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Vendée Globe. Yoann Richomme choisi pour skipper le nouvel IMOCA Paprec Arkea

Yoann Richomme a désormais un projet Vendée Globe à la hauteur de son talent et des ambitions de ses partenaires Paprec Arkea. Il disposera d’un nouvel IMOCA signé Antoine Koch et du groupe Finot-Conq comme Thomas Ruyant.

Paprec et Arkéa renforcent leur engagement dans la course au large pour mener une nouvelle campagne pour le Vendée Globe 2024. C’est une grande première dans le monde de la course au large puisque les deux groupes ont choisi de créer leur propre structure basée à Lorient, au cœur de la Sailing Valley. Yoann Richomme, vainqueur de la Solitaire du Figaro à deux reprises, de la Route du Rhum en Class40 et de The Ocean Race Europe en VO65 a été choisi pour être le skipper du nouvel IMOCA PAPREC ARKEA dont la construction débutera en 2022.

Paprec et Arkéa lancent une structure commune de course au large, établie à Lorient

Déjà présents ensemble sur le Vendée Globe 2020, Paprec et Arkéa s’engagent dans une nouvelle campagne pour le Vendée Globe 2024 : nouveau skipper, nouveau bateau, nouvelle équipe et une structuration originale avec la création d’une filiale commune entre les deux groupes qui entendent co-construire ce nouveau projet.

« Chez Paprec, nous sommes présents depuis plus de vingt ans dans l’univers de la voile et de la course au large. Ces aventures maritimes sont à l’image de l’ADN du groupe : elles célèbrent le dépassement de soi, la force de l’engagement individuel et collectif. Comme pour le développement du groupe, nous misons sur le long terme. C’est pour cela que nous avons franchi le pas de créer notre propre équipe avec Arkéa, un partenaire qui partage notre vision d’excellence. Ensemble, nous souhaitons façonner un projet à notre image, un projet ambitieux et performant qui s’appuie sur l’humain. »
Sébastien Petithuguenin
Directeur Général Paprec Group

Paprec et Arkéa souhaitent, à travers cette démarche commune, construire un projet pérenne et engagé autour des valeurs de performance et d’innovation. A l’image des deux groupes en plein développement, la structure, dirigée par Romain Ménard, vise à créer le contexte le plus favorable possible sur le plan humain, technologique et logistique pour accompagner Yoann Richomme et PAPREC ARKEA dans la quête de l’excellence. La volonté sera aussi de partager le projet sportif et l’aventure humaine avec le plus grand nombre. Le Vendée Globe a, en effet, connu cette année un immense succès populaire qui le place parmi les événements sportifs les plus partagés avec le grand public.

Le recrutement de talents et des choix technologiques pour inscrire le projet dans la performance sportive

C’est Yoann Richomme, skipper talentueux et expérimenté, qui mènera le nouvel IMOCA PAPREC ARKEA. Architecte naval de formation, Yoann compte de très belles victoires à son palmarès sur divers circuits de course au large en solitaire et en équipage. Parmi ses principaux faits d’armes, il s’est imposé par deux fois sur l’exigeante Solitaire du Figaro (2016 et 2019) et sur la Route du Rhum en 2018 en Class40.
Même s’il avoue que le Vendée Globe n’était pas un rêve d’enfant au départ, celui qui voulait devenir menuisier envisage ce projet comme un accomplissement dans sa carrière. Armé d’une vaste expérience du large, de compétences entrepreneuriales indéniables et d’une motivation sans faille, le natif de Fréjus ne s’est jamais senti aussi prêt qu’aujourd’hui pour mener à bien une campagne ambitieuse pour le tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance.

« J’avais évidemment suivi le parcours de Yoann. C’est un marin brillant qui compte parmi le cercle très fermé des doubles vainqueurs de la Solitaire du Figaro. Ce qui est intéressant chez lui, c’est qu’il a aussi une vision entrepreneuriale. Au-delà du palmarès, c’est donc aussi sa personnalité qui nous a séduit. Nous croyons fort en la capacité de Yoann à fédérer, diriger, performer, partager et représenter. Nous sommes vraiment très satisfaits de pouvoir attaquer cette deuxième campagne dans un cadre que nous avons choisi et défini pour construire un projet leader.»
Cédric Malengreau
Directeur Général d’Arkéa, Partenaire communication et synergies des filiales du groupe Crédit Mutuel Arkéa

Avec ce nouveau projet, Yoann Richomme et ses partenaires visent les places d’honneur sur le prochain Vendée Globe. La construction d’un nouvel IMOCA sera donc lancée dès le début de l’année 2022 selon les plans d’un collectif d’architectes.
« Nous avons choisi les architectes début juillet », précise Yoann. « Nous sommes tombés d’accord, les sponsors, Romain et moi, en quelques jours seulement. Nous avons choisi Antoine Koch et le groupe Finot-Conq et nous nous sommes greffés sur un projet en cours de gestation, celui de Thomas Ruyant. Nous essayons de trouver des synergies entre nos équipes pour avancer intelligemment. Les moules du nouvel IMOCA sont en cours de production, nous les recevrons en janvier et un créneau est réservé chez Multiplast, à Vannes, pour début 2022. La construction du bateau va prendre un an. »

Les grandes dates de la construction de Paprec Arkéa

Une année pendant laquelle Yoann sera très investi auprès de l’équipe qui se forme autour de lui. Deux ingénieurs l’ont déjà rejoint, Gautier Levisse, Responsable Bureau d’Études et Simon Troël, Responsable Technique. « Nous travaillons à construire un bateau solide pour passer plus de temps sur l’eau qu’en chantier : toujours facile à dire mais difficile à faire ! » poursuit Yoann. « Notre IMOCA se veut être un bateau marin qui passe bien dans la mer, ce qui n’est pas chose aisée avec ces machines qui atteignent plus de 30 nœuds. Nous faisons en sorte que ce soit un bateau qui plante moins que ceux de la dernière génération qui avaient tendance à recevoir beaucoup d’eau sur le pont. Nous avons vu des développements très intéressants notamment en Class40 ces dernières années. Je me suis tenu au courant de ces évolutions en allant naviguer et je sais aujourd’hui que les décisions que l’on prend sont liées à des expériences personnelles et non des éléments virtuels. C’est rassurant. »

Après la mise à l’eau prévue début 2023, PAPREC ARKEA participera à toutes les courses du calendrier IMOCA en double puis en solitaire avant de s’aligner au départ du Vendée Globe en novembre 2024 « avec, on l’espère, un projet gagnant, un très bon niveau de préparation et sans regrets » conclut Yoann Richomme.

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Globe40. Lorient : ville Arrivée et ville du prologue Atlantique

Copyright Anne BEAUGÉ

La Globe40 est dans 7 mois au départ de Tanger le 26 juin 2022. Une course inédite en Class40 avec un parcours inédit.

Un plateau sportif solide de passionnés
L’avis de course dans sa version revue du départ en 2022 a fixé 3 échéances d’inscription : au 1erjuillet 2021, au 31 décembre 2021 et la clôture des inscriptions au 1er mars 2022. 12 projets se sont inscrits en juillet 2021 et à l’échéance de fin de cette année la quasi-totalité de ces projets seront toujours en lice avec très probablement d’autres en finalisation : l’objectif d’une quinzaine de projets au départ en juin 2022 reste donc d’actualité pour l’organisation. Dans une période complexe qui a brouillé les repères il est probable que pour un certain nombre les échéances seront serrées : achats de bateaux (2 encore dans les dernières semaines), préparation technique, entrainements, c’est un premier semestre chargé 2022 qui s’annonce. Mais la force du rêve de ce tour du monde au parcours exceptionnel est là et l’engagement des équipes est total pour cette aventure d’une vie. Les premières éditions des grands événements sont toujours épiques (13 équipages au premier Vendée Globe) et la GLOBE40 ne devrait pas faire exception.

