Accueil Blog Page 1911

Profession préparateur mental…

Generali 2004 : Yann Elies
DR

La Solitaire Afflelou  Le Figaro est l’objectif majeur de la saison 2006 pour Yann Eliès. Comment avez-vous préparé ensemble cet objectif ? 
Gilles Monier : « Tout au long de l’année nous travaillons avec Yann sur ses objectifs. Nous organisons ses priorités de travail qui peuvent porter sur des aspects techniques de la préparation comme l’essai de nouvelles voiles, le mental comme le référencement à des idées clés de son engagement ou de valeurs (le plaisir de naviguer, être un marin compétent et reconnu), ou encore la préparation physique. Nous définissons à la fois des objectifs à long et à court terme. Nous essayons de voir l’importance du travail quotidien (se perfectionner dans certains domaines techniques comme la météo, savoir se détendre au bon moment lorsqu’il est en course, etc…) dans la réalisation des objectifs futurs (sa participation au prochain Vendée Globe). Nous sommes toujours dans une logique constructive permettant de préparer l’avenir. La Solitaire Afflelou Le Figaro est l’épreuve phare de la saison de Yann Eliès. Il y a donc un objectif de résultats auquel nous associons toujours des objectifs de maîtrise. Ces objectifs sont définis conjointement avec Yann. Ils peuvent prendre la forme de tâches à exécuter ou de comportements à avoir dans les moments clés.
Sur une épreuve difficile psychologiquement, il est important que le coureur puisse se concentrer sur ces objectifs de maîtrise. A long terme ce sont d’ailleurs ces objectifs qui sont plus importants que le résultat en lui-même car ils permettent d’acquérir des capacités qu’il pourra mettre en œuvre pour un autre défi. En effet, accomplir des routines dans les moments clés sera plus important pour Yann lorsqu’il participera au Vendée Globe que son classement final sur une édition de la Solitaire. »
 
 Quelles sont les qualités qu’un coureur doit développer pour remporter une épreuve comme la Solitaire ?
« De façon générale, une épreuve comme la Solitaire nécessite d’aller vite, c’est-à-dire savoir faire avancer son bateau dans toutes les conditions, même les plus extrêmes comme la tempête ou le calme plat. Cela signifie également trouver les bons repères sur le bateau et avoir un comportement détendu à la barre.  Aller au bon endroit nécessite d’avoir une bonne lecture des cartes météo et de savoir lire le plan d’eau le plus finement possible (observation du vent, de la mer, des nuages, etc). Le tout en conservant un détachement par rapport au résultat, à savoir que l’on soit en tête de la flotte ou à l’arrière ! Mais psychologiquement, il est important d’avoir une concentration et un timing parfait, d’y croire jusqu’au bout, même dans les moments difficiles, et de savoir rebondir »

La préparation mentale dans le cadre d’un projet 60 pieds est-elle la même que sur un projet Figaro ?
« Dans le cadre d’un projet 60 pieds comme celui de Yann il y a un travail spécifique lié à l’approche technique. Yann va devoir trouver ses marques sur son nouveau bateau, trouver les bons réglages, découvrir de nouvelles sensations, trouver son organisation à bord, etc… Bref, s’approprier son nouveau bateau. J’apporte à Yann un regard extérieur sur son projet avec une vue d’ensemble. Je l’aide dans la définition de son programme, dans sa planification et lui apporte quelques conseils dans le management de son équipe. Au cours de ces dernières années Yann a intégré des éléments de préparation qui lui permettent de gérer au mieux son projet aujourd’hui. La navigation à bord des monocoques 60 pieds de Vincent Riou et Bernard Stamm lui ont apporté des repères techniques et l’exigence de ce type de bateau. Ses tours du monde à bord d’Orange lui ont fait découvrir la navigation autour de la planète, la gestion de projet et le management d’une équipe. Yann a prouvé qu’il savait gagner et de belle manière. C’est en cela qu’il sera un concurrent très sérieux pour la Solitaire Afflelou mais également pour les courses en monocoque 60 pieds des années à venir.»

- Publicité -

2 records en 24 heures

trimaran brossard ferries
DR

Alors qu’ils venaient tout juste d’établir le nouveau temps de référence du Record SNSM en 13h 26min 49s (améliorant ainsi le Record de Thomas Coville de près de 7 heures), le skipper et son équipage sont repartis ce matin dans la foulée pour s’essayer au Record de la Brittany Ferries ! Le verdict est tombé très vite, ils réalisent un temps record de 3h 21min 10s.

Le départ est traditionnellement donné par le Navire express « Pont-Aven » qui réalise la traversée en 4h45. Jusqu’à ce jour, c’est Ellen Mac Arthur et Rolland Jourdain qui détenaient le temps de référence en 6h 22 min et 33s.

