C’était notre première fois à Pornichet donc on avait un petit peu de pression. Les conditions étaient parfaites, les bateaux super bien préparés et l’accueil parfait. Ça donne de bonnes bases pour faire de bonnes courses ! Si on a l’opportunité de revenir l’an prochain, on le fera avec plaisir ! “

Simon Bertheau, 3e des IFMR 2021 : ” C’était une nouvelle fois une bonne régate, et nous terminons une nouvelle fois 3e ! On aurait espéré un peu mieux mais ce n’est pas si mal car on a constitué notre équipage tardivement et le résultat correspond à notre préparation. Maintenant, on va se concentrer sur le championnat de France à Antibes en fin de saison et les courses en flotte en J80. “

Photos : ©Bruno BOUVRY / Internationaux de France de Match-Racing

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Départ du Final rush de Toulon à Brest

Pro Sailing Tour 2021 Final Rush - Toulon

La grande course finale du Pro Sailing Tour a été lancée ce lundi à 10 h 30 dans des conditions idéales après avoir été reportée ce week end en raison du mauvais temps. Sur une mer plate, avec 15 à 20 nœuds de vent forcissant, les 6 multicoques ont pris leur envol sur une coque, dans un décor de carte postale, devant la ville de Toulon et les contreforts du Mont Faron. Cap sur Brest pour un Final Rush qui promet de multiples rebondissements et devrait donner l’avantage aux meilleurs stratèges. Au large des Baléares c’est Thibaut Vauchel Camus sur Arsep et Sam Goodshild sur Leyton qui étaient devant.

C’est à bord du BSM Loire, bâtiment affrété par la Marine Nationale, que Laurent Bonnet, adjoint au Maire de Toulon et Fortuné Pellicano, adjoint au Maire de Brest et Président délégué de Brest Événements Nautiques, ont donné ensemble le top départ d’une finale qui relie les deux plus belles rades du monde, difficiles à départager… Les six Ocean Fifty, qui avaient sagement envisagé de partir avec un ris dans la grand-voile, ont finalement fait le choix radical, à quelques minutes du départ, de renvoyer toute la toile. C’est alors que le vent est passé de 12 à 20 noeuds, offrant un spectacle grandiose d’étraves fumantes et de dérives hors de l’eau.

Sur la ligne de départ, Erwan Le Roux (Ciela Village) a d’emblée donné le rythme, faisant écho à ses propos, tenus au petit matin sur le ponton : « Cette finale, elle est pour nous ! ». Sam Goodchild (Leyton), pied au plancher, a néanmoins repris la main à la bouée de dégagement. Portée par les encouragements de Laurent Bonnet, à la VHF, et le rendez-vous donné à Brest par Fortuné Pellicano, toute la flotte a mis le cap au sud après une semaine riche en échanges avec le public toulonnais, conquis.

Les six Ocean Fifty sont menés en trio, et accompagnés chacun d’un reporter embarqué pour dévoiler les coulisses de cette finale dans la docu-série diffusée au mois de janvier prochain. Car il va s’en passer des choses, à bord… ainsi que le pressent Sam Goodchild (Leyton), leader au classement général : « On aura toutes les conditions, plus ou moins compliquées. Je pense que l’on va sortir toutes nos voiles dans la semaine ! Il faudra rester en forme tout le temps car les conditions peuvent changer très vite et il faudra prendre de bonnes décisions rapidement ».

Tactique, vitesse et gestion des nerfs

Le niveau des équipages est extrêmement relevé et la prime reviendra à celui qui aura coché toutes les cases, comme le résume Sébastien Rogues (Primonial) : « Il y aura de la tactique, de la vitesse, du positionnement et de la gestion des nerfs au moins jusqu’à Gibraltar. Il va falloir tricoter en Méditerranée, prendre des décisions dès aujourd’hui, on devrait descendre pour attraper un flux de nord-est qui sera assez sympa. L’arrivée en Mer d’Alboran sera un passage compliqué, avec un choix à faire entre l’Afrique du Nord ou l’Espagne. »

