Accueil Blog Page 2115

El Reto, 8ème Challenger

L´Aiguière d´argent
L´Aiguière d´argent

El Reto, qui signifie « Le Challenge » en espagnol, est le quatrième challenger espagnol dans l’histoire de la Coupe. A trois occasions en effet, des équipages espagnols ont disputé la Louis Vuitton Cup – série de régates éliminatoires pour les Challengers-, en 1992 et 1995 à San Diego et en 1999 à Auckland.

Le syndicat d’El Reto est une équipe nouvelle, menée par Augustín Zulueta, project manager dans le domaine de la voile, bien connu en Espagne. « Avec la 32e America’s Cup qui se déroule en Espagne, tous les éléments sont réunis pour monter un challenge espagnol compétitif » a déclaré Zulueta. « Nos objectifs sont désormais de structurer notre équipe avec notre principal sponsor Iberdrola, de préparer des bateaux afin d’être prêts à régater en juin prochain lors des Valencia Louis Vuitton Acts et de développer une stratégie à long terme pour la Louis Vuitton Cup et la 32e America’s Cup en 2007. Nous avons encore beaucoup de travail ! »

Michel Bonnefous, Président d’AC Management : “ Nous nous réjouissons de la venue d’un challenger espagnol. C’est une étape très positive pour le succès de la 32e America’s Cup. Avec la Louis Vuitton Cup et le Match à Valencia, Espagne, ainsi qu’une forte équipe locale représentée par El Reto, les valeurs de l’America’s Cup atteindront naturellement une audience accrue auprès du public espagnol ».

La liste actuelle des challengers qui se battront dans les trois prochaines années pour conquérir le droit de rencontrer Alinghi lors du 32e America’s Cup Match sont :
– BMW ORACLE Racing, USA
– +39 Challenge, ITA
– Team Shosholoza, RSA
– Emirates Team New Zealand, NZL
– Luna Rossa Challenge, ITA
– K-Challenge, FRA
– Le 7ème challenger, accepté le 17 décembre, dont l’identité sera révélée en janvier prochain
– El Reto, ESP

Source ACM

- Publicité -

MacArthur : Tempête pour Noël …

Ellen MacArthur
Ellen MacArthur

A plus d´un tiers du parcours … Castorama a déjà parcouru 9654 milles depuis le départ, soit plus d´un tiers du parcours sur la route théorique de 26000 milles. Ellen a passé les îles Crozet hier et se trouve maintenant à 445 milles dans l´ouest des îles Kerguelen. Elle compte 20 heures et 14 minutes d´avance sur le record de Francis Joyon et poursuit sa route vers l´est à une vitesse de 18 nœuds dans 30 nœuds de vent de nord-ouest. Malgré un décalage de 300 milles dans le sud, la route de Castorama est pratiquement identique à celle de IDEC au même moment de sa tentative.
Ellen reste au milieu de l´autoroute, en prenant garde de ne pas se faire prendre sur la voie “lente”” au nord ni sur le “”hors-piste”” au sud… Actuellement par 45S, Castorama poursuit sa route en ligne droite vers l´est dans des vents de nord-ouest modérés entre 20 et 30 nœuds, en empannant si nécessaire pour rester sur la voie du milieu…

Eviter les rafales à 50 noeuds. Castorama va peut être devoir remonter vers le nord pour éviter les vents très forts prévus à l´avant de la prochaine dépression qui arrive par l´ouest. Ses routeurs surveillent l´évolution de ce système : “”la prochaine dépression devrait atteindre la position d´Ellen le 24 au soir et pendant la journée de Noël. Le vent va alors tourner au nord et souffler assez fort dans la nuit de vendredi à samedi entre 30 et 40 nœuds avec des rafales à 50. Il faudra peut être remonter plus au nord autour de 42-43S pour aborder au mieux ce système…””

. Encore un problème, mais cette fois, cela n´a rien de technique ! “”J´ai un vrai problème… Je suis à cours de barres de céréales muesli et malheureusement, c´est sur elles j´avais basé une partie de mon régime alimentaire ! Et le pire, c´est que je n´ai plus de porridge. En plus de cela, mon apport en calories dépend beaucoup de ma consommation d´huile d´olive, or je dois l´économiser pour le générateur ! “” Ellen doit en effet garder la moindre goûte d´huile pour approvisionner son générateur principal pendant la remontée de l´Atlantique et éviter ainsi d´utiliser l´autre générateur qui a tendance à surchauffer et à rendre la vie à l´intérieur insupportable dans les régions tropicales.