Partis à 14h30 cet après-midi de Plymouth, Yvan Bourgnon et son équipage ont franchi la ligne d’arrivée à 17h 51min. C’est un double exploit du Trimaran Brossard, car il bat non seulement de près de 3h le temps de Castorama/B&Q mais également le temps de traversée du Pont-Aven. « C’est vraiment formidable ce que viennent de réaliser Yvan et son équipage. Alexis Gourvennec, PDG de la Brittany Ferries et moi-même tenons à saluer l’esprit d’équipe et la ténacité de l’équipage, des valeurs qui nous sont très chères en tant que 1er employeur de marins en France. Aujourd’hui, c’est un véritable duel sur la Manche auquel Brossard et le Pont-Aven se sont livrés car si c’est un record de vitesse pour Yvan, l’exploit ultime était de battre le ferry ! » explique Philippe Gallouédec, directeur de la communication

Grâce à des conditions météo (flux de ouest soufflant à 20-25 noeuds) très favorables, le skipper franco-suisse à rallier Roscoff à une moyenne de quasiment 29 nœuds ! « C’est complètement fou ce que l’on vient de faire, le Trimaran marche du feu de dieu, l’équipage est performant, c’est génial de se mesurer à un tel monstre ! Nous avons navigué bord à bord à l’arrivée, échangé quelques mots à la VHF avec le Commandant, c’était vraiment sympa. J’espère que cela donnera envie à d’autres marins de faire ce record car c’est un joli moyen de rapprocher le monde de la voile et celui des bateaux motorisés. Je remercie la Brittany Ferries de nous avoir permis de vivre un tel moment » s’enthousiasme Yvan.

C’est incontestablement un superbe début de semaine que nous offre là le Trimaran Brossard, deux records en moins de 24h, on ne pouvait rêver mieux ! Dès la fin de semaine, Yvan reprendra le large, cette fois-ci pour valider sa qualification pour la Route du Rhum. Suivra ensuite la tentative du Record de la plus longue distance parcourue en 24h.

source: Team ocean

- Publicité -

Retrouvailles avec un vieil ami

Safran
DR

« C’était ma première fois à bord de l’Open 60 (ex-Skandia) depuis cette soirée glaciale de décembre dernier et de mon arrivée aux Sables d’Olonne, qui bouclait la boucle de mon Vendée Globe et qui marquait la fin de ce long voyage pour beaucoup de gens. Ce soir-là était un moment de grande fierté pour moi. Une fierté notamment pour toute l’équipe et nos sponsors, qui nous sont restés fidèles. Peu après la perte de notre quille, qui nous a obligé d’abandonner officiellement le Vendée Globe le matin du 25 janvier 2005, notre équipe s’est mis au travail afin de trouver un moyen pour réparer le bateau, et pour me permettre de rentrer du Brésil afin de compléter mon tour du monde en arrivant aux Sables d’Olonne dix mois après cet abandon forcé.

C’était un incroyable voyage pour nous tous, montrant bien que nous avions vraiment envie de terminer ce que nous avions commencé, et notre arrivée en France le 14 décembre dernier mettait fin à cette importante période de notre vie. J’ai fait mes adieux à notre Open 60 ce soir-là et le lendemain il a été remis au français Marc Guillemot et rebaptisé Safran. Quelques jours plus tard, j’ai pris l’avion pour l’Australie pour rejoindre l’équipe de Hugo Boss pour la course Sydney- Hobart.

Récemment, Marc a amarré Safran à Saint Malo près de ma maison en France pendant quelques jours, mais je me retrouvais du côté de La Baule à ce moment-là, et j’ai raté l’occasion de le revoir. C’était lors de notre première journée de navigation dans le cadre de la semaine Skandia Cowes le 21 juillet dernier que j’ai mis les pieds à bord de notre fidèle 60 pieds pour la première fois depuis nos adieux aux Sables d’Olonne en décembre. Je n’ai pas exprimé aux autres l’importance de ce moment de retrouvailles avec mon ami fidèle, afin d’éviter les questions du style, "Que ressentez-vous ?"… "C’est une journée étrange pour vous ?" C’était vraiment un grand moment, je dois avouer. J’étais vraiment soulagé de voir que rien n’avait été changé à bord à part l’absence des photos de famille et des messages d’amis, que j’avais l’habitude de mettre partout sur la table à cartes pour me tenir compagnie pendant les longues journées passées seul en mer.

D’un côté c’était complètement différent de nos derniers moments ensemble, et de l’arrivée seul aux Sables d’Olonne, mais quelque part, peu de chose avait changé. Je revécu de grands moments pendant cette journée-là… des souvenirs de l’époque que nous avions passée en mer ensemble. Seulement le bateau et moi… assis sur le pont avec un repas chaud admirant un coucher de soleil tropical, les cris de joie lors des surfs sur les vagues des mers du sud jusqu’au combat ensemble afin de rester dans la course, lorsque les problèmes techniques nous accablaient. Des souvenirs d’un dur Noël passé seul loin des amis et du cafard que cela a engendré, jusqu’aux sentiments ressentis lors que j’ai aperçu les côtes françaises lors du coucher du soleil pendant cette soirée glaciale de décembre 2005, 11 mois après avoir partagé le désespoir de la perte de la quille, qui a mis fin à notre course après 80 jours en mer ensemble….d’incroyables souvenirs.

