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Le Tour reste encore à quai ce vendredi soir…

tour de France a la voile
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Afin de faire route au plus vite sur Paimpol-Côtes d’Armor, les équipages auront la liberté de choisir leur parcours, notamment au moment du passage des îles anglo-normandes où plusieurs options peuvent être choisies. Hervé Gautier, skipper de Caisse d’Epargne – HEC – Ecole Navale se réjouit de cette décision : « un parcours libre implique plus de jeu, c’est rigolo car on peut moins contrôler les adversaires. Il est donc primordial d’anticiper sur ses décisions, d’autant plus qu’on finira le ralliement avec un courant traversier ». Les navigateurs seront donc à l’honneur demain, en se confrontant à de réelles conditions de course au large. Par ailleurs, la météo risque fort de leur réserver de la pétole (absence totale de vent) sur la fin du ralliement.

Pascal Scaviner, responsable des prévisions chez Météo Consult, explique les caprices de la météo sur le Tour de France à la Voile. « Nous sommes en ce moment dans un système dépressionnaire composé de deux à trois dépressions, organisé du Sud-est de Terre-Neuve au Nord de l’Europe. Cela explique le flux de secteur Ouest qui souffle actuellement sur la Manche. On subit en effet le passage des perturbations centrées sur la mer du Nord qui se déplacent progressivement vers l’Est. Il y aura dès demain une baisse sensible du vent due à l’éloignement de la dépression, cela permettra aux Mumm 30 de rallier Paimpol dans des conditions favorables. Il est même fort probable qu’ils y arrivent dans la pétole ! En revanche, il faut s’attendre à retrouver le même régime de vents perturbés avec de nombreuses pétoles passagères jusqu’à mi-juillet : l’accalmie de demain n’est que temporaire. Les vents seront moins forts bien que soutenus durant les étapes de l’arc Atlantique, et un fort mistral d’Ouest soufflera en Méditerranée ». Assurément, cette trentième édition du Tour de France à la Voile aura le vent en poupe !

Retour à la course : les Mumm 30 ont rendez-vous demain à 06 heures devant la rade de Cherbourg pour faire voiles sur Paimpol – Côtes d’Armor.

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ACG félicite Alinghi.

Bertarelli/ACG
Bertarelli/ACG

"Advanced Composites Group Limited (Heanor, UK), entité de la Division Composites d’Umeco plc et Fournisseur Officiel de Matériaux Composites durant la campagne pour l’America’s Cup d’Alinghi, félicite l’équipe pour sa défense victorieuse de la Coupe. Lors de l’un des combats les plus serrés et les plus passionnants observés depuis longtemps, le Defender Alinghi a battu le Challenger Team New Zealand par 5 victoires à 2.
Le chantier Decision a construit les ACC version 5 SUI91 et le vainqueur de la Coupe SUI100, utilisant à nouveau le prepreg VTM®260 d’ACG.
Conçu pour des moulages à basse pression et basse température, cette méthode polyvalente est désormais une méthode de choix pour l’univers de la voile sportive, ayant fait ses preuves au plus haut niveau de l’America’s Cup et de la Volvo Ocean Race.
Commentaire de Dirk Kramers, Chief Engineer d’Alinghi : "Merci pour le soutient et le travail bien fait.""

Source ACG
www.acg.co.uk

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Une semaine de tempête sur le Tour de France

tour de France a la voile
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Le 29 juin au matin, le Comité de Course prenait la décision de retarder d’une journée le lancement de l’épreuve, à cause du vent violent qui soufflait alors sur Dunkerque. Depuis, un prologue, quatre manches sur parcours « banane » (en aller-retour) et deux ralliements totalisants plus de 200 milles ont été courus dans des conditions météorologiques souvent extrêmes.

En effet, les équipages du Tour de France à la Voile ont déjà essuyé deux BMS (bulletin météo spécial), une houle toujours très prononcée, et – malgré cela – ont même eu droit à un peu de pétole avant l’arrivée à Dieppe ! Daniel Souben, skipper sur Courrier Dunkerque, revient sur la météo de cette première semaine en Manche : « On a eu un vent très difficile, tant en force qu’en direction puisque nous avons fait les ralliements majoritairement au près. Les bateaux souffrent, et les coureurs aussi ». Les longs bords de rappel sont en effet douloureux pour les équipiers, qui doivent tout donner pour maintenir l’équilibre du bateau dans la brise. A ce jeu-là, « les équipages bien préparés sont favorisés », et le skipper vannetais, habitué du trimaran sur le circuit ORMA, ne se sent pas en marge. « Cela ne se passe pas trop mal pour nous depuis Dieppe, on est régulier, c’est l’essentiel. Il n’y a que comme ça qu’on peut arriver à bien se placer sur le Tour de France à la Voile ».

