Accueil Blog Page 1838

La SNIM dans la brume

Imagine à la SNIM 2007
DR

On peut dire aujourd’hui que la météo a réellement régi la course… La première mise à disposition était prévue à 11h00 et tous les bateaux étaient au rendez-vous…. Le soleil envahissait la rade de Marseille et les bateaux comité attendaient l’arrivée du vent pour lancer la première course …. C’était sans compter sur l’arrivée de la brume (visibilité quasi nulle en mer) qui a sérieusement compromis le lancement des épreuves….
 
Organisateurs et sportifs ont pris leur mal en patience …
 La brise habituelle du plan de d’eau de Marseille a éclairci la rade vers 15h00. Les premières courses ont enfin pu débuter dans de bonnes conditions de navigation.
 
Du cotés des ORC..
Malgré les trois heures d’attente en mer, les concurrents n’ont pas perdu leur «punch».
Les premiers départs ont souvent été toniques et marqués par l’impatience des skippers…
Plusieurs rappels généraux avant le lancement de belles courses….
Le vent sud ouest n’a pas dépassé les 12 nœuds mais a tout de même permis aux participants de s’exprimer sur l’eau.
 
Sur le rond des Melges….
2 courses : la première bercée par 3 à 4 nœuds et la seconde un peu plus intéressante (10 à 12 nœuds).
L’« excitation» des skippers s’est bien faite ressentir : des black flags à chaque course, beaucoup de contacts aux bouées, des réclamations. Le jury devrait travailler tard ce soir….

- Publicité -

Alinghi remporte le Valencia Louis Vuitton Act 13

Alinghi remporte act 13
DR

Programmé tôt dans la saison, le Valencia Louis Vuitton Act 13 a connu des conditions météo variées, loin de la métronomique brise de mer qui a fait la réputation de ce plan d’eau. Pluie, temps orageux, coups de mistoufle, vent faible ou brise fraîche, les équipages ont tout expérimenté. un banc d’essai presque parfait pour évaluer les forces et les faiblesses de leurs nouveaux Class America, mais probablement moins pertinent pour un comparatif de vitesse avec la concurrence : ces sept régates en flotte ont davantage été un concours de tactique qu’un concours de vitesse.
 
Quoique. Si l’on revient sur les sept manches du Defender, il y a de quoi s’interroger. L’équipage d’Ed Baird et de Brad Butterworth remporte en effet l’épreuve (et 4 manches) malgré des départs très approximatifs et quelques contrariétés. Mais ni leur pénalité (dans la manche 5), ni leur départ volé (dans la manche 1) ne les ont empêchés de bien finir leurs courses. Peu d’équipes peuvent se permettre ce genre d’erreur et terminer quoi qu’il advienne dans le top 5. Ce faisant, Alinghi  assène un véritable coup psychologique aux challengers parmi lesquels figure son futur adversaire du Match. SUI 91 est rapide et pour ceux qui en doutaient, le Defender est toujours le patron.
 
La révélation Mascalzone Latino
En comparaison, les trois challengers jusque-là dominants – Emirates Team New Zealand, BMW ORACLE Racing et Luna Rossa – sont apparus plus fragiles ou plutôt vulnérables. Les Italiens, à bord de leur nouveau ITA 94, ont connu quelques difficultés (manches de 7e et 8e) de même que BMW Oracle Racing (manches de 7e et 10e) qui avait changé de tacticien pour ces régates en flotte, Gavin Brady remplaçant Bertrand Pacé. Emirates Team New Zealand, avec Ben Ainslie à la barre, a aussi commis quelques petites erreurs, à l’image du mauvais départ ou de l’affalage de spi raté dans la deuxième manche du jour.
 
L’élévation du niveau de jeu de tous les équipages et la montée en puissance des anciens syndicats de la ‘D2’ commencent à faire de l’ombre aux poids lourds du circuit. A ce titre, Mascalzone Latino-Capitalia est l’équipe qui a fait sensation. Il s’en est fallu de peu en effet pour que Flavio Favini et Vasco Vascotto montent sur la deuxième marche du podium de cet acte 13. Leur nouveau bateau, ITA 99, est bien né, et l’équipage qui a beaucoup navigué cet hiver, s’est montré efficace.
Mais d’autres équipes ont prouvé qu’il fallait compter sur elles : les Espagnols, vainqueur de la manche 6 manquent encore de régularité, tandis que Shosholoza qui a passé de nombreuses bouées dans le paquet de tête, poursuit sa douce ascension. Enfin, les Suédois de Victory Challenge, décevants dans les premières manches, n’ont cessé de progresser tout au long de cet acte.
 
