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En attendant le mondial…

Match Racing féminin Grade 1 St Quay 2006
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L’édition 2006 a accueilli, du 12 au 16 septembre cinq nations différentes. Venues des quatre coins de la planète, sept équipages se sont affrontés sur le plan d’eau de Saint Quay Portrieux. Outre les trois équipages français, étaient présentes des équipages finlandais, anglais, hollandais ainsi que néo-zélandais.

En l’absence de la numéro un mondiale, Claire Leroy, excusée pour raison médicale, la France était représentée par les équipages d’Anne-Claire Leberre, de Delphine Casas ainsi que celui de Christelle Philippe. Même si le beau temps n’était pas vraiment au rendez vous en cette fin d’été, les conditions météo ont été très variées et ont permis aux concurrentes de s’exprimer au mieux.

Le niveau des concurrentes est monté progressivement tout au long de l’épreuve, et si les Françaises n’ont pas fait pâle figure, puisqu’Anne-Claire Leberre et Christelle Philippe ont fini respectivement 3ème et 4ème, on a surtout pu assister à la révélation des équipages anglais et finlandais qui nous ont offert une finale de toute beauté.

Celle-ci est allée au bout des cinq manches que pouvait contenir la finale et seules quelques secondes séparaient les deux concurrentes dans l’ultime confrontation. C’est finalement l’Anglaise Gibson qui s’est imposée en faisant preuve d’un grand sang froid et d’une terrible assurance. La Finlandaise Lehtinen était quelque peu déçue car elle était largement en tête à l’issue du dernier round robin. Comme quoi rien n’est  jamais acquis.

La cuvée 2006 fut excellente : la réunion du charme et du sport de haut niveau. Ceci est de très bon augure en vue de l’organisation du championnat du monde de Match Racing 2007 qui aura lieu en août prochain à Saint Quay Portrieux.

Résultats Finaux :
1 : GIBSON (RTYC) GBR
2 : LEHTINEN (Nyländska Jaktklubben) FIN
3 : LE BERRE (Equipe de France Militaire – USAM) FRA
4 : PHILIPPE (APPC Nantes) FRA
5 : SMYTH (Royal New Zealand Yacht Squadron) NZL
6 : ULRIKKEHOLM (Royal Match Racing Center) DEN
7 : CASAS (YC Pointe Rouge Marseille) FRA

Stève Ravussin, une revanche à prendre sur le Rhum

Orange Project ex Banque Populaire 3 Ravussin 2006
DR

Le trimaran Orange project termine la saison avec une participation à la Route du Rhum. Depuis sa participation à la dernière Route du Rhum (qu’il menait en tête la veille de l’arrivée à Pointe à Pitre), Stève Ravussin a une revanche à prendre et se déclare plus que jamais déterminé à briller sur cette Route du Rhum 2006. Le nouveau trimaran (ex Banque Populaire) qu’il est en train de préparer a le potentiel pour gagner et Stève la motivation et l’envie d’en découdre sur la route reliant la Cité Corsaire à Pointe à Pitre (Guadeloupe). D’ici-là, Stève devra effectuer sa qualification pour le « Rhum ». Celle-ci aura lieu du 22 au 27 septembre prochain, entre Cowes où Stève doit retrouver son bateau et Lorient, sa base d’entraînement.

