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Saveur provençale à l´Ecole navale !

Grand Prix de Ecole Navale
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Les Marseillais d’entrée
Dimitri Déruelle et ses équipiers avaient déjà fait une belle démonstration le week-end dernier sur le plan d’eau de Pornichet en remportant le premier acte du Grand Prix Atlantique – Ecole navale, étape du Championnat de France de course au large en équipage. A 14h00 ce jour, le team du voilier « Elcimai – Ville de Marseille » récidive en gagnant le parcours côtier. Il est suivi comme son ombre par « Courrier Dunkerque » de Daniel Souben qui réalise un bon début de saison (victoire au Spi Ouest France) et par « Les Bâtisseurs du Morbihan » skippé par Nicolas Pauchet, également membre de l’Equipe de France Militaire.

« Les Marseillais sont souvent assez à l’aise à Brest » déclarait Dimitri « Nous avons eu toutes les conditions sur cette étape avec jusqu’à 32 nœuds au petit matin. Nous disposons d’une bonne vitesse et puis il faut dire que nous avons toujours été aux réglages, nous n’avons rien lâché même si la concurrence a été rude avec une arrivée groupée face au port de Camaret-sur-Mer ».

Même son de cloche du côté de Nicolas Pauchet « Il y a eu pas mal de rebondissements sur cette course. Après un mauvais départ, nous sommes revenus à la seconde position sous Belle-Ile-en-Mer et puis nous nous sommes accrochés. Place maintenant au Grand Prix de l’Ecole navale, nous allons tâcher avec Victor Lanier (autre membre de l’équipe de France militaire) de faire bien à la maison ».

Le contingent des élèves de l’Ecole navale au GPEN
Non seulement l’Ecole navale a réussi en 7 ans à faire de son Grand Prix un événement vélique d’importance, voir le plus grand rassemblement de Sportboats en Europe, mais elle est également montée en puissance en s’investissant dans les séries « phares » de son épreuve.  

En effet, chacune des classes les plus plébiscitées du 7ème GPEN – J80, Mumm 30 et Open 5.70 – compte aujourd’hui une délégation de l’Ecole Navale. La voile de compétition est véritablement devenue en quelques années un élément moteur de la formation à l’Ecole navale. L’installation de l’Equipe de France militaire à l’Ecole navale à la suite de la fin du bataillon de Joinville, n’est pas pour rien dans cette participation mais il y a aussi des élèves passionnés de voile à bord des monotypes engagés dés demain sur les 3 ronds de navigation.

L’équipage de première année emmené par Nils Marguerie en est l’exemple type en Open 5.70. Le second maître Fabian Carrof sera quant à lui sur la ligne de départ des J80 avec son voilier « Club ailée ». Comme d’ailleurs les équipes des aspirants Jonglez et Dig Boe. Les premières années seront aussi en forte représentation puisque les élèves officiers naviguent sur le Mumm 30 « HEC – Ecole navale » en vue du Tour de France à la voile avec comme skippers Hervé Gautier mais aussi Félix Pruvot, jeune membre de l’Equipe de France militaire. Cette dernière tentera de briller à la « maison » avec Victor Lanier et Nicolas Pauchet (Mumm 30 « Les bâtisseurs du Morbihan), Anne-Claire Le Berre (Open 5.70) ou encore l’équipage de Benjamin Diouris, Billy Besson, Thomas Lebreton en J80.

Enfin, notons la participation des formateurs à l’Ecole navale que sont Patrick Bot et Fred Hauville, véritables prétendants à la victoire en J80 puisqu’ils sont les derniers vainqueurs de la coupe de France J80. Notons également l’implication de l’ensemble des élèves de l’Ecole navale dans l’organisation de l’événement. « En plus de faire naviguer nos élèves sur le Grand Prix et dans la plupart des grandes épreuves monotypes françaises, il est important de souligner que les élèves s’impliquent dans chaque composantes du GPEN, du mouillage des bouées à la chaîne d’inscription en passant par la porte ouverte de samedi. De Plus, deux J80 de la Marine marchande de Marseille seront sur l’eau  » déclare Franck Gutherlé, Commissaire général du Grand Prix et Capitaine de Corvette.

Vent faible demain !
Alain Chesnais, adjoint au président du comité de course du rond B : « Il y a actuellement une perturbation dans le golfe de Gascogne, un grand front chaud de la pointe de Bretagne à Biarritz. Ce dernier ne va pas beaucoup bouger. On aura donc demain plutôt des conditions de vent faible orienté au Sud / Sud-Est ».

3 ronds en rade de Brest
Le rond C pour les Mumm 30 à Camaret-sur-Mer, le rond A en anse du Poulmic avec les Open 5,70, First 7.5 et 747 OD, le rond B non loin de la pointe d’Armorique avec les J80, les Melges 24, Open 750 et les Longtze premier.

