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Bon départ

Giraglia Rolex Cup 2006
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Après la magnifique soirée de remise des prix d’hier soir à la Citadelle, les équipages se sont retrouvés tôt, ce matin, le long des quais pour charger les sacs et les vivres à bord de leur unité. Timidement, les premiers concurrents se sont libérés de leurs amarres pour gagner le plan d’eau de la baie et la ligne de départ. Initialement prévu à midi, le départ semblait compromis faute de vent. Le comité de course n’a finalement pas eu à attendre longtemps pour donner le premier signal d’avertissement.
 
A 12h15, les 121 voiliers du groupe B tentaient, tant bien que mal, de s’extirper du gros de la flotte. Quelques accrochages sans importance ont rendu l’exercice encore plus difficile. Un quart d’heure plus tard et dans des conditions beaucoup plus favorables, l’ensemble de la classe 0-1 filait à vive allure en direction de la première bouée de passage, au pied de la citadelle. En quelques minutes, Alfa Romeo disposait d’une avance significative et pouvait tranquillement se lancer dans la remontée des petites unités.
 
Le vent souffle actuellement de secteur sud ouest force 3-4 et devrait se renforcer en fin de journée, une aubaine pour la totalité des concurrents qui réaliseront certainement de belles moyennes.
 
Sitôt contourné le point de passage de l’île du Levant, les monocoques pourront allonger la foulée sur une route directe qui les mènera à la Giraglia. Les premiers devraient franchir le rocher dans la nuit de mercredi à jeudi. Pour l’établissement d’un nouveau record, Alfa Romeo doit impérativement couper la ligne d’arrivée avant jeudi matin, 10h00. Pour le classement en temps compensé, la course est lancée et il semble difficile de faire le moindre pronostic. Edimetra IV, second de l’édition 2005, apparaît malgré tout comme le grand favori.
 
A 14h45, My Song de Pierluigi Loro Piana devançait Y3K de Claus Peter Offen et naviguait à 9 milles de l’île du Levant à une vitesse de 10,5 nœuds.
 
Les conditions météos sont, à l’heure actuelle, fidèles aux prévisions : 15 noeuds de sud-ouest, et devraient en début de nuit se calmer pour regagner en puissance au lever du soleil, tournant au sud-est.

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En phase finale !

Jérémie Beyou chantier 60' Delta Dore JMV
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Un mois et demi après le début de la construction le 3 décembre 2005, le drapage de la première couche de carbone commence dans les moules de pont et de coque. Les cloisons sont déjà mises en oeuvre, le bateau prend forme.
A peine 3 semaines plus tard, la coque et le pont ont été cuits une première fois. Le cœur du travail de la structure du bateau est entamé. Cette étape du collage du Nomex (nid d’abeille) est un peu comme un sandwich dans lequel ont étale la garniture.  Le mât, les voiles, la bôme et l’accastillage sont commandés.
Mi-mars, le pont du monocoque est construit, l’équipe s’atèle particulièrement à définir l’emplacement de pièces maîtresse tels le moteur et le réservoir. Elle planche aussi sur le choix des petites pièces, comme la visserie qui nécessite une quarantaine de références …
 
En avril, quatre mois plus tard, Jérémie Beyou est en course sur son Figaro Bénéteau DELTA DORE avec Vincent Riou dans la Transat AG2R. Les premières cloisons sont posées dans la coque afin de la rigidifier avant son démoulage. Les cloisons posées, il s’agira de monter les ballasts, le moteur et le réservoir. Les casques de safran et le tableau arrière en carbone sont en fabrication. Ils seront cuits dans le four autoclave du chantier. Le 20 avril, à peine 5 mois après le début de la construction, la coque est démoulée et … magnifique selon les dires du chef de projet, Gilles Chiorri. Le cockpit, le roof et les cadènes (pièces qui retiennent le mât) sont terminés par des ateliers différents, tenus par une à deux personnes chacun. Le travail doit être très soigneux, il prend du temps. Parallèlement, Gilles Chiorri et Halvard Mabire, responsable du chantier pour JMV Industries, planchent sur le développement de la table à carte qui doit allier ergonomie, poids du skipper et praticité.
Mi-mai, un mois après avoir quitté son bateau, Jérémie Beyou commente : "J’avais hâte de voir le bateau. La coque est sortie du moule, elle est quasiment parfaite. Nous sommes dans une phase de construction qui ressemble à l’assemblage d’un puzzle. La taille et la forme du bateau sont maintenant évidentes."
 