Portrait de Stève Ravussin, skipper du trimaran Orange project
 Lorsqu’il évoque sa prochaine participation à la Route du Rhum, les yeux rieurs de Stève font plaisir à voir ! Ils renferment de la malice et une sacrée dose d’énergie. Enfant, l’asthme l’empêche de suivre le père et le grand frère Yvan dans leurs randonnées au cœur des montagnes suisses. « J’en ai profité pour basculer dans les sports mécaniques. L’enduro, le moto-cross, c’est mon truc. Le parapente, le snow-board aussi ». Il n’échappe pas pour autant à la pratique de la voile sur le lac Léman. Une institution chez la famille Ravussin. Mais ce qui l’intéresse avant tout, c’est d’avoir « la poignée dans le coin ». C’est pour cette raison qu’il s’engage, pour sa première expérience au large, dans la Transat 6,50 en 1995. « De jolies petites bombes ! J’ai pris mon pied, découvert une ambiance. C’était la première fois que j’apprenais à gérer un projet de A à Z, avec une grosse dose de débrouille pour le réaliser ». Un démâtage l’empêche d’aller au bout, mais Stève vient de trouver sa voie. Trois ans plus tard, en 1998, il est au départ de la Route du Rhum sur un « engin de plage », un Formule 40 prêté pour l’occasion et customisé avec Yvan. Après plus de deux semaines à naviguer entre deux eaux, Stève remporte haut la main la course dans sa catégorie. Il gagne surtout l’estime de tous les skippers qui apprécient la performance à sa juste valeur. « Je ne suis pas un fêlé. Je sais ce que je fais. J’ai rarement été en sur limite… ». Quatre ans plus tard, toujours dans la Route du Rhum, Stève s’apprête cette fois à être bel et bien le premier à rejoindre les Antilles après une course épique qui a décimé la flotte. Il est sous le feu des projecteurs lorsque survient le chavirage, 24 heures avant l’arrivée. « Le Rhum 2002, c’est évacué depuis longtemps. En moto, on a l’habitude de tomber puis de repartir. Sinon cela n’a pas de sens ». Voilà donc Stève une fois de plus dans les starting-blocks de la Route du Rhum, prêt à lâcher les chevaux de son Orange project. « Le jour où il n’y aura plus de multis, j’arrête la voile. Il faut que cela pulse. Moi, j’irai plutôt voir un coucher de soleil dans mes montagnes que sur la mer ». On l’aura compris, c’est bien la vitesse qui a fait de Stève un skipper. Et la mer est devenue son naturel terrain de jeu.

Source Orange

Artemis s’incline

Rolex Swan Cup Artemis Russell Coutts Swan 601
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La journée de clôture de la Rolex Swan Cup aura été marquée par le retour du célèbre mistral. Dans ces conditions, le comité de course a décidé d’envoyer les 99 concurrents dans un parcours côtier long de 17 milles.
 
Cette dernière manche a vu un nouveau duel se jouer entre les deux protagonistes de la catégorie des “Swan 601“, Artemis et Moneypenny. Après une semaine de compétition, les deux monotypes se retrouvent avec une parfaite égalité de points ; le même nombre en première et en seconde place. Selon les règles en vigueur, la victoire du jour de Moneypenny lui vaut donc le titre. Artemis n’a pas réussi à contrer la fabuleuse remontée des américains et s’incline sur un point du règlement.
Leonardo Ferragamo sur Cuor Di Leone n’a pas su s’imposer durant toute cette semaine et termine à la troisième place.
 
James Swartz avait depuis un moment les yeux rivés sur une victoire de la Rolex Swan Cup : « Depuis que j’ai pris livraison de mon bateau l’année dernière, je n’avais qu’une idée en tête, gagner la Rolex Swan Cup. Le rêve est devenu réalité et la journée de dimanche a été magique. Cette compétition nous a permis de réaliser nos plus belles courses et de nous mesurer à des équipages très talentueux sur les autres Swan 601. La compétition s’est révélée de très haut niveau ».
 
En dépit de la perte de la première place du classement général, Torbjorn Tornquist, propriétaire d’Artemis, se dit ravi du très beau duel que les deux voiliers se sont livrés durant toute cette semaine (…)

En Swan 45, le mot d’ordre à bord de DSK à l’amorce de la dernière course était le contrôle systématique de Vixen et de ne jamais le laisser partir : « La course a été difficile aujourd’hui. Naviguer dans 30 nœuds de vent est un véritable challenge sur un Swan 45. Les empannages sont très délicats dans ces conditions car avec nos voiles ultra légères en carbone, la moindre erreur se paie cher. Notre but aujourd’hui était de devancer Vixen et d’arriver à intercaler au moins 5 bateaux entre lui et nous. Je voulais être certain qu’en cas d’accident ou de problèmes techniques, nous puissions bénéficier d’une marge de manœuvre. Cela a été mon unique préoccupation du début à la fin de la course », analysait le tacticien de DSK.
 
Malgré une grande confiance en son équipage, le tacticien Pietro D’Ali sait que la victoire ne tient parfois qu’à un fil: « Une victoire n’est jamais réellement acquise. Nous sommes toujours sous le coup d’une erreur tactique ou mécanique. Vixen marche fort et dans une flotte aussi importante nous ne sommes jamais à l’abri. Nous avons travaillé dur pour en arriver là et Danilo a fait un excellent travail à la barre. »
 
Le programme de DSK Comifin ne s’arrête pas là. Les italiens vont une nouvelle fois se mesurer à des adversaires tout aussi redoutables lors des Voiles de Saint-Tropez, début octobre. Ils mettront ensuite le cap sur La Valette pour la célèbre Rolex Middle Sea Race, l’une des grandes classiques méditerranéennes. Cette course au large sera un bon entraînement pour l’équipage qui participera, fin décembre, à la mythique Rolex Sydney Hobart.

