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30 noeuds de vent pour MacArthur

Ellen MacArthur / Castorama
DR

Son avance tombe sous les 4 jours…
Ellen avait atteint 4 à 5 jours d´avance pendant plus d´une semaine, depuis le 41e jour (2000 milles avant le Cap Horn). Mais avec un peu recul, on peut voir qu´il y a deux semaines seulement, au 30e jour, elle ne comptait que 1 jour et 6 heures d´avance sur le record, ce qui était d´ailleurs sa plus grosse avance depuis le départ. Au même moment, Francis Joyon s´apprêtait à franchir le Cap Horn et affichait de très belles moyennes quotidiennes malgré la chute de son Solent qu´il avait passer cinq heures à ramener sur le pont. A noter également aujourd´hui, le passage d´Ellen au nord de 40S de latitude, qui marque en quelques sortes le retour à la “civilisation””.

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Le trio de tête allonge la foulée …

Vincent Riou - PRB
DR

Désormais bien calé dans l’alizé de Sainte Hélène, l’infernal trio Riou-Le Cam-Golding passe la surmultipliée et cavale en direction de l’équateur situé à moins de 1 000 milles. Le vent est bien établi à l’Est, pour une quinzaine de nœuds, et les voiliers glissent sous grand voile et solent dans des conditions qualifiées hier d’idyllique par le skipper de Bonduelle, et qui vont perdurer aujourd’hui. Ce n’est que dans une vingtaine d’heures que l’adonnante au Sud Est se fera sentir et que viendra le moment d’envoyer les gennakers. Mike Golding (Ecover) vient de vivre une des semaines les plus noires de sa longue vie de marin avec cette double rupture de drisse de grand voile et son corollaire de misères. Il a viré hier soir dans l’alizé et fait à présent une route parfaitement parallèle à celle de Jean Le Cam 280 milles dans son Est, mais à 228 milles du leader Riou. Une course de vitesse pure s’engage, bateaux réglés aux petits oignons, et skippers rivés à la table à carte, la tête déjà au-delà de l’Equateur, à l’examen d’un passage à niveau nommé pot au noir.

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Jean-Yves Bernot : “Rien n´est joué”””

Jean-Yves Bernot
DR

Q – L´avance de Vincent Riou est-elle déterminante ?

Jean-Yves Bernot : “Vincent a bien joué le coup. Je ne suis pas étonné de le voir aussi bien placé. Pendant les cours, il a montré beaucoup d´intérêt. Ce qu´il fait est toujours simple et bien fait. D´un point de vue stratégique, il n´a pas raté grand-chose. Maintenant, même s´il a pris de l´avance, rien n´est joué pour autant. Après le Pot au Noir, il va connaître quelques jours difficiles, notamment s´il se retrouve avec 20 nœuds à 60° du vent. A cette allure-là, les deux autres bateaux sont plus rapides que son “”PRB”” “”.

Q – Comment s´annonce le passage du Pot au Noir ?

J.-Y.B. “”C´est toujours un passage compliqué, d´autant plus qu´il semble être actif cette année : ça peut donc être la loterie. Ensuite, du Pot au Noir jusqu´à la latitude des Canaries, ce se sera pas simple non plus. D´ailleurs, jusqu´à l´arrivée, les premiers ne vont pas connaître de repos au niveau stratégique. Ils devront être concentrés, lucides. Donc, il faudra savoir se reposer pour avoir les idées claires””.Q – Jean Le Cam peut-il revenir après son option hasardeuse dans l´est ?