Un parcours innovant confirmé
Hormis la ville d’arrivée (voir ci-dessous) le parcours annoncé en juin 2019 est confirmé et les repérages ont été réalisés sur toutes les étapes, à l’exception de la Grenade (prévu en décembre) et de la Nouvelle -Zélande ; mais dans chaque ville étape du parcours des correspondants de qualité sont à l’œuvre pour la préparation et les contacts au quotidien avec l’équipe d’organisation. La GLOBE40 a été particulièrement bien accueillie dans les derniers repérages en Polynésie – magnifique découverte de cet espace maritime unique au monde – et à l’Ile Maurice – perle de l’Océan Indien – ; deux territoires qui n’ont pas l’habitude d’accueillir les grands événements océaniques qui étaient jusqu’à présent sur un parcours beaucoup plus sud préférant aller gouter les glaces ; et à Auckland l’événement sera installé sur le site même des équipes America’s Cup au centre d’une nouvelle zone d’animation en plein développement.

Lorient : ville Arrivée et ville du prologue Atlantique
On ne présente plus l’Agglomération de Lorient qui depuis une vingtaine d’années a construit un pôle de course au large unique en Europe autour de l’ancienne base sous-marine ; ici les plus grandes équipes, avec toutes les séries représentées, et toute l’économie de la course au large constituent un ensemble de compétences sans équivalent ; avec LORIENT GRAND LARGE le pôle entrainement est aussi extrêmement actif plaçant ses équipages aux premières places de toutes les grandes courses au large. En accueillant l’édition initiale de la GLOBE40, LORIENT LA BASE se veut aussi au centre des événements pour mettre de l’animation et de l’émotion dans sa construction économique et sportive.

Le soutien de la Fédération Française de Voile
Ce choix final de LORIENT sera pour les équipages de la GLOBE40 non seulement un atout technique mais aussi une reconnaissance de la place de l’épreuve dans l’univers de la course au large, et avec un soutien officiel de la Fédération Française de Voile exprimé par son président Jean-Luc Denechau.

La GLOBE40 est aussi heureuse d’annoncer le choix de Christophe Gaumont comme directeur de course de l’épreuve ; au cœur de la direction des grands événements nautiques depuis de nombreuses années que ce soit aux Jeux Olympiques ou sur les événements majeurs de course au large (Vendée Globe – Route du Rhum – Transat Jacques Vabre) Christophe prend la barre sportive de cette édition inaugurale autour du monde. Un directeur de course adjoint anglo-saxon viendra également prochainement seconder Christophe Gaumont.

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Paris 2024. Un duo de choc : Kevin Peponnet et Aloïse Retornaz pour la qualification Olympique !

Kevin Peponnet, qui a déjà participé aux JO de Tokyo, et Aloïse Retornaz, médaillée de bronze à Tokyo, se sont choisis pour essayer de se qualifier pour Paris 2024.

Pour Kevin et Aloïse, la question de savoir s’ils repartaient pour une Olympiade supplémentaire ou non ne s’est pas posée très longtemps. Leurs motivations ne sont pas les mêmes, « un désir de revanche après l’échec de Tokyo » pour Kevin, et « l’envie de faire mieux qu’une médaille de bronze » pour Aloïse, mais tous les deux se rejoignent sur deux points « les Jeux Olympiques à domicile, c’est un truc qu’on ne vit qu’une fois dans une carrière, et puis la flamme de l’Olympisme brûle toujours en nous ! ».
Le choix de faire équipe avait été fait il y a quelques temps déjà, « on en parlait depuis qu’on avait entendu parler du 470 mixte, ça nous trottait en tête car c’était assez évident pour nous. » explique Aloïse. Il restait donc à confirmer ce choix. Et quoi de mieux pour se tester que d’aller directement à l’affrontement avec d’autres équipages en régate. Chose faite en octobre dernier lors du championnat de France élite sur le lac de Carcans-Maubuisson où le nouveau duo s’impose. « Je n’avais pas de grosses attentes, je voulais surtout voir comment on marchait ensemble sur une régate, car faire des essais en entraînement ce n’est pas tout à fait pareil, il n’y a pas d’adversité. Forcément niveau comptable c’était top, mais surtout, j’ai pu remarquer qu’à bord on est sur la même longueur d’onde, qu’on a la même motivation ! C’est prometteur ! » explique Kevin. De son côté, Aloïse abonde, « c’était une première expérience, on voulait se faire plaisir sur le bateau. On a pris le temps de parler de la répartition des rôles à bord, de décomposer les manœuvres, tout s’est fait assez naturellement ! ».
Pour la suite, Kevin et Aloïse reprendront les navigations à la fin de l’hiver, en février / mars 2022. Pendant l’hiver, ils prendront le temps de naviguer sur d’autres support (Waszp, Sail GP, Star Sailor League, etc.) afin d’enrichir leurs expériences personnelles. Ensuite, ils participeront aux World Cups qui auront lieu en 2022 (Trofeo Princesa Sofia à Palma, Semaine Olympique Française à Hyères, etc). Ils prendront également part aux championnats d’Europe qui auront lieu en septembre en Turquie, et aux championnats du monde qui auront lieu en octobre en Israël.
En attendant, comme ils travaillent tous les deux en entreprise (avec des horaires aménagées), le programme de l’hiver est préparation physique et présence au bureau. Ce temps sera aussi consacré à la recherche intensive de partenaires pour les suivre sur leur nouveau projet. Ils seront notamment présents au salon nautique international de Paris du 4 au 7 décembre.

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Les Voiles de St.Barth intègrent le Caribbean Maxi Challenge

Copyright Christophe Jouany

Après la Méditerranée, l’International Maxi Association (IMA) lance un nouveau circuit dans les Caraïbes : le Caribbean Maxi Challenge. Ouvert à tous les Maxis de plus de 60 pieds, il intègre 4 régates de prestige, dont les Voiles de St. Barth Richard Mille, qui auront lieu du 17 au 23 avril prochains…

Benoît de Froidmont, Président de l’International Maxi Association à l’origine de cette idée explique : « l’objectif du Caribbean Maxi Challenge est de proposer aux propriétaires de Maxis un cadre homogène pour un championnat sur plusieurs manches ; Toutes les régates sélectionnées sont superbes mais très différentes dans leurs organisations. A terme, l’IMA souhaite fixer les mêmes règles de course pour que les participants puissent se confronter sur des bases égales et avoir un championnat qui fait sens ».

Et le concept séduit : les circuits offshore et inshore lancés respectivement en 2016 et 2019 en Méditerranée réunissent chaque année de nombreux propriétaires de Maxi Yachts, qui ont plaisir à se retrouver pour se challenger. Les Caraïbes étant le deuxième endroit de rassemblement de Maxis au monde, il paraissait logique d’y étendre le championnat, d’autant plus que les bateaux effectuant la traversée restent souvent plusieurs mois sur place.