L’heure des comptes

Les routages, autorisés seulement jusqu’au départ, allaient bon train depuis 24 h et oscillaient entre 6 et 8 jours de Toulon à Brest. Tout dépendra de la porte de sortie à Gibraltar, telle que l’analyse Erwan Le Roux : « Si on est tous dans le même wagon au Cap Saint-Vincent, ça ira. Mais si l’un de nous parvient à s’échapper devant, il aura de meilleures conditions en Atlantique et cela pourrait faire de gros dégâts au classement. Donc il faut aller vite dès le départ ». Pas davantage de choix pour Quentin Vlamynck (Arkema 4), deuxième au classement général, qui a fait ses comptes : « On a une place à gagner et quatre à perdre ! Cela ne dépend pas que de nous. On va donner le meilleur. Il ne suffit pas de battre Leyton, il faudra mettre un autre bateau entre nous ».
Quant à Sébastien Rogues c’est Erwan Le Roux qu’il a dans le viseur pour une troisième place sur le podium. Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires En Peloton – ARSEP), très à l’aise dans la brise, n’est qu’à un petit point de Primonial. Armel Tripon et Benoit Marie (The Arch) partent avec trois points seulement, alors qu’ils n’ont pu rejoindre le Pro Sailing Tour qu’à partir de l’épisode 3 à Las Palmas de Gran Canaria.
Le skipper britannique de Leyton conclut ainsi : « Tout le monde est capable de gagner donc non, notre position n’est pas si confortable, même si on a une petite marge. La moitié du Pro Sailing Tour se joue sur cette finale ! »

Pour suivre le Final Rush

En début d’après-midi, sur un long bord plein sud à plus de 30 nœuds, la flotte très homogène est déjà à la latitude des Bouches de Bonifacio, alors que le vent commence à mollir et que les stratèges vont devoir entrer dans le vif du sujet.

Le Final Rush est à suivre en direct sur la cartographie en live ici : https://prosailingtour.com/replay-course/

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Fastnet. Antoine Carpentier sur Courrier Redman

Photo ChristopheBreschi

Le Class40 Redman skippé par Antoine Carpentier prend le nom de Courrier Redman sur la Fastnet avec Géry Trentesaux et deux des piliers des bateaux « Courrier » François Lamiot, Arnaud Aubry qui seront à son bord.

Plus de 400 bateaux de toutes catégories sont engagés, dont le chiffre record de 39 Class40 et parmi eux le tenant du titre, Lamotte – Module Creation de Luke Berry, qui, à l’instar du Class40 d’Antoine Carpentier, joue aux avant-postes depuis le début de la saison aux côtés de Project Rescue Ocean et de Banque du Léman. D’autres unités récentes, tels Edenred ou Crosscall devraient également pimenter la compétition.

Skipper-armateur des fameux IRC nommés « Courrier » (dont le premier fut baptisé ainsi en l’honneur de Saint-Exupéry), Géry Trentesaux est un chef d’entreprise et régatier amateur au palmarès impressionnant. Entre lui et Antoine, ce sont vingt ans de confiance, d’amitié et de courses partagées. Arrivé tout jeune comme embraqueur-régleur de voiles à bord des bateaux de Géry, ce dernier avait rapidement détecté le potentiel du Trinitain et lui conseillait souvent de faire du solitaire.
C’est d’ailleurs grâce à lui et au soutien de sa société Custo Pol, qu’Antoine lance ses propres projets, en 2015, lors du Tour de France à La Voile, et goûte au solitaire lors de la dernière Route du Rhum en 2018. Géry ne tarit pas d’éloges sur le navigateur trinitain : « Antoine, c’est peut-être l’un des marins les plus doués avec qui j’ai navigué. Techniquement, il sait tout faire. Il barre bien, règle admirablement, a la niaque… ». A la présence à bord de Géry, fidèle partenaire d’Antoine, s’ajoute celle de deux piliers des « Courrier » : François Lamiot et Arnaud Aubry.
Aux quatre victoires à la Rolex Fastnet Race (2019, 2015, 2013 et 2001) remportées à bord des « Courrier », dont une « overall », Antoine Carpentier, licencié à la SNT, en additionne une cinquième, signée en 2017, à bord du Class40 VandB de Maxime Sorel.

Les enjeux de la course
Avec un bateau mis à l’eau en septembre 2020, l’objectif premier pour Antoine Carpentier sur toute la saison 2021 est de fiabiliser et d’optimiser au maximum sa monture. Il fait le choix de diversifier les formats de course, en double et en équipage, et les équipiers qu’il embarque à ses côtés, en course comme en sorties techniques. Il souhaite ainsi multiplier les points de vue et les retours d’expérience qui permettent de faire évoluer le bateau.
Actuellement deuxième au Championnat Class40, juste derrière le 162 d’Axel Tréhin et devant le 158 de Ian Lipinski, fort de sa récente et mémorable victoire sur Les Sables-Horta-Les Sables, le skipper du Class40 Redman âgé de 45 ans ne cache pas son ambition, pour sa huitième participation, de prendre la tête du classement à l’issue de la Rolex Fastnet Race.