J.-Y.B. : “”A ce sujet, j´avoue que je ne comprends pas pourquoi il est parti à l´est. Ce n´était pas à lui de tirer le premier. Pourquoi a-t-il fait ça ? C´est un mystère. Peut-être a-t-il choisi de se planter volontairement dans les calmes pour réparer quelque chose ou ménager son bateau ? On ne le saura pas, car il est évident que Jean ne dira rien. D´ailleurs, à sa place, j´en ferais autant. Maintenant qu´il est sorti de cet endroit, Jean va se refaire : il va un peu combler son retard et je le vois bien au Pot au Noir 100 milles derrière Riou. Après, tout dépendra du passage du Pot au Noir, donc tout reste possible””.
Q – On a l´impression que Mike Golding n´a pas véritablement de schéma stratégique. Qu´en pensez-vous ?

J.-Y.B. : “”Golding navigue bien, c´est un bon marin : il est costaud, sait faire avancer un bateau et le sien va plutôt vite. Maintenant, il est vrai qu´il a moins de culture météo que les Bretons. Sa façon de naviguer est très anglo-saxonne, c´est-à-dire on reste sur la route directe en regardant ce que font les autres. Il réagit en fonction des adversaires et n´a pas de schèmas stratégiques en tête. S´il voit qu´un concurrent part à droite et que ça avance bien, il va à droite. Lui, il parie sur sa capacité à faire avancer vite son bateau. D´ailleurs, à chaque fois qu´il a gagné une course, c´est en procédant ainsi : en suivant et en accélérant dans la dernière ligne droite. Ceci dit, c´est un très bon finisseur””.

Philippe Eliès / Le Télégramme

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Grosse fatigue à bord de Castorama…

Ellen MacArthur / Castorama
DR

La fatigue commence a pesé sur le moral d’Ellen. Depuis le Cap Horn et pour cette première partie de la remontée de l’Atlantique, Ellen a passé 48 heures dans des conditions épuisantes. Elle n’a eu que très peu d’occasions de récupérer et hier soir, alors que le vent semblait enfin se stabiliser, une mer contraire (vent contre vague) a commencé à se lever, rendant la progression de Castorama plus mouvementée et plus périlleuse : “on dirait que le bateau va se casser en mille morceaux. C’est dur, très dur. Le trimaran est secoué dans tous les sens. C’est horrible. La mer est vraiment mauvaise. La drisse de grand voile grince, tout craque, les bastaques sont sous tension… et je ne peux rien faire. J’ai essayé de ralentir. Et puis j’ai essayé d’accélérer. J’ai tout essayé mais j’ai l’impression d’avoir des montagnes en face de moi. Avec cette saleté de dépression qui s’est installée devant notre nez. Ca grince, ça gémit, ça cogne, ça craque. C’est vraiment horrible. Vous passez trois vagues, vous fermez les yeux en espérant que tout ira bien et à la quatrième : “”BANG””. Je suis sure que quelque chose va finir par casser !”” Difficile de décrire ce qu’Ellen est en train de vivre sur sa tentative de record autour du monde en solitaire. Le son de sa voix en dit long. Épuisement, anxiété, frustration. Ellen atteint ses limites.”

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Vincent Riou creuse l’écart …

Vincent Riou - PRB
DR

Dame chance tourne obstinément le dos au Britannique Mike Golding. Pour la seconde fois en une même semaine, un irritant scénario se répète, dans des conditions similaires, mais avec des conséquences cette fois plus sévères. Une seconde rupture de drisse de grand voile survenue hier matin, alors que Mike attendait du potentiel de son Ecover aux allures proches du vent de le ramener à nouveau vers le sommet du classement, est sanctionnée ce matin d’un retard sec de 120 milles. L’anglais a réparé dès hier soir, certes, et au prix d’un colossal effort physique, mais il tarde à présent à relancer la machine, englué face à de tout petits airs. Dans le même temps, Vincent Riou, puis Jean Le Cam (Bonduelle) ont viré de bord. Ils remontent à présent tribord amure dans l’alizé de Sainte Hélène. L’écart entre les deux français est bloqué à 140 milles, Jean évoluant près de 250 milles dans l’ouest de Vincent. A noter et pour l’anecdote que les deux hommes s’apprêtent à croiser leur trajectoire aller, bouclant ainsi que l’expliquait hier Le Cam lors de la vacation, un tour du monde effectif.

