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COLLISION POUR CASTORAMA, MAIS PAS DE DEGATS…

Ellen MacArthur / Castorama
Ellen MacArthur / Castorama

Collision sans gravité avec un objet non identifié cette nuit … Moment de frayeur pour Ellen et Castorama dont la vitesse a brutalement chuté de 26 à 14 nœuds dans une collision avec un objet non identifié. D’après elle, cet “objet”” pourrait être un animal, compte tenu de l’aspect un peu “”mou”” du choc. Aucun dégât n’a été repéré pour l’instant…Peu de sommeil pour Ellen qui a passé 8 heures à réparer son dessalinisateur … Ce matin, elle a également consacré plusieurs heures à évacuer l’eau d’un des compartiments du flotteur tribord repérée il y a quelques jours. Ellen ne sait pas d’où vient cette eau mais la quantité accumulée ne l’inquiète pas car même une petite fuite au niveau de la cadène du gréement pourrait entraîner une telle quantité d’eau en quelques jours ou quelques semaines10 000 milles au compteur … A 7h10 GMT ce matin, après 24 jours de mer, Castorama a déjà parcouru 10084 milles (Ellen est en avance sur le record de Francis Joyon depuis le 7e jour) à la vitesse moyenne de 16,8 nœuds. Il s’agit cependant de la distance parcourue sur l’eau et non de la distance par rapport à l’arrivée Ellen empanne tribord amures … Après la bascule de vent au sud-ouest hier soir, Ellen a empanné sur tribord pour remettre le cap au sud-est après avoir passé 24 heures sur un bord défavorable vers le nord. Ce matin, son avance sur le record avait chuté à 16 heures et Castorama progresse désormais à 14 nœuds dans un vent d’WNW plus faible (18 nœuds).Objectif aujourd’hui : Empanner à nouveau sur Cap ENE… D’après les prévisions météo de Commanders Weather, le vent devrait souffler entre 15 et 23 nœuds. Ellen devra ré-empanner vers le nord pour se tenir à distance des conditions très fortes plus au sud. Le vent de NW généré par la dépression qui arrive de l’ouest devrait se renforcer ce soir pour atteindre 35 à 45 nœuds demain soir et le jour de Noël avec de possibles rafales à 50 nœuds (Force 10). Castorama devra donc rester au nord de 44-45 degrés S pour éviter le plus gros de la tempête. Mais si le vent tourne encore plus au nord, le trimaran aura à progresser de travers dans une mer très formée. Dans cette situation dangereuse pour un multicoque, il pourrait donc être contraint de faire route au sud…Castorama a passé les îles Kerguelen ce matin … à environ 270 milles dans leur nord. Cet archipel situé par 49 20S et 70 20E à mi chemin entre l’Afrique, l’Antarctique et l’Australie est un territoire français, habité uniquement par des scientifiques. Il est composé d’une île principale et de 300 petits îlots rocheux.Prévisions météos : Ellen garde une progression stable. Le vent d’WSW va basculer WNW pendant la journée et l’objectif sera de faire route ENE. Le vent sera également plus faible qu’hier, entre 15 et 23 nœuds.Un important système dépressionnaire installé au sud, va se déplacer vers l’est. La combinaison de cette tempête et de l’anticyclone au nord et nord-est va commencer à générer des vents plus forts de secteur NW en fin de journée jeudi et vendredi. Ces vents de NW tourneront NNW puis N à l’avant du front et toucheront le trimaran le 24 au soir et le jour de Noël, avec des vents de 35 à 45 nœuds et peut être des rafales à 50 nœuds vendredi soir et samedi matin. Les vents les plus forts seront au sud de 44-45S. Il faudra donc rester au nord pour négocier au mieux les vents forts et la mer très agitée qui accompagnent la dépression.(Source Team Ellen)”

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VMI heurte un growler !

