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Brian Thompson qualifié

Artemis 60 Brian Thomspon
DR

Brian Thompson est le seul skipper anglais de sa classe à participer à cette transatlantique dont la magie n’est plus à prouver. Pour la 8eme édition de la Route du Rhum, treize 60 pieds Open s’aligneront sur la ligne de départ à Saint Malo, prêts à parcourir les 3510 redoutables milles (route la plus courte) qui séparent la ville médiévale de la Guadeloupe.
 
Brian Thompson avait quitté Southampton lundi dans la soirée afin d’entamer sa qualification. Il a fait sa sortie du Solent dans le petit temps, mettant le cap sur Edimbourg. Cette qualification fut la première opportunité pour Brian de naviguer en solo sur une telle distance à bord de son Artemis. Ce fut également pour lui l’occasion de tester les voiles et systèmes embarqués à bord.
 
A son arrivée à Leith, Brian a expliqué : « J’ai eu une super navigation et suis ravi du bateau et de ses performances. C’était fantastique de pouvoir mener Artemis en l’Atlantique d’autant que les conditions étaient idéales pour tester le bateau en configuration solo. C’est bien pour l’équipe de savoir que nous avons la qualification en poche et que l’on peut donc se concentrer sur la préparation finale du bateau pour la Route du Rhum. J’ai vraiment hâte de faire cette première course solo à bord de mon bateau ».
 
Cette qualification était également le moyen pour Brian de convoyer son bateau vers Leith, où se tiendra vendredi 1er septembre le lancement officiel du projet en Ecosse. Basé à Edimbourg, le siège d’Artemis, l’une des principales sociétés d’investissement du Royaume Uni, accueillera pour la première fois le 60 pieds.
 
Mark Tyndall, PDG d’Artemis a confié : « Nous sommes ravis d’entrer dans l’univers de la voile aux côtés de Brian Thompson en lançant ce projet qui s’annonce vraiment excitant. Nous sommes heureux d’accueillir Brian et son équipe chez nous à Leith et d’apprendre qu’il sera pour de bon au départ de la course à Saint Malo en Octobre. Brian est vraiment une personne étonnante et nous lui souhaitons le meilleur pour cette dernière ligne droite de préparation avant le départ de la Route du Rhum ».

Source Artemis Ocean Racing

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Ces Français en or

Pré régate Qingdao 2006 Tornado
DR

Comme c’est devenu une habitude, les régates se sont achevées par la medal race dont les points comptent double et qui ne réunit que les dix meilleurs du classement général. A ce jeu stressant, en particulier après une régate aussi longue -9 jours-, ce sont les Marseillais Olivier Backès et Paul Ambroise Sevestre qui réalisent la bonne opération du jour sous les yeux d’un public chinois venu en nombre. A un jet de pierre des tribunes, le duo est parvenu à s’extraire de l’emprise de Xavier Revil et Christophe Espagnon pour les destituer in extremis de la plus haute marche d’un podium complété par Roman Hagara et Hans Peter Steinacher.
La foule réunie sur les gradins a suivi avec encore plus d’attention la finale des planches à voile femmes où les Chinoises excellent. Il aurait cependant fallu un miracle pour que Limei Sun parvienne à combler le fossé qui la séparait de Faustine Merret. La championne olympique française ne lui a laissé aucune chance en remportant cette ultime course dans un vent faiblissant.
Ingrid Petitjean et Nadège Douroux en revanche n’ont pas réussi à garder la tête du classement général. Après un premier bord de près en demi-teinte, elles ne sont pas parvenues à reprendre l’avantage malgré une prise de risques audacieuse. Chez les hommes aussi, Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset rétrogradent d’une place et perdent le podium. Ils réalisaient pourtant une medal race superbe. Dominant la flotte jusqu’au dernier bord, leur spinnaker s’est alors déchiré, les contraignant à laisser passer leurs concurrents.
En 49er, la performance de Manu Dyen et Yann Rocherieux est également à saluer. Le duo a dominé la série durant une bonne partie de la semaine alternant les places de premier et deuxième. Manu et Yann terminent 10ème de la Medal Race, une place qui ne vient en rien ternir leur médaille d’argent qui, quel que soit leur résultat, ne pouvait leur échapper.
Pour l’équipe de France, cette préolympique aura été riche en découverte. La première et pas des moindres est l’engagement des Chinois dans les Jeux. A plus de 700 jours de l’embrasement de la flamme olympique, c’est tout une ville qui est aux couleurs de l’olympisme et les avis sont unanimes : tout est prêt pour que les Jeux commencent demain. 