La régularité, c’est aussi ce qui a payé pour les favoris du trio de tête, Ile de France (Victor Lanier, Nicolas Pauchet), Tahiti et ses Iles (Teva Plichart) et Toulon Provence Méditerranée – COYCHyères (Fabien Henry). Ce dernier prend la place de Manche – Basse Normandie (Benoît Charon, Nicolas Jossier) sur la troisième marche du podium, les Normands ayant été contraints à l’abandon sur le ralliement entre Dieppe et Cherbourg par la casse de leur étai. Heureusement, tout comme EIGSI – Charente Maritime après son démâtage il y a trois jours, l’équipage a pu réparer les dégâts et sera présent sur la ligne du prochain départ.

Au briefing des skippers hier à 18 heures, le Comité de Course a laissé entendre que le départ ne serait vraisemblablement pas donné aujourd’hui : « le Raz Blanchard est démonté, et même dangereux au dire des professionnels du sémaphore qui enregistrent 25 nœuds de moyenne et des rafales à 35 noeuds. On imagine mal un Mumm 30 passer dans ces conditions ». Un nouveau briefing a été programmé pour demain à 11 heures.

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L’avis de Paul Cayard sur la prochaine Coupe

Black Pearl
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"…Certes, une partie de la tradition s’en va. La Coupe a toujours eu lieu tous les trois ou quatre ans, comme les J.O. et la Coupe du Monde de Foot. Le fait que le Desafio Espanol ait été accepté par la Société Nautique de Genève comme challenger officiel est quelque chose d’important. Les Espagnols nous ont donné un beau spectacle ici en 2007, bien au-delà des attentes en arrivant en demi-finale et en battant les néo-zélandais à deux reprises, quelque chose que Luna Rossa n’a pas pu accomplir lors de la finale de la Coupe Louis Vuitton. Ils vont certainement améliorer leur performance pour la 33ème édition de la Coupe et être Challenger, cela fait partie d’un ensemble que l’équipe est en train de mettre en place. Cela semble normal aussi de donner un rôle réel à l’équipe de la ville hôte. Le marché du recrutement des marins, des architectes et des directeurs fleurit ici à Valence. Et puis le bateau changera-t-il? La rumeur dit oui. Ce serait logique. La différence au niveau de la performance est tellement réduite aujourd’hui, que la seule manière pour la défense d’obtenir un petit avantage serait de faire évoluer la classe. Bien entendu, ceci n’est pas une idée, qui vient à l’esprit d’Alinghi depuis hier. Plusieurs plans et plusieurs tests en bassin de carène ont sans doute déjà été étudiés chez Alinghi. Demain ils préciseront les règles du jeu aux autres. Quand, où et avec quel bateau ? C’est bien cela la Coupe. Cela fait partie du jeu. Le gagnant décide. C’est ce qui fait que la Coupe est un Graal. Ce jeudi, Alinghi publiera sans doute le protocole signé avec le Desafio Espanol, dans le rôle de défi officiel, et au cours des semaines à venir d’autres informations seront annoncés. A suivre…".

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Jean Le Cam fera équipe avec Gildas Morvan

Le cam Gildas Morvan
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 « Gildas Morvan faisait parti avec Yann Régniau de nos tous premiers choix » explique Michel Ollivier, chef de projet du monocoque « VM Matériaux ». « Jean souhaitait à l’origine profiter en course de l’expertise de Yann Régniau pour optimiser son programme « voiles » dans la perspective du Vendée Globe. Cette collaboration avec notre voilier Yann Régniau  n’est nullement remise en cause et se poursuivra à terre et en mer pour notre campagne d’optimisation du plan de voilure. Mais compte tenu de son indisponibilité, c’est Gildas Morvan qui tiendra le rôle de co-skipper pour la Transat Jacques Vabre cet automne ».