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Gitana 13 en route vers la Chine

Gitana 13
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Un mois quasiment jour pour jour après son arrivée à Yokohama au Japon, le maxi-catamaran aux couleurs du Groupe LCF Rothschild a mis les voiles en direction de Dalian, la première des deux étapes chinoises de l’équipage de Lionel Lemonchois.

Gitana 13 a franchi la ligne de départ, située dans la baie de Tokyo, ce jeudi à 5h55’45’’TU et devrait, selon les dernières prévisions de Sylvain Mondon (Météo France), rallier Dalian en quatre jours environ : «  Le départ de Gitana 13 se fera dans des vents plutôt faibles et au près. Mais, Lionel Lemonchois et ses équipiers toucheront des vents portants soutenus (Nord-Est de 20-25 nœuds), au niveau de la Baie d’Osaka. Ils conserveront ce régime de vent après avoir paré le Cap Sata, à l’extrémité Sud-Ouest du Japon, pour remonter vers la Corée. Devant faire face au Kuro-Shivo (second plus grand courant marin au monde, qui longe les côtes japonaises), ils subiront une mer courte qui se formera progressivement. Un anticyclone positionné à l’entrée de la Mer Jaune, pourrait venir ralentir la cadence de Gitana 13.»

Fidèle à ses habitudes, Lionel Lemonchois ne cachait pas son impatience, quelques heures avant le départ, de retrouver le large et de découvrir de nouvelles destinations : « Nous sommes au Japon depuis près d’un mois et nous sommes tous très heureux de reprendre la mer… On ne se refait pas

(rires) ! Il s’agit de mon premier voyage en Chine et découvrir un tel pays en arrivant par la mer est d’autant plus attirant pour le marin que je suis. En termes de météo, les 1 300 milles qui nous attendent promettent d’être très intéressants car comme nous avons déjà pu le constater, les systèmes évoluent très rapidement dans le coin. Cela demande bien sûr une bonne dose de réactivité, mais rend également le jeu encore plus passionnant.»

En 2006, la navigatrice anglaise, Ellen MacArthur, et son équipage avait réalisé ce même parcours à bord de leur trimaran B&Q (23 mètres) en un peu plus de 7 jours.

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Le cruel destin des “gens du nord”…

Nicolas Troussel / Financo
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Il faut pouvoir imaginer ce qu’il se passe à bord de Financo, Défi Mousquetaires ou bien encore Athéma ou Dégremont Suez Source de Talents…  Les bateaux du nord poussent leurs derniers feux mais ils savent bien que l’inéluctable est en train d’arriver. C’est le moment où l’on commence à se désintéresser des classements qui tombent parce que voir le capital que l’on avait patiemment accumulé se réduire comme une peau de chagrin ; c’est l’heure où il faut trouver les ressources morales nécessaires pour continuer l’aventure jusqu’au bout. A terre, les amis, la famille tentent de raccommoder les blessures entrouvertes. On essaye des mots que l’on sait dérisoires, eu égard à la déception des marins : « Vous n’avez rien à regretter les garçons, vous avez fait une très belle course… On pense à vous, on vous embrasse. » Comme si la course était terminée, l’affectif reprend ses droits. Ce n’est plus l’heure des explications rationnelles mais des petits mots de consolation, les marins sont aussi des hommes et des femmes comme les autres.

Les trois mousquetaires
Comme les héros de Dumas, ils sont quatre en première ligne pour cette passation de pouvoir. On verrait bien l’équipage de SNEF et Cliptol  Sport en Aramis des mers porté par la philosophie humaniste d’un Jean-Paul Mouren requinqué, la discrétion d’Athos siérait bien à l’équipage de Solar Inox et la truculence ne pourrait être que du côté des deux compères de Cercle vert. Et dans le rôle de d’Artagnan, ceux que l’on n’attendait pas à pareille fête, cet équipage de gueux projeté d’un coup à l’avant du duel avec les hommes du cardinal du nord… Pour autant, les hommes du sud se la baillent modestes. Ils savent bien que la roue de la fortune aurait pu tourner en leur défaveur sur un champ de bataille aussi vaste. On parle avec pudeur des bonheurs retrouvés, on imagine parce qu’on l’a déjà vécue, la détresse de tous ceux qui ont misé sur la route du nord et pour peu que l’on ait un copain dans le camp d’en face, on se dit qu’on n’aimerait vraiment pas être à leur place. C’est un mélange subtil de jubilation d’être dans le bon coup, de modestie parce qu’on sait trop qu’un coup de pouce de la chance est souvent utile, et de commisération pour ces adversaires qui sont, à minima, éminemment respectables. Mais, positive ou négative, la gamberge n’est jamais très productive…

