La filière nautique a fait preuve d’une bonne résistance à la crise sanitaire et regarde son avenir avec confiance

La Fédération des Industries Nautiques (FIN) a dressé un bilan de l’impact en 2020 de la crise sanitaire pour les entreprises de la filière et donné une première tendance pour 2021.

Le chiffre d’affaires de l’ensemble de la filière en 2020 s’élève à 4,7 milliards d’euros, soit une baisse de 11,5% par rapport à l’année précédente. Si la FIN observe également un recul contenu de l’emploi à 5,4%, portant le nombre d’emplois directs à 41 361 personnes, le taux d’export des bateaux neufs se maintient au niveau exceptionnel de 76%. « Ces chiffres montrent que les entreprises de la filière nautique ont su limiter les conséquences de la pandémie. L’efficacité des aides publiques combinée à l’engouement pour les activités nautiques et au professionnalisme des acteurs du marché ont aidé notre industrie à garder un cap positif malgré la tempête » a déclaré Yves Lyon-Caen, Président de la FIN.

Après une saison estivale 2020 très positive en France, l’engouement des Français pour les activités nautiques ne s’est pas démenti cet été. Le retour de la clientèle étrangère a été partiellement entravé par la reprise de l’épidémie et les restrictions aux déplacements internationaux. Malgré cela, et quoique légèrement écourtée par le 3ème confinement national (avril), la saison 2021 a été bonne pour les acteurs du nautisme. Les professionnels ultramarins, déjà fortement impactés par les premiers effets de la crise sanitaire, font cependant figure d’exception. Le soutien public doit impérativement se poursuivre pour ces entreprises, a estimé la fédération professionnelle.

Selon le Président de la FIN, « le dynamisme du marché européen comme du marché nord-américain et l’évolution favorable de la pratique nautique en France permettent d’envisager de retrouver, dès 2021, le niveau d’activité de 2019. Cela nous engage encore plus fortement à bâtir des pistes de développement pour l’avenir ».
Yves Lyon-Caen s’est vu confier fin juillet une mission par la ministre de la Mer pour réfléchir au nautisme de demain, aux côtés de Guillaume Sellier, Directeur Interrégional de la Mer de la façade Nord Atlantique – Manche Ouest. Après le plan de développement du nautisme et de la plaisance, publié en mars 2017, qui fixait les grands enjeux pour la filière, cette mission marque une nouvelle étape qui permettra de proposer les actions qui permettront de mieux accompagner le secteur nautique. Le rapport est attendu à l’occasion du salon nautique de Paris qui se tiendra Porte de Versailles du 4 au 12 décembre 2021