Accueil Blog Page 296

Solitaire. Pierre Quiroga gagne la deuxième étape et prend la tête au général

Le skipper Macif aura su parfaitement déjouer tous les pièges de cette deuxième étape et attaquer quand il le fallait. Il remporte cette deuxième étape avec la manière. Il prend la tête du classement général devant Xavier Macaire à 1h36, malheureux sur cette étape après avoir connu des galères à répétition et Tom Laperche deuxième de l’étape qui est à 13 secondes de la deuxième place au général . Rien n’est encore joué.

Gildas Mahe régulièrement devant avec Tom Laperche confirme sa bonne forme sur cette étape mais on soulignera surtout la performance du jeune Gaston Morvan (Bretagne-CMB), bizuth de l’épreuve qui s’affirme dors et déjà et finit 5e. Idem pour Achille Nebout qui aura réalisé une très belle étape.

1. Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) 01/09/2021

Heure d’arrivée : 08:43:45

Temps de course : 2j 18h 43mn 45sec

Distance parcourue : 556.00 nm

« À la fin, je me disais que ça n’allait jamais finir… Ce que je retiens, c’est que j’ai rempli mon contrat. L’objectif était de remporter une victoire d’étape, c’est chose faite. Sur la première étape je ne suis pas passé loin avec une deuxième place. Là, sur une étape aussi compliquée, avec les courants, les virements de bord, c’était vraiment le cumul de tout ce qu’un marin doit savoir faire. Je suis étonné et ravi d’avoir remporté cette étape d’une si belle manière !

On était cramé dès le lundi. Je me suis dit qu’on allait calmer un peu le jeu pour plus tard avec Guernesey et toutes les îles, le Chat, le raz Blanchard… Il fallait être en forme. Cette nuit je n’avais plus d’énergie, j’ai fait plein de bêtises à l’arrivée, je suis cramé. J’ai les yeux qui piquent et mes muscles me disent d’aller dormir. Passer en tête au raz de Sein et au raz Blanchard, devant les meilleurs figaristes, c’était une émotion forte ! Il fallait la contenir pour rester serein. »

2. Tom Laperche (Bretagne – CMB Performance) 01/09/2021

Heure d’arrivée : 09:40:04

Temps de course : 2j 19h 40mn 4sec

À 0j 0h 56mn 19sec du leader

Distance parcourue : 560.92 nm

« C’était intense, déjà sur le parcours côtier où nous avons fait beaucoup de manœuvres, on avait trempé le t-shirt en partant à Groix ! J’étais content de partir en tête, et après on a fait deux bords rapides de vent de travers, c’était chouette. La deuxième partie de la course, c’était quasiment que du près. À chaque fois qu’il y a du courant contraire, on s’approche des cailloux pour faire plein de virements de bord, c’est un peu chaud. Il faut être hyper précis car les erreurs peuvent arriver hyper vite. Il ne faut pas casser le bateau, c’est très sollicitant.

Quand on longeait le phare de Barfleur, c’était la pleine nuit et le halo du phare nous éblouissait, c’était assez impressionnant, on voyait les masses de tourbillons de partout, les cailloux qui explosent à droite à gauche… Là, tu ne fais confiance qu’à l’ordinateur et à la carte.

À propos de l’option de Pierre

Il avait un mille d’avance, j’avais pris un casier à Portsall. Je ne l’ai pas vu partir. Je pensais à ma trajectoire, qui n’était pas trop risquée, j’allais jouer le courant. J’ai emmené une grosse partie de la flotte je crois. Au petit matin, j’ai vu qu’il n’y avait plus Pierre mais je ne savais pas trop où il était.
C’était beau d’apercevoir les falaises ce matin en arrivant, ça faisait longtemps que je n’étais pas venu par ici ! C’est satisfaisant d’être devant, maintenant j’aimerais gagner une étape ! 
»

3. Achille Nebout (Primeo Energie – Amarris) 01/09/2021

Heure d’arrivée : 09:56:23

Temps de course : 2j 19h 56mn 23sec

À 1h 12mn 38sec du leader

Distance parcourue : 561.02 nm

« C’est beaucoup d’émotions. Je ne m’y attendais pas forcément. Je suis très très content. J’ai pourtant eu quelques soucis techniques au début, j’ai même cru que c’était un peu fichu mais je me suis bien accroché et je suis récompensé parce que ça a beaucoup bataillé dans les cailloux, dans les courants, au près… C’était très très intense. On n’a pas beaucoup dormi, tous. Ça ne se présente pas tous les jours un podium sur La Solitaire du Figaro, ce n’est pas facile à faire. J’ai tiré les bons bords, j’ai pris les bonnes options. Je suis hyper heureux. Et deux méditerranéens qui gagnent une étape de bretons, c’est beau. Ça fait plaisir de partager le podium avec Pierre (Quiroga)»

4. Gildas Mahe (Breizh Cola) 01/09/2021

Heure d’arrivée: 10:01:07

Temps de course : 2j 20h 1mn 7sec

À 1h 17mn 22sec du leader

Distance parcourue : 567.22 nm

« Je suis content parce que le but est d’être bien au général ; il faut passer au travers de tous les pièges de cette Solitaire et pour l’instant, je ne m’en tire pas trop mal ; mais je suis un petit peu déçu, parce que j’étais mieux que cela toute la manche et à l’arrivée c’est mon plus mauvais classement de l’étape. Mais je m’en suis bien sorti. Je n’aime pas trop le près, mais j’ai trouvé des solutions. C’était très très chaud, notamment cette nuit, passer au milieu des cailloux … la punition n’est jamais loin. J’ai dormi un peu au près, mais avant cela je n’avais pu faire qu’une sieste de 10 minutes, juste avant le Four. Je pense qu’on est d’ailleurs un peu tous cuits. C’était une belle étape ! »