Interview de Faustine Merret, vainqueur en RS:X :
« Il n’y avait plus de vent quand nous avons disputé notre Medal Race, c’était donc physique. J’avais suivi la manche des garçons avant la notre, ça m’a permis de partir du bon côté. Je devais quand même surveiller la Chinoise mais je l’ai obligé à virer au départ. Physiquement, j’étais dedans toute la semaine. C’est plutôt bon signe car je voulais me préserver pour le championnat du monde (fin septembre en Italie, ndlr). La préolympique est une longue régate et au-delà de ce qui se passe sur l’eau, c’est agréable de se sentir entourée par le reste de l’équipe. En matière de météo, il y a eu un travail énorme de fait. Nous n’avions qu’à nous servir, c’est du luxe. L’ambiance dans l’équipe ressemble un peu à celle qu’il y avait pendant les JO d’Athènes. »

Interview de Olivier Backes, vainqueur avec Paul Ambroise Sevestre en Tornado :
« C’est un super résultat. Sur la finale, nous n’avons pas été très brillants mais on a plutôt profité d’une erreur de nos concurrents. On est monté en puissance pendant toute la régate. C’était assez dur pour Paulo (Sevestre) qui ne connaissait pas le bateau dans ces conditions de vent mais on a réussi à assurer. Depuis Miami en janvier où nous avons fait deuxièmes, nous avons passé du temps à développer les voiles ce qui est assez frustrant car les résultats ne peuvent pas suivre. Le Tornado est un support à matériel, c’est donc un passage obligé. Depuis quelques temps, on sort la tête de l’eau. L’ambiance à Qingdao ressemble à celle des Jeux d’Athènes. Depuis que je suis dans la Marina, j’ai l’impression d’y être, que ce soit au niveau des concerts, des vestiaires, des badges et de l’organisation en général. Même les médias et la population se sont déjà pris aux Jeux. »

Source FFVoile

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Clap de fin sur la 37ème

Solitaire 2006 départ St Gilles
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Clap final. Ils vont enfin pouvoir vraiment soigner leurs bobos et se reposer, après cette édition qui restera dans les annales. On parlera encore longtemps de l’option historique au grand Ouest des conquérants Nicolas Troussel et Thierry Chabagny sur la pourtant très courte deuxième étape entre Santander et Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Une option si historiquement payante que même un Gérald Veniard vainqueur -sur l’eau- de trois étapes sur quatre, n’aura pu contrarier pour la victoire finale.
Mais oublions un peu le sport, la fatigue, les aventures de mer, les tapas espagnoles et les balades irlandaises, la grosse mer, le vent fort et la maudite pétole. Finie la solitude. C’est en équipage aujourd’hui qu’a eu lieu la parade finale, cette traditionnelle Régate de clôture Afflelou qui permet aux navigateurs de saluer une dernière fois public, partenaires et organisateurs, dans une ambiance plus que fraternelle.
En équipage, à 6 personnes par bateau – et pas forcément des équipiers rompus à toutes les subtilités de la navigation et de la course – les Figaro Bénéteau se sont gentiment affrontés une dernière fois dans cette magnifique baie de La Forêt qui est le terrain d’entraînement de beaucoup d’entre eux. Dans un petit flux d’ouest d’une dizaine de nœuds, les 43 concurrents, Franck Le Gal (Lenze) ayant été dispensé, ont pris le départ à 15h26 après un rappel général. Bord de près et envois de spis plus ou moins catholiques selon l’expérience des équipages (il n’y avait évidemment aucune sanction sportive dans ce tour d’honneur) s’enchaînaient en cadence. Et au terme des 8 milles nautiques (14km) de cet ultime baroud, c’est Gérald Veniard sur son Scutum qui l’emportait devant Laurent Gouezigoux (Côtes d’Armor) et Yann Elies (Groupe Generali assurance). Les trois équipages s’octroyaient ainsi les derniers lauriers honorifiques de cette 37e Solitaire Afflelou Le Figaro.
Vers 16h30, tous les bateaux rentraient tranquillement à l’abri du port de Concarneau et chacun s’apprêtait alors à se refaire une beauté avant la grande remise des prix officielle. Celle-ci allait se dérouler sous un chapiteau du village de la course, à partir de 20h30. On y honorera les 41 garçons et 3 filles qui ont écrit la course dans le sillage de leurs jolis voiliers, on y fera la fête au grand vainqueur Nicolas Troussel et à ses deux très bons dauphins Thierry Chabagny et Gérald Véniard. On y applaudira aussi les excellents bizuths, à commencer par Christopher Pratt, premier d’entre eux. On dira sûrement un petit mot de respect et de remerciement pour trois figures de la course qui fêtent chacun leur 20 ans de participation à l’épreuve: le skipper marseillais Jean-Paul Mouren, le responsable logistique Olivier (plus connu sous le surnom de « Titi ») et le bon docteur Jean-Yves Chauve qui veille au grain sur l’eau et anime les longues soirées à la VHF de son émission spéciale « Toubib Free »… On y refera le match à coup sûr et on y évoquera certainement aussi le parcours de l’année prochaine. Mais patience : celui-ci ne sera dévoilé que le jeudi 30 novembre, comme chaque année à la veille de l’ouverture du Salon Nautique de Paris. A l’année prochaine !
 
