Accueil Blog Page 275

Sailor of the Year. Clarisse Crémer et Yannick Bestaven nominés

C’est le moment de voter pour le Marin de l’année de World Sailing, la Fédération Internationale de Voile.

Les World Sailing Awards 2021 – célébrant les réalisations exceptionnelles et les contributions exceptionnelles à la voile – sont désormais ouverts au vote en ligne !Un nombre record d’athlètes et de projets ont été nominés au cours de cette période remarquable pour la voile mondiale.

World Sailing Awards 2021 – faites entendre votre voix

Les gagnants de cette année seront désignés par vote du public en direct lors de l’émission en ligne des World Sailing Awards 2021 le 2 décembre – donnez votre avis et votez maintenant ici !

Rolex World Sailor of the Year Awards : catégories hommes et femmes

2021 marque la 20e année de soutien de Rolex au World Sailor of the Year Award, les récompenses individuelles les plus prestigieuses récompensant la voile.

Au total, 13 athlètes – dont des médaillés olympiques, des vainqueurs de grandes séries offshore, un champion du monde de cerf-volant et un nouveau recordman du monde – ont été présélectionnés.

Rolex World Sailor of the Year – Female Nominees:
Annie-Marie Rindom
Martine Grael and Kahena Kunze
Hannah Mills and Eilidh McIntyre
Clarisse Cremer
Daniela Moroz

Rolex World Sailor of the Year – Male Nominees:
Peter Burling and Blair Tuke
Tom Slingsby
Yannick Bestaven
Kiran Badloe
Giles Scott

Les gagnants verront leur nom gravé sur l’emblématique trophée de marbre et d’argent représentant le globe, couronné de cinq spi en argent représentant les continents, ainsi qu’un souvenir qu’ils garderont à jamais près d’eux.

World Sailing 11th Hour Racing Sustainability Award

World Sailing et 11th Hour Racing ont uni leurs forces en 2018 pour célébrer la livraison d’une durabilité à fort impact et reproductible au sein de l’industrie maritime alignée sur le programme de durabilité 2030 de World Sailing. L’

un des quatre projets présélectionnés remportera les 10 000 USD. prix pour financer leurs efforts continus de durabilité et le trophée emblématique fabriqué à partir de fibre de carbone recyclée d’un bateau de la Coupe de l’America infusé de résine biologique.

“Les quatre finalistes du prix représentent l’incroyable diversité des candidats 2021”, a déclaré Todd McGuire, directeur général de 11th Hour Racing. “Je suis enthousiaste pour l’avenir de notre sport de voir la variété d’initiatives de développement durable allant du travail pour augmenter la diversité dans la voile à la suppression des barrières à l’entrée ainsi que des cours, des initiatives de conception et de recherche et développement travaillant vers une économie circulaire.”

En savoir plus sur les Rolex World Sailor of the Year Awards 2021

World Sailing a lancé les World Sailor of the Year Awards en 1994 pour récompenser les marins individuels pour leurs réalisations exceptionnelles dans ce sport.

Depuis 2001, Rolex parraine ces récompenses – cette année marque le 20e anniversaire des Rolex Sailor of the Year Awards. Voir les anciens gagnants ici .

Les 146 associations nationales membres de World Sailing et ses 119 classes ont nommé un nombre record de 39 athlètes représentant un total de 19 nations de tout le spectre des disciplines pour les Rolex World Sailor of the Year Awards 2021.

Ces nominations ont été présélectionnées par un expert neuf -un panel solide, comprenant cinq anciens lauréats du World Sailing Award – Jo Aleh (NZL), Theresa Zabell (ESP), Santiago Lange (ARG), Mateusz Kusznierewicz (POL) et Shirley Robertson (GBR) – aux côtés de Dee Caffari (GBR), Craig Leweck (USA), Yann Rocherieux (FRA) et Luca Rizzotti (ITA).


- Publicité -

Transat Jacques Vabre. Le village démonté avant l’arrivée sous la pression de manifestants

Le village de la Transat Jacques Vabre a été démonté sous la pression de plusieurs manifestants et activistes rapporte France Info Martinique. Cette déconvenue laissera à n’en pas douter, un goût très amer aux promoteurs de l’épreuve, en fissurant au passage la vitrine touristique de l’île.

Scène inattendue ce vendredi 22 novembre 2021, les chapiteaux du village d’accueil de la transat Jacques Vabre ont été démontés.
https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/le-village-de-la-transat-jacques-vabre-menace-de-perturbations-a-fort-de-france-a-ete-demonte-1161517.html

Partenaires, sponsors, sonorisateurs et artisans n’ont voulu prendre aucun risque, face à la pression de plusieurs manifestants dès la mi-journée sur le site, en marge d’un défilé d’une intersyndicale contre le pass sanitaire, l’obligation vaccinale et la vie chère entre autres.

En quelques heures, le front de mer s’est vidé d’une logistique qui avait été installée minutieusement plusieurs jours auparavant, afin d’accueillir dans les meilleures conditions festives et sanitaires les premiers bateaux de cette compétition nautique de réputation mondiale, après le Vendée Globe et la Route du Rhum. Près de 80 équipages étaient engagés dans cette traversée de l’Atlantique.