5. Gaston Morvan (Bretagne – CMB Espoir) 01/09/2021 – 1er bizuth

Heure d’arrivée : 10:08:22

Temps de course : 2j 20h 8mn 22sec

À 1h 24mn 37sec du leader

Distance parcourue : 559.88 nm

« C’est transcendant une étape comme ça … Tous mes amis étaient là à Lorient, ça m’a donné de l’énergie, ça m’a bien lancé, j’ai fait un super départ. Mes offensives sont hyper bien passés, j’avais une bonne vitesse. C’était un travail de précision, jusqu’au bout dans les courants, sur les réglages, sur les placements… Je suis content de moi. J’avais un bon feeling avec le bateau, l’environnement… J’en ai profité. Pourtant je perçois bien la difficulté de La Solitaire du Figaro, conserver la lucidité, gérer son effort, son sommeil. »

6. Alexis Loison (Région Normandie) 01/09/2021

Heure d’arrivée :10:11:19

Temps de course : 2j 20h 11mn 19sec

À 1h 27mn 34sec du leader

Distance parcourue : 555.05 nm

« Une étape dure, on le savait. C’était la plus courte en distance mais le nombre de pièges était important. C’était stressant ; on ne peut pas s’accorder une minute d’inattention. JE n’ai pas pris le meilleur départ et j’ai même cru que je n’allais pas pouvoir remonter mais j’ai réussi à rattraper la flotte ; J’avais une bonne vitesse, je finis 6e, je suis content. L’objectif était de ne pas prendre trop de retard au général ; Pierre a fait un gros break mais les autres ne sont pas loin. »

7. Fabien Delahaye (Groupe Gilbert) 01/09/2021

Heure d’arrivée : 10:37:22

Temps de course : 2j 20h 37mn 22sec

À 1h 53mn 37sec du leader

Distance parcourue : 564.69 nm

« Une grosse étape, courte mais elle a fait mal ! On a commencé par le plus drôle mais c’est là que c’était le plus violent. On a eu un petit répit ensuite, c’était plus calme mais je ne sais pas combien de virement on a fait dans cette étape… c’était dur ! Je suis bien positionné mais je fais que 7e alors que j’ai longtemps été sur le podium. Ce n’était pas facile, il faut se battre. Y’a des écarts. Il y en a qui ont pris un peu plus de risque mais ce n’était pas simple dans les cailloux. Pierre (Quiroga) a été fort ! il navigue bien. Maintenant, je vais manger, dormir, me laver …. Mais du repos surtout ! »

8. Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020) 01/09/2021

Heure d’arrivée : 10:39:56

Temps de course : 2j 20h 39mn 56sec

À 1h 56mn 11sec du leader

Distance parcourue : 563.46 nm

« Je suis doublement content : pour moi et mon collègue Pierre (Quiroga). Ma plus belle étape sur le circuit. C’était vraiment bien. Le tour de la Bretagne était vraiment génial, la dernière nuit a été fraiche et difficile. Le repos va faire du bien même si j’ai réussi à dormir autant que possible. Quelle intensité sur cette étape ! Il y’a un engagement total et c’est pourtant toujours très serré… »

9. Eric Peron (French Touch) 01/09/2021

Heure d’arrivée : 10:44:01

Temps de course : 2j 20h 44mn 1sec

À 2h 0mn 16sec du leader

Distance parcourue : 559.91 nm

« C’était bien parti, plus vite que prévu. Il a fallu bien s’arracher la première nuit pour être devant. Puis on a commencé à jouer dans les cailloux, et je ne suis pas fan. C’est là où j’ai lâché un peu les leaders. Je ne sais pas combien de virements on a fait, mais un sacré paquet ; c’était éprouvant. Je suis fatigué, ça c’est sûr. Mais c’était bien, j’ai tenu le rythme. Je suis content de moi »

10. Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) 01/09/2021

Heure d’arrivée : 10:46:05

Temps de course : 2j 20h 46mn 5sec

À 2h 2mn 20sec du leader

Distance parcourue : 557.96 nm

11. Tanguy Le Turquais (Queguiner – Innoveo) 01/09/2021

Heure d’arrivée : 11:00:23

Temps de course : 2j 21h 0mn 23sec

À 2h 16mn 38sec du leader

Distance parcourue : 564.48 nm

12. Elodie Bonafous (Bretagne – CMB Oceane) 01/09/2021

Heure d’arrivée : 11:00:33

Temps de course : 2j 21h 0mn 33sec

À 2h 16mn 48sec du leader

Distance parcourue : 559.31 nm

13. Martin Le Pape (Gardons la vue) 01/09/2021

Heure d’arrivée : 11:06:16

Temps de course : 2j 21h 6mn 16sec

À 2h 22mn 31sec du leader

Distance parcourue : 560.53 nm

14. Xavier Macaire (Groupe SNEF) 01/09/2021

Heure d’arrivée : 11:07:55

Temps de course : 2j 21h 7mn 55sec

À 2h 24mn 10sec du leader

Distance parcourue : 569.33 nm

15. Alexis Thomas (La Charente Maritime) 01/09/2021

Heure d’arrivée : 11:12:28

Temps de course : 2j 21h 12mn 28sec

À 2h 28mn 43sec du leader

Distance parcourue : 560.70 nm

16. Alan Roberts (Seacat Services) 01/09/2021

Heure d’arrivée : 11:16:07

Temps de course : 2j 21h 16mn 7sec

À 2h 32mn 22sec du leader

Distance parcourue : 564.58 nm

17. Pierre Leboucher (GUYOT environnement – Ruban Rose) 01/09/2021

Heure d’arrivée : 11:33:28

temps de course : 2j 21h 33mn 28sec

À 2h 49mn 43sec

Distance parcourue : 567.10 nm

- Publicité -

Imoca. Charal ne participera pas au Défi Azimut

Photo G. Lebec Charal

L’IMOCA Charal ne participera pas au Défi Azimut après le choc avec un ofni sur la Fastnet qui oblige l’équipe à immobiliser le 60 pieds près de cinq semaines pour un important chantier à Lorient.

