L´anticyclone de Sainte-Hélène n´a jamais aussi bien porté son nom aux yeux de Thomas Coville tant il protège actuellement le record d´Ellen MacArthur. L´immense « bulle » s´étire sur toute la largeur de l´Atlantique Sud et barre la route du Trimaran Sodeb´O vers le Cap de Bonne Espérance et l´Océan Indien. Le skipper s´est donc résolu à contourner l´anticyclone par l´Ouest, allongeant sa route d´environ 800 milles, soit près de deux jours. Il possède 1 jours et 16 heures d’avance sur le record d’Ellen MacArthur mais près de 16 heures de retard sur le chrono de Francis Joyon.
🔒 50 noeuds de vent : Joyon frôle le chavirage en plein Pacifique
Exercice proche de la survie pour Francis Joyon, grand voile affalée pendant 8 heures et une sérieuse alerte au chavirage quand le grand trimaran sous tourmentin seul dévalait les pentes liquides à plus de 20 noeuds. Au « champs de mines » traversé à vue d’énormes icebergs, s’est ajoutée une navigation que d’aucun, à l’exception peut-être de Joyon lui-même, qualifierait de « dantesque », avec des creux de 6 à 7 mètres et des vents atteignant les 50 noeuds. Vivement le Cap Horn…
🔒 Bostik en escale une semaine au Portugal
Charles Caudrelier, skipper de Bostik, le premier monotype Veolia Oceans, Liz Wardley, Erwan Tabarly et Erwan Lebec font escale ce week-end à Cascais au Portugal, sur la route du Tour du monde de Reconnaissance de la SolOcéane, entre Caen et Wellington, la capitale de Nouvelle-Zélande. Après le bris d’un hauban – un des deux câbles qui maintiennent latéralement le mât – en début de semaine, cet arrêt au stand s’impose avant de remettre le cap au Sud.
🔒 Sodeb’o, un demi-jour de retard à l’équateur
Sodeb´O navigue ce matin de Noël par un peu plus de 2 degrés sud, ce qui signifie qu’il a passé l´Equateur cette nuit, peu après 1h ce matin. Parti de Ouessant lundi 17 décembre à 19h43, Sodeb’o boucle donc ce premier « partiel » du tour du monde (Ouessant- Equateur) en 7 jours et un peu plus de 5 heures, soit avec un jour et demi d´avance sur le temps d’Ellen MacArthur, mais 12 heures de retard sur le temps record de Francis Joyon. Ce dernier avait franchi l’équateur en 6 jours et 17 heures.


