Dans l’ensemble, c’était une belle journée et même si le bateau reste en location à l’équipe Safran jusqu’à la fin de l’année, nous disposons de lui pour des fins promotionnelles pendant la semaine Skandia Cowes. C’est un peu ce que l’on ressent quand on retrouve un vieil ami avec lequel on peut s’amuser sur l’eau. Ah ! que la vie est belle. »

- Publicité -

Les écarts vont se creuser !

Peter Laureyssens
DR

La mer, ça creuse… Surtout quand elle s’ouvre totalement et que les reliefs perturbateurs sont derrière. C’est le cas ce mercredi après-midi où la première réelle échappée est en cours au large du cap Finisterre. Car si le différentiel est encore modeste, voire réduit, force est de constater que les vitesses affichées par les leaders sont bien supérieures à celles de leurs poursuivants. En fait, le vent était encore à la mi journée de secteur Ouest pour ceux qui ont longé de trop près les côtes espagnoles, alors qu’il basculait déjà au Nord Ouest plus soutenu pour ceux qui ont évité le plateau continental. A ce jeu, Peter Laureyssens (Ecover) a fort bien géré ce passage délicat en se maintenant à l’extérieur de la ligne de sonde des 400 mètres (soit à 45 milles de l’Espagne) et Olivier Cusin (NégaWatt) a été encore plus prudent en naviguant à plus de 75 milles des côtes.
Les deux solitaires sont donc en pole position pour la grande droite vers les Açores en se calant au vent du peloton, emmené par Andraz Mihelin (Adria Mobil Too) qui n’a pas réussi à incurver sa trajectoire suffisamment tôt. Et derrière, c’est la meute avec un paquet dense et regroupé qui comprend David Sineau (Bretagne Lapins), François Salabert (Areas Assurances), François Duguet (Crédit Agricole Skipper Challenge), Fabien Despres (Soitec)… et une bonne dizaine d’autres prototypes.
 
Duel chez les voiliers de série
La situation est encore plus claire pour les bateaux de production puisque les deux navigateurs qui se détachent inexorablement sont ceux qui ont paré très largement la péninsule ibérique : Hervé Piveteau (Jules) et Sébastien Marsset (Raisonances) étaient déjà pointés avec plus de dix milles d’avance sur Antoine Debled (ADD Modules), Thomas Bonnier (Architecture élémentaire) et le Portugais Francisco Lobato (BPI), eux aussi poursuivis par une armada de voiliers de série… Logiquement, ils vont toucher du vent de plus en plus favorables au fil de leur progression quasiment directe vers les Açores, avec une brise de Nord qui forcit de plus en plus en fin de journée, jusqu’à atteindre près de vingt nœuds dans la nuit.
Au vent de travers à plus de 7,5 nœuds de moyenne alors que les suivants ne progressent qu’à 6,5 nœuds, cela va agrandir l’écart à une vingtaine de milles jeudi midi… Et ça commence à faire lourd, surtout lorsqu’on sait que les conditions seront stables au moins jusqu’à vendredi soir !
 
Ainsi comme au Tour de France, l’échappée des deux ou trois leaders de chaque catégorie va être très dure à rattraper car il n’y a pas d’option particulière ces prochaines heures : ça déroule, cap sur l’archipel des Açores, ce qui va aussi permettre aux premiers de prendre un peu de repos en regardant dans le rétroviseur, afin d’anticiper l’atterrissage sur Horta qui s’annonce assez délicat. L’anticyclone des Açores se stabilise en effet en forme de haricot entre l’archipel et l’entrée de la Manche ce qui signifie qu’il faudra un moment ou un autre, le traverser. Cette zone de transition ne devrait être atteinte par les leaders que dans deux jours : sera-t-il coopératif ou formera-t-il un barrage qui ferait revenir le peloton ?
 
A bord des Minis, les têtes doivent déjà se projeter sur ce problème puisque désormais, le mauvais temps est du passé et le présent ne peut que s’améliorer. C’est toute la problématique de la course océanique : un choix tactique pris à un moment « T » entraîne en cascade une trajectoire presque obligatoire… On peut toujours anticiper l’avenir, pas revenir sur le passé !
Et rappelons un élément capital pour les courses Mini : les solitaires n’ont aucun contact radio avec la terre et ne disposent à bord que des prévisions météorologiques (fiables mais réduites) fournies par l’organisation des Sables-les Açores-Les Sables. Les concurrents n’ont en sus que leur classement en distance par rapport au but et non les positions des autres navigateurs… Il est donc très difficile de savoir ce que font les autres Minis et il faut donc se concentrer uniquement sur sa route ! Pas facile dans un volume habitable de trois mètres cubes ballotté par les flots et coupé (ou presque) du monde. Si encore le soleil était là, mais non : c’est la brume qui est au rendez-vous au moins jusqu’à jeudi soir… Brouillard dans la tête et brouillard dehors.