« Dès le constat de cette avarie à l’arrivée de la Rolex Fastnet Race, l’équipe du Charal Sailing Team a tout mis en œuvre pour gérer les réparations dans l’objectif de s’aligner sur le Défi Azimut. Malgré l’état d’esprit et l’unité du team, le temps disponible et les différentes phases nécessaires à cette réparation, nous ne serons finalement pas sur cette course cette année. Nous devons revoir notre planification et notre organisation pour que notre duo soit fin prêt pour le défi majeur de la saison avec la Transat Jacques Vabre 2021 », annonce Mathieu Bigard, Directeur du Groupe Bigard.

« Après la sortie du Solent aux Needles, alors que nous marchions à près de 20 nœuds, nous avons violemment heurté un Ofni, qui a relevé le safran bâbord brisant le fusible. Charal est parti au lof à contre. Quand nous avons pu reprendre notre route après avoir vérifié que la quille ne semblait pas endommagée, nous ne pouvions savoir que l’avarie était plus grave » explique Jérémie Beyou son skipper, satisfait de ce retour à la compétition malgré cette fortune de mer. « C’est en fait à l’arrivée, que l’équipe venue nous accueillir a vu qu’il manquait un morceau d’étrave. Il ne restait que la mousse, la peau de carbone extérieure s’étant décollée puis arrachée. » La présence du team sur place a permis de réagir dans les meilleurs délais.

Pierre-François Dargnies, le directeur technique de Beyou Racing, qui supervise les travaux, précise : « C’est une fois le bateau à terre que nous nous sommes rendu compte que la totalité de la nouvelle étrave qui avait été implantée l’hiver dernier, était touchée sur toute sa surface suite à l’impact. L’âme s’est ramollie et la peau extérieure s’est délitée jusqu’à la jonction de l’ancienne étrave. » Après avoir stratifié pour colmater, puis asséché les fonds, le bateau a pu être convoyé prudemment à sa base à Lorient, convoyage géré par Ewen Le Clech, boat Captain.

« Tout le monde a modifié son programme, et l’équipe s’est mobilisée comme jamais pour cette opération ‘commando’ », ajoute Jérémie, « Philippe Facque, patron de CDK nous a ouvert son chantier qui pourtant était alors fermé. Le cabinet VPLP qui a dessiné le bateau, a immédiatement dépêché une équipe qui a supervisé la découpe du fond de coque, confirmant une fois de plus l’implication des architectes depuis maintenant près de cinq ans. C’est un vrai plus de pouvoir poursuivre notre étroite collaboration avec VPLP sur Charal 1. »

Pierre-François Dargnies confirme : « Tous les intervenants ont été hyper réactifs à l’image notamment de Gepeto composite, ou de Filumena et d’Ecritures qui s’occupent de la décoration de la coque. Tout a été minutieusement planifié entre la greffe de la nouvelle étrave, la pose des peaux de carbone intérieures et extérieures, la cuisson… ».

Au final ce sont plus d’une dizaine de spécialistes de haut vol qui entourent le 60 pieds IMOCA. « A regret, malgré nos efforts, nous ne serons pas prêts pour disputer le Défi Azimut cette année » conclut Pierre-François Dargnies.

Guère surpris, mais visiblement touché, Jérémie Beyou insiste sur l’état d’esprit de son équipe, et de tous les prestataires et experts, qui n’ont pas hésité un seul instant à se mobiliser pour se mettre au service du chantier. « L’enjeu est d’achever les réparations à la mi-septembre, puis de remettre le bateau à l’eau aussitôt afin de reprendre les entrainements au plus vite » confirme le skipper, qui avec Christopher Pratt, a bouleversé son planning. Ils enchaînent actuellement trois blocs intenses de préparation physique, les sessions météo avec Christian Dumard et Marcel Van Triest, tout en supervisant l’analyse des performances récentes, la préparation de l’avitaillement… Sportivement c’est donc sur la Transat Jacques Vabre que l’équipe se concentre.

- Publicité -

Vendée Globe. Isabelle Joschke renouvelle son partenariat avec Macsf

La Skipper franco-allemande Isabelle Joschke s’entrainant sur MACSF pour le Vendée Globe 2020. (Photo par Ronan GLADU)

La MACSF a resigné avec Isabelle Joschke et son team manager Alain Gautier jusqu’en juin 2025, après le prochain Vendée Globe. Ces 4 prochaines années permettront d’optimiser les performances de l’IMOCA MACSF et de capitaliser sur l’expérience et la notoriété acquises.

Continuer la belle histoire avec Isabelle Joschke et Alain Gautier est le premier objectif de la MACSF pour les quatre prochaines années. « Nos collaborateurs et nos sociétaires nous ont dit combien ils ont apprécié de suivre le périple d’Isabelle autour du monde. Dans la période difficile que nous avons traversée à cause de l’épidémie de Covid, elle nous a apporté des émotions, du suspense sportif et de l’évasion. Elle a incarné les valeurs de la MACSF et en particulier le dépassement de soi, la détermination et la recherche de performance. Et elle a contribué efficacement à la visibilité et l’image du groupe. Nous sommes donc très heureux de renouveler notre confiance à Isabelle Joschke, Alain Gautier et son équipe, pour 4 ans, jusqu’au Vendée Globe 2024 », déclare Stéphane Dessirier, directeur général du groupe MACSF, premier assureur des professionnels de santé en France.

