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Incertitudes jusqu’à la dernière manche

Spi 2007
DR

Ils sont repartis en mer tout sourire, mais bien décidés à ferrailler jusqu’à la dernière bouée. Les nombreux rappels pour départs volés témoignent de l’impatience des quelques 4000 marins engagés sur le ‘Spi’. Jusqu’au passage de la ligne d’arrivée de la dernière course, tout restait à faire pour les ténors de l’épreuve, comme Jimmy Pahun, Pascal Bidégorry et autres Pierre Loïc Berthet.

Les premiers bateaux à regagner le port étaient les Open 7.50 et les Mumm 30. Franck Cammas, vainqueur en Open 7,50 ne cachait pas sa joie d’avoir laissé dans son sillage Pascal Bidégorry, son adversaire en 60 pieds Orma. « Je trouve que nous avons bien progressé dans le week-end. À l’exception de Pierre Pennec, qui nous a rejoints sur les derniers entraînements, l’équipe navigue ensemble depuis quasiment deux ans. Cette victoire est une belle récompense du travail réalisé. »
Petite déception du côté des IRC 3, pour Jimmy Pahun bien sûr qui ne quittera pas la Trinité avec un 11e titre, c’est Frédéric Bordereau sur Charrette III qui gagne ce Spi, et pour l’équipage de Parcifal (Didier Dardot) qui, sans la rupture de drisse sur le côtier d’hier, remportait le titre. Débonnaire et ravi malgré tout, Jean François Fountaine, le tacticien du bord déclarait à l’arrivée que ce Spi avait été royal et le comité brillant. Un clin d’œil sans nul doute destiné à la présidente de la Région Poitou Charente, où Jean François siège comme premier vice président.
Du côté des J 80, Eric Brezellec sur Gold Sailing a su conserver son avance et ainsi remporter l’épreuve : « On ne s’attendait pas à réaliser cette performance, souligne l’heureux vainqueur. C’est mon deuxième spi et c’était vraiment super. Très bonne ambiance, comité parfait, et la victoire au bout ! Que demander de plus ? »
Corentin Douguet sur E. Leclerc – Bouygues Telecom est plutôt content de sa rentrée même si l’intégration des Figaro dans la série des IRC 1 était un peu compliquée à gérer : « On a vraiment eu des conditions idéales. On finit deuxième Figaro. C’est un peu dommage car on a raté quelques trucs notamment sur le grand côtier mais c’était vraiment sympa d’être là et de naviguer avec des vieux copains. »

Les résultats :

Rond A
Grand-Surprise (7 manches)
1. CASH A L’EAU / D. Zucconi 9 Pts
2. THALES COMMUNICATIONS / M. Duchossoy 23 Pts
3. TOMATE / Y. Pons 35 Pts

IRC 5 (7 manches)
1. BEST COMPOSITE DECATHLON / X.Tinel 17 Pts
2. LE RISORIOUS / Jy. Catrou 26 Pts
3. VIM / F. Waniart 35 Pts

Classe IRC Sport (7manches)
1. NEMO / P. Ponroy 8 Pts
2. MACAO / M. Guedon 15 Pts
3. MIC MACH / E. Forgue 19 Pts

First-Class 8 (7 manches)
1. ARIA GROUPE ACTUAL / N. Mauger-P. Guede 11 Pts
2. ALL MER INEO SUEZ / A. Loison 14 Pts
3. CITROEN SNORI / S. Varrin 27 Pts

747 OD (7 manches)
1. ECOLE NAVALE – E.F.M / B. Diouris 10 Pts
2. TECHNEAU / G. Dutoit 19 Pts
3. WESTERLY / E. Russo 20 Pts

First-Class 7.5 (7 manches)
1. FR ENV-NAUTIQUE-VMF / G. Desnoes 10 Pts
2. VMF CONS. GAL. FINISTERE 2 / J. Boennec 17 Pts
3. VMF CONS. GAL. FINISTERE 3 / P. Cloarec 21 Pts

Rond B
J 80 (8 manches)
1. GOLD SAILING / E. Brezellec 27 Pts
2. ECOLE NAVALE CG29 / P. Bot 38 Pts
3. SILVA JANE / K. Sproul 43 Pts

Open 7.50 (9 manches)
1. ELECTRA / F. Cammas 23 Pts
2. ATCHOUM / N. Groleau 32 Pts
3. BANQUE POPULAIRE / P. Bidégorry 32 Pts

Mumm 30 (9 manches)
1. JOULES ASTERIX / Louis Browne 17 Pts
2. CAMUS IMMOBILIER / Pl. Berthet 22 Pts
3. COTES D’ARMOR VERT / S. Letertre 43 Pts

J 105 (9 manches)
1. ASTRE III / D. Dupuis 21 Pts
2. J’ADORE / S. Blanchard 27 Pts
3. COLLET PLATS CUISINES / V. Peltier 33 Pts

Rond C
IRC 1 (6 manches)
1. COURRIER DU CŒUR / G. Trentesaux 15 Pts
2. HOLMATRO / S. Speet 18 Pts
3. J LANCE 4 / D. Le Moal 19 Pts

