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2ème étape des 1000 milles : Cap sur Santander

1000 milles Brittany Ferries
DR

Dominic Vittet mène la flotte
C’est à 10 heures hier matin que les huit monocoques sont partis de Saint Malo à l’assaut des 1000 milles. « Les conditions de cette traversée étaient vraiment très agréables : vent medium, mer plate et après, une magnifique lune. On a beaucoup de chance d’avoir un temps aussi magnifique et agréable, ça risque de ne pas durer! » confiait ce matin Cécile Poujol (Merci les amis). Un vent moyen qui est finalement retombé en baie de Plymouth, laissant les bateaux totalement « empétolés » à l’abord des côtes anglaises. Une approche interminable dont le résultat s’est immédiatement fait ressentir dans les écarts : « toute l’avance a fondu en deux coups de cuillère à pot. » explique Dominic Vittet, premier à avoir franchi la ligne d’arrivée, à 5 heures 49 minutes et 32 secondes (heure française). Une minute et 57 secondes plus tard c’est Damien Grimont sur Chocolats Monbana qui pointait le bout de son étrave, suivi de Peter Harding (40 Degrees), à 15 minutes et 24 secondes du premier.
Instructions de course obligent, les compétiteurs ont dû effectuer une pause de six heures minimum avant de repartir vers Santander. « Cette escale nous a permis de nous reposer. On est maintenant prêts à en découdre. » affirme Eric Galmard sur Dimension One Spa.

Cap sur Santander
Ainsi, après avoir effectué chacun les 6 heures de pause réglementaires, les skippers sont repartis en fin de matinée pour un run de 430 milles jusqu’à Santander. Les conditions au départ étaient sensiblement les mêmes qu’à l’arrivée avec une mer très calme au sortir de la baie. Miranda Merron qui navigue aux côtés de Peter Harding confirme : « Nous voilà repartis dans le petit temps. Après une année de baston, ça nous paraît très light ! »
Ce nouveau round des 1000 milles Brittany Ferries provoquera sans doute plus de bouleversements au classement que ne l’a fait la première manche. Les conditions de navigation sont optimums pour ce run de vitesse avec une accélération du vent prévue dans la soirée ; de quoi creuser quelques écarts en fonction des options choisies.

Verdict mercredi avec l’arrivée prévue des premiers.

Saint-Malo- Plymouth-Ordre d’arrivée (HF) :
1) Dominique Vittet – Atao Audio System – arrivé à 5h 49min 32s
2) Damien Grimont – Chocolats Monbana – à 1min 57sec
3) Peter Harding – 40 Degrees – à 15min 24sec
4) Cécile Poujol – Merci les amis – à 23min 11sec
5) Yvan Noblet – Appart City – à 26min 35sec
6) Benoît Parnaudeau – Jardin Bio Prévoir- à 35min 27sec
7) Eric Galmard – Dimension Spa – à 42min 6sec
8) Jean-Edouard Criquioche – Choice Hotels – à 1h 3min 40sec

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17 multi M2 au Grand Prix de Saint-Prex

M2 sur le Lac Leman
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Une fois de plus le spectacle était au rendez-vous des curieux venus se masser sur les rives. Chacun a pu ainsi profiter d’une météo magnifique et assister à de superbes passages à la bouée sous le vent, idéalement mouillée à quelques dizaines de mètres du bord. Les bateaux, lancés à vive allure malgré ces conditions faibles de vent, ont su maintenir le suspens avec de nombreux chassés croisés en tête de course. Le jury de course sur l’eau veillait au grain et s’assurait du bon déroulement de la régate.
Si les deux premières places du classement général du SAFRAM M2 Speed Tour semblent promises à Team New Wave et Banque Héritage, la bataille promet d’être rude pour la troisième marche du podium et les places d’honneurs puisque sept M2 se retrouvent avec moins de 14 points d’écart entre la troisième et la neuvième place. Une bonne dose de suspens en perspective…
La suite du programme amènera le SAFRAM M2 Speed Tour 2007 en rade de Genève, pour une ultime étape de la saison, à la Société Nautique de Genève (SNG), les 22 et 23 septembre prochain.