Une vision à long terme
En s’engageant sur le long terme pour commencer le plus tôt possible la campagne pour le Vendée Globe 2024, la MACSF veut capitaliser sur l’expérience acquise et sur un tandem skipper-bateau déjà prêt, qui a montré son potentiel depuis trois ans. La notoriété du partenariat entre la MACSF et Isabelle Joschke en plein développement depuis 2019, aussi bien auprès des communautés, sur les réseaux sociaux, que parmi les professionnels de santé ou encore les collaborateurs, pourra continuer de monter en puissance.

Confiance renouvelée à Isabelle Joschke et Alain Gautier
Pour Isabelle Joschke, décider de repartir à nouveau dans un projet Vendée Globe constitue à la fois un défi personnel et un engagement collectif.
« A l’origine, je partais pour un seul et unique Vendée Globe. La préparation de la course a été, pour toute notre équipe, un vrai parcours du combattant. Et puis, sur le tour du monde, je me suis souvent imaginée une vie plus confortable et plus reposante. C’est une course qui éprouve au plus haut point, qui va chercher loin, une course où rien ne se passe jamais comme on s’y attend. Et même s’il y a eu un match incroyable dans les mers du sud, durant toutes ces semaines je me suis beaucoup confrontée à mes failles.
Mais j’ai aussi réalisé à quel point il s’agissait d’une aventure collective, combien j’étais soutenue malgré le sentiment de solitude que j’ai parfois éprouvé. A l’issue de cette épreuve, j’ai compris que j’avais beaucoup gagné, en compétence et en confiance, et à quel point notre équipe, notre sponsor et moi en sommes revenus soudés. C’est ce point-là qui m’a donné envie de poursuivre une aventure dans laquelle nous avons, à chaque expérience, retenu ce qu’elle avait de positif. Si je fais le choix de repartir pour un autre tour du monde aujourd’hui, ce n’est pas pour prendre une quelconque revanche sur le cours des choses, mais réellement pour que nous écrivions, ensemble, une histoire nouvelle.
»

Repartir avec le même bateau
En cohérence avec sa politique RSE, la MACSF a choisi de garder l’IMOCA actuel. Le monocoque va néanmoins connaître quelques améliorations pour optimiser ses performances. Les grandes qualités de navigatrice d’Isabelle et sa parfaite connaissance du bateau feront d’elle une concurrente redoutable pour ses prochaines courses et lui permettront de prétendre à de bons résultats sportifs, ainsi que l’explique Alain Gautier, son team manager.
« Je savais qu’une campagne de Vendée Globe sur 4 saisons n’était pas un long fleuve tranquille. J’en ai eu la confirmation. Mais vivre l’arrivée aux Sables d’Olonne d’une Isabelle rayonnante fut une belle récompense ! Quand les planètes s’alignent aussi bien – une relation parfaite avec le partenaire, une skipper qui a plus que confirmé le talent que nous imaginions, une équipe soudée et performante, un bateau bien évolué, on ne peut que poursuivre l’aventure.
C’est pour tout cela que nous avons décidé communément, Isabelle, la direction de MACSF et moi-même, de prolonger l’histoire. Et pour ma part, c’est avec beaucoup de plaisir que je poursuis cette collaboration. L’expérience acquise par toute l’équipe devrait nous permettre de viser de bons résultats avant que les IMOCA de nouvelle génération ne fassent parler d’eux. Nous avons bien sûr analysé les différentes solutions (bateau neuf, bateau de génération 2020) mais nos valeurs nous ont poussés à continuer l’aventure avec cet IMOCA que nous allons faire évoluer au fil des saisons. Nous sommes en pleine réflexion quant aux modifications à apporter à notre fidèle MACSF. Les retours d’expérience d’Isabelle nous serviront pour trouver les modifications les plus efficientes en termes de rendement/gain de performance versus coût.
»

Transmettre un message positif grâce à la course au large
A travers ce sponsoring, la MACSF souhaite transmettre un message foncièrement positif, tourné vers l’aventure humaine, l’audace et l’esprit d’équipe, en parfaite cohérence avec l’esprit solidaire et humaniste du mutualisme qui constitue l’ADN du groupe. La MACSF a d’ailleurs prévu d’impliquer étroitement ses collaborateurs dans ce nouveau projet voile afin qu’il soit dans le prolongement du partenariat précédent, à la fois source de fierté et de cohésion interne.
Les valeurs dont Isabelle est porteuse entrent aussi en résonance avec celles des professionnels de santé qu’assure la MACSF. La skipper partira ainsi à leur rencontre et interviendra dans de grands hôpitaux dans le cadre d’un programme de conférences. L’occasion d’illustrer « en effet miroir » des problématiques communes à la navigatrice en solitaire et aux soignants telles que la prise de décision en situation d’urgence, le sommeil fractionné ou la gestion du stress.

Programme sportif prévisionnel
2021
Septembre 2021 : Défi Azimut – du 15 au 19 septembre
Novembre 2021 : Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre (avec Fabien Delahaye) – départ le 7 novembre
2022
Mai 2022 : Bermudes 1000 Race (solitaire)
Juin 2022 : Vendée Arctique Les Sables d’Olonne (solitaire)
Septembre 2022 : Défi Azimut
Novembre 2022 : Route du Rhum Destination Guadeloupe (solitaire) – départ le 6 novembre
2023
Août 2023 : Rolex Fastnet Race (double)
Septembre 2023 : Défi Azimut
Octobre 2023 : Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre (double)
2024
Mai 2024 : The Transat CIC (solitaire)
Juin 2024 : New York-Vendée-Les Sables d’Olonne (solitaire)
Septembre 2024 : Défi Azimut
Novembre 2024 : Vendée Globe (solitaire) – Départ le 10 novembre
2025
Janvier 2025 : Arrivée Vendée Globe
*Le programme des courses pourra être modifié en fonction de l’avis de course qui sera émis par la SAEM Vendée en septembre 2021 et qui mentionnera les épreuves nécessaires à la qualification du Vendée Globe 2024

- Publicité -

Solitaire. Les explications de Xavier Macaire, un casier et plus d’ordi

Du stress, de l’émotion et du terrain perdu, Xavier Macaire est en galère sur cette deuxième étape où il devrait perdre beaucoup de temps sur son dauphin Pierre Quiroga.