Jean Le Cam souhaite en finir au plus tôt avec l’incontournable parcours de qualification pour la Transat Le Havre-Salvador de Bahia (départ le 3 novembre). Le nouveau duo Le Cam-Morvan, qui totalise à eux deux plus de 28 participations à La Solitaire*,  pourrait s’élancer dans cette optique avant ou tout de suite après le week-end de Douarnenez (Défi de Douarnenez-Record Penn ar Bed Finistère du 13 au 15 juillet).
Gildas poursuivra quant à lui en août son programme solo personnel avec Cercle Vert sur la Solitaire Afflelou-Le Figaro.

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Présentation du Protocol de la 33e America’s Cup à Valencia…

Final America s Cup team New Zealand  Alinghi
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Le Challenger of Record est le Club Náutico Español de Vela qui a signé le Protocol de la 33e America’s Cup en accord avec le Yacht Club du Defender, la Société Nautique de Genève (SNG).

Le Protocol a été présenté lors d’une conférence de presse tenue jeudi, dans le Port America’s Cup, en présence de Michel Bonnefous, Directeur Général de la société organisatrice de l’événement, Brad Butterworth, skipper de l’équipe victorieuse Alinghi, et Hamish Ross, Conseiller Juridique d’Alinghi.

Le site de la 33e America’s Cup n’a pas été annoncé mais il a été reconnu que des discussions étaient en cours actuellement avec Valencia et qu’un accord avec la ville hôte était envisagé. La sélection de Valencia, ou d’une autre ville européenne, sera signé et annoncé avant, ou au plus tard, le 31 décembre 2007.

"Aujourd’hui, nous avons une relation naturelle avec Valencia et l’Espagne, et évidemment nous discutons beaucoup d’une reconduction de Valencia mais aucun accord n’a été passé jusqu’ici. J’imagine que si nous arrivons à un accord, celui-ci aura lieu rapidement et nous serions en mesure de l’annoncer prochainement. Sinon, nous relancerons un processus de sélection – de deux ou trois mois – pour choisir une autre ville. Nous avons déjà plusieurs villes qui nous ont fait part de leur désir d’accueillir l’America’s Cup, » a ajouté Michel Bonnefous, confirmant également qu’il serait moins impliqué dans la prochaine édition mais qu’il ne se retirerait pas pour autant.

La 33e America’s Cup sera disputée au plus tôt, en 2009 et au plus tard, en 2011. Elle consistera en une phase de pré régates (qui peuvent être utilisées comme qualification pour l’événement majeur), suivie de l’événement principal, comprenant des « Trials », la sélection des Challengers et l’America’s Cup Match. Cet agenda sera confirmé avant, ou au plus tard, le 31 décembre 2007.

Comme lors de la 32e America’s Cup, la Société Nautique de Genève confie à ACM l’organisation et le financement de la 33e America’s Cup.

ACM est également en charge de la nomination du Comité de Course et du Comité de Jauge, en collaboration avec le Chef Umpire (responsable des arbitres). ACM établira également une Commission des Compétiteurs où le Defender et les Challengers seront représentés et où ils se réuniront régulièrement pour discuter et échanger des informations.

Sans aucun doute, le principal changement est celui de l’émergence de cette classe de bateaux que Butterworth a décrite comme un facteur d’ouverture pour de nouvelles équipes qui, comme celles déjà présentes dans la Coupe, partiront au même niveau.

"Tout le monde souhaite de nouveaux bateaux, plus grands, plus exaltants, plus difficiles à manier et plus rapides, et cela répond à ces attentes," a-t-il déclaré. " Nous essayons de développer quelque chose de plus existant. Ces bateaux (Class America de jauge 5) sont fantastiques mais je pense qu’ils arrivent à la fin de leur vie et les gens recherchent un support plus grand et plus rapide. Les gars devront être encore plus athlétiques puisque ces bateaux seront plus physiques en navigation."

Durant les pré régates, les équipes courront à bord des Class America existants. Il y aura au moins une période de 18 mois entre la publication des nouvelles Règles de Classe et la première régate avec les nouveaux bateaux.

ACM va désormais travailler sur les détails des Règles de Classe, la sélection du site de la 33e America’s Cup et la publication du Règlement de la Compétition et de celui de l’Evénement.