 

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Top départ des 1000 milles !

1000 milles Brittany Ferries
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Tanguy de Lamotte sur Novédia Set-Environnement a appris vendredi soir après la jauge de son bateau, la mauvaise nouvelle de son déclassement. A l’issue de ces tests, il s’est avéré que le couple de redressement du bateau était 5% au-dessus de la limite imposée. « Je suis évidemment très déçu. Je vais faire ma course sans possibilité de gagner. Ceci étant, cela va me permettre de me mesurer aux autres et de tester mon bateau. Et puis, ça reste une qualif pour la Jacques Vabre et un super exercice dans des conditions de course » déclarait-il ce matin.
Une course qui se fera donc à huit compétiteurs, tous motivés par le bel entraînement qu’offrent les 1000 milles. Peter Harding sur 40 Degrees confirme: « C’est toujours bon d’avoir la possibilité de réviser une dernière fois ces classiques à l’approche d’une grande Transat comme la Jacques Vabre. On commence en plus à être nombreux sur la Class 40 donc il faut bien identifier le potentiel d’un maximum de skippers. »

La baie du Naye avait fière allure ce matin avec la présence du ‘Bretagne’, navire de Brittany Ferries encadré par tous ces monocoques de 40 pieds. Les conditions météorologiques étaient très clémentes avec un temps très ensoleillé et un vent plus faible que prévu de 5 à 6 noeuds, de secteur Nord-Est. Depuis le Bretagne, la marraine de la course Martine Jourdren, PDG de la compagnie maritime, a pu saluer une dernière fois les skippers via la VHF avant que ces derniers ne forment la ligne. C’est le rochelais Benoît Parnaudeau et son co-équipier Jean-Christophe Caso qui ont, les premiers, dépassé la ligne. A signaler également, Tanguy de Lamotte, qui bien que déclassé, a lui aussi effectué un très beau départ.
Une fois sortis des passes de Saint-Malo, certains comme Dominique Vittet ont envoyé le Spi. Cependant, l’allure n’étant pas des plus rapides, la majorité des skippers sont quant à eux restés sous Génois.
Selon la première cartographie diffusée à 14 heures sur le site de la SNBSM*, se trouve en tête Dominique Vittet sur Atao Système Audio, suivi par Damien Grimont sur ‘Chocolats Monbana’. C’est Yvan Noblet à bord d’Appart City qui arrive en troisième position avant la jeune marseillaise, Cécile Poujol sur son bateau ‘Merci les Amis’. Le groupe reste cependant assez compact et les écarts relativement faibles. Tout reste évidement possible sur ce rail montant, qualifié de véritable autoroute des mers. Les Class 40 devront rester extrêmement vigilants jusqu’à leur arrivée dans la baie de Plymouth.

Straight on Plymouth!
Les premiers skippers sont attendus à Plymouth en début de nuit. Patrick Morvan, qui barre Appart City aux côtés d’ Yvan Noblet, semblait ce matin perplexe face à l’approche des côtes anglaises: « Si on en croit les cartes météo, on va se retrouver dans une sacrée zone de calme en baie de Plymouth. J’ai peur que ça ne dure un bon bout de temps.» En effet, les prévisions météorologiques de ce matin annonçaient un vent très faible. « Ça va se lever en fin d’après-midi » confiait quant à lui, Patrick Celton, directeur de course. Les marins vont effectuer un premier pit-stop de 6 heures qui pourrait coïncider pour certains avec la marée. Il sera sûrement difficile pour certains d’entre-eux de repartir à la fin de l’arrêt. Suspense donc autour de cette première escale des 1000 Milles. La règle du pit-stop reste quant à elle très claire: les écarts entre les bateaux seront maintenus et les navigateurs ne seront pas autorisés à se ravitailler, ni à consulter la météo à terre.
Rendez-vous demain pour les résultats de cette traversée Saint-Malo/Plymouth sur cette première édition des 1000 milles désormais bien lancée.