IRC 2 (6 manches)
1. GARANCE / Jp. Doursat 8 Pts
2. BATISTYL / C. Legloahec 9 Pts
3. ATR/ TCHOUK TCHOUK NOUGAT / L. Fournierfoch 20 Pts

IRC 3 (6 manches)
1. CHARRETTE III / F. Bourderau 19 Pts
2. SEALOGIS PEN RU 6 / G. Blossier 24 Pts
3. DSM DYNEEMA/ILE DE France / J. Pahun 24 Pts

IRC 4 (6 manches)
1. XTRA TIME / M. Alperovitch 14 Pts
2. LAINE / E. Blanckaert 15 Pts
3. SUPER U / R. Barnabe 23 Pts

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Thomas Rouxel se fait la belle !

Thomas Rouxel
DR

Qui aurait parié un kopeck sur Thomas Rouxel ? Personne, sauf peut-être Laurent Brégeon, directeur du centre d’entraînement de Saint-Quay-Portrieux, son premier entraîneur. "Thomas, on l’a vu commencer en 420 avec son frère Mathieu. A 16 ans, il naviguait en First Class 8. A 18, il était sur le Mumm 30 "Côtes d’Armor" lors du Tour de France. A 20 ans, il était en Melges 24".

"Les ennuyer jusqu’au bout"
Le jeune homme a donc suivi la filière classique, mais, côté résultats, pas de quoi être impressionné : 19e de la Transat ag2r avec Ronan Treussart,  7e du National équipage Figaro et  34e de la Solitaire Afflelou – Le Figaro la même année 2006. Plus jeune, on trouve une place de 6e au championnat de France de 470. Pas de quoi crier au génie !
"Thomas est un garçon calme, posé et très bien organisé : ce qui est assez rare à son âge. Il sait où il va et se donne les moyens d’y aller", poursuit Laurent Brégeon. Titulaire d’une maîtrise Staps (sports), Rouxel, né le 26 novembre 1982 à Saint-Brieuc, a un atout majeur : il apprend vite. Avant de s’élancer pour sa première transat en solitaire, il ne ressentait aucune appréhension particulière : "Après une saison Figaro dans mon sillage et une transat en double, je pense savoir où je vais et à quoi m’attendre. J’ai certes moins d’expérience que les ténors mais j’espère les ennuyer jusqu’au bout".

Troussel :  "Je pense à la gagne"
Il ne pensait pas si bien dire. Tel un bernique, il s’est accroché au tableau arrière du Bostik de Caudrelier pendant huit jours. Aujourd’hui, le skipper de "Défi Mousquetaires" s’est retrouvé en tête, presque malgré lui. En effet, Caudrelier, lassé de voir ce "pot de colle" à ses
côtés, a décidé de se décaler dans la nuit noire. Au petit matin, Rouxel
n’était plus là. Reste maintenant à savoir s’il parviendra à maintenir à distance respectable
des figaristes expérimentés comme Caudrelier et Troussel, soit deux vainqueurs de la Solitaire Afflelou – Le Figaro ?
Avec 247,1 milles avalés en 24 heures , le skipper de "Financo" a remis du charbon dans la machine : "Je me bats avec les adversaires du coin, Bostik et Défi Mousquetaires, mais, plus que jamais, je pense à la gagne ! "
"On commence tous à penser à la victoire", ajoute également Charles Caudrelier.  Et Thomas Rouxel, à quoi croyez-vous qu’il pense en ce moment ?

Philippe Eliès

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Les ultra sudistes soignent leurs vitesses de pointe …

Nicolas Troussel
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11,5 nœuds pour Nicolas Troussel (« Financo »), 10,2 nœuds pour Charles Caudrelier (« Bostik »), 9,5 nœuds pour Thomas Rouxel (« Défi Mousquetaires »), les ultra sudistes ont passé la vitesse supérieure. Dans un alizé plus soutenu que prévu, ils soignent leurs surfs et leurs vitesses de pointe, reprenant plus de 100 milles aux leaders du Nord en 24 heures. « Nous avons cinq nœuds de vent de plus que prévu par les fichiers, explique Thomas Rouxel (« Défi Mousquetaires »). Alors on en profite, on est à la bagarre en permanence. J’essaye de faire durer les surfs le plus longtemps possible, et d’en enchaîner un maximum. Hier, j’ai pu enregistrer des vitesses de pointe de plus de 15 nœuds. C’est plutôt excellent ! »
A ce rythme-là, Marie-Galante se rapproche à grands bords de spi. Même si, confie Thomas, « cela me semble compliqué pour les Nordistes », rien n’est encore joué. Il reste encore une petite semaine de course où tout peut arriver. Et les Sudistes, même s’il semble qu’ils aient pris la bonne option, se sont largement rallonger le chemin vers les Antilles…