Source Solitaire Afflelou Le Figaro

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Dorguloff lance le 1er catamaran compact.

dorguloff
dorguloff

Léger, avec ses 45 kg, le catamaran compact conçu par la société Dorguloff présente un premier avantage de taille : il se transporte aisément sur le toit d’une voiture. Plus besoin de remorque. Et une seule personne suffit pour le manipuler.

Autre innovation par rapport aux produits existants sur le marché : ses performances et son design. Homologué en catégorie C, ce catamaran a tout pour séduire les adeptes de la voile… mais aussi de la glisse !

Avec lui, on peut franchir des vagues de 2 mètres de hauteur comme surfer sur la vague…

Une toute petite brise suffit pour larguer les amarres ! Besoin de davantage de puissance ? Il suffit de hisser son spinnaker…

Des performances qui permettent au sportif d’évoluer sans changer de bateau ! Ce catamaran peut être conduit par des débutants comme des utilisateurs confirmés. Il s’adresse à tous les âges, de 7 à 77 ans. Facile à manoeuvrer, facile à gréer (dix minutes suffisent), il est très vite pris en main en particulier par les enfants.

Deux adultes peuvent monter à bord (poids maximal : 150 kg). En outre, des bancs de rappel facilitent son accès aux personnes à mobilité réduite. Des roues amovibles sont fournies pour le mettre à l’eau.

Détail de confort supplémentaire : des coffres de rangement ont été aménagés dans les coques. Pratique pour les gilets de sauvetage et les casse-croûte ! De plus, le catamaran est équipé de dérives escamotables.

Ce catamaran a fait l’objet de plusieurs brevets d’innovation et a été homologué par un institut agréé. La société Dorguloff le produira en série dès novembre. Elle le présentera aux salons nautiques internationaux de la Rochelle et de Paris, en septembre et décembre 2006.

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Angora 24 : du pur plaisir à découvrir au Grand Pavois.

Angora
Angora

Apparu au dernier salon du Grand Pavois en 2005 en tant que pré-série, le millésime 2007 de l’Angora 24 revient cette année « revu et corrigé ».
Situé au ponton 13 TR 19, il sera à la disposition de tous ceux et celles qui veulent découvrir ou redécouvrir ce quillard sportif.

Cette version optimisée et renommée « Angora 24.2 » sera présente lors du Salon Nautique de Paris (du 2 au 10 décembre 2006) sous ses deux formes : Pack Sport « Passion » et Pack « Régate ».

Une conception industrielle optimisée pour un prix attractif :
Une année de navigation avec des skippers sur différentes régates, de transformation, de perfectionnement, a permis au chantier bordelais Composites & Associés et au cabinet d’Architectes rochelais Mortain-Mavrikios d’optimiser l’Angora 24 et proposer aujourd’hui ce nouveau millésime performant.

Modifications apportées en 2007 :
– une carène peaufinée et élargie pour améliorer la raideur et les performances dans la brise,
– un design plus équilibré et toujours aussi racé,
– le mât est dorénavant posé sur le rouf pour la facilité le pontage et rendre la mise à l’eau plus rapide,
– le bout dehors toujours en carbone est désormais dans la coque avec un système d’étanchéité interne,
– la cabine de la version sport « Passion » est équipée de hublots et de zones de rangement situées à l’intérieur grâce à un contre-moulage de coque en RTM,
– des zones de moussage d’ « incoulabilité » rendent le bateau plus sécurisant pour les utilisateurs.

Le cahier des charges de ce nouveau millésime était double : commercialiser un sport boat, moins élitiste, très performant par petit temps, maniable, mais surtout plus économique à l’achat et à l’entretien puisque l’Angora 24.2 est toujours proposé à moins de 28 500 € avec un jeu de 3 voiles.

La coque est conçue dans un « moule fermé » : la meilleure technique qui permet de contrôler l’épaisseur et la quantité de résine utilisée offrant ainsi une régularité et un rendement maximum des fibres employées. Les moules réalisés par usinage numérique donnent à l’Angora 24.2 une symétrie et une carène parfaite. Les modifications apportées à ce nouveau millésime ont permis une optimisation du rating pour les jauges principales HN, ORC, IRC…

Le réseau de concessionnaires « Horizon » se charge de la commercialisation de
l’Angora 24.2.