Des nouvelles de Xavier : « Je suis un petit peu en galère depuis la nuit dernière. Je me suis retrouvé bloqué dans un casier vers 23 heures, j’ai mis longtemps à m’en sortir. J’ai essayé de le dégager avec ma canne à algues, mais c’était impossible de l’attraper. Il bougeait dans tous les sens avec les mouvements du bateau. Il était enroulé autour de la quille. Au final, j’ai été obligé de plonger pour le couper. J’ai affalé le génois, je me suis équipé de ma combinaison, de mon masque, d’une lampe frontale étanche. J’ai pris la balise AIS (système de géolocalisation par VHF, ndlr). Il m’a fallu un petit moment pour prendre mon souffle et trouver le courage de plonger sous l’eau, sous la quille. Je me suis concentré pendant 20 secondes et j’y suis allé. Effectivement, un cordage était coincé assez profond, plutôt dans le bas de la quille. Tout cela a généré beaucoup d’émotions, un peu de stress de devoir plonger de nuit et pas mal de terrain perdu. À cela s’ajoutent des problèmes d’ordinateur : je n’ai plus la navigation, les routages, la météo, la stratégie… Je suis donc resté sur la stratégie initiale qu’on avait étudiée avant le départ mais ce n’est pas terrible. Je suis passé à l’Ouest de Guernesey, alors que pas mal de concurrents sont passés par l’Est. J’ai encore reperdu sur ce coup-là. Mais il reste encore un peu de route, je m’accroche et je vais essayer de bien tenir le rythme jusqu’à l’arrivée. Je vais bientôt passer le raz Blanchard, et j’avance vers Fécamp ! »

- Publicité -

Le salon du Grand Pavois à la Rochelle aura bien lieu du 28 septembre au 3 octobre

Bonne nouvelle pour le Grand Pavois. Le Conseil d’Administration de Grand Pavois Organisation a validé la tenue du salon nautique international à flot, le Grand Pavois La Rochelle 2021.

Alain Pochon, président, et Christophe Vieux, directeur général de GPO ont présenté le dispositif sanitaire envisagé à ce jour établi en fonction des protocoles sanitaires en vigueur à l’ensemble du Conseil d’Administration, qui a approuvé le dispositif et donné son aval.

Alain Pochon, président de Grand Pavois Organisation : « Je me dois de rappeler que le Grand Pavois La Rochelle est géré par une association de professionnels du nautisme depuis sa création, en 1973. Aussi, ce Conseil d’Administration était important car nous nous devions de valider, en fonction des protocoles sanitaires en vigueur et de la situation actuelle sur notre territoire, le dispositif sanitaire envisagé par l’équipe d’organisation de Grand Pavois Organisation. Aussi, nous avons donné notre feu vert sur la tenue de cette 49e édition. Il faut dire que nous serons fin septembre à un niveau rassurant de personnes vaccinées en France avec plus de 75%, ce qui nous permettra d’envisager sereinement notre RDV. De plus, nos récents échanges avec la Préfecture de La Charente-Maritime, que nous remercions de nous avoir reçus, nous confortent dans cette décision. Enfin et bien évidemment, nous suivrons les décisions gouvernementales et préfectorales au jour le jour. Nous nous devons de rappeler que nous sommes un événement en extérieur de 60 000 mètres carrés d’exposition à terre et de 100 000 mètres carrés avec l’espace à flot. Et une fois de plus, nous favoriserons les villages de tentes extérieures afin d’éviter les espaces fermés. Pour ce qui est de son format, il reste sur 6 jours, soit du mardi au dimanche, avec des horaires d’ouverture inchangés, de 10h à 19h. »

Ce qu’il faut retenir…
Nom : Le Grand Pavois La Rochelle, la référence de tous les passionnés
Le lieu : Port des Minimes à La Rochelle
Les dates 2021 : du mardi 28 septembre au dimanche 3 octobre de 10 à 19 heures
Pays Invité d’Honneur : La Grèce
Parrain : Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe 2020/21
La surface : 100 000 m2
Exposants : 800 marques internationales
Bateaux exposés : 750 bateaux exposés dont 300 à flot attendus
Le nombre de visiteurs : Plus de 40 000 visiteurs attendus

- Publicité -

Solitaire. Pierre Quiroga enfonce le clou à la Hague

Pierre Quiroga, skipper du Figaro Skipper Macif 2019, lors de la 2eme etape de la Solitaire du Figaro 2021 entre Lorient et Fecamps - En mer le 30/08/2021

Rapide sur la première étape, Pierre Quiroga se montre tout aussi incisif sur cette deuxième étape où il s’impose devant Xavier Macaire victime d’un casier ou de Tom Laperche et Gildas Mahe qui tentent de le rattraper. Au passage de la Hague, le skipper Macif a pris une belle option sur la victoire d’étape mais rien n’est encore joué.

Toujours au près dans un vent de nord-est d’une quinzaine de nœuds avec des rafales à 20, la flotte de cette 52e Solitaire du Figaro avance scindée en deux, avec une option sud sous l’île de Guernesey menée par Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019), actuellement en tête de cette deuxième étape vers Fécamp, et une autre plus au nord menée par Xavier Macaire (Groupe SNEF). Le passage de la Hague en fin d’après-midi va départager ces deux options, menées chacune par les deux leaders du classement provisoire.

Il fallait choisir son passage à l’approche des îles Anglo-Normandes aujourd’hui. En tête de la flotte, Pierre Quiroga est passé tout proche de l’île de Guernesey, en longeant sa côte sud. Le skipper hyérois a réalisé une belle opération cette nuit en portant son avance à un peu plus de 3 milles sur son premier poursuivant direct Gildas Mahé (Breizh Cola), aux coudes à coudes avec Tom Laperche (Bretagne – CMB performance), qu’il a réussi à doubler dans une nuit propice aux mouvements dans le classement, au rythme des virements.