Analyse météo : Ces dernières 24 heures, Ellen a navigué dans des conditions stables et a réalisé une bonne progression vers l´est dans des vents modérés de nord-ouest.
La grosse dépression au sud, associée à la dorsale anticyclonique au nord, a offert des vents favorables d´WNW à NW, entre 20 et 30 nœuds avec une mer plus praticable. Pendant une bonne partie de la journée ce mercredi, Ellen devrait rester dans le même type de conditions, avant une bascule de vent à l´ouest, jusque ouest-sud-ouest jeudi, puis un retour au nord-ouest en fin de journée jeudi et vendredi.
Les prévisions météo pour la veillée et le jour de Noël se confirment. Ellen va sans doute devoir affronter des conditions plus dures à l´approche d´un important système dépressionnaire par l´ouest qui génère des vents de nord de 30 à 45 nœuds. Ellen pourrait avoir à se décaler vers le nord pour éviter le plus gros de cette dépression.

(Source Team Ellen)”

- Publicité -

Sydney-Hobart : place à la 60ème !

VOR 60 Tyco - Sydney-Hobart 2000
VOR 60 Tyco - Sydney-Hobart 2000

628 milles et un parcours que tous les navigateurs les plus chevronnés des antipodes connaissent comme la poche de leur ciré. De la baie de Sydney au détroit de Bass qui peut se montrer sous son plus mauvais visage, jusqu’à la rivière de Derwent où est mouillée la ligne de l’arrivée, la Sydney-Hobart s’est incontestablement inscrite au rang des épreuves majuscules entre l’Australie et la Tasmanie. Réputée pour son niveau d’exigence et le niveau de compétition qui y est déployé, cette course attire tout naturellement les plus fines barres recrutées par les propriétaires les plus fortunés. Et cela fait 60 ans que cela dure ! Autant dire que pour cette édition anniversaire, du très beau monde – en quantité et en qualité – est attendu en baie de Sydney pour s’élancer en direction d’Hobart.

Skandia, Konica Minolta, Nicorette et les autres…
Plus de 120 bateaux joueront des étraves – 124 exactement, sauf désistements de dernière minute – parmi lesquels, on compte des « petits » de 40 pieds à la pelle et très des grands en nombre. Ils figurent tous parmi les unités les plus affûtées de l’hémisphère sud. Parmi les maxis les plus en vogue, ils seront donc tous là, au premier rang desquels figure celui qui s’est adjugé les honneurs de la ligne l’année dernière, le 98 pieds Skandia de l’Australien Grant Wharington impliqué depuis dans la Volvo Ocean Race. Ce vainqueur en titre – qui avait conclu le parcours en 2 jours 15 heures et 14 minutes – aura, c’est sûr, fort à faire pour contenir ses concurrents prêts à tout pour ne pas s’en laisser compter avec un doublé.
Gare donc au Konica Minolta (ex-Zana) de Stewart Thwaites, qui avait déjà bien failli voler la vedette à son rival l’an passé à l’issue d’un duel au sommet. Mais tous ne perdront pas de vue le nouveau Nicorette, le 90 pieds flambant neuf de Ludde Ingvall, tout juste sorti d’un chantier rondement mené… puisque conduit en moins de 90 jours ! « 90 pieds en 90 jours », on devine que ce nouveau bijou de carbone n’a manqué de rien pour s’offrir l’honneur de débarquer de la sorte sur la ligne de départ à Sydney. Enfin, du côté des plus petites unités, notons la présence du redoutable Open 66 AAPT (ex-Grundig) de Sean Langman, réputé pour n’avoir pas son pareil pour se faufiler au devant des plus grands que lui. Doté depuis d’un kite en guise de spi (voir photo), voilà qui pourrait lui donner des ailes. Targé, le 60 pieds signé Reichl Pugh de Steven David et skippé par Iain Murray, actuel leader du Rolex Trophy, sera également de la partie et compte bien continuer sur sa lancée. Il lui faudra veiller notamment aux quelques V0 60 annoncés au départ.