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Nouvelle avarie pour Mike Golding !

Mike Golding - Ecover
DR

A présent, il se prépare à remonter au mât pour remettre la drisse de sa grand-voile, un travail qu’il éxècre. « Ce Vendée Globe m’oblige à faire tout ce que je déteste. Je hais grimper dans le mât ! », nous dit Mike dans un sourire qui prouve que notre skipper britannique n’a pas perdu son sens de l’humour. La drisse de grand-voile (qui maintient la grand-voile haute) s’est rompue à l’extrémité basse du gréement, sur le taquet coinceur, à l’endroit où la drisse est bloquée avant d’atterrir dans le cockpit du bateau. La drisse de grand-voile supporte beaucoup de pression, celle d’une grand-voile de 150 m² et celle du gréement.

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Castorama ralenti dans l´Atlantique

Castorama / Ellen MacArthur
DR

Un vent faible ralentit la progression de Castorama…
Suivant un cap nord-est, Ellen navigue actuellement à 385 milles de la côte argentine et à 265 milles dans le nord-nord-est des îles Malouines, contournées hier par l’ouest. Hier soir, le vent d’ouest s’était stabilisé aux alentours de 17 à 20 nœuds, mais, depuis minuit, la brise a progressivement molli pour atteindre une petite moyenne de 9 nœuds à 4h00 GMT ce matin. Les dernière données montrent que le vent d’ouest souffle à 11,5 nœuds… Malgré cela, Castorama parvient néanmoins à tenir une moyenne de 10,73 nœuds. Il faut préciser que Castorama, avec 15 pieds de moins que IDEC de Francis Joyon – soit près de 4 mètres en moins – possède une surface de voile plus réduite, mais est aussi plus léger. Castorama ne pèse que 8,3 tonnes, à comparer aux 16 tonnes de IDEC. Aussi, dans des conditions faibles, il a l’avantage d’avancer légèrement plus vite. Ellen a parfaitement conscience de ces obstacles météo qui, comme celui-ci, jalonnent l’Atlantique sud. « C’est dans l’Atlantique que se trouvent les vents les plus instables. C’est ici aussi que soufflent les vents les plus faibles », a-t-elle prévenu deux jours auparavant. Les souvenirs des conditions portantes et rapides des Océans du Sud se font de plus en plus lointains. La navigation le long de la côte argentine puis brésilienne annonce des conditions de vent au près, dans un vent qui refuse. Il reste 2500 milles à parcourir avant de retrouver les alizés du sud-est au large de la corne brésilienne. Ce passage, qui pourrait aisément perturber la progression de Castorama, est crucial dans la quête du record.

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Moins de 200 milles en 24 heures sur la route directe …

Mike Golding - Ecover
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Et les plus rapides sont : Dominique Wavre (Temenos), et Sébastien Josse (VMI) ! Avec respectivement 325 et 321 milles parcourus depuis hier matin, les deux hommes seulement distants de 73 milles ont repris plus de 120 milles aux leaders en 24 heures. Sébastien l’affirmait hier à la vacation : « J’ai la pêche ! ». Il ramène aujourd’hui son VMI blessé à moins de 600 milles de son ami Riou. Dans des conditions difficiles, il engrange un maximum de milles avant le ralentissement prévu pour ce soir.

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Bilan et perspectives du Grand Pavois

Grand Pavois de la Rochelle
Grand Pavois de la Rochelle

l´Activité de l´Association en 2004

L´activité de l´Association s´est concentrée sur l´organisation du Grand Pavois qui maintient ainsi sa place de leader : Véritable reflet de la plaisance française, il est l´un des tout premier salon nautique à flot au monde.
Le salon a pris un nouvel envol : plus fonctionnel, plus large, plus grand, plus espacé, avec des secteurs d´activités parfaitement identifiés.
103 000 visiteurs de qualité ont arpenté les allées et les pontons du salon, soit 5 % de plus qu´en 2003. L’enquête réalisée par la Chambre de Commerce de La Rochelle, révèle les tendances importantes de la 32e Edition du Grand Pavois.