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55 inscrits au départ de la Transat Jacques Vabre

Geant s´approche de Bahia
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Connus ou moins connus… Déjà vus ou inédits… Complémentaires ou similaires… Les duos de  la Transat Jacques Vabre 2007 se révèlent au fur et à mesure des inscriptions. Une addition de talents en somme recrutés à l’international puisque le plateau défini au 1er juillet rassemble déjà 9 nationalités Européennes et Nord-Américaines (USA et Canada). Et parmi les filières voile représentées cette année… les «figaristes» s’illustrent comme les co-skippers de premier choix !  
 
Zoom sur les classes…
Le règlement précisant qu’il faut 3 bateaux pour constituer une classe au 1er Juillet, la huitième édition comprendra donc 4 classes de bateaux : la Class40, les monocoques 60 pieds Open (IMOCA), les multicoques 50 pieds Open et les multicoques 60 pieds Open (ORMA) – (la classe 2 monocoques n’ayant aucun inscrit).
 
La Class40 toujours en effervescence…
Ouverte pour la première fois aux Class40, ces derniers sont attendus en nombre au Havre. Parmi les engagés, certains se sont déjà illustrés lors de  la Route du Rhum – la Banque Postale 2006 et connaissent déjà bien leur bateau. Benoît Parnaudeau, Cécile Poujol, David Lefebvre, Jean-Edouard Criquioche… repartiront donc pour une nouvelle transatlantique Nord-Sud, en double cette fois. Ils devront se mesurer aux petits derniers qui se lancent dans la série car sur les 28 Class40 engagés, 17 nouveaux bateaux seront mis à l’eau cette année pour des skippers qui ne sont pas les derniers venus comme Marc Emig, Bruno Jourdren, Alex Bennett, Florence Arthaud… La Class40 surfe toujours sur la vague du succès et a même séduit au-delà des frontières françaises : elle comptera notamment dans ses rangs un équipage norvégien, un belge, un allemand, un italien et trois anglais…
 
La classe IMOCA en round d’observation
Les projets de nouveaux bateaux ont vu le jour… et la récente victoire de Foncia sur le Record SNSM a donné le ton… Un an avant le Vendée Globe,  la Classe IMOCA s’est enrichie d’unités flambant neuves étudiées pour le grand large. Et si les skippers de ces nouveaux projets seront encore en phase de derniers réglages sur la Transat Jacques Vabre, ils prouvent déjà que rien n’est laissé au hasard en s’entourant de brillants co-skippers pour signer leur première transatlantique. Le brestois Sébastien Audigane, détenteur du Jules Verne, sera aux côtés de Yann Eliès sur Générali ; Kito de Pavant a choisi le barreur du défi français Areva Challenge pour la 32e America’s Cup, Sébastien Col pour l’accompagner sur Groupe Bel ; Armel Le Cleac’h embarquera sur Brit’Air son complice « figariste » Nicolas Troussel, vainqueur en titre du Trophée BPE 2007 et de la Solitaire Afflelou Le Figaro, et Marc Guillemot, qui mettra son Safran a l’eau prochainement a lui aussi choisi un «figariste» émérite : Charles Caudrelier… Cette confrontation sur un parcours exigeant sera importante pour ces bateaux et révélera si les récents modèles tiennent tête aux précédentes générations optimisées cet hiver, car il faudra bien sûr compter sur toute l’expérience des Jean Le Cam, Bernard Stamm et autres dans cette première rencontre jusqu’à Bahia.
 
La classe  50  Open s’étoffe
Il a créé la surprise lors de la dernière édition et n’a bien sûr qu’un seul objectif cette année : celui de gagner ! Franck Yves Escoffier a déjà annoncé la couleur en choisissant de s’associer à Karine Fauconnier à bord du trimaran Crêpes Whaou ! Ces deux spécialistes sur trois coques ont en commun un palmarès convoité mais ils devront notamment faire face à leur concurrent malouin Laiterie de St-Malo, récent vainqueur du Record SNSM à bord duquel Victorien Erussard a choisi d’embarquer Fred Dahirel, vainqueur de la Transat Jacques Vabre 1995. A surveiller de près également, Lalou Roucayrol qui embarquera son sponsor, Pierre van den Broek, PDG de NIM Interim Management, à bord de son nouveau trimaran de  15 mètres qui touchera l’eau cet été quand d’autres, comme Anne Caseneuve et le havrais Roger Langevin font le pari de partir en famille avec leur fille et fils respectifs.
 