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Trophée Jean Stalaven dominé par Crêpes Whaou

Trophée Jean Stalaven
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Malgré son déclassement lors de la première manche, jouée vendredi, à cause d’une erreur à un passage de bouée, Crêpes Whaou ! skippé par Franck-Yves Escoffier a rattrapé son retard. Il arrive premier au classement général, suivi par ses dauphins Laiterie de Saint-Malo de Victorien Erussard et Déléage et Diazo de Loïc Escoffier. « Quand Victorien aura un bateau comme le Crêpes Whaou !, lui aussi gagnera quelques manches », plaisantait Franck-Yves Escoffier lors de la remise des prix. « Je navigue sur un formule 3000 alors que les autres ce sont des 4×4, alors c’est normal que j’arrive devant ! »
 
Une bataille serrée s’est jouée aujourd’hui dans des conditions de vent légères (5 à 10 nœuds) entre les trois trimarans les plus performants. Le troisième au classement général, Deléage et Diazo skippé par Loïc Escoffier, le fils du leader de la Class 50’Open, a réussi à mettre en difficulté Laiterie de Saint-Malo. « C’était une belle bagarre », a commenté Victorien Erussard, qui reprend la mer dès ce soir, à destination du Fastnet, pour faire les 1000 miles nautiques nécessaires à sa qualification pour la Transat Jacques Vabre qu’il effectuera en duo avec son co-équipier Fred Dahirel.
 
Le trimaran Jean Stalaven de Pascal Quintin n’était pas en état de rivaliser avec ses concurrents : repêché au large des Açores le 15 mai dernier, le Jean Stalaven participait au Trophée avec un mât de fortune et une coque endommagée. « J’ai hâte d’être au 4e trophée l’année prochaine : on sera là, et beaucoup plus performant ! » annonce le skipper originaire de Plérin.
 
La troisième et dernière journée s’est déroulée dans des conditions de vent légères (5 à 10 nœuds), sur une mer plate et avec un beau soleil. De nombreux spectateurs sont venus à la rencontre des équipages à leur retour au ponton, vers 16h, puis lors de la remise des prix à 17h.
 
Classement général
    1     Crêpes Whaou ! (16 points)
    2     Laiterie de Saint-Malo (19 points)
    3     Deléage et Diazo (19 points)
    4     Avocet 50 (38 points)
    5     Négocéane (38 points)
    6     Delirium (45 points)
    7     PiR2 (58 points)
    8     Jean Stalaven (69 points)

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Vittet – Chabagny au départ des 1000 milles Brittany Ferries

Atao Dominic Vittet Akilaria 40 Class 40
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Parcours alléchant, plateau haut de gamme et diversifié, entraînement grandeur nature… autant d’atouts qui ont séduit Dominic et Thierry pour leur première course en duo. En effet, les 2 compères ont partagé la barre qu’une seule fois, en juillet dernier à l’occasion du Mondial 40’ qu’ils ont emporté haut la main.
« C’est vraiment très excitant pour moi. C’est une toute nouvelle aventure. Je n’ai jamais navigué au large avec quelqu’un à bord de mon ATAO. Cela va nous permettre de tester notre fonctionnement, par exemple : « qu’est-ce que tu manges ? » ironise Dominic.
« Sérieusement, c’est une belle course au large avec une partie côtière à St Malo et toute la pointe de Bretagne. Pour les 2 spécialistes figaristes que nous sommes Thierry et moi, c’est très intéressant. Enfin, nous avons effectué pas mal de travaux sur le bateau cet hiver. Cette dernière grande épreuve avant la Jacques Vabre va nous permettre de valider de nombreux détails et conforter les choix techniques pris. »
 
Aux côtés de 13 autres duos, ATAO Audio System® s’élancera dimanche à 10h00 devant la Cité d’Alet à St Malo. Un petit vent NE fraîchissant doucement dans la nuit devrait accompagner les concurrents pour atteindre 15-20 nœuds lundi et mardi en descendant vers la Bretagne et le nord du Golfe.