Le meilleur moyen d’éviter de trop penser, c’est de revenir à la réalité quotidienne. On s’organise ; on essaye d’optimiser la marche du bateau ; on se concentre sur les fondamentaux. « Nos quarts se passent bien, nous tournons toutes les deux heures et demi, trois heures, car sinon au bout d’un moment on commence à être moins efficace à la barre. » Grégory Gendron, sobre comme à son habitude, ne se met pas martel en tête d’une place plus conforme aux espérances du duo de Sopra Group. Tout comme Gildas Morvan à l’affût sur Cercle Vert : « Le vent va mollir, donc il peut encore se passer beaucoup de choses avant l’arrivée. Avec Jean on discute beaucoup, on regarde ce qu’il se passe, à droite, à gauche, on surveille, on analyse. Bref, on attend l’opportunité pour attaquer ! » Avis aux d’Artagnan de tous bords… On pourrait passer rapidement du roman de cape et d’épée à des univers beaucoup plus sombres… La nuit du chasseur n’est pas loin.

Ils ont dit :

SOPRA – Grégory Gendron – 7ème au classement de 5h00
« Oui, on est bien revenu en effet, mais il y a toujours un gros décalage avec les Sudistes, c’est un avantage pour eux, car quoi qu’il arrive ils vont plus vite. Nous, en fait nous n’avons pas trouvé le créneau qui nous allait bien, le vent pour aller dans le sud est à 80 degrés de la route, nous n’avons pas eu le choix. Actuellement il passe de 20 à 29 nœuds et nous sommes sous grand spi donc quand ça passe à 29 nous avons intérêt à être dessus… Mais c’est sympa, dans les surfs on est à 15/16 nœuds. Ce sont des conditions tops, mais fatigantes. Nos quarts se passent bien, nous tournons toutes les 2h30 / 3h00, car sinon au bout d’un moment on commence à être moins efficace à la barre. »

CERCLE VERT  – Gildas Morvan – 6ème au classement de 5h00
«On a du vent, ça glisse sous spi, ça pourrait être pire ! La nuit nous avons de la fraîcheur mais la journée il fait très chaud, mais bon, on n’a pas à se plaindre, c’est super sympa. Le vent va mollir, donc il peut encore se passer beaucoup de choses avant l’arrivée. Avec Jean on discute beaucoup, on regarde ce qu’il se passe, à droite, à gauche, on surveille, on analyse. Bref, on attend l’opportunité pour attaquer ! On se rationne sur les doses de café, les gâteaux. On avait choisi d’embarquer juste le nécessaire. Du coup, on va être obligé d’attaquer le lyophal. Un comble pour un distributeur de produits alimentaires ! »

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Musto mène la course.

Musto MPX
Musto MPX

Alors que tous les regards du monde de la voile sont tournés sur The Arthemis Transat, la course en solitaire la plus ancienne de l’histoire de la course au large, dont le départ sera donné le 11 mai 2008, Musto apparaît être le grand gagnant des équipementiers sur la 13ème édition de cette traversée de l’Atlantique Nord.
Il serait ennuyeux de lister tous les navigateurs qui porteront un équipement Musto HPX ou MPX pendant cette compétition qui aura lieu plus tôt que les éditions précédentes. Alors que la difficulté majeure de cette course est d’aborder l’Atlantique d’est en ouest contre les vents dominants, l’avancement de la date rend les conditions encore plus difficiles, avec des températures plus froides et des glaces encore épaisses. Sur 24 navigateurs engagés sur Open 60 et Class 40, 14 prennent le large en Musto. Que ce soit Mike Golding sur Ecover qui espère gagner pour les anglais ou Vincent Riou, notre français sur PRB, les deux skippers comptent sur Musto pour avoir bien chaud, être bien au sec et pouvoir se concentrer avant tout sur la ligne d’arrivée à Boston.
Qui peut le plus, peut le moins. Musto propose également des équipements pour la navigation de plaisance ou des tenues de tous les jours griffées de la marque des grands skippers.

Source Musto
www.musto.co.uk

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Les écarts s’amenuisent

Bateau Sopra sur la transat ag2r
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Concarneau Saint-Barth (Eric Péron & Miguel Danet) avec 267 milles en 24 heures.
« Concarneau Saint-Barth ? Ils ont trois poils sous le menton et ça se permet de nous traiter de vieux ! » Colère feinte de Monsieur Le Cam à la vacation de ce midi quand il apprend que l’équipage de Concarneau Saint-Barth a décidé « d’aller bousculer les anciens… » dixit Eric Péron, joint hier par téléphone…

Mais force est de reconnaître que les quinquas mènent la vie dure aux jeunes loups de la course au large. Ne serait ce que ce jeune équipage de fesse-mathieu qui bouscule les conventions, on serait tenté de croire que les anciens ont repris le pouvoir. Et ce, pour le plus grand plaisir de certains, comme Jean-Paul Mouren, qui reconnaissait volontiers le culot des deux zigotos de Concarneau – Saint-Barth : « C’est bien. Il y a un peu de sang neuf et frais dans le vivier des vieux loups de mer… » Pensez-donc : en voici deux qui, quatre mois plus tôt ne se connaissaient pas, n’avaient pas cru bon d’user leurs fonds de cirés sur les mêmes bancs d’école de la course au large, qu’un océan séparait. Et les voilà qui se paient le luxe d’emporter le prologue de cette transat, de risquer l’option de tous les dangers et de se propulser comme qui rigole vers les sommets du classement !

