The Ocean Race 2022-23 - Leg 5, May 18 2023. The first day of Leg 5 leaving Newport, Rhode Island. Charlie Enright on the bow during the first sail change of the leg.
Partis dimanche, les 4 Imoca accélèrent désormais dans l’Atlantique. Les conditions sont plutôt favorables pour accumuler des milles – puisque les concurrents naviguent au reaching dans un vent de nord de plus de 25 nœuds. Le facteur limitant est l’état de la mer, avec le vent qui pousse contre le gulf stream, ce qui rend la navigation mouvementée.
“Le système météorologique qui a causé l’annulation de l’In Port Race de samedi s’est installé au large… Nous nous trouvons au milieu de celui-ci“, a déclaré Charlie Enright de 11th Hour Racing Team, qui mène la charge en tête de la flotte. “C’est difficile à prévoir, c’est très instable et il y a beaucoup de vent. Nous avons eu du vent jusqu’à 30 noeuds par moments et nous avons ressenti une bascule de 40 degrés. Vous pouvez imaginer les conséquences sur l’état de la mer dans un endroit déjà très exposé. Nous essayons simplement de tenir le coup“.
Ils font plus que cela. Avec plus de 520 milles sous leur étrave au cours des dernières 24 heures, 11th Hour Racing Team a 15 milles d’avance sur Team Holcim-PRB, qui à son tour a une marge de 30 milles sur Team Malizia. Le bateau Biotherm a quant à lui perdu 30 milles.
“Il y a beaucoup de courant ici”, a déclaré Kevin Escoffier plus tôt. “Le vent monte mais je crains que nous ayons du vent contre le courant dans le gulf stream et que l’état de la mer ne soit pas très bon. Et c’est ce qui s’est produit. Le vent devrait tourner au sud dans le courant de la semaine et la progression rapide à travers l’Atlantique devrait se poursuivre.
Clipper Crew Allocation, Portsmouth, UK, 20, May,2023
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Plus de 450 aventuriers, de 48 nations étaient réunis à Portsmouth Guildhall ce samedi 20 mai pour connaître leur embarquement sur la Clipper Round the World.
Avec plus de 60 % des participants originaires de l’extérieur du Royaume-Uni, il s’agit du groupe le plus international de l’histoire de la Clipper Race. L’événement a été diffusé en direct afin que les équipes du monde entier puissent participer à l’action de la journée, avec des téléspectateurs de pays tels que le Canada, Dubaï, Singapour et Israël.
Cette édition de la course Clipper Round the World Yacht Race voit plus de 700 aventuriers de tous horizons relever le défi exceptionnel de courir à travers les océans du monde à bord d’un bateau de 70 pieds, affrontant certaines des conditions les plus difficiles. Les étudiants courent aux côtés de médecins, d’ingénieurs ou de saisonniers, et nombre de ceux qui s’inscrivent n’ont aucune expérience de la voile avant d’entreprendre le programme de formation intensif obligatoire à quatre niveaux, que tout l’équipage doit suivre avant la course. L’émotion était au rendez-vous lorsque l’équipe de course est arrivée sur les lieux, impatiente de savoir avec quel skipper, AQP et coéquipiers ils allaient se lancer dans l’aventure de leur vie. Ils ont été rejoints par plus de 100 Race Crew Supporters (famille et amis du courageux équipage), qui étaient tout aussi enthousiastes à l’idée de partager l’expérience.
Suzana Dinic, 50 ans d’Allemagne, qui s’est inscrite à la Clipper Race pour se challenger et se préparer à vivre sur un bateau à l’avenir, nous a parlé juste avant la révélation des équipes. Elle a dit : « Mon cœur bat la chamade ! Tout est devenu réel et c’est tellement excitant et très surréaliste ! S’exprimant à l’arrivée de l’équipage de course, Sir Robin Knox-Johnston, fondateur et président de Clipper Race, a déclaré: «Aujourd’hui est une journée intéressante pour l’équipage: ils découvriront avec qui ils vont vivre dans de très beaux quartiers pendant des mois. . Ils vont découvrir avec qui ils vont naviguer, se faire de nouveaux amis pour partager le challenge de la course au large mais aussi les immenses plaisirs qui vont avec. Nous vous disons bienvenue, profitez de la journée, puis commencez vraiment à vous préparer. Nous ne sommes plus qu’à trois mois du début maintenant !“
L’équipage a reçu sa veste Musto officielle (la première marchandise Musto de l’équipage) et a également eu la chance de rencontrer certains des partenaires de course sponsorisant l’édition à venir, avec Spinlock, Marlow Ropes, Sta-Lok, Musto et ATPI exposant avant le début de l’événement Crew Allocation.
L’événement a été organisé par la circumnavigatrice à deux reprises et maintenant directrice du recrutement, Della Parsons et après une introduction des directeurs généraux de Clipper Ventures, Laura Ayres et Chris Rushton et des présentations d’officiels clés de la course, les lumières se sont éteintes et la répartition des équipages a commencé. Un à un, les onze Race Skippers sont montés sur scène sous les acclamations du public et leur AQP a finalement été dévoilé. Ensuite, après un compte à rebours dramatique, chaque équipe a été annoncée au moyen de bracelets lumineux portés par l’équipage de course – qui s’illuminaient de différentes couleurs pour révéler l’équipage de chaque équipe.