Si toutes ces superbes machines à voiles menées par des équipages de haut vol promettent de jouer tous les coups tactiques permis pour s’offrir les fameux et très disputés « honneurs de la ligne » en temps réel, n’oublions pas que la Rolex Sydney-Hobart se dispute aussi en IRC. On se souvient d’ailleurs que l’année dernière la victoire en temps compensé était revenue à un bateau « made in France » : le Bénéteau First 40.7 First National Estate emmené par des Australiens. Cette année, trois Bénéteau «faits maison », trois bateaux tricolores – 2 First 47.7 et 1 First 44.7 – pris en main par des équipiers de « down under » vont venir grossir les rangs de cette 60ème du nom … plus que rugissante ! A suivre et ne pas manquer au lendemain de Noël…

LF

- Publicité -

Noël aux glaçons !

Iceberg
Iceberg

Dans un champ de minesC’est dans un champ de mines que Bonduelle progresse et il est évident que son skipper ne va pas beaucoup dormir. Si le spectacle est fascinant ,  le danger lui est omniprésent. Un cadeau de Noël dont les solitaires auraient bien fait l’économie.Le Cam cernéA la vacation de la mi- journée,   Jean Le Cam a raconté calmement cette rencontre : ” La mauvaise nouvelle, c’est qu’il y en a partout ! La bonne nouvelle, c’est qu’il y a une bonne visibilité ! Le radar a l’air de les détecter mais le problème c’est que tu ne peux aller ni à droite ni à gauche. A gauche, j’ai eu un défilé tout à l’heure et maintenant j’en ai un à quatre milles sous le vent. J’ai eu un gros iceberg tabulaire qui faisait au moins un quart de l’île de Groix avec deux petits autour ! Je n’ai pas vu de growlers… Là, je rigole mais je ne fais pas le malin. La nuit va durer encore cinq ou six heures et je vais la passer sur le pont. Heureusement il y a pas mal de lune et pas trop d’air. Les conditions sont assez favorables à une veille permanente » racontait le roi Jean qui trouvait encore le moyen de plaisanter :  “” C’est vraiment le spectacle  comme on les aime au Puy du Faou. Les organisateurs avaient fait les choses bien. Il y avait même une baleine sur le terrain de jeu qui a surgi 50m devant le bateau. Une soirée baleine ou cachalot et icebergs en prime, je suis gâté !””Riou paré pour une nuit blancheLe même danger guette Vincent Riou dont le PRB se situait à 44 milles en latéral dans le Nord de la position  de Le Cam. Solidarité entre gens de mer et entre ces deux finistériens qui se disputent la première la place , toutes les infos  ont été immédiatement relayées au skipper de Loctudy. “” Je suis en train de couper dans le fromage car si je continuais je faisais route dessus. J’ai viré… Mon radar fonctionne en permanence depuis maintenant trois jours et je vais passer la nuit dehors. L’avantage c’est que l’on sort de trois jours de près et cela a laissé pas mal de temps pour dormir. Là, une nuit blanche ne me pose aucun problème. Il va falloir être vigilant. Il y a des moments où il faut faire du bateau à voile et d’autres moments où l’on fait de la course… »  Dans cette situation, les deux leaders qui faisent preuve de sang – froid  ont pour eux une bonne visibilité , un vent modéré et  de la lune, ce qui est précieux pour la veille. Mais pour se sortir de ce piège redouté des glaces , il va falloir jouer finement.Cette nouvelle qui a jeté un froid sur la flotte a un quelque peu occulté la course qui n’en perd pas ses droits. Derrière les ouvreurs lancés dans  leur “” slalom gênant”” , Mike Golding a pris l’ascendant sur Sébastien Josse. Quille pendulaire ,  longues dérives et ballasts , Ecover est indéniablement plus performant que VMI à cette allure contre le vent.  Du coup , le benjamin a concédé un peu de terrain mais le match est loin d’être fini.G D”

- Publicité -

Comme neige au soleil !