- Publicité -

Brossard multiplie les tentatives de records

brossard record snsm
DR

Partis le matin même à 09h06 de St Nazaire, Yvan Bourgnon et son équipage ont profité d’une fenêtre météo très avantageuse avec des vents de Sud/Sud Ouest soufflant entre 15 et 25 nœuds et se sont offerts une longue glissade vers la cité malouine.

Le skipper franco-suisse n’en revient toujours pas « c ’est incroyable ! Nous avons commencé avec seulement 8/10 nœuds, jusqu’à Belle-Ile, nous n’avions vraiment pas l’impression d’être sur un record. Et puis, le vent n’a cessé de monter. Nous avons surtout été agréablement surpris de la météo en Manche, plus de 25 nœuds de Sud, une mer plate… Nous avons alors exploité le bateau au maximum et enregistré au GPS une pointe à 38,7 nœuds ! »

A l’arrivée, c’est un équipage comblé que l’on retrouve, et malgré la nuit et la fatigue, on distingue des sourires qui veulent dire beaucoup « Je suis très fier de mon équipage, il y avait à bord la plupart du staff technique du bateau, des skippers du team, un journaliste et Jacques Vincent avec qui on se relayait à la barre. Ils ont tous fait un super boulot, toujours plus motivés au fil des heures malgré les conditions à bord : c’était une véritable machine à laver ! » confie le capitaine

Si le Trimaran Brossard participait mi-juillet au Défi Petit Navire, le Record SNSM a fait office de premier test grandeur nature. Après 13h de course et un bateau poussé au maximum, Gilles Campan, Directeur Technique est rassuré quant au potentiel de la formule 1 des mers : « hormis de tous petits détails techniques sans importance, tout fonctionne à merveille. Je suis confiant pour l’avenir, les modifications apportées cet hiver, comme les foils, sont très concluantes. On va faire de belles choses avec ce bateau. »

C’est un véritable exploit que vient d’accomplir Yvan Bourgnon, 13h 26min et 49s de course, c’est 7h de moins que le précédent temps de référence établit par Thomas Coville ! « Je suis vraiment très heureux de notre performance et par la même occasion de soutenir la SNSM en participant à ce superbe record. C’est vrai que nous avons placé la barre très haut mais je pense que notre temps reste battable. Le plus dur sera sans doute de profiter d’une fenêtre météo aussi favorable que la notre ! » explique Yvan

Décidés à continuer sur cette belle lancée, Yvan et son équipe n’ont fait qu’une courte escale à St Malo. Ils sont déjà repartis direction Plymouth pour tenter d’établir dès cet après-midi, le Record de la Brittany Ferries « Plymouth/Roscoff » contre un ferry express de la compagnie. Le départ sera donné à 13h30, heure anglaise, avec une arrivée prévue devant l’île de Batz entre 18 heures et 19 heures.

Les hommes du record :
Yvan Bourgnon
Jacques Vincent
Gilles Campan
Jérémie Lagarrigue
Samuel Caillaut
Jean-Charles Ledun
Aymeric Lynch
Sarah Lynch
Sandrine Lescaudron
Benjamin Lamotte
Olivier Hernandez
Stéphane Jézéquel (journaliste au Télégramme)

- Publicité -

Le calme après la tempête

PCO Technologies Tanguy de Lamotte
DR

Officiellement, Didier Le Vourc’h (Vecteur Plus), Pierre-Yves Lautrou (Téo Taket), Marine Chombart de Lauwe (Esprit 93) ont déclaré leur abandon en arrivant dans un port français ce mardi. Pierre Brasseur (Peintures Ripolin), Marie Christine de Brugière (Lady Jim), Daniel Vodikca (CK Fisher), Stéphan Bonvin (Marcel for ever), Nacho Orti (Intrepid Project Valencia) et Hugo Ramon (Emotion Saling Team-Aspanob) se sont détournés pour une escale. Le coup de vent n’a certes pas été très violent mais il a été rapide, ce qui a engendré une mer dure et chaotique pendant quelques heures la nuit dernière, et ce qui n’a pas arrangé les solitaires qui avaient déjà quelques soucis techniques.
 
Pour les soixante Minis encore en route en course vers les Açores, ce mardi après-midi a été l’occasion de souffler un peu avec une mer qui s’est aplatie progressivement (il y a eu jusqu’à quatre mètres de creux lundi dans la nuit) et un vent qui tourne lentement au secteur Nord Ouest en mollissant au fur et à mesure que les bateaux se rapprochent des côtes espagnoles. Dormir avant tout, sécher ses vêtements et l’intérieur, manger un plat consistant, faire un check-up du bateau, voilà les occupations principales des solitaires après deux jours de mer. Comme la route est directe, comme le vent ne fait que se stabiliser et que la tendance est à un apaisement général des conditions de navigation, il faut en profiter… mais pas trop longtemps au risque de se faire décrocher au passage de la point Nord Ouest de l’Espagne.
 