La nuit des longues étraves
Gare toutefois ! La régate n’est pas finie et les vieux briscards comme les nouvelles icônes de la course au large fourbissent patiemment leurs winches dans l’ombre. Les options se réduisent mais la glisse demande des efforts constants et les habitués du circuit espèrent y reprendre la main. A bord de Lenze, Franck Le Gal y croit encore « Ca va super. On fait un concours de surf avec Erwan. Cette nuit, c’était un peu l’ambiance à bord. En journée on s’éclate, on surfe. La journée c’est plus rassurant mais la nuit on ne voit pas grand-chose. Quand on surfe à 12 nœuds on a l’impression d’aller à 20 nœuds. » Et il n’est pas le seul, loin de là. Passée la déception d’avoir vu les gars du sud leur griller la politesse, les ténors de la série Figaro, à l’instar de l’équipage de Suzuki, ont repris du poil de la bête. On modifie le rythme des quarts pour garder de la vigilance, on se penche sur le réglage du spinnaker en permanence : lâcher un nième d’écoute pour le reprendre dès que le surf démarre, relâcher un chouia dans le creux de la vague… C’est dans les détails que se construisent aussi les grandes victoires. Derrière ce paquet de furieux, chacun se pique au jeu de la vitesse et les records tombent : les surfs au-delà de quinze nœuds sont légion, ça mouille de partout, ça tangue, mais ça passe. Bien évidemment, certains ne peuvent éviter parfois la sortie de route : le bateau se couche, les voiles claquent, on redresse le bazar et dès que la sarabande redémarre on vérifie en hâte que le matériel n’a pas souffert… Le matériel, une obsession pour tous : « Je pense qu’il y a deux choses importantes : faire avancer le bateau à son maximum et préserver les voiles et le bateau. On va avoir du vent fort. Un bateau en bon état fera la différence avec les autres un peu plus abîmés notamment pour les spis… » Comme le notait Antoine Koch à bord de Sopra Group, il ne suffit pas d’aller vite, il faut aussi naviguer malin.

Pendant ce temps, la route du nord faisait silence aujourd’hui.
Il semble bien que tous les voyants virent au rouge pour ceux qui ont animé plus des trois-quarts de la course et ce, de fort belle manière. Mais la course au large est parfois injuste avec ses prétendants. Erwan Tabarly, beau joueur et légèrement désabusé en convenait à la vacation de ce matin : « On a un peu l’impression d’être des rescapés. Le moral tient, mais on voit bien dans les classements que désormais, tout se passe au sud… » Au bout du compte, il y aura un premier et d’autres que l’on oubliera forcément un peu plus rapidement, même s’ils auront été les auteurs d’une course exemplaire. Sur cette course, on a vu aux avant-postes tour à tour, les valeurs confirmées du circuit Figaro, quelques vieux sages rompus à tous les coups tordus de l’océan et quelques jeunes impétueux sans complexe. Pour paraphraser le poète : le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est bon, on est bon…

Ils ont dit :

SOPRA GROUP – Antoine Koch (10ème au classement de 17h)
« La nuit a été un peu sportive. L’alizé se renforce doucement. On a eu 25 nœuds établis avec des rafales de temps en temps. Il faut se concentrer à la barre. Les surfs sous spi sont sympas. Le bateau est assez facile, en comparaison du précèdent bateau. Le groupe du sud est un peu mieux positionné pour nous. Mais on reste patient. Il reste six jours. On laisse les choses se décanter. Ceux dans le sud sont encore dans le coup. Mais ils le sont tous. Solar Inox est le mieux positionné car il a la possibilité de choisir ce qu’il veut faire. Je pense qu’il y a deux choses importantes : faire avancer le bateau à son maximum et préserver les voiles et le bateau. On va avoir du vent fort. Un bateau en bon état fera la différence avec les autres un peu plus abîmés en terme de spi, … On reconnaît cela soit à un bateau qui avance moins vite ou un qui lofe trop. On essaye de tourner toutes les trois heures pour ne pas rester trop longtemps sur le pont. Pendant ce temps là, l’autre s’occupe de la météo, ferle à nouveau le spi, nettoie le bateau. On ne voit vraiment pas le temps passer. Je pense que naviguer en équipage réduit oblige une bonne répartition des tâches. Il nous reste encore quasiment une semaine de mer. Ce n’est pas désagréable mais c’est un peu long. C’est beau. C’est pour ça que l’on vient.»