Les organisateurs des Voiles de St Barth Richard Mille sont quant à eux honorés d’intégrer un circuit aussi prestigieux : « Avoir été sélectionnés par l’IMA pour intégrer le Caribbean Maxi Challenge est une belle reconnaissance, tant sur le professionnalisme de notre organisation en mer que sur la qualité de l’événement à terre » expriment François Tolède et Luc Poupon. « Après deux années sans compétition, nous avons vraiment hâte de retrouver toute la magie des Voiles et 2022 promet d’être une édition mémorable ».

Pour preuve, le nombre particulièrement élevé de pré-inscrits, à cinq mois de l’événement. Près d’une trentaine de voiliers, répartis dans les classes Maxi, Spinnakers, Racing Multihull et Melges 24 ont d’ores et déjà montré leur enthousiasme à se retrouver sur le magnifique plan d’eau de St Barthélemy.

« La régate des Voiles de St Barth Richard Mille est un mythe pour n’importe quel navigateur » indique Benoît de Froidmont, « Le plan d’eau est magique, le plateau relevé , l’organisation à terre est fantastique. Nous avons beau être des compétiteurs, nous voulons également passer de bons moments avec notre équipage et avec nos amis. Pour cela, les Voiles de St. Barth Richard Mille représentent le parfait compromis ».

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Ouverture des inscriptions pour la Semaine Olympique Française de Hyères

La 53ème Semaine Olympique Française de Hyères se déroulera du 23 au 30 avril prochains. Pour la première en France, la SOF réunira sur le plan d’eau d’Hyères les 10 séries qui seront présentes à Marseille pour les Jeux Olympiques de Paris 2024.


L’avis de course est en ligne et les inscriptions sont ouvertes :
Télécharger l’avis de course : ici
Pour s’inscrire : ici

Christophe Gaumont, Event Manager de la SOF : « Pour la première fois en France, nous allons faire naviguer les 10 séries olympiques 2024 sur un même plan d’eau. Ce sera un bel événement sportivement mais aussi un beau spectacle. Sur les 10 séries présentes, 5 sont équipées de foils. Ce sera notamment la première fois que nous allons accueillir l’iQFOiL homme et femme. Dans cette nouvelle configuration, la SOF se déroulera avec une parité parfaite.
L’engouement va être fort, car nous sommes à seulement 3 ans des jeux. La période de préparation est donc réduite d’un an par rapport aux autres olympiades. Performer sur le plan d’eau d’Hyères, plan d’eau unanimement apprécié des concurrents, permettra à chacun de se placer dans la hiérarchie mondiale. Les inscriptions devraient être nombreuses ».
Organisée par la Fédération Française de Voile avec le soutien de la ville de Hyères et de la métropole Toulon Provence Méditerranée, la Semaine Olympique Française est une course historique de voile olympique d’ampleur internationale et sera le premier jalon Français en vue des Jeux Olympiques de Paris, dont les épreuves de voile s’organiseront à Marseille.

Programme (sous réserve de modifications) :
Samedi 23 avril : accueil et inscriptions
Dimanche 24 avril : accueil et inscriptions
Lundi 25 avril : cérémonie d’ouverture
Lundi 25 au vendredi 29 avril : phase qualificative
Samedi 30 avril : Medal Races
Samedi 30 avril : Remise de prix et cérémonie de clôture.

A retenir : les dates des prochaines éditions
2022 : 23 au 30 avril – 53ème édition
2023 : 22 au 29 avril – 54ème édition
2024 : 20 au 27 avril – 55ème édition

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Nautic de Paris. Le Yacht Club de France et l’UNCL ensemble au Nautic

Le Yacht Club de France sera présent au Nautic de Paris avec l’UNCL prémices d’une coopération appelée à se renforcer au cours des prochains mois. Plusieurs évènements auront lieu sur le stand à ne pas manquer.

Pour cette nouvelle édition particulièrement attendue après l’annulation en 2020 due au contexte épidémique, le Yacht Club de France innove en s’installant sur un espace de 90 m2 (Hall 1 E50) au sein duquel il accueillera pour la première fois son club allié l’UNCL (Union Nationale pour la Course au Large). Partenaire du Vendée Globe et de la Transat Jacques VABRE – Normandie Le Havre, l’espace du YCF accueillera les skippers fraichement rentrés de Martinique. L’explorateur Jean-Louis Etienne exposera la maquette du Polar Pod et nous dévoilera ses projets.

Vous trouverez ci-dessous le programme des principaux évènements prévus sur l’espace YCF-UNCL, auxquels vous êtes conviés :
• Samedi 4 décembre à 15h : Remises des prix de la saison classique et annonces pour 2022, avec l’Association Française des Yacht de Tradition (AFYT), l’Atlantique Yacht Club (AYC) et le Yacht Club Classique (YCC).
• Dimanche 5 décembre à 11h : Lancement de la transat Cap Martinique par l’UNCL.
• Mardi 7 décembre à 17h : Cocktail en présence de Jean-Louis Etienne.
• Mercredi 8 décembre à 16h : Le 12 mJI France recrute son nouvel équipage et prépare les prochains championnats du monde en Méditerranée.
• Jeudi 9 décembre 18h : Voiles et Voiliers et l’UNCL célèbrent ensemble leurs 50 ans.
• Vendredi 10 décembre :
o 14h : Rencontre avec l’équipage de Futuro pour la sélection de 8 jeunes en préparation de Ocean Globe Race 2023 (tour du monde en équipage avec escales).
o 15h : Présentation à la presse du nouveau monotype de course au large, le Class30 lancé par l’UNCL.
o 18h : L’équipe de la Transat Jacques Vabre vous accueille pour fêter cette édition exceptionnelle.
o 18h : Cocktail des clubs alliés, en partenariat avec les Rhums Clément.
• Samedi 11 décembre :
o 14h : Rencontre avec les talents du Yacht Club, Marine Legendre (10e de la Mini Transat Eurochef) et Nicolas d’Estais (encore en course sur la Transat Jacques Vabre et 2nd de la précédente Mini Transat).
o 16h : Présentation des Championnats IRC 2022 : Manche-Atlantique et Méditerranée.
Au cours de ces différents évènements, les Talents du pôle course du YCF et le projet Futuro seront présentés plus en détails.
Le « Pôle Course » du YCF a été créé en 2020 pour regrouper des équipiers expérimentés en régate et/ou course au large, parfaire leur entrainement (théorique et pratique), et participer avec succès à des événements nationaux et internationaux. Il repose sur 2 piliers :
• les Talents, jeunes espoirs que le Yacht Club de France sélectionne et accompagne dans leurs projets. Les skippers sélectionnés pour 2021-2022 sont : Marine Legendre, Robin Follin, Nicolas d’Estais, Jean-Baptiste Ducamin et le duo Amélie Riou / Lara Granier.
• les Sportifs, membres du club expérimentés qui alimentent un vivier de compétences pour les membres, propriétaires ou armateurs, souhaitant régater et représenter le Yacht Club de France dans les événements majeurs.