 Les Français doivent retrouver la flamme. et la vitesse.
Prometteurs en début d’épreuve, Sébastien Col et ses hommes réalisent quelques bords aux avant-postes et semblent sur le point de concrétiser. Mais ils n’y parviendront pas, si ce n’est dans l’ultime manche du jour. Aujourd’hui, l’équipage d’Areva a fait plaisir à voir : un joli départ en bout de ligne dans du vent frais, une bonne tactique et au final, une place de 5e (devant les Kiwis !), leur meilleure jusqu’à présent à bord de FRA 93. Ils doivent encore faire progresser leur nouveau Class America s’ils souhaitent ‘chatouiller’ les grosses équipes, comme le souhaitait Stéphane Kandler. Leur résultat dans cet acte 13 ne leur permet pas, en tout cas, de conserver leurs deux points bonus pour la Louis Vuitton Cup.
 
Pour les challengers, l’heure des comptes a sonné
En effet, ce treizième et dernier acte de la 32e America’s Cup permet de finaliser le Louis Vuitton Ranking et d’attribuer les points bonus. L’équipe néo-zélandaise termine en haut du tableau et décroche les 4 points qui lui sont promis (un communiqué de presse spécial sera diffusé à ce sujet).
 
Succès populaire
Enfin, côté coulisse, le Port a connu une affluence remarquable. Vendredi, le nombre de visiteurs a battu des records avec plus de 63 000 personnes comptabilisées dans le Park. En tout, ces six jours de régate auront attiré pratiquement 250 000 personnes autour du Port America’s Cup.

- Publicité -

Les écarts se resserrent au Nord …

Armel Tripon - Gedimat
DR

Les écarts se resserrent au Nord. Armel Tripon (« Gedimat »), garde toujours la tête du Trophée BPE – Banque Privée Européenne, mais dans la nuit, le skipper nantais a vu le Hyèrois Robert Nagy (« Théolia ») venir croiser derrière lui, à 17 petits milles…
Sur la voie médiane, là aussi les écarts se réduisent. Ronan Treussart (« Groupe Céléos »), Eric Drouglazet (« Luisina Design »), Bertrand de Broc (« Les Mousquetaires »), Yannick Bestaven (« Aquarelle.com »), Gildas Mahé (« Le Comptoir Immobilier ») ou Gildas Morvan (« Cercle Vert ») ont repris une trentaine de milles aux leaders dans la nuit. Ronan Treussart étant revenu à 75 milles d’Armel Tripon…

« Je viens de passer une belle nuit de louvoyage, raconte Bertrand de Broc (« Les Mousquetaires »). A chaque manœuvre, je déplace tout le matériel du bord pour le mettre au vent. Idem pour les bidons dehors. Les Figaro sont des petits bateaux mais c’est tout de même du boulot ! En même temps, cela me fait faire de l’exercice. Côté stratégie, la situation devrait être beaucoup plus claire d’ici 36 heures. La météo va évoluer et les Nordistes comme ceux qui, comme moi, sont un peu plus Sud vont devoir faire des choix. Pour le moment, la mer est mouvementée et l’ambiance reste bretonne. Même la petite bruine est là ! »

Chez les ultra Sudistes, la vie à bord commence à être un peu monotone. La notion de temps échappe aux marins. Les journées sont répétitives au point qu’hier ressemble à demain et se confond avec aujourd’hui. Seuls, le suivi des fichiers et la stratégie, permettent de bien rester ancré dans la réalité de la course.
Nicolas Troussel (« Financo »), avoue que « pour le moment, ce n’est pas très excitant. Les conditions sont idéales pour la croisière, mais un peu molle pour de la course au large. Le bon côté c’est qu’il fait grand beau avec tempête de ciel bleu. Le moins bon c’est qu’il ne se passe pas grand-chose et que la mer est vide avec quelques rares poissons volants. »
Nicolas, par 16° Nord est à la latitude de la Guadeloupe et depuis ce matin fait route directe vers l’archipel Antillais. « Je vais enfin pouvoir commencer ma traversée de l’océan, sourit le skipper de (« Financo »). J’ai continué à descendre dans le Sud parce que les prévisions annoncent un alizé plutôt faible dans le Nord, alors que moi je compte sur une douzaine de nœuds minimum. Il va falloir continuer à rester vigilant sur les cadrans, prendre la barre souvent, bien s’alimenter et sous les Tropiques, s’obliger à boire au moins cinq litres d’eau par jour ! »
Pour le moment, le jeu reste toujours grand ouvert. Quelques réponses seront données dans moins de 36 heures… 