La louche espagnole
 
Le cap Finisterre devrait donc être relativement paisible à déborder et risque fort d’être le point de passage le plus délicat à négocier avant l’archipel des Açores. De fait, les options prises dès lundi rendent les trajectoires quasiment obligatoires : les « Sudistes » à l’image de Jean-Marie Vidal (Jason) suivi par un groupe de voiliers de série dont Romain Vidal (Bingo), Dominik Zurrer (Ubik 245), Alexis Hupin (Manu Poki)… vont forcément atterrir sur la pointe Estaca de Barres et donc raser les falaises ibériques. Cette trajectoire peut être excellente si le vent tourne comme prévu au Nord voir Nord Est à moins de dix nœuds sur zone, car il y a souvent un effet Venturi au large de La Corogne qui accélère le flux…
L’ex-Figariste, double vainqueur de la Solitaire, Jean-Marie Vidal connaît bien ce phénomène et sa route laisse entendre qui cherche à en profiter pour réaliser une « louche », une trajectoire courbe pour revenir aux avant-postes par dessous ! Classé douzième mardi après-midi, il ne serait pas étonnant de le voir prendre mercredi matin, la place de dauphin du leader actuel, le Slovène Andraz Mihelin (Adria Mobil Too). Ce dernier emmène le peloton avec déjà dix milles d’avance sur le Belge Peter Laureyssens (Ecover), Adrien Hardy (Brossard), David Sineau (Bretagne Lapins), Isabelle Joschke (Degrémont)… qui se sont tous regroupés après le passage du front sur une route similaire par effet de convergence.
 
Du côté des voiliers de série, les écarts sont peu significatifs entre les dix premiers voir plus ! A l’exception de Hervé Piveteau (Jules) Antoine Debled (ADDModules) et de Grégory Magne (20 minutes) très au Nord et des « Sudistes », le pack est compact au centre du golfe de Gascogne à une vitesse de plus de six nœuds, cap au Sud Ouest. Avec des bateaux au potentiel strictement identiques, a contrario des prototypes qui sont plus ou moins typés pour le travers ou le petit temps, le différentiel ne pourra se faire qu’en étant « au taquet » toute la nuit…
 
Nuit blanche pour lune noire
 
Car plus au large que les Vidal, cette « bande de Minis » va aussi buter dans des airs plus mous dans la nuit de mardi à mercredi, leur passage à la longitude du cap Finisterre étant prévu en fin de matinée. Derrière ces derniers reliefs avant l’archipel des Açores, un flux de secteur Nord à Nord Est est en cours d’installation, ce qui signifie que les premiers à déborder la péninsule ibérique vont creuser très rapidement l’écart sur le gros de la flotte. La nuit de mardi à mercredi va donc être assez sollicitante car rappelons qu’il n’y a quasiment pas de lune, que le vent va mollir et devenir assez variable en force et en direction. Il faut donc imaginer passer une nuit blanche pour faire le break ou rattraper son retard. Surtout entre minuit et le lever du jour, une période où les paupières ont tendance à tomber si on n’a pas pris du stock de sommeil dans l’après-midi. De plus, les changements de température sont générateurs de petits souffles bienvenus mais souvent imprévisibles : si le solitaire n’est pas sur le pont à ces moments-là, ce sont plusieurs milles voir dizaines de milles dans les calmes, qui s’envolent…

- Publicité -

Course Au Large N°19 dans les kiosques

Course Au Large N°19
DR

Et il y en aura pour tout le monde côté sommaire : grands records avec l’exploit de Bruno Peyron et du team Orange sur l’Atlantique nord, mais aussi les premières navigations du trimaran géant Groupama 3 à bord duquel Course Au Large a navigué. Retour sur la Volvo Ocean Race qui tire un trait sur le grand sud + un article exclusif signé Sébastien Josse. Point à mi-saison pour la Classe Figaro après la Transat en double, la Solo Méditerranée et l’Odyssée Cannes-Istanbul. Navigation en course avec Mike Golding lors de la course-record SNSM. Enfin, les dernières répétitions des challengers pour la Coupe de l’America et un portrait inédit de Chris Dickson, l’une de ses figures emblématiques, … Tels sont les principaux titres au menu du dernier Course Au Large, sans oublier les rubriques habituelles (Portfolio, Baromètre, Ils ont dit, Actualités,…).