Une entrée en course prometteuse :
La version Sport « Passion » (voilier équipé de voiles type Pentex et accastillage Harken) a été engagée lors de régates sur les plans d’eau rochelais et méditerranéens. Pour sa première sortie à l’occasion de la SNIM de Marseille en avril, l’équipage amateur a terminé 3ème de la 1ère manche en temps réel en ORC 6 et 9ème en temps compensé sur 150 aux 18h d’Arcachon dans les petits airs. Cette version Sport « Passion » de l’Angora 24 participera à la régate « Channel 8 » sur l’estuaire de la Gironde les 16 et 17 septembre prochain.

Caractéristiques techniques :
– 7.49 m de tonus
– 900 kg d’efficacité
– Quille rétractable avec potence
– 2.53 m de largeur, transportable avec un véhicule léger
– Bout dehors carbone
– Pied de mât articulé
– Gréement sécurisant Ag+Spars
– Accastillage Harken de série
– 40.5 m2 de voilure au près, + de 92 m2 au portant
– Voiles signées Starvoiles

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La tradition, ça a du bon

Dragon Gold Cup Douarnenez 2006
DR

Être joli sur l’eau et être joli à terre
En effet, Thomas Müller et Horst Wilhem Stroeh pour les allemands, Mishael Cotter, l’irlandais, Peter Colby et Christopher Dicker pour la Grande-Bretagne sont de nouveau là pour défendre leurs couleurs. Du côté français, Yves Thezé, Jean-Pol Kerbaul et Michel Trellu sont une nouvelle fois à la barre de leur Dragon. Plus de vingt années ont passé, pourtant, ces passionnés ont toujours la même envie de se frotter aux meilleurs. Bien sûr comme le souligne Jean-Pol Kerbaul, le contexte a changé : « En 1981, il y avait beaucoup plus d’amateurs. Le niveau &eacut  e;tait très relevé, mais il n’y avait pas toutes ces nations avec leurs médaillés, leurs coachs etc. » Cependant, selon Jean-Pol, malgré la professionnalisation intervenue dans la classe Dragon, l’esprit semble être resté identique : « le Dragon est un bateau tellement spécifique qu’il faut en tomber véritablement amoureux pour vouloir naviguer dessus. Et tous les régatiers présents ont forcément attrapé le virus. Cela permet de conserver l’âme d’une classe à part. Le plaisir de régater sur un beau bateau reste la motivation de la plupart d’entre nous. Cela implique une certaine éthique dans la façon d’appréhender ces manifestations. Pour résumer, on peut dire que le but est d’être joli sur l’eau et joli à terre ».
Une opinion que partage, à un petit bémol près, Michel Trellu, l’un des premiers à introduire le Dragon en baie de Douarnenez : « c’était peut-être un peu plus convivial avant. On faisait un peu plus la fête. » Cela n’empêche pas nos deux protagonistes de prendre toujours autant de plaisir à régater ayant toujours, malgré leur vécu, la même envie de contrarier les ténors de la série. « On ne lâchera rien, déclare en chœur, les deux dragonnistes. Le but est d’obliger les meilleurs à se dépasser. Une chose est sûre, s’ils commettent une erreur, on sera juste derrière… » L’avertissement est lancé !

La compétition est lancée
La première manche de cette Gold Cup 2006 s’est déroulée dans des conditions idéales. Le beau temps était au rendez-vous et malgré un vent faible, certains n’ont pu éviter les premières casses. C’est l’allemand Markus Wieser sur « BB QUEEN » qui l’a emporté soufflant de justesse la victoire au Dragon français « VOL DE NUIT » de Dominique Hebrard, Daniel Peponnet, et Jean-Gabriel Pasturaud. Ils terminent cependant à une très prometteuse troisième place juste derrière le déjà triple vainqueur de la Gold Cup Jorgen Schönherr.