Classement à 06H00 (heure de paris)
1 – Gedimat
2 – Theolia
3 – Suzuki Automobiles
4 – Domaine du Mont d’Arbois
5 – A.ST Groupe
6 – Art Immobilier Construction
7 – Groupe Céléos
8 – Luisina
9 – Les Mousquetaires
10 – Aquarelle.com
11 – Cercle Vert
12 – Le Comptoir Immobilier
13 – Pays Marie-Galante
14 – Bostik
15 – Défi Mousquetaires
16 – Sojasun
17 – Banque Populaire
18 – Financo
19 – Lenze
20 – Belle-Ile-en-Mer
21 – France Soir
22 – Défi Transat 1
23 – Baïko
24 – Iles de la région Guadeloupe

- Publicité -

La cavalcade des sudistes…

Financo BPE
DR

" C’est une nouvelle page qui s’ouvre. Ca va être sympa ! ", prédit Armel Tripon, skipper de "Gedimat". En tête depuis six jours maintenant, le Nantais a, comme prévu touché la bascule de vent au secteur Ouest Nord-Ouest. Il fait actuellement cap au Sud, poussé par 12-13 noeuds de vent. " Je me positionne par rapport à l’anticyclone. C’est difficile de savoir comment il va se déplacer. Ca devrait néanmoins passer ", assure Tripon qui espère échapper au piège qui va se refermer dans la journée de demain. " Si c’est le cas, je devrais récupérer rapidement de bonnes vitesses. Ensuite, j’aurai a priori un meilleur angle pour rejoindre Marie-Galante que ceux au Sud. Tout ça, c’est plutôt plaisant. Il y a du jeu à fond ! Rien n’est figé, c’est intéressant ", poursuit-il. " Et puis, si ça passe au Sud, ça passe au Sud… Pour gagner, il faut parfois accepter de perdre ". Accepter de perdre, c’est ce qu’ont fait les partisants de l’extrême Sud en rallongeant considérablement la route – à ce jour, ils ont parcouru environ 500 milles de plus que les tenants de la route directe – et aujourd’hui, ils commencent à tirer les bénéfices de leur option. Ils naviguent en effet dans un alizé de plus en plus régulier – entre 15 et 25 noeuds – en empannant régulièrement en fonction des petites rotations de vent. " Le vent est bien rentré et dans le bon sens. Cela me permet de faire route directe. En descendant très au Sud, j’ai perdu quelques milles et j’espère bien les récupérer " commente Nicolas Troussel ("Financo"). Objectif : avancer, la poignée dans le coin, pour combler le retard accumulé jusqu’ici. Ce vendredi à 15h, ils ont entre 200 et 250 milles de retard sur les leaders par rapport à la distance à l’arrivée. La bonne nouvelle, c’est que depuis ce matin, leurs vitesses de rapprochement au but avoissinent les 180 milles – c’est le cas notamment de Charles Caudrelier ("Bostik") et Thomas Rouxel ("Défi Mousquetaires") – alors que celle d’Armel Tripon, par exemple, stagne autour de 100 milles. " Je ne sais pas encore si ça va continuer comme ça longtemps. Les fichiers ne sont pas mauvais mais la réalité peut-être complètement différente ", temporise toutefois Troussel.

Pour les autres, " la situation n’a rien d’évident ! ", comme dit Gildas Morvan. Le skipper de "Cercle Vert" le sait, l’anticyclone va se centrer vers le 26N 43W. Cela signifie que tous les voiliers qui vont se trouver dans les parages de cette position vont être très ralentis. En revanche tous ceux qui auront réussi à s’échapper au sud du 25e nord toucheront un alizé qui se renforcera régulièrement en descendant vers le Sud. " Il est encore difficile de prévoir l’étendue de cet anticyclone mais il ne fera pas bon tomber dans ses griffes. Cela va se jouer à quelques milles près. Ils vont tous fuir devant l’anticyclone qui s’étendra derrière eux ou sur eux ! " analyse Louis Bodin, le météorologue de la course. " Il faudra que les Nordistes descendent très Sud pour ne pas être bouffés par l’anticyclone. Nous, c’est un peu pareil. J’ai un peu peur d’avoir du mal à traverser cette zone. On est dans une phase de transition. C’est délicat car il y a des molles dans tous les sens.  Au Sud en revanche, ils vont avoir de plus en plus de vent et ils vont en profiter pour cavaler." En effet, dimanche l’alizé semble s’établir jusqu’au 25e Nord entre 20 et 25 nœuds pour les ultra sudistes. C’est un véritable alizé qui a l’air de revenir alors que pour les Nordistes nous entrerons dans les heures capitales de la course puisqu’au nord du 25e les vents ont l’air de rester bien faibles. " Difficile d’être précis. Est-ce qu’il y aura 2, 5 ou 10 noeuds c’est trop tôt pour le dire. Dans tous les cas, cela fera une journée de plus où les ultra sudistes pourront combler une nouvelle partie de leur retard ", poursuit Bodin. " En revanche pour les jours suivants l’alizé semble vraiment s’installer pour tout le monde. Les écarts seront plus difficiles à combler. "