La classe ORMA : vers une transat express et un record de 11 jours 23h 10min à battre
Vainqueur de la dernière édition, Pascal Bidégorry sera à nouveau au départ de  la Transat Jacques Vabre pour défendre son titre. Le skipper du Trimaran Banque Populaire IV a fait appel au navigateur suisse Yvan Ravussin pour former un duo qu’il espère gagnant. Motivé plus que jamais pour faire face à ses rivaux de renoms parmi lesquels : Franck Cammas sur Groupama retrouvera Stève Ravussin avec qui il a déjà gagné la course en 2001 ; Lionel Lemonchois embarquera à bord de Gitana 11 celui qui l’avait si bien conseillé en matière de routage lors de la dernière Route du Rhum –  La Banque Postale : Yann Guichard ; Antoine Koch (Sopra Group) s’alignera au départ avec son préparateur Grégory Gendron. Quant à  Yvan Bourgnon (Brossard), il faudra encore attendre quelques semaines pour que le skipper suisse, actuellement en stand by pour tenter le record de l’Atlantique Nord (New-York / Cap Lizard), révéle le nom de son co-skipper.

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Allez les bleus !

Rohart et Rambeau
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Xavier et Pascal ont beau avoir réalisé une belle journée avec deux troisièmes places, le Roi Scheidt s’est adjugé deux victoires coup sur coup et leur a ravi la tête de ce podium provisoire. En catamaran, on remarque la progression constante de Xavier Revil et Christophe Espagnon qui parviennent à mi-parcours à prendre la troisième place du général. Devant eux, les Espagnols Fernando Echavarri et Anton Paz, champions du monde 2005, ont pris les rênes aux dépens de Carolijn Brouwer et Sebastien Godefroid. Comme souvent en Tornado, une bonne nouvelle n’arrive jamais seule : deux autres équipages tricolores sont aux avants postes et la dernière manche a été l’objet d’un duel acharné entre les équipages Guichard / Guyader et Besson / Jarlegan. Yann Guichard est parvenu à remporter la manche poursuivi par les Nantais ce qui permet aux deux équipages de l’ouest de figurer ce soir parmi les dix premiers. Billy Besson et Arnaud Jarlegan sont sixièmes alors que Yann Guichard et Alexandre Guyader sont huitièmes.
Parmi les Laser qui ont débuté hier, la meilleure performance française est à attribuer au Brestois Thomas Le Breton, quatrième du général ce soir grâce notamment à une victoire de manche. Seules trois courses ont été disputées dans cette discipline et il faudra attendre la journée de vendredi pour voir si les tendances se confirment. Chez les filles, Sophie de Turckheim est dixième.
Demain, vendredi, c’est au tour 49er et des RS :X de rentrer en piste. En planche à voile, les chances françaises sont multiples. Faustine Merret, la championne olympique en titre n’est que la partie émergée d’un iceberg qui regorge de talents. Chez les garçons comme chez les filles, ils sont nombreux à pouvoir prétendre au podium.

Résultats provisoires :
Star :
1. BRA Robert Scheidt et Bruno Prada
2. FRA Xavier Rohart et Pascal Rambeau (SN Marseille / SRRochelaises)
3. GBR Ian Percy et Andrew Simpson

Tornado :
1. ESP Fernando Echavarri et Anton Paz
2. BEL Carolijn Brouwer et Sebastien Godefroid
3. FRA Xavier Revil et Christophe Espagnon (SRV Annecy / SRRochelaises – Equipe de France militaire)

6. FRA Billy Besson et Arnaud Jarlegan (SNO Nantes – Equipe de France militaire)
8. FRA Yann Guichard et Alexandre Guyader (AN île aux Moines / CN Angoulins)
21. FRA Olivier Backes et Paul ambroise Sevestre (SN Marseille / YC La Pelle)

Laser :
1. GER Simon Groteluschen
2. GBR Paul Goodisson
3. CRO Mate Arapov
4. FRA Thomas Le Breton (SR Brest – Equipe de France militaire)

14. FRA Corentin Pruvot (CN Fouesnant)
35. FRA Jean-Baptiste Bernaz (COYC Hyères)

Laser Radial :
1. CHN Xu Lijia
2. ISR Nufar Edelman
3. MEX Tania Alias Calles

10. FRA Sophie de Turckheim (YC Antibes – Equipe de France militaire)

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Premières navigations du Géant Sodeb’O en baie de Sydney