Source Dragon Gold Cup

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Une rentrée sous les falaises

GP Fécamp - Géant
DR

La participation de Pascal Bidégorry était toujours en suspens ce lundi 28 août en raison du délai de livraison du nouveau mât aile construit chez Lorima à Lorient. Le tube avait en effet été brisé lors du chavirage fin mai de Banque Populaire IV devant Nice, ce qui n’a pas empêché le skipper basque de naviguer dès fin juillet après réparation, avec l’ancien mât pour effectuer sa qualification pour la Route du Rhum. Le temps était donc compté pour l’équipe technique afin d’installer et de valider le nouveau profil en moins de huit jours… La décision de Pascal Bidégorry devrait être prise le mardi 29 août au soir quant à sa venue au Grand Prix du port de Fécamp.
Du côté du Gitana Team, les deux trimarans ont profité de la pause estivale pour enchaîner les chantiers de révision après les qualifications pour la Route du Rhum de Thierry Duprey du Vorsent et de Lionel Lemonchois à l’issue du Grand Prix du Portugal à Portimao. Un check-up général avec vérification du mât et de la carène a été effectué puisque les trimarans alignaient tout de même près de 10 000 milles de navigation cette saison. Gitana 12 a déjà été remis à l’eau et effectue des essais à la journée pour affiner sa préparation au solitaire tandis que Gitana 11 doit sortir de sa base technique de Saint Philibert, mercredi 30 août. Les deux bateaux rejoindront Fécamp en fin de semaine.
 
Idem pour Franck Cammas qui, après sa qualification pour la course en solitaire de l’automne, a mis Groupama-2 en chantier : une révision complète de l’accastillage, du gréement, du mât et de la carène. Remis à l’eau la semaine dernière, le trimaran vert est déjà parti ce lundi 28 août pour le port normand. Ce même lundi à Port La Forêt, c’est Géant qui retrouvait l’élément liquide et était mâté dans la foulée. Michel Desjoyeaux a aussi profité de son convoyage retour du Grand Prix du Portugal à Portimao pour effectuer sa qualification pour la Route du Rhum. Puis le trimaran a été revu dans sa base technique. Les quatre trimarans seront donc présents à Fécamp dès le week-end prochain en vue des entraînements sur ce plan d’eau particulier qui sera, en sus, perturbé par les grandes marées de l’équinoxe d’automne : les coefficients sont supérieurs à 100 pendant les trois jours de course du 8 au 10 septembre avec même 115 dimanche matin ! Il va donc falloir être très vigilant sur les heures de marée pour tirer des bords devant le port normand…

Classement de la Multi Cup Café Ambassador
A l’issue de la course Londres-Alpes Maritimes (coefficient 2), du Trophée du Conseil Général des Alpes Maritimes (coefficient 0,5), du Trapani Grand Prix (coefficient 1), du Grand Prix de Marseille (coefficient 1) et du Grand Prix du Portugal-Portimao :

1-Groupama 2 (1er+1er+1er+1er+1er) 27,5 points
2-Géant (3ème+2ème+2ème+2ème+3ème) 19 points
3-Gitana 11 (4ème+3ème+3ème+3ème+2ème) 15,5 points
4-Banque Populaire IV (2ème+4ème+DNC+DNC+DNC) 12 points
5-Gitana 12 (5ème+5ème+DNC+4ème+4ème) 7,5 points

Source Multicup 60′

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10 fois la Solitaire tu feras…

Figaro Generali Solitaire 2006 Yann Eliès
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Yann Eliès aura sans doute manqué d’un peu de chance sur cette édition. Ses rêves de victoire n’ont pas été exaucés malgré une motivation à toute épreuve.
 
« Cela faisait très longtemps que la Solitaire ne s’était pas gagnée sur une étape. Cela a changé la physionomie de la course dès la mi-parcours car la victoire finale était quasiment attribuée. Seul un coureur ayant du retard sur la première étape pouvait se permettre de tenter une telle option. Je n’ai aucun regret car je ne pouvais pas prendre ce risque alors que j’étais dans les cinq premiers au classement général. Ma seule stratégie était de naviguer au mieux en contrôlant la flotte. Ce dont je suis fier, c’est de ne pas avoir baissé les bras et d’avoir réussi à rester dans la match au lieu de m’effondrer. La déception de ne pas avoir remporté l’épreuve est compensée par la satisfaction de m’être investi dans chaque étape et d’avoir joué les premiers rôles. Avec l’expérience on apprend à se contenter de ce que nous offre la Solitaire.» Souvenirs, émotions, apprentissage, découverte de soi, la Solitaire est, quel que soit le résultat sportif, d’une grande richesse.
 
Les éléments n’ont pas récompensé ses efforts en lui offrant ne serait-ce qu’une victoire d’étape. Le marin est certes déçu mais il peut se féliciter d’avoir donner le meilleur de lui-même et prouvé qu’il faisait bel et bien partie des leaders tandis que bon nombre de ténors étaient relégués plus loin au classement. Au cours de ces dernières années, il a fait preuve de son talent en remportant quatre étapes, et finit dans les cinq premiers des trois dernières éditions.
 
