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Première rencontre Fra 60 et Fra 57

K.Challenge Fra 60 et Fra 57
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En effet, FRA 60 (ex-NZL 60 vainqueur de l´America´s Cup en 2000) est aujourd´hui en conformité avec la version 5 de la règle de jauge, et a effectué ses premiers bords pour le plus grand plaisir de tous les équipiers qui ont énormément travaillé ces derniers mois sur la base d´entraînement de Gandia pour le préparer.

FRA 60 sera le bateau de compétition de K-Challenge – Equipe de France pour la 32e America´s Cup, pour les Louis Vuitton Acts 2005.

Cameron Appleton (équipier de la cellule arrière et ancien membre de Team New Zealand) était à la barre aujourd´hui pour valider les paramètres du bateau lors de sa première sortie : “ça été un moment très excitant pour toute l´équipe après plusieurs mois de travail afin que le bateau soit prêt. Nous avons déjà validé beaucoup de choses aujourd´hui, et il y en aura encore quelques autres à vérifier dans les prochains jours, puis nous rentrerons vraiment dans le programme d´entraînement et de tests à deux bateaux. C´est une vraie nouvelle étape de franchie pour l´équipe, car tout le monde est prêt à passer à la prochaine maintenant !””

L´équipe de Yannick Le Morvan (America´s Cup en 2003 avec Alinghi), shore boss, a fait un travail fantastique à terre, et toute l´équipe est d´ailleurs sortie sur l´eau aujourd´hui pour accompagner le nouveau venu.

Dawn Riley (General Manager) et Thierry Peponnet (Skipper), qui étaient à bord de FRA 57 pour continuer en même temps le programme de tests, déclarent d´une même voix : “”nous étions ravis de voir FRA 60 se joindre à nous pour la navigation, nous allons vraiment pouvoir travailler à deux bateaux maintenant, nous attendions cela avec impatience””.

Dimitri Nicolopoulos (Coordinateur du Design Team) précise également : “”FRA 60 a un potentiel très important, nous attendions vraiment de commencer à travailler en navigation pour l´optimiser au maximum en vue des prochains Acts; nous y sommes !””

FRA 60 sera baptisé le 29 avril prochain sur la base de Gandia, l´événement promet d´être un grand moment, notamment grâce à l´étoile de son futur parrain qui fera de cette soirée une étape inoubliable.

(Source K.Challenge)”

SOF qui peut !

SOF - 470
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25-30 nœuds, une mer très agitée : il n’en fallait pas plus pour que les Yngling, Tornado, 49er, Laser Radial (féminin) et 2.4 restent à terre. Ceux qui sont allés en mer, c’est-à-dire les planches à voile, 470 et Laser Standard ont souffert, causant plusieurs abandons. Si les Mistral s’en sont plutôt bien tirés – ils ne sont que six chez les hommes (sur 59 inscrits) à n’avoir pu terminer leurs deux manches et huit chez les femmes (sur 28) – les dériveurs ont été soumis à rude épreuve avec plusieurs dessalages spectaculaires.470 : 15 abandons sur 27 engagéesDans ces conditions, les féminines n’ont pas été à la fête comme en témoignent les 15 abandons (sur 27 équipages engagés) en 470 femmes. Hier à Hyères, il fallait donc être à la fois costauds et bons techniciens pour tirer le meilleur parti des conditions. A ce petit jeu, le Marseillais Fabrice Hassen (YC Pointe Rouge), déjà vainqueur de la SOF 2004, a été brillant en alignant deux victoires en planche. Chez les femmes c’est également la lauréate de la SOF 2005, l’Ukrainienne Olga Maslivets qui remporte la manche du jour dans laquelle la meilleure française, Marine Behagel (Crocos Elorn Brest) se classe 6e. En 470, les tricolores ont tiré leur épingle de ce jeu musclé : Ingrid Petitjean et Nadège Douroux (SN Marseille) terminent 2es derrière les Israéliennes Buskila – Kornitzki et le nouveau duo français Blandine Rouille (CNV Aix-les-Bains) – Manon Borsi (COYCH Hyérois) qui signe une méritoire 9e place. Chez les hommes, où la flotte est répartie en deux groupes, les frères Bonnaud (SN Sablais), également vainqueurs à Hyères en 2004, sont 2es derrière les Ukrainiens Braslavets-Matvienko. Dans le même groupe, Nicolas Charbonnier (YVC Antibes) et Olivier Bausset (CN Sainte Maxime) terminent 7es. L’autre groupe a été dominé par les Italiens Zandona et Della Torre. 