Bonduelle de Jean Le Cam
Bonduelle de Jean Le Cam

Abracadabrantesque… Ils sont quatre ce matin à tirer des bords et à progresser au près là où, logiquement, ils devraient glisser sous les bons effets des dépressions balayant le grand Sud, profitant d’une houle mieux ordonnée que celle rencontrée dans l’Indien. Et bien non, la progression se fait depuis 24 heures par petite poignée de 170 milles à 7 nœuds de vitesse moyenne sur la route, bateau penché et jouant à saute-mouton. Autant dire que c’est comme neige au soleil qu’est en train de fondre l’avance des quatre/cinq jours chèrement acquise sur le précédent Vendée Globe. Et, histoire de ne pas aider nos camarades glissant actuellement par 54° Sud, cette dépression située très nord générant ces fameux vents dans le nez n’est pas prête de tourner casaque. Autrement dit, ce vent de secteur est dominant va enquiquiner la tête de la flotte pendant trois jours au moins. Si Noël se fera tête à l’envers, il pourrait également se faire penché pour les leaders !

Autre facteur à ne pas oublier, cette fameuse zone d’une quinzaine d’icebergs signalée par les MRCC néo-zélandais placée dans l’est de l’île Campbell. Vincent Riou (PRB), le plus nord du groupe de tête, se trouve ce matin à 213 milles de cette fameuse zone qui se situe cap au 74° soit dans son nord-est. Vincent devrait certainement virer dans le courant de la matinée. A suivre…

Seul Mike Golding (Ecover) n’a pas viré de bord en ce petit matin. Dans l’ordre des virements de bord effectués, on trouve Vincent Riou (PRB), Jean Le Cam (Bonduelle) et Sébastien Josse (VMI), cap au nord-est. Derrière, on profite des conditions de vent portant et on grignote tant que l’on peut les milles de retard sur le groupe de tête. C’est Joé Seeten (Arcelor Dunkerque) qui affiche la meilleure progression sur 24 heures avec 309 milles parcourus à 12,9 nœuds de vitesse moyenne, soit le double de Vincent Riou (PRB) au même moment.

Côté deuxième partie du classement, ils sont encore huit à ne pas avoir passé la longitude du cap Leeuwin. Patrice Carpentier (VM Matériaux) et Joé Seeten (Arcelor Dunkerque) seront demain les prochains « australiens » de la course. La course s’étale ce matin sur 3 480 milles, distance ce matin entre Jean Le Cam (Bonduelle) et Karen Leibovici (Benefic) actuellement au large des Kerguelen.

Source : Vendée Globe 2004

- Publicité -

Retour sur Valence 2004…

America´s Cup
America´s Cup

Les régates à Valence d’un point de vue sportif ?
Michel Bonnefous : Passionnantes ! Depuis Marseille, nous savions que plusieurs bateaux étaient susceptibles de donner du fil à retordre aux teams présentés comme les favoris par les médias. Avec huit équipes au départ, les Valencia Louis Vuitton Act 2&3 s´annonçaient encore plus palpitantes …et ce fut le cas ! Jusqu´au dernier jour, tout était ouvert, tant pour la victoire dans chaque acte que pour le classement général 2004.

Les teams engagés ?
M.B : Les niveaux de compétitivité sont certes différents selon les bateaux en lice, mais j´ai été frappé et réjoui par la motivation très élevée de tous les régatiers, sans exception… Sous un angle plus général, je pense que les teams ont apprécié de pouvoir présenter leur savoir-faire et leur esprit de compétition à leurs divers partenaires, existants ou potentiels.

Vos conclusions après les Valencia Louis Vuitton Act 2&3 ?
M.B. : Mon impression générale est très positive. Nous avons accueilli plus de 240´000 visiteurs qui, pour la plupart d´entre eux, ont vécu pour la première fois l´expérience unique de l´America´s Cup. Le public valencien a pu suivre la course en direct grâce aux écrans géants placés au centre de l´America´s Cup Park, s´émerveiller devant les super-yachts, suivre les cérémonies officielles, croiser les plus grands régatiers du monde… Je suis convaincu que le public a vraiment apprécié ce premier contact.