Les amateurs de voile et les organisateurs se disent “dépités”. Reste à entendre la réaction des élus politiques et du Comité Martiniquais du Tourisme, lesquels s’étaient félicités du choix de la destination Martinique, terme de cet évènement sportif majeur.

- Publicité -

Aurélien Pierroz et son équipage champion de France Espoirs de Match-Racing

Solide comme un roc ce Pierroz ! Arrivé en favori sur le Championnat de France Espoirs Match-Racing 2021, le 21e mondial a tenu son rang avec brio ce weekend à Pornichet en allant chercher son premier titre dans la discipline aux côtés de Clément Michel, Aristide Gasquet, Swann Pain et Colin Postel. Le Normand s’est sorti des griffes de Théau Guilcher en demi-finale (3-2) avant de faire une vraie démonstration en Finale face à Romen Richard en l’emportant 3 matchs à 0. Un beau vainqueur pour une magnifique édition, parfaitement orchestrée par les équipes de l’APCC Voile Sportive qui retrouvera en 2022 certains des talentueux équipages en lice ce weekend pour le Championnat du Monde Jeunes !

Plusieurs fois 2e du “France Espoirs”, Aurélien Pierroz (SR Havre) a enfin inscrit son nom tout en haut du palmarès après un weekend rondement mené à Pornichet. Vainqueur du Round Robin, expéditif en quarts de finale, solide en demi et intouchable en finale, l’équipage du Normand a fait forte impression sur le dernier Championnat de France Espoirs de l’Année. Vice-champion de France “chez les Grands” il y a quelques semaines du côté d’Antibes, il est allé chercher le titre chez les Jeunes ce dimanche ! Derrière lui c’est surtout toute une nouvelle génération de “Match-raceurs” qui a fait le spectacle pendant 4 jours en Baie de la Baule et prouvé une fois de plus que le vivier tricolore était encore bien fourni !

Sur le podium final les Normands étaient en effet bien entourés, avec l’équipage de Romen Richard (La Rochelle Nautique) à la 2e place et celui de Théau Guilcher (APCC Voile Sportive) 3e, vainqueur face à Louis Liégey en petite finale dans un derby 100% APCC. Un autre normand, Jules Ducelier, s’est, lui, mis en mode “viking” of the Castle pour grapiller de précieuses places lors des matchs de classement et finir le Championnat à une belle 5e place.

Pour certains des équipages en lice ce weekend les regards se tournent déjà vers le mois de Juillet prochain puisque c’est le Mondial Jeunes U23 qui aura lieu sur ce même plan d’eau et sur les J80 de l’APCC ! Cela sera une première en France et on espère également, pour la première fois dans l’histoire, qu’un équipage Français ira chercher le titre !

Réaction d’Aurélien Pierroz : “On est très heureux de ce qu’on a pu faire sur ce Championnat, du Round Robin jusqu’aux phases finales. On a fait de bons choix d’adversaire en quarts et en demi-finales et on a navigué avec beaucoup de confiance en finale pour aller chercher la victoire. On a enfin notre première médaille d’or sur ce “France Jeunes”, après avoir fait plusieurs fois 2e, donc on est vraiment content, d’autant que notre configuration d’équipage avait un peu changé entre les absences et la limite d’âge (ndlr : entre 15 et 25 ans). L’alchimie a bien fonctionné entre nous ce weekend !”

LE CLASSEMENT GENERAL FINAL

  1. Aurelien Pierroz (SR Le Havre) / avec Clément Michel – Aristide Gasquet – Swann Pain – Colin Postel
  2. Romen Richard (La Rochelle Nautique) / avec Gaultier Tallieu – Luc Guimbertaud – Emilien Polaert
  3. Théau Guilcher (APCC Voile Sportive) / avec Clémentine Hilaire – Louise Acker – Lola Billy – Nicolas Bouchet
  4. Tom Foucher (APCC Voile Sportive) / avec Nell Castilla – Edouard Champault – Eolia Rio – Gwen Guenin
  5. Jules Ducelier (SNPH) / avec Thomas Ponthieu – Aurélien Barthélémy – Ulysse Migraine – Pierrick Letouze
  6. Louis Liégey (APCC Voile Sportive) / avec Elliot Le Dem – Thomas Bled – Paul Bruneau – Alois de Guitaut
  7. Margot Riou (APCC Voile Sportive) / avec Blandine Jaffrain – Maiwenn Deffontaines – Clotilde Lafont – Elena Circiello
  8. Ian Garreta (SR Antibes) / avec Yona Blacher – Kio Dimetto – Vincenç Girodeau – Erwan Felio
  9. Louis Chambet (CNV Aix-les-Bains) / avec Nicolas Salvage – Virgil Aubriot – Corentin Goulon – Fleur Tron
  10. Noé Ackermann (CV St Aubin – Elbeuf) / avec Mathieu Petrimaux – Matthieu Boeton – Marin Micoulot – Thomas Le Loc’h
  11. Kenza Coutard (CVSAE) / avec Théa Khelif – Sophonie Affagard – Pierre Boulbin – Alyssia De Malezieu
  12. Timothée Rossi (SR Antibes) / avec Thibaut Demai – Charles Heron – Calixte Benoit – Bayol Clara
- Publicité -