En se rapprochant de la route directe grâce à une franche remontée vers le nord, Achille Nebout (Primeo Energie – Amarris) est passé de la 14e place cette nuit à la quatrième ! A quatre milles du leader, il est suivi par Gaston Morvan, qui assume avec brio son statut de 1er bizuth du classement provisoire. En 5e position, le jeune breton se joue à merveille des difficultés qu’impliquent cette remontée, au près, au milieu des îles et des effets du courant, devant le gros de la flotte qui a choisi de passer comme lui entre les deux petites îles Sercq et Herm, situées à gauche de Guernesey, dans le sillage des leaders.

Un classement affiné à la pointe de la Hague
Une route sud que n’a pas choisi de prendre Xavier Macaire, leader du classement général mais désormais à 8 milles de Pierre Quiroga. Victime d’un casier qui s’est pris dans sa quille cette nuit et qui l’a obligé à plonger, le skipper sablais pointe cet après-midi à la 16e place. Il ouvre une voie beaucoup plus nord, à 7 milles au dessus de Guernesey, devant Robin Marais (Ma Chance Moi Aussi), 21e, Nils Palmieri (TeamWork), 22e, et Pierre Leboucher (GUYOT Environnement – Ruban Rose), 24e, à 13 milles du leader.

Le passage en fin d’après-midi vers 18h30 des premiers concurrents à la pointe de la Hague permettra de désigner les gagnants de ces deux grandes options sud et nord. Dans tous les cas, les écarts devraient se resserrer un peu avec l’inversion du courant qui deviendra défavorable au moment de ce passage.

Ils ont dit :

Tom Laperche (Bretagne – CMB Performance) : On est dans le Big Russel, le chenal du côté de Guernesey. On se dirige vers la raz Blanchard au près dans du vent soutenu pour contourner la presqu’île du Cotentin. Normalement, on devrait avoir le courant avec nous pour une bonne partie de l’après-midi. Il ne faut pas perdre de mètre maintenant, ça vaut le coup de mettre du charbon. Je suis content de certains choix, mais pas de tous. La nuit dernière, je suis retourné à terre à un moment donné. Je pensais que c’était bien, mais en fait Pierre Quiroga est parti trois milles devant.

Gildas Mahé (Breizh Cola) : Je suis actuellement dans le traditionnel Grand Russel, le chenal entre Guernesey et Sercq. On a du jus dans le bon sens, mais on tire des bords. Depuis hier, on a encore re-sorti les piolets pour remonter. Une fois de plus, on n’a pas les remontées mécaniques sur cette étape ! Je n’ai pas compté les virements de bord, mais ce sera intéressant de regarder sur la carto à l’arrivée. Une chose est sûre on les enchaîne, notamment au niveau de Portsall, où on a dû en faire une belle série. Ce n’est pas de tout repos. Depuis la pointe Bretagne, la partie stratégique est vraiment grande ouverte jusqu’au raz Blanchard. Dans ce contexte, la moindre petite oscillation ou petit décalage entre le Nord et Sud peuvent faire une grosse différence en distance et en temps. Depuis hier, il fallait jouer ses coups à fond. J’ai été un petit trop mitigé. J’ai vraiment hésité à jouer plus au large, mais je m’en sors pas mal. Je suis bien content d’être là ; et la suite, c’est le raz Blanchard, pile à la renverse de courant. On verra bien ce qui s’y passe…

- Publicité -

Solitaire. Les clés de la performance par Jeanne Grégoire

Les Figaros au passage de la pointe du Raz lors de la 2eme etape de la Solitaire du Figaro 2021 entre Lorient et Fecamps - En mer le 30/08/2021 - A. Courcoux

Alors que se joue la 3e édition en Figaro Bénéteau 3 sur la Solitaire du Figaro certains skippers semblent toujours aux avant-postes et plus rapides que les autres. Comment expliquer les différences de vitesse entre les concurrents ? Jeanne Grégoire, directrice du Pôle d’entrainement Finistère course au large de Port-la-Forêt – et qui a participé 10 fois à l’épreuve – nous donne quelques clés pour comprendre en s’appuyant sur les observations des 13 skippers du Pôle présents sur cette édition.

« S’il y a des différences de vitesse cela se joue à 0,1 voir 0.2 nœuds. Ce n’est rien même si cela est suffisant pour créer des écarts sur une étape de 250 milles. On pourrait expliquer ces différences par le choix des voiles. Mais si les coureurs passent énormément de temps sur des petits détails tout l’hiver on se rend compte que le jeu de voile est complètement différent entre les 6 premiers au classement général.

Cela peut se jouer plutôt sur les choix de trajectoire qui ne sont pas toujours facile à trouver. Si le Figaro 2 n’était pas très sensible aux angles du bateau et ne créait pas beaucoup d’écart, sur le Figaro Bénéteau 3, on peut voir clairement sur la cartographie qu’un bateau avec une différence de cap de 2° ou 3° comparé à un autre peut avoir un autre comportement.  

Ils sont quelques-uns dans la flotte à avoir une bonne vitesse. On sait par exemple que Tom Laperche et Pierre Quiroga vont vite au près. Comme les autres, ils ont fait beaucoup de double cette année et cherché beaucoup de réglages. En revanche sur l’eau, ils ne naviguent pas du tout de la même façon. On peut les reconnaitre au comportement du bateau, de la gîte ou au profil des voiles. La manière de trouver une aisance qui est différente.