Source Rolex Swan Cup

Domination de Dimitri Deruelle !

Arrivée Corse Edition 2006
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Un quadruple champion aux anges
En signant une quatrième victoire consécutive au terme de la Route des Îles, Deruelle est forcément aux anges ; « on gagne avec plus de points d’avance que l’an dernier. J’avais une équipe fabuleuse renforcée pour l’occasion par Fabien Henry (skipper de Toulon-Provence-Méditerranée-COYCH et lauréat du Tour de France à la Voile 2005). En dehors de la première journée, nous avons toujours figuré parmi les meilleurs » se réjouit Dimitri avant de préciser ; « être fier de confirmer notre Tour 2006 (deuxième derrière Île de France) et de montrer que nous sommes meilleurs que les Parisiens ». Le quadruple champion en titre en profitera pour rendre hommage à son ancien mentor de retour à la compétition ; « j’ai beaucoup de respect pour Alain Fedensieu (SNCM-Veolia Transport) qui se classe deuxième de la course et qui m’avait confié la barre du bateau Marseille, il y a quelques années. J’ai été heureux de pouvoir batailler contre lui ».
 
Un retour magistral pour Fédensieu
De son côté, Fedensieu est très fier ; « d’avoir monté aussi vite une équipe performante pour la Route des Îles. Notre objectif était de grimper sur le podium. Nous avons rempli notre contrat. Je remercie l’organisateur Paul d’Ortoli qui m’a permis d’être présent et nos partenaires qui nous ont accordé leur confiance, la SNCM et Veolia Transport » Reverra-t-on bientôt Fedensieu sur l’eau ? « Nous allons en discuter avec nos partenaires. Pourquoi pas ! » révèle Alain.
 
Pahun reviendra en force ?
En conservant pour deux petits points seulement le troisième rang dans la hiérarchie, Pahun gardait le sourire ; « en 2004 et 2004, nous avions échoué au bas du podium, là nous terminons troisième avec mes jeunes. Les meilleurs ont gagné. Nous reviendrons l’an prochain avec deux voire trois Mumm 30 car je vous annonce que je compte bien aligner avec Île de France et Espoirs Île de France, un bateau féminin qui pourrait s’appeler Elles de France ».
 
Des Réunionnais à l’honneur !
Un grand coup de chapeau également à l’équipage de Ville du Port-Bred-La Réunion emmené par Gabriel Jean-Albert qui s’impose dans la catégorie « Jeunes » en se classant à une très prometteuse quatrième place ; « cette Route des Îles 2006 restera une très beau souvenir sportif et un bel investissement au niveau humain. Notre projet voile continue en 2007 avec pour objectif de gagner chez les amateurs lors du prochain Tour de France à la Voile et nous espérons aussi revenir pour la 15ème édition de la Route des Îles ».
 
A l’heure de tirer les bilans, nous espérons tous que d’autres équipages viendront grossir les rangs des participants dans une compétition qui marrie si bien les parcours olympiques et la course au large.
 
RESULTATS :
10ème manche (parcours spectacle autour du « Napoléon-Bonaparte ») :
1.Pahun ;
2.Milleret ;
3.Gagerro ;
4.Deruelle ;
5.Jean-Albert ;
6.Fedensieu ;
7.Alice d’Ortoli ;
8.Leboeuf ;
9.Mallaret ;
10.Duguet ;
11.Moulineuf ;
12ex Clerc ; Jaufrey d’Ortoli et Calicchio.
 
11ème manche (parcours spectacle) :
1.Mallaret ;
2.Deruelle ;
3.Jean-Albert ;
4.Gagerro ;
5.Clerc ;
6.Fedensieu ;
7.Duguet ;
8.Pahun ;
9.Alice d’Ortoli ;
10.Leboeuf ;
11.Jaufrey d’Ortoli ;
12.Milleret ;
13ex Moulineuf et Calicchio.
 