Après la fin de l’événement, Della Parsons a déclaré : « Quelle journée incroyable ! Le bourdonnement d’énergie positive dans la salle était palpable alors que notre équipage de course attendait avec impatience de savoir à quelle équipe il appartiendrait. Il y a eu des acclamations énormes alors que le compte à rebours jusqu’à ce que les couleurs de chaque équipe s’allument a atteint zéro. Beaucoup de nos équipiers ont postulé pour participer à la Clipper Race il y a plus de deux ans, c’était donc une journée très attendue. Cela a peut-être été une longue attente pour aujourd’hui, mais bien sûr, ce n’est vraiment que le début d’une aventure incroyable pour eux tous.
Catherine Lister, du Royaume-Uni, qui navigue sur les étapes 7 et 8 sous la direction de Race Skipper, Hannah Brewis a déclaré : « Je suis vraiment excitée. Je pense qu’Hannah va être une super Skipper : je suis vraiment impressionnée par ce que j’ai vu jusqu’à présent. J’ai hâte de naviguer avec un groupe de personnes différent, d’apprendre à connaître tout le monde et d’apprendre les tactiques de course.”
L’Australienne Dianne McGrath, qui s’est engagée en tant que Circumnavigator, a ajouté : « Qu’est-ce que je recherche chez un Skipper ? Quelqu’un qui est compréhensif, parce qu’il y a beaucoup de gens qui n’ont pas une grande expérience de la voile, comme moi. Jusqu’à présent, j’ai suivi mes cours de formation de niveau 1 et 2 et ils ont été fantastiques, avec des gens formidables et amusants, et je sais déjà que certaines des personnes que j’ai rencontrées seront vraiment des personnes que je connaîtrai probablement pour le reste de ma vie.”
Nicolas Gallego de Colombie, qui navigue sur la baie d’Ha Long, au Viet Nam, avec le skipper de course Josh Stickland et l’AQP (First Mate) Ella Hebron, a déclaré : “J‘avais Josh comme skipper au niveau 2 et ce fut une semaine d’entraînement incroyable, alors ce sera certainement une continuation de s’amuser. Ses instructions sont très claires et très efficaces pour approfondir progressivement nos connaissances. Je me sens bien !“ Après la cérémonie officielle d’attribution des équipages, tous les skippers, les AQP et les équipages de course se sont répartis dans leurs équipes respectives pour commencer à décider de leur philosophie d’équipe, planifier leur stratégie de course, attribuer les rôles à bord et définir les attentes.
Dans quelques semaines, la formation de niveau 4 commencera, ce qui est la première fois que le les marins s’entraîneront avec leurs coéquipiers, Skipper et First Mate. Cela impliquera un entraînement intensif sur l’eau et une chance de développer leur stratégie de course, avec une course de plusieurs jours dans la Manche pour perfectionner leurs compétences avant le début de la course Clipper 2023-24, qui devrait démarrer tard. été.
Tous les skippers de course et les AQP sont actuellement basés au siège de Gosport, et l’équipage de course devrait commencer sa formation de niveau 4 à partir de début juin.
La Clipper Round the World Yacht Race est l’un des défis d’endurance les plus difficiles de la planète. Cet événement unique et épique voit des équipes affronter des conditions extrêmes alors qu’elles parcourent plus de 40 000 milles nautiques autour du globe dans un véritable test de courage et de détermination. La Clipper Race est le seul événement de ce type qui forme des personnes de tous horizons à devenir des coureurs océaniques, et beaucoup n’ont aucune expérience de la voile avant de s’inscrire aux quatre niveaux de formation intensive avant la course. Dirigé par un skipper professionnel et un second, l’équipage de course peut effectuer le tour du monde complet de onze mois ou choisir de se tester sur une ou plusieurs étapes. La Clipper Race a été fondée en 1996 par Sir Robin Knox-Johnston, le premier à faire le tour du monde en solitaire et sans escale.
Le top départ du Final Rush, troisième course du Pro Sailing Tour 2023, a tonné dans la baie d’Alghero en Sardaigne à 11h précises ce dimanche. Les 5 Ocean Fifty se sont élancés dans des conditions idéales : au portant dans 10-15 nœuds de vent. Cette ultime étape va cependant se montrer ultra exigeante : une météo en Méd’ peu stable, un passage du détroit de Gibraltar que l’on sait de tous les dangers, des dispositifs de séparations de trafic à respecter, et surtout un océan Atlantique, à remonter le long des côtes espagnoles et portugaises, truffé d’incertitudes. Les 5 équipages sont attendus à Brest à partir du 28 mai.