Et maintenant ?
M.B. : Je considère que notre travail vient à peine de débuter. Notre ambition est de faire évoluer l´America´s Cup, pour son grand retour en Europe, en nous appuyant sur ses éléments fondamentaux. Nous voulons en effet développer l´aura de la plus prestigieuse compétition de voile au monde en nous basant sur ses valeurs immuables. Celles-ci se résument en trois mots-clés : mythe, innovation et émotion. Après les trois premiers actes, je pense que nous sommes sur la bonne voie mais que la plus grande partie du chemin est devant nous. Les compétitions que nous venons de vivre nous ont permis de tirer de précieux enseignements. Il s´agit maintenant de mettre en place les mesures d´amélioration nécessaires… »

Source ACM

- Publicité -

Amélioration avant la tempête

Ellen Mac Arthur - Castorama
Ellen Mac Arthur - Castorama

. Ellen a dépasser les fonds froids : “Si je peux rester plus longtemps dans l´est à l´avant de chaque front froid, j´aurai une mer plus plate, une meilleure vitesse et donc moins de stress ! “” Tel est le jeu des Mers du Sud selon Ellen… Malgré les conditions abominables rencontrées hier, Castorama compte ce matin plus de 20 heures d´avance sur le record, soit deux heures de plus qu´hier au même moment. Depuis le départ, le trimaran a parcouru 9220 milles sur un total de 26000. Le reste de la semaine devrait se courir à un rythme soutenu dans des vents d´ouest compris entre 20 et 30 nœuds. Mais pour le 25 décembre, le Père Noël risque d´amener avec lui un vilain cadeau de 50 nœuds…

. Rafales de 50 noeuds hier. En fin d´après midi, Ellen a empanné bâbord amures pour s´éloigner d´une mer très forte générée par une énorme dépression plus au sud. Pendant quelques heures, Castorama n´avait plus d´échappatoire : au nord, les fonds marins passaient de 2000 à 200m levant de véritables bouillons de mer. Au sud, la dépression. Ellen a empanné vers 16h00 GMT dans 40 nœuds de vent et des creux de plus de 10 mètres. “”Je me sens beaucoup mieux depuis que nous faisons cap au nord-ouest pour nous éloigner de ce système…””

. Castorama va passer à proximité des îles Crozet aujourd´hui … Le trimaran pointe ce matin à 50 milles dans l´ouest de l´archipel situé par 46 degrés S. Il devrait passer dans son nord, ou peut être même en plein milieu ! Ellen a pris la décision de ne pas passer au sud lorsqu´elle a empanné hier pour s´éloigner de sa route à 46S. Francis Joyon avait quant à lui dépassé la longitude de ces îles par 41 degrés S, soit 325 milles au nord de la position actuelle d´Ellen.

. Les conditions météos s´améliorent : Le vent se stabilise au nord-ouest et devrait continuer de souffler dans cette direction entre 18 et 25 nœuds pour les prochaines 24 heures. Ellen trouvera les vents les plus favorables autour de 45 degrés sud, car la dépression plus au sud continuera de pousser les fronts froids vers cette zone. Le vent tournera nord-ouest à l´avant de ces fronts, puis ouest à l´arrière. La prochaine grosse dépression est attendue pour Noël avec plus de 50 nœuds. Le vent tournera alors WSW. Pour l´instant, la journée du 25 décembre ne s´annonce très agréable pour Ellen et Castorama…

. Analyse météo : Depuis une douzaine d´heures, les conditions se sont un peu améliorées pour Ellen. Le vent souffle maintenant entre 20 et 28 nœuds et la mer n´est plus aussi déchaînée qu´elle l´a été ces dernières 24 heures.
Pour les jours à venir, Castorama va retrouver des vents favorables entre l´anticyclone situé au nord (près de 40S) et la dépression centre autour de 55-60S. Cette dernière va engendrer une série de fronts faibles au cours des prochains jours. Le vent va alors tourner plus à droite (NW) à l´avant de chaque front ou talweg, puis il tournera à gauche (W) à l´arrière de ces fronts. Il soufflera plus ou moins entre 20 et 30 nœuds.
Entre l´anticyclone et la dépression, Ellen trouvera le meilleur vent autour de 45S, mais devra sans doute remonter plus au nord s´il est trop fort, ou plus au sud, s´il faiblit.
Un important système dépressionnaire pourrait la concerner le week-end prochain. Elle devra garder un rythme soutenu pour ce tenir à l´avant de cette tempête. Mais il s´agit là de prévisions à 5-6 jours et tout peut encore changer.