Lentement mais sûrement

Jeanne Grégoire - Banque Populaire
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Pas de vent. Rien. Telle est la situation météo que subit actuellement la tête de la flotte. Déjà privé de son téléphone satellite, le leader Eric Drouglazet est, en plus, sevré de l’éolienne énergie motrice : il était pointé dimanche matin à 0,5 nœud de vitesse instantanée et sa moyenne sur 24 h était inférieure à 4 nœuds. Traduite en version terrienne, “Crédit Maritime-Zerotwo”” “”avançait”” à 0,9 km/h alors qu’il lui reste 800 km à parcourir. Sa moyenne quotidienne n’était guère plus reluisante : 7 km/h… Arrivée jeudi soir ?Son premier dauphin Charles Caudrelier n’est pas mieux loti. “”Collé… pas de vent du tout, la mer est toute plate comme j’ai rarement vu au large. Il y a si peu d’air que les fichiers de vent sont inutilisables. C’est très statique, limite ennuyeux””.Ce qui n’est pas ennuyeux, c’est de se dire que la course va probablement se jouer dans les 24 ou 48 h. “”Et plus rien n’est certain, poursuit le skipper de “”Bostik””. Certes avec Eric et Gildas, nous avons un peu d’avance, mais même un Dominic Vittet peut encore gagner””. Gildas Morvan ne dément pas. “”A peine 5 nœuds de vent en moyenne, dans tous les sens, du nord-ouest au sud-est. Il faut être collé à la barre, régler en permanence””, illustre le skipper de “”Cercle Vert”” qui se voit toujours arriver “”jeudi soir””.”

Coup de frein général

Gildas Morvan - Cercle Vert
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Terre ? Pas encore. A l’entrée dans l’arc Antillais, Mouchoir Passage n’a jamais aussi bien porté son nom. A 580 milles de l’arrivée à Cienfuegos de Cuba, il n’y a guère plus de 70 milles d’écart entre le premier et le neuvième… La bagarre au couteau aura bien lieu. La lutte finale est déjà terrible, dans de tous petits airs. Tôt ce matin – eux étaient donc en pleine nuit – Gildas Morvan (Cercle Vert) faisait état d’un vent de l’ordre de 10 nœuds de sud-est alors que le flux général était plutôt orienté nord-est. « Le vent faible tourne un peu dans tous les sens », explique Lionel Péan. Et c’est compliqué à gérer. Armel Tripon (Gedimat, 7e) pestait par exemple : « je suis scotché dans une bulle sans vent, les autres sont en train de me prendre du terrain…»Les moyennes ont considérablement chuté, aux environs de 5,5 à 6,5 nœuds. Révélateur : il y a de fortes chances pour qu’à l’arrière, Antonio Pedro da Cruz (Little Black Shark, 12e) remporte le Top Chrono AG2R prévoyance du plus rapide sur 24 heures pour la deuxième fois consécutive : à 5 heures ce matin, il est le seul à conserver cet indicateur au-dessus de 190 milles, alors que, par exemple, Eric Drouglazet en est à 132… A cet instant T, le dernier a parcouru 30% de distance en plus que le premier sur une journée.