Sébastien Josse / VMI
Sébastien Josse / VMI

Le jour se lève aux antipodes. Sébastien Josse (VMI) n’a pas repéré d’icebergs sur son radar. Pourtant, il en a vu un premier à l’œil nu de 50 mètres de long et 3 mètres de haut, de forme arrondie et visiblement en train de fondre. Il a ensuite touché un petit growler (ou petit iceberg) sous l’eau qui aurait relevé le safran juste avant l’impact violent dans un autre growler de 15 mètres de long et 1,5 mètres de hauteur. Heurté à 12-13 nœuds, le growler n’a pas bougé, ce qui fait penser à Sébastien qu’il doit peser entre 20 et 30 tonnes. Heureusement, le jeune skipper n’a pas été blessé au moment du choc. Le benjamin de la course a aussitôt affalé sa grand-voile et pris des photos pour étudier les dégâts avec son équipe à terre, eux-mêmes en contact immédiat avec Pascal Conq, l’architecte du bateau, et Hubert Desjoyeaux, responsable du chantier où VMI a été optimisé ces dernières années.

Sébastien Josse navigue actuellement à 7 nœuds, cap au 50°, avec 20 nœuds de vent et 3-4 mètres de houle. Il n’a pas encore vérifié les dégâts au niveau de la crash-box, mais a pu vérifier que la structure et la coque du bateau n’avait pas été endommagée.

Le skipper se trouve à environ 500 milles dans le sud-est de la Nouvelle-Zélande.

Source : Vendée Globe 2004

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Bôme cassée pour Patrice Carpentier,

Patrice Carpentier
Patrice Carpentier

« A vous tous, ma bôme s´est cassée dans un empannage accidentel alors que j´étais sous 3 ris par 27 noeuds. L´incident s´est produit à 17h30 GMT soit en début de nuit par 44°50 S et 111°46 E. Je fais cap à l´Est sous foc seul et je réfléchis en attendant que le jour se lève pour intervenir. Je ne possède pas a priori à bord de quoi réparer cette bôme. Donc, il faut envisager d´autres solutions dans la perspective de poursuivre ma route tout en sachant que désormais tout espoir de faire un classement est fichu. Salutations. Patrice Carpentier à bord de VM Matériaux ». Voilà le message envoyé hier en fin d’après-midi à la Direction de Course du Vendée Globe. Et si Patrice doit être en contact constant avec son équipe à terre pour tenter de trouver une solution, il se trouve ce matin à 634 milles dans le sud du Cap Leeuwin. Au pointage de 5 heures ce matin, il marche à 8,3 nœuds sur une demi-heure, alors que son plus proche voisin Joé Seeten (Arcelor Dunkerque), qui navigue dans le même système météo, est à… 15,2 nœuds. Il semblerait donc que Patrice n’ait pas encore trouvé ce matin le moyen de réparer sa bôme. Nous en saurons plus à la vacation de ce jour.

Côté tête de course, pas d’évolution révolution ! Jean Le Cam (Bonduelle) est en tête et devance Vincent Riou (PRB) de 23,5 milles. Depuis hier soir 20 heures, Mike Golding (Ecover) a pris la troisième place à Sébastien Josse (VMI) qui continue de manger son pain noir sur ce bord de louvoyage plein est. Tous les quatre naviguent dans le même système météo, soit 15 nœuds de vent pile dans les étraves. Mais le nouvel Ecover de Mike montre sa polyvalence et affiche un cap plus proche du vent de presque 10° comparé au VMI de Jojo, qui n’est autre que l’ancien Sodebo de Thomas Coville. Sébastien s’accroche sur ces longs bords de près et tente de tirer le meilleur de son bateau typé portant. Résultat : Mike n’est qu’à 12,2 milles devant au classement du petit matin, mais l’addition risque d’être de plus en plus salée au fil des heures…

Derrière, il y a du rapide et du moins rapide… Jean-Pierre Dick sur son Virbac-Paprec blessé accroche les 15 nœuds de vitesse moyenne sur 24 heures pour 357 milles parcourus, soit la meilleure performance du moment. Il continue de naviguer dans un souffle puissant d’ouest dominant, là où son voisin de devant Dominique Wavre (Temenos) commence à accrocher ce vent de nord qui devrait le sortir de cet anticyclone étiré comme un haricot juste sous la Tasmanie.

Pro-Form de Marc Thiercelin qui faisait route quasi-parallèle avec Nick Moloney (Skandia) depuis plusieurs jours suit un cap légèrement moins est ces dernières heures (70° pour 90°). « Météorologiquement parlant », rien n’empêche Marc de suivre un cap identique à celui de l’australien… Que cherche-t-il à faire ? Derrière, comme prévu, la queue de flotte traverse une petite zone de transition avec des vents plus faibles.