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Clap de fin pour le 35e Tour du Finistère à la voile

La 35e édition du Tour du Finistère à la voile s’est terminé ce samedi à Port-La-Forêt avec une étape de nuit comme on les aime ! Avec des options tactiques au près pour rejoindre la pointe du Raz et ses courants. Propulsée par un vent portant, la flotte du Tourduf  a rejoint l’archipel des Glénan  sous spinnaker, accompagnée par un cortège de Dauphins en baie d’Audierne. Ce 35ème Tour du finistère à la voile servi par une météo favorable  a rempli toutes ses promesses et donné envie à tous les concurrents de revenir pour la 36ème.
C’est l’équipage de Delta Voiles Bretagne qui remporte cette édition du Tour du Finistère. Partis de Morlaix lundi 26 juillet, les bateaux ont fait plusieurs étapes, Roscoff, l’Aber Wrac’h, Camaret-sur-Mer, le port de Tréboul à Douarnenez, puis Port-La-Forêt. « Ce 35 Tour du Finistère à la voile, servi par une météo favorable, a rempli toutes ses promesses et donné envie à tous les concurrents de revenir pour la 36e édition », a conclu Gaël Le Cléac’h, commissaire de course.

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Charline Picon, médaillée d’argent en RS:X

The Tokyo 2020 Olympic Sailing Competition will see 350 athletes from 65 nations race across the ten Olympic disciplines. Enoshima Yacht Harbour, the host venue of the Tokyo 1964 Olympic Sailing Competition, will once again welcome sailors from 25 July to 4 August 2021. 31 July, 2021 © Sailing Energy / World Sailing

Charline Picon a remporté ce samedi 31 juillet, la finale de RS:X et devient vice-championne olympique de RS:X (planche à voile) derrière la chinoise Yunxiu Lu. Après son titre olympique à Rio, elle devient la première française double médaillée en voile. Quelques minutes après Charline Picon et pour sa première participation aux Jeux Olympiques, le Calédonien Thomas Goyard remporte quand à lui la médaille d’argent en RSX (planche à voile). Avec une disqualification en Medal Race après un départ “volé”, le Français s’offre le titre de Vice-Champion Olympique derrière le Hollandais Kiran Badloe.

The Tokyo 2020 Olympic Sailing Competition will see 350 athletes from 65 nations race across the ten Olympic disciplines. Enoshima Yacht Harbour, the host venue of the Tokyo 1964 Olympic Sailing Competition, will once again welcome sailors from 25 July to 4 August 2021. 31 July, 2021 © Sailing Energy / World Sailing

Les réaction :

Charline Picon : « J’ai fait la meilleure course possible aujourd’hui, il fallait être sacrement solide car les conditions étaient très dures : grosse chaleur, pas de vent, que du physique. Je suis fière de la course que j’ai faite. J’ai effectivement cru à un moment donné que ça allait être l’or car la Chinoise était un peu plus loin mais voilà c’est de l’argent comptant. Je la prends cette médaille. C’est un grand bonheur ! C’est Magique. Beaucoup ne se rendent pas compte à quel point c’est dur d’être en préparation olympique. Ce sont des projets de vie énorme. Cette performance récompense le travail d’une équipe, de mes partenaires, des entraineurs qui m’ont mis dans des conditions uniques. En RS:X il n’y a jamais eu de doublé olympique, je suis la seule et resterai la seule puisque c’est la fin de la RS:X. J’espère avoir fait vibrer mes proches en France, c’est ce que j’aime dans le sport, les émotions. J’ai hâte de les retrouver, c’est l’anniversaire de ma fille aujourd’hui, elle a 4 ans. Avant le départ il y a eu le décès de Lise Vidal, une amie et une grande compétitrice, on m’avait dit qu’elle soufflerait dans mes voiles, j’ai une pensée pour elle aussi aujourd’hui. »

The Tokyo 2020 Olympic Sailing Competition will see 350 athletes from 65 nations race across the ten Olympic disciplines. Enoshima Yacht Harbour, the host venue of the Tokyo 1964 Olympic Sailing Competition, will once again welcome sailors from 25 July to 4 August 2021. 31 July, 2021 © Sailing Energy / World Sailing

Thomas Goyard : « Depuis le début de la semaine, je suis passé par toutes les émotions. Là, cette finale : un OCS, un départ grillé, un deuxième et puis moi je me suis dit, c’est pas possible, ils me font une blague après un tour, ils auraient pu me le dire avant mais bon voilà j’ai attendu patiemment que le Chinois passe sa ligne d’arrivée, j’ai calculé, recalculé et je me suis dit là, je crois que c’est bon, c’est incroyable. C’est un truc de dingue, je n’ai pas trop les mots. Je suis content mais je ne réalise pas à quel point je suis content ! Je suis content pour moi mais je suis triste pour l’Italien et le Polonais qui sont des athlètes exceptionnels et qui méritaient franchement quelque chose. C’est le sport, c’est dur mais c’est comme ça.»

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