Encore 500 milles compliqués…

Bostik Findley - Charles Caudrelier
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Caudrelier en embuscade« Si Eric ne fait pas d’erreur, il mérite de gagner, mais s’il fait une erreur j’essaierais d’en profiter, je serais là, je suis en forme ! » Charles Caudrelier (Bostik), en embuscade 10 milles derrière, entre l’île de Great Inagua et l’île de la Tortue l’attend au tournant. Et si Droug toujours privé de téléphone satellite n’est pas directement prévenu de la menace, il y a fort à parier qu’il fait plus que s’en douter. Ces deux là se connaissent, s’apprécient et se craignent sur les plans d’eau les plus variés depuis des années. Et ils sont partis pour se livrer une véritable guerre des nerfs dans des airs incertains où la fraîcheur physique et mentale fera sûrement la différence. La capacité à résister à la chaleur des journées aussi. « De temps en temps, je me jette un grand seau d’eau sur la tête, ça fait du bien » explique Charles.

Eric Drouglazet en tête à Turk ?

Eric Drouglazet - Crédit Maritime/Zerotwo
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“On avance péniblement, le vent s’est cassé la gueule dans la nuit””. Habituellement rieur et taquin aux vacations de sécurité, Yannick Bestaven (Aquarelle.com) est beaucoup moins bavard ce matin. “”On a 10-12 nœuds d’est, on a l’impression d’être arrêté””, soupire le Rochelais, relégué à la 9ème position. Les douze Figaro Bénéteau ont affiché des vitesses tellement élevées depuis le départ de Saint-Nazaire, que les skippers ont du mal à retrouver des allures plus mesurées. Si le leader Eric Drouglazet (Crédit Maritime – Zerotwo) parvient à conserver une quinzaine de milles d’avance sur Charles Caudrelier (Bostik), les écarts  avec le reste de la flotte ont sérieusement fondu depuis hier. Gildas Morvan (Cercle Vert) a réduit son retard de moitié (70 milles hier après-midi, contre 41 ce matin). Même aubaine pour l’Atao Audio System de Dominic Vittet : 140 milles à rattraper hier, moins d’une centaine ce matin. Revenu comme une flèche par le sud, il se recale dans le paquet, et risque de croquer tout cru le sixième, Armel Tripon (Gedimat).”

Record du monde féminin en Kite Surf

Charlotte Consorti - Mondial du Vent
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La nouvelle de ce début de matinée est incontestable l’annonce du nouveau record de vitesse féminin en kitesurf réalisé par Charlotte Consorti la veille. Les bandes vidéos de la vitesse ont, en effet, été analysées mercredi soir et c’est donc officiellement ce matin que l’info a été divulguée, Charlotte Consorti améliore son propre record, et le record du monde par la même occasion, avec 33,47 nœuds soit près de 62 km/h !!!

Orages et grands espoirs

Eric Drouglazet - Crédit Maritime/Zerotwo
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” Quand j’étais petite, dans ma chambre il y avait une toile de Magritte qui ressemblait à ce que j’ai vécu cette nuit. Un ciel noir, tourmenté, effrayant. Des éclairs dans tous les sens, des trombes d’eau comme je n’en avais jamais vues. Dans ces conditions-là, tu te sens petit, petit, petit.”” Ce midi, Jeanne Grégoire n’est plus petite. Le skipper de Banque Populaire (5e) est un grand marin qui trouve des images sublimes pour raconter l’océan et “” ce paysage que je n’oublierai jamais “”. Pardon pour les clichés lagons et cocotiers, le stock de cartes postales bleu caraïbe est épuisé, on sera peut-être livré mardi ou mercredi à Cienfuegos..”” Ce midi, Jeanne Grégoire n’est plus petite. Le skipper de Banque Populaire (5) est un grand marin qui trouve des images sublimes pour raconter l’océan et Pardon pour les clichés lagons et cocotiers, le stock de cartes postales bleu caraïbe est épuisé, on sera peut-être livré mardi ou mercredi à Cienfuegos.L’Oceano Nox de nos douze marins partis joyeux pour une course lointaine fut de celles dont on fait les livres. “” C’était comme les pires orages des pires montagnes “”, illustre Yannick Bestaven, “”même dans les films américains c’est moins bien : l’obscurité déchirée d’éclairs en permanence, une pluie si diluvienne que je ne pouvais même pas ouvrir les yeux “”. Armel Tripon (Gedimat), a vu lui aussi “” ce ciel si bas et si noir au matin, alors qu’il aurait dû faire jour “”. Dans un faux mouvement, Gildas Morvan (Cercle Vert) s’est fait de nouveau mal au genou. Cela ne l’empêche pas de s’étonner de l’électricité dans l’air “” qui déclenche les alarmes dans le bateau “”. Certains ont vu leurs anémomètres s’affoler – jusqu’à 38 nœuds reçus par le Coutot Roehrig de David Raison – avant de retomber subitement sur des indicateurs plus raisonnables… puis de s’emballer à nouveau sous un noir nuage.”