Au Nord, Armel Tripon (« Gédimat ») a repris d’une courte tête les commandes du Trophée BPE à Robert Nagy (« Théolia »), second ce matin. « On se bagarre, mais on ne sait pas trop si c’est pour gagner la Transat, pour être premier de notre paquet ou pour la quinzième place, explique Robert Nagy. De toute façon, je suis content d’être là et je ne regrette pas mes choix. Lorsque le quatrième jour de course, j’ai coupé le fromage pour revenir me caler sur la route directe, j’étais avec les Sudistes de tête. Il me semblait que l’alizé n’était pas installé, et il me paraissait plus raisonnable de contourner l’anticyclone par le Nord. »

Armel Tripon, partisan de la première heure de la voie Nord, y croit  toujours. « Ca va bien, on a retouché du vent et cela glisse à nouveau. J’avais bien vu le « truc » par rapport à l’anticyclone et c’est satisfaisant d’avoir vu un coup. Pour moi, pour le moment, rien n’est encore joué. Dans le Sud ils vont aller vite, mais si nous accrochons du vent assez vite et si nous arrivons à nous échapper du piège de l’anticyclone qui  descend sur nous, dans l’alizé tout sera possible. Nous aurons un meilleurs angle que les Sudistes, et avec nos bateaux, il suffit d’une quinzaine de nœuds pour aller vite… » Tout semble encore possible.

Classement à 06H00 ce matin (heure de paris)
1 – Gedimat
2 – Theolia
3 – Domaine du Mont d’Arbois
4 – Suzuki Automobiles
5 – A.ST Groupe
6 – Défi Mousquetaires
7 – Bostik
8 – Art Immobilier Construction
9 – Groupe Céléos
10 – Luisina
11 – Les Mousquetaires
12 – Sojasun
13 – Cercle Vert
14 – Aquarelle.com
15 – Financo
16 – Le Comptoir Immobilier
17 – Pays Marie-Galante
18 – Lenze
19 – Belle-Ile-en-Mer
20 – Défi Transat 1
21 – Baïko
22 – France Soir
23 – Iles de la région Guadeloupe
NL – Banque Populaire

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Le retour en force des ultra sudistes…

Charles Caudrelier  - Bostik
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La course de vitesse se poursuit pour les ultra Sudistes. Flashés à plus de 16 noeuds dans les surfs, Charles Caudrelier ("Bostik") et Thomas Rouxel ("Défi Mousqeuetaires") notamment, profitent d’un alizé soufflant entre 20 et 25 noeuds pour avaler les milles à une allure folle et ainsi combler leur retard au classement. En 24 heures, ils ont fait un bond au classement passant respectivement de la 11e et 12e place hier à 15h, à la 4e et 3e position ce dimanche à la même heure. Et pour cause, alors qu’eux affichent régulièrement 11 noeuds au compteur, les Nordistes, qui ont été largement freinés par l’anticyclone, peinent à atteindre 5 noeuds.
Bilan, pendant que les Sudistes parcourent 230 milles en 24 heures, les tenants de la route directe comptabilisent tout juste 100 milles de rapprochement au but. " 120 milles dans la vue en une journée, ça fait mal ! ", lâche Thierry Duprey du Vorsent ("Domaine du Mont d’Arbois"). Le constat est pire encore pour Eric Defert. Le skipper de "Suzuki Automobiles", le concurrent le plus au Nord de la flotte, a été le plus ralenti.

Avec 62 milles parcourus en 24 heures, il a donc été depuis hier, trois fois moins rapide que Caudrelier ou Rouxel. Total, il pointe cet après-midi à la 7e place après une semaine passée dans le top 3. Et les tenants de la route Nord le savent, dans les heures qui suivent, les Sudistes vont continuer de revenir fort au classement. " Je suis toujours en tête mais c’est momentané. Je viens de recevoir les cartes et elles ne sont pas très encourageantes pour nous. C’est un peu merdique… On risque d’attendre longtemps pour rechoper du vent soutenu et constant alors que les Sudistes ont un boulevard devant eux ! Mon capital est en train de fondre comme neige au soleil ! " déplore Armel Tripon ("Gedimat"). " C’est la mouise… et ça fait 18 heures que ça dure ! Il faudrait peut-être aller déposer un cierge pour éviter que ça dure 15 jours ! Le vent ne cesse de varier, jusqu’à 60°. En force, il oscille entre 0,5 et 4 noeuds, ce n’est franchement pas génial " ajoute Thierry Duprey. Il leur faut donc prendre leur mal en patience. Petit à petit, ils devraient retrouver un vent de secteur Nord-Est dans un premier temps. Cela signifie qu’ils vont avoir le choix entre un bord vers l’Ouest mais qui les renvoie dans l’anticyclone, donc pas intéressant, et un bord vers le Sud qui leur permettrait de rejoindre l’alizé mais avec une vitesse de rapprochement médiocre.

Pas brillant donc. Seuls ceux situés aux alentours du 25e Nord vont rejoindre l’alizé plus rapidement et ainsi limiter la casse par rapport aux ultra-sudistes. C’est en l’occurence le cas de Marc Emig ("A.ST Groupe"). " Ça va un peu mieux, on a repris de l’air mais les gars du Sud sont vraiment plus rapides. C’est sûr, ils vont passer devant nous cependant selon les fichiers météo, il y a de la molle à venir dans le Sud et une rotation de vent au Sud Sud-Est qui pourrait bien faire notre affaire sur la fin de parcours. On est dessus et au taquet ! ", positive le Marseillais.