Actuellement, l’intérieur de la coque de DELTA DORE ressemble à un labyrinthe composé des cloisons latérales et longitudinales. Durant tout le mois de juin, les équipes de JMV Industries collent et stratifient. Toutes les pièces sont placées avant la pose du pont qui doit intervenir d’ici la fin du mois. Parallèlement, une autre équipe pose l’accastillage sur le pont, le bateau prend forme. Chez JMV Industries, chaque recoin respire DELTA DORE. La coque trône dans l’atelier principal,tandis que le pont est travaillé dans un atelier secondaire qui, ponctuellement, est utilisé pour les cuissons. A l’autre bout, le tableau arrière, la bannette en cours de finition, les safrans, les toutes dernières pièces en composite sont en finition. Le travail est précis, chaque pièce est observée, détaillée pour s’assurer de sa fabrication parfaite. A côté de la coque, l’équipe de DELTA DORE s’affaire sur une pièce maîtresse : la maquette du bateau à l’échelle 1. "Nous positionnons les bouts, les padeyes (ancrages de fixation des poulies sur le pont), nous nous amusons à les déplacer pour définir leur pose définitive sur le pont." commente Jérémie.
A côté, Gilles Chiorri conserve jalousement la clé d’un container, "la caverne d’Ali Baba" s’amuse t’il à dire. Ce container rassemble les pièces détachées comme les winches, l’emplanture de pied de mât. Toutes les pièces sont pesées dans le container avant d’être posées. "Cela nous permettra de connaître le poids du bateau à 10 kg près."
Quant à la quille, elle a fait l’objet de toutes les attentions entre l’équipe DELTA DORE, l’ingénieur et les dirigeants du cabinet d’architecte Farr Yacht Design et le chantier, suite aux problèmes survenus sur les bateaux de la Volvo Ocean Race. Quatre mois de discussion ont été nécessaires avant de lancer sa commande. Enfin, le mât est en cours de finition chez Lorima à Lorient.

L’équipe DELTA DORE est maintenant au complet. Jérémie Beyou a fait la passation du Figaro DELTA DORE au jeune skipper Erwan Israel et est maintenant à 200% sur la construction de son futur bébé. En guise de cadeau d’anniversaire à Jérémie, qui soufflera ses 30 bougies dans quelques jours, le pont sera posé sur la coque avant la fin du mois. Le bateau sera peint dans le courant du mois de juillet afin d’être mis à l’eau en août pour les premières navigations en rade de Cherbourg.
 
Avant cela, il ne reste que deux mois et demi, un délai extrêmement serré pour achever la construction d’un monocoque aussi pointu. C’est donc un vrai défi que sont en train de relever les équipes de JMV Industries et de DELTA DORE.
 
 

Calendrier de construction
Fabrication quille, safrans, dérives        février – juillet
Assemblage structure                          mars – juillet
motorisation                                        mai
accastillage, équipements de pont        mai – août
aménagements, finitions intérieures      juin – août
Mise à l’eau                                        août 2006

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Un monotype pour la grande boucle

Monotype Solo Océane
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Ancien coureur  , journaliste et aujourd’hui conseil auprès d’entreprises, Yvan Griboval le créateur du Trophée Clairefontaine porte un regard lucide sur le monde de la course au large. A ses yeux, la course en solitaire  séduit toujours  le grand public " C’est une discipline porteuse d’émotion parce qu’il y flotte le parfum de l’aventure ".  L’impact du vendée Globe et la vogue actuelle des 60 pieds monos ne lui ont pas échappé. Le nombre de projets pour la prochaine édition en est une preuve indéniable. Mais cela va de pair avec une inflation galopante du coût des bateaux . " Cette hausse  décourage certaines entreprises et interdit à certains marins d’être sur les lignes de départ. C’est dommage. Entre des courses comme la Solitaire du Figaro , la mini – transat et le Vendée Globe, la marche est haute et pas facile à grimper ". C’est à partir de ce constat qu’a mûri ce concept d’une course autour du monde intermédiaire  garantissant l’équité des chances des  marins lancés sur des monotypes rigoureusement identiques.
 
Un travail d’équipe
Autour d’Yvan Griboval , une petite équipe comprenant notamment Jean Le Cam, Loïck Peyron, Michel Desjoyeaux a travaillé depuis plusieurs mois sur ce projet bâti en relation avec la Fédération française de voile. Ce monotype a pris forme sous le "crayon " de Jean Marie Finot Conq dont les monocoques ont remporté quatre des cinq Vendée Globe. Ce travail continue sous sa forme collégiale. Si le Cam et Peyron ont été repris par leurs  projets personnels , l’implication de  Michel Desjoyeaux est toujours aussi grande et  Hervé Laurent  troisième du Vendée Globe 93 a rejoint l’équipe. Le lorientais a en charge  l’équipement et la mise au point de ce ce monocoque océanique de 52 pieds.          
L’égalité des chances est le credo d’Yvan Griboval. Pour garantir cette équité, les monocoques en carbone pré- imprégné seront construits et équipés à l’identique  par l’organisateur, la société Sailing One: " En mettant tous les marins sur un pied d’égalité, nous magnifions l’engagement et la performance de l’individu et diminuons la prédominance du facteur technologique. "
 
Un Tour du monde pour un million d’euros
L’autre argument choc c’est le coût raisonnable pour rendre l’aventure du Tour du monde plus accessible. " Les coûts des campagnes sur les voiliers de haute technologie sont orientés à la hausse.  Ce qu’on propose aux armateurs c’est un Tour du monde pour un million d’euros . Le budget de fonctionnement  annuel se calera entre 460 000 et 580 000 euros . Aujourd’hui  un budget annuel  pour un Figaro va de 170 000 à 230 000 euros hors taxes hors médiatisation. Notre course qui sera répartie sur deux exercices doit ouvrir le jeu. "
 
Son projet présenté ce matin à Paris devrait séduire de nombreux marins qui apprécient la course à armes égales.  Deux villes de Nouvelle Zélande, Wellington la capitale et Auckland se disputent pour accueillir l’épreuve. Pour le choix du port du départ en France,  plusieurs départements maritimes sont en concurrence. Mais ce n’est pas simplement une histoire de chèque :  " Il faut que l’histoire ait un sens dans la durée " confie Yvan Griboval dont la société est ancrée dans le Morbihan.
 