Vittet Express

Dominic Vittet
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En douze heures, Dominic a repris 40 milles aux leaders ! Il en profite pour passer devant Marc Emig (Total) et vient chatouiller la 8e place de Yannick Bestaven (Aquarelle.com). Sa trajectoire très sud paye, mais sans doute un peu trop tard : à 833 milles de l’arrivée (pour le leader) Atao Audio System accuse tout de même encore un retard de 174 milles. Et le classement est désormais de plus en plus proche de la réalité du terrain, puisque la flotte se resserre sur la route directe pour l’entonnoir des Bahamas.Et tous vont encore vite, sous spi, poussés par un vent de nord est de 15-20 nœuds. En tête, Eric Drouglazet (Crédit Maritime-Zerotwo) et Charles Caudrelier (Bostik) se livrent un duel acharné à 20 milles l’un de l’autre. Ce matin, Charles évoquait « une vraie nuit de figaristes à chasser les nuages » et regrettait d’être « un peu empétolé ». Ce qui faisait écrouler de rire Jeanne Grégoire (Banque Populaire) : « Charles se plaint toujours de ne pas avoir de vent, mais on n’arrive jamais à lui reprendre un mille ! ». En embuscade, Samantha Davies sur son Skandia précède un Gildas Morvan (Cercle Vert) qui était 4e ce matin, à 97 milles d’Eric Drouglazet. Très jolie bagarre aussi pour la 5e place entre le Coutot Roehrig de David Raison, le Gedimat d’Armel Tripon et Banque Populaire… en attendant que Dominic Vittet s’y joigne ?Source Trophée BPE

Daedalus à bout de souffle

Tony Bullimore sur Daedalus
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Lorsque “Daedalus”” est arrivé au Qatar en début d´année pour prendre le départ de cette course autour du monde, plus d´une personne avait esquissé un léger sourire devant l´audace d´un skipper qui se préparait à défier une flotte de multicoques parmi les plus rapides au monde avec un catamaran d´ancienne génération. C´est vrai, “”Daedalus”” était une vieille monture avec plus d´un tour du monde sous ses dérives. Quant au skipper, il faisait lui aussi figure de vieux loup de mer avec un grand nombre de milles au compteur.

Tous deux formaient un duo assez incongru aux côtés de “”Doha 2006″” ou de “”Geronimo””. Malgré une récente remise à neuf, “”Daedalus”” portait toujours les cicatrices des nombreuses courses au large auxquelles il avait participé.
Lors de la conférence de presse d´avant départ, Tony Bullimore avait souri lorsqu´on lui avait demandé comment il dépenserait la récompense promise en cas de victoire. Son sourire avait quelque chose d´ironique. Mais Bullimore savait que pour gagner une course, il faut d´abord la terminer. Chaque épreuve autour du monde apporte son lot de difficultés et même en naviguant prudemment, en s´accrochant et en évitant les embûches, le skipper anglais savait qu´il avait une chance d´obtenir un bon résultat.

Au final, il a fait mieux, réalisant une superbe course : lui et ses équipiers ont même établi un nouveau temps de référence du cap de Bonne Espérance à l´île Maurice. Sa seconde place sur cette première édition de l´Oryx Quest est largement méritée.

– Classement général : “”Doha 2006″” (Brian Thomspon) en 62 jours 21 h 1´ 22´´ (les 25.602 milles à 16,96 nœuds de moyenne); 2. “”Daedalus”” (Tony Bullimore) en 75 jours, 0 h 20´ 48´´.
Abandons : “”Geronimo”” (Olivier de Kersauson) et “”Cheyenne”” (David Scully).”

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