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Epilogue de la 38e Solitaire

Jean-Pierre Nicol
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Voilà, c’est fini. Le bon roi Michel est venu rejoindre dans les livres d’histoire maritime les non moins bons souverains Jean et Philippe dans la dynastie des triples couronnés. Il n’est pas certain que la simpliste et médiatique métaphore trop filée plaise aux Desjoyeaux, Le Cam et Poupon, principaux intéressés dans l’affaire (l’inverse est même vérifié, mais dans le genre faux problème ça se pose là), il n’empêche que cette Solitaire Afflelou Le Figaro 2007 a baissé le rideau ce vendredi après-midi en baie des Sables d’Olonne sur une Régate de clôture remportée pour la gloire par le bizuth Jean-Pierre Nicol (Gavotes), dans du tout petit temps – moins de dix noeuds de vent de ouest-nord-ouest et mer calme – très peu représentatif de cette Solitaire marquée par trois étapes sur quatre de conditions musclées.

Ce qui était en revanche plus représentatif de la motivation des marins était le rappel général, puis les rappels individuels ordonnés par le Comité de course lors de la pourtant deuxième procédure de départ. C’était pour rire, certes, mais ce n’était pas une raison pour ne pas être « dans le timing du start », comme ils disent, c’est-à-dire le mieux placé au départ.

A six par bateau, embarquant à leurs bords partenaires, préparateurs et amis, les Figaro Bénéteau II ont offert un joli spectacle en baie des Sables d’Olonne où l’été fait enfin une apparition bienvenue. Après un peu moins de deux heures de course conviviale dans des conditions de demoiselles idéales pour ce genre d’exercice, les équipages de Christopher Pratt et Nicolas Bérenger s’octroyaient les 2e et 3e places derrière Jean-Pierre Nicol, derniers accessits honorifiques de l’épreuve.

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Qingdao : 4 médailles pour les Français !

Ingrid Petitjean et Nadège Douroux dans la brise
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Mais les français semblent s’adapter aux spécificités de ce plan d’eau et ont réalisé de bons résultats d’ensemble à Qingdao. Ils remportent quatre médailles de Bronze en Tornado, Star, RS :X Hommes et 470 Femmes.

En Tornado, Xavier Revil et Christophe Espagnon ont réalisé de belles performances tout au long de la semaine. Pénalisés par une manche de 12 à l’entrée dans la compétition, le duo n’a plus le droit à l’erreur. Plus de régularité et surtout un sans faute dans la Medal Race –ils terminent 2ème de la manche- leur permet d’accéder à la troisième marche du podium. Un résultat qui vient compléter un tableau déjà bien rempli pour 2007 avec une 3ème place au championnat d’Europe et une 6ème place au championnat du monde. Les autrichiens Roman Hagara et Hans Peter Steinacher s’imposent dans la série.

En Star, l’équipage Xavier Rohart / Pascal Rambeau termine la compétition sur une petite déception, celle d’avoir laissé la victoire finale s’échapper en raison d’une Medal Race en-deçà de leurs performances sur la semaine. En tête du classement général ce matin, les doubles champions du monde n’ont pas réussi à s’adapter suffisamment au vent forcissant au cours de la Medal Race. Ils terminent 7ème de la manche et descendent de deux marches pour prendre finalement la médaille de bronze. Si l’or leur échappe de peu dans une compétition particulièrement serrée, Xavier et Pascal ont une fois encore montré toute la maitrise de leur sujet sur un plan d’eau qu’ils découvraient pour la première fois. Deuxième de la Medal race, ce sont les brésiliens Robert Sheidt et Bruno Prada qui s’emparent de la victoire finale.

Ingrid Petitjean et Nadège Douroux remportent la médaille de bronze en 470 après une très belle victoire lors de la medal race. Les marseillaises se sont montrées très accrocheuses tout au long de la semaine et ne terminent qu’à deux petits points des australiennes Rechichi / Parkinson, médaille d’or. C’est le deuxième podium pour le duo tricolore sur le plan d’eau des futurs Jeux Olympiques puisque l’an dernier, Ingrid et Nadège s’étaient déjà classées 2ème. Rappelons également leur titre de vice-championnes du monde remporté en juillet au Portugal.