Source : Vendée Globe 2004

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El Reto, 8ème Challenger

L´Aiguière d´argent
L´Aiguière d´argent

El Reto, qui signifie « Le Challenge » en espagnol, est le quatrième challenger espagnol dans l’histoire de la Coupe. A trois occasions en effet, des équipages espagnols ont disputé la Louis Vuitton Cup – série de régates éliminatoires pour les Challengers-, en 1992 et 1995 à San Diego et en 1999 à Auckland.

Le syndicat d’El Reto est une équipe nouvelle, menée par Augustín Zulueta, project manager dans le domaine de la voile, bien connu en Espagne. « Avec la 32e America’s Cup qui se déroule en Espagne, tous les éléments sont réunis pour monter un challenge espagnol compétitif » a déclaré Zulueta. « Nos objectifs sont désormais de structurer notre équipe avec notre principal sponsor Iberdrola, de préparer des bateaux afin d’être prêts à régater en juin prochain lors des Valencia Louis Vuitton Acts et de développer une stratégie à long terme pour la Louis Vuitton Cup et la 32e America’s Cup en 2007. Nous avons encore beaucoup de travail ! »

Michel Bonnefous, Président d’AC Management : “ Nous nous réjouissons de la venue d’un challenger espagnol. C’est une étape très positive pour le succès de la 32e America’s Cup. Avec la Louis Vuitton Cup et le Match à Valencia, Espagne, ainsi qu’une forte équipe locale représentée par El Reto, les valeurs de l’America’s Cup atteindront naturellement une audience accrue auprès du public espagnol ».

La liste actuelle des challengers qui se battront dans les trois prochaines années pour conquérir le droit de rencontrer Alinghi lors du 32e America’s Cup Match sont :
– BMW ORACLE Racing, USA
– +39 Challenge, ITA
– Team Shosholoza, RSA
– Emirates Team New Zealand, NZL
– Luna Rossa Challenge, ITA
– K-Challenge, FRA
– Le 7ème challenger, accepté le 17 décembre, dont l’identité sera révélée en janvier prochain
– El Reto, ESP

Source ACM

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MacArthur : Tempête pour Noël …

Ellen MacArthur
Ellen MacArthur

A plus d´un tiers du parcours … Castorama a déjà parcouru 9654 milles depuis le départ, soit plus d´un tiers du parcours sur la route théorique de 26000 milles. Ellen a passé les îles Crozet hier et se trouve maintenant à 445 milles dans l´ouest des îles Kerguelen. Elle compte 20 heures et 14 minutes d´avance sur le record de Francis Joyon et poursuit sa route vers l´est à une vitesse de 18 nœuds dans 30 nœuds de vent de nord-ouest. Malgré un décalage de 300 milles dans le sud, la route de Castorama est pratiquement identique à celle de IDEC au même moment de sa tentative.
Ellen reste au milieu de l´autoroute, en prenant garde de ne pas se faire prendre sur la voie “lente”” au nord ni sur le “”hors-piste”” au sud… Actuellement par 45S, Castorama poursuit sa route en ligne droite vers l´est dans des vents de nord-ouest modérés entre 20 et 30 nœuds, en empannant si nécessaire pour rester sur la voie du milieu…

Eviter les rafales à 50 noeuds. Castorama va peut être devoir remonter vers le nord pour éviter les vents très forts prévus à l´avant de la prochaine dépression qui arrive par l´ouest. Ses routeurs surveillent l´évolution de ce système : “”la prochaine dépression devrait atteindre la position d´Ellen le 24 au soir et pendant la journée de Noël. Le vent va alors tourner au nord et souffler assez fort dans la nuit de vendredi à samedi entre 30 et 40 nœuds avec des rafales à 50. Il faudra peut être remonter plus au nord autour de 42-43S pour aborder au mieux ce système…””

. Encore un problème, mais cette fois, cela n´a rien de technique ! “”J´ai un vrai problème… Je suis à cours de barres de céréales muesli et malheureusement, c´est sur elles j´avais basé une partie de mon régime alimentaire ! Et le pire, c´est que je n´ai plus de porridge. En plus de cela, mon apport en calories dépend beaucoup de ma consommation d´huile d´olive, or je dois l´économiser pour le générateur ! “” Ellen doit en effet garder la moindre goûte d´huile pour approvisionner son générateur principal pendant la remontée de l´Atlantique et éviter ainsi d´utiliser l´autre générateur qui a tendance à surchauffer et à rendre la vie à l´intérieur insupportable dans les régions tropicales.