Transat Jacques Vabre. Ocean Fifty ou Ultime d’abord ? Le sprint final

Les Ocean Fifty seraient a priori les premiers au Rocher du Diamant et sur la ligne d’arrivée dans la baie de Fort-de-France, dans la nuit de lundi à mardi. Primonial résiste toujours et résiste à Koesio et Leyton qui sont à moins de 50 milles à 500 milles de l’arrivée. Le Finish s’annonce incroyable avec le Maxi Edmond de Rothschild qui voudra aussi couper la ligne en premier.

Les Ocean Fifty déboulent groupés ! Après avoir effectué plus de 90% du parcours, le trio de tête se tient toujours en 50 milles, ce qui pourrait correspondre à trois heures d’écart à l’arrivée. Primonial, leader une bonne partie de la course, tient toujours la corde, mais doit contenir les assauts de Koesio et Leyton derrière, tous les deux plus rapides sur les 24 dernières heures, et ne pas se faire surprendre par les zones de molle qui traînent sur le passage. Dans le sillage de ce groupe, un duo ne se lâche plus : Les P’tits Doudous et Solidaires en peloton – Arsep. Armel Tripon, à bord du premier, en souriait cet après-midi : “Le but est d’être à l’arrivée avant eux, pour leur offrir un ti’punch !” A bord du bateau Les P’tits Doudous, on confirme que les Ocean Fifty filent à vive allure vers les Antilles : “Nous sommes au portant sous grand gennaker, sous le soleil, nous oscillons entre 16, 18 et 20 noeuds, des conditions assez dingues pour naviguer sur ces bateaux”.

Imoca : l’autre match à 3
Quelques 800 milles derrière les Ocean Fifty, un autre trio n’a pas fini de jouer des foils… et de tirer des bords le long de la zone interdite sud-américaine. Les trois candidats à la victoire finale en Imoca se tiennent en 80 milles, mais l’avantage revient toujours à LinkedOut pour le moment. Thomas Ruyant et Morgan Lagravière sont, à ce jour, attendus en Martinique aux premières heures de la journée de jeudi. Et comme chez les 50 pieds, c’est un tandem de tandems qui s’affrontent pour la quatrième place, Arkea Paprec et Initiatives-Coeur. Corum L’Epargne, qui a effectué une remontée express, et 11th Hour Racing Team Mālama ont enroulé Fernando de Noronha ce dimanche matin. Le prochain à arriver au waypoint, pour ensuite mettre le cap sur la Martinique, c’est Fortinet – Best Western, le 8ème de la course, qui a pris l’avantage sur Maître Coq et Prysmian Group.

Ultime : la course avec les 50 pieds ?
Ce sont bien quatre courses distinctes qu’organise la Transat Jacques Vabre, mais l’honneur d’être le premier bateau à franchir la ligne d’arrivée reste un enjeu symbolique. Surtout lorsque le déroulé de la course ne laisse plus beaucoup de place au suspense quant à la victoire finale chez les Ultime. Le Maxi Edmond de Rothschild a écrasé la concurrence et compte respectivement 400 et 500 milles d’avance sur ses deux poursuivants, Banque Populaire XI et SVR – Lazartigue. Franck Cammas et Charles Caudrelier devraient arriver avec plus d’une journée d’avance sur leurs adversaires directs. En revanche, le match s’annonce intense jusqu’au bout pour savoir qui du Maxi Edmond de Rothschild et du premier Ocean Fifty s’avancera en premier au ponton d’honneur de Fort-de-France.

Class40 : traversée groupée
Pendant ce temps, les monocoques de 40 pieds vivent presque une autre vie. Ils sont attendus en Martinique plus d’une semaine après les premiers bateaux. Une dizaine de bateaux n’a pas encore atteint la marque de parcours de l’île de Sal. C’est le cas de UP Sailing, le Class40 de Morgane Ursault-Poupon et Julia Virat, contactées cet après-midi : “Nous avons hâte de passer le Cap Vert, c’est assez symbolique parce qu’après il ne nous restera plus que la grande traversée vers l’ouest, ça nous met de bonne humeur d’y être bientôt”. La première moitié de la flotte a tout de même franchi le waypoint depuis plusieurs jours et est déjà engagée sur la route transatlantique. C’est un paquet de 21 bateaux qui avance groupé. Redman a toujours une petite longueur d’avance. Edenred, lui, a choisi de faire la route la plus au sud. Pierre Quiroga s’en explique : “Quand nous sommes sortis du Cap Vert, nous nous sommes pas mal pris la tête avec les fichiers qui étaient faux, les cartes isométriques, les cartes satellites, les routages, qui nous envoyaient dans l’ouest avec des vents plus faibles mais avec de meilleurs angles. Nous avons considéré la force du vent plus importante, c’est pour ça que nous avons voulu aller chercher des alizés plus profonds avec quelques nœuds de plus par rapport à nos concurrents. L’enjeu, c’est que nous faisons maintenant plus de chemin, donc il faut aller plus vite. Ce n’est pas une situation évidente, il faut être confiant dans le travail de météo que nous avons fait à bord, la réponse se fera dans quelques jours.”