CERCLE VERT – Jean Le Cam (9ème au classement de 17h)
« On s’en sort. Concarneau Saint-Barth ? Ils ont trois poils sous le menton et ça se permet de nous traiter de vieux ! Ca les motive de nous savoir dans le coin. Ils ont un peu d’avance mais bon. Il y un peu plus de pression dans le sud. C’est pour ça que Lucky a plongé dans le sud. On a pris un nouveau fichier ce matin. C’est un peu plus égal qu’hier. Il y a toujours plus de pression dans le sud, mais bon. Sur ces bateaux, il faut vraiment y aller pour casser du matos. On a pris 30 nœuds la dernière fois, mais on n’a pas eu de problème. Quand ça mollit, tu te dis que tu es complètement collé. On n’est pas à l’abri d’une pétole à l’arrivée. Il faut faire attention. Ca reviendra par derrière. Je pense que les gens du nord ne sont pas très bien. Ils ont même un pied dans la tombe… Cela fait longtemps que je ne m’en préoccupe plus. Concarneau – Saint Barth’ a fait l’extrême. Ils sont partis au Cap Vert pour aller à Saint Barth. Ils ont eu des conditions exceptionnelles. Si ça se trouve, on ne sera pas très loin les uns des autres à l’arrivée.»

SABLIERES PALVADEAU – Pierre Dombre (non localisé au classement de 11h)
« Ca glisse pas mal. On a 25 nœuds de vent allant jusqu’à 28 – 30 cette nuit. On a retrouvé l’alizé. C’est tellement bien que l’on a remis la salopette de ciré. Ca mouille un peu. La mer est formée. Il faut rester vigilant la nuit. Ce sont des conditions assez agréables : portant et soleil. Il faut faire avancer le bateau au plus vite. Ce n’est pas l’idéal pour dormir car ça bouge pas mal. On roule d’un côté et de l’autre dans la bannette. »Concarneau Saint-Barth (Eric Péron & Miguel Danet) avec 267 milles en 24 heures.

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Une saison sportive intense pour le team BMW ORACLE Racing

BMW-oracle
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«Nous naviguons sur différentes classes, et face à des équipes de premier plan cette saison », commente le barreur de BMW ORACLE Racing James Spithill. « Pour l’instant, notre priorité est de nous préparer en vue de la 33è America’s Cup, à bord de multicoques et en match race.
Nous avons notamment planifié à cet effet une compétition interne de match race, en catamarans Extreme 40, ce mois à Valence, ainsi qu’une session d’entraînement en trimaran de 60 pieds en France au mois de juin. »

La semaine prochaine, neuf membres du team BMW ORACLE Racing vont rejoindre le TP 52 Artemis, de  Torbjorn Tornqvist, à l’occasion de l’ouverture de la saison à Alicante (ESP), du 13 au 17 mai. John Kostecki sera le tacticien de cette équipe. On retrouvera parmi les huit autres équipiers Noel Drennan, Ross Halcrow, Jared Henderson, Jonathan Macbeth, Juan Meseguer, Matteo Plazzi, Max Sirena et Joe Spooner, tous issus du sailing team BMW ORACLE Racing.

Le team participera également aux régates de TP 52 suivantes à bord d’un nouveau voilier, USA 17, avec une équipe comprenant notamment James Spithill ainsi que le propriétaire de
l’équipe, Larry Ellison et le skipper Russell Coutts.
A Valence, une compétition interne se déroulera du 20 au 22 mai à bord de deux catamarans Extreme 40, mettant aux prises des équipiers se spécialisant dans les multicoques de haute performance. Plusieurs membres de l’équipage de base seront impliqués, à l’image de Russell Coutts, James Spithill et John Kostecki ainsi que du consultant en multicoques Franck Cammas. Le team prévoit par ailleurs de retourner pour la seconde fois en France le mois prochain afin de participer à une nouvelle séance d’entraînement à bord du trimaran de 60 pieds de Franck Cammas, Groupama 2. Dans un autre registre, mais également en multicoques, Franck Cammas et John Kostecki on participé la semaine passée au Grand Prix Chopard, à Genève, à bord de catamarans D 35, ou ils se sont classés sixièmes.