La quatrième médaille de bronze revient donc à Julien Bontemps, autre valeur sûre française. Le licencié de l’ASPTT Nantes a bénéficié de sa connaissance du plan d’eau sur lequel il avait déjà régaté l’an dernier et s’était classé 6ème. Il a aussi fait preuve d’une grande détermination. Avec cette troisième place, Julien, qui a effectué son retour à la compétition au printemps dernier après l’obtention de son professorat de sport, confirme sa montée en puissance. Comme dans beaucoup de séries, le jeu était serré en RS :X et la Medal Race aura nettement modifié la hiérarchie puisque le chinois Yuan Guo Zhou, avec ses 4 victoires de manches sur les 6 disputées, se voyait déjà couronné en son pays. Mais on sait combien le résultat sur la Medal Race peut être déterminant. En terminant avant dernier de l’ultime manche, il doit céder sa couronne au néo-zélandais Tom Ashley.

Même schéma chez les filles en RS :X mais cette fois au détriment de la française Faustine Merret. En tête du classement général ce matin, Faustine fait une mauvaise Medal Race : elle termine dernière. « Aujourd’hui, nous avons eu des conditions exceptionnelles avec du vent. Ca allait bien jusqu’au moment où j’ai pris des algues. J’ai eu beaucoup de mal à les enlever donc j’ai du carrément mettre la voile dans l’eau. Quand je suis repartie, j’étais 10ème ! » explique la championne olympique. Ces vingt points lui coûtent cher puisqu’elle doit, de ce fait, descendre du podium pour prendre la 4ème place. On sentait cet après midi une pointe de déception pour celle qui avait effectué une très belle compétition après sa contre performance au Championnat du Monde de Cascaïs – elle avait terminé 13ème, ndr-. On retiendra surtout que le plan d’eau chinois, son courant et ses conditions de vent faible semblent convenir à la licenciée des Crocos de l’Elorn qui a remporté notamment trois victoires de manches.

Dans la catégorie des « jeunes loups », on trouve Pierre Leboucher et Vincent Garros en 470. 5ème du championnat d’Europe et vainqueurs de la SOF, les nantais ont déjà fait parler d’eux cette année. Et s’ils ne montent pas sur le podium en Chine, ils terminent sur une très belle 5ème place avec une victoire de manche hier. Ils devancent les israëliens Kliger / Gal, troisième du championnat du monde ISAF.

On constate la même énergie autour du duo Morgan Lagravière / Stéphane Christidis en 49er. Ils réalisent une belle performance en entrant dans le Top Ten avec leur 8ème place. Morgan et Stéphane ont montré durant toute la compétition qu’ils pouvaient se hisser au meilleur niveau. Pour preuve, ils remportent une victoire de manche et terminent sur une belle deuxième place dans la Medal Race. Reste à gagner en régularité.

La compétition aura été plus difficile pour nos représentants en Laser, Thomas Le Breton et en Laser Radial, Sophie de Turckheim. Classés respectivement 18ème et 13ème, Thomas et Sophie n’auront pas la chance de disputer la Medal Race. C’est une surprise pour nos deux athlètes habitués des podiums mondiaux. « Sophie est passée à côté de très belles choses. Elle fait des petites erreurs qui au final lui coûtent cher car elle avait la capacité de disputer la Medal Race. Thomas a quant à lui effectué un démarrage difficile » explique Claire Fountaine. Le martiniquais Ismaël Bruno se classe 20ème en Finn.

L’Equipe de France va quitter la Chine dans les jours qui viennent. Pour les athlètes comme pour l’encadrement, les valises seront chargées d’enseignements. Le prochain rendez-vous avec Qingdao est fixé à l’année prochaine, et plus précisément au 9 août 2008, premier jour de compétition pour les tricolores. Cette fois, il ne s’agira plus de la répétition générale mais bel et bien des Jeux Olympiques, ceux de Beijing 2008. *

Podium et résultats des coureurs français engagés :

Tornado:
1 – Roman Hagara / Hans Peter Steinacher (AUT)
2 – Darren Bundock / Glenn Ashby (AUS)
3 – Xavier Revil / Christophe Espagnon (SRV Annecy – SRR Equipe de France militaire)

Star :
1 – Robert Scheidt / Bruno Prada (BRA)
2 – Hamish Pepper / Carl Williams (NZL)
3 – Xavier Rohart / Pascal Rambeau (YC La Pelle – SR Rochelaises)