Gilbert Dréan

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50 solistes sur 1900 milles

Figaro en flotte sous spi
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Le plateau
Parmi ces 50 skippers, les vainqueurs des dernières éditions sont au rendez-vous, Charles Caudrelier (2004) Armel Le Cléac’h (2003), Kito de Pavant (2002) et Eric Drouglazet (2001). Face à eux, les fidèles du circuit Figaro Bénéteau comme Yann Eliès, Erwan Tabarly, Jeanne Grégoire, Gildas Morvan, Laurent Pellecuer…
Cette 37e édition accueille cette année 19 nouveaux venus, qui se bagarreront pour remporter le classement Bénéteau des Bizuths. Depuis 1997, il n’y avait pas eu autant de nouveaux concurrents à prendre le départ de La Solitaire. Parmi eux Jean Pierre Dick (Double vainqueur de la Transat Jacques Vabre), Corentin Douguet (vainqueur de la Mini-Transat 2005), David Raison (2e de la Mini-Transat 2003), le nouvel Espoir Crédit Agricole Christopher Pratt (Vainqueur du Tour de France à la Voile 2005)…
Trois femmes, Sam Davies, Jeanne Grégoire et Liz Wardley et 4 nationalités étrangères seront représentées sur La Solitaire : Anglaise, Australienne, Capverdienne et Italienne.
 
Intensité, sportivité, technicité, combativité, suspense… Tous les éléments seront réunis pour faire de La Solitaire Afflelou Le Figaro, la course phare de l’été.
 
Le parcours
« Les skippers s’élancent de Cherbourg Octeville, qui accueille La Solitaire pour la 5e fois. La première étape mène les navigateurs à Santander en Espagne. C’est la plus longue étape de cette édition : 590 milles d’une navigation complexe, le long des côtes anglaises et à travers le capricieux golfe de Gascogne. En quittant le port espagnol, les navigateurs reviennent en France à Saint Gilles Croix de Vie, en Vendée, un parcours de 390 milles, une transition très classique, que les skippers de La Solitaire connaissent bien. La troisième étape, longue de 549 milles met le cap vers Dingle en Irlande. Les conditions de navigation peuvent être très variées et souvent rudes pour les skippers. Dingle est pour les navigateurs, une escale très attendue, notamment pour l’accueil de ses habitants. Après quelques jours de repos, la course s’élance pour la dernière étape, décisive pour les skippers. Fastnet, îles Scilly et Groix, les passages de phares et d’îles sont bien présents tout au long de cette quatrième et dernière étape, longue de 449 milles, avant de franchir la ligne d’arrivée à Concarneau. Un parcours complexe sur le plan stratégique et un final qui pourra être décisif dans le « jardin » des figaristes. » explique Christian Gout, directeur de course de La Solitaire Afflelou Le Figaro.
 
Les grandes dates
 
             CHERBOURG OCTEVILLE
             Prologue Afflelou :             vendredi 4 août à 15h00
             Départ 1ère étape :             dimanche 6 août à 11h00
 
             SANTANDER
             Arrivée prévue :                    jeudi 10 août
             Départ 2ème étape :             dimanche 13 août à 15h00
 
             SAINT GILLES CROIX DE VIE
             Arrivée prévue :                   mardi 15 août
             Départ 3ème étape :             vendredi 18 août à 11h00
 
             DINGLE
             Arrivée prévue :                    mardi 22 août
             Départ 4ème étape :             vendredi 25 août à 15h00
 
             CONCARNEAU
             Arrivée prévue :                       lundi 28 août
             Régate de clôture Afflelou :    mercredi 30 août à 15h00

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Dernière passe d´armes

Arrivée mellbourne
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our cette 16ème et dernière manche, des vents contraires de 10-20 noeuds sont attendus jusqu’à demain matin, évoluant vers une brise de reaching nettement plus favorable vendredi matin. Le manque de vent devrait à nouveau se faire ressentir à l’approche des côtes danoises et suédoises et ne permettre une arrivée que samedi 17 juin dans l’après-midi. D’où certaines dispositions prises par les organisateurs pour réduire le parcours si besoin était afin de ne pas trop hypothéquer l’agenda des festivités prévues à Göteborg pour célébrer le vainqueur du classement général ABN AMRO ONE, et les autres acteurs et héros de cette édition 2005-2006.