- Publicité -

Rencontre avec Charles Caudrelier, skipper du Figaro Bostik

Charles Caudrelier
DR

2005 et ta 10ème place au général, est-ce une année que tu aimerais oublier ?
« Après ma victoire dans la Solitaire Afflelou Le Figaro 2004, j’avais envie de découvrir d’autres supports et notamment de naviguer en monocoque et en multicoque 60′. J’ai par conséquent consacré moins de temps aux navigations en Figaro. Mais je ne regrette absolument pas ce choix, car en 2005 j’ai énormément progressé.» 

Dans quel état d’esprit te sens-tu à six jours du départ de la première étape 2006 ?
« En pleine forme ! Je suis prêt physiquement et mon Figaro Bostik est comme je le souhaitais. Cet hiver nous avons fait &eacu!  te;voluer les voiles et le résultat est super. Je n’ai vraiment aucun complexe de vitesse par rapport au reste de la flotte, le bateau va vite dans toutes les conditions. A quelques jours du coup d’envoi, je me sens aussi motivé en 2004 ! »

As-tu suivi une préparation spécifique pour cette Solitaire Afflelou Le Figaro 2006 ?
« L’an dernier, j’étais arrivé fatigué physiquement sur la Solitaire. Ma condition physique ayant une incidence très forte sur ma forme mentale, il était important pour moi que cette année il n’en soit pas de même. C’est pourquoi, Fred  Pautler – professeur de judo rencontré à bord du trimaran Banque Populaire – m’a conseillé un programme physique spécifique. Puis dernièrement, je suis parti 10 jours en montagne, aux Arcs puis à Chamonix faire de la randonnée et un peu de haute mo! ntagne. Les bienfaits des séjours en altitude ne sont p!  lus &agr ave; démontrer et  j’avais envie de changer d’atmosphère, de couper quelques jours avec le monde du bateau avant le début de la Solitaire.»

Quelles sont tes envies, tes ambitions pour ta 7ème participation ?
« Avant toute chose, j’ai envie de prendre du plaisir en naviguant le mieux possible, ce qui n’a pas été le cas l’an dernier. Côté ambition, je pense bien sûr à un deuxième titre ! C’est une chose qui me motive énormément cette année. Inscrire mon nom aux côtés de Jean le Cam, Philippe Poupon, Michel Desjoyeaux … cela  donne envie ! »

Un petit mot sur le plateau, tes plus dangereux concurrents ?
« J’avoue ne pas avoir trop regardé les inscrits… Mais je pense à Armel Le Cléach’ ou à Kito de Pavant qui, tout comme moi, aimeraient certainement accr!  ocher un deuxième titre. Je crois qu’il faudra également compter sur Pietro D’Ali, qui par ses résultats de début de saison, – victoire sur l’Ag2r avec Kito et 2ème place sur la Solo Méditerranée – nous a montré qu’il était bien dans le coup. Et enfin, Yann Eliès. »

- Publicité -

Sueurs chaudes sur front froid

Ecover Mini Finot Peter Laureyssens Mini Fastnet
DR

Quatre-vingt milles séparent déjà les partisans de la route Nord des aficionados de la voie Sud ! Alors que les leaders n’avaient parcouru qu’un peu plus de cent milles depuis le départ des Sables d’Olonne en milieu de journée… C’est dire si les solitaires ont pris des options radicalement différentes dès les premiers milles. En fait, une fois le parcours préliminaire effectué, toute la flotte s’est vue contrainte de faire cap à l’Ouest-Sud Ouest contre un vent d’une dizaine de nœuds, puis cette brise s’est progressivement orientée à l’Ouest en fin de journée après un gros calme en milieu d’après-midi. C’est justement quand le petit souffle s’est remis à prendre du coffre en tournant pile sur la route directe, que l’Américain Clay Burkhalter (Acadia) a décidé de virer de bord pour aller chercher la dépression attendue ce lundi soir sur les côtes bretonnes.
 
L’Américain a été suivi quelques heures plus tard par Isabelle Joschke (Degrémont) et le Pogo-2 d’Antoine Debled (ADD Modules) puis par les deux voiliers de série de Grégory Magne (20 minutes) et de Hervé Piveteau (Jules). Le reste de la flotte a décidé de virer de bord plus tard formant plusieurs « branches » plus ou moins au Sud avec en haut de l’éventail, le Slovène Andraz Mihelin (Adria Mobil Too) et le Belge Peter Laureyssens (Ecover) suivis par Elodie Riou (KPMG) en voilier de série, puis un gros groupe emmené par les prototypes d’Adrien Hardy (Brossard) et de Laurent Bourgues (Adrénaline) avec Francisco Lobato (BPI) et Sébastien Marsset (Raisonances) en voiliers de série, Xavier Haize (Carben Composites) et le Pogo-2 du Belge Alexis Hupin (Manu Poki) étant les plus Sud.
 