CLASSEMENT FINAL DE LA ROUTE DES ÎLES 2006 :
1.Deruelle (Défi Partagé-Marseille) 19 points ;
2.Fedensieu (SNCM-Veolia Transport) 32 pts ;
3.Pahun (Île de France) 38 pts ;
4.Jean-Albert (Ville du Port-Bred-La Réunion) 40 pts ;
5.Gagerro-Abignoli (YCPR-Route de l’Equateur) 44 pts ;
6.Clerc (SUI,Ecole Polytechnique Lausanne) 51 pts ;
7.Milleret (Val Thorens) 57 pts ;
8.Mallaret (Nouvelle Calédonie) 69 pts ;
9.Leboeuf (INSA) 73 pts ;
10.Duguet (La Rochelle Jeunes) 101 pts ;
11.Alice d’Ortoli (Elles en Mer) 103 pts ;
12.Jaufrey d’Ortoli (Collectivité Territoriale Corse) 125 pts ;
13.Calicchio (Caisse d’Epargne-Région PACA) 142 pts ;
14.Moulineuf (ZLB- Behring) 143,20 pts.

Le champion sera sacré à Fécamp

Figaro Generali Solitaire 2006 Yann Eliès
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La Classe Figaro Bénéteau, forte de ses monocoques monotypes (identiques les uns aux autres) de 10,10 mètres, est considérée comme la meilleure école de course océanique en solitaire qui soit. Le Championnat de France de la spécialité regroupe les trois épreuves majeures du circuit. Ce rendez-vous à Fécamp prend donc toute son importance en clôture de saison et les ténors de la série seront au rendez-vous pour un final prometteur.

 En premier lieu, Gérald Véniard (Scutum), neuvième de la Solo Méditerranée et troisième de La Solitaire Afflelou Le Figaro 2006 vient y défendre sa position de leader du classement général provisoire. Ce rochelais de 35 ans aura fort à faire car il a dans son sillage Yann Eliès (Groupe Generali Assurances), Champion de France de Course au Large en Solitaire 2004, cinquième du dernier Figaro et, accessoirement, détenteur du Trophée Jules Verne (record absolu du tour du monde à la voile) à bord du maxi catamaran Orange 2 aux côtés de Bruno Peyron. Yann Eliès est deuxième du classement provisoire avant la Course des Falaises.

 Le danger pourra venir également de Charles Caudrelier (Bostik), vainqueur de La Solitaire Afflelou Le Figaro 2004 et quatrième du classement provisoire du championnat après être monté sur la troisième marche du podium de la Solo Méditerranée.

 Les regards se tourneront évidemment du côté de Nicolas Troussel (Financo) qui a tout simplement assommé la concurrence à l’occasion de la dernière édition du Figaro, tellement son joli coup météo et sa clairvoyance tout au long de l’épreuve l’ont propulsé hors d’atteinte de ses collègues de monotypie.

 Trois navigatrices aux ambitions légitimes sont engagées : Jeanne Grégoire (Banque Populaire), dont les résultats ne cessent de la rapprocher du sommet des classements, sans oublier la Britannique Sam Davies (Roxy) et l’Australienne Liz Wardley (Sojasun).

Cinq jours de course le long des falaises sont au menu des solitaires. Dimanche 24 septembre sera consacré à une série de régates au contact du public, devant la plage, entre le Casino de Fécamp et les jetées. Lundi 25, un parcours côtier emmènera la flotte au pied de l’aiguille creuse d’Étretat puis à Saint-Valéry-en-Caux, avec retour à Fécamp en fin d’après-midi. Mardi 26 sera le morceau de choix de la Course des Falaises 2006, avec un long parcours de plus de 24h00 sur le trajet Fécamp, Le Havre, bouée de Port-en-Bessin, Le Tréport et retour à Fécamp. Pas un centimètre des falaises de Seine-Maritime n’échappera au regard des solitaires. Enfin, jeudi 28 septembre, une dernière série de régates courue l’après-midi devant la plage clôturera les festivités pour que le champion des solitaires 2006 puisse, enfin, être sacré.

Source Course des Falaises

Les Danois favoris

18' Australiens
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Dépossédés du titre l’année dernière par les Anglais volants de Barron & Smithers – qui viennent tout juste de se retirer de la compétition -, Clausen Flemming et ses fidèles coéquipiers sont en bonne voie de reprendre leur bien à l’approche de cette finale. Avec 66 points glanés au long des quatre précédents Grands Prix, les inusables Danois, présents sur le circuit européen depuis une dizaine d’années, possèdent une confortable avance sur le deuxième du classement général provisoire.