Les classements de 18h HF
Ultime

  1. Maxi Edmond de Rothschild
  2. Banque Populaire XI
  3. SVR – Lazartigue

Ocean Fifty

  1. Primonial
  2. Koesio
  3. Leyton

Imoca

  1. LinkedOut
  2. Apivia
  3. Charal

Class40

  1. Redman
  2. Volvo
  3. Crédit Mutuel

Les dates d’arrivée estimées en Martinique (au 21/11) :
Ultime : Maxi Edmond de Rothschild attendu le mardi 23 à 10h UTC

Ocean Fifty : Primonial attendu le mardi 23 à 4h UTC

Imoca : LinkedOut attendu le jeudi 25 à 8h UTC

Class40 : Redman attendu le mardi 30 à 20h UTC

- Publicité -

Transat Jacques Vabre. Dernières batailles avant des arrivées dès mardi

La fin de la Transat Jacques Vabre se rapproche avec des arrivées prévus dès mardi en Ultime et mercredi en Ocean Fifty. Mais la route reste semée d’embûches météorologiques avant la Martinique. Les Ocean Fifty se livrent à un magnifique match avec Primonial qui résiste. En Imoca, 3 bateaux sont en moins de 60mn. En Ultime, le Maxi Edmond de Rothschild semble intouchable mais le duel Banque Populaire et SVR-Lazartigue promet.

Dernier long bord sur des Ocean Fifty débridés
400 milles séparent le Maxi Edmond de Rothschild du leader des Ocean Fifty, ce dernier devrait voir le tableau arrière du premier Ultime dans 36 heures. La flotte des Ocean Fifty, qui elle a déjà effectué sa série d’empannages, devrait pouvoir profiter de la petite bascule de vent vers l’est pour ouvrir ses voiles et faire route directe. Le vent va mollir naturellement, mais les conditions restent idéales pour la navigation en multicoques. Pour les Bretons et Normands Thibaut Vauchel-Camus et Fred Duthil ce sont « des conditions de rêve, ça glisse, la mer s’assagit, nous sommes en short et t-shirt ! Mais nous attendons la nuit avec impatience car la journée est humide et trop chaude (rires). » Malgré la frustration de ne pas pouvoir se battre avec les mêmes cartes que les leaders, ils relativisent sur Solidaires En Peloton – ARSEP. « Nous ne sommes plus sur notre objectif de départ sur le plan sportif. Nous nous faisons une raison et nous allons apprendre de ces petits soucis. C’est une Transat qui reste super intéressante. Notre objectif commun pour l’instant va être de continuer à avoir le vent qui est canalisé au niveau de la zone interdite. Et ensuite nous allons nous orienter vers un bord direction la Martinique, une grande ligne droite à partir des prochaines 24h. »

Ultime marque de parcours
Les maxis trimarans connaîtront un schéma identique aux Ocean Fifty quant à la remontée du Brésil le long de la zone interdite. Les empannages vont se succéder pendant une demi-journée jusqu’à la bascule d’est, où ils pourront réduire les manœuvres et terminer en un sprint rectiligne vers l’arrivée. Actual Ultim 3 et Sodebo Ultim 3, respectivement en 4 et 5ème, doivent enrouler la dernière marque de parcours, Sāo Pedro e Sāo Paolo. La deuxième place est occupée par Banque Populaire XI, qui surveille de près ses poursuivants SVR-Lazartigue. Le vent devrait forcir par l’arrière, Armel Le Cléac’h et Kevin Escoffier confirment : « Nous surveillons plutôt François et Tom, qu’ils ne nous reprennent pas des milles. » Pour les premiers, l’arrivée se rapproche avec une ETA prévue ce mardi 23 dans la soirée (UTC). En attendant, les skippers profitent de ces derniers longs bords de vitesse comme le racontent Armel et Kevin : « Nous continuons à apprendre sur le bateau, il est récent mais nous voyons bien le potentiel. Il va à 40 nœuds très facilement. Il y a encore moyen d’aller plus vite mais avec la météo que nous avons eue nous avons exploité le bateau comme nous avons pu, et c’est déjà super. Il nous reste 3 jours et demi, dernier sprint et nous ne voulons avoir aucun regret. »

Un sprint final sportif en Imoca pour rallier la Martinique
Mené par LinkedOut qui a passé Fernando de Noronha en premier, hier soir à 22h22 TU, le trio de tête, inchangé depuis quelques jours maintenant, s’affaire à la remontée le long de la zone interdite au nord-est de l’Amérique du Sud. 3h30 seulement séparent le leader du troisième. Un vent au 120° imposera une série d’empannages aux soixante pieds au début de la remontée. 250 milles derrière, Arkéa-Paprec et Initiatives-Cœur se battent pour la quatrième place. Sam Davies, jointe (Initiatives-Cœur) en vacation ce matin, prévoit un contournement de la marque de parcours dans la soirée. « Nous sommes contents d’être dans les alizés sud, nous allons vite ! Le courant et la météo ont été compliqués. Nous avons dû faire pas mal d’empannages et donc c’était assez sportif, mais nous sommes bien entrainés depuis les Canaries et le Cap Vert (rires). Nous avons hâte de voir les côtes martiniquaises, mais pour l’instant nous vivons le moment présent. »