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Premiers résultats au Spi Ouest

paprec au spi ouest
DR

ROND A

747 OD
Après quatre courses, le bateau de l’Ecole Navale semble avoir fait la différence. Deux fois premier et deux fois troisième, il totalise actuellement 8 points. Son poursuivant direct « NOLWEN » malgré trois deuxième place se retrouve déjà à 5 points derrière, handicapé par une septième place lors de la deuxième manche.

Classe IRC Sport
« MACAO » est le leader incontesté de cette série. Alternativement premier et deuxième des quatre premières courses, la victoire semble désormais acquise. Il lui faudra tout de même conserver cette belle régularité car derrière, « NEMO », le régional de l’étape, reste à l’affût de la moindre contre-performance.

First-Class 7.5
Dans cette série, la messe semble dite. « VMF- FR ENVIRONNEMENT NAUTIQUE », en terminant trois fois premier et une fois deuxième, domine de la tête et des épaules cette 29e édition du Spi Ouest France – Bouygues Telecom.

First-Class 8
Belle avance du bateau « ARIA GROUPE ACTUAL » qui, avec dix points de mieux que son premier poursuivant « ALL MER INEO SUEZ », semble avoir creusé un écart décisif.

Grand-Surprise
« CASH A L’EAU II », le bateau barré par Daniel Zucconi, tire son épingle du jeu grâce à une belle régularité en montant à chaque fois sur le podium lors des quatre premières manches.

IRC 5
Belle bagarre sur cette série où les trois premiers se tiennent dans un mouchoir de poche bien qu’ils n’aient jamais remporté la moindre manche. Ce qui n’est pas le cas du malheureux « Ginkgo » qui en remportant trois des quatre manches n’occupe pourtant que la 8e place du classement provisoire, faute à une 46e place lors de la première course.

ROND B

J 105
Valérie Peltier sur son « COLLET PLATS CUISINES » conserve toujours la tête du classement grâce à trois victoires sur six manches courues. Il reste cependant talonné par Didier Dupuis sur « ASTREE III » qui reste à trois points du leader.

J 80
Dans cette série où les concurrents sont particulièrement nombreux, un bateau se détache. Il s’agit de « Gold Sailing » skippé par Eric Brezellec. Avec 11 points d’avance sur ses poursuivants britanniques « MAD COW » et « SILVA JANE », Eric peut aborder les dernières manches avec sérénité.

MUMM 30
Louis Browne qui apparaissait comme le favori de cette série confirme ce pronostic. Classé trois fois premier, son « JOULES ASTERIX » est logiquement en tête de la flotte. À noter la belle résistance des français de « CAMUS IMMOBILIER » qui occupent la deuxième place.

Open 7.50
La série des « stars de la course au large » tient toutes ses promesses. Pascal Bidégorry, Vincent Riou, Franck Cammas et Marc Guillemot se livrent une lutte sans merci. Le « BANQUE POPULAIRE » de Bidégorry conservant cependant la première place acquise dès la première journée de régates, sans avoir gagné une seule manche.

ROND C

IRC 1
Dans cette série, un trio semble avoir pris le dessus sur le reste de la flotte. C’est le « PAPREC RECYCLAGE » de Stéphane Neve qui pour l’instant domine les débats.

IRC 2
Beau duel entre les deux premiers du classement : « BATYSTIL » et « GARANCE » se sont en effet partagé la première place lors des trois premières manches. À ce petit jeu de la chaise musicale, c’est Cyril Legloanec sur « BATYSTIL » qui mène la danse.

IRC 3
Attention exploit ! Jimmy Pahun, déjà dix fois vainqueur du Spi, occupe de nouveau la première place du classement. Chapeau !

IRC 4
Rien n’est joué sur cette série malgré la belle régularité d’« XTRA TIME » barré par Marc Alperovitch. « SUPER U » et « MORNING DEW », qui se partagent la deuxième place, ont encore bon espoir de rattraper leur léger retard.

Aujourd’hui
Cette avant-dernière journée de régates s’est déroulée dans des conditions idéales : 10-15 nœuds de vent en matinée, 20 nœuds dans l’après-midi. Autant dire que les skippers s’en sont donné à cœur joie. Deux manches ont été disputées sur les Ronds A et B. Sur le Rond C, une manche a été courue ce matin et un parcours côtier a pu être lancé en milieu d’après-midi.

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Alinghi favori de l’America’s Cup 2007 ?

Alinghi
DR

Alinghi : Le skipper Brad Butterworth peut être fier des performances impressionnantes de son équipe mais il sait qu’à partir de maintenant, Alinghi va devoir se préparer seul pour l’America’s Cup Match. "ça ne va pas être facile, a t’il reconnu après la remise des prix samedi. Le niveau des challengers va évoluer pendant la Louis Vuitton Cup. Il va falloir continuer de progresser à l’écart et ce sera un véritable challenge".
 