 
ITV Sébastien Josse – Skipper ABN AMRO TWO
 
 
Votre sentiment avant le départ de cette dernière très brève étape ?
Avec cette dernière étape de 400 milles, cela sent la fin. Le podium est déjà occupé et cela ne pourra pas changer, et le reste du classement est presque figé. De ce côté là, c’est un peu une déception parce que j’aime bien quand cela se dispute jusqu’à la fin, même si nous avons pu constater qu’on n’avait pas l’expérience et le potentiel. Pour moi, c’est sympa quand il y a du match. Sinon, c’est une belle satisfaction de finir un tour du monde. C’est le 3ème pour moi, et qui a été complètement différent des deux que j’avais faits avant (NDLR : un Jules Verne et un Vendée Globe). Pour moi, je suis assez content d’être arrivé jusqu’au bout car j’aime bien finir ce que je commence. Et malgré toutes les péripéties qu’on a eues, c’est quand que du positif.
 
Quel bilan de  cette expérience chez ABN AMRO ?
Forcément c’était une super expérience. Cela va être dur de retourner en France (rires). Cela va être dur ou cela va plutôt me faire des vacances de retourner faire du bateau en France !!!  C’est évident, c’est toujours enrichissant de faire partie d’un team comme ABN AMRO avec deux bateaux, deux équipages et un team qui fait 80 personnes. Ici c’est une autre dimension. En France, on fonctionne davantage entre 6 et 10 personnes. Ici, il y a plus de moyens. Mais nous n’avons pas de bateaux aussi gros, sauf avec les multicoques. Mais en fait, je suis assez content de rentrer en France, de reparler en français, de revoir mes amis… et une vie un peu plus quotidienne, entre guillemets « pépère », mais retrouver mes marques car quand on part comme cela pour un an et demi, dans un programme anglo-saxon, on perd pas mal de repères et d’attaches. C’est pour cela que je suis heureux de rentrer à la maison.
 
Pour cette dernière étape, quelle est la tactique à adopter ?
En gros, nous avons 400-500 milles nautiques. Pas de vent et donc près de deux jours de mer. Des conditions donc assez légères, au près. Pas plus de 15 nœuds. Pour moi, cette étape aura moins de goût, car les trois premières places sont prises, l’enjeu pour nous c’est la ‘7me ou la 5ème place (contre Ericsson). On fera tout pour sauver notre 4ème place, mais cela à moins de peps que de se battre pour un podium sur une dernière manche. Tous les teams sont un peu dans cet esprit. Il y en a plein qui commencent à penser à la semaine prochaine. Certains vont partir directement sur la Coupe America, d’autres qui vont rentrer chez eux. La baisse d’intensité est donc très palpable au départ de cette dernière étape, étant donné que le classement est déjà bien figé.
 
Quels sont vos projets après cette Volvo Ocean Race ?
En juillet, je vais aller faire un peu de Mumm 30 sur le Tour de France à la Voile, avec l’équipage de Pierre-Loïck Berthet et Philippe Monnet sur Matondo-Congo/Route de l’équateur. Et puis, en août, prendre un peu de vacances. Mais côté ABN AMRO, nous avons encore quelques navigations prévues un peu partout dans le monde. J’irai pour cela à Chicago fin juillet. Août vacances et puis septembre, octobre, on aura encore des régates en Méditerranée pour ABN AMRO, ainsi que la Cowes Week. Mais que 4 à 5 jours par mois. Cela va me laisser du temps pour regarder pour refaire un campagne Vendée Globe… Bref, il y a des projets… des pistes…
 
Et une prochaine Volvo ?
S’il y a une prochaine édition de la Volvo Ocean Race, et si un sponsor est intéressé d’avoir une nouvelle fois un skipper Français, forcément je serai très intéressé de repartir faire une campagne complète avec le choix du bateau, de l’équipage … Forcément cela m’intéresserait de faire une campagne un peu plus performante avec un suivi du début jusqu’à la fin. C’est sûr, c’est très intéressant à faire.

ITV – Sidney Gavignet – barreur sur ABN AMRO ONE
 
Au départ de cette dernière étape, quelles sont vos sensations ?
Je suis content de partir et que cela soit pour une dernière fois. Ce n’est pas contre la course car cela a été une très belle année et demi, pleine de réussites, … parfaite. Rien à dire, c’était super à tout point de vue. Mais c’est bien que cela s’arrête aussi. Je parle sur le plan personnel. Ce n’est pas une critique, mais c’est juste que j’ai le poids de 7 mois de course sur les épaules et qu’il faut bien que cette fête ait un terme. Donc je suis très content de faire cette dernière étape. Je vais bien l’apprécier pendant les deux jours de course prévus. (Rires) oui deux jours pour 450 milles car il n’y a toujours pas de vent. Encore un petit pied de nez avant la fin. Je vais me régaler sur le bateau pour finir sur un joli geste. Et puis on verra. J’aimerais surtout qu’ABN AMRO TWO fasse une belle course parce que c’est triste pour eux de finir sur de mauvais résultats alors qu’ils peuvent faire mieux. J’espère que la réussite va passer un peu de leur côté. Je vais essayer de profiter au maximum de ces derniers moments avec le bateau, avec l’équipage. Et je pense qu’encore une fois, cela devrait bien se passer.
 