- Publicité -

Et de trois pour Alinghi…

Act 13
DR

Les Class America n’étaient que 11 aujourd’hui à participer à la quatrième journée du Valencia Louis Vuitton Act 13. Suite à son démâtage mercredi, +39 Challenge est resté au port pour que son équipe puisse travailler sur l’installation d’un gréement. Dans la première course, Alinghi prend très vite les commandes de la flotte et pointe en tête à chaque passage de bouée, creusant même son avance à chaque bord pour franchir la ligne d’arrivée en tête plus d’une minute devant Mascalzone Latino et Luna Rossa Challenge. Dans un vent de nord-est fraîchissant autour de 15 nouds, Brad Butterworth et son équipe restent au centre du plan d’eau mais sont sur tous les coups. Ils prouvent une fois de plus leur suprématie en signant une troisième victoire d’affilée dans ces régates en flotte et en confortant leur place de leader au général avec huit points d ‘avance sur Emirates Team New Zealand.
 
Retour des Kiwis, déconfiture des Américains
Après un début d’Acte 13 en dessous de leur niveau, les Néo-zélandais réalisent un très beau retour dans la deuxième manche du jour, où le vent est monté jusqu’à 17-18 nouds sur un plan d’eau assez agité. Le champion olympique Ben Ainslie, à la barre de NZL 84 pour la première fois en course, semble de plus en plus à l’aise. Au coude à coude avec Luna Rossa Challenge et Alinghi à chaque passage de bouée, le Britannique garde son sang froid et l’emporte finalement à l’arrachée une demi-longueur devant les Italiens après une fantastique série d’empannages. A l’inverse, ce vendredi n’était pas la journée des Américains. Après avoir raté le podium à une seconde près sur la première manche, l’équipage de BMW Oracle Racing s’emmêle les pinceaux dans la deuxième en laissant d’abord tomber son spi à l’eau à l’issue du premier portant, puis en ratant so n envoi de génois. Chris Dickson est ses hommes terminent ainsi 10e et rétrogradent à la 5e place du général, six points derrière les italiens de Mascalzone Latino.
 
Mascalzone impressionne
On ne les attendait pas à un tel niveau. Avec une 2e et une 4e place aujourd’hui, l’équipage de Flavio Favini et Vasco Vascotto ne cesse de surprendre. Toujours bien placés aux départs, irréprochables dans les manouvres, les Italiens font peu d’erreurs et s’invitent chez les Big Four, narguant même leurs compatriotes de Luna Rossa, à un petit point derrière au classement général.
 
Côté Français…
Areva Challenge a du mal à trouver sa place dans cet Acte 13. Perturbé par un départ difficile dans la première manche, l’équipage de Sébastien Col termine 10e loin derrière le Desafio Espanol et Victory Challenge. La seconde manche est un peu mieux réussie. Partis avant-derniers, les Français réussissent leur bord de près et franchissent la bouée au vent en 7e position, mais ne capitalisent pas. Ils terminent 8e derrière les Suédois et glissent ainsi à la 10e place du classement général. "On a manqué un peu d’agressivité dès le départ, confiait ce soir Jean-François Cuzon, navigateur à bord d’Areva. Il faut retrouver la flamme qu’on avait aux débuts. Mais c’est aussi la première fois que nous courons dans les vagues depuis les modifications effectuées sur le bateau". Avec deux points de retard sur le 8e United Internet Team Germany, tout reste possible pour les Français, qui auront encore deux manches pour se rattraper demain.

- Publicité -

Coup d’envoi de la 42e SNIM

42e SNIM
DR

12 nations représentées
L’édition 2007 de la  Semaine Nautique Internationale en Méditerranée accueille 12 nations : Autriche, Allemagne, Belgique, Estonie, France, Grande Bretagne, Italie, Principauté de Monaco, Russie, Suisse, la Suède et la République Tchèque. Ces douze pays se retrouvent principalement dans la classe des Melges. C’est également la première fois que le SNIM accueille deux équipages Russes directement débarqués de Saint Petersbourg.

Un plateau de Melges de grande qualité
Les meilleurs mondiaux de la classe des Melges ne manquent jamais d’être présents à Marseille pour le WE pascal, notament Celon (champion du monde) sur « Bete-Bossini », Daniele Cassinari et Zadona Gabrio sur « Joe Fly », ainsi que Simoneschi Riccardo, skipper du bateau le plus prometteur de la saison : « Giacomel Audi Racing»

Les régionaux sont également bien représentés
"Marseille Big Ship Quantum" skippé par Maxime Paul, avec à son bord Dimitri Deruelle, "Palm Beach Casino-Perini" skippé par Benjamin Cohen, avec à son bord François Brennac
 
Du cotés des ORC
La rade nord était bercée par un vent beaucoup plus stable. Des départs très toniques, puis des courses plus régulières. Certains équipages ont cependant été victimes de mauvaises manœuvres dues au manque de coordination des premiers jours de régates.