Emirates Team New Zealand : Avant l’acte 13, les "Kiwis" étaient déjà en tête du Louis Vuitton Ranking (classement des challengers). Ils terminent les régates en flotte en confortant cette position de leader et en remportant par la même occasion les quatre points bonus pour la Louis Vuitton Cup. Leur skipper Dean Barker n’a pas participé à l’acte 13. Il a laissé la barre de NZL 84 à Ben Ainslie qui a mené l’équipe néo-zélandaise à la seconde place. "Il a fallu se battre pour décrocher cette deuxième place mais c’était une bonne préparation pour la suite. Nous avons hâte d’entamer les choses sérieuses".
 
BMW ORACLE Racing : Si les Américains avaient battu Emirates Team New Zealand, ils auraient pu devancer les "Kiwis" au Louis Vuitton Ranking et remporter ainsi un point bonus supplémentaire. BMW ORACLE a brillamment démarré l’acte 13 mais a connu une baisse de regime en milieu de régate et n’a pas su s’en remettre. "Lorsque nous avons enroulé la marque sous le vent, nous étions premiers, Luna Rossa second, Alinghi troisième et Mascalzone quatrième. Si ça restait comme ça, Luna Rossa pouvait passer devant nous au Louis Vuitton Ranking. Nous devi ons les ralentir, ralentir l’action afin qu’Alinghi passe devant. " expliquait hier le navigateur Peter Isler.
 
Luna Rossa Challenge : Suite à ses résultats dans le Louis Vuitton Act 13, Luna Rossa Challenge n’a pas réussi à doubler BMW ORACLE et Emirates Team New Zealand au Louis Vuitton Ranking. Lors de la dernière journée, c’est même Mascalzone Latino-Capitalia qui devient la première équipe italienne de ces dernières régates en flotte. Mais Luna Rossa parvient à rester dans le groupe des trois points au classement des challengers et attend avec impatience la Louis Vuitton Cup. "Je suis persuadé que lorsque le jeu va se corser la semaine prochaine, nous serons prêts à régater" déclarait hier le barreur James Spithill.
 
Desafío Español 2007 : L’équipe locale ne s’est pas particulièrement distinguée dans l’acte 13 cette semaine, mais elle a réussi à remporter une manche lors de la dernière journée samedi, pour le plus grand bonheur des spectateurs du Port America’s Cup. Mieux encore, le Desafío Español termine suffisamment près de Mascalzone Latino au classement pour conserver son point bonus supplémentaire. "Nous sommes très contents de nos performances. Nous avons une bonne vitesse. Nous sommes au point dans le travail d’équipe. Le plus important pour nous est de continuer à progresser pour la Louis Vuitton Cup".
 
Mascalzone Latino-Capitalia Team : L’équipe de Vincenzo Onorato a fait forte impression lors du Valencia Louis Vuitton Act 13. Elle termine troisième, un point seulement derrière les "Kiwis". Plus important encore, Mascalzone Latino est la meilleure équipe italienne de ces régates en flotte. "Nous avons très bien navigué, déclarait hier le skipper Vasco Vascotto. Il faut maintenant veiller à continuer sur notre lancée. Je crois que le niveau de cette A merica’s Cup sera très élevé, mais nos gars sont bien préparés. Nous allons laisser notre stress de côté et commencer à prendre du plaisir."
 
Victory Challenge : Les Suédois n’ont pas atteint les résultats espérés dans cet acte 13, mais n’ont cessé de s’améliorer tout au long de cette semaine de régate. Ils terminent 8e au général mais parviennent à conserver leurs deux points bonus et se concentrent maintenant sur le match racing de la Louis Vuitton Cup. "Nous sommes très contents des performances du bateau, expliquait samedi Santiago Lange, équipier à bord du Class America suédois. Tous les bateaux sont d’ailleurs assez proches en vitesse. Dans cet acte, nous avons beaucoup souffert, surtout les premiers jours. Dans notre équipe, nous avons une structure qui est davantage tour née vers le match racing et naviguer en flotte est un exercice très différent."
 
Team Shosholoza : Les Sud-Africains ont atteint tous leurs objectifs dans ce Valencia Louis Vuitton Act 13. Ils terminent 7e et réussissent à progresser d’une place au Louis Vuitton Ranking pour décrocher un point bonus supplémentaire. En course, Team Shosholoza navigue souvent aux côtés des leaders et termine même second d’une manche. "Nous avons atteint notre objectif qui était d’avancer dans le groupe des deux points bonus pour la Louis Vuitton Cup, déclarait samedi le skipper Mark Sadler. Nous avons eu quelques résultats moyens mais nous avons également beaucoup appris".
 