Ce qui les attend par Gilles Chiorri, directeur de course « Ce sera une navigation express et aisée aujourd’hui en tribord amures au large, vers le Nord des îles Baléares que la flotte débordera dès cette nuit. Ensuite, les 5 équipages navigueront au portant rapide dans 20 nœuds, voire plus, pour entrer en Mer d’Alboran dès demain début de soirée, à environ 80 milles de Gibraltar. Là, les conditions changent avec des vents évanescents qui vont ralentir la flotte et sans doute la compresser. A ce stade, les routages indiquent 24 heures pour sortir de Gibraltar et parcourir ces 80, 100 milles pour entrer dans l’Atlantique … sans doute la réalité sera différente ! Les nerfs vont être mis à rudes épreuves. Ensuite, le Golfe de Cadix et le sud Portugal ne se traverseront pas à grande allure pour parer le Cap St Vincent. La remontée atlantique se fera aux allures serrées mais rapides avant de rencontrer le système établi depuis plusieurs jours sur les modèles d’un régime de nord-est pour 20/25 nœuds au Cap Finisterre et golfe de Gascogne qui peut être le segment viril de la course. ETA ? Le 28 mai ! »
Les équipages engagés sur la troisième étape, Final Rush, Alghero-Brest Koesio Skipper : Erwan Le Roux Équipiers : Audrey Ogereau, Steven Liorzou Mediaman : Jérémy Lecaudey Solidaires En Peloton-ARSEP Skipper : Thibaut Vauchel-Camus Équipiers : Quentin Vlamynck, Pep Costa (ESP) Mediaman : Benjamin Sellier Viabilis Océans Skipper : Pierre Quiroga Équipiers : Léonard Legrand, Pascal Bidégorry Mediaman : Adrien Cordier Le Rire Médecin-Lamotte Skipper : Luke Berry (FRA-ENG) Équipiers : Antoine Joubert, Mathieu Salomon Médiaman : Josselin Didou Wind of Trust – Marsail Skipper : Christopher Pratt Équipiers : Ronan Treussart, Laurent Bourguès Mediaman : Clément Gerbaud
Classement général provisoire après deux courses (La Seyne-sur-Mer-Bonifacio, Bonifacio-Alghero) 1 – koesio 18 pts 2 – Viabilis 14 pts 3 – Solidaires En Peloton – ARSEP 11 pts 4 – Le Rire Médecin – Lamotte 9 pts 5 – Wind of Trust – Marsail 8 pts
L’ArMen Race Uship 2023, organisée par la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer (SNT) s’est achevée ce dimanche 21 mai par la traditionnelle remise des prix. 227 équipages, soit 828 coureurs, ont pris le départ d’un des trois parcours le long des côtes occidentales : la Nuit de l’Armen (131 milles), l’Armen Race (310 milles) ou l’Armen Ultim (370 milles). La 11e édition de la plus grosse course hauturière en France a été une nouvelle fois une réussite grâce à une organisation impeccable et des conditions très agréables, quoique fraîches pour un mois de mai. Tous les concurrents sont arrivés à bon port et ont été accueillis par les bénévoles de la SNT pour un en-cas à toute heure du jour et de la nuit. Le succès de cette régate mêlant amateurs et professionnels est une nouvelle fois affirmé, à voir les visages des coureurs et à les écouter refaire la course.
Armen Race Ultim Anthony Marchand (Actual) remporte le parcours Armen Ultim, devant Les Pt’tis Doudous d’Armel Tripon et Arnaud Boissières (La Mie Câline). Le Team Actual est également vainqueur au scratch pour la deuxième fois consécutive et grave une nouvelle fois son nom sur le grand trophée Armen Race.
Nuit de l’Armen IRVI skippé par Jacques Vapillon remporte la Nuit de l’Armen Multi 2000 en temps réel et en temps compensé. Du côté des Osiris Nuit de l’Armen, c’est Didier le Moal sur le fameux J99 J Lance 25 qui s’adjuge la victoire.
Armen Race Le vainqueur en Class40 est Achille Nebout (Amarris) qui réalise une belle performance pour sa première course. En Figaro 3, c’est aussi un “rookie”, Benoît Tuduri (En Cavale), qui monte sur la plus haute marche du podium. Felix Oberle (Mingulay) remporte la victoire en Mini 6.50. Marc Guillemot (Wellness Training MG5) s’impose en Multi 2000. Grand habitué des podium, Philippe Girardin (Hey Jude) remporte une nouvelle victoire en IRC 1. C’est Frédéric Nouel (Karavel) qui s’impose en IRC 2. En IRC Double, Thomas Bonnier et David Prono (Juzzy) remportent la course tout comme Edouard et Christophe Jomier (JSquared) en Osiris Habitable. Enfin, Philippe Benaben (Platybus) est le premier vainqueur de la course en IRC Solo.
Harry Clemons ‘Buddy’ Melges Jr. est décédé le 18 mai 2023. Une légende de la voile s’en est allée après 80 ans de carrière dans la voile dont il a exploré tous les domaines.
Né le 26 janvier 1930 à Elkhorn, dans le Wisconsin, il a grandi sur le lac Delavan où il naviguait sur les bateaux construits par son père, Harry Melges Sr., chez Melges Boat Works. Constructeur de bateaux à rames en bois, l’entreprise familiale est devenue l’un des constructeurs de bateaux les plus innovants dans le domaine de la voile produisant des coques et des voiles performantes de haute qualité tout en favorisant une communauté de voile passionnée au cours des 78 dernières années.
Buddy Melge a remporté une médaille d’or dans la classe Soling en 1972 et une médaille de bronze dans la classe Flying Dutchman en 1964. Il a également remporté une médaille d’or dans la classe Flying Dutchman aux Jeux panaméricains en 1967, deux titres de Champion du Monde en Star (en 1978 et 1979), et un 3 fois champion du Monde en 505 en 1967, 1973 et 1983.
Mais c’est dans la Coupe de l’America qu’il s’est fait connaitre. En tant que challenger en 1987 avec Heart of America, il a concouru contre Stars & Stripes de Dennis Conner. Puis en 1992, avec America3 aux côtés de Bill Koch, il remporte la Coupe contre des challengers italiens. Le bateau a été conçu en collaboration avec Reichel Pugh Yacht Design qui va donner naissance à une collaboration avec Melges Performance Sailboats et la création de bateaux de sport asymétriques et monotypes les plus performants du sport. En 1993, le Melges 24, conçu par Reichel Pugh sur un brief de Melges, est lancé. D’autres modèles suivront dont le Melges 32 en 2005.