Avec 38 points et une étape non courue, l’équipage allemand de Wet Protect, second de ce même classement aura bien du mal à refaire son retard si les hommes de GP Covers se montrent aussi réguliers qu’à l’accoutumée. Le redoutable Werner Gieser aura en plus fort à faire pour contenir les ardeurs de ses très proches poursuivants puisqu’il ne devance que d’un point seulement les Anglais de Whitestuff. Auteurs de belles performances cette année, les Britanniques ont en effet signé cette année un beau retour à la compétition.

Malgré l’absence de leurs compatriotes Barron & Smithers (37 pts avec deux participations seulement) et de Base 1 (38 points), ils auront tout de même fort à faire pour contenir les ardeurs des 6èmes au classement général provisoire. Le second équipage danois (Ler Ole – 34 pts), vainqueur du Grand Prix d’Allemagne est bien décidé a marquer cette dernière étape de son empreinte. Assurément, ces hommes ont le potentiel pour gagner.

En continuant cette descente dans le classement, on constate que les écarts dépassent rarement les 2 points. Voilà un gage de belle émulation pour ces équipages qui, s’ils peuvent difficilement espérer briguer la victoire, peuvent néanmoins tenter de gagner quelques places au classement final. C’est le cas de l’équipage Français de Groupe Sefico. 6èmes les deux années précédentes, Christophe Orion, Philippe Vallée et Eric Caiveau, (10èmes avec 24 pts) auront à cœur d’améliorer leur sort devant leur public.

La brise de nord/ouest annoncée ce vendredi entre 15 et 17 nœuds devrait ouvrir les derniers débats de façon musclée. 3 ou 4 manches sont d’ores et déjà programmées, ce qui permettrait de valider ce Grand Prix de France dès la première journée. Il faudra cependant attendre dimanche pour voir le champion européen couronné. Vous avez donc tout loisir d’ici là de passer voir d’un peu plus près, au Yacht Club de Carnac, ces formidables machines à planer que sont les 18 pieds.

Source classe 18′ Australiens

Jean Le Cam qualifié pour le Rhum

Jean Le Cam / VM Matériaux
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 Trois jours et autant de nuits seul à bord de son fidèle plan Lombard de 2004, qu’il a mis à profit pour noircir quelques pages de sa « check list » dans la perspective de la Route du Rhum, La Banque Postale. « Que des bricoles » assure le volontiers énigmatique Monsieur Jean. Et d’enchaîner avec une de ses légendaires pirouettes : « De toute façon, le bateau n’a plus rien à voir avec celui du dernier Vendée Globe. Et il ne ressemble pas encore à ce qu’il sera lors du prochain… »

 Il est certain que sa nouvelle livrée aux couleurs de VM Matériaux est en rupture avec le jaune dominant de sa robe du dernier Vendée Globe. Pour le reste, ne comptez pas sur Jean Le Cam pour vous réciter complaisamment la fiche technique des mille et un réglages et autres bidouilles qu’il prend plaisir à apporter à sa fidèle monture. « Nos années d’expérience avec ce bateau nous permettent aujourd’hui d’entrer dans une phase de peaufinage de sa mise au point. » précise-t-il néanmoins. « Le Vendée Globe, le Tour des Iles Britanniques, la Transat Jacques Vabre nous ont donné l’occasion de bien dégrossir le sujet. Il s’agit aujourd’hui d’aller chercher les dixièmes de noeuds qui pourraient faire la différence. »

 Le travail est donc permanent à bord de VM Matériaux. Le Cam voit tout, envisage tout, prévoit tout. Les prochaines semaines qui le séparent du départ de Saint-Malo seront vécues dans la sérénité par un homme particulièrement sûr de ses forces et confiant en son savoir faire. Reste un nouveau jeu de voiles à valider en compagnie de son équipe technique. Jean Le Cam, l’homme tranquille de cette Route du Rhum est tout à son bonheur, à l’idée de régater à nouveau au large au sein d’une Classe IMOCA resplendissante de santé et d’innovation. « C’est la Classe la plus intéressante du moment » soutient-il, « Avec de nouveaux projets, issus de tous les points cardinaux de la planète… » De quoi aiguiser les appétits de victoire de l’insatiable marin de Port la For&ecir  c;t. « La seule chose que je redoute » admet-il enfin, « C’est l’arrivée dans la pétole sous Basse-Terre. Malgré les recommandations de l’Imoca, les organisateurs ont réinscrit aux Instructions de course le contournement de la Guadeloupe avec une arrivée par le sud, dans le dévent de la Souffrière… » On vous le dit, l’Homme Tranquille est en forme, et égal à lui-même.