Areva Challenge : Des régates en flotte décevantes pour le camp français. Neuvième de ce dernier Louis Vuitton Act, Areva Challenge régresse au Louis Vuitton Ranking (classement des challengers) – au profit de Shosholoza – et perd un point bonus. « Nous devons trouver la bonne méthode pour progresser et empocher des points dès le début des Round Robins, » déclare Tanguy Cariou, stratège de l’équipe tricolore. « FRA 93 a un réel potentiel. Nous devons maintenant travailler pour en tirer rapidement le meilleur. Nous avons peu de temps, mais nous pouvons faire mieux que la neuvième place ! »
 
+39 Challenge : La troisième équipe italienne avait ouvert les débats en beauté. Dans la première manche, +39 Challenge a mené la flotte pendant presque toute la course jusqu’à ce qu’une bascule imprévisible balaie le plan d’eau et relègue ITA 85 à la 10e place. Dans la troisième manche, les hommes de Ian Percy bataillent à nouveau avec les leaders lorsque le ciel leur tombe sur la tête. Le bateau italien entre en collision avec celui des Allemands et démâte ; l’espar flambant neuf s’effondre sur le pont. + 39 Challenge porte réclamation et obtient gain de cause du Jury qui lui accorde deux points de bonus. Depuis, l’équipe n’a pas pu revenir sur le plan d’eau et travaille d’arrache pied pour réparer ce mât et être prêt pour le début de la Louis Vu itton Cup.
 
United Internet Team Germany : Les Allemands avaient plutôt bien commencé ce dernier acte mais ne se sont pas vraiment remis du choc avec +39 Challenge. Avant dernier du Louis Vuitton Ranking, l’équipe est déterminée à progresser pour la Louis Vuitton Cup. « Notre accident avec +39 nous a obligé à utiliser un ancien gréement ce qui nous a desservi au près » admet le régleur Matti Paschen. « Nos résultats ont été meilleurs dans les premiers jours. »
 
China Team : En bas du classement des Louis Vuitton Acts, China Team s’est montré plus compétitif avec le nouveau CHN 95 même si les Chinois ont toujours du retard dans leur préparation par rapport aux autres teams. « L’Act 13 était de l’entraînement pour nous, » résume Gilles André, au poste de n°1 (plage avant). « Nous avons pu identifier les points à améliorer. La flotte était plus compacte et nos manouvres plus fluides. Nous commençons à jouer les troubles fêtes. Cela nous donne confiance pour travailler et progresser avant le début de la Louis Vuitton Cup.
 
La Louis Vuitton Cup
Le coup d’envoi de la Louis Vuitton Cup sera donné le 16 avril. Les onze challengers attaqueront la phase des Round Robins armés des points bonus acquis dans le Louis Vuitton Ranking. Dans les Round Robins, chaque match gagné vaut deux points donc un point bonus équivaut à la moitié d’une victoire. A l’issue des deux Round Robins, seulement quatre équipes iront en demi-finales, puis deux poursuivront en finales. Le vainqueur remportera la Louis Vuitton Cup et le droit d’affronter le Defender Alinghi lors du 32e America’s Cup Match.

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Rouxel et Caudrelier tout droit vers la victoire ???

Charles Caudrelier sur Bostik Trophée BPE 2007
DR

Il aura fallu attendre la 14e jour de course pour savoir laquelle des quatre grandes options était la bonne : à la lumière des dernières 48 heures, il apparait clairement que nordistes et centristes risquent d’être les grands perdants de ce Trophée BPE.
"Les nordistes, poussés par un vent de secteur nord-est, vont avoir deux solutions : soit un bord vers l’ouest mais cela va les renvoyer dans l’anticyclone, zone sans vent, donc pas intéressante. Soit un bord dans l’autre direction afin de toucher l’alizé au plus vite mais cela signifie une mauvaise VMG (ndlr : vitesse de rapprochement par rapport au but). Donc, là encore, ce n’est pas terrible. Pour eux, ça va devenir délicat".
 
230 milles en 24 heures
Selon Louis Bodin, les heures à venir vont également être difficiles pour les centristes qui "ne sont pas assez bas. Il faut être sous le 20e nord pour toucher l’alizé et avoir un angle de vent idéal pour espérer faire l’arrivée en un seul bord".
Restent les sudistes. Voire l’ultra-sudiste Nicolas Troussel qui, selon le spécialiste météo, "est trop sud". En clair, le skipper de Financo a trop tardé à mettre le clignotant. "Caudrelier et Rouxel l’ont mis au bon moment et ils vont très vite maintenant". Hier, ils étaient flashés à plus de 10 nœuds quand Tripon peinait à 6 nœuds, Defert à 3,6 nœuds.
Résultat des courses en fin de journée : 230 milles en 24 heures pour les sudistes Rouxel et Caudrelier. Seulement 100 milles pour les nordistes, avec un "petit" 62 milles pour Defert : " 120 milles dans la vue en une journée, ça fait mal ! ", a même lâché Thierry Duprey du Vorsent qui a compris qu’il avait mangé tout son pain blanc.
 
En file indienne dès mardi
En l’espace de trois jours, la paire Rouxel – Caudrelier a vu son retard passer de 277 milles à 20 milles, hier à 15 h. Moins de 6 milles à 18 h. "Et ce n’est pas terminé : lundi matin, ils seront en tête", estime Louis Bodin.  A 1.280 milles de l’arrivée, la messe semble dite et tous savent maintenant que "ça passait au sud".
"Dès mardi, il n’y aura plus aucune tactique, car tous les concurrents vont s’aligner les uns derrière les autres, dans un couloir compris entre le 14e et le 19e nord, là où sera l’alizé.
D’ici là, il y a fort à parier que Charles Caudrelier et Thomas Rouxel, qui naviguent à vue depuis un moment, aient pris la poudre d’escampette. Hier, dans un alizé puissant (20-25 nœuds), ils étaient debout sur la pédale d’accélérateur, glissant à 15 nœuds dans les surfs… tout en gardant un oeil dans le rétroviseur.  Sous le vent, il y a un Troussel qui y croit encore. Au vent, il y a Wardley et Grégoire, deux filles bien dans le vent !