Class 40, clignotants à l’ouest
L’ensemble de la flotte tricote entre les îles du Cap Vert et négocie les dévents pour trouver rapidement la porte de sortie. « Nous jouons avec les petites variations du vent. La journée d’hier fut dense avec le Cap Vert à contourner avec quelques perturbations. Nous avons enfin réussi à se dégager et retrouver un vent plus établi en fin de journée. Arrivant vers Sal, c’était embêtant de devoir loffer (se rapprocher de l’axe du vent) donc nous avons fait le choix du sud, mais ça n’était pas couru d’avance… » nous explique l’équipage qui dompte le récent Max40 Project Rescue Ocean. La plupart réfléchit maintenant aux trajectoires des heures qui suivent. L’alizé semble plus établi vers le sud, deux choix s’imposent aux quarante pieds. Par l’ouest la route est directe, mais le vent reste incertain et mou. Par le sud le chemin est plus long, mais la vitesse, elle, est davantage assurée. Les marins confirment que la route est encore longue et sont vigilants quant à la gestion de leurs vivres. « Cela dure plus longtemps que prévu, nous devons juste faire attention à l’eau douce, mais le reste devrait nous suffire. » ajoutait Axel Trehin ce matin.

Le classement de 8h00
Ultime

  1. Maxi Edmond de Rothschild
  2. Banque Populaire XI
  3. SVR – Lazartigue

Ocean Fifty

  1. Primonial
  2. Koesio
  3. Leyton

Imoca

  1. LinkedOut
  2. Apivia
  3. Charal

Class40

  1. Redman
  2. Guidi
  3. Volvo

Les dates d’arrivée estimées en Martinique (au 20/11) :
Ultime : Maxi Edmond de Rothschild attendu le mardi 23 à 23h UTC

Ocean Fifty : Primonial attendu le mercredi 24 à 2h UTC

Imoca : LinkedOut attendu le jeudi 25 à 17h UTC

Class40 : Redman attendu le mardi 30 à 20h UTC

- Publicité -

Transat Jacques Vabre. Solidaires En Peloton – ARSEP privé de grand gennaker

Il y a quatre jours, alors que le trimaran Solidaires En Peloton – ARSEP naviguait dans le Sud-Ouest de l’archipel du Cap-Vert, sur un grand bord engagé pour aller à la recherche du point d’entrée dans le Pot-au-Noir, le grand gennaker, voile d’avant volumineuse, s’est littéralement déchiré en deux. Une avarie qui, si elle n’est pas grave, est fortement pénalisante pour la suite de l’aventure.
Engagés dans la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre, Thibaut Vauchel-Camus et Fred Duthil ont, durant des heures, tout tenté pour réparer cette toile cruciale dans les allures de portant. C’est donc avec un grand trou dans leur palette de voiles que Thibaut et Fred vont devoir composer ces prochains jours. C’est un coup dur pour les deux marins mais ils sont encore en course, au contact de la concurrence en mode « régate » et la route entre le nord du Brésil et la Martinique réservera encore certainement des surprises. Arrivée prévue vers le 24 novembre à Fort-de-France.

Thibaut Vauchel-Camus, dépité mais encore conquérant : « Avec Fred, nous avons voulu tenter de réparer. C’était un gros défi que nous voulions relever malgré la blessure béante dans la voile mais nous ne voulions rien regretter… Quasiment 2×7 heures de travail ont été nécessaires pour arriver à une espérance de vie d’à peine 45 minutes… Nous aurons connu meilleur comme ratio ! Nous n’avons définitivement plus de grand gennaker, la voile qui allait être la plus utilisée sur cette dernière grande section, entre Fernando de Noronha et Fort-de-France. Nous allons faire de notre mieux pour rester dans la partie. La course est loin d’être terminée. »
Corentin Douguet, routeur de Solidaires En Peloton – ARSEP : « D’après les prévisions, le grand gennaker peut servir 95% du temps entre Fernando et l’arrivée ! Pour le moment, le vent est encore soutenu et l’écart de vitesse entre grand et petit gennaker est encore assez faible. Mais lorsque le vent va vraiment mollir samedi, cela sera très difficile. »

Ce matin, Solidaires En Peloton – ARSEP est quatrième, dans la catégorie Ocean Fifty, à 148 milles du leader.