470 hommes :
1 – Nathan Wilmot / Malcolm Page (AUS)
2 – Nick Rogers / Joe Glanfield (GBR)
3 – Alvaro Marinho / Miguel Nunes (POR)
5 – Pierre Leboucher / Vincent Garos (ASPTT Nantes / SNO Nantes)

470 femmes :
1 – Elsie Rechichi / Tessa Parkinson (AUS)
2 – Ai Kondo / Naoko Kamata (JPN)
3 – Ingrid Petitjean / Nadège Douroux (SN Marseille – SN Marseille)

RS :X hommes :
1 – Tom Ashley (NZL)
2 – Yuan Guo Zhou (CHN)
3 – Julien Bontemps (ASPTT Nantes)

RS :X femmes :
1 – Bryony Shaw (GBR)
2 – Alessandra Sensini (ITA)
3 – Jessica Crisp (AUS)
4 – Faustine Merret (Crocos de L’Elorn)

49er :
1 – Stevie Morrison / Ben Rhodes (GBR)
2 – Iker Martinez / Xabier Fernandez (ESP)
3 – Peter Hansen / Soren Hansen (DEN)
8 – Morgan Lagravière / Stéphane Christidis (YC Pointe Rouge / EV Cagnes sur Mer)

Finn :
1 – Ben Ainslie (GBR)
2 – Pieter Jan Postma (NED)
3 – Peer Moberg (NOR)
20 – Ismaël Bruno (CN Schoelcher)

Laser Radial :
1 – Anna Tunnicliffe (USA)
2 – Jo Aleh (NZL)
3 – Tina Mihelic (CRO)
13 – Sophie de Turckheim (YC Antibes – Equipe de France Militaire)

Laser :
1 – Maciej Grabowski (POL)
2 – Paul Goodison (GBR)
3 – Rasmus Myrgren (SWE)
18 – Thomas Le Breton (SR Brest – Equipe de France Militaire)

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Cécile Poujol au départ des 1000 milles Brittany Ferries

Cecile Poujol
DR

Course en double, ouverte aux monocoques de la Class 40, sur un parcours Saint Malo – Plymouth – Santander – Roscoff – Saint Malo. Celle course a valeur de qualification pour la Transat Jacques Vabre pour les équipages n’ayant pas encore validé leur inscription, une formalité que Cécile et Rémi ont déjà rempli lors du convoyage du bateau entre la Méditerranée et l’Atlantique en juin dernier.
 
Les 13 concurrents inscrits à cette première édition sont pour la plupart des concurrents expérimentés, mais forte d’une avant saison prometteuse avec une place de seconde en mini avec Isabelle Joschke à bord de Degrémont-Synergie et tout dernièrement une autre place de seconde à la deuxième étape de la course Les Sables – Madère – Les Sables sur son Class 40 avec Rémi, Cécile a bien l’intention de confirmer ces bonnes performances. « Cette course est une occasion supplémentaire de s’entraîner  avant la Transat Jacques Vabre, mais aussi de valider les modifications apportées au bateau depuis la course Les Sables – Madère – Les Sables sur un parcours inédit et très technique. C’est aussi l’opportunité de se comparer aux autres concurrents, la majorité des bateaux étant engagés dans la Transat. »

Reste à surveiller les performances des navigateurs absents lors de la course Les Sables-Madère-Les Sables et qui, pour certains, sont des concurrents redoutables : Atao Audio System avec Dominique Vittet, qui a beaucoup d’expérience et que Cécile a déjà rencontré sur le Rhum, 40 Degrés avec Miranda Meron qui a un bateau récent et de très bons résultats au Mondial comme au Fastnet, Chocolat Monbana de Damien Grimont, qui sera sans doute absent de la Transat Jacques Vabre, Novedia Group-Set Environnement de Tanguy De Lamotte  « un bon marin, un bon co-skipper et a priori, un bon bateau ! » et ceux contre lesquels la jeune femme s’est déjà battue ; Cinéma Cinéfil.com de Jean-Edouard Criquioche, arrivé 41 secondes devant au Rhum, Jardin Bio de Benoît Parnaudeau, arrivé 76 secondes devant sur la course de Madère ou Appart City de Yvan Noblet, vainqueur de la course de Madère…