Le projet Futuro est un Swan 651 qui participera à l’Ocean Globe Race 2023 sous les couleurs du Yacht Club de France. Dans le cadre de sa mission de promotion de la navigation de plaisance, le YCF ouvre un appel à candidatures pour recruter 8 jeunes marins de moins de 24 ans le jour du départ. Ces équipiers seront formés et embarqueront pour une étape de cette course autour du monde en équipage.
Détails sur : http://ycfrance.fr/futuro/

« Nous sommes très heureux et fiers d’être à nouveau partenaires du Salon Nautic, qui est le lieu de rencontre de tous les passionnés de la mer, amateurs comme professionnels, a déclaré Philippe Heral, président du Yacht Club de France. Nous sommes particulièrement enthousiastes à l’idée de partager notre stand avec nos amis de Union Nationale pour la Course au Large avec lesquels nous entretenons de longue date des liens très forts que je souhaite voir se renforcer encore au cours des prochains mois. Ces dernières années, malgré un contexte sanitaire difficile, le YCF a multiplié les initiatives en faveur du monde de la course symbolisées notamment par la formalisation d’un Pôle Course pour soutenir de jeunes marins dans leurs défis sportifs sur l’eau. »

RORC Transatlantic Race 2022 : Le Salon Nautic est aussi le dernier événement avant la première course transatlantique de l’année 2022. Elle est coorganisée par Royal Ocean Racing Club (RORC), l’International Maxi Association (IMA) et le Yacht Club de France. Le départ est prévu le 8 janvier 2022 à Lanzarote aux Canaries pour une arrivée à la Grenade.
Détails sur : http://rorctransatlantic.rorc.org/

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Trophée Jules Verne. Départ ce mardi pour Sails of Change

Pierre Bouras / Spindrift

Le maxi-trimaran Sails of Change partira ce mardi en début d’après-midi (vers 14h00) de son port d’attache, à La Trinité-sur-Mer, pour rejoindre directement la ligne de départ du Trophée Jules Verne. Dona Bertarelli, Yann Guichard et leurs coéquipiers ont décidé de rallier le large du phare du Créac’h (île d’Ouessant) directement pour attraper le front qui va balayer la Bretagne ces jours prochains. 

Après plusieurs semaines d’attente, le maxi-trimaran Sails of Change devrait théoriquement s’élancer dans la nuit devant le phare du Créac’h (île d’Ouessant) pour tenter d’améliorer le record autour du monde à la voile. Ce Trophée Jules Verne, toujours détenu par Francis Joyon et son équipe depuis 2017 (40 jours 23 heures et 30 minutes), est en effet particulièrement difficile à battre car il faut au minimum atteindre le cap de Bonne-Espérance en une douzaine de jours.  

Une configuration favorable 

Or, il faut non seulement que l’anticyclone des Açores permette de viser l’équateur en cinq jours environ (le record WSSRC est toujours détenu par Spindrift 2 en 4 jours 20 heures 07 minutes), mais surtout que la situation autorise dans l’hémisphère Sud, une trajectoire très directe vers la pointe africaine. Car une fois franchie la ligne de démarcation entre les deux hémisphères, il faut qu’une dépression se forme au large du Brésil et qu’elle offre une trajectoire Sud-Est en repoussant l’anticyclone de Sainte-Hélène vers l’île du même nom.  

En accrochant le « dos » de cette perturbation, Sails of Change pourrait descendre très rapidement, c’est-à-dire à près de 30 nœuds de moyenne, vers les Quarantièmes Rugissants tout en évitant les glaces dérivantes qui, larguées par la banquise antarctique, remontent jusqu’à l’île Gough, voire vers les Kerguelen.  

Après plusieurs analyses de la situation météorologique au large de la pointe bretonne, Yann Guichard, skipper de Sails of Change, Benjamin Schwartz, navigateur embarqué, et Jean-Yves Bernot, routeur à terre, ont finalement convenu d’un départ du ponton trinitain à 14h00 aujourd’hui. Le maxi-trimaran devrait mettre une dizaine d’heures pour se positionner sur la ligne de départ du Trophée Jules Verne. En fonction de la marée (Pleine Mer à Ouessant à 13h35, coefficient 60) mais surtout de l’arrivée d’un front actif en soirée de mardi, le top départ pourrait être donné entre 01h00 et 06h00. Car derrière les pluies abondantes attendues, un flux puissant de secteur Nord-Ouest est prévu, entraînant une descente vers l’archipel du Cap-Vert en un peu plus de trois jours … 

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Transat Jacques Vabre. Banque du Léman et Seafrigo complètent le podium en Class40

Les arrivées de Class40 se sont enchainée en baie de Fort-de-France. Valentin Gautier – Simon Koster sur Banque du Léman et Cédric Chateau – Jérémie Mion sur Seafrigo – Sogestran ont complété le podium des Class40 avec Redman.

Longtemps dans le top 3, Volvo termine finalement au pied du podium, devancé dans le sprint final par les Suisses de Banque du Léman et par les Normands de Seafrigo – Sogestran. Lamotte – Module Création, dans le sillage, termine à une très belle 5ème place.

Le top 10 des Class40 :

  1. Redman (Antoine Carpentier – Pablo Santurde del Arco)
  2. Banque du Léman (Valentin Gautier – Simon Koster)
  3. Seafrigo – Sogestran (Cédric Chateau – Jérémie Mion)
  4. Volvo (Jonas Gerckens – Benoit Hantzperg)
  5. Lamotte – Module Création (Luke Berry – Achille Nebout)
  6. La Manche #EvidenceNautique (Nicolas Jossier – Alexis Loison)
  7. Edenred (Emmanuel Le Roch – Pierre Quiroga)
  8. Legallais (Pierre Casenave-Péré – Kévin Bloch)
  9. La Boulangère Bio (Amélie Grassi – Marie Riou)
  10. Serenis Consulting (Jean Galfione – Eric Péron)

Valentin Gautier
“Redman ils ont été bons et surtout sur le premier tiers de course. Ils ont creusé un écart qu’ils ont ménagé jusqu’à la fin. Ils sont allés tôt dans l’ouest. C’est sûr que les places varient beaucoup derrière. Nous ne sommes pas déçus du tout du classement, nous aurions signé direct au départ pour ça ! Effectivement la flotte est dense, bien préparée et bien entrainée, nous sommes très contents. Nous avons eu une petite frayeur en début de nuit, avec une drisse de spi qui a cassé. Spi dans l’eau avec les mecs au vent qui marchaient à 15-16 noeuds, il fallait réagir vite. Nous avons réussi à tout ramener et au bout de 15 minutes, nous avons eu un spi en l’air à nouveau, c’était efficace !”

Simon Koster
“Sacrée bagarre, jusqu’à la dernière minute c’était tendu. Nous avons passé la nuit à se tirer la bourre. Grosse course ! La flotte était très groupée, c’est revenu complètement par derrière au Cap Vert. Nous étions surpris, nous nous attendions à finir la course avec 5-6 bateaux, mais nous étions 30 bateaux alignés. Dans une course uniquement (ou presque) disputée au portant dans des conditions entre médium et légères il y a très peu de chance pour les bateaux neufs. Nous le voyons bien, il y a des bateaux de génération précédente qui sont plus que dans le match. Nous avons une carène tendue qui marche vraiment bien dans ce temps-là. Nous on avait un bateau plus typé pour la parcours qui allait au Brésil à l’époque. Nous avons aussi cassé la canne à algues, donc nous avons fait une réparation avec ce que nous avions. Il y avait des phases pendant 2-3 heures où nous enlevions les algues dans le safran toutes les 2-3 minutes.”

Jonas Gerckens (Volvo) : “Peu de temps avant la Transat Jacques Vabre, je m’étais cassé une côte donc ce n’était pas gagné que je sois au départ. Quand nous avons su que nous pouvions y aller, nous visions un top 10. Nous savions que le plateau de Class40 était énorme, en termes de niveau, et ça s’est confirmé. C’était une bataille. Il y avait du changement presque à chaque classement.”