- Publicité -

Transat Jacques Vabre. Bataille d’empannages

Photo du bord envoyée par Class 40 Milai, skippers Suzuki Masa and Beaugé Anne, pendant la Transat Jacques Vabre 2021, le 18 Novembre 2021. - Milai

Le Maxi Edmond de Rothschild conforte son avance en Ultime alors que les écarts se sont resserrés en Ocean Fifty où Primonial lutte pour maintenir son leadership. En Imoca, les 3 favoris sont en moins de 50 milles. Les ETA donnent les Ultimes mardi, les Ocean Fifty mercredi, les imoca jeudi et les Class40 le 1er décembre.

Ultime : Franck Cammas et Charles Caudrelier caracolent toujours en tête du classement des Ultime. Ils passent ce jour le dernier way point de l’archipel São Pedro avant d’attaquer le sprint final vers la Martinique. Ils sont attendu à Fort-de-France mardi soir prochain alors que le duo des Thomas Coville-Rouxel pourrait amarrer deux jours plus tard. Entre ces deux extrémités, le duel se poursuit entre Banque Populaire XI, actuellement deuxième, et SVR – Lazartigue qui se tiennent en moins de 100 milles. Avantage ce vendredi matin à Armel Le Cleac’h qui ont augmenté de 20 milles leur avance depuis le passage du dernier way point. François Gabart et Tom Laperche, à bord de SVR – Lazartigue, savouraient cet emballage final jeudi après-midi : “Avec Banque Populaire XI, nous voyons sur les différents pointages et les vitesses que nous sommes assez proches, et ça nous stimule. Nous avons des bateaux fantastiques à faire naviguer, nous sommes souvent en train de voler. Les conditions sont assez exceptionnelles, c’est une grande magie !

Ocean Fifty : quelle bataille d’empannages !
Alors que Primonial avait réussi à prendre un avantage (200 milles) avant le Pot-au-noir, tout est absolument relancé chez les 50 pieds, et le suspense s’annonce insoutenable jusqu’à mercredi prochain ! La nuit dernière, les quatre premiers bateaux ont enroulé leur marque de passage, et c’était au tour d’un cinquième, Les P’tits Doudous, d’atteindre Fernando de Noronha à la mi-journée. Ce jeudi soir, tout ce petit monde se tient en 120 milles nautiques (alors qu’ils en ont tous avalé environ 500 sur les dernières 24 heures). Pour le moment, le duo Sébastien Rogues – Matthieu Souben, à la barre du trimaran rose, résiste toujours. Mais le Leyton de Sam Goodchild et Aymeric Chappellier est revenu comme une balle depuis la sortie du Pot-au-noir, pour figurer aux côtés de Koesio. Comme prévu, cette bataille à cinq se joue à coups d’empannages, pour toucher le meilleur vent, le long de la zone interdite brésilienne (voir cartographie). Et ce sera le jeu jusqu’au Rocher du Diamant ?

N’oublions pas que la flotte des Ocean Fifty comporte sept bateaux au total. Malheureusement deux d’entre eux sont largement distancés, et ne peuvent plus se mêler à la lutte pour la gagne. Groupe GCA – 1001 Sourires et Arkema 4 n’ont pas encore atteint Fernando de Noronha. Ce matin, Quentin Vlamynck (Arkema 4) exprimait son spleen dans son mot du bord : “La journée d’hier a été incroyablement monotone. Pendant que nos concurrents fusaient, nous n’avancions pas un caramel. Cette nuit, nous avons dû traverser des zones orageuses, avec des instabilités qui continuent de nous poursuivre au réveil. Alors oui, ce matin on en a marre… Marre de cette météo particulièrement difficile pour nos nerfs depuis 3 jours. Mais cela ne nous empêche pas d’être toujours à fond, pour enfin sortir de cette zone, et réduire notre distance vers l’arrivée !”

Imoca : le trio de tête ne se lâche pas à la sortie du Pot-au-noir
Thomas Ruyant et Morgan Lagravière tiennent bon. Les écarts sont infimes avec les poursuivants, mais LinkedOut mène toujours la danse des 60 pieds. La fin du Pot-au-noir s’annonce pour la tête, qui peut filer en direction de Fernando de Noronha, le point de passage obligatoire. Pratiquement dans la même foulée que LinkedOut, on trouve Charal et Apivia, qui ne se quittent plus depuis 48 heures. Ce duo de duos ne risquent pas de réécrire la même histoire qu’en 2019, tant ils naviguent collés-serrés dans la zone de convergence intertropicale. A 25 milles du leader, tant Charlie Dalin et Paul Meilhat que Jérémie Beyou et Christopher Pratt n’ont certainement pas dit leur dernier mot pour lever les bras, à l’arrivée en Martinique, jeudi prochain.

600 milles en arrière, d’autres bateaux sortent tout juste du Cap Vert et s’apprêtent, eux, à entrer dans un Pot-au-noir qui pourrait se révéler plus capricieux ces prochains jours. A bord de La Mie Câline, pour le moment, on profite – “Nous avons 15 noeuds, c’est un temps idéal pour faire marcher le bateau, depuis le départ nous avons dû prendre une seule fois ou deux un ris, ce sont des conditions assez originales, mais il paraît que les marins s’adaptent, alors nous nous adaptons”, raconte Arnaud Boissières – et on rêve déjà de la suite – “De voir que les premiers Ocean Fifty ont passé l’archipel Fernando de Noronha, ça nous motive à mettre les bouchées doubles, à accélérer pour passer cette marque de parcours et rejoindre au plus vite la Martinique” se projette Rodolphe Sépho.