Le geant Sodebo en baie de Sydney
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Thomas Coville : «  il réagit vite et offre de belles accélérations. Comme le bateau n’est pas large, il monte rapidement sur une coque. Vive le mât basculant ! On n’a pas encore testé les ballasts. Bien toilé, le bateau est très facile à manœuvrer seul malgré sa taille qui exige une excellente forme physique. Quand tu roules les voiles, tu sens la différence avec le trimaran 60 pieds (18m). Je suis également très satisfait de l’équilibre de barre. Le bateau est parfaitement dans ses lignes  ». 

Après des premières navigations réussies en baie de Sydney, dimanche le maxi Sodeb’O quittera l’Australie direction Nouméa. Première étape d’un convoyage exceptionnel via Darwin, Bali, les Seychelles, la remontée de la mer rouge, le canal de Suez, la traversée de la Méditerranée. Le bateau devrait atteindre les Sables d’Olonne début septembre.

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Trop de vent aux Championnats du Monde J80

J80 à La Trinité sur mer
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Les 500 coureurs issus de 9 nations ont donc consacré, pour certains, leur journée à panser les bobos d’hier, et pour les autres à échafauder les stratégies pour les régates à venir, dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles devraient se poursuivre dans du vent toujours aussi soutenu. Au terme des 3 manches validées hier, deux équipages ibériques se sont magistralement emparés du commandement, au nez et à la barbe des grands favoris Américains (Glen Darden,) anglais (Kevin Sproule) ou allemand (Ulrich Muenker) qui piaffent, effet de surprise passé, à l’idée d’en découdre avec des adversaires désormais bien identifiés.
 
« Nous n’avons pas si souvent l’occasion de naviguer au sein de flotte aussi dense » explique Victor Lanier, actuellement troisième du classement général avec ses hommes de l’équipe de France militaire, « et le vent fort rend les phases de départ et de virements de bouée extrêmement délicates ». Même moue dubitative chez l’américain champion du Monde en titre Glen Darden qui a pu apprécier hier toute la magnifique rigueur du plan d’eau de la Baie de Quiberon quand le vent d’ouest rentre à plus de 25 nœuds ; « J’admire la maîtrise du Comité de course qui a parfaitement orchestré hier l’envoi des trois manches. Mais au-delà de 25 nœuds, les envois de spis deviennent très acrobatiques et il est dommage que l’issue des courses se joue sur des ennuis mécaniques… ».
Le championnat du Monde démarré hier dans des conditions proches de l’idéal marque donc le pas aujourd’hui. Les prévisions météos laissent planer le doute d’une nouvelle journée difficile demain. Pas de quoi pourtant démobiliser des compétiteurs qui ont goûté au sel de l’action et dont l’adrénaline boue depuis littéralement d’impatience. « On ne veut pas prendre de risque avec les hommes et le matériel » conclue le leader espagnol Ignacio Camino, « Mais ces conditions procurent tant de plaisir à naviguer que l’envie est grande d’aller tenter le diable. »
 
Le pavillon A envoyé au-dessus de l’aperçu annonçait peu avant 15 heures l’annulation pure et simple des régates du jour. Tous les concurrents étaient alors invités à se mettre à la disposition du comité de course demain matin jeudi dès 9 heures.
 
Ils ont dit :
 
Glen Darden (Le Glide-USA) Champion du Monde 2006
« C’est notre première régate ici et nous sommes très impressionnés par cette immense flotte, la plus importante jamais réunie, et par la capacité du comité de course à organiser à la perfection les régates. Il semble qu’il y ait toujours du vent en baie de Quiberon et ce plan d’eau est absolument fabuleux. Notre première journée est satisfaisante sans plus et nous avons pris la mesure du niveau très élevé de la compétition. Il va nous falloir donner à ces Espagnols un peu de compétition… »
 
Ignacio Camino (Nextel Engineering- Espagne)
«  Nous avons eu une très bonne première journée. La clé dans ces régates en flotte est de s’extraire le plus vite possible du paquet et c’est exactement ce que nous avons fait. Il nous faut garder cette intensité toute la semaine car le niveau est élevé et les équipages très proches… »

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