(Source Team Ellen)”

- Publicité -

LA PROCHAINE ODYSSÉE DU GEANT ORANGE II

Mise à l´eau d´Orange II
Mise à l´eau d´Orange II

Interview de Bruno Peyron :
Repartir autour du monde pour la troisième fois !
On a construit ce grand bateau avec pour objectif d’en faire le voilier le plus rapide sur tous les océans du monde dans les 5 années qui viennent. Par voie de conséquence, notre ambition passe par différents projets dont le tour du monde est la priorité numéro 1. Le fait de l’avoir déjà fait, de bien connaître le parcours et d’avoir l’expérience de ce genre de bateaux sont un ensemble de choses qui font qu’on est en bonne position pour réussir notre pari dans les années qui viennent. Retourner autour du monde pour la troisième fois n’a rien d’obsessionnel pour moi. C’est comme si vous demandiez à un athlète pourquoi il va tenter de battre le record du 100 mètres pendant 10 ans ! C’est une quête de la performance dans un univers que l’on connaît maintenant un peu mieux mais dont nous savons qu’il a aussi, encore, à nous apprendre…

La Préparation du bateau
Toute l’équipe a beaucoup travaillé depuis cet été pour résoudre les petits problèmes que nous avons rencontrés depuis l’hiver dernier. On a aujourd’hui des safrans qui fonctionnent parfaitement bien. Les problèmes de crashbox et de transformation des systèmes de propulsion ont été réglés. L’autre axe de travail a été l’amélioration de sa performance, apprendre à bien le manœuvrer car il est très puissant. On a parcouru plus de 20 000 milles en 6 mois, donc on connaît mieux la façon de le faire aller très vite. Orange II est aujourd’hui dans une version d’optimisation parfaite.

L’équipage
J’attache toujours autant d’importance à l’esprit du groupe et chaque équipier doit apporter une compétence complémentaire à celle des autres. Mais une chose est nouvelle cette année, car on s’est rendu compte que la qualité des barreurs était encore plus essentielle qu’on ne le pensait déjà. D’abord parce que ce bateau demande une vigilance de tous les instants. Et puis, à la différence d’un monocoque, la vitesse établie entre un bon barreur et un excellent barreur peut atteindre entre 3 et 5 nœuds sur un grand multicoque. Vous imaginez la différence en nombre de milles à l’arrivée… J’ai donc fait particulièrement attention cette année dans la composition de l’équipage, pour avoir dans chacun des 3 quarts, au moins 2 très bons barreurs. Dans le choix de mon équipage, j´ai tenu à donner la priorité à la “dream team”” (l´équipage vainqueur du Trophée Jules Verne 2002). On retrouvera donc des noms comme, Yann Elies, Philippe Péché, Ronan Le Goff, Yves Le Blévec, Jean-Baptiste Epron, Florent Chastel, mais aussi ceux qui étaient présents à mes côtés l’hiver dernier ou cet été, comme Roger Nilson, Jacques Caraes, Sébastien Audigane, Lionel Lemonchois, Nicolas de Castro ou Ludovic Aglaor…