Benoit Hantzperg (Volvo) : “Entre nous ça s’est passé super bien. C’était une course très disputée. Nous avons fait au mieux pour défendre notre place, nous avons fait ce que nous avons pu, mais l’équipe Seafrigo – Sogestran était vraiment très rapide. Aucun regret, nous avons donné tout ce que nous pouvions.”

Luke Berry (Lamotte – Module Création) : “C’est vrai qu’il n’y avait pas beaucoup de vent et que notre bateau n’est pas de la toute dernière génération. Moins il y a de vent mieux nous nous portons. Ça n’était pas facile de se placer par rapport aux autres, ça revenait à chaque fois par derrière, ça passait au nord, ça passait au sud. Nous avions nos petits objectifs à atteindre.
Il y avait vraiment une super ambiance à bord, pas une enguelade, pas un mot plus haut que l’autre. Je ne sais pas si c’était pareil sur les autres bateaux. Tous les jours ça repartait.”

Achille Nebout (Lamotte – Module Création) : “C’était quand même une longue transat. Nous sommes très contents d’avoir passé cette ligne et nous sommes très contents du résultat ! Ça revenait dans tous les sens, nous n’arrivions pas trop à comprendre par rapport aux fichiers ce qu’il se passait. Il y avait des très très bons skippers derrière.”

En fin de matinée à Fort-de-France, ce sont ensuite La Manche #EvidenceNautique et Edenred, qui se sont largement illustrés aussi pendant la course, aux avant-postes, qui ont franchi la ligne d’arrivée, respectivement en 6ème et 7ème position.

Nicolas Jossier (La Manche #EvidenceNautique) : “Pour pouvoir sortir en tête c’était vraiment compliqué, nous avons joué toutes nos cartes avec notre bateau, mais bravo aux autres, ils ont très bien navigué. Je ne pense pas que seuls les bateux vont vite, il y a aussi les gens qui sont à bord. C’était une super régate, c’était difficile jusqu’au bout.”
Alexis Loison (La Manche #EvidenceNautique) : “Il y a eu du match tout le long et des rebondissements. Il y a eu un nouveau départ à partir du Cap Vert. Nous sommes venus chercher de la confrontation sur cette transat et nous en avons trouvé. C’était une belle course, nous allons garder de très bons souvenirs. A bord, nous nous sommes super bien entendus, nous avons fait parler de nous et avons animé le débat.”

Emmanuel Le Roch (Edenred) : “Nous sommes contents d’être arrivés. Les derniers jours ont été longs. Nous attendions le vent impatiemment. Ca nous a fait du bien de pouvoir bien attaquer la nuit dernière et d’arriver ici de jour. En Class40, il y avait 12 bateaux neufs, c’est énorme. Le match était beau et les arrivées se succèdent. Le niveau est très homogène. Super classe, super ambiance.”

Pierre Quiroga (Edenred) : “Belle et longue transat. Nous n’avons pas eu beaucoup d’occasions de tirer sur le bateau, hormis cette dernière nuit qui nous a permis de conforter cette septième place. Nous sommes descendus assez sud, nous avons vu le Pot-au-Noir de très proche. C’était chouette d’avoir autant de regroupements de flotte, au milieu de l’Atlantique, ça donnait quelque chose d’intéressant sur l’eau.”

Puis en tout début d’après-midi, le défilé s’est poursuivi au ponton d’honneur de Fort-de-France, avec les arrivées très serrées de Legallais et La Boulangère Bio, qui ont lutté jusqu’au bout pour la 8ème place, suivis de près par Serenis Consulting, auteur d’une incroyable remontée dans la dernière semaine.

Pierre Casenave-Péré (Legallais) : “Nous avons commencé à avoir des problèmes seulement cette nuit, nous avons éclaté notre grand spi. Donc au final, longueur parfaite, il n’aurait pas fallu que ça soit beaucoup plus long. Mais pas de problèmes de nourriture, pas de problèmes d’eau. Nous nous creusions la tête pour savoir ce qui allait pouvoir amuser un peu la galerie dans nos emails de la nuit. Ca n’était pas un exutoire non plus, mais un bon moyen de partager.”

Kévin Bloch (Legallais) : “Nous sommes contents d’être là. Nous ne réalisons pas trop que c’est la fin. Cette année nous avons eu un Atlantique tranquille, pas trop de grains voire pas du tout. Niveau météo, c’était assez facile. Nous avons chacun eu des hauts et de bas, mais nous nous sommes toujours bien marrés. C’est une très belle surprise de terminer 8èmes, mais nous avons été avantagés par les conditions assez légères.”

Amélie Grassi (La Boulangère Bio) : “Je suis assez fière qu’avec Marie nous ayons mis du rythme jusqu’à la fin, même quand c’était dur. Nous sommes restées soudées et motivées. Nous avons bien travaillé nos positionnements, nous sommes classées là où nous le voulions à la fin de la course, grâce à un super retour ces dernières 48h. Ca fait plaisir d’arriver à Fort-de-France et de découvrir la baie.”

Marie Riou (La Boulangère Bio) : “C’était super, nous sommes vraiment contentes d’être dans les 10, avec un super final et une bagarre avec Legallais, que nous avons vu une bonne partie de la course. Nous ne nous connaissions pas avec Amélie, mais nous nous sommes régalées du début à la fin, c’était une super expérience et une course magnifique. Le bateau est plutôt en bon état, il peut repartir. Moi aussi je suis en pleine forme.”

Jean Galfione (Serenis Consulting) : “Ce que nous craignions au début de la course, c’était que nous ne connaissions pas assez notre bateau et c’est ce qui a pêché un peu pour nous. Nous avons appris beaucoup sur cette Transat. Le bateau a un gros potentiel, il est tout neuf et il marche déjà bien, il y a encore du travail dessus. Cette Transat est une grosse expérience pour moi et je suis content d’être arrivé.”

Eric Péron (Serenis Consultin) : “Ça peut être dangereux de partir avec un ami mais je savais qu’avec Jean ça n’allait pas être compliqué. Dès le début nous avons eu une relation très constructive. Je suis un peu déçu de ne pas avoir réussi à amener une performance à Jean. Effectivement nous étions dans un mouchoir de poche une grosse partie de la course et après ça nous a un petit peu déstabilisés, j’ai fait un mauvais choix de tactique.”

Et la journée de lundi s’est finalement terminée par trois autres arrivées au ponton d’honneur de la marina de Fort-de-France : Tquila 11ème, Project Rescue Ocean 12ème et Emile Henry – Happyvore 13ème.

Brian Thompson – Alister Richardson (Tquila) : “En quittant le ponton au Havre, nous nous disions quand même que ça serait vraiment bien de faire un top 15 donc nous sommes ravis de finir onzièmes avec ce bateau qui a déjà sept ans. La nuit dernière, le vent s’est levé et au reaching les nouveaux bateaux étaient très rapides donc nous avons eu peur de nous faire rattraper. Heureusement, nous avons maintenu notre place. Cette course était probablement la course la moins ventée et la plus au portant que j’ai fait. Nous n’avions fait aucun entraînement dans ces conditions, nous avions que navigué dans du près avant donc nous avons appris énormément de choses ! Nous pensions encore il y a deux jours nous hisser dans le top 10 car nous étions huitièmes, mais à la fin les nouveaux bateaux étaient très rapides. Cette course était pleine de match, c’était génial.”

Axel Tréhin (Project Rescue Ocean) : ” Les conditions que nous avons rencontrées entre le Cap Vert et la Martinique étaient les conditions que nous avions identifiées comme le point compliqué pour le bateau. Nous allons retourner sur l’eau le plus tôt possible, dès janvier, et nous nous donnons rendez-vous dans un an. Nous sommes privilégiés de pouvoir vivre des moments aussi dingues.”