Cet étalement de la flotte est lié à l’approche d’une perturbation qui aborde le golfe de Gascogne cette nuit et qui génère déjà ce lundi après-midi un flux de secteur Sud Ouest 15 nœuds forcissant. Orienté Sud Ouest-Nord Est, le front froid associé va donc concerner en premier les plus au Nord de la flotte qui vont donc affronter un flux de Sud Ouest 25-30 nœuds avec des grains jusqu’à minuit tandis que les plus au Sud auront un peu moins de vent mais plus orienté Ouest Sud Ouest 20-25 nœuds jusqu’à 2 heures du matin mardi. Ce décalage va donc provoquer un net différentiel de vitesse cette nuit lorsque les « Nordistes » vont toucher la bascule du vent au Nord Ouest derrière le front, et donc glisser les premiers à plus de dix nœuds de moyenne, cap au Sud Ouest, tribord vent de travers avec encore quinze à vingt nœuds de brise. Les « Sudistes » seront encore au près bâbord amures face à vingt nœuds de brise à moins de six nœuds de moyenne !

Mais le problème principal sera surtout cette nuit de gérer ce petit coup de vent très rapide (environ six heures de vent fort et de mer dure) pour ne pas casser et anticiper les grains qui suivent toujours les fronts froids. Si les solitaires passent ce mauvais moment sereinement, ils vont ensuite pouvoir dérouler plus tranquillement vers les Açores avec un flux de secteur Nord Ouest, tournant au Nord en passant au large de la péninsule ibérique, puis Nord Est en approchant de l’archipel des Açores. L’anticyclone du même nom va en effet développer une dorsale (peu de vent) en deux « oreilles » vers l’Irlande et vers le pays Basque et les leaders pourront ainsi débouler en passant sous le centre de haute pression, sous spinnaker très vite vers l’île de Faïal : l’arrivée des premiers pourrait donc être avancée au 7 août, voir même au dimanche 6 août en soirée !
 
Premiers détournements
Sur les soixante-neuf partants dimanche à 13h02 devant les Sables d’Olonne, trois skippers font route vers leur port d’attache en Bretagne. Pierre-Yves Lautrou (Téo Taket) n’a pas réussi à résoudre ses problèmes d’électronique malgré son arrêt dimanche après-midi aux Sables d’Olonne et Marine Chombart de Lauwe (Esprit 93) a indiqué au voilier accompagnateur Gwalard V qu’elle se détournait aussi sur Lorient. Quant à Didier Le Vourc’h (Vecteur Plus) sa route vers le Nord depuis midi indique clairement qu’il fait route vers La Trinité/mer : les causes de ce changement de cap n’ont pas pu être transmises.

- Publicité -

Résultats du Championnat d´Europe à Medemblick

rolex Miami OCR yngling
DR

Championnat d’Europe de Yngling : Une dernière journée qui remet tout en question
C’était à l’issue de la journée de jeudi soit deux jours avant la fin du championnat. Anne, Catherine Lepesant et Marion Deplanque menaient alors la flotte, un point devant la toute récente championne du monde Monica Azon. Malheureusement, la journée de jeudi et celle d’hier ont été défavorables pour les filles de l’Atlantique. Avec un OCS hier pour un départ anticipé, elles étaient hier matin 4ème.  Mais les deux manches d’hier disputées dans un vent faible et très oscillant ont redistribué les cartes. Avec une place de 20 et une place de 12, Anne Le Helley et son équipage n’ont pas trouvé la combinaison gagnante et quittent Medemblick très déçues. Les autres françaises engagées sur l’épreuve, Anne-Claire Le Berre, Julie Gerecht et Alice Ponsar terminent quant à elles 13ème. Les jeunes tricolores se disent satisfaites de leur résultat et de leur travail sur les départs pour ce championnat qui vient clôturer une saison bien chargée.
C’est l’espagnole Monica Azon qui remporte le championnat, ajoutant un titre européen après celui remporté sur le championnat du monde de La Rochelle. La jeune hollandaise Mendy Muller prend la deuxième place et c’est l’équipage de l’allemande Ulrika Schuemann qui monte sur la troisième marche du podium.

Classement du championnat d’Europe de Yngling 2006 :
1 – Monica Azon (ESP) = 41 pts
2 – Mendy Muller = 57 pts
3 – Ulrika Schuemann (GER) = 57 pts

12 – Anne Le Helley / Marion Deplanque / Catherine Lepesant (SRRochelaises / SNO Nantes-Equipe de France Militaire / SRRochelaises) = 74 pts
13 – Anne Claire Le Berre / Julie Gerecht / Alice Ponsar (USAM Voile / SN Saint Quay Portrieux / CVB Erquy) = 77 pts

Interview de Catherine Lepesant :
«Hier, cela a beaucoup brassé dans le classement. Nous sommes très très déçues. Nous avons fait une belle régate et là, c’est le coup de massue avec cette dégringolade. Depuis Medemblick, nous tirons les enseignements de chaque régate et avons fait de belles choses. Nous étions 4ème hier matin et même si les régates sont toujours serrées en Yngling, on y croyait. On voulait se rattraper du mondial – elles avaient terminé 12ème, ndr -, surtout ne pas finir sur une note négative. Le point positif dans tout cela, c’est que nous progressons vraiment. C’est d’ailleurs la première fois que nous accrochons la tête de flotte. »
 