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Suite de la polémique sur la 33e America’s Cup

Coupe America Cup
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La Société Nautique de Genève, Alinghi et l’ACM sont très déçus que BMW Oracle Racing, par le biais du Golden Gate Yacht Club, soit allé jusqu’à déposer son dossier auprès des tribunaux new-yorkais. "ACM a de bonne foi proposé un protocole pour faire avancer le sport de la Coupe de l’America. Loin d’eux , l’idée de tenter de tout contrôler, car le nouveau protocole a été formulé pour améliorer la 33ème Coupe : une nouvelle jauge, qui remet la technologie à jour, en proposant des courses passionnantes et une couverture plus importante et une épreuve plus professionnelle, ce qui sera positif pour cette première épreuve de la voile compétitive, " précise Michel Bonnefous, le Président d’ACM. "Notre objectif est de faire avancer la Coupe pour qu’en 2009 ce soit comparable aux meilleures épreuves sportives du monde. C’est une vision qui est partagée par de nombreux défis autour du monde, dont quatre se sont déjà inscrits officiellement et d’autres sont sur le point de le faire. Larry Ellison prend la Coupe en otage afin d’obtenir un avantage compétitif, en perturbant les préparatifs des équipes de la Suisse, de l’Espagne, de l’Afrique du Sud, de la Grande Bretagne et de la Nouvelle Zélande, et tant d’autres qui ont exprimé leur intention de s’inscrire sous peu. Ellison a perdu sur l’eau en 2003 et en 2007, ratant ainsi l’occasion d’organiser la Coupe," rajoute Brad Butterworth, le skipper d’Alinghi, "Il fait semblant d’être le bon gars, se disant représenter les intérêts de tout le monde, mais en réalité il passe au tribunal afin de nous contraindre d’accepter un match sur leurs propres termes et sans l’implication d’autres syndicats.
Pendant que leurs juristes déstabilisent la 33ème Coupe et les préparatifs des autres défis, ils continuent d’embaucher des marins de partout. Ces tactiques sournoises rendent les choses très compliquées surtout pour les petites équipes, qui comptent obligatoirement sur des partenariats, qui sous de telles circonstances sont actuellement difficiles à mettre en place, ce qui montre un mépris pour tous les concurrents légitimes."

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38ème édition : Une triple couronne et des talents qui se confirment

Desjoyeaux Fred Duthil
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Il n’était pas venu pour cela dit-il. Peu lui importait d’entrer dans les annales de l’épreuve en réalisant le même exploit que seuls deux marins avaient réussi avant lui (Poupon et Le Cam) : remporter par trois fois la grande classique en solitaire à armes égales. 1992, 1998, 2007… entre temps, ce marin aussi discret que teigneux a tout gagné ou presque : Transat AG2R, Vendée Globe, Transat Jacques Vabre, Route du Rhum, Transat anglaise…

Michel Desjoyeaux fait tout pour attirer les superlatifs, ne lui en déplaise. On le rebaptise ‘Professeur’ ou ‘Roi du Solo’, des sacres de circonstance qui plaisent davantage aux medias qu’à l’intéressé, plutôt gêné aux entournures lorsqu’il faut répondre à la flatterie. A son arrivée dans le port vendéen, il y avait même chez lui un brin de déception : celle de ne pas avoir claqué la dernière étape. Pour finir en beauté. Quatre podiums sur quatre étapes (3,1,3,3) ne lui suffisaient pas. Mais son contrat est rempli.

En mal de confrontation, il était venu pour chercher la bagarre. Il voulait se tirer la bourre avec ces petits ‘branleurs’, un mot lâché à son arrivée victorieuse à Brest, « un mot affectueux et non pas agressif » comme il l’expliquait ce matin entre deux coupes de champagne. Il voulait retrouver l’atmosphère de la compétition qui lui faisait défaut depuis le lancement de son projet de 60 pieds Foncia pour le prochain Vendée Globe, voir s’il tenait toujours la route dans cette course exigeante, pleine de talents en éclosion, goûter à nouveau aux décharges d’adrénaline. Il a été servi.