Il a été nommé trois fois Marin de l’année aux États-Unis (1961, 1972 et 1983).
Maxime Sorel, 36 ans, accompagné de Ngima Gyaljen Sherpa a atteint jeudi 18 mai le sommet de l’Everest (8 848 mètres). Il devient le premier homme au Monde à avoir bouclé un Vendée Globe* ”l’Everest des mers”, Tour du Monde en solitaire, sans escale et sans assistance à la voile, et l’Everest, le toit du Monde situé au Népal.
« Vivez vos rêves », c’est le message que le navigateur – aventurier a passé lors de son arrivée en haut et avant de redescendre au camp de base, partie intégrante de son défi car truffée de difficultés et non sans risques. Maxime avait décidé de relever ce challenge dès 2017 pour se mettre dans la situation des patients atteints de la mucoviscidose qui manquent de souffle et pour collecter des dons pour l’association “Vaincre la Mucoviscidose” dont il est le parrain national.
C’est un nouveau véritable exploit pour le cancalais d’origine soutenu par un trio de partenaires V and B, Monbana et la Mayenne. Retour dans quelques jours en France et en mer afin de préparer la Transat Jacques Vabre, objectif 2023, et surtout son deuxième Vendée Globe qui aura lieu en 2024 – 2025.
Les impressions de Maxime arrivé à l’instant au camp de base…
« Je suis très fier d’avoir accompli mon Double Everest, mon rêve pour Vaincre la mucoviscidose et pour démontrer que tout est possible dans la vie. C’est fait ! J’ai bouclé un Vendée Globe et j’ai gravi l’Everest. C’est beaucoup de bonheur et de sensations positives. Je suis plus fatigué qu’à l’arrivée d’un Vendée Globe car cette ascension a été très intense sur un temps court. Quand je suis arrivé au sommet, je me suis mis à regarder les étoiles et je me suis dit que jamais je ne les verrais d’aussi proches. J’ai eu une grosse émotion quand j’ai vu le sommet apparaître. Nous sommes arrivés de nuit au sommet. Tu ne vois rien à part un point blanc ! C’était une succession de plein de petits sommets. Tu montes, tu vois un truc et à un moment donné tu reconnais les drapeaux. Un grand moment ! Nous avons eu un vent énorme avec un froid totalement dingue. Quelles émotions ! Après le sommet, c’était le chao total avec un vent violent. Nous étions alors très pressés de redescendre parce que là-haut, on ne tient pas, on reste congelé. Ma bouteille d’oxygène était quasiment vide. Je n’en avais pas de rechange. Nous n’avions pas de temps à perdre.
J’ai beaucoup pensé aux patients atteints de la mucoviscidose notamment lors de la redescente. J’ai voulu descendre très vite et ai certainement débranché mon tuyau d’oxygène. Je n’étais pas bien. J’avais la tête qui tournait. Je me suis assis sur un caillou et j’ai demandé à un mec à combien était ma bouteille d’oxygène. Il m’a répondu zéro !! Un sherpa m’a vu et a capté mon tuyau débranché, ouf ! Je me suis mis à revivre et j’ai fortement pensé aux patients alors que j’avais très, très peu de capacités respiratoires. J’ai vraiment flippé. Nous étions dans un rythme de préparation élevé mais cela n’avait rien à voir avec ce que je viens de vivre. Nous avons effectué des journées physiques et mentales de ouf. Nous sommes partis à chaque fois des différents camps très tôt, on ne dort pas beaucoup. Nous avons marché 28 heures avec seulement 2 heures de sieste à très hautes altitudes avec des dénivelés importants et de multiples difficultés. Cela a été plus dur que ce que je pensais. Je me suis tout de même bien senti tout au long de la montée même si quelques membres de notre équipe nous ont lâché au fur et à mesure car ils n’étaient pas très bien.
Merci à mes supporters, ma famille, mes partenaires, mon équipe d’expédition, l’Agence Sherpalaya, les sherpas, Guillaume Vallot, Julien Ferrandez, nous avons écrit une nouvelle belle histoire avant de retrouver mes chers océans. »
Un homme de défis Avec cette performance, Maxime Sorel entre définitivement dans la lignée des grands explorateurs – aventuriers de notre époque. Ingénieur de formation, Maxime a débuté la voile sur le tard et a franchi les étapes du haut niveau dans ce sport à grande vitesse démontrant une capacité d’adaptation et de compréhension très forte, mêlant un physique hors norme et un mental à toutes épreuves. Vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2017 en Class 40 avec Antoine Carpentier, le marin cancalais a incorporé le circuit des monocoques des 60 pieds IMOCA avec professionnalisme et est allé au bout de son rêve bouclant son premier Vendée Globe en 2021 en 10ème position à bord de V and B – Mayenne. Un premier Tour du Monde au grand large et en solo qui aura révélé Maxime aux yeux du grand public tant l’athlète aura relevé tout au long de ce circuit planétaire, les embûches techniques propres à ces navigations extrêmes et aura surtout partagé avec brio son aventure à une large communauté le suivant avec passion.