P.E.

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La cadence s’accélère au sud …

Figaro Domaine du Mont d Arbois Thierry Duprey
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Thierry Duprey du Vorsent (« Domaine du Mont d’Arbois ») enchaîne les bonnes surprises. Ce matin, à l’heure du premier pointage de la journée, Thierry a pris la tête du Trophée BPE – Banque Privée Européenne. Autre bonne nouvelle, alors que ses fichiers météo lui annonçaient du petit temps, le vent est toujours présent : « C’est pas mal, mais je n’y comprend rien, raconte Thierry. Cette nuit, j’ai toujours eu entre 11 et 16 nœuds de vent, je n’ y comprends vraiment rien, surtout qu’au niveau du baromètre cela ne correspond pas non plus ! Du coup, je ne sais pas où je mets les pieds, je vais renvoyer le spi et je vais continuer sur la route directe en attendant les prochains fichiers. » Le moral est revenu au beau fixe à bord de « Domaine du Mont d’Arbois ». « Enfin, depuis hier les bottes sont définitivement rangées, les cirés et les polaires, mis à sécher. J’ai pu enfin me changer, sortir le short et le T-shirt. J’avais hâte de retrouver un peu de confort. La prochaine fois, j’aménagerai un peu l’intérieur de mon Figaro. J’ai dépensé beaucoup d’énergie à m’accrocher pour faire la nav’, manger. Et surtout, dans la configuration actuelle je n’ai aucun endroit pour me reposer confortablement. Les fonds du bateau sont trempés en permanence. »

A bord de « Cercle Vert », la météo est aussi le sujet du matin. « Ils vont vite dans le Sud, confie Gildas Morvan, avec une légère inquiétude dans la voix. Si le vent reste comme cela jusqu’à la fin de la course, les Sudistes devraient marcher à 9-10 nœuds de moyenne. Ce n’est pas la peine de s’énerver, je vais continuer à faire marcher le bateau au mieux et espérer un peu de réussite. »

Dans le Sud, 300 milles plus bas, on a de quoi se réjouir. Les moyennes de Charles Caudrelier (« Bostik »), Thomas Rouxel (« Défi Mousquetaires »), Liz Wardley (« Sojasun ») ou Christian Bos (« Belle-Ile-en-Mer ») flirtent avec les 9 nœuds. Nicolas Troussel (« Financo »), le plus au Sud de la flotte, affiche même plus de 10 nœuds de moyenne. « Nous avons pas mal de vent, et je me concentre sur la barre en ce moment, raconte Christian Bos. Depuis avant hier, de 10° en 10°, je mets le cap sur Marie-Galante. Nous sommes enfin dans l’alizé, avec une vingtaine de nœuds de vent. Le bateau accélère. Je marche à 9-10 nœuds de moyenne, avec cette nuit une pointe à 17 nœuds dans un surf. Il faut faire marcher le bateau, car il y a un effet « entonnoir ». La flotte du Sud est en train de se resserrer, et si les conditions se maintiennent cela pourrait ressembler à une course de vitesse jusqu’à Marie-Galante. Donc, pas question de mollir et de se faire déborder ».

Classement à 06H00 ce matin (heure de paris)
1 – Domaine du Mont d’Arbois
2 – Theolia
3 – Gedimat
4 – Art Immobilier Construction
5 – A.ST Groupe
6 – Groupe Céléos
7 – Luisina
8 – Les Mousquetaires
9 – Cercle Vert
10 – Bostik
11 – Défi Mousquetaires
12 – Aquarelle.com
13 – Le Comptoir Immobilier
14 – Sojasun
15 – Financo
16 – Pays Marie-Galante
17 – Lenze
18 – Belle-Ile-en-Mer
19 – France Soir
20 – Baïko
21 – Défi Transat 1
22 – Iles de la région Guadeloupe
NL –  Suzuki Automobiles
NL – Banque Populaire

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Et si la course se jouait en ce moment ?