De l’extérieur on voit des styles mais il ne faut pas penser qu’il y a un réglage qui marche. Les jeunes sont arrivés avec beaucoup de sensations notamment acquises sur de nouveaux supports (kite, moth, …) Pourquoi untel va plus vite que l’autre ? Dans la baie à Port-la-Forêt en général, ils vont tous à la même vitesse et, parfois quand ils bataillent, cela se joue à des petits détails. Cela prête parfois à rire de les voir passer autant de temps sur des petits détails en sachant qu’au large et en course, ils auront tellement d’autres paramètres à gérer qu’il faudra qu’ils cherchent en priorité un réglage moyen performant.

Ils ont tous une manière différente de gérer leur vitesse, d’être ou pas en permanence sur les réglages de leur bateau ou au contraire ne pas en avoir besoin pour se concentrer sur d’autres tâches comme la stratégie ou le sommeil. En préparation on ne fait que du speed test avec un réglage optimum. Dans quelle mesure est-ce qu’ils arrivent à travailler sur leur capacité d’adaptation quand il y a de la mer et que la fatigue s’installe. »

A l’issue de la première étape de la Solitaire, 7 skippers du Pôle occupaient les 10 premières places au classement général dont les 3 de la filière Bretagne-CMB. Une belle reconnaissance pour le travail effectué par le Pôle, les skippers entre eux et les préparateurs.

- Publicité -

Solitaire. Tassement de la flotte et rase-cailloux au près, Pierre Quiroga en tête

Les Figaros au passage de la pointe du Raz lors de la 2eme etape de la Solitaire du Figaro 2021 entre Lorient et Fecamps - En mer le 30/08/2021 Alexis COurcoux

Depuis le départ de la deuxième étape, cela bataille fort en tête avec un beau duel entre Tom Laperche et Pierre Quiroga. En embuscade juste derrière le duo, les skippers plus expérimentés semblent attendre leur heure. Gildas Mahé, Xavier Macaire, Fabien Delahaye ou Eric Péron sont à 1 milles. Autant dire que tout le monde a encore ses chances.

Après une descente express sous spi très engagée jusqu’au plateau de Rochebonne que les premiers ont enroulé juste avant une heure du matin, les 34 skippers de La Solitaire du Figaro ont entamé leur remontée vers le Raz de Sein sur un rythme tout aussi élevé avant que le vent ne commence à faiblir en milieu de matinée. Là, aux alentours de 10h, Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) a pris les commandes de la course, devant Tom Laperche (Bretagne – CMB Performance), qui dominait depuis le départ de Lorient.

« La nuit a été rapide, notamment le retour du plateau de Rochebonne qui s’est fait sous gennaker (grande voile d’avant, NDR). Il y a eu de belles moyennes de vitesse, aux alentours des 14, 15 nœuds par moment. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit ça en Figaro Beneteau 3. Du coup il y a eu un peu de casse matériel sur certains bateaux ; il y a sans doute eu quelques petits bobos sur les bateaux », expliquait Pierre Hays, adjoint à la Direction de Course.

Tassement de la flotte et rase-cailloux au près
Après un passage du Raz de Sein qui s’est fait dans des conditions relativement faciles du fait des très faibles coefficients de marée (40), la flotte attaque maintenant le passage de la pointe de Bretagne. Pierre Quiroga toujours en tête, devant Tom Laperche, Gildas Mahé (Breizh Cola), Eric Peron (French Touch) et Fabien Delahaye (Groupe Gilbert).

Les 5 premiers se tiennent en un peu plus d’un mille. Xavier Macaire (Groupe SNEF), 6e – et vainqueur de la première étape- , reste en embuscade à moins d’un mille et demi du leader. Les écarts devraient se resserrer encore un peu entre l’avant et l’arrière, du fait du courant qui bénéficie mieux aux retardataires. A l’avant, les concurrents doivent composer avec un courant de face jusqu’à 18h30, raison pour laquelle ils naviguent près des côtes, où l’influence du courant est moins forte. Ça joue avec les cailloux ! Et cela va se faire au près, jusqu’à Fécamp où les premiers sont attendus mercredi en fin de matinée selon les dernières estimations.

- Publicité -

Transat Jacques Vabre. Jean-Marie Dauris remplace Roland Jourdain aux côtés de Yannick Bestaven

Photo Stéphanie Gaspari / YB Sailing

Roland Jourdain victime de problème de dos est remplacé par Jean-Marie Dauris qui sera le co-skipper de Yannick Bestaven sur la Transat Jacques Vabre.

« M’engager avec Yannick sur la Transat Jacques Vabre équivaudrait à le laisser partir en solitaire. Mon état de santé actuel ne me permet ni de manœuvrer correctement, ni de me déplacer à bord de Maître CoQ IV, qui, comme tous les IMOCA, est un bateau exigeant. Ajouté à cela la concurrence relevée qui sera au départ… Sportivement, ça n’aurait pas de sens. Humainement, je lui ferai prendre une sacrée responsabilité. Physiquement, il me serait impossible de tenir. Evidemment, cette décision m’attriste et est tout aussi douloureuse que ma hernie ; mais il faut raison garder. Mon corps m’impose de faire une pause. Je vais l’écouter pour mieux revenir ! » déclare Roland Jourdain.