Le cap-hornier, à peine arrivé aux Sables d’Olonne, était déjà plongé dans de futurs défis, son moteur, lui qui ne tient pas en place, toujours en activité et qui a soif d’objectifs sportifs qui le font avancer dans sa vie. Avec sa team et soutenu de V and B, son partenaire historique, la chocolaterie Monbana et le département de la Mayenne, Max, mayennais d’adoption, décide de construire un voilier IMOCA à foils. V and B – Monbana – Mayenne était mis à l’eau le 27 juin 2022 à Concarneau. Quelques mois après, Maxime terminait à une superbe cinquième place sur la Route du Rhum – Destination Guadeloupe et avait annoncé son envie profonde de gravir l’Everest, le vrai. Le projet « Mon Double Everest » était lancé.
Méticuleux dans sa préparation dans les Alpes françaises et italiennes avec son compère alpiniste – journaliste, Guillaume Vallot, Maxime s’envolait le 5 avril pour Katmandou, accompagné également de Julien Ferrandez, médiaman. Au terme d’une longue période d’acclimatation rythmée par de nombreuses performances à hautes altitudes, le navigateur et sa team débutaient l’ascension de l’Everest en début de semaine s’arrêtant à différents points de passage pour reprendre des forces, les camps 2, 3 et 4. Maxime atteignait le sommet de l’Everest le 18 mai avant de redescendre enfin au camp de base pour valider son exploit définitivement. Tintin en Everest vous avez dit !
*Maxime Sorel est le premier marin à avoir bouclé les deux Everest, en mer avec le Vendée Globe surnommé l’Everest des mers et à terre au Népal. Eric Loizeau, également navigateur, a bouclé un tour du Monde en équipage et l’Everest.
Loïs Berrehar et Charlotte Yven (Skipper MACIF) ont franchi la ligne d’arrivée en tête ce vendredi matin à 02h 03min à Saint-Barthélemy. Ils ont mis 18 jours 19 heures et 01 minutes pour parcourir les 3.890 milles.
Dans cette course de vitesse au départ de Concarneau il a fallu résister aux grains, aux algues, à la fatigue et parfois à la monotonie. Ils n’ont rien laissé au hasard en s’entraînant ensemble depuis la fin de l’année dernière. Pour faciliter leur préparation, ils ont même fait une colocation. « Ça avait un côté pratique et ça nous a permis de mieux nous connaître ». Cette complémentarité était soulignée par les autres skippers quand ils évoquaient la liste des favoris. « Loïs et Charlotte, c’est un très bon duo d’expérience », indiquait Anne-Claire Le Berre avant le départ. Skipper MACIF a en effet été le bateau le plus souvent en tête durant la Transat Paprec. Après avoir mené la flotte au départ, ils ont repris l’ascendant entre le sud du Portugal et le passage de La Palma. Puis à l’entrée des alizés, pendant trois jours cette fois (du dimanche 7 au mardi 9) et en début la dernière semaine (du samedi 13 au mardi 16).
À la vacation samedi dernier, Loïs, tout sourire, s’amusait : « on navigue à vue en Figaro au milieu de l’Atlantique. On a l’impression de batailler comme si on était en stage à Port-La-Forêt. C’est complètement dingue ! » Ce plaisir-là a aussi servi de source de motivation jusqu’au bout, notamment quand les écarts se sont resserrés avec Région Bretagne – CMB Performance (Gaston Morvan/Anne-Claire Le Berre) 2e et Mutuelle Bleue (Corentin Horeau/Pauline Courtois) 3e.
Charlotte : “On a été au contact, à vue avec les autres bateaux toute la course. On a été sous tension jusqu’à l’arrivée. C’était serrée. La bagarre était dure. On était tellement concentré, à regarder dans le rétro tout le temps.” Lois : “C’est ma première grande victoire. Cela progresse. Notre duo a été performant et cela a été une belle aventure humaine.”
À la veille de l’arrivée, Loïs reconnaissait que la course de vitesse finale « allait se jouer à pas grand-chose, à un surf ou une vague près ». Loïs et Charlotte se sont repositionnés sur la route directe avant d’entamer le tour de l’île et sont parvenus à prendre l’avantage sur leurs deux adversaires. La victoire n’en est que plus belle, au bout de l’effort et du suspense. Et elle donne à tous une solide intuition : celle de revoir Loïs Berrehar et Charlotte Yven briller sur d’autres terrains de la course au large.
L’IMOCA de l’équipe de Kevin Escoffier est arrivé par cargo à Newport ce jeudi. Il a pu être remâté et devrait pouvoir participer à l’In-port ce samedi puis prendre le départ de la 5e étape, direction Aarhus au Danemark.
Après son mâtage, Holcim-PRB a été amarré dans la baie du Fort Adams, non loin des autres concurrents (Guyot Environnement victime aussi d’un démâtage ne pourra être sur la ligne de départ, ndlr) qui s’élanceront dimanche pour une transatlantique entre les États-Unis et Aarhus au Danemark. Pour Kevin Escoffier et l’ensemble du team, le challenge est en passe d’être relevé : « L’arrivée du bateau à Newport est la deuxième plus grosse étape après l’arrivée du mât. Maintenant, ce n’est pas fini. Il va falloir régler les voiles, régler le gréement, tous les bouts. Mais avoir le bateau ici, dans les temps et même un peu plus tôt, c’est un énorme point positif. On continue notre route vers notre objectif principal qui est le départ de cette cinquième étape le 21 mai » explique tout sourire le skipper depuis les quais de la ville américaine, haut-lieu de la voile internationale. Pour Loïc Féquet, directeur technique, pouvoir se projeter sur la suite de la course est une très belle réussite menée de manière collective : « Toute l’équipe s’est mobilisée depuis le démâtage, vraiment tout le monde ! Il a fallu s’organiser très vite pour faire face à cette mésaventure. Nous avons dû prendre beaucoup de décisions en très peu de jours. On a réussi ! Nous ne sommes pas encore au départ de l’étape mais il y a de grandes chances que l’on y soit ».