Le team participera à la troisième étape du circuit de RC 44, la Austria Cup, sur le lac Traun, du 28 mai au 1er juin, à bord d’un RC 44 décoré aux couleurs de BMW ORACLE Racing. Comme c’était déjà le cas à Cagliari (ITA), 12 équipiers de BMW ORACLE Racing seront engagés dans cette régate, à bord de trois voiliers différents. Vainqueur de l’épreuve de match race à Cagliari et deuxième de la régate en flotte, Larry Ellison retrouvera la barre du voilier BMW ORACLE Racing en Autriche.

« Participer aux régates de RC 44 et de TP 52 est une excellente opportunité de naviguer face à d’autres équipes de premier plan ; le circuit RC 44 nous permet par ailleurs de nous entraîner au techniques du match racing », commente James Spithill. « Nous apprécions le match racing, et ce circuit va donc demeurer une priorité pour nous. Sur les deux circuits, TP 52 et RC 44, certains de nos équipiers sont répartis sur différents voiliers, ce qui nous permet de régater les uns contre les autres. Nous apprenons ainsi beaucoup de choses au contact des autres équipes.»

La base de l’équipe, à Valence, sert également de plateforme d’entraînement pour Hamish Pepper et Carl Williams en vue des Jeux Olympiques, qu’ils disputeront dans la catégorie des Stars.  

BMW ORACLE Racing se prépare en vue du match de Deed of Gift pour la 33è America’s Cup, prévu dans le courant de l’année.

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L´équipe de France de match racing fait sa rentrée

L’équipe de France de match racing
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Sébastien Col, 5ème de la ranking list est également de la partie au même titre que Damien Iehl. 6ème lors de la récente Congressional Cup, le sociétaire de l´APCC Nantes va faire en Allemagne sa première apparition sur une épreuve du world tour. Particularité de cette étape allemande, elle se dispute sur des Bavarias 35, de grosses unités plus souvent utilisées en croisière qu´en régate.

Interview de Marc Bouet, entraîneur de l’équipe de France :

« C’est la grande rentrée sur le world tour puisque aucun des membres de l’équipe de France n’était présent au Brésil pour des raisons extérieures à notre volonté, à part Pierre-Antoine Morvan qui est en espoir. Ici, trois des membres de l’équipe de France sont invités. On peut difficilement espérer en avoir plus sur une épreuve du world tour à moins de se sélectionner sur un qualifier event. C’est une épreuve un peu particulière parce qu’elle se dispute sur des Bavaria 35, c’est-à-dire qu’il s’agit de la version régate d’un voilier de croisière, ce qui est assez rare aujourd’hui. Par ailleurs, on rencontre souvent des vents erratiques sur ce plan d’eau. »

Equipages français engagés :

Mathieu Richard (APCC Voile Sportive)
Thierry Briend (APCC Voile Sportive)
Yannick Simon (APCC Voile Sportive)
Greg Evrard (APCC Voile Sportive)
Olivier Herledant (APCC Voile Sportive)

Sébastien Col (YC Pte Rouge)
Devan Le Bihan (CN Lorient)
Thierry Douillard (APCC Voile Sportive)
Olivier Douillard (APCC Voile Sportive)
Christophe André (YC Pte Rouge)

Damien Iehl (APCC Voile Sportive)
Fred Guilmin (APCC Voile Sportive)
François Verdier (APCC Voile Sportive)
Mickaël Mergui (CN Salette Carqueiranne)
Philippe Mourniac (CN Ste Maxime)

Philippe Presti 3ème de la Congressional Cup
La Congressional Cup, grande classique du match racing s’est achevée le week end dernier à Los Angeles (USA). L’Arcachonnais Philippe Presti a remporté la petite finale face à Scott Dickson ce qui lui permet de prendre la troisième place de cette épreuve remportée par le Néo-Zélandais Gavin Brady. Damien Iehl termine pour sa part 6ème alors que l’équipage espoir de Pierre-Antoine Morvan prend la 9ème place.

Résultats de la Congressional Cup :
1. NZL Gavin Brady
2. SWE Johnie Berntsson
3. FRA Philippe Presti (CV Arcachon)

6. Damien Iehl (APCC Voile Sportive)
9. Pierre-Antoine Morvan (SR Vannes)

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J-7 pour le circuit Audi MedCup 2008.

TP52 Breitling Medcup Hyeres 2007
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Depuis trois ans déjà, l’Audi MedCup, circuit de régate international qui regroupe l’élite mondiale de la voile, fait partie des épreuves phares de la saison. Tous ceux qui rêvent de revoir Russel Coutts, Dean Barker, Paul Cayard ou Philippe Presti en découdre sur un plan d’eau, attendent le coup de canon avec impatience. A bord des TP 52, monocoques high tech de 16 mètres, les 20 équipes engagées cette année fourbissent leurs armes, en vue des premières confrontations qui auront lieu à Alicante, dans le sud de l’Espagne, avant de rejoindre la France début juin à Marseille.