Duthil et Douguet, talentueux dauphins
26 minutes derrière lui au classement général provisoire, Frédéric Duthil, sans complexe, a fait très fort lui aussi. En catégorie amateur (expert en assurance à la ville, la voile n’est plus son gagne pain) le skipper de Distinxion a été brillant. Vainqueur du prologue Afflelou à Caen puis de la première étape à Crosshaven, deuxième à Brest, et à nouveau sacré sur la quatrième étape, il a bien failli voir le podium lui échapper à La Corogne, relégué à plus d’une heure du vainqueur Corentin Douguet. Mais pour sa quatrième participation, le Morbihannais de 33 ans a prouvé qu’il avait de beaux restes, ceux de ses jeunes années à côtoyer le haut niveau en équipe de France de planche à voile olympique. Il a d’ailleurs attaqué l’ultime manche à fond, en vrai planchiste. A la surprise générale, alors que la plupart des concurrents serraient les fesses dans la brise, Fred explique qu’il a disputé toute la 4e étape sous grand-voile haute, le hâle-bas pris à fond, et roule ma poule au milieu de l’écume, dans des surfs interminables à plus de 18 nœuds. Cette série de bonheurs et de réussites, il n’en demandait pas tant, d’où son émotion non dissimulée à son arrivée aux Sables d’Olonne mardi sur les coups de 2h20.

Ce faisant, il chipe la deuxième place du général à Corentin Douguet, le troisième héros de cette édition. Le vainqueur de la dernière Transat 6.50, toujours dans les 10-12 premiers aux arrivées d’étape, fait le jack pot sur le chemin de La Corogne. Grâce à un bord de près sur le cadre, digne des cas d’école, le skipper de E.Leclerc/Bouygues Telecom s’impose dans la nuit espagnole, après plus de 36 heures de baston et inflige à la majorité de la flotte une belle déculottée. L’écart qu’il réussit à créer avec ses poursuivants lui permet au final de compléter le podium, dès sa deuxième participation.

Derrière, les autres, cités en exemple par Michel Desjoyeaux lui-même, font contre mauvaise fortune bon cœur : « Il y a ceux qui vont vite comme Scutum (Gérald Veniard) et Distinxion, ceux qui prennent généralement des bonnes options mais qui se sont ratés dans la troisième étape, Gérald Veniard toujours, mais aussi Thierry Chabagny (Brossard) et Nicolas Berenger (Koné Ascenseurs) qui manque encore un peu de régularité. Nicolas Troussel (Financo) fait des choix stratégiques originaux mais souffre de son manque de vitesse et puis il y a Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier), à la fois rapide et hargneux. Tout ceux-là et quelques autres que j’oublie sûrement, sont des concurrents très intéressants à regarder. »

Nicolas Troussel (Financo), magnifique vainqueur en 2006, échoue à 40 minutes du podium et prend une quatrième place lui permettant tout de même de conserver la tête du Championnat de France de Course au Large en Solitaire. Il devance l’excellent brestois Gildas Mahé, concurrent plus que prometteur, qui termine finalement 5e. Plus loin, les Drouglazet, Veniard, Morvan, Berenger et Chabagny espéraient mieux. A l’inverse, Thomas Rouxel (Défi Mousquetaire), pour sa deuxième participation, réalise une belle performance en 9e position, devant quelques autres bonnes surprises de cette édition, Marc Lepesqueux (Rapid’Flore Caen-La-Mer), 10e, ou encore Franck Legal (Lenze) 12e.

Enfin, Jeanne Grégoire (Banque Populaire) se souviendra de cette 38e Solitaire comme celle des galères et des coups du sort. Après deux premières étapes en demi-teinte, elle réussit à redresser la barre à La Corogne et entre dans les 10 au général provisoire, avant de connaître une belle frayeur sur la route des Sables. Elle a démâté cette nuit à quelques dizaines de milles de la ligne d’arrivée après avoir été sonnée lors d’une violente embardée de son bateau.

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