Défi Partagé Marseille prend une option sur le titre

Arrivée Corse Edition 2006
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Les traits tirés après trente heures d’une traversée méditerranéenne éprouvante face au vent, Deruelle livrait les clés du succès ;  « nous étions deuxième au passage de Porquerolles derrière Jimmy Pahun (Île de France) lorsque nous avons choisi d’opter pour une route plus Nord alors qu’eux sont partis vers le Sud. Au petit matin dans un vent instable nous étions devant. Nous sommes très heureux car nous possédons désormais un écart de points confortable au classement général »
 
YCPR à l’honneur
Belle performance également du côté du second Mumm 30 à porter – avec Défi Partagé-Marseille – les couleurs du Yachting Club de la Pointe Rouge (YCPR) qui se classe deuxième à Calvi. Après ce résultat prometteur, Florent Gagerro (YCPR-Route de l’Equateur) était aux anges ;  « on savait que nous avions le potentiel pour bien figurer mais on n’arrivait pas à tenir la distance sur cette Route des Îles, là nous sommes restés concentrés à la barre jusqu’à la fin. Ca a payé ! »
 
Fedensieu sur le podium  
En terminant seulement cinquième sur l’Île de beauté, Alain Fédensieu (SNCM-Veolia Transport) fait paradoxalement une excellente opération comptable au classement provisoire en s’emparant de la place de dauphin au détriment des Franciliens qui terminent seulement neuvième. Lucide malgré la fatigue accumulée, Fédensieu avouait à l’arrivée ;  « Défi Partagé nous a mis une belle « rouste ». Je pense que Deruelle va maintenant nous contrôler. Notre objectif sportif avant le départ de la compétition était de finir sur le podium. A nous maintenant d’y rester ! »  Un but que Jimmy Pahun aura du mal désormais à atteindre ; « il est clair qu’aujourd’hui, nous avons perdu la Route des Îles 2006, il y a longtemps que je n’avais pas fait de la course au large. Je me suis planté en optant sur une route plus sud. C’est la vie ! »
A noter aussi le très bon comportement de la jeune équipe suisse du bateau Ecole polytechnique Lausanne qui obtient une belle troisième place au pied de la citadelle de Calvi.
 
PROGRAMME :
 
Départ à partir de 14 heures le jeudi 14 septembre de deux parcours olympiques dans le golfe de Calvi.
 
RESULTATS :
 
7ème manche (étape de liaison Marseille-Calvi,150 milles. Coefficient 3) : 1.Deruelle (Défi Partagé-Marseille) ; 2.Gagerro (YCPR-Route de l’Equateur) ; 3.Clerc (Ecole Polytechnique Lausanne) ; 4.Jean-Albert (Ville du Port-Bred-La Réunion) ; 5.Fedensieu (SNCM-Veolia Transport) ; 6.Mallaret (Nouvelle Calédonie) ; 7.Milleret (Val Thorens) ; 8.Leboeuf (INSA) ; 9.Pahun (Île de France) ; 10.Alice d’Ortoli (Elles en Mer) ; 11.Duguet (La Rochelle Jeunes) ; 12.Calicchio (Caisse d’Epargne-Région PACA) ; 13ex.Moulineuf (ZLB-Bhering) et Jaufrey d’Ortoli (Collectivité Territoriale Corse), abandons dans la manche.
 
Classement général (après sept manches et dix coefficients) : 1.Deruelle 13 points ; 2.Fedensieu  25 pts ; 3ex.Clerc et Jean-Albert 31 pts ; 5.Gagerro 32 pts ; 6.Pahun 33 pts ; 7.Milleret 39 pts ; 8.Mallaret 50 pts ; 9.Leboeuf 54 pts ; 10.Duguet 73 pts ; 11.Alice d’Ortoli 78 pts ; 12.Jaufrey d’Ortoli 87 pts ; 13.Calicchio  102 pts ; 14.Moulineuf 110 pts.          
 
 Source Route des Iles

Kito de Pavant au prochain Vendée Globe !