Interview de Anne Claire Le Berre :
« Nous avons travaillé les départs, ce qui explique notre irrégularité. Nous avons fait de très bonnes manches mais également de très mauvaises en fonction des départs réussis ou non. La régate a été très longue car il y a eu beaucoup d’attente. Nous sommes contentes car nous avons pu voir des choses intéressantes. Nous avons eu une saison chargée donc nous ne nous attendions pas à faire des miracles. C’est pour cette raison que nous sommes globalement satisfaites de ce championnat d’Europe. »

Championnat d’Europe de 49er : déception chez les français
Le championnat d’Europe de 49er s’est achevé hier à Weymouth en Angleterre sur la victoire des « locaux » Stevie Morrison et Ben Rhodes. Les danois Peter et Soren Hansen prennent la deuxième place à égalité de points et ce sont les allemands Wicke / Jeschonnek qui complètent le podium. Les meilleurs français Manu Dyen et Yann Rocherieux se classent 21ème. Les jeunes Alexandre Monteau et Damien Guilloux, non qualifiés pour le rond or, terminent quant à eux 3ème du rond argent.
Après un championnat du monde difficile pour les tricolores –aucun d’entre eux ne s’était sélectionné pour le rond or-, l’objectif était de terminer dans les 10 premiers sur ce rendez-vous européen. Les résultats sont donc peu satisfaisants selon Guillaume Chiellino, l’entraineur des deux équipages. Pourtant, Manu et Yann ont réussi de jolis coups dans les manches de qualification disputées dans du petit temps avec notamment deux victoires. La suite du championnat leur a été moins favorable puisque le duo qui est passé in extremis en finale, n’aura pas réussi à se hisser dans la tête du classement. Ce championnat terminé, les deux équipages sont d’ores et déjà tourné vers un nouvel objectif : le test pré-olympique. Ils décolleront le 11 août pour la Chine à la découverte cette fois du terrain de jeu des prochains jeux olympiques.     

Résultats du championnat d’Europe de 49er 2006 :

Rond or :
1 – Stevie Morrison et Ben Rhodes (GBR) = 62 pts
2 – Peter et Soren Hansen (DEN) = 62 pts
3 – Gabriel Wicke et Wolf Jeschonnek (GER) = 68 pts

21 – Manu Dyen et Yann Rocherieux (CNV Aix les Bains / CN de Sciez) = 146 pts

Rond Argent :
3 – Alex Monteau et Damien Guilloux (CN Lorient / CN Lorient) = 92 pts
 
Interview de Guillaume Chiellino, entraîneur :
«Nous avons eu du petit temps pour débuter puis du medium de 8 à 19 nœuds sur les finales. Le championnat s’est déroulé à l’intérieur du port qui est délimité par de grandes digues. A priori, pour les Jeux de 2012, il devrait y avoir un rond là où nous avons couru. Tout était possible sur ce championnat, terminer premier comme dernier. Le jeu était très ouvert. Nous n’atteignons pas notre objectif, ce n’est pas très satisfaisant. Cependant, nous avons fait du bon travail avec Manu et Yann notamment sur les lancements sur départs, la tactique et les placements. Nous rentrons en France pour 10 jours de repos. Nous irons ensuite en Chine découvrir un plan d’eau qui ne s’annonce pas aussi peu venté que prévu. »

Championnat du monde de Hobie Tiger : carton plein chez les français !
Trois équipages français sur un podium : ce scénario idéal n’est pas une fiction. C’est sur le championnat du monde de Hobie Tiger que les tricolores se sont distingués. Jean-Christophe Mourniac (CN Ste Maxime) et Franck Citeau (YC Grande Motte), après leur récente 4ème place sur le mondial de F18, sont cette fois sur le podium et sur la marche la plus haute. Les champions du monde se sont offert à Cangas une victoire sans appel avec 7 victoires de manches les 16 disputées. Franck Citeau, qui avait du mal à digérer le chiffre 4 à l’issue du mondial F18, savoure cette fois sans modération le goût de la victoire. « Vendredi, il suffisait de se faire disqualifier sur un seul départ et on prenait 80 points dans la vue. Nous aurions encore pu finir quatre ! Plus sérieusement, cette semaine est dans la ligne de celle de Hyères où nous étions devant mais je pense qu’à Cangas, nous avons progressé dans le petit temps. » explique t-il. Derrière le duo Mourniac/Citeau, on retrouve les jeunes Moana Vaireaux (SR Brest) et Romain Petit (YC Carnac). Eux aussi se sont distingués par leur régularité avec notamment deux victoires de manche. Enfin, Christophe Renaud de Malet et Alban Rossollin complètent le podium. Cocorico !

- Publicité -
- Publicité -