 
La perspective de la dispersion des équipes dans quelques jours, est-ce quelque chose de difficile à envisager ?
En fait, j’ai vécu cela de façon assez forte, sur Assa Abloy, lors de la dernière édition. Parce que la course a été très intense sportivement jusqu’au dernier moment. Mais là, comme nous avons course gagnée depuis Portsmouth, alors nous avons eu le temps pour digérer la course. Même si je suis un peu sentimental, je pense que je serai beaucoup moins touché cette fois-ci. Je suis très content d’arriver au bout, et de finir bien. J’ai le sentiment d’avoir fait le mieux possible et je pars avec une belle image. Mais peut-être aussi ai-je pris un peu de bouteille (rires)! Disons de l’expérience, pour que cela ne soit pas mal interprété. C’est une belle histoire qui va se finir bien. Point.
 
Et l’accueil en Suède ?
Cela va être un joli accueil si on se base sur ce qu’on avait vécu il y a quatre ans quand on est arrivé dans cet archipel. En 2002, on était arrivé en pleine nuit, et il y avait tellement de bateaux sur l’eau qu’on pouvait quasiment rejoindre la terre en passant d’un bateau à l’autre. Je pense que cela sera du même style que ce que nous avons eu à Rotterdam. Ce qui est assez étonnant, c’est que la course a duré 7 mois et une fois qu’on arrive en Suède tout s’arrête le lendemain. Il n’y a même pas de phase de « décompression », où le public peut venir voir les bateaux. Le surlendemain, la moitié de la flotte sera parti. C’est sûr que c’est un peu brutal, mais… c’est comme la vie,… je pense.

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Slam équipe Pietro d’Ali.

Slam D'Ali
Slam D\'Ali

L’équipementier italien Slam se félicite de la victoire de Pietro d’Ali dans l’étape de 280 milles de Gruissan à Porquerolles de la Solo Méditerranée. Avec cet excellent résultat, Pietro est évidemment catapulté dans les hauteurs du classement général, avec seulement deux étapes côtières à disputer avant la fin de l’épreuve.

Sur son Figaro Nanni Diesel, Pietro portait, pour cette dernière étape difficile, le top zippé sans couture de Slam, qui lui a offert le confort nécessaire pour affronter cette dernière étape au large en solitaire.

Plus d’info : www.slam.com

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Le Tonga 14’2 de Defline Architecture.

Defline
Defline

Le cabinet d´architecture dirigé par Martin Defline et basé à La Rochelle nous présente son nouveau Tonga 14´2 :

“Le Tonga 14´2 a été conçu pour des croisières hauturières et semi-hauturières.

Sa taille et son volume offrent un grand confort pour ce programme pour un propriétaire naviguant principalement en couple, et accueillant de temps à autre enfants et amis.

Il est dessiné autour d´une zone centrale sur-élévée, permettant une excellente luminosité naturelle et une excellente vision sur 360 degrés. Nous trouvons donc dans cette zone le carré, sur tribord, qui peut accueillir jusqu´à 6 personnes. Sur bâbord, une banquette pouvant faire office de couchette de quart. A tribord de la descente, se trouve la cuisine disposée en L. De grande taille, elle permet donc de cuisiner tout en ayant un œil sur l´extérieur. A tribord de la descente, se trouve la table de navigation. Sur-élévée également, elle permet de faire sa navigation tout en ayant une visibilité sur l´extérieur. Le plancher central est donc relativement haut et offre un grand volume pour tous les équipements lourds (comme le moteur, les batteries, et autres équipements mécaniques…), ainsi que les réservoirs d´eau et de gasoil, mais également les bouteilles et boites de conserve.

Le plancher sur-élévé réduit le nombre de marches pour descendre dans le carré, nous retrouvons donc trois autres marches pour descendre vers l´arrière dans la grande cabine propriétaire de 9m². Celle-ci fait toute la largeur du bateau. Sa salle d´eau, avec douche séparée, est également de grande taille.

A l´avant du bateau, nous descendons deux marches pour nous retrouver dans la zone invités comprenant une cabine avec lit double, une cabine avec deux lits superposés pour les enfants, et une salle d´eau commune.

Comme la plupart des Tonga, le 14´2 possède le SYTEME DER : les bi-quilles pivotantes. Nous le rappelons, ce système permet : un tirant d´eau quilles relevées équivalent au dériveur intégral ; un centre de gravité équivalent au quillard ; et un échouage équivalent au catamaran ! Elles se manœuvrent avec des renvois sur le Winch électrique du roof.

Sur le pont, vous pouvez remarquer l´arceau positionné sur l´arrière du roof. Celui-ci a deux fonctions principales : dégager le cockpit de la barre d´écoute, sans avoir à la projeter en avant du capot de descente, fixer la capote de descente.

Un matelas pour les bains de soleil est situé à l´avant du mât.

Afin d´accroître les performances au-dessus de force 4, des ballasts sont intégrés à la structure.