Analyse météo : Ces dernières 24 heures, Ellen a navigué dans des conditions stables et a réalisé une bonne progression vers l´est dans des vents modérés de nord-ouest.
La grosse dépression au sud, associée à la dorsale anticyclonique au nord, a offert des vents favorables d´WNW à NW, entre 20 et 30 nœuds avec une mer plus praticable. Pendant une bonne partie de la journée ce mercredi, Ellen devrait rester dans le même type de conditions, avant une bascule de vent à l´ouest, jusque ouest-sud-ouest jeudi, puis un retour au nord-ouest en fin de journée jeudi et vendredi.
Les prévisions météo pour la veillée et le jour de Noël se confirment. Ellen va sans doute devoir affronter des conditions plus dures à l´approche d´un important système dépressionnaire par l´ouest qui génère des vents de nord de 30 à 45 nœuds. Ellen pourrait avoir à se décaler vers le nord pour éviter le plus gros de cette dépression.

(Source Team Ellen)”

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Sydney-Hobart : place à la 60ème !

VOR 60 Tyco - Sydney-Hobart 2000
VOR 60 Tyco - Sydney-Hobart 2000

628 milles et un parcours que tous les navigateurs les plus chevronnés des antipodes connaissent comme la poche de leur ciré. De la baie de Sydney au détroit de Bass qui peut se montrer sous son plus mauvais visage, jusqu’à la rivière de Derwent où est mouillée la ligne de l’arrivée, la Sydney-Hobart s’est incontestablement inscrite au rang des épreuves majuscules entre l’Australie et la Tasmanie. Réputée pour son niveau d’exigence et le niveau de compétition qui y est déployé, cette course attire tout naturellement les plus fines barres recrutées par les propriétaires les plus fortunés. Et cela fait 60 ans que cela dure ! Autant dire que pour cette édition anniversaire, du très beau monde – en quantité et en qualité – est attendu en baie de Sydney pour s’élancer en direction d’Hobart.

Skandia, Konica Minolta, Nicorette et les autres…
Plus de 120 bateaux joueront des étraves – 124 exactement, sauf désistements de dernière minute – parmi lesquels, on compte des « petits » de 40 pieds à la pelle et très des grands en nombre. Ils figurent tous parmi les unités les plus affûtées de l’hémisphère sud. Parmi les maxis les plus en vogue, ils seront donc tous là, au premier rang desquels figure celui qui s’est adjugé les honneurs de la ligne l’année dernière, le 98 pieds Skandia de l’Australien Grant Wharington impliqué depuis dans la Volvo Ocean Race. Ce vainqueur en titre – qui avait conclu le parcours en 2 jours 15 heures et 14 minutes – aura, c’est sûr, fort à faire pour contenir ses concurrents prêts à tout pour ne pas s’en laisser compter avec un doublé.
Gare donc au Konica Minolta (ex-Zana) de Stewart Thwaites, qui avait déjà bien failli voler la vedette à son rival l’an passé à l’issue d’un duel au sommet. Mais tous ne perdront pas de vue le nouveau Nicorette, le 90 pieds flambant neuf de Ludde Ingvall, tout juste sorti d’un chantier rondement mené… puisque conduit en moins de 90 jours ! « 90 pieds en 90 jours », on devine que ce nouveau bijou de carbone n’a manqué de rien pour s’offrir l’honneur de débarquer de la sorte sur la ligne de départ à Sydney. Enfin, du côté des plus petites unités, notons la présence du redoutable Open 66 AAPT (ex-Grundig) de Sean Langman, réputé pour n’avoir pas son pareil pour se faufiler au devant des plus grands que lui. Doté depuis d’un kite en guise de spi (voir photo), voilà qui pourrait lui donner des ailes. Targé, le 60 pieds signé Reichl Pugh de Steven David et skippé par Iain Murray, actuel leader du Rolex Trophy, sera également de la partie et compte bien continuer sur sa lancée. Il lui faudra veiller notamment aux quelques V0 60 annoncés au départ.