Rejoint aux Etats-Unis il y a quelques jours par ses co-équipiers Abby Ehler, Sam Goodchild et Charles Caudrelier, Kevin Escoffier peut regarder plus sereinement les quatre jours qui le séparent du coup d’envoi de la cinquième étape. Il reste concentré et a remis en place les routines qui ont permis à l’équipe de se préparer avec réussite aux étapes précédentes. Il s’agit de recréer un groupe, penser performance et se remettre en mode course après plusieurs semaines à ne penser que logistique et technique… « Ce n’était pas facile de rester concentré sur la performance jusqu’à aujourd’hui. Il a fallu que je me l’impose. Le meilleur moyen pour cela est de reprendre les habitudes : le sport tous les matins avec l’équipage, les briefings météo, … Il faut retourner dans la course » décrit-il. Entouré pour cette étape comptant double de trois marins à la forte expérience, dont le skipper du Maxi Edmond de Rothschild et dernier vainqueur en titre de The Ocean Race, Kevin Escoffier sait que tout est encore possible avant l’arrivée à Gênes. Sur les 3 500 milles à venir sur l’Atlantique, il se battra aussi pour l’équipe technique qui a fourni un travail sans limite ces derniers jours et qui porte, comme les navigants, le projet depuis de nombreux mois. Il salue avec ferveur l’investissement de toutes les femmes et hommes qui ont œuvré sans relâche pour permettre à l’équipage de Holcim-PRB de poursuivre son rêve de victoire sur le tour du monde. « J’aime particulièrement The Ocean Race parce que c’est une course où l’esprit d’équipe est très fort. En mer évidemment mais aussi à terre. Nos techniciens ont réagi tous de manière extrêmement positive après le démâtage avec la seule volonté que nous soyons au départ ce dimanche. Chaque mille parcouru jusqu’Aarhus sera pour les remercier et les rendre fiers de cette aventure collective. Sans eux, nous ne pouvions espérer poursuivre la course dans les meilleures conditions possibles. Et je tiens vraiment à remercier chacun pour l’énergie investie » conclut le skipper qui espère pouvoir reprendre la barre de Holcim-PRB dès samedi pour l’In-Port race. Une course sur un parcours court dans la baie de Newport qui permettra de valider l’ensemble des réglages de Holcim-PRB et qui signera le retour à la compétition du bateau battant pavillon suisse. Le classement des In-Port permettra de départager les équipages en cas d’égalité à Gênes.
Il l’a fait ! Après avoir terminé son premier Vendée Globe et en attendant de faire le prochain, Maxime Sorel a gravi l’Everest, le vrai, après 1 an de préparation. Un bel exploit pour Vaincre la Mucoviscidose, se dépasser et démontrer que rien n’est impossible !
Maxime Sorel, 10ème du dernier Vendée Globe, a gravi l’Everest. Après un bon mois d’acclimatation, une belle fenêtre de tir météorologique s’est ouverte et l’aventurier, aux côtés de quatre Sherpas, Guillaume Vallot et Julien Ferrandez, s’est lancé dans l’ascension du toit du Monde (8 848 mètres) cette nuit. C’est son double Everest pour Vaincre la Mucoviscidose, se dépasser et démontrer que rien n’est impossible ! Il redescend actuellement au camp de base.
Depuis son arrivée le 5 avril à Katmandou au Népal, l’athlète de haut niveau, skipper du voilier IMOCA V and B – Monbana – Mayenne, n’a pas chômé pour continuer de se mettre en condition suite à une préparation intense en France. Il a fallu d’abord, via un trek de 8 jours, grand moment de partage avec les Népalais, rejoindre le fameux camp de base. Chose faite, l’équipe s’est rapidement mise en ordre de marche afin de débuter une longue période d’acclimatation aux hautes altitudes. Dans un premier temps, le Lobuche Est est gravi, record d’altitude pour le navigateur, 6080 mètres. Retour au camp de base pour un peu de repos et Maxime, en grande forme, s’attaque au Khumbu Icefall pour un entraînement « grandeur nature » en escalade et dans la glace. Nouvelle longue séquence d’attente au camp de base, l’acclimatation suit son cours. « Il faut un mois à la physiologie humaine pour atteindre son maximum d’hématocrites, de globules rouges dans le sang » rappelle Maxime. Ascension jusqu’au camp de base avancé du Pumori (5750 m) et tour du Kalapatar (5644 mètres) sont au programme et parfaitement réussies. Nouveau détour par l’Ice Fall et c’est le grand saut soit 5 jours passés à 6400 mètres dans des conditions extrêmes, vent fort et glacial, variations de températures jusqu’à moins 30 degrés, l’expédition valide les camps 2 et 3 qui mènent au sommet.
Maxime, comment s’est passée cette phase d’acclimatation ?