Pour une telle unité, une construction strip-planking – verre/époxy à été choisie pour la coque. Le pont, ainsi que l´agencement intérieur sont en contre-plaqué – verre/époxy. Les cloisons seront laquées de couleur très claire, les meubles seront eux plaqués de teck.

La construction a été confiée au chantier ACV, spécialisé dans ce type construction.

Caractéristiques techniques :
Longueur coque : 13.8m
Longueur HT : 14.30m
Largeur : 4.40m
Déplacement : 8.200 Kg
Lest : 2.600 Kg
Tirant d´eau : 2.8m / 0.95cm
Surface voile : 118.6 m²
GV : 60.4 m²
Solent : 58.2 m²
Spi asy : 175m²
Capacité eau : 450 L
Capacité gasoil : 450 L
Moteur : 56 Ch
Architecte : Martin Defline
Catégorie CE : A
Matériaux : Strip Planking
En construction au chantier ACV
Vitesse théorique de carène : 7.40 nd

En projet :
Les projets actuellement en cours sont :
– Deux Defline 15 2QP ; voilier de croisière très rapide à double quille pendulaire en Aluminium
– Un Tonga 10´2 DER ; voilier de croisière à bi-quille relevable en Bois-Epoxy””

Plus d´infos : www.defline.com”

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Les D35 au Bol d’Or

Grand Prix Chopard
DR

Samedi, la rade de Genève sera l’arène des traditionnels jeux nautiques du Bol d’Or Rolex. Comme à son accoutumée, le départ de cette 68ème édition sera donné à 9 heures très exactement. Rappelons que cette incontournable fête lémanique est aussi la plus importante régate en eau douce d’Europe, puisqu’elle rassemble près de 550 embarcations en tous genres. Venus de loin, certains n’hésitent pas à effectuer le déplacement pour y prendre part.
 
Affûtés pour l’occasion, les Décision 35 sont fins prêts à prendre le départ. Grands favoris de la course, ils se réjouissent déjà de s’affronter sur les 80 miles que totalisent cet aller & retour ‘Genève-Le Bouveret-Genève’.

Quatrième étape du Challenge Julius Baer, le Bol d’Or Rolex reste une course au trophée toujours très convoité. Au classement actuel, OKALYS de  Nicolas Grange et ALINGHI d’Ernesto Bertarelli totalisent exactement le même nombre de points.
 
« Rien n’est joué. On va surtout faire mentir le vieil adage qui dit que le vainqueur de la Genève-Rolle-Genève ne gagne pas le Bol d’Or la même année !  », déclare Loïck Peyron, co-skipper sur OKALYS et vainqueur de l’édition précédente. Le tacticien du bord, Eric Monnin, confie : « Il faudra observer et s’adapter. On a mis en place un système qui consiste à laisser chaque membre de l’équipe exprimer son avis concernant la tactique. Il est important de profiter des compétences et de l’expérience de chacun ; tout particulièrement sur les grandes courses, où certaines décisions peuvent être prises sans précipitation. Notre victoire de l’an passé tient à une décision prise après discussion avec chaque membre de l’équipage. Tous d’accord, nous étions convaincus de notre option à la côte française au large de Lausanne. »
 
Pas de relâche dans les entraînements. Affairés à se préparer au mieux, les navigateurs consacrent toujours autant d’heures à la bonne coordination de l’équipage ainsi qu’à leur condition physique. Tout au long de la semaine, ils devront encore surveiller les évolutions météorologiques. Consultations des sites spécialisés, discussions avec les météorologues, nombreux sont les moyens qui leur permettent aujourd’hui d’évaluer au mieux les prévisions. Pendant ce temps sur les multicoques, les préparateurs œuvrent aux dernières modifications techniques. Opérations telles qu’une préparation de la coque spécifique ou un check-up complet des voiles et de la plateforme sont indispensables. Sur une course d’une telle longueur, il est également capital de veiller à ce que l’électronique et le matériel de sécurité soient parfaitement opérationnels.
 
Du côté d’ALINGHI, c’est au niveau de la sélection des membres qui composeront l’équipage final que l’on se prépare. « Un des points forts d’ALINGHI c’est l’homogénéité et la possibilité d’avoir différentes compositions d’équipages pour arriver à mener le bateau très proche de son potentiel maximum. C’est aussi permettre d’échanger des points de vue, des techniques et des méthodes de navigation. Surtout, c’est pouvoir garder du pep jusqu’à la fin, car la course est quand même assez longue ! L’équipe est composée de huit personnes au maximum. Parmi eux, on essaye de trouver la meilleure configuration possible en fonction des poids, des conditions météo et de la puissance qui forcément est liée avec le poids. A partir de là, il faudra composer avec 6 personnes pour le Bol d’Or. »,  détaille Pierre-Yves Jorand qui sera samedi au côté d’Ernesto Bertarelli. Il ajoute encore : « Sur le D35,  nous sommes très proches. Lorsqu’il est à la barre, je suis au chariot et à la Grand Voile et vice versa. Donc il n’y a pas trop de chemin à parcourir pour changer de poste ! C’est prévu comme ça. »
 
Pour tous ceux qui sont dans l’impossibilité de se déplacer ou qui manqueraient une partie de la régate, qu’à cela ne tienne : le « Virtual Challenge Julius Baer », simulation en deux dimensions sur Internet (www.challengejuliusbaer.ch), les tiendra informés en tout temps de ce qui se déroule sur le lac. Grâce aux informations directement collectées par les balises GPS à bord des bateaux, il sera facile pour l’internaute de voir évoluer la course, de se tenir informé du  classement et de localiser les multicoques en temps réel.