A l’assaut du Championnat de France
A l’issu des deux premières courses de la saison, Yann est second pour le Championnat de France de Course au Large en Solitaire. Même si ce sera sans doute difficile de revenir sur Gérald Véniard actuel leader avec 26 points d’avance, le skipper de Generali va participer à la course des Falaises fin septembre pour se battre pour le titre de Champion de France qu’il avait ravi en 2004.
 
Une tranche de vie
La Solitaire du Figaro a rythmé 10 ans de sa vie. Le jeune espoir est devenu marin confirmé, par deux fois cap-hornier ; l’adolescent fougueux est devenu père d’une famille qui lui apporte aujourd’hui équilibre et soutien. « En 10 ans, beaucoup de choses se sont passées dans ma vie. Je me suis marié, j’ai vu mes enfants naître, mon frère accidenté, mes parents devenir grands-parents, et tous les ans au mois d’août la Solitaire venait ponctuer ma vie. Cela restera une période inoubliable. » Son programme sportif en monocoque 60  pieds ne lui permettra pas de s’aligner au départ des deux prochaines éditions, mais une chose est sure, c’est une course sur laquelle il reviendra dès que possible !
 
De beaux projets en perspectives
Yann va retrouver son équipe technique qui travaille depuis plusieurs mois sur la construction de son monocoque 60  pieds. Les moules sont terminés et la construction de la coque, du pont et des aménagements intérieurs sont en cours. La mise à l’eau est prévue en mars 2007. Ce projet permet à Yann d’élargir ses compétences tant sur le plan technique que managérial. Un nouveau défi captivant pour le skipper de Generali.

Source Generali

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On refait le match

arrivée du leader Scutum à Santander
DR

Etape 1 : Cherbourg-Octeville/Santander, du 6 au 9 août
590 milles dont la moitié au portant
Au départ de Cherbourg-Octeville, la plus longue étape de cette 37e édition emmenait les 44 marins vers l’Espagne, par les chemins détournés de l’Angleterre avec deux marques à passer avant l’arrivée à Santander : Les Shambles puis Wolf Rock. Après un coup d’envoi dans les petits airs, c’est le bizuth Corentin Douguet (E.Leclerc-Bouygues Telecom) qui mène la danse dès la bouée Radio France et jusqu’aux Shambles à l’issue d’un long bord de bon plein pour traverser la Manche. La suite se joue au près pendant 135 milles le long des côtes anglaises et c’est Gildas Morvan (Cercle Vert), très décalé au nord de ses concurrents, qui passe en tête la marque de Wolf Rock devant Charles Caudrelier (Bostik) et Gérald Veniard (Scutum). Dans 25 nœuds de vent, les marins envoient le grand spi et déboulent à vive allure, cap au sud. La traversée du golfe de Gascogne s’effectuera au portant, d’abord dans le médium fort puis dans un vent instable en mer cantabrique. Le 9 août à 01h00 du matin, Scutum, particulièrement rapide au vent arrière, prend les commandes de la flotte pour ne plus jamais les quitter. A 18h31 le même jour, après 79 heures et 24 minutes de course, Gérald Veniard passe la ligne d’arrivée en tête devant Gildas Morvan (Cercle Vert) et Charles Caudrelier (Bostik).
Gérald sera déclassé suite à une pénalité de 24 minutes infligée pour cause poids excédentaire du matériel embarqué, pesé 3 heures avant le départ, et retiré par la suite.
 
Etape 2 : Santander / Saint-Gilles-Croix-de-Vie, du 13 au 16 août
314 milles pour des écarts historiques
Contre toute attente, c’est l’étape la plus courte qui a scellé le classement général de cette 37e Solitaire.   Au terme d’un superbe parcours côtier en baie de Santander surplombée par la magnifique pointe de la Magdalena, Eric Drouglazet (PIXmania.com) passe en tête la bouée de Radio France. Les 44 concurrents s’attendent ensuite à un long bord bâbord au bon-plein jusqu’aux phare des Birvideaux où la situation météorologique doit théoriquement se compliquer. Elle se compliquera bien plus tôt. Après 24 heures de course à tirer des bords, la flotte se retrouve à l’arrêt au milieu du golfe de Gascogne où le vent a déserté. Seul deux d’entre eux ont pensé différemment. Nicolas Troussel (Financo) et Thierry Chabagny (Littoral), partis dans l’ouest en travers de la route, sont les seuls à avancer… trois fois plus vite que les autres.
Leur option au large aura raison du reste de la flotte. Premier et deuxième à Saint-Gilles-Croix-de-Vie après 62 heures de course, ils infligent une punition de plus de 4 heures à Armel Le Cléac’h (Brit Air), troisième à aborder les côtes vendéennes. Mais les écarts creusés sur le reste du peloton sont énormes (entre 7 et 16 heures). Tous savent désormais qu’ils seront difficiles à combler et que la 37e Solitaire Afflelou Le Figaro s’est certainement jouée ici.
 