« Je n’avais pas imaginé que ce serait aussi intense pour mon corps de s’acclimater à l’altitude. C’est un sentiment très étrange, car chaque expédition est une marche lente, ce n’est pas forcément difficile musculairement, mais à cause de l’altitude mon corps se dégrade. Je suis très loin de l’état de forme dans lequel j’étais au départ. Mon corps est malade en permanence, comme un état grippal, une angine qui ne guérit pas, une grande fatigue. S’acclimater, c’est une lutte permanente pour être en capacité à évoluer en altitude. Le problème c’est quand ta courbe d’acclamation augmente, la courbe de forme diminue. C’est donc au croisement des deux qu’il faut partir pour le sommet. Il faut évidemment passer par là, mais pour être honnête ce n’est pas tellement mon truc d’attendre. Mon plaisir c’est d’atteindre des objectifs. J’ai pris beaucoup de plaisir à gravir le lobuche, le Kalapatar, le camp de base avancée du Pumori… Car même si les efforts sont intenses, je sais trouver la motivation pour atteindre mon but. Cette acclimatation est aussi la découverte de tout un univers autour du camp de base, avec les Sherpas notamment. Je prends toute la mesure du mot expédition, avec toute la logistique que cela impose. Il y a aussi l’aventure humaine qui est très riche. C’est comme une course en équipage, on est tous dans le même bateau, malgré les difficultés. »
Tu as découvert la cascade de glace du Khumbu, c’est forcément très impressionnant ?
« La cascade de glace m’a en effet beaucoup impressionnée, elle est en mouvement permanent, elle vit sous nos pieds et souvent de gros blocs de glace tombent… Il y a d’ailleurs eu 3 morts récemment, et régulièrement des blessés. Si on pouvait ne pas passer par là, on n’y mettrait pas les pieds. À aucun autre endroit dans le monde, les alpinistes ne tentent de marcher sur un glacier aussi chaotique que celui-ci. Le danger est partout et surtout imprévisible. C’est fascinant, mais c’est un risque énorme ! C’est comme quand je suis en bateau dans une dépression, je me rends compte du danger, mais je sais aussi qu’il faut passer par là pour atteindre mon objectif.
Vous êtes désormais prêts pour tenter l’ascension de l’Everest ?
« Dans les prochains jours, nous allons nous préparer pour l’ascension de l’Everest, j’attends ce moment avec impatience ! Depuis le temps que nous sommes là et que je la regarde cette montagne, il me tarde d’enfin pouvoir la gravir. Nous partirons en pleine nuit, aux alentours de minuit pour atteindre le Camp 2 dans la matinée. Cette première partie c’est la cascade de glace, le morceau le plus technique et le plus dangereux. Nous y sommes déjà allés, en entraînement. J’appréhende forcément ce passage, car tout peut arriver et on ne peut rien anticiper. Quand nous serons au camp 2, le danger sera évité… enfin pour l’aller, car il restera à la redescendre ensuite. La gestion de mes émotions est permanente, pour certains cette cascade de glace est fascinante, moi ce passage ne me fait pas tellement rêver, mon rêve c’est d’atteindre le sommet. Au Camp 2, il y a un cuisinier et des tentes avec des matelas. Nous y avons déjà passé quelques nuits, ce n’est vraiment pas le luxe et pour être honnête on y dort vraiment mal. Dès le lendemain, à l’aube, on repartira pour plusieurs heures de marche sur une pente de glace vraiment raide afin d’atteindre le Camp 3. On sera à plus de 7 100 mètres d’altitude. Nous avons été jusque là pour nous acclimater. Là-haut on sent vraiment les difficultés à respirer. Pour faire un pas, il faut prendre 2 respirations. Tout est très lent. C’est là que l’on commence à prendre un peu d’oxygène. »
Puis ce sera la découverte du col sud, et enfin le sommet…
« Oui à partir de là ce sera la découverte. Notamment parce que l’oxygène va encore plus se raréfier Ce n’est pas pour rien qu’au-dessus du camp 4 on appelle ça la zone de la mort ! Pour atteindre le Camp 4, il va falloir passer par une pente très raide, marcher sous oxygène, sur une bande de schiste avec les crampons. Pour cela on va emmener 2 bouteilles, soit s’ajouter 8kg de plus sur le dos. Il faut imaginer ce que cela amplifie tous nos efforts à cette altitude. Au Camp 4, on va essayer de se reposer, de manger et de boire autant que l’on pourra. À cette altitude, ça sera la limite sans oxygène. On dormira plus ou moins avec de l’ox’ à cette altitude. Le départ vers le sommet se fera sûrement en soirée, entre 19h et 21h. C’est une très longue marche. La nuit permet d’avoir le moins de vent possible. C’est notre pire ennemi, car en plus d’être très violent, il peut aussi être très froid. J’ai hâte de vivre cette ascension, il me reste beaucoup de choses à découvrir et je sais que ce sera des efforts très difficiles à cause de l’altitude…»
Qu’est-ce que tu vas chercher dans ce défi ?
« Au sommet de l’Everest, même avec de l’oxygène, je n’aurais que 30% de mes capacités respiratoires. C’est là que je vais prendre la mesure de ce que peuvent vivre des patients atteints de la mucoviscidose. Ce sont ces sensations similaires que je vais chercher à approcher là-haut. La symbolique du manque de souffle est bien là pour porter haut et fort les couleurs de l’association et en tant que parrain national de Vaincre la Mucoviscidose je m’investis depuis toujours auprès de cette cause. Même s’il y a de nouveaux traitements, il y a encore beaucoup à faire pour améliorer les conditions de vie des malades. J’espère que ce projet permettra de favoriser les dons auprès de Vaincre la Mucoviscidose pour faire avancer la recherche et qu’il donnera de la force aux patients.”