Kito de Pavant portrait
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Kito court depuis 6 ans sur le circuit Figaro et a remporté trois des épreuves majeures : la Solitaire en 2002, la Transat Ag2r et la  Solo Méditerranée en 2006. Le skipper a aussi navigué en 60 pieds et participé trois fois à la  Transat Jacques Vabre, avec Bernard Gallay en 2001 (monocoque) et deux fois avec Jean Le Cam en 2003 et 2005 (en trimaran 60’ puis en mono 60’).

Interview d’un skipper heureux…

 La « Bel » aventure se poursuit, c’est un rêve qui se réalise ?
« Oui, je suis très heureux de concrétiser ce partenariat. C’est une grande satisfaction de voir ce projet aboutir. Ces bateaux et les courses de cette série comme le Vendée Globe, la Route du Rhum ou la Transat Jacques Vabre m’attirent depuis toujours. Ce que j’ai vécu aux côtés de Bernard (Gallay) puis de Jean (Le Cam) n’a fait que renforcer mes envies. Je tiens aussi à ajouter que la qualité des relations que nous entretenons avec le Groupe Bel depuis un an et notamment avec les salariés, donne au projet une dimension humaine qui me correspond bien. »
 
– Comment abordez-vous cette nouvelle étape ?
« C’est effectivement nouveau pour moi mais excitant de partir d’une page blanche, de construire un bateau de A à Z, de constituer une équipe, choisir les architectes, un chantier… Même si cela va être un travail énorme, c’est passionnant ! Je m’entoure de gens que j’apprécie, qui ont beaucoup de talents et qui sont prêts à donner le meilleur d’eux-mêmes pour réussir le défi. »
 
– Pourquoi avoir choisi le cabinet d’architecture Van Peteghem – Lauriot Prévost & Guillaume Verdier ?
« Il y a d’abord une dimension objective. L’expertise impressionnante du cabinet VPLP depuis des années en multicoque donne une vision nouvelle au monocoque, et ce travail est renforcé par l’expérience de Guillaume Verdier dans le design de ces bateaux. Cela nous a séduit. Ensuite, il y a une dimension plus affective. Il y a avec cette équipe un « feeling », une complicité simple et évidente qui nous a décidé. »
 
– Quelle est la suite du programme ?
« Beaucoup de travail et d’énergie pour bâtir une organisation solide autour du projet. Le puzzle se construit progressivement. Nous en sommes à constituer les équipes qui devront apprendre à travailler ensemble. Notre planning est dense. Des choix importants restent à faire, comme celui des chantiers et des fournisseurs impliqués dans la construction du bateau. Et puis, le Groupe Bel a signé comme partenaire titre, mais nous allons également chercher des partenaires complémentaires. On ne va pas s’ennuyer cet hiver ! »
 
– Et la Vache dans tout ça, elle en pense quoi ?
« Cet été, j’ai beaucoup discuté avec la Vache justement… et elle m’a dit, l’Irlande, l’Espagne, Istanbul, c’est bien mais j’ai envie d’aller encore beaucoup plus loin. Alors, je lui ai dit : OK ! Je vais t’emmener voir du pays ! Plus sérieusement, ce jour est un grand jour, on avait hâte d’en parler et de partager cette nouvelle avec tous les gens qui me suivent et me soutiennent depuis des années. Allez, au boulot ! »
 

Gérard BOIVIN, Président Directeur Général du Groupe Bel : « Kito nous a offert des résultats au- delà de nos attentes. Notre partenariat sur le circuit Figaro a été une première opportunité de faire connaître au grand public la dimension de l’entreprise et de faire émerger la marque Bel. Cet engagement a offert une visibilité différente à nos marques tout en donnant du souffle à l’identité du Groupe. Cette aventure nous a également permis de renforcer les liens avec nos clients, distributeurs et partenaires au travers d’opérations de relations publiques, tout en nous réunissant en interne autour d’un projet fédérateur. A l’heure du bilan, une question s’est alors posée : quelle suite donner à ce partenariat ? Notre engagement dans la voile correspond à une prise de parole nouvelle et réussie du Groupe Bel. Le casting est bon. Les bilans, interne et externe, sont très positifs et une réelle dynamique s’est créée. La réponse est devenue évidente, presque logique et naturelle. Ce programme s’inscrit dans la continuité et la fidélité du Groupe qui renouvelle sa confiance à un skipper à la personnalité sympathique, au marin de talent qui gagne et qui a su se faire adopter par les salariés du Groupe Bel comme l’un des leurs. »