Etape 3 : Saint-Gilles-Croix-de-Vie / Dingle, du 18 au 22 août
30 heures de près dans la brise et grande loterie dans la baie Dingle
Les 44 skippers repartent de Vendée à peine reposés car le temps de récupération à Saint-Gilles-Croix-de-Vie n’a pas dépassé les 36 heures. Le menu de cette troisième étape à destination de la verte Irlande est corsé (du reaching puis du près dans la brise) et d’emblée, les organisateurs décident de rogner une portion de 70 milles du parcours (l’aller-retour vers l’île de Ré). Cap au nord-ouest, les Figaro Bénéteau mettent les voiles, vent de travers et dans une houle formée. Armel Le Cléac’h est aux commandes le premier soir avant d’être relayé à Ouessant par Jeanne Grégoire. Dès lors, c’est parti pour plus de 30 heures de louvoyage dans la brise avec 25 à 30 nœuds de nord-ouest. Dans ces conditions musclées, le bizuth Erwan Israël (Delta Dore) fait des miracles, succédant momentanément à la navigatrice de Banque Populaire. Au Fastnet, c’est le regroupement général de la flotte qui aborde la dernière portion du parcours sous les côtes sud de l’Irlande. Jeanne Grégoire, rejointe par Liz Wardley (Sojasun) revenue par l’ouest, contrôle toujours la course. Tout va se jouer le 21 août à la mi-journée, un peu plus de 5 heures avant le dénouement. La pétole s’installe pour les concurrents situés le plus près de terre et dont font partie Jeanne Grégoire et Nicolas Troussel (Financo), obligés de jeter l’ancre la mort dans l’âme.
Pendant ce temps, un groupe de bateaux parti au large – Samantha Davies (Roxy), Corentin Douguet (E.Leclerc-Bouygues Telecom), Gérald Veniard (Scutum), Nicolas Berenger (Koné ascenseurs), Marc Emig (A.ST Groupe) et Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier) – fait un retour fulgurant sous spi avec du vent frais. Nouvel arrêt buffet nocturne dans la baie de Dingle qui offre le spectacle étonnant d’une myriade de feux verts rouges et blancs. Nul ne sait qui va l’emporter. Et c’est encore Gérald Veniard qui s’impose sur la ligne. Si l’étape 2 a été exceptionnelle par l’ampleur des écarts, la troisième le sera pour les raisons opposées. Après 479 milles et 83 heures de course, 43 minutes seulement séparent les 39 premiers bateaux à Dingle…
 
 
Etape 4 : Dingle –Concarneau, du 25 au 28 août
A fond sous spi jusqu’au Scilly et finish dans les calmes…
Et de trois pour Gérald Veniard. Le skipper de Scutum remporte cette dernière étape entre l’Irlande et Concarneau, 458 milles exténuants où les marins ont tout donné, que ce soit dans les conditions viriles des premières 36 heures ou dans les calmes horripilants de l’avant dernière journée. Le leader du classement général provisoire Nicolas Troussel prend les devants dès la bouée Radio France, après un superbe départ donné à 15h00 en baie de Dingle. Sous grand spi dans des creux de 2 à 3 mètres et un vent de nord-ouest qui atteint plus de 30 nœuds dans les rafales, les solitaires, rivés à la barre, déboulent à grande vitesse. Les quelques empannages obligatoires se soldent parfois par des ‘départs au tas’ relatés par les skippers à la vacation, quand ce n’est pas des spis enroulés dans l’étai. Ces conditions pour gros bras font le bonheur du trio Le Cléac’h – Veniard – Berenger qui anime tout ce début de course. Aux Scilly, Scutum prend l’avantage. Mais les conditions de navigation vont changer du tout au tout à partir de Ouessant. Le vent s’écroule, la flotte se tasse, et prend un nouveau départ à 100 milles de l’arrivée. Une fois de plus, le salut viendra de l’ouest où Christophe Lebas (Armor Lux) fait une remontée remarquable dans le classement pendant que Le Cléac’h, Eliès et de nombreux autres seront obligés de mouiller. Sentant le coup venir, Veniard s’embarque aussi au large en compagnie d’Oliver Krauss (AXA Plaisance) et de Marc Emig… ce sera le tiercé gagnant de Concarneau. Nicolas Troussel et Thierry Chabagny ont réussi à conserver leur avance depuis leur exploit à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Ils prennent les deux premières places au classement général tandis que Gérald Veniard s’offre la troisième marche au détriment de Le Cléac’h qui voit le podium lui échapper dans cette ultime étape.
 