Huit nouveaux bateaux
A sept jours de l’ouverture des hostilités, l’aiguille est passée dans le rouge, notamment pour les huit équipes qui testeront ici pour la première fois leurs nouvelles montures, des bêtes de carbone construites cet hiver dans les meilleurs chantiers mondiaux.

La pression est d’autant plus grande que cette année, les concurrents n’ont plus droit à la moindre contre-performance. Auparavant, le règlement de la MedCup autorisait de retirer les plus mauvaises manches du classement général. Cette année, pour la première fois, toutes les régates comptent – soit 60 au maximum sur les 6 épreuves -. Plus question donc de démarrer la saison en douceur en espérant une montée en puissance progressive. Il faudra être bon tout de suite. En 2008, l’Audi MedCup récompensera plus que jamais la régularité et l’excellence.

Parmi les équipages qui naviguent sur d’anciens bateaux, ceux de Caixa Galicia et Bribón sont particulièrement affûtés et promettent d’être rapides dès les premiers bords. Ces deux bateaux, en plus de leur nouveau mât, ont été profondément modifiés cet hiver : Caixa Galicia est pourvu d’une nouvelle étrave et Bribón a changé toute sa partie arrière.

Valencia, base arrière de l’Audi MedCup
Quant aux TP 52 conçus cette saison (ils sont 8 nouveau bateaux), la plupart ont élu domicile dans le Port America’s Cup de Valencia, au nord d’Alicante. Ce printemps, alors qu’il y a un an démarrait la Louis Vuitton Cup, ce ne sont plus les Class America mais bien les TP 52 qui sont en vedette autour de la ‘Darsena Interior’. Quelques unes des anciennes bases des syndicats de l’America’s Cup ont été réquisitionnées et les équipes profitent de ces superbes infrastructures (hangars, bureaux, voilerie, mais aussi plan d’eau !) pour travailler sur leur nouvelle monture. Certaines y ont même établi leurs lits de camp, à l’image de l’équipe technique de Mean Machine (le nouveau TP 52 de Peter de Ridder), installée comme à l’hôtel dans les locaux d’Emirates Team New Zealand.

Le Desafío (l’équipe espagnole de l’America’s Cup), les Chiliens de Mutua Madrileña, les Américains de Team Quantum et les Suédois d’Artemis, champions 2007 de la MedCup, naviguent déjà à Valencia.

D’autres, comme BMW Oracle ou Platoon-powered by TEAM Germany viennent tout juste de recevoir leur ‘nouveau bébé’ et connaissent actuellement quelques nuits blanches. Il faut en effet assembler, régler puis jauger le bateau avant de pouvoir prendre la mer et parcourir les 95 milles nautiques qui séparent Valencia d’Alicante.

Le Trophée de la ville d’Alicante va inaugurer le format du Circuit Audi MedCup 2008. Les débats débutent le lundi 12 mai par une simple manche d’entraînement. Dès mardi, les choses sérieuses commencent et ce jusqu’au samedi 17 mai. Si les conditions de navigation sont bonnes, 10 manches devraient être disputées, dont une course côtière qui compte double.

Après l’Espagne, Marseille
Rappelons qu’Alicante n’est que le premier rendez-vous de l’année pour les TP 52. Quinze jours après l’épreuve espagnole, les équipes de l’Audi MedCup vont migrer dans la cité phocéenne. La semaine dernière, une convention entre la ville de Marseille et les organisateurs de l’Audi MedCup était signée dans les locaux pittoresques de la Société Nautique de Marseille – un pavillon flottant amarré au cœur du vieux port- où s’est tenue une conférence de presse. La seule et unique étape tricolore de l’Audi MedCup aura lieu du 2 au 7 juin et promet du très grand spectacle en rade Sud, sous l’œil bienveillant de la Bonne Mère.

Rappel du programme du circuit 2008 après Alicante :
Marseille, France (2 – 7 juin)
Cagliari, Sardaigne, Italie (30 Juin – 5 juillet),
Puerto Portals, Majorque, Espagne (21 – 26 juillet),
Carthargena, Espagne (25 – 30 Août)
Portimao, Portugal (15 – 20 septembre).