Si toutes ces superbes machines à voiles menées par des équipages de haut vol promettent de jouer tous les coups tactiques permis pour s’offrir les fameux et très disputés « honneurs de la ligne » en temps réel, n’oublions pas que la Rolex Sydney-Hobart se dispute aussi en IRC. On se souvient d’ailleurs que l’année dernière la victoire en temps compensé était revenue à un bateau « made in France » : le Bénéteau First 40.7 First National Estate emmené par des Australiens. Cette année, trois Bénéteau «faits maison », trois bateaux tricolores – 2 First 47.7 et 1 First 44.7 – pris en main par des équipiers de « down under » vont venir grossir les rangs de cette 60ème du nom … plus que rugissante ! A suivre et ne pas manquer au lendemain de Noël…

LF

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Noël aux glaçons !

Iceberg
Iceberg

Dans un champ de minesC’est dans un champ de mines que Bonduelle progresse et il est évident que son skipper ne va pas beaucoup dormir. Si le spectacle est fascinant ,  le danger lui est omniprésent. Un cadeau de Noël dont les solitaires auraient bien fait l’économie.Le Cam cernéA la vacation de la mi- journée,   Jean Le Cam a raconté calmement cette rencontre : ” La mauvaise nouvelle, c’est qu’il y en a partout ! La bonne nouvelle, c’est qu’il y a une bonne visibilité ! Le radar a l’air de les détecter mais le problème c’est que tu ne peux aller ni à droite ni à gauche. A gauche, j’ai eu un défilé tout à l’heure et maintenant j’en ai un à quatre milles sous le vent. J’ai eu un gros iceberg tabulaire qui faisait au moins un quart de l’île de Groix avec deux petits autour ! Je n’ai pas vu de growlers… Là, je rigole mais je ne fais pas le malin. La nuit va durer encore cinq ou six heures et je vais la passer sur le pont. Heureusement il y a pas mal de lune et pas trop d’air. Les conditions sont assez favorables à une veille permanente » racontait le roi Jean qui trouvait encore le moyen de plaisanter :  “” C’est vraiment le spectacle  comme on les aime au Puy du Faou. Les organisateurs avaient fait les choses bien. Il y avait même une baleine sur le terrain de jeu qui a surgi 50m devant le bateau. Une soirée baleine ou cachalot et icebergs en prime, je suis gâté !””Riou paré pour une nuit blancheLe même danger guette Vincent Riou dont le PRB se situait à 44 milles en latéral dans le Nord de la position  de Le Cam. Solidarité entre gens de mer et entre ces deux finistériens qui se disputent la première la place , toutes les infos  ont été immédiatement relayées au skipper de Loctudy. “” Je suis en train de couper dans le fromage car si je continuais je faisais route dessus. J’ai viré… Mon radar fonctionne en permanence depuis maintenant trois jours et je vais passer la nuit dehors. L’avantage c’est que l’on sort de trois jours de près et cela a laissé pas mal de temps pour dormir. Là, une nuit blanche ne me pose aucun problème. Il va falloir être vigilant. Il y a des moments où il faut faire du bateau à voile et d’autres moments où l’on fait de la course… »  Dans cette situation, les deux leaders qui faisent preuve de sang – froid  ont pour eux une bonne visibilité , un vent modéré et  de la lune, ce qui est précieux pour la veille. Mais pour se sortir de ce piège redouté des glaces , il va falloir jouer finement.Cette nouvelle qui a jeté un froid sur la flotte a un quelque peu occulté la course qui n’en perd pas ses droits. Derrière les ouvreurs lancés dans  leur “” slalom gênant”” , Mike Golding a pris l’ascendant sur Sébastien Josse. Quille pendulaire ,  longues dérives et ballasts , Ecover est indéniablement plus performant que VMI à cette allure contre le vent.  Du coup , le benjamin a concédé un peu de terrain mais le match est loin d’être fini.G D”

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Comme neige au soleil !