Source Groupe Bel

DSK et Artemis confirment

Swan 45
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Il n’aura pas fallu longtemps à Russell Coutts et Torbjorn Tornquist sur Artemis pour apprivoiser le plan d’eau parfois capricieux de la Maddalena. Avec deux places de second et une première place, Artemis consolide son leadership au classement général et confirme la très bonne forme de Russell Coutts. En Swan 45, DSK Comifin prend exemple sur son aîné et conforte son avance au classement général avec 15 points sur Vixen de Dick Weismann.
Aqua Equinox est, quant à lui, bien placé dans la belle catégorie Grand Prix. Avec 3 points acquis en deux journées, Filip Balcaen occupe la première place au détriment de Bugia Bianca et Fantasticaaa respectivement deuxième et troisième à égalité de points.
 
Dans un vent oscillant entre 12 et 18 nœuds, le comité de course a envoyé 3 parcours au vent et sous le vent pour les 4 Swans 601. D’une régularité sans faille et d’un réalisme à toute épreuve, Russell Coutts a réussi le pari de mener Artemis à la première place du classement général provisoire malgré d’importantes variations du temps lors de la journée. En seconde position, le Swan 601 américain, Moneypenny conserve toutes ses chances de revenir sur Artemis. En revanche, Leonardo Ferragamo sur Cuor di Leone, avec sa première victoire de manche lors du premier parcours de la journée se fait tout de même distancer et accuse un retard de 9 points sur le leader et 7 points sur Moneypenny.
 
La seconde manche du jour a permis à Russell Coutts de reprendre le commandement de la flotte après un magnifique départ en bout de ligne. Auteur d’un sans-faute sur l’ensemble du parcours, Spirit of Jethou alors second n’aura pas résisté au retour de Moneypenny et Cuor di Leone dans le dernier bord de portant. Spirit of Jethou termine, une fois de plus, à la quatrième et dernière place du classement.

 La dernière manche s’est résumée à un duel américano-américain entre Artemis et Moneypenny. Après de multiples changements en tête de la course, Moneypenny s’impose pour la première fois depuis le début de la compétition. Selon  Russel Coutts, cette manche a été la plus disputée et la plus exigeante pour son équipe : « Bien qu’il y ait seulement quatre bateaux dans la flotte, la course n’en est pas moins difficile, bien au contraire. Les écarts étaient très faibles aujourd’hui et le fait que le vent soit monté, lors de la dernière manche, a rendu les manœuvres et la tactique encore plus difficiles. Le dernier parcours n’a été qu’une succession de changements de leader. Nous étions en tête à la bouée sous le vent, mais à la bouée au vent Moneypenny a repris l’avantage et ainsi de suite jusqu’au dernier tour où malheureusement nous n’avons pas réussi à revenir sur Swartz. Ça a été une grande course », confiait Coutts à son arrivée au ponton (…)
 
La catégorie des Classic avec 45 participants s’est offert un magnifique parcours côtier dans l’archipel de la Maddalena. Cette journée de mercredi s’est déroulée selon le même schéma que mardi. Le Swan 65 de Peter Simon, Monsoon Jaguar, s’impose en temps réel avec une considérable avance de 25 minutes sur Jacobite, le Swan 48 de Stephen et Benedict James. Premier hier, Jacobite réitère sa performance et avec deux points au classement général en deux jours, s’impose logiquement comme leader de sa classe. Tout aussi régulier, Aura, un Swan 44, avec deux places de second en deux jours, occupe la deuxième place au général devant Junkanoo un autre Swan 44.
 
Le retour du soleil en milieu d’après-midi ne résistera pas longtemps à l’arrivée d’un nouveau front en provenance des Baléares. « Les conditions devraient se détériorer dans la nuit de mercredi à jeudi et le vent va successivement tourner au sud-ouest, ouest se renforçant entre 16 et 18 nœuds », annonçait le Major Filippo Petrucci.
 
L’édition 2006 de la Rolex Swan Cup s’achèvera dimanche 17 septembre par la cérémonie de remise des prix. Le Trophée de la Swan Cup ainsi qu’une montre Rolex seront remis aux vainqueurs de chaque classe. Chaque soir, d’autres récompenses seront également à l’honneur comme la remise d’un prix au meilleur propriétaire barreur.

Source Rolex Swan Cup

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