« Toute l’équipe voile Maître CoQ et moi saluons le courage de Roland. La décision de ne pas courir la Jacques Vabre alors qu’il a l’esprit de compétition, l’amour de la mer et de la voile chevillés au corps, n’est pas simple à prendre, ni à accepter, » témoigne Yannick Bestaven avant de poursuivre, « Ce coup du sort n’entrave en rien notre collaboration avec Roland pour le futur. Dès qu’il sera remis, il nous conseillera comme il le fait depuis 2019 pour le Maître CoQ V actuellement en construction et qui sera à l’eau en juin 2022. En attendant, les collaborateurs et la direction de Maître CoQ ainsi que toute notre team lui souhaitons de bien se rétablir. C’est le plus important. »

Cette décision prise, Yannick a demandé à Jean-Marie Dauris, son directeur technique et sportif de prendre la place de co-skipper, ce que ce dernier a accepté. « Jean-Marie est celui qui, après moi, a le plus navigué sur Maître CoQ IV depuis 2019. Ses compétences sportives* ne sont plus à démontrer avec de nombreuses performances en match racing au niveau mondial, trois campagnes de coupe de l’América, une préparation olympique et les J.O de Sidney en Soling. Et humainement, tout se passera très bien, nous sommes amis et vieux compagnons de route puisque nous avons débuté ensemble sur le bassin d’Arcachon il y a plus de 30 ans », précise Yannick.
Même son de cloche du côté de Roland : « Ce qui me console dans cette situation, c’est que c’est Jean-Marie Dauris qui va officier en tant que co-skipper aux côtés de Yannick. Je suis très heureux pour lui car je pense qu’il en rêvait. Le marin possède tout le savoir requis. Yannick et Jean-Marie forment un duo très complémentaire et performant. »

Prochaine étape pour Yannick et Jean-Marie, décrocher leur ticket d’entrée afin de pouvoir prendre le départ de la Transat Jacques Vabre Le Havre Normandie le 7 novembre. Le duo quitte donc le port de La Rochelle demain mardi en fin de journée pour effectuer un parcours de qualification sous le contrôle de la Direction de Course qui suivra Maître CoQ IV à la trace afin de vérifier que les 1000 milles réglementaires sont bien effectués.

- Publicité -

Solitaire. Départ de la 2e étape ce dimanche

La deuxième étape de la Solitaire part ce dimanche à 14h00 de Lorient, en direction des falaises de Fécamp. Elle promet quelques rebondissements sur un parcours qui pourrait être piégeux en fonction du timing de le flotte. Xavier Macaire leader au classement général devant Pierre Quiroga et Tom Laperche sait que tout peut être chamboulé.

Un étape de 490 milles (908 km) attendent les marins qui vont devoir d’abord plonger vers le plateau de Rochebonne avant de remonter vers la pointe bretonne pour rejoindre la Manche et ses piégeux courants. Ce long parcours côtier promet une nouvelle fois de mettre les marins à rude épreuve… ” On devrait voir quelques coups tactiques se jouer après 24h” la suite en fonction de l’heure d’arrivée ” déclare Francis Le Goff

Si la deuxième étape de cette Solitaire du Figaro est un peu moins longue que la première, elle ne s’annonce pas moins difficile. A la course de vitesse ponctuée de petits coups tactiques qui s’est jouée tout au long des 627 milles de large qui séparaient Saint-Nazaire de Lorient, après un aller/retour vers l’Espagne dans le golfe de Gascogne, va succéder un parcours plus côtier où les effets de côte et les bascules de courant vont jouer les troubles fêtes.

« Les plus rapides arriveront dans un bon timing par rapport aux courants pour passer le cap de la Hague. En revanche, les retardataires risquent d’arriver après la bascule de marée. C’est l’un des enjeux sportifs de cette deuxième étape pour la flotte qui se sera déjà un peu étalée après le passage en mer d’Iroise, après pas mal de milles parcourus depuis Lorient. Même avec de petits coefficients, le courant pourra atteindre 5 nœuds par endroit, ce qui peut créer ou creuser des écarts et donner lieu à un passage à niveau. Un tel contexte ouvre largement le terrain de jeu, avec de nombreux choix de routes possibles », analyse Yann Chateau, adjoint à la Direction de Course.

« Une pure épreuve de Solitaire du Figaro »
Venu en local profiter de cette première escale lorientaise, Jérémie Beyou, triple vainqueur de la Solitaire n’a pu s’empêcher de se projeter sur le parcours de ce deuxième acte. « Il va être intéressant de voir si la brise parvient à bien s’établir entre Groix et Belle-île. Dans le cas contraire, cela pourrait produire de premiers décalages. Le contournement de la pointe de Bretagne sera vraisemblablement un moment fort de cette deuxième étape, avec les passages de la Pointe du Raz et du Four. Ensuite, la progression le long de la côte nord de Bretagne sera très technique, avec des passages au ras des cailloux…C’est une pure épreuve de Solitaire du Figaro ! » saluait le skipper qui a promis de revenir un jour sur le circuit…malgré ses 17 participations !

Un départ au top
En attendant que se déploie le grand scenario de cette deuxième étape, les 34 solitaires sont attendus demain pour un départ à 14h à la sortie immédiate du chenal Ouest, dans les courreaux de Groix, poussés par un vent de Nord-Est de 12 à 15 nœuds. La ligne mouillée à proximité des côtes sur un plan d’eau toujours très fréquenté, surtout un dimanche d’août, sera protégée par quatre bouées jaunes matérialisant une zone interdite à la navigation. Les plaisanciers sont d’ailleurs invités à la plus grande vigilance pour permettre aux skippers de s’acquitter du petit parcours d’ouverture dans les meilleures conditions possibles. Au top, dans ces conditions clémentes pour s’élancer sur un premier bord de 1,9 mille, ils iront d’abord doubler une première marque située un peu dans l’ouest de la pointe du Talud devant Plœmeur, qu’ils devraient rejoindre en 10-15 minutes.

Puis, ils enchaîneront sur un deuxième bord au vent arrière en bâbord, pour aller virer une bouée au niveau de la petite fosse « la basse des Bretons » entre Lorient et Groix. Il s’en suivra une remontée au louvoyage pour rallier une marque devant Kerbiscart devant Lomener à laisser à tribord. Après une petite heure de régate, la flotte laissera Lorient, sa rade et sa base dans son sillage. Gageons que les 34 concurrents entameront ce deuxième round qui a tous les atours d’une grande classique de La Solitaire du Figaro le couteau entre les dents… Et à « courreaux » tirés !

- Publicité -
- Publicité -