Frédéric Denis (Project Rescue Ocean) : “Nous nous sentons vraiment bien, c’est toujours super sympa de passer autant de temps en mer. Forcément il y a un peu de frustration, mais au final nous sommes très contents de tout le chemin parcouru. Nous voulions prendre des options pour nous différencier, mais malheureusement ce n’était pas les bons côtés. Le duo fonctionne toujours, avoir navigué ensemble cette année nous a permis de nous rôder sur les manœuvres.”

Nicolas D’Estais (Emile Henry – Happyvore) : “Nous avons mis à l’eau ce bateau seulement un mois avant le départ de la course donc c’est super d’arriver ici à Fort-de-France aujourd’hui. Nous étions copains en mer et nous restons copains à l’arrivée ! Je n’avais jamais passé autant de temps en mer. C’était un super voyage. Nous avons vu plein de volcans : les Canaries, le Cap Vert, la Barbade, le parcours était top !”

Erwan Le Draoulec (Emile Henry – Happyvore) : “C’était un super défi technologique, nous avons découvert un beau bateau. Il y a eu l’escale à Tenerife, puis nous avons beaucoup bricolé. J’ai appris énormément de choses. Forcément, nous aurions aimé faire mieux, mais nous manquions d’entrainement, ça faisait longtemps que je n’étais pas parti en course aussi peu prêt.”

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Transat Jacques Vabre. Antoine Carpentier – Pablo Santurde Del Arco signent une belle victoire en Class40

Le duo Antoine Carpentier – Pablo Santurde Del Arco sur Redman a réalisé une très belle course et remporte cette Transat Jacques Vabre en Class40.

Antoine Carpentier “C’était incroyable. Nous étions bien partis après un bon départ, puis nous n’avons pas voulu prendre trop de risques la première nuit le long de Cherbourg, ça nous a coûté très cher. Nous avons cravaché pour revenir dans le match. Nous avons réussi le long du Portugal. Ensuite, nous n’avons fait que maîtriser le sujet au niveau du marquage sur les concurrents.

Pour une victoire, il faut un petit peu de réussite. Nous avons stressé jusqu’au Diamant car nous voyions les Suisses se rapprocher et le vent revenir par derrière. Il y a toujours un élément que nous ne maîtrisons pas, la météo, et c’est vrai que pour obtenir une victoire, il faut avoir un petit coup de pouce du destin, c’est-à-dire la météo qui va bien, ce que nous avons eu sur cette transat. Nous avons eu une météo pour nos bateaux, pour nos voiles, tout s’est bien enchaîné. J’ai envie de reprendre les mots de Gilles (Lamiré) d’il y a deux ans, “c’était comme dans un livre”. Je m’étais équipé du meilleur aussi, je suis très content d’avoir fait cela avec Pablo.

J’aime bien le double, mais je crois que j’ai une bonne étoile sur cette course. Il y avait vraiment de très bons marins sur cette course, une flotte assez homogène sur les dix premiers bateaux. Nous avons un super projet, amical, familial, humain. Je suis très chanceux.

Nous avons dû barrer 80% du temps. D’une part pour la performance quand la mer était hachée, mais aussi car nous n’avions pas beaucoup d’énergie à bord et le pilote automatique est très énergivore.”

Pablo Santurde Del Arco

“C’était génial de batailler comme cela, c’est ça que nous aimons. C’était difficile, mais c’est cela que nous venons chercher. Avec Antoine, nous nous connaissons depuis longtemps, mais nous avons toujours été concurrents sur l’eau. Quand il m’a appelé pour participer à la transat avec lui, j’étais ravi. Nous n’avions pas beaucoup de nourriture, c’était difficile pour les nerfs. Nous avons dû commencer à rationner deux jours avant le Cap Vert. Donc nous sentions que nous étions fatigués.”

Le résumé de la course de Redman :
Objectif rempli pour Antoine Carpentier et Pablo Santurde Del Arco. En effet, le 7 novembre dernier, le tandem Redman quittait le Havre avec la ferme intention d’aller chercher la victoire sur cette transatlantique en double. Pour cela, ils avaient mis toutes les chances de leur côté : un bateau neuf, de longues heures de fiabilisation et un très bon équipage à bord.

Les premiers jours de course n’ont pas été simples pour le duo franco-espagnol. Les deux marins ont du, dès les premières heures, batailler à coups de virements, dans des vents faibles pour s’extirper de la Manche, ralentissant alors fortement leur progression. Antoine et Pablo, situés dans le milieu de peloton, n’ont rien lâché et se sont accrochés en gardant toujours comme objectif de doubler les concurrents de devant et cela jusqu’au passage des îles Canaries où ils ont repris la tête du classement. Alors que le duo était encore aligné avec ses concurrents au moment d’entamer le passage des îles, il en est sorti avec une légère avance, résultat d’une option de passage près de Ténérife fructueuse.

La suite de leur course ne changera pas l’ordre des choses. Antoine et Pablo maintiennent leur place, résultat de nombreuses heures passées à la barre, pour suivre la cadence imposée par les Class40 non loin derrière eux. Aucun de leurs poursuivants n’a réussi à dépasser ce duo presque intouchable.

Les chiffres de la course de Redman :

  • Arrivée à 7 heures 30 secondes en Martinique (12 heures et 30 secondes, heure métropolitaine)
  • Transat Jacques Vabre bouclée en 21 jours 22 heures 33 minutes et 30 secondes
  • Redman a parcouru les 4600 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 8,70 nœuds.
  • Antoine Carpentier et Pablo Santurde del Arco auront en réalité parcouru sur l’eau 5 502,96 milles à la vitesse moyenne réelle de 10,45 nœuds.
  • Passage de l’île de Sal en première position, le 18 novembre à 17 heures 38 minutes UTC
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Transat Jacques Vabre. Les arrivées se succèdent en IMOCA

Les arrivées se sont succédés en IMOCA au ponton de Fort-de-France ce dimanche d’Arkea Paprec 4ème et Initiatives-Coeur 5ème jusqu’à Groupe Apicil.

Arkéa Paprec, 4ème Imoca
Ce dimanche 28 novembre, à 1 heure 35 minutes et 30 secondes en Martinique (6 heures 35 minutes et 30 secondes, heure métropolitaine), Arkéa Paprec a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en quatrième position de la catégorie Imoca. Le duo Sébastien Simon – Yann Eliès aura mis 20 jours 17 heures 8 minutes et 30 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 11,57 nœuds, mais il a réellement parcouru 6 670.90 milles à 13.42 nœuds. Son écart au premier, LinkedOut, est de 2 jours 15 heures 47 minutes et 20 secondes.

Les premiers mots de Sébastien Simon et Yann Eliès (Arkéa Paprec)
Sébastien Simon
“Je pense que nous méritons cette 4ème place. Nous avons essayé de jouer avec le podium mais ils ont été trop rapides. Je trouve que nous avons bien progressé avec ce bateau, surtout avec Yann. Dès la première nuit nous avons perdu une voile, ce qui nous a un peu handicapés, mais ça ne nous a pas empêchés de jouer aux avant-postes de la flotte jusqu’au-bout. Les bateaux de dernière génération ont beaucoup progressé et nous, nous arrivons avec un bateau qui a été fiabilisé et c’est déjà une super progression par rapport à ce que nous avons vécu. Le podium a encore fait monter le niveau d’un cran. Ils arrivent à faire des vitesses moyennes de 26 nœuds, c’est énorme. Nous ne sommes pas encore là, bientôt j’espère.”