Gildas Mahé
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" La course est probablement en train de se jouer maintenant. La question est de savoir si avec Titi (Thierry Duprey du Vorsent), Armel Tripon et Eric Defert, on se bagarre pour la première ou la 15e place… En attendant, on n’a pas tellement de solutions. La météo est hyper instable. J’essaie donc de faire la route directe avec ce qui me tombe dessus, sans extrapôler ", commente Robert Nagy ("Théolia"), second au classement de 15h ce samedi. Pour l’instant, l’anticyclone qui se trouve sur sa route n’est pas très méchant  ce qui lui permet, ainsi qu’à ses adversaires directs, de conserver des vitesses correctes. " J’ai du vent de Nord entre 8 et 12 noeuds. C’est pas mal. Il y a cependant une petite houle résiduelle et des variations de vent jusqu’à 60° qui rendent la navigation assez technique. On ne peut pas trop lâcher la barre mais au moins ça avance " poursuit le Hyèrois. De son côté, Armel Tripon, qui a lâché les commandes de la courses hier après-midi après six jours de leadership, est plus dubitatif : " la situation est délicate. Ce n’est pas évident de se positionner par rapport à l’anticyclone. II a l’air de prendre plus de place que prévu, j’ai du mal à voir l’étendue que ça va prendre. Si on arrive à accrocher l’alizé rapidement, ce sera bon mais il ne faut pas que l’on perde trop de temps ". " Il va falloir compter sur sa bonne étoile ", ajoute Eric Defert qui reste malgré tout optimiste, comme à son habitude. " On est dans une zone difficile à négocier mais le soleil est revenu. Ca fait du bien car depuis le départ, c’était franchement rock and roll ! ".  

De leur côté, les Sudistes poursuivent leur cap à l’Ouest, poussés par un alizé qui continue de se renforcer doucement. " Il y a 25 noeuds de vent. On va vite, c’est super agréable. On fait avancer la machine au plus vite, en prenant garde de ne rien casser " explique Jeanne Grégoire ("Banque Populaire"). " Ca glisse tout seul ! Ca pousse, ça surf : c’est vraiment extra… " ajoute Christian Bos. " Je passe beaucoup de temps à la barre mais ceux de devant font pareils et ils attaquent ! " Charles Caudrelier ("Bostik"), Thomas Rouxel ("Défi Mousquetaires"), Liz Wardley ("Sojasun") ou encore Nicolas Troussel ("Financo") naviguent en effet poignée dans le coin depuis hier. Plus de 200 milles avalés ces dernières 24 heures et des moyennes qui flirtent à nouveau avec les 9 noeuds. Certes, ils comptent toujours entre 150 et 200 milles de retard sur les leaders par rapport à la distance au but mais grapillent de précieux milles à chaque heure qui passe. La petite bande des quatre a déjà rattrapé plus de 50 milles depuis hier. " Les gars du Sud caracollent. Ils vont super vite. Si le vent ne forcit pas de 6-7 noeuds dans les prochaines heures, ça va être dur pour nous de résister ", lâche Marc Emig ("A.ST Groupe), tenant de l’option au centre. " Il va falloir envoyer du bois maintenant car j’ai bien l’impression qu’on tend vers une arrivée digne d’une étape de Solitaire du Figaro !

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Stars au Spi…

Spi Ouest jour 1
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C’est toute la magie du ‘Spi’, au détour d’un ponton croiser un Vincent Riou, un Pascal Bidégorry ou encore un Franck Cammas. Ils ont, le temps d’un week end, délaissé leurs grands bateaux pour venir naviguer en Open 7,50 à La Trinité. Et même Jimmy Pahun, pourtant 10 fois vainqueur au Spi Ouest France, s’en émeut. «Pour moi qui n’ai jamais dépassé La Rochelle en bateau, c’est toujours fascinant de régater contre ces marins exceptionnels». Pour autant, ces champions de la course au large ne sont pas là en dilettante. «Le niveau est très élevé, explique Pascal Bidégorry vainqueur de la première journée de régates, c’est très sympa de naviguer sur ce type de bateau». Le vainqueur du dernier Vendée Globe, Vincent Riou est secondé par Sébastien Josse sur Co Incidences. Un préambule au prochain défi des deux skippers qui partiront ensemble sur la Barcelona Race à l’automne (tour du monde sans escale). «Quelque soit le support, c’est important et intéressant pour nous de naviguer. L’Open 7,50 est un bateau exigeant, une vraie petite bombe. Tout le monde est à fond dans cette série, on prend vraiment du plaisir. Notre objectif sur le Spi Ouest France est avant tout de régater parce qu’à mon goût, on ne navigue pas assez dans l’année en dehors des compétitions. C’est aussi l’occasion de naviguer avec l’équipage puisque sur les cinq équipiers du Spi Ouest, quatre participeront à toute la saison».

Le Spi Ouest France, coup d’envoi du Trophée Atlantique UNCL

Le Trophée Atlantique UNCL est un classement par points qui désigne chaque année les meilleurs bateaux IRC en Atlantique. Pour 2007, huit épreuves sont prises en compte : Cinq Grands Prix et trois Courses au large , le Spi est la première épreuve de la saison. Le classement général se fera en retenant les cinq meilleurs résultats. Un bonus de 25 points sera acquis pour tous bateaux participants aux cinq Grands Prix. Les premiers de chaque classe seront qualifiés pour la finale des Trophées UNCL (Trophée Atlantique, Manche et Méditerranée). En 2006, les vainqueurs étaient : en IRC 1 Paprec Recyclage (S.NEVE), en IRC 2 Batistyle (C.LEGLOAHEC), en IRC 3 La Maison du Poisson (T.LEGLATIN), en IRC 4 Gwennath (G.LEMAUX) et en IRC 5 Best Composit Lanester (X.TINEL).

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