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20 tricolores qualifiés pour les medal races

Planche à voile-Neil Pride-RS:X-Faustine Merret
DR

e la même manière, Xavier Revil et Christophe Espagnon ont assuré le spectacle en remportant les deux courses du jour dans la série des Tornado. Ils ont ainsi devancé leurs camarades Olivier Backès et Paul Ambroise Sevestre qui les talonnent maintenant d’un petit point. Ainsi, Xavier et Christophe joueront le rôle de la souris devant les « matous » affamés que seront les tandems Backès / Sevestre et Hagara / Steinacher (AUT), eux aussi prétendants à la victoire.
Dans la catégorie des chassés figurent aussi Ingrid Petitjean et Nadège Douroux. Le duo marseillais bénéficie d’une courte avance qui peut toujours être comblée par les Allemandes Rothweiler / Kussatz. Dans cette même série, les jeunes Camille Lecointre et Gwendolyn Lemaître, quatrième aujourd’hui, peuvent atteindre le podium. Chez les hommes, Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset sont troisièmes.
Manu Dyen et Yann Rocherieux n’auront pour leur part personne à surveiller puisque aucun concurrent n’est assez proche pour voler leur deuxième place. C’est plutôt le tandem britannique Draper / Hiscocks qui les aura à l’oeil. Les champions du monde ne doivent pas se faire distancer sous peine de perdre la tête du général.
Vous l’aurez compris, cette préolympique de Qingdao est loin d’être terminée. Une seule manche reste à courir, mais elle présente de sérieux enjeux. Seuls les équipages de Yngling et les laserites femmes, qui achèvent une saison chargée, ne se sont pas hissées jusqu’à ce top ten.

Interview de Claire Fountaine :
« Aujourd’hui, nous avons eu une grosse journée de brise avec des grosses vagues. Les conditions de mer étaient vraiment difficiles. En 49er, un départ a été lancé mais l’organisation a dû arrêter la manche. Aujourd’hui, à la veille des Medal Races, on peut dire que le bilan est globalement satisfaisant même si la journée de demain peut changer des choses. Surtout, on est content d’avoir fait le choix d’envoyer une grosse délégation avec deux voire trois coureurs ou équipages par série. Il était vraiment important et intéressant de permettre au maximum de coureurs de découvrir ce plan d’eau. Aujourd’hui, on a pu voir qu’il pouvait aussi y avoir du vent à Qingdao, cela fait partie des enseignements que l’on peut tirer de notre présence ici. »

Interview de Faustine Merret (RS :X) :
«Avec les résultats d’aujourd’hui, je fais deux au pire demain, et encore, il faudrait que la Chinoise réussisse à mettre six filles entre elle et moi. Je vais surveiller l’OCS et ne pas faire d’erreur, mais ça devrait aller. Aujourd’hui, je m’en sors bien parce que j’ai pris un départ en catastrophe et je suis tombée dans le bord de près. J’ai passé la bouée au vent dans les dernières et je suis remontée petit à petit. L’organisation qu’il y a ici ressemble à celle des JO. Tout le système de sécurité et d’accréditation est mis en place et la Marina est achevée. »

Interview de Yann Rocherieux (49er) :
« Nous sommes contents, ce n’est pas fini mais au pire, nous serons deuxièmes. Nous abordons donc la medal race dans de bonnes conditions. Si nous parvenons à placer un bateau entre l’Anglais et nous, ça nous permettra de prendre la tête du général. Nous ne le surveillerons pas particulièrement, au contraire, c’est lui qui va s’occuper de nous. Il va sans doute nous prendre en match race dès le départ. »

Interview de Guillaume Chiellino, entraineur des 49er :
« C’est une belle performance après la saison que l’on a connu. C’est un format proche des Jeux Olympiques puisqu’il y a peu de bateaux et tous les meilleurs. Manu et Yann allaient vite, ils ont réalisé de bons départs en étant toujours dans les bons endroits. Demain, il s’agira pour eux de faire la meilleure course possible et de sortir des griffes de l’Anglais. Il fera tout pour les tuer au départ. »

Interview de Christophe Espagnon (Tornado) :
« Nous avons eu deux manches ventées avec 25 nœuds et de grosses vagues. C’est toujours intéressant de gagner deux manches d’affilées, et puis ce n’est pas souvent. Il nous fallait ça pour revenir en tête du général. On n’a pas beaucoup d’écart avec Olivier et Paul Ambroise mais maintenant, nous sommes sûrs d’être sur le podium. Nous n’allons pas chercher à marquer puisque deux équipages peuvent revenir. Roman Hagara peut revenir lui aussi. Tout est jouable. »

Source FFVoile

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