Yann Eliès
“Les trois premiers ont été au-dessus du lot, pas forcément qu’en vitesse, aussi en stratégie. Nous sommes contents d’avoir réussi à sauver la place car ça faisait plusieurs jours que nous sentions les concurrents revenir par derrière, que nous buttions dans une zone sans vent. Sam Davies et Nico Lunven méritaient autant que nous cette 4ème place. Cette course n’était pas particulièrement difficile car nous avons eu des conditions relativement clémentes. Le Pot-au-noir était assez facile, mais la chaleur nous a fait souffrir. Nous avions l’impression de vivre deux Pot-au-noir par jour avec en plus un tas d’empannages à faire.”

Initiatives-Coeur, 5ème Imoca
Ce dimanche 28 novembre, à 1 heure 57 minutes et 10 secondes en Martinique (6 heures 57 minutes et 10 secondes, heure métropolitaine), Initiatives-Cœur a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en cinquième position de la catégorie Imoca. Le duo Samantha Davies – Nicolas Lunven aura mis 20 jours 17 heures 30 minutes et 10 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 11,56 nœuds, mais il a réellement parcouru 6 440.10 milles à 12.94 nœuds. Son écart au premier, LinkedOut, est de 2 jours 16 heures 9 minutes et 0 seconde.

Les premiers mots de Samantha Davies et Nicolas Lunven (Initiatives-Coeur)
Samantha Davies

“Je pense que si quelqu’un m’avait dit que nous allions jouer aux côtés des bateaux neufs pendant toute la course, je ne l’aurais pas cru. Nous sommes super fiers. C’était une course dure et longue. Ça s’est très bien passé à bord. D’un côté sur la performance et complémentarité et de l’autre sur la proximité. C’est vrai que nous passons trois semaines avec quelqu’un d’autre enfermés dans un bateau. Nous prenions chacun soin l’un de l’autre car c’est aussi important, si nous allons bien, nous naviguons mieux. La magie de la course au large, c’est que nous n’arrêtons jamais d’apprendre. C’était ma troisième Transat Jacques Vabre avec ce bateau et je ne m’ennuie jamais.”

Nicolas Lunven

“Des conditions très clémentes ce qui nous permet d’avoir tous des bateaux en bon état à l’arrivée. Nous n’avons eu aucune casse matériel. Nous pouvons être fiers de la copie que nous rendons. A partir du Cap Vert, les premiers ont eu des conditions plus propices. Ils ont pu s’envoler, puis bénéficier d’un passage du Pot-au-noir rapide. Il a été très bon pour nous aussi, mais il a été exceptionnel pour eux. Le bord de reaching après a fait ensuite la différence. Ils tenaient des vitesses très hautes, de 24 à 26 nœuds pendant que nous essayions péniblement d’atteindre les 18 nœuds.”

Prysmian Group, 6ème Imoca
Ce dimanche 28 novembre, à 3 heure 44 minutes et 54 secondes en Martinique (8 heures 44 minutes et 54 secondes, heure métropolitaine), Prysmian Group a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en sixième position de la catégorie Imoca. Le duo Giancarlo Pedote – Martin Le Pape aura mis 20 jours 19 heures 17 minutes et 54 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 11,52 nœuds, mais il a réellement parcouru 6 464.13 milles à 12.95 nœuds. Son écart au premier, LinkedOut, est de 2 jours 17 heures 56 minutes et 44 secondes.

Les premiers mots de Giancarlo Pedote et Martin Le Pape (Prysmian Group)
Giancarlo Pedote

“Je le sentais bien avant le départ déjà et tout s’est bien déroulé. Nous nous sommes répartis les tâches à bord. Martin gérait la navigation tout au long de la course. Il était très méthodique, il a fait toutes les analyses. Puis nous faisions les choix ensemble. Je pense que c’est cette fluidité qui fait que nous sommes ici aujourd’hui. Nous avons eu beaucoup de moments de complicité. Nous ne nous connaissions pas beaucoup, mais nous avons passé de très beaux moments tout au long de la course. C’était un équipier de rêve, je suis ravi d’avoir partagé cette course avec lui. Nous n’aurions pas pu mieux faire.”

Martin Le Pape

“C’était magique. C’est assez rare que des duos fonctionnent aussi bien. Je suis super content d’être là avec Giancarlo. Nous avons fait une super course, nous ne nous attendions pas à ça. Parfois nous faisions quelque chose, ça fonctionnait tout de suite. Tout nous a souri. Nous avons beaucoup travaillé, nous n’avons rien lâché sur les trajectoires. Mais si quelqu’un nous avait dit que nous allions faire sixièmes de la Transat Jacques Vabre, nous ne l’aurions pas cru.”

Fortinet – Best Western, 7ème Imoca
Ce dimanche 28 novembre, à 4 heure 37 minutes et 10 secondes en Martinique (9 heures 37 minutes et 10 secondes, heure métropolitaine), Fortinet – Best Western a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en septième position de la catégorie Imoca. Le duo Romain Attanasio – Sebastien Marsset aura mis 20 jours 20 heures 10 minutes et 10 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 11,50 nœuds, mais il a réellement parcouru 6 539.70 milles à 13.07 nœuds. Son écart au premier, LinkedOut, est de 2 jours 18 heures 49 minutes 0 seconde.

Les premiers mots de Romain Attanasio et Sébastien Marsset (Fortinet – Best Western)
Romain Attanasio
“Depuis 2015, j’ai toujours eu des projets plus aventure, et là je retrouve des sensations comme quand j’étais Figariste. Nous nous retrouvons à faire des courses de Figaro sur des Imoca. C’était une découverte. Nous avons navigué autant que nous pouvions, mais nous voyons qu’il nous manquait encore un peu de connaissance du bateau. C’était pénalisant au début, mais après nous avons appris beaucoup de choses. J’étais content que ça soit une année en double. Je voulais quelqu’un qui soit présent du début à la fin pour prendre le bateau en main avec moi, et Séb était là de la mise à l’eau à la fin de la course.”

Sébastien Marsset
“C’était top. Le bateau est génial. Je pense que c’est le meilleur bateau sur lequel j’ai régaté. J’ai pris beaucoup de plaisir. C’était important, pour avancer, d’avoir un avis différent sur les façons d’utiliser le bateau, trouver les bons réglages. La descente du Pot-au-noir à Fernando de Noronha était incroyable et propice aux foilers.”

Corum L’Epargne, 8ème Imoca
Ce dimanche 28 novembre, à 5 heure 42 minutes et 49 secondes en Martinique (10 heures 42 minutes et 49 secondes, heure métropolitaine), Corum L’Epargne a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en huitième position de la catégorie Imoca. Le duo Nicolas Troussel – Sébastien Josse​ aura mis 20 jours 21 heures 15 minutes et 49 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 11,47 nœuds, mais il a réellement parcouru 6 635.25 milles à 13.24 nœuds. Son écart au premier, LinkedOut, est de 2 jours 19 heures 54 minutes 39 secondes.

Les premiers mots de Nicolas Troussel et Sébastien Josse (Corum L’Epargne)
Nicolas Troussel
“Ca s’est très bien passé avec Sébastien. C’est une course un peu spéciale, avec des rebondissements, des conditions météo pas habituelles. C’était sympa à vivre, avec aussi une partie du parcours qu’on ne connaissait pas bien, donc pas mal de découvertes. Nous sommes contents d’être arrivés ici, c’est la première transat de ce bateau, première fois qu’il passe autant de temps en mer. Nous sommes forcément un peu déçus du résultat, mais c’était agréable, nous avons passé de bons moments, sur l’eau nous nous sommes éclatés.”