- Publicité -

L’analyse du Professeur Mich…

Michel Desjoyeaux Portrair Route du Rhum 2006
DR

– Les nordistes : "Tripon a eu le nez creux en recroisant devant le groupe. Il a cherché à s’extraire de l’anticyclone qui est dans l’ouest des nordistes. Quant à Defert, il peut s’entêter jusqu’au bout et tenter de passer à l’ouest mais il n’y a rien de bon là-haut…"
 
– Les centristes : "Dans les prochaines heures, ils vont passer du bon côté, c’est-à-dire qu’ils auront du vent portant. Hélas pour eux, ce vent sera faible (5 nœuds) car ils sont trop près de l’anticyclone : de plus, ils vont devoir tirer des bords car ils vont se retrouver plein vent arrière. Les centristes risquent de souffrir pendant quatre ou cinq jours".
 
– Les sudistes : "Parmi ce groupe-là, plus tu es au sud, plus tu as de l’alizé et plus tu es tranquille. Et le plus tranquille de tous, c’est Financo (Troussel). A priori, c’est lui qui s’en sortira le mieux car il a un bon angle de vent, du nord-est 15-18 nœuds. Les autres sudistes comme Bostik (Caudrelier), Défi Mousquetaires (Rouxel), Sojasun (Wardley), Banque Populaire (Grégoire), Belle-Ile-en-Mer (Bos); Baïko (Da Cruz) et Défi Transat 1 (Livory) sont également tous tirés d’affaire. Pour eux, c’est l’autoroute jusqu’à Marie-Galante. Si je fais tourner mes logiciels, ils me donnent une arrivée de Financo le 15 avril dans la matinée".
Autre paramètre à prendre en compte selon Michel Desjoyeaux, l’usure du matériel : "N’oublions pas qu’ils n’ont que deux grands spis à bord et ça fait un moment qu’ils les utilisent. Il leur reste encore de la route avant l’arrivée et il va falloir faire attention aux déchirures. La course peut aussi se jouer par élimination".

P.E

- Publicité -

Résultats du Trofeo Princesa Sofia

Trofeo Princesa Sofia
DR

Charline Picon gardera elle aussi un souvenir particulier de cette semaine de Palma. Elle est parvenue à conserver sa deuxième place en repoussant les attaques d’une légende vivante de la planche à voile, la triple médaillée olympique Alessandra Sensini.
Autre podium, celui de Pierre Leboucher et Vincent Garos en 470. Les Nantais ont eu moins de réussite sur la dernière course puisqu’ils étaient premiers ce matin mais ils signent une belle troisième place à l’image des résultats engrangés l’année dernière. Pierre et Vincent ont en effet terminé troisième du championnat d’Europe et cinquième des Jeux Mondiaux de la Voile.
Sans figurer sur le podium, d’autres Français ont le sourire à l’image des 49er. Manu Dyen et Yann Rocherieux terminent 4eme et le jeune équipage Lagravière / Christidis, neuvième, des résultats qui confirment ceux observés à Miami. « Il y a un an, aucun 49er français n’était dans les dix et aujourd’hui, deux équipages ont le potentiel pour un podium, ça fait plaisir » explique l’entraîneur Guillaume Chiellino. En dehors des Star qui disputeront leur championnat d’Europe de Printemps dans ces mêmes eaux espagnoles, la délégation française se dirige maintenant vers Hyères pour la 39eme édition de la Semaine Olympique Française qui débutera le 21 avril.
 
Interview de Vincent Garos, troisième en 470, équipier de Pierre Leboucher.
« Nous sommes très contents de la semaine, nous étions dans une bonne dynamique. Même sur la manche qui a sauté pour OCS, nous étions quatrièmes. Sur la medal race, notre objectif était de bien naviguer et nous avons fait une erreur sur la bouée au vent qui nous a pénalisé. Nous cherchons avant tout à nous faire plaisir. Les JO, bien sûr on y pense mais ce n’est pas la finalité. Nous vivons une belle expérience humaine avec Baptiste Meyer et l’équipage Durand / Duron et c’est le principal. A Palma, nous avions à cœur de prouver que nous étions dans le match. »
 
Interview de Charline Picon :
« Ce matin, j’étais un peu en stress car Barbara Kendall et Alessandra Sensini sont toutes deux championnes olympiques et elles étaient mes concurrentes directes mais sur l’eau j’ai vite oublié leurs médailles. J’ai pris un mauvais départ mais Sensini était derrière moi et toute la course a été très tendue. Les places se faisaient et se défaisaient. D’une manière générale, je suis contente de ma semaine, j’étais bien placée tout le temps.
 