Le Trophée Jules Verne ou le tour du monde absolu…
Quelque soit le nom qu’on lui donne, ce parcours est réellement étonnant quand on regarde le nombre de tentatives qui ont eu lieu avec finalement peu de réussite. La performance la plus impressionnante est bien sur celle de Steve Fossett, et elle se passe de tous commentaires. Un parcours parfait, une très bonne maîtrise, un bon équipage, un bon bateau, une excellente navigation et puis le petit coup de pouce de la chance, nécessaire pour une telle performance. Il faut se rappeler que l’équipage de Fossett a réussi à nous reprendre 4 jours, uniquement sur la dernière partie du parcours, dans la remontée de l’Atlantique entre l’équateur et l’arrivée… La chance ne sourit qu’aux audacieux et aux projets bien menés. Et puis, le petit coup de chance, Fossett ne l’a eu qu’à la fin. Donc s’il n’avait pas fait 58 jours, il aurait fait 60 ou 61… La performance de Kersauson est presque plus « logique ». C’était une belle navigation, avec un bateau bien préparé mais avec des difficultés-météo que n’a pas connu Fossett, ce qui fait la différence entre les deux. Ces deux performances sont très respectables d’un point de vue sportif et constituent désormais nos deux objectifs majeurs.

(Source Orange)”

- Publicité -

Du près, encore du près ….

Sébastien Josse / VMI
Sébastien Josse / VMI

« Arriver dans le Pacifique pour y planter des pieux ! Ce n’est pas très drôle ! » Un brin désabusé, le leader du Vendée Globe. Vincent Riou (PRB) ne s’attendait certes pas à abandonner si tôt et à cet endroit de la course les longues glissades au portant pour jouer à saute vagues contre le vent. Une situation météo un peu anachronique impose un vache coup de frein en tête de flotte. Du près et encore du près, peut-être jusqu’à la prochaine porte, située 1200 milles devant les étraves bondissantes des voiliers. Les trajectoires spectaculairement parallèles à 12 milles d’intervalle Nord Sud, des inséparables Riou- Le Cam (Bonduelle) attestent du peu d’option laissé par la dépression néo-zélandaise. Il faut traverser sa bordure sud et composer avec ses vents forts, 30/35 nœuds dans l’axe du bateau. Même le Britannique Mike Golding (Ecover), un moment tenté par l’idée d’aller chercher le portant dans le Nord a abdiqué. Il indique ce matin un cap similaire à celui de ses camarades de jeu, Est Sud Est.

Plus d’option Nord à proprement parlé pour Mike, mais en revanche un angle de vent et un décalage en latitude pas inintéressant et qui permettent à Ecover de limiter les dégâts vis-à-vis du duo leader, et de combler doucement son déficit face à Sébastien Josse (VMI). Jojo a ralenti au passage de la brusque rotation des vents du Sud Ouest au Nord Est. Un peu plus « appuyé » dans son Nord, Ecover a repris 35 milles au benjamin de la flotte, remarquable 3ème de ce Vendée Globe depuis l’officieux – à défaut d’officiel – retrait de Roland Jourdain (Sill et Veolia). Bilou est entré cette nuit dans la Baie de Hobart. La Direction de Course a missionné Ian Johnston pour l’accueillir ce matin et l’aider dans ses démarches logistiques et administratives en attendant l’arrivée de Gaël Le Cléac’h et son équipe technique.

Un ralentissement dans le rythme infernal des leaders ! Voilà qui réjouit Dominique Wavre (Temenos). A l’aise au portant sur une mer de plus en plus confortable, le Suisse accumule les belles journées de glisse. Il passera aujourd’hui la porte placée sous la Tasmanie. Loin dans son sillage (650 milles) son ancien compagnon de route Jean Pierre Dick et son Virbac-Paprec miné par les ennuis mécaniques infléchissent leur route au sud. Accrocheur et plein de ressources, le Niçois surveille à présent un autre revenant, l’Australien Nick Moloney (Skandia) qui vient de franchir la longitude du Cap Leeuwin et qui joue désormais « à domicile » sous son continent natal.

Conrad Humphreys (Hellomoto) poursuit son irrésistible « come back ». Après Karen Leibovici (Benefic) dépassée sans la moindre galanterie hier, c’est Raphaël Dinelli (Akena Verandas) qui a fait cette nuit les frais de l’appétit glouton du jeune Britannique. A près de 14 nœuds de moyenne, Conrad parcourt plus de 100 milles de plus par jour qu’Anne Liardet (Roxy), située 250 milles dans l’ouest, et prochaine « cible » désignée du skipper de Plymouth.

Source : Vendée Globe 2004

- Publicité -
- Publicité -