Class40 : deux de moins avant le Cap Vert
La flotte des 40 pieds a perdu deux des siens, ce matin. HBF – Reforest’Action a abandonné suite à une avarie de bout-dehors, et fait désormais route vers le détroit de Gibraltar. Joint ce midi, le skipper du bateau Kito de Pavant était très déçu : “Cette avarie tombe au pire des moments, et à un endroit où nous n’avons pas tellement envie de rebrousser chemin. C’est dur à encaisser, la course était belle, il y avait du jeu. Nous sortons de 2 ans un peu compliqués avec la Covid et toute l’année 2020 qui a été annulée, donc nous avions à coeur de faire une jolie Transat, de raconter une belle histoire aux partenaires qui nous ont soutenus. Ils sont aussi déçus que nous.” A la mi-journée, la course de Lenzi – Lanternes de Paris s’arrêtait également à La Palma (Canaries), suite à des avaries de spis.

En ce qui concerne la course, les premiers bateaux arrivent ce jeudi soir au Cap Vert. C’est l’île de Sal, au nord-est de l’archipel, qui définit le point de passage obligatoire du parcours. Mais les Class40 pourraient aller chercher encore plus de sud avant de mettre le clignotant à droite et de filer droit sur la Martinique. Ce sont toujours les deux mêmes, Volvo (Jonas Gerckens – Benoit Hantzperg) et Redman (Antoine Carpentier – Pablo Santurde del Arco) qui se tirent la bourre en tête. Mais le jeu est encore très ouvert, puisqu’il reste encore près de deux semaines de course à ces monocoques.

Les classements de 18h
Ultime

  1. Maxi Edmond de Rothschild
  2. Banque Populaire XI
  3. SVR – Lazartigue

Ocean Fifty

  1. Primonial
  2. Leyton
  3. Koesio

Imoca

  1. LinkedOut
  2. Apivia
  3. Charal

Class40

  1. Volvo
  2. Redman
  3. Edenred

Les dates d’arrivée estimées en Martinique (au 18/11) :
Ultime : Maxi Edmond de Rothschild attendu le mardi 23 en fin de journée

Ocean Fifty : Primonial attendu le mercredi 24 au petit matin

Imoca : LinkedOut attendu le jeudi 25 au matin

Class40 : Volvo attendu le mercredi 1er décembre l’après-midi

- Publicité -

Transat Jacques Vabre. Le problème du Maxi Edmond de Rothschild : ralentir !

Le Maxi Edmond de Rothschild toujours en tête en Ultime fonce à 40 nds en direction de la Martinique. Charles Caudrelier explique comment il doit ralentir le bateau pour le préserver. Un exercice pas simple.

- Publicité -

Transat Jacques Vabre. Bataille dans toutes les classes

Le sprint final jusqu’à la Martinique a commencé en Ultime et en Multi50. Le Maxi Edmond de Rothschild de Franck Camas et Charles Caudrelier sont toujours en tête. Le sud reste dans les compas des monocoques, qui passent l’île de Sal et étudient de près le point d’entrée du Pot-au-noir. Suite à une avarie majeure sur sont bout dehors, le Class40 HBF-Reforest’Action a été contraint d’abandonner ce matin. Kito de Pavant et Gwen Gbick remontent au près vers le détroit de Gibraltar. 

Class40, route vers le sud pour la tête de flotte

Les Class40 approchent de la marque de leur parcours puisque la flotte doit laisser l’île de Sal, au nord-est du Cap Vert, à tribord. Aussi, les options sont multiples. Ils ont le choix de continuer à avancer vers le sud et contourner l’ensemble des îles cap verdiennes pour éviter une zone sans vent, ou bien passer à l’intérieur de l’archipel afin de jouer les effets de site. “La question est par où cela passera le mieux, il y a quand même des zones sans vent. Ça a l’air de bien passer par le sud pour aller chercher les alizés, nous allons donc probablement faire le grand tour.” Expliquait Simon Koster (Banque du Léman) ce matin. En effet, pour les premiers, le choix est au sud car faire du tribord trop tôt pourrait les ralentir. Leur poursuivants n’auront pas la même problématique puisqu’ils pourront se glisser en dessous de cette zone sans vent et glisser, en quasi route directe vers La Martinique. Les écarts s’amoindrissent, mais les prochains jours pourraient aussi voir le classement fortement bouleversé. 