Sébastien Josse
“Nous ne nous attendions pas à ce début de course, il fallait être dans le match tout de suite, ne pas raté le bon wagon, et nous l’avons raté. Il y avait des petits coups à faire au Pot-au-noir, mais il n’y pas eu de rassemblement comme nous aurions pu espérer. Mais c’est toujours intéressant de faire autant de milles sur un bateau, ils valent cher. Nous sommes rassurés sur le fait que le bateau a le comportement d’un Imoca moderne, d’un foiler. Dès que nous serrons un petit peu le vent, ça déboite. Il faut apprendre à se servir de tout ça.”

Maître Coq IV, 9ème Imoca
Ce dimanche 28 novembre, à 8 heure 49 minutes et 53 secondes en Martinique (13 heures 49 minutes et 53 secondes, heure métropolitaine), Maître CoQ IV a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en neuvième position de la catégorie Imoca. Le duo Yannick Bestaven – Jean-Marie Dauris aura mis 21 jours 22 minutes et 53 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 11,40 nœuds, mais il a réellement parcouru 6 527.63 milles à 12,94 nœuds. Son écart au premier, LinkedOut, est de 2 jours 23 heures 1 minute et 43 secondes.

Les premiers mots de Yannick Bestaven et Jean-Marie Dauris (Maître Coq IV)
Yannick Bestaven
“Qui a eu l’idée du parcours ? Nous avons crevé de chaud ! C’était difficile car nous avons souffert du manque de vent, c’était une course très longue, nous avons pas mal bataillé avec nos amis Prysmian Group et Fortinet – Best Western, des bateaux équivalents. Ca se joue à un nuage près, c’était jeudi je crois, ils sont partis. C’est ça le charme de la course à la voile. Nous sommes à la place où nous devions être. Je crois qu’il n’y a plus de débat sur les grands foils, on l’a vu à Etretat, ils sont partis. Jean-Marie connait le bateau par coeur, et il avait aussi envie de naviguer dessus. C’était ma dernière course à bord de ce beau bateau, ce matin il y avait un petit pincement au coeur. Le parcours était un peu atypique on va dire. Le bateau est nickel, nous n’avons rien cassé, il est prêt à repartir. Nous allons commencer à regarder la suite, avec un nouveau bateau qui va arriver dans pa longtemps.”

Jean-Marie Dauris
“C’était la salle de sport tous les jours, avec tous ces empannages. Il y a eu beaucoup de manoeuvres, ça c’est sûr, un peu à l’image de l’arrivée. Mais c’était bien, c’était très sympa. C’est bien, dans le cadre d’une préparation de Vendée Globe, de comprendre le fonctionnement en interne, en étant à bord. Ce n’est pas le même ressenti qu’en échangeant au téléphone, c’est intéressant.

Nexans – Art & Fenêtres, 10ème Imoca
Ce dimanche 28 novembre, à 12 heure 11 minutes et 22 secondes en Martinique (17 heures 11 minutes et 22 secondes, heure métropolitaine), Nexans – Art et Fenêtres a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en dixième position de la catégorie Imoca. Le duo Fabrice Amedeo / Lois Berrehar​​ aura mis 21 jours 3 heures 44 minutes et 22 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 11,33 nœuds, mais il a réellement parcouru 6 419.36 milles à 12.64 nœuds. Son écart au premier, LinkedOut, est de 3 jours 2 heures 23 minutes et 12 secondes.

Les premiers mots de Fabrice Amedeo et Loïs Berrehar (Nexans – Art & Fenêtres)
Fabrice Amedeo
“Nous sommes très contents d’arriver, un peu d’émotion, beaucoup de joie. Être sur la ligne de départ, c’était une première victoire. Être 10ème sur la ligne d’arrivée, c’est extraordinaire, je suis super content. Un grand merci à Loïs d’avoir été un super compagnon de route ! Nous nous sommes super bien entendus, nous avons trouvé nos marques chemin faisant, et j’ai fait une super Transat avec lui. Le parcours était original. Il y a bien sûr une belle compétition, mais c’est aussi un voyage que je trouve génial, j’ai adoré ce parcours, même si ce n’était pas facile. Moi c’est ma première fois, je suis un bizuth de la Martinique, la baie est magnifique, j’ai hâte de découvrir ça. C’est beau, ça fait plaisir d’être là.”

Loïs Berrehar
“Pour moi c’était que du positif, super expérience, première Transat Jacques Vabre en Imoca, top 10. Nous avons été bien dans le tempo, nous sommes contents du résultat. Nous avons galéré dans les grains ces derniers jours, jusqu’au bout, à la fin, à la pointe des Anses d’Arlet, mais c’était quand même magnifique. Moi ça n’est pas la première fois que je viens en Martinique, mais c’est sympa d’arriver dans le cadre d’une course, sur un bateau à voile. Le Rocher du Diamant, magnifique, on a eu beaucoup de bateaux pour nous accueillir.”

Groupe Apicil, 11ème Imoca
Ce dimanche 28 novembre, à 16 heures 8 minutes et 21 secondes en Martinique (21 heures 8 minutes et 21 secondes, heure métropolitaine), Groupe Apicil a franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre en onzième position de la catégorie Imoca. Le duo Damien Seguin – Benjamin Dutreux aura mis 21 jours 7 heures 41 minutes et 21 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 11,24 nœuds, mais il a réellement parcouru 6 482.49 milles à 12,67 nœuds. Son écart au premier, LinkedOut, est de 3 jours 6 heures 20 minutes et 11 secondes.

Les premiers mots de Damien Seguin et Benjamin Dutreux (Groupe Apicil)
Damien Seguin
“Terminer premier des Imoca sans foils, c’était l’objectif que nous nous étions fixés, et c’est toujours bien de réaliser ses objectifs. Après, le chemin était long et compliqué pour arriver jusque-là, les choses se sont bien enchainées sur la fin. Le spi aurait changé beaucoup de choses c’est sûr, mais nous nous sommes bien débrouillés avec le gennaker. Il y a le côté sportif et compétition, et il y a le côté vie à bord, auquel j’attache beaucoup d’importance. Nous avions peu de doutes sur l’association, mais ça c’est bien passé pendant 21 jours de mer. Quand on prend le départ d’une course, c’est pour voir l’arrivée, en plus c’est une première en Martinique. J’ai eu une petite émotion au moment de passer la ligne, c’était ma dernière avec ce bateau-là, j’ai fait toutes les mers du globe avec.”

Benjamin Dutreux
“Ca n’était pas simple, nous n’avons pas pris un ris dans la grand-voile de toute la course, c’est assez partculier quand tu traverses l’Atlantique. Nous avons bien régaté, il y a eu un beau match. La perte du spi nous a obligés à prendre des options stratégiques assez tranchées dès le début de la course. On apprend toujours quand on rencontre des gens, j’ai beaucoup appris sportivement avec Damien, et c’était une belle aventure humaine aussi. Les cases sont bien cochées. Ca concrétise tout le travail fait depuis plusieurs mois, c’est une tranche de vie qui est passée. C’est vrai que c’est intense d’avoir passé 21 jours sur un bateau à deux. C’est beau d’arriver ici en Martinique.”

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