Interview de Christophe Espagnon :
« Ça a été un championnat dur au niveau des conditions, il faisait froid, nous avons eu toutes les conditions de vent et beaucoup de manches. Et surtout tout le monde voulait le gagner. Nous avons été long à nous mettre dedans mais nous avons grappillé des places tous les jours. La Medal Race a été très disputée, nous avons déchiré notre spi ce qui nous a couté des places mais nous avons réussi à revenir. Jusqu’au bout, nous n’avons rien lâché. On retrouve le plaisir du podium, c’est agréable. Nous sommes content de ce résultat mais le chemin est encore long. »
 
Interview de Guillaume Chiellino, entraîneur des 49er :
« C’était une manche avec du vent dans tous les sens, c’était très compliqué. Manu et Yann ont très bien navigué et Morgan et Stéphane ont fait une faute tactique. C’était une super régate. Il y a un an, aucun 49er n’était dans les dix premiers. Etre dans les 10, c’est très bien, après pour le podium, ça se joue à rien. A Hyères, nous serons au taquet, comme Palma, c’est une épreuve importante. »
 
Interview de Xavier Rohart :
« C’est plutôt un bon bilan même si le résultat final ne correspond pas exactement à ce qu’on attendait. Nous avons fait des tests sur les voiles qui nous ont coûté une manche mais ce sont des choses qui arrivent pendant les régates de préparation. Nous avons bien progressé sur la communication et sur les prises de décisions qui étaient nos deux axes de travail. Prochaine étape pour nous, le championnat d’Europe de Printemps dans quelques jours ici même à Palma.  »
 
Résultats définitifs Palma :
470 Hommes
1. POR Alvaro Marhino / Miguel Nunes
2. ITA Gabrio Zandona / Andrea Trani
3. FRA Pierre Leboucher / Vincent Garos (ASPTT Nantes / SNO Nantes)

17. FRA Benjamin et Romain Bonnaud (SN Sablais / SN Sablais)
23. FRA Nicolas Charbonnier / Olivier Bausset (YC Antibes / CN Ste Maxime)
29. FRA Ronan Dréano / Ronan Floch (YC Carnac / USAM Voile)
 
470 Femmes
1. NED Marcelien de Koning / Lobke Berkhout
2. CZE Lenka Smidova / Veronika Fenclova
3. USA Erin Maxwell / Isabel Kinsolving
5. FRA Ingrid Petitjean / Nadège Douroux (SN Marseille / SN Marseille)

17. FRA Camille Lecointre / Gwendolyn Lemaitre (SR Brest / SR Brest)
 
49er
1. GBR Stevie Morisson / Ben Rhodes
2. DEN Peter Hansen / Soren Hansen
3. UKR Rodion Luka / Giorgii Leonchuk
4. FRA Manu Dyen / Yann Rocherieux (CNV Aix les Bains / CN de Sciez)

9. FRA Morgan Lagravière / Stéphane Christidis (EV Cagnes sur Mer)
 
Laser Radial :
1. BEL Evi Van Acker
2. MEX Tania Elias Calles Wolf
3. NZL Joe Aleh

12. FRA Sarah Steyaert (CV Chatelaillon)
24. FRA Sophie de Turckheim (YC Antibes – Equipe de France militaire)
 
Laser Standard :
1. ARG Julio Alsogaray
2. NZL Andrew Murdoch
3. AUS Michael Blackurn

15. FRA Félix Pruvot (CN Fouesnant Cornouaille / Equipe de France militaire)
 
 
RS :X Homme
1. NZL Tom Ashley
2. POL Przemyslaw Miarczinsky
3. POL Piotr Myszka

11. FRA Samuel Launay (A. Caledonnienne PAV)
13. FRA Nicolas Huguet (La Pelle Marseille)
14. FRA Nicolas Le Gal (BN Ile Grande)
15. FRA Fabrice Hassen (YC Pointe Rouge)
 
RS :X Femme
1. NZL Barbara Kendall
2. FRA Charline Picon (CV Mayenne)
3. ESP Marina Alabau

8. FRA Lise Vidal (YC Pointe Rouge)
 
Star :
1. BRA Robert Scheidt / Bruno Prada
2. GER Marc Pickel / Ingo Borkowski
3. NZL Hamish Pepper / Brao Nichol