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En nocturne

Solo Bretagne Sud
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Départ tardif hier soir, car cette étape entre le Crouesty et Bénodet à la particularité d’être une étape de nuit dotée d’un coefficient de 1.5. C’est donc vers 17h que le départ à été donné dans un vent mollissant de 6 nœuds. Les bateaux peinant même pour franchir la ligne de départ. Deux options se dessinaient et la droite du plan d’eau s‘averra plus opportune au vu de la rotation du vent et de la direction des courants par un fort coefficient de marée.

A la bouée de dégagement les mauvaises options se payaient cash et les traditionnels premiers en temps réel (JPK 9.60 et J92,S) ont un peu souffert. Le plan d’eau de la baie de Quiberon, très technique en ce début de soirée a vu la course se scinder en deux groupes avec près de cinq minutes d’écart, les premiers emmenés par Philippe Massu et le second par G. Delcroix.

La nuit est tombé à l’approche de l’île de Groix et c’est Philippe Massu que l’on a retrouvé aux avant postes avec une solide avance à la marque de passage au sud des Glénan. Un peu plus d’une heure d’écart entre les concurrents, une course compacte dans un vent bien établi entre 17 et 25 nœuds d’est nord-est, ou les classements on varié en fonction de la capacité de chaque skipper de localiser les marques de parcours sous la lune exactement.

En temps compensé, c’est Michel Durand sur Générali Assurance qui remporte cette étape de nuit confortant ainsi son avance au classement général. Il prend dès lors une forte option sur la victoire finale après deux victoires d’étape dont l’une au coefficient 1,5. Ligne d’arrivée des premiers en temps réel, un peu après cinq heure du matin, Les yeux rougis, les traits tirés, les skippers se sont dirigés vers le port de Bénodet pour apprécier un petit déjeuner-croissants, a moins que Morphée ne vienne frapper à la porte du roof.

Source Solo Bretagne Sud

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Temenos II mis à l’eau

Mise à l'eau Temenos II Dominique Wavre
DR

TEMENOS, plan Owen Clark design, premier 60 pieds Imoca "nouvelle génération" à être mis à l’eau, a donc l’honneur d’ouvrir le bal. Plusieurs monocoques devraient dans le courant de ces prochains mois, venir étoffer les rangs de la classe Imoca qui s’affirme comme l’une des classes les plus actives de la course océanique internationale.

En matière d’avancées technologiques, TEMENOS résulte d’une intense et étroite collaboration entre le cabinet Owen Clark Design (Ecover, Pindar, Kingfisher…) et Dominique, qui fort de l’expérience de ses deux dernières campagnes Vendée Globe a souhaité s’impliquer dans l’ensemble des étapes de construction. De la conception à la réalisation, le skipper qui a passé plusieurs mois en Nouvelle-Zélande, a pris une part très  active à la naissance du nouveau TEMENOS.  Le monocoque s’inscrit dans la tendance déjà observée sur les 60 pieds les plus récents mais aussi dernièrement au sein de la flotte des volvo 70. Plus de raideur pour des bateaux plus puissants, TEMENOS ne déroge pas à ce cahier des charges.

Durant près de 8 mois, l’équipe du chantier Southern Ocean Marine a travaillé sans relâche et le résultat est à la hauteur des espérances du skipper. Un planning respecté mais aussi et surtout un travail de qualité, qui mettent en lumière le savoir-faire et les compétences des différents intervenants du projet.

Sorti du hangar en début de semaine, le bateau paré de ses nouvelles couleurs, a ensuite été quillé avant de rejoindre l’élément liquide. Cette mise à l’eau dans les temps est de bon augure pour la suite du programme qui s’avère chargé, Outre son aspect symbolique important, c’est une nouvelle étape franchie dans le long processus de construction qui n’en est pas moins terminé pour autant. Le bateau va devoir passer les tests de jauge imposés par la règlement de la classe Imoca, dont le toujours très spectaculaire test à 180° durant lequel le bateau retourné à l’aide d’une grue doit revenir à l’endroit par la seule intervention de son skipper situé à l’intérieur.
 
Très vite il s’agira ensuite de mâter le monocoque afin de lui faire passer un autre test d’importance, celui des toutes premières sorties en mer. Ces navigations permettront de valider l’ensemble des installations, avant le grand départ pour l’Europe prévu par cargo, à la mi-juillet.
Si ces derniers mois ont été particulièrement bien remplis pour le skipper et son équipe, c’est une nouvelle course contre la montre qui démarre avant le départ de la prochaine Route du Rhum, le 29 octobre prochain.
 