A noter l’abandon de HBF – Reforest’action. Le duo Kito de Pavant et Gwen Gbick a vu son bout-dehors exploser sous la pression du gennaker alors qu’il naviguait à 20 nœuds. Sans cet élément de gréement, il est impossible d’envoyer les voiles d’avant essentielles pour la suite du parcours comme les spis, le code 0, le code 5. Dans un mot reçu cette nuit, l’équipage dit : “La décision a été vite prise. on fait demi-tour. Nous abandonnons donc la course. Nous nous dirigeons maintenant vers le nord et le détroit de Gibraltar , distant de plus de 1000 milles. Il nous faudra sans doute une bonne semaine. La déception est grande, à la hauteur de l’énergie de toute l’équipe depuis des mois pour optimiser le bateau mais il faut accepter ces coups du sort.. ce n’est pas le premier et malheureusement pas le dernier…”

Imoca, glisser dans un alizé perturbé

Inchangée depuis deux jours, la première place du classement est conservée par LinkedOut qui creuse l’écart avec ses deux concurrents proches, Charal et Apivia. Les 60 pieds n’ont pour l’instant pas été trop ralentis dans la zone de convergence intertropicale, mais tout peut encore arriver puisque l’activité nuageuse s’étale encore sur 250 milles devant leurs étraves. Alors que les conditions sont pour l’instant agréables pour les équipages du deuxième groupe, avec des glissades sous spi dans un alizé peu perturbé, les prochains jours leur donneront du fil à retordre avec une zone de convergence intertropicale moins clémente que pour les premiers. “Il y a beaucoup d’incertitudes avec ce Pot-au-noir, nous avons vu les premiers passer beaucoup plus est que d’habitude, nous allons l’appréhender comme nous pouvons.” expliquait Loïs Berrehar (Nexans – Art & Fenêtres) à la vacation ce matin. “Nous approchons de ce qui peut ressembler à une zone de convergence. Les routages ne nous font pas aller beaucoup plus ouest que les premiers, mais nous allons recaler cela dans la journée car cela n’est pas encore clair.”

Fernando de Noronha dans le viseur des Ocean Fifty 

Lancés depuis hier sur un bord de vitesse vers Fernando de Noronha, les multicoques de 50 pieds atteignent leur marque de parcours. 60 milles derrière Primonial, toujours en tête au classement de ce matin, la deuxième place est disputée par trois duos, Koesio, Leyton et Solidaires en Peloton – ARSEP. Même si Armel Tripon et Benoit Marie (Les P’tits Doudous) n’ont pas réussi à s’échapper avec Leyton à la suite d’une erreur de placement et de choix de voile, les milles défilent et l’esprit de compétition à bord reste intact. “Nous avons perdu le fil avec Leyton, c’est forcément un peu frustrant. C’était une erreur de placement et de choix de voile. Les écarts se sont créés assez facilement. Nous n’avons pas de code 0, ce qui nous pénalise dans les zones de transition. Mais bon la route est encore longue, il nous reste beaucoup de portant et nous avons un bateau qui a beaucoup de potentiel dans ces conditions !” Les empannages à venir en remontant vers les Antilles pourraient encore rouvrir le jeu installé sur la flotte. 

Ultime, second passage du Pot-au-noir

Avec 35 nœuds affichés sur le compteur de vitesse, le Maxi Edmond de Rothschild avale les milles en direction de leur seconde marque de parcours, San Pedro et San Paulo, qu’ils devront laisser à bâbord avant de mettre cap vers La Martinique. Le défi pour les premiers sera de négocier un second passage de zone de convergence intertropicale qui semble encore peu stable et pourrait bien les faire ralentir sur le dernier tronçon du parcours.

- Publicité -

Transat Jacques Vabre. Abandon pour Kito de Pavant et Gwen Gbick

Ce mercredi en début de nuit, le bout dehors* d’HBF – Reforest’Action a explosé alors que le Class40 naviguait au reaching dans 20 nœuds de vent, en 28e position. Kito de Pavant et Gwen Gbick ont pris la cruelle décision de faire demi-tour vers Gibraltar.
Plus de précisions à suivre.

Bout-dehors arraché

Bonjour à tou(te)s,

Les nouvelles ne sont pas fameuses.
Alors que nous commencions à rêver d’un retour aux avant-postes grâce à notre bord de reaching rapide à l’ouest et la pétole qui allait bloquer les premiers Class40, nos espoirs ont été stoppés net par une avarie irrémédiable. Le bout-dehors a littéralement explosé sous la pression du gennaker alors que nous marchions à près de 20 nœuds dans un vent mollissant, mais bien aidés par une houle de nord-est.

Sans bout-dehors, impossible d’envoyer les spinnakers et autre Code 0 ou Code 5, les seules voiles utiles pour le reste du parcours. La décision a été vite prise. Nous faisons demi-tour et abandonnons donc la course. On se dirige maintenant vers le nord et le détroit de Gibraltar, distant de plus de 1000 milles. Il nous faudra sans doute une bonne semaine.

Nos pensées vont à nos partenaires, nombreux, qui nous ont soutenus sans relâche depuis le début de la saison. L’aventure continue. On continuera à vous envoyer nos mots du bord, nos photos et vidéos.
La déception est grande, à la hauteur de l’énergie de toute l’équipe depuis des mois pour optimiser le bateau, mais il faut accepter ces coups du sort… Ce n’est pas le premier et malheureusement pas le dernier…

Le retour, face au vent, ne va pas être drôle mais on fera avec.

Kito & Gwen
HBF – Reforest’Action

- Publicité -
- Publicité -