Bonduelle de Jean Le Cam
Bonduelle de Jean Le Cam

Abracadabrantesque… Ils sont quatre ce matin à tirer des bords et à progresser au près là où, logiquement, ils devraient glisser sous les bons effets des dépressions balayant le grand Sud, profitant d’une houle mieux ordonnée que celle rencontrée dans l’Indien. Et bien non, la progression se fait depuis 24 heures par petite poignée de 170 milles à 7 nœuds de vitesse moyenne sur la route, bateau penché et jouant à saute-mouton. Autant dire que c’est comme neige au soleil qu’est en train de fondre l’avance des quatre/cinq jours chèrement acquise sur le précédent Vendée Globe. Et, histoire de ne pas aider nos camarades glissant actuellement par 54° Sud, cette dépression située très nord générant ces fameux vents dans le nez n’est pas prête de tourner casaque. Autrement dit, ce vent de secteur est dominant va enquiquiner la tête de la flotte pendant trois jours au moins. Si Noël se fera tête à l’envers, il pourrait également se faire penché pour les leaders !

Autre facteur à ne pas oublier, cette fameuse zone d’une quinzaine d’icebergs signalée par les MRCC néo-zélandais placée dans l’est de l’île Campbell. Vincent Riou (PRB), le plus nord du groupe de tête, se trouve ce matin à 213 milles de cette fameuse zone qui se situe cap au 74° soit dans son nord-est. Vincent devrait certainement virer dans le courant de la matinée. A suivre…

Seul Mike Golding (Ecover) n’a pas viré de bord en ce petit matin. Dans l’ordre des virements de bord effectués, on trouve Vincent Riou (PRB), Jean Le Cam (Bonduelle) et Sébastien Josse (VMI), cap au nord-est. Derrière, on profite des conditions de vent portant et on grignote tant que l’on peut les milles de retard sur le groupe de tête. C’est Joé Seeten (Arcelor Dunkerque) qui affiche la meilleure progression sur 24 heures avec 309 milles parcourus à 12,9 nœuds de vitesse moyenne, soit le double de Vincent Riou (PRB) au même moment.

Côté deuxième partie du classement, ils sont encore huit à ne pas avoir passé la longitude du cap Leeuwin. Patrice Carpentier (VM Matériaux) et Joé Seeten (Arcelor Dunkerque) seront demain les prochains « australiens » de la course. La course s’étale ce matin sur 3 480 milles, distance ce matin entre Jean Le Cam (Bonduelle) et Karen Leibovici (Benefic) actuellement au large des Kerguelen.

Source : Vendée Globe 2004

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Retour sur Valence 2004…

America´s Cup
America´s Cup

Les régates à Valence d’un point de vue sportif ?
Michel Bonnefous : Passionnantes ! Depuis Marseille, nous savions que plusieurs bateaux étaient susceptibles de donner du fil à retordre aux teams présentés comme les favoris par les médias. Avec huit équipes au départ, les Valencia Louis Vuitton Act 2&3 s´annonçaient encore plus palpitantes …et ce fut le cas ! Jusqu´au dernier jour, tout était ouvert, tant pour la victoire dans chaque acte que pour le classement général 2004.

Les teams engagés ?
M.B : Les niveaux de compétitivité sont certes différents selon les bateaux en lice, mais j´ai été frappé et réjoui par la motivation très élevée de tous les régatiers, sans exception… Sous un angle plus général, je pense que les teams ont apprécié de pouvoir présenter leur savoir-faire et leur esprit de compétition à leurs divers partenaires, existants ou potentiels.

Vos conclusions après les Valencia Louis Vuitton Act 2&3 ?
M.B. : Mon impression générale est très positive. Nous avons accueilli plus de 240´000 visiteurs qui, pour la plupart d´entre eux, ont vécu pour la première fois l´expérience unique de l´America´s Cup. Le public valencien a pu suivre la course en direct grâce aux écrans géants placés au centre de l´America´s Cup Park, s´émerveiller devant les super-yachts, suivre les cérémonies officielles, croiser les plus grands régatiers du monde… Je suis convaincu que le public a vraiment apprécié ce premier contact.