Entretien avec Dominique Wavre

TEMENOS vient d’être mis à l’eau, dans quel état d’esprit te trouves-tu ?
« Je suis un marin heureux, TEMENOS est magnifique, il est exactement comme je l’avais pensé. La récompense est à la hauteur des efforts fournis depuis plus d’un an. Je piaffe d’impatience à l’idée d’aller tirer mes premiers bords au large, depuis le temps que l’on réfléchit à ce que sera le bateau, j’ai hâte de vérifier que les calculs et le rêve correspondent  à la réalité. »
 
Comment se sont passées ces 8 derniers mois. Content de retrouver le grand air ?
« Oui, après ces 8 mois de chantier et de bureau, nous avions vraiment besoin de grand air et puis  c’est génial de contempler TEMENOS posé sur l’eau qui  tire sur ses amarres !   Il faut le reconnaître, ces derniers mois ont été excitants et laborieux, à traquer le détail, à travailler sur énormément de considérations techniques high-tech, à s’assurer que le bateau soit construit exactement selon nos souhaits. C’est une somme considérable de travail et de détails cumulés. Si je me retourne sur ces 8 derniers mois, je me rends compte avec un peu de recul de l’importance de la tâche réalisée. Mais galvanisés par un tel objectif, nous n’avons pas vu filer le temps. »
 
C’est la première fois que tu es amené à suivre la construction d’un bateau en Nouvelle-Zélande. Que dire de ta collaboration avec le chantier Southern Ocean Marine ?
« Cela a été un réel plaisir de travailler avec cette équipe. Les ouvriers du chantier et d’ailleurs l’ensemble des intervenants néo-zélandais sont passionnés par ce qu’ils font et ils ont une force de travail colossale. J’ai vraiment apprécié le coté humain et relationnel tout au long de cette belle expérience. »

Côté technique comment s’est passée la construction de TEMENOS ?
« Extrêmement bien ! Il y a bien eu  quelques petites anicroches, qui  sont inévitables dans une opération d’une telle envergure et d’une telle complexité mais dans l’ensemble à chaque fois qu’un petit souci technique s’est présenté il a été résolu avec compétences. C’est impressionnant d’observer la réactivité  des équipes, ils sont concentrés sur ce qu’ils font, ils prennent les problèmes de front et les surmontent avec efficacité. »
 
Autre aspect très important dans ce type de projet, la gestion du calendrier, parvenez-vous à respecter les échéances fixées ?
« On est a peu près dans les temps, on respecte le calendrier que l’on s’était fixé et c’est une bonne chose car nous n’avons pas énormément de marge d’ici la mise sur cargo du bateau, nous  travaillons à flux tendu, et beaucoup de choses se passent en même temps. On finit actuellement de monter l’hydraulique, l’électricité, une partie de la mécanique, le gréement etc, mais c’est visiblement la manière normale de travailler ici et personne ne semble vraiment sous tension. »
 
Que reste t-il à faire sur le bateau avant sa mise sur cargo au mois de juillet prochain ?
« La mise à l’eau ne signifie pas que les travaux sont terminés. Le circuit électrique primaire est partiellement installé, et il reste  pas mal d’accastillage à installer pour terminer le plan de pont. La mise à l’eau va également nous permettre d’effectuer le test de retournement du bateau d’ici quelques  jours, après ça il nous restera encore pas mal à faire avant de mettre le moteur en route, mâter le bateau, installer les voiles… La liste est encore longue  avant de pouvoir  aller tester TEMENOS en navigation, et nous sommes très impatients. »
 
Quelles innovations as-tu souhaité sur le nouveau TEMENOS ? De quoi peux-tu nous parler qui ne soit pas marqué du sceau du secret ?
« Le nouveau TEMENOS est différent de l’ancien de par sa quille mobile, et par sa puissance. Les appendices ont été optimisés par rapport aux dessins précédents. Pour le reste c’est une série de points que l’on a étudiée avec Merfyn Owen, en particulier les lignes de coque que l’on a testées en bassin de carène. »

De manière plus générale quels sont les progrès attendus sur les bateaux nouvelle génération ?
« Ces bateaux ne seront pas totalement  révolutionnaires par rapport à la  génération précédente, C’est plutôt une somme de détails technologiques qui fait qu’ils seront un peu  plus rapides, un  plus peu plus puissants, et ergonomiquement mieux étudiés. »
 
Quelle est la suite du programme à court et moyen terme ?
« A court terme, une fois la "job list" terminée nous allons devoir  passer les différents tests de jauge, mâter le bateau, monter les voiles puis nous allons nous concentrer sur les essais en mer afin de vérifier que tout fonctionne bien et valider le premier jeu de voiles. Puis TEMENOS sera chargé sur cargo qui l’emmènera en  Belgique. Nous aurons ensuite un mois et demi de mise au point à La Rochelle, durant lesquels s’enchaîneront  les sorties techniques et d’entraînement, avant de rallier Saint Malo pour prendre le départ de la route du Rhum le 29 Octobre prochain… »

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