Place à la tentative ! Maxime et son équipe sont prêts. Le navigateur est face à l’un des plus grands exploits de sa vie en attendant de revenir se confronter aux océans et à un nouveau Tour du Monde en solitaire en 2024 sur son foiler, son fier dragon volant.
Camp 2 & 3 – Everest – Mai 2023
Le regard de Yan Giezendanner, météorologue de l’expédition
« Le bon moment pour partir c’est quand il y a des conditions au sommet de l’Everest avec du beau temps, pas trop de vent et une bonne visibilité d’une journée pour pouvoir redescendre. En général, je conseille de ne pas partir quand le vent dépasse 40 km/h. Il peut y avoir du brouillard, mais évidemment pas de tempête de neige. Les températures oscillent entre – 25°C et – 30°C. Le risque d’avoir des avalanches existe aussi, il faut rester vigilant. Nous constatons actuellement une belle fenêtre météo qui s’installe durablement, sur plus d’une dizaine de jours, c’est assez exceptionnel. Il faut laisser le temps aux Sherpas d’aller équiper la montagne pour que les alpinistes puissent ensuite monter en toute sécurité. Deux fois par jour, je transmet à Maxime et Guillaume mon bulletin météo avec mes recommandations. Nous ferons un briefing pour prendre les bonnes décisions en collaboration avec les Sherpas et selon leur acclimatation. Mon rôle pendant l’ascension est de prévenir et d’anticiper les risques afin que tout se passe pour le mieux, je vais rester en contact avec eux pendant toute l’expédition. »
Le timing de l’expédition : -Jour 1 : Départ du Camp de base vers Camp 2 -Jour 2 : Départ du Camp 2 vers le Camp 3 -Jour 3 : Départ du Camp 3 vers le Camp 4 puis vers Sommet -Jour 4 : Retour vers Camp 2 -Jour 5 : Retour du Camp 2 vers le Camp de base -Jour 6 : Repos au Camp de base -Jour 7 : Départ en trek vers KTM (3 jours) En savoir plus, les récits passionnants de Guillaume Vallot : https://www.teammaximesorel.com/suivez-maxime-sorel-ascension-everest
Pour faire un don auprès de Vaincre la Mucoviscidose : https://mondefi.vaincrelamuco.org/projects/je-fais-mon-max-pour-vaincre-la-mucoviscidose-fr
The Ocean Race 2022-23 - May 18 2023 Amory Ross / Équipe de course de la 11e heure / The Ocean Race
Charlie Dalin embarque à bord d’11hour aux côtés du skipper Charlie Enright (USA), du navigateur Simon Fisher (GBR), de Justine Mettraux (SUI) et du mediaman Amory Ross (USA) pour l’étape transatlantique.de Newport à Aarhus au Danemark.
“Le palmarès de Charlie parle de lui-même en tant que l’un des marins hauturiers les plus performants, sinon le, les plus performants de ces dernières années”, a commenté Enright. « Il a été un de nos compagnons chez MerConcept ces dernières années, et nous avons eu le plaisir de naviguer avec lui dans le passé, mais pas dans un contexte de compétition. J’ai vraiment hâte de l’avoir à nos côtés dans cette étape à double coefficient.
Charlie Dalin « Je remercie 11th Hour Racing Team pour cette belle opportunité de les rejoindre pour la prochaine étape de The Ocean Race. Ça va être une expérience merveilleuse. Je connais bien l’équipe car nous avons beaucoup collaboré au sein de MerConcept dans le développement de nos bateaux respectifs, et j’admire l’énergie déployée sur le projet et sur The Ocean Race. C’est une course difficile et je suis ravi de participer à cette transat mythique d’est en ouest. C’est la grande classique de cette épreuve, et j’espère pouvoir partager mon expérience et apporter un peu d’énergie et de fraîcheur à l’équipage .
L’étape 5 de l’Ocean Race à Aarhus sera cruciale – une opportunité de mettre dix points au classement pour le vainqueur de l’étape. Après avoir terminé la dernière étape à Newport en première position, l’équipe est deuxième au classement général, derrière les leaders de la course Holcim-PRB. La flotte de l’Ocean Race s’élancera le dimanche 21 mai 2023 pour l’étape retour de 3 500 milles nautiques (4 028 milles/6 482 kilomètres) vers l’Europe. La traversée de l’Atlantique est la dernière étape en haute mer de la course et marque le retour de la flotte de The Ocean Race en Europe pour la première fois depuis son départ d’Alicante, en Espagne, lors de la première étape le 15 janvier.
Classement général
5 points = premier ; 4 points = deuxième etc.
Remarque : l’étape 3 était coef 2
1 Team Holcim – PRB – 19 points (5+5+5+4+0)
2 Équipe de course de la 11e heure – 18 points (4+3+3+3+5)
3 Équipe Malizia – 18 points (3+2+4+5+4)
4 Course Biotherm – 13 points (2+4+2+2+3)
5 GUYOT environnement – Team Europe – 2 points (1+1+0+0+0)
Le parcours de l’Ocean Race 2022-23 :
Etape 1 : Alicante, Espagne à Mindelo, Cap-Vert
Etape 2 : Cabo Verde à Cape Town, Afrique du Sud
Etape 3 : Cape Town, Afrique du Sud à Itajaí, Brésil
Etape 4 : Itajaí, Brésil, à Newport, Rhode Island
Etape 5 : Newport, Rhode Island à Aarhus, Danemark
Etape 6 : Aarhus, Danemark à La Haye, Pays-Bas (avec un survol après Kiel, Allemagne)