5. FRA Xavier Rohart / Pascal Rambeau
(La pelle Marseille/SRRochelaises)

Tornado (championnat d’Europe) :
1. Iordanis Pashalidis /Konstantinos Trigonis (GRE)
2. Andrey Kirilyuk et Valery Ushkov (Russie)
3. FRA Xavier Revil / Christophe Espagnon (SRV Annecy / SRRochelaises – Equipe de France militaire)
FRA Billy Besson / Arnaud Jarlegan (SNO Nantes – Equipe de France militaire / SNO Nantes – Equipe de France militaire)

17. FRA Olivier Backes / Paul Ambroise Sevestre (SN Marseille / YC La Pelle Marseille)
(ce championnat d’Europe était ouvert aux étrangers et au classement « open » ce sont les australiens Daren Bundock et Glenn Ashby qui l’emportent)
 
Yngling :
1. USA Sally Barow / Carrie Howe / Debie Capozzi
2. GBR Sarah Ayton / Pippa Wilson / Sarah Webb
3. GER Ulrike Schuemann / Julia Bleck / Ute Hoepfner

14. FRA Anne Le Helley / Marion Deplanque / Catherine Lepesant (SR Rochelaises / SNO Nantes – Equipe de France militaire / SR Rochelaises)
18. FRA Anne Claire Leberre / Julie Gerecht / Alice Ponsar (USAM Voile – Equipe de France militaire / CVB Erquy – Equipe de France militaire / SN St Quay Portrieux – Equipe de France militaire)
 
Finn :
1. CRO Marin Misura
2. DEN Jonas Hoegh Christensen
3. NED Pieter ian Postma

19. FRA Jonathan Lobert (SNO Nantes)

- Publicité -

Deux nouveautés dans la gamme Akilaria.

Akilaria 9
Akilaria 9

Akilaria 40’ – Version course- croisière :
MCTec présentera une nouvelle version du 40 pieds au Grand Pavois de la Rochelle.
Même fabrication, même dessin, bien que moins sportif que son alter-ego, ce monocoque ne devrait cependant pas faire la fermeture des pistes.
L’Akilaria 40’ devient plus convivial, il s’ouvre aux équipages moins entraînés, il s’assagit, équipé d’une quille plus raisonnable, 2,20 m au lieu de 3m, et d’un mât légèrement réduit.
L’intérieur s’ouvre aux équipages qui souhaitent se poser autour d’une table. Exit le bloc central dédié aux instruments de navigation et cartes marines, on met le couvert ! Le carré reprend ses droits, longue banquette sur tribord et couchette double sur bâbord, sous le cockpit. La cuisine est en U à babord et une table à carte à tribord face au bordé, dans le prolongement d’un local  technique placé sous le cockpit.

Akilaria 9,50 :
Le premier modèle sera présenté au Salon Nautique de Paris en décembre.
La famille s’agrandit d’un nouveau monocoque sportif dont les règles de jauge viennent d’être définies et publiées. C’est la Class 9,50, benjamine de la class 40’, elle aussi conçue pour les sportifs de haut niveau en manque d’adrénaline et principalement pour les courses en solo ou en duo.
Qui dit jauge, dit contraintes, mais surtout « solutions» pour optimiser un cahier des charges commun à tous les voiliers de la classe. L’exercice permet aux architectes d’explorer de nouvelles pistes, de déjouer les pièges et de rivaliser, le moment venu, par coques interposées.
Cette stimulation expérimentale et créative révèle et confirme les plus grandes signatures.
MCTec a confié son projet au Cabinet Lombard qui lui a dessiné un bateau large, très toilé, puissant. Une silhouette qui s’inspire très largement du 40 pieds et qui sera construit dans les mêmes matériaux, sandwich-balsa-vinylester, et selon les mêmes techniques d’infusion sous vide que son aîné. 

Caractéristiques techniques :
Constructeur MC-Tec
Architecte Marc Lombard SARL
Longueur hors tout : 9.50 M
Longueur coque : 9.50 M
Longueur de flottaison : 9.50 M
Bau maxi : 3.70 M
Tirant d’eau : 2.40 M
Tirant d’air : 16.50 M
Hauteur sous barot : 1.82 Maxi
Ballast latéraux : 2x 450L
Surface de voilure prévisionnelle :
GV : 48 M2
Solent : 32 M2
Trinquette : 16 M2
Spi asymétrique : 95 M2
Gennaker : 62 M2
Tourmentin : 8 M2
Lest plomb : confidentiel
Voile de quille : acier HLE
Mât carbone : 14.60 M
Tangon rétractable carbone
3.12 H.tout / 2.00 M ext
Motorisation : Diesel 20 CV
Gas oil : 50 L
Eau Douce : 2x 50L

L’Outsider 48’
Un  Catamaran au look moderne et agressif pour les amateurs de croisière rapide et confortable ; raffiné, il est judicieusement équipé, sobrement pour ne pas l’alourdir inutilement et nuire aux performances qui font l’apanage de ce catamaran équipé de dérives relevables (en option, une version dérive fixe – 1,30 M de TE)
L’Outsider 48’ est conçu pour être géré en équipage réduit ; son plan de pont et les retours au cockpit simplifient les manœuvres. Il s’inscrit dans un programme de navigation en couple ou en famille et est proposé en plusieurs versions deux, trois ou quatre cabines.
Les unités sont construites selon les procédés les plus récents. Les flotteurs sont en sandwich époxy infusés dans les moules femelles.