Et maintenant ?
M.B. : Je considère que notre travail vient à peine de débuter. Notre ambition est de faire évoluer l´America´s Cup, pour son grand retour en Europe, en nous appuyant sur ses éléments fondamentaux. Nous voulons en effet développer l´aura de la plus prestigieuse compétition de voile au monde en nous basant sur ses valeurs immuables. Celles-ci se résument en trois mots-clés : mythe, innovation et émotion. Après les trois premiers actes, je pense que nous sommes sur la bonne voie mais que la plus grande partie du chemin est devant nous. Les compétitions que nous venons de vivre nous ont permis de tirer de précieux enseignements. Il s´agit maintenant de mettre en place les mesures d´amélioration nécessaires… »

Source ACM

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Amélioration avant la tempête

Ellen Mac Arthur - Castorama
Ellen Mac Arthur - Castorama

. Ellen a dépasser les fonds froids : “Si je peux rester plus longtemps dans l´est à l´avant de chaque front froid, j´aurai une mer plus plate, une meilleure vitesse et donc moins de stress ! “” Tel est le jeu des Mers du Sud selon Ellen… Malgré les conditions abominables rencontrées hier, Castorama compte ce matin plus de 20 heures d´avance sur le record, soit deux heures de plus qu´hier au même moment. Depuis le départ, le trimaran a parcouru 9220 milles sur un total de 26000. Le reste de la semaine devrait se courir à un rythme soutenu dans des vents d´ouest compris entre 20 et 30 nœuds. Mais pour le 25 décembre, le Père Noël risque d´amener avec lui un vilain cadeau de 50 nœuds…

. Rafales de 50 noeuds hier. En fin d´après midi, Ellen a empanné bâbord amures pour s´éloigner d´une mer très forte générée par une énorme dépression plus au sud. Pendant quelques heures, Castorama n´avait plus d´échappatoire : au nord, les fonds marins passaient de 2000 à 200m levant de véritables bouillons de mer. Au sud, la dépression. Ellen a empanné vers 16h00 GMT dans 40 nœuds de vent et des creux de plus de 10 mètres. “”Je me sens beaucoup mieux depuis que nous faisons cap au nord-ouest pour nous éloigner de ce système…””

. Castorama va passer à proximité des îles Crozet aujourd´hui … Le trimaran pointe ce matin à 50 milles dans l´ouest de l´archipel situé par 46 degrés S. Il devrait passer dans son nord, ou peut être même en plein milieu ! Ellen a pris la décision de ne pas passer au sud lorsqu´elle a empanné hier pour s´éloigner de sa route à 46S. Francis Joyon avait quant à lui dépassé la longitude de ces îles par 41 degrés S, soit 325 milles au nord de la position actuelle d´Ellen.

. Les conditions météos s´améliorent : Le vent se stabilise au nord-ouest et devrait continuer de souffler dans cette direction entre 18 et 25 nœuds pour les prochaines 24 heures. Ellen trouvera les vents les plus favorables autour de 45 degrés sud, car la dépression plus au sud continuera de pousser les fronts froids vers cette zone. Le vent tournera nord-ouest à l´avant de ces fronts, puis ouest à l´arrière. La prochaine grosse dépression est attendue pour Noël avec plus de 50 nœuds. Le vent tournera alors WSW. Pour l´instant, la journée du 25 décembre ne s´annonce très agréable pour Ellen et Castorama…

. Analyse météo : Depuis une douzaine d´heures, les conditions se sont un peu améliorées pour Ellen. Le vent souffle maintenant entre 20 et 28 nœuds et la mer n´est plus aussi déchaînée qu´elle l´a été ces dernières 24 heures.
Pour les jours à venir, Castorama va retrouver des vents favorables entre l´anticyclone situé au nord (près de 40S) et la dépression centre autour de 55-60S. Cette dernière va engendrer une série de fronts faibles au cours des prochains jours. Le vent va alors tourner plus à droite (NW) à l´avant de chaque front ou talweg, puis il tournera à gauche (W) à l´arrière de ces fronts. Il soufflera plus ou moins entre 20 et 30 nœuds.
Entre l´anticyclone et la dépression, Ellen trouvera le meilleur vent autour de 45S, mais devra sans doute remonter plus au nord s´il est trop fort, ou plus au sud, s´il faiblit.
Un important système dépressionnaire pourrait la concerner le week-end prochain. Elle devra garder un rythme soutenu pour ce tenir à l´avant de cette tempête. Mais il s´agit là de prévisions à 5-6 jours et tout peut encore changer.

(Source Team Ellen)”

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