(Source Audi MedCup Circuit )

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A fond dans les alizés …

SNEF CLIPTOL SPORT
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A deux vitesses
Pile sur l’orthodromie, les voix du Nord n’ont pas la teneur et la tonalité des grands jours. Les équipages ne font plus mystère de leur résignation, même si tous les observateurs et les experts s’accordent pour dire de ne surtout pas vendre leur peau trop tôt. Difficile d’oublier que la route jusqu’à Saint Barth reste jalonnée de pièges et d’embûches, et que la Transat AG2R n’a pas son pareil pour servir des rebondissements. Gare aussi au duo Troussel-Pratt, qui a déjà suffisamment démontré depuis le début de cette grande traversée qu’il fallait compter sur lui. N’empêche, ce mercredi, à l’aube du 17è jour de course, les vitesses sont là et parlent d’elles-mêmes : quand Financo au Nord progresse à 4-5 nœuds, Concarneau-Saint Barth, survolté, avionne à 10-12 nœuds. Deux camps, deux poids, deux mesures…

La recette caraïbo-bretonne
Ils y ont cru, ils y sont allés à fond. Ils ont longé les Canaries, salué le Cap Vert et les côtes africaines. Ils ont emprunté la « Longue Route » de la Transat AG2R. Ils ont accusé plus de 600 milles sur les premiers : un retard que beaucoup jugeaient fatal. Mais cette option aussi gonflée que radicale, ils l’ont menée dans les règles de l’art : avec inspiration, conviction  et précision. Résultat de leur course : ils ont touché la primeur de l’alizé qu’ils ont attrapé dans leurs voiles, là où il souffle à plein régime. Depuis, ils ont des ailes. Le pied au plancher, le speedo coincé dans les hauts, Eric Péron et Miguel Danet se régalent dans des surfs à faire pâlir de jalousie les bateaux encore empêtrés dans la pétole du Nord. Depuis quatre jours, les deux pilotes du bord ont mis main basse sur le Trophée AG2R de la Performance Solidaire, qui récompense la plus grande distance parcourue en 24 heures. Ils ont encore avalé hier 254 milles tout rond : les voilà désormais 7ème à 161 milles des premiers !
 
La paire caraïbo- bretonne accélère crescendo. Dans sa lancée, elle vole aussi la politesse dans les classements au groupe des centristes, mené par la paire Morvan-Le Cam à bord de Cercle Vert. Freinés dans leur descente, les uns et les autres (Suzuki Automobiles, Banque Populaire, Sopra Group…) n’ont pas dévalé les latitudes à la cadence escomptée. Ils ont payé cher le péage et le passage d’une dorsale anticyclonique à l’heure de déboîter sur l’autoroute du soleil. Ralentis, ils ont vu – légèrement décalés dans leur Sud et sur la voie rapide – débouler, une fusée et un avion que rien ne semble pouvoir arrêter…

Course-poursuite sous spi
Une belle course-poursuite, sous spi et à un train d’enfer, est désormais engagée entre Concarneau-St Barth et SNEF-Cliptol Sport. Ces deux-là se tiennent ce matin dans un mouchoir de moins de 10 milles. De son côté Solarinox, de retour aussi dans le top ten, se déroute encore. Il infléchit son sillage au Sud. Un nouveau coup de la redoutable paire Guérin-Poupon ? Cela en a tout l’air ! La route est encore longue jusqu’à Saint Barth. L’alizé menace de faiblir et les tropiques restent réputés pour se mériter. Jusqu’au bout…
 
Il a dit…
Erwan Tabarly (Athema) : « C’est vrai, on a un peu l’impression d’être des rescapés, nous ne sommes plus très nombreux au Nord. Ca va le moral tient, mais on voit bien dans les classements que désormais tout se passe au Sud. Ils vont vite, très vite… De notre côté, nous sommes encore collés dans une molle. On  a 5 nœuds, on progresse à 3 nœuds : c’est un peu dur. Le vent devrait s’établir dans quelques jours, mais il sera toujours moins soutenu qu’au Sud. Mais tant qu’il y a des milles, il y a de l’espoir. On espère toujours re-décoller et on est content à l’idée de goûter un peu aux alizés… »

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Batistyl tout près du bonheur à Benodet !

Batistyl
Batistyl

5 petites secondes seulement, c’est ce qui a manqué à Batistyl pour être couronné une troisième fois consécutive à l’Obélix Trophy, au terme d’une épreuve très disputée.
Ce week-end, sur le plan d’eau de Bénodet, Batistyl a décroché une belle 4ème place après avoir réalisé une excellente dernière journée de course samedi : en effet, sur les deux régates disputées, Batistyl en gagne une et obtient une deuxième place !

Le skipper de Batistyl, Cyrille Legloahec, gardera un excellent souvenir de Bénodet malgré la 4ème place : « Un vrai régal cette régate : des conditions météos variées, des parcours passionnants, une organisation au top en mer comme à terre. Cette saison, le niveau est vraiment élevé et c’est une bataille de tous les instants qui se joue sur l’eau. C’est une régate très positive, malgré notre 4ème place à seulement 2 points du 1er ; nous savons que nos concurrents auront fort à faire pour nous battre au Grand Prix du Crouesty. »

Cyrille et ses coéquipiers ont effectivement déjà les yeux tournés vers le prochain objectif : remporter le Grand Prix du Crouesty, du 29 mai au 1er juin 2008, à Arzon.

Source Batistyl
www.batistyl.fr

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