Et enfin, MC-Tec construit aussi Le Sormiou 28’
Caractéristiques et positionnement : www.sormiou28.com

Contact et distributeur en France :
Chantier Kervilor –Vanek
BP 81
56470 – LA TRINITE SUR MER
Tel 02 97 55 01 40 
www.kervilor-vanek.com

- Publicité -

En attendant des jours meilleurs …

Nicolas Troussel
DR

Depuis onze jours, les concurrents qui ont choisi la route Nord, sont bousculés par les dépressions, chahutés par les éléments. A la longue, leur quotidien commence à ressembler à une punition. Mais les solitaires sont durs au mal et savent encaisser. Avec tout de même le secret espoir que cette « galère » s’arrête le plus rapidement possible.
« Je suis toujours à fond. Cela va de mieux en mieux et le bateau ne tape pas trop pour l’instant. Cette deuxième dépression se passe mieux que la première, il y a deux jours, raconte Armel Tripon (« Gedimat »), en tête depuis maintenant cinq jours. Le vent de Sud-Ouest est de plus en plus doux. A la fin de cette dépression ce sera la fin de l’option Nord. J’ai hâte de naviguer enfin à plat. Cela commence à devenir usant d’être gîté en permanence, de valser à chaque instant. Et puis cela sera aussi synonyme de chaleur retrouvée, enfin pouvoir se mettre en short, naviguer sous spi, musique à fond avec les poissons volants ! » En attendant ces conditions idylliques, le skipper nantais s’oblige à prendre soin de soi. « J’essaie de me reposer le plus possible. Je ne barre pas, je règle les voiles en permanence. Je me force à manger régulièrement trois repas les plus complets possibles. »

Quelques milles dans le Sud d’Armel, Robert Nagy (« Théolia »), navigue lui aussi dans des conditions pas très agréables. « La mer est désordonnée, fatigante, depuis deux ou trois jours. C’est vraiment très dur. Il n’y a pas beaucoup de vent, 10 à 20 nœuds, mais c’est l’état de la mer qui rend la navigation pénible. Je n’ai jamais tapé aussi dur. La houle est croisée avec un énorme clapot serré. J’espère ramener mon bateau entier. A bord, c’est dur de faire quoi que ce soit, quasi impossible de dormir, même si cette nuit je viens de me reposer six heures d’affilée. J’en avais besoin, la nuit d’avant je l’ai passé à slalomer entre les grains. Une quinzaine de virements au total, avec matossage à chaque manœuvre. Eprouvant. »

Dans le Sud, au Nord-Ouest du Cap-Vert Jeanne Grégoire (« Banque Populaire »), quatorzième, rumine. « Côté météo c’est plutôt pas mal. Un vent un peu mou, mais nous sommes sous spi et il fait doux. Je préférerais qu’il y ait plus de vent et surtout, ce qui me tracasse, c’est que je suis à la « bourre » par rapport aux autres Sudistes. »

Dans le Sud de Jeanne, Charles Caudrelier (« Bostik »), Thomas Rouxel (« Défi Mousquetaires »), Liz Wardley (« Sojasun ») continuent de descendre vers les Tropiques, alors que Nicolas Troussel (« Financo ») a mis le clignotant à droite et fait route directe vers Marie-Galante.
A suivre…   

Classement de 6H00 (heure de paris)
1 – Gedimat
2 – Suzuki Automobiles
3 – Theolia
4 – Domaine du Mont d’Arbois
5 – Art Immobilier Construction
6 – A.ST Groupe
7 – Groupe Céléos
8 – Cercle Vert
9 – Luisina
10 – Aquarelle.com
11 – Les Mousquetaires
12 – Le Comptoir Immobilier
13 – Pays Marie-Galante
14 – Banque Populaire
15 – Bostik
16 – Défi Mousquetaires
17 – Sojasun
18 – Financo
19 – Lenze
20 – Belle-Ile-en-Mer
21 – Défi Transat 1
22 – Baïko
23 – France Soir
24 – Iles de la région Guadeloupe

- Publicité -
- Publicité -