• Le profil du visiteur – type est un homme de 40/60 ans, employé, cadre ou jeune retraité, qui navigue et réside en grande majorité sur la façade atlantique et qui connaît le Grand Pavois.
• 43 % des visiteurs possèdent un voilier de 6 à 9 m et recherchent des équipements complémentaires (électronique, gréement, motorisation, annexes et aménagement intérieur) et souhaitent changer de bateau dans l´année (36 % en neuf). 46 % reviennent chaque année au salon.
• 28 % des non-propriétaires louent un bateau pour une durée moyenne d´une semaine.
• 47 % des visiteurs restent la journée complète au salon.
• Les partenaires les plus cités sont Mercedes, Le Conseil Général de La Charente-Maritime et la Région Poitou-Charentes.
• 97 % des visiteurs sont satisfaits de leur visite et 88 % souhaitent revenir en 2005

637 exposants internationaux de la filière nautique valorisaient leur savoir faire soit 25 % de plus que l´année précédente. Le réaménagement des espaces du salon a concerné pas moins de 120 exposants qu´il a fallu motiver et convaincre : Les motoristes, les boutiques et les restaurants mais aussi pour le village bois et les bateaux essais.
Avec 10 000 m2 supplémentaires, soit un total d´exposition de 55 000 m2 et 639 bateaux exposés, contre 542 en 2003 soit 17 % d´augmentation. Cette année, 1 bateau sur 4 était une nouveauté.

L’invité d’honneur, l’Afrique du Sud, a exprimé une grande satisfaction de sa présence qui s’est avérée très fructueuse, avec 2,5 millions de dollars US de recettes.
Forts de ce succès, l’ambassade d’Afrique du Sud et une dizaine de chantiers ont d’ores et déjà affirmé leur volonté d’être présents en 2005 sous hall dédié à leurs industries nautiques et à flot pour exposer pas moins de 10 bateaux.
32 partenaires privés, petits et grands, comme Mercedes, Adia, Primagaz, ont fait confiance au Grand Pavois pour réaliser des actions de partenariat faisant de cette manifestation un événement convivial, interactif et dynamique.

L´opération environnementale intitulée Grand Pavois Bleu a été couronnée par le salon nautique de Paris qui l´a consacrée lauréat du Clin d´œil de l´environnement 2004. Ce prix est dédié aux partenaires de cette action et aux prestataires qui ont œuvré sur le terrain pour gérer les 29 tonnes de déchets générés par le salon.
Les retombées médiatiques ont été plus que jamais marquantes et flatteuses grâce à une forte campagne de communication et de bonnes relations presse, notamment en TV nationale et presse économique.
Le salon c´est aussi 15 millions d´euros de dépenses directes par les exposants et visiteurs dans l´économie locale, hors contrats réalisés sur le salon.

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Bernard Stamm : “Une nouvelle expérience”””

Bernard Stamm
DR

Pourtant, le Suisse, installé depuis plusieurs années dans le pays bigouden, est resté en contact avec les marins, animant avec brio plusieurs vacations radio. “Oui mais écouter et regarder les autres tourner autour de la terre, ça me gonflait pas mal””.Alors, il a vite repris la direction de Caen pour remettre en état son 60 pieds “”Cheminées Poujoulat – Armor Lux”” (1) : “”Je suis un marin, donc le but n’est pas de rester à terre, mais bien d’aller naviguer””. Et puis voilà qu’il reçoit un coup de téléphone pour le moins inattendu : à l’autre bout du fil, des équipiers de “”Orange 2″” : “”Bernard, comme tu es disponible en ce moment, viens naviguer avec nous””. “”Je n’étais pas totalement disponible, mais, bien